jeudi 31 juillet 2008

Complot

J'aime commencer une journée par ce genre de lectures ! Je n'en dirais pas plus, j'ai hâte de lire vos réactions à cet article... Bonne journée à tous.






Politique Nationale/Internationale

OPÉRATION SARKOZY : LES RELATIONS ANCIENNES ET INTIMES DE NICOLAS SARKOZY AVEC LA CIA… ET AVEC LA MAFIA CORSE



Note de L&I : cette version est celle récupérée sur le site du Réseau Voltaire. Elle est donc l'unique véritable. Toutes celles circulant sur les sites d'extrème droite comme TOUT SAUF SARKOZY, VOX NR ou sur les sites d'extrème gauche comme INDYMEDIA, OPERATIONSARKOZY etc. sont fausses et traffiquées pour nuire à Thierry Meyssan.
[Thierry Meyssan - Voltaire - 10/07/2008]

NOTE DU RÉSEAU VOLTAIRE : Les informations contenues dans cet article ont été présentées par Thierry Meyssan lors de la table ronde de clôture de l'Eurasian Media Forum (Kazakhstan, 25 avril 2008 ) consacrée à la peopolisation et au glamour en politique.
L'intérêt suscite par ces informations a conduit l'auteur à rédiger le présent article qui a été publié par Profile, le principal news magazine russe actuel.
Plusieurs versions et traductions non autorisées de cet article ont été diffusées alors que le site du Réseau Voltaire était hors service. Nous vous prions de considérer le présent article comme le seul valide.
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Nicolas Sarkozy doit être jugé à son action et non pas d'après sa personnalité. Mais lorsque son action surprend jusqu'à ses propres électeurs, il est légitime de se pencher en détail sur sa biographie et de s'interroger sur les alliances qui l'ont conduit au pouvoir. Thierry Meyssan a décidé d'écrire la vérité sur les origines du président de la République française. Toutes les informations contenues dans cet article sont vérifiables, à l'exception de deux imputations, signalées par l'auteur qui en assume seul la responsabilité.
Les Français, lassés des trop longues présidences de François Mitterrand et de Jacques Chirac, ont élu Nicolas Sarkozy en comptant sur son énergie pour revitaliser leur pays. Ils espéraient une rupture avec des années d'immobilisme et des idéologies surannées. Ils ont eu une rupture avec les principes qui fondent la nation française. Ils ont été stupéfaits par cet « hyper-président », se saisissant chaque jour d'un nouveau dossier, aspirant à lui la droite et la gauche, bousculant tous les repères jusqu'à créer une complète confusion.
Comme des enfants qui viennent de faire une grosse bêtise, les Français sont trop occupés à se trouver des excuses pour admettre l'ampleur des dégâts et leur naïveté. Ils refusent d'autant plus de voir qui est vraiment Nicolas Sarkozy, qu'ils auraient dû s'en rendre compte depuis longtemps.
C'est que l'homme est habile. Comme un illusionniste, il a détourné leur attention en offrant sa vie privée en spectacle et en posant dans les magazines people, jusqu'à leur faire oublier son parcours politique.
Que l'on comprenne bien le sens de cet article : il ne s'agit pas de reprocher à M. Sarkozy ses liens familiaux, amicaux et professionnels, mais de lui reprocher d'avoir caché ses attaches aux Français qui ont cru, à tort, élire un homme libre.
Pour comprendre comment un homme en qui tous s'accordent aujourd'hui à voir l'agent des États-Unis et d'Israël a pu devenir le chef du parti gaulliste, puis le président de la République française, il nous faut revenir en arrière. Très en arrière. Il nous faut emprunter une longue digression au cours de laquelle nous présenterons les protagonistes qui trouvent aujourd'hui leur revanche.


Secrets de famille

À la fin de la Seconde Guerre mondiale, les services secrets états-uniens s'appuient sur le parrain italo-US Lucky Luciano pour contrôler la sécurité des ports américains et pour préparer le débarquement allié en Sicile. Les contacts de Luciano avec les services US passent notamment par Frank Wisner Sr. puis, lorsque le « parrain » est libéré et s'exile en Italie, par son « ambassadeur » corse, Étienne Léandri.
En 1958, les États-Unis, inquiets d'une possible victoire du FLN en Algérie qui ouvrirait l'Afrique du Nord à l'influence soviétique, décident de susciter un coup d'État militaire en France. L'opération est organisée conjointement par la Direction de la planification de la CIA -théoriquement dirigée par Frank Wisner Sr.- et par l'OTAN. Mais Wisner a déjà sombré dans la démence de sorte que c'est son successeur, Allan Dulles, qui supervise le coup. Depuis Alger, des généraux français créent un Comité de salut public qui exerce une pression sur le pouvoir civil parisien et le contraint à voter les pleins pouvoirs au général De Gaulle sans avoir besoin de recourir la force .
Or, Charles De Gaulle n'est pas le pion que les Anglo-Saxons croient pouvoir manipuler. Dans un premier temps, il tente de sortir de la contradiction coloniale en accordant une large autonomie aux territoires d'outre-mer au sein d'une Union française. Mais il est déjà trop tard pour sauver l'Empire français car les peuples colonisés ne croient plus aux promesses de la métropole et exigent leur indépendance. Après avoir conduit victorieusement de féroces campagnes de répression contre les indépendantistes, De Gaulle se rend à l'évidence. Faisant preuve d'une rare sagesse politique, il décide d'accorder à chaque colonie son indépendance.
Cette volte-face est vécue comme une trahison par la plupart de ceux qui l'ont porté au pouvoir. La CIA et l'OTAN soutiennent alors toutes sortes de complots pour l'éliminer, dont un putsch manqué et une quarantaine de tentatives d'assassinat . Toutefois, certains de ses partisans approuvent son évolution politique. Autour de Charles Pasqua, ils créent le SAC, une milice pour le protéger.
Pasqua est à la fois un truand corse et un ancien résistant. Il a épousé la fille d'un bootlegger canadien qui fit fortune durant la prohibition. Il dirige la société Ricard qui, après avoir commercialisé de l'absinthe, un alcool prohibé, se respectabilise en vendant de l'anisette. Cependant, la société continue à servir de couverture pour toutes sortes de trafics en relation avec la famille italo-new-yorkaise des Genovese, celle de Lucky Luciano. Il n'est donc pas étonnant que Pasqua fasse appel à Étienne Léandri (« l'ambassadeur » de Luciano) pour recruter des gros bras et constituer la milice gaulliste
Un troisième homme joue un grand rôle dans la formation du SAC, l'ancien garde du corps de De Gaulle, Achille Peretti -un Corse lui aussi-.
Ainsi défendu, De Gaulle dessine avec panache une politique d'indépendance nationale. Tout en affirmant son appartenance au camp atlantique, il remet en cause le leadership anglo-saxon. Il s'oppose à l'entrée du Royaume-Uni dans le Marché commun européen (1961 et 1967) ; Il refuse le déploiement des casques de l'ONU au Congo (1961) ; il encourage les États latino-américains à s'affranchir de l'impérialisme US (discours de Mexico, 1964) ; Il expulse l'OTAN de France et se retire du Commandement intégré de l'Alliance atlantique (1966) ; Il dénonce la Guerre du Viêt-nam (discours de Phnon Penh, 1966) ; Il condamne l'expansionnisme israélien lors de la Guerre des Six jours (1967) ; Il soutient l'indépendance du Québec (discours de Montréal 1967) ; etc.
Simultanément, De Gaulle consolide la puissance de la France en la dotant d'un complexe militaro-industriel incluant la force de dissuasion nucléaire, et en garantissant son approvisionnement énergétique. Il éloigne utilement les encombrants Corses de son entourage en leur confiant des missions à étranger. Ainsi Étienne Léandri devient-il le trader du groupe Elf (aujourd'hui Total), tandis que Charles Pasqua devient l'homme de confiance des chefs d'États d'Afrique francophone.
Conscient qu'il ne peut défier les Anglo-Saxons sur tous les terrains à la fois, De Gaulle s'allie à la famille Rothschild. Il choisit comme Premier ministre le fondé de pouvoir de la Banque, Georges Pompidou. Les deux hommes forment un tandem efficace. L'audace politique du premier ne perd jamais de vue le réalisme économique du second.
Lorsque De Gaulle démissionne, en 1969, Georges Pompidou lui succède brièvement à la présidence avant d'être emporté par un cancer. Les gaullistes historiques n'admettent pas son leadership et s'inquiètent de son tropisme anglophile. Ils hurlent à la trahison lorsque Pompidou, secondé par le secrétaire général de l'Élysée Edouard Balladur, fait entrer « la perfide Albion » dans le Marché commun européen.


La fabrication de Nicolas Sarkozy

Ce décor étant planté, revenons-en à notre personnage principal, Nicolas Sarkozy. Né en 1955, il est le fils d'un noble catholique hongrois, Pal Sarkösy de Nagy-Bocsa, réfugié en France après avoir fuit l'Armée rouge, et d'Andrée Mallah, une juriste juive originaire de Thessalonique. Après avoir eu trois enfants (Guillaume, Nicolas et François), le couple divorce. Pal Sarkosy de Nagy-Bocsa se remarie avec une aristocrate, Christine de Ganay, dont il aura deux enfants (Pierre-Olivier et Caroline). Nicolas ne sera pas élevé par ses seuls parents, mais balloté dans cette famille recomposée.
Sa mère est devenue la secrétaire d'Achille Peretti. Après avoir co-fondé le SAC, le garde du corps de De Gaulle avait poursuivi une brillante carrière politique. Il avait été élu député et maire de Neuilly-sur-Seine, la plus riche banlieue résidentielle de la capitale, puis président de l'Assemblée nationale.
Malheureusement, en 1972, Achille Peretti est gravement mis en cause. Aux États-Unis, le magazine Time révèle l'existence d'une organisation criminelle secrète « l'Union corse » qui contrôlerait une grande partie du trafic de stupéfiants entre l'Europe et l'Amérique, la fameuse « French connexion » qu'Hollywwod devait porter à l'écran. S'appuyant sur des auditions parlementaires et sur ses propres investigations, Time cite le nom d'un chef mafieux, Jean Venturi, arrêté quelques années plus tôt au Canada, et qui n'est autre que le délégué commercial de Charles Pasqua pour la société d'alcool Ricard. On évoque le nom de plusieurs familles qui dirigeraient « l'Union corse », dont les Peretti. Achille nie, mais doit renoncer à la présidence de l'Assemblée nationale et échappe même à un « suicide ».
En 1977, Pal Sarkozy se sépare de sa seconde épouse, Christine de Ganay, laquelle se lie alors avec le n°2 de l'administration centrale du département d'État des États-Unis. Elle l'épouse et s'installe avec lui en Amérique. Le monde étant petit, c'est bien connu, son mari n'est autre que Frank Wisner Jr., fils du précédent. Les fonctions de Junior à la CIA ne sont pas connues, mais il clair qu'il y joue un rôle important. Nicolas, qui reste proche de sa belle-mère, de son demi-frère et de sa demi-sœur, commence à se tourner vers les États-Unis où il « bénéficie » des programmes de formation du département d'État.
À la même période, Nicolas Sarkozy adhère au parti gaulliste. Il y fréquente d'autant plus rapidement Charles Pasqua que celui-ci n'est pas seulement un leader national, mais aussi le responsable de la section départementale des Hauts-de-Seine.
En 1982, Nicolas Sarkozy, ayant terminé ses études de droit et s'étant inscrit au barreau, épouse la nièce d'Achille Peretti. Son témoin de mariage est Charles Pasqua. En tant qu'avocat, Me Sarkozy défend les intérêts des amis corses de ses mentors. Il acquiert une propriété sur l'île de beauté, à Vico, et imagine de corsiser son nom en remplaçant le « y » par un « i » : Sarkozi.
L'année suivante, il est élu maire de Neuilly-sur-Seine en remplacement de son bel-oncle, Achille Peretti, terrassé par une crise cardiaque.
Cependant, Nicolas ne tarde pas à trahir sa femme et, dès 1984, il poursuit une liaison cachée avec Cécilia, l'épouse du plus célèbre animateur de télévision français de l'époque, Jacques Martin, dont il a fait la connaissance en célébrant leur mariage en qualité de maire de Neuilly. Cette double vie dure cinq ans, avant que les amants ne quittent leurs conjoints respectifs pour construire un nouveau foyer.
Nicolas est le témoin de mariage, en 1992, de la fille de Jacques Chirac, Claude, avec un éditorialiste du Figaro. Il ne peut s'empêcher de séduire Claude et de mener une brève relation avec elle, tandis qu'il vit officiellement avec Cécilia. Le mari trompé se suicide en absorbant des drogues. La rupture est brutale et sans retour entre les Chirac et Nicolas Sarkozy.
En 1993, la gauche perd les élections législatives. Le président François Mitterrand refuse de démissionner et entre en cohabitation avec un Premier ministre de droite. Jacques Chirac, qui ambitionne la présidence et pense alors former avec Edouard Balladur un tandem comparable à celui de De Gaulle et Pompidou, refuse d'être à nouveau Premier ministre et laisse la place à son « ami de trente ans », Edouard Balladur. Malgré son passé sulfureux, Charles Pasqua devient ministre de l'Intérieur. S'il conserve la haute main sur la marijuana marocaine, il profite de sa situation pour légaliser ses autres activités en prenant le contrôle des casinos, jeux et courses en Afrique francophone. Il tisse aussi des liens en Arabie saoudite et en Israël et devient officier d'honneur du Mossad. Nicolas Sarkozy, quant à lui, est ministre du Budget et porte-parole du gouvernement.
À Washington, Frank Wisner Jr. a pris la succession de Paul Wolfowitz comme responsable de la planification politique au département de la Défense. Personne ne remarque les liens qui l'unissent au porte-parole du gouvernement français.
C'est alors que reprend au sein du parti gaulliste la tension que l'on avait connu trente ans plus tôt entre les gaullistes historiques et la droite financière, incarnée par Balladur. La nouveauté, c'est que Charles Pasqua et avec lui le jeune Nicolas Sarkozy trahissent Jacques Chirac pour se rapprocher du courant Rothschild. Tout dérape. Le conflit atteindra son apogée en 1995 lorsque Édouard Balladur se présentera contre son ex-ami Jacques Chirac à l'élection présidentielle, et sera battu. Surtout, suivant les instructions de Londres et de Washington, le gouvernement Balladur ouvre les négociations d'adhésion à l'Union européenne et à l'OTAN des États d'Europe centrale et orientale, affranchis de la tutelle soviétique.
Rien ne va plus dans le parti gaulliste où les amis d'hier sont près de s'entre-tuer. Pour financer sa campagne électorale, Edouard Balladur tente de faire main basse sur la caisse noire du parti gaulliste, cachée dans la double comptabilité du pétrolier Elf. À peine le vieux Étienne Léandri mort, les juges perquisitionnent la société et ses dirigeants sont incarcérés. Mais Balladur, Pasqua et Sarkozy ne parviendront jamais à récupérer le magot.


La traversée du désert

Tout au long de son premier mandat, Jacques Chirac tient Nicolas Sarkozy à distance. L'homme se fait discret durant cette longue traversée du désert. Discrètement, il continue à nouer des relations dans les cercles financiers.
En 1996, Nicolas Sarkozy ayant enfin réussi à clore une procédure de divorce qui n'en finissait pas se marie avec Cécilia. Ils ont pour témoins les deux milliardaires Martin Bouygues et Bernard Arnaud (l'homme le plus riche du pays).


Dernier acte

Bien avant la crise irakienne, Frank Wisner Jr. et ses collègues de la CIA planifient la destruction du courant gaulliste et la montée en puissance de Nicolas Sarkozy. Ils agissent en trois temps : d'abord l'élimination de la direction du parti gaulliste et la prise de contrôle de cet appareil, puis l'élimination du principal rival de droite et l'investiture du parti gaulliste à l'élection présidentielle, enfin l'élimination de tout challenger sérieux à gauche de manière à être certain d'emporter l'élection présidentielle.
Pendant des années, les médias sont tenus en haleine par les révélations posthumes d'un promoteur immobilier (Jean-Claude Méry). Avant de décéder d'une grave maladie, il a enregistré pour une raison jamais élucidée une confession en vidéo. Pour une raison encore plus obscure, la « cassette » échoue dans les mains d'un hiérarque du Parti socialiste, Dominique Strauss-Khan, qui la fait parvenir indirectement à la presse.
Si les aveux du promoteur ne débouchent sur aucune sanction judiciaire, ils ouvrent une boîte de Pandore. La principale victime des affaires successives sera le Premier ministre Alain Juppé. Pour protéger Chirac, il assume seul toutes les infractions pénales. La mise à l'écart de Juppé laisse la voie libre à Nicolas Sarkozy pour prendre la direction du parti gaulliste.
Sarkozy exploite alors sa position pour contraindre Jacques Chirac à le reprendre au gouvernement, malgré leur haine réciproque. Il sera en définitive, ministre de l'Intérieur. Erreur ! À ce poste, il contrôle les préfets et de le renseignement intérieur qu'il utilise pour noyauter les grandes administrations.
Il s'occupe aussi des affaires corses. Le préfet Claude Érignac a été assassiné. Bien qu'il n'ait pas été revendiqué, le meurtre a immédiatement été interprété comme un défi lancé par les indépendantistes à la République. Après une longue traque, la police parvient à arrêter un suspect en fuite, Yvan Colonna, fils d'un député socialiste. Faisant fi de la présomption d'innocence, Nicolas Sarkozy annonce cette interpellation en accusant le suspect d'être l'assassin. C'est que la nouvelle est trop belle à deux jours du référendum que le ministre de l'Intérieur organise en Corse pour modifier le statut de l'île. Quoi qu'il en soit, les électeurs rejettent le projet Sarkozy qui, selon certains, favorise les intérêts mafieux.
Bien qu'Yvan Colonna ait ultérieurement été reconnu coupable, il a toujours clamé son innocence et aucune preuve matérielle n'a été trouvée contre lui. Étrangement, l'homme s'est muré dans le silence, préférant être condamné que de révéler ce qu'il sait.
Nous révélons ici que le préfet Érignac n'a pas été tué par des nationalistes, mais abattu par un tueur à gage, Igor Peccatte, immédiatement exfiltré vers l'Angola où il a été engagé à la sécurité du groupe Elf. Le mobile du crime était précisément lié aux fonctions antérieures d'Érignac, responsable des réseaux africains de Charles Pasqua au ministère de la Coopération. Quand à Yvan Colonna, c'est un ami personnel de Nicolas Sarkozy depuis des décennies et leurs enfants se sont fréquentés.
Une nouvelle affaire éclate : de faux listings circulent qui accusent mensongèrement plusieurs personnalités de cacher des comptes bancaires au Luxembourg, chez Clearstream. Parmi les personnalités diffamées : Nicolas Sarkozy. Il porte plainte et sous-entend que son rival de droite à l'élection présidentielle, le Premier ministre Dominique de Villepin, a organisé cette machination. Il ne cache pas son intention de le faire jeter en prison.
En réalité, les faux listings ont été mis en circulation par des membres de la Fondation franco-américaine, dont John Negroponte était président et dont Frank Wisner Jr. est administrateur. Ce que les juges ignorent et que nous révélons ici, c'est que les listings ont été fabriqués à Londres par une officine commune de la CIA et du MI6, Hakluyt & Co, dont Frank Wisner Jr. est également administrateur.
Villepin se défend de ce dont on l'accuse, mais il est mis en examen, assigné à résidence et, de facto, écarté provisoirement de la vie politique. La voie est libre à droite pour Nicolas Sarkozy.
Reste à neutraliser les candidatures d'opposition. Les cotisations d'adhésion au parti socialistes sont réduites à un niveau symbolique pour attirer de nouveaux militants. Soudainement des milliers de jeunes prennent leur carte. Parmi eux, au moins dix mille nouveaux adhérents sont en réalité des militants du Parti trotskiste « lambertiste » (du nom de son fondateur Pierre Lambert). Cette petite formation d'extrême gauche s'est historiquement mise au service de la CIA contre les communistes staliniens durant la Guerre froide (Elle est l'équivalent du SD/USA de Max Shatchman, qui a formé les néoconservateurs aux USA ). Ce n'est pas la première fois que les « lambertistes » infiltrent le Parti socialiste. Ils y ont notamment placé deux célèbres agents de la CIA : Lionel Jospin (qui est devenu Premier ministre) et Jean-Christophe Cambadélis, le principal conseiller de Dominique Strauss-Kahn [7].
Des primaires sont organisées au sein du Parti socialiste pour désigner son candidat à l'élection présidentielle. Deux personnalités sont en concurrence : Laurent Fabius et Ségolène Royal. Seul le premier représente un danger pour Sarkozy. Dominique Strauss-Kahn entre dans la course avec pour mission d'éliminer Fabius au dernier moment. Ce qu'il sera en mesure de faire grâce aux votes des militants « lambertistes » infiltrés, qui portent leur suffrages non pas sur son nom, mais sur celui de Royal.
L'opération est possible parce que Strauss-Kahn est depuis longtemps sur le payroll des États-Unis. Les Français ignorent qu'il donne des cours à Stanford, où il a été embauché par le prévot de l'université, Condoleezza Rice [8].
Dès sa prise de fonction, Nicolas Sarkozy et Condoleezza Rice remercieront Strauss-Kahn en le faisant élire à la direction du Fonds monétaire international.


Premiers jours à l'Élysée

Le soir du second tour de l'élection présidentielle, lorsque les instituts de sondages annoncent sa victoire probable, Nicolas Sarkozy prononce un bref discours à la nation depuis son QG de campagne. Puis, contrairement à tous les usages, il ne va pas faire la fête avec les militants de son parti, mais il se rend au Fouquet's. La célèbre brasserie des Champs-Élysées, qui était jadis le rendez-vous de « l'Union corse » est aujourd'hui la propriété du casinotier Dominique Desseigne. Il a été mis à disposition du président élu pour y recevoir ses amis et les principaux donateurs de sa campagne. Une centaine d'invités s'y bousculent, les hommes les plus riches de France y côtoient les patrons de casinos.
Puis le président élu s'offre quelques jours de repos bien mérités. Conduit en Falcon-900 privé à Malte, il s'y repose sur le Paloma, le yacht de 65 mètres de son ami Vincent Bolloré, un milliardaire formé à la Banque Rothschild.
Enfin, Nicolas Sarkozy est investi président de la République française. Le premier décret qu'il signe n'est pas pour proclamer une amnistie, mais pour autoriser les casinos de ses amis Desseigne et Partouche à multiplier les machines à sous.
Il forme son équipe de travail et son gouvernement. Sans surprise, on y retrouve un bien trouble propriétaire de casinos (le ministre de la Jeunesse et des Sports) et le lobbyiste des casinos de l'ami Desseigne (qui devient porte-parole du parti « gaulliste »).
Nicolas Sarkozy s'appuie avant tout sur quatre hommes :
  1. Claude Guéant, secrétaire général du palais de l'Élysée. C'est l'ancien bras droit de Charles Pasqua.
  2. François Pérol, secrétaire général adjoint de l'Élysée. C'est un associé-gérant de la Banque Rothschild.
  3. Jean-David Lévitte, conseiller diplomatique. Fils de l'ancien directeur de l'Agence juive. Ambassadeur de France à l'ONU, il fut relevé de ses fonctions par Chirac qui le jugeait trop proche de George Bush.
  4. Alain Bauer, l'homme de l'ombre. Son nom n'apparaît pas dans les annuaires. Il est chargé des services de renseignement. Ancien Grand-Maître du Grand Orient de France (la principale obédience maçonnique française) et ancien n°2 de la National Security Agency états-unienne en Europe [9].
Frank Wisner Jr., qui a été nommé entre temps envoyé spécial du président Bush pour l'indépendance du Kosovo, insiste pour que Bernard Kouchner soit nommé ministre des Affaires étrangères avec une double mission prioritaire : l'indépendance du Kosovo et la liquidation de la politique arabe de la France.
Kouchner a débuté sa carrière en participant à la création d'une ONG humanitaire. Grâce aux financements de la National Endowment for Democracy, il a participé aux opérations de Zbigniew Brzezinski en Afghanistan, aux côtés d'Oussama Ben Laden et des frères Karzaï contre les Soviétiques. On le retrouve dans les années 90 auprès d'Alija Izetbegoviç en Bosnie-Herzégovine. De 1999 à 2001, il a été Haut représentant de l'ONU au Kosovo.
Sous le contrôle du frère cadet du président Hamid Karzaï, l'Afghanistan est devenu le premier producteur mondial de pavot. Le suc est transformé sur place en héroïne et transporté par l'US Air Force à Camp Bondsteed (Kosovo). Là, la drogue est prise en charge par les hommes d'Haçim Thaçi qui l'écoulent principalement en Europe et accessoirement aux États-Unis [10]. Les bénéfices sont utilisés pour financer les opérations illégales de la CIA.
Karzaï et Thaçi sont des amis personnels de longue date de Bernard Kouchner, qui certainement ignore leurs activités criminelles malgré les rapports internationaux qui y ont été consacrés.
Pour complèter son gouvernement, Nicolas Sarkozy nomme Christine Lagarde, ministre de l'Économie et des Finances. Elle a fait toute sa carrière aux États-Unis où elle a dirigé le prestigieux cabinet de juristes Baker & McKenzie. Au sein du Center for International & Strategic Studies de Dick Cheney, elle a co-présidé avec Zbigniew Brzezinski un groupe de travail qui a supervisé les privatisations en Pologne. Elle a organisé un intense lobbying pour le compte de Lockheed Martin contre les l'avionneur français Dassault [11].
Nouvelle escapade durant l'été. Nicolas, Cécilia, leur maîtresse commune et leurs enfants se font offrir des vacances états-uniennes à Wolfenboroo, non loin de la propriété du président Bush. La facture, cette fois, est payée par Robert F. Agostinelli, un banquier d'affaires italo-new-yorkais, sioniste et néo-conservateur pur sucre qui s'exprime dans Commentary, la revue de l'American Jewish Committee.
La réussite de Nicolas rejaillit sur son demi-frère Pierre-Olivier. Sous le nom américanisé « d'Oliver », il est nommé par Frank Carlucci (qui fut le n°2 de la CIA après avoir été recruté par Frank Wisner Sr.) [12] directeur d'un nouveau fonds de placement du Carlyle Group (la société commune de gestion de portefeuille des Bush et des Ben Laden) [13]. Sans qualité personnelle particulière, il est devenu le 5e noueur de deals dans le monde et gère les principaux avoirs des fonds souverains du Koweit et de Singapour.
La côte de popularité du président est en chute libre dans les sondages. L'un de ses conseillers en communication, Jacques Séguéla, préconise de détourner l'attention du public avec de nouvelles « people stories ». L'annonce du divorce avec Cécilia est publiée par Libération, le journal de son ami Edouard de Rothschild, pour couvrir les slogans des manifestants un jour de grève générale. Plus fort encore, le communiquant organise une rencontre avec l'artiste et ex-mannequin, Carla Bruni. Quelques jours plus tard, sa liaison avec le président est officialisée et le battage médiatique couvre à nouveau les critiques politiques. Quelques semaines encore et c'est le troisième mariage de Nicolas. Cette fois, il choisit comme témoins Mathilde Agostinelli (l'épouse de Robert) et Nicolas Bazire, ancien directeur de cabinet d'Edouard Balladur devenu associé-gérant chez Rothschild.
Quand les Français auront-ils des yeux pour voir à qui ils ont à faire ?


[1] Quand le stay-behind portait De Gaulle au pouvoir, par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 27 août 2001
[2] Quand le stay-behind voulait remplacer De Gaulle, par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 10 septembre 2001
[3] L'Énigme Pasqua, par Thierry Meyssan, Golias ed, 2000.
[4] Les requins. Un réseau au cœur des affaires, par Julien Caumer, Flammarion, 1999.
[5] Un relais des États-Unis en France : la French American Foundation , par Pierre Hillard, Réseau Voltaire, 19 avril 2007.
[6] Les New York Intellectuals et l'invention du néo-conservatisme, par Denis Boneau, Réseau Voltaire, 26 novembre 2004.
[7] Éminences grises, Roger Faligot et Rémi Kauffer, Fayard, 1992 ; « The Origin of CIA Financing of AFL Programs » in Covert Action Quaterly, n° 76, 1999.
[8] Dominique Strauss-Kahn, l'homme de « Condi » au FMI, par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 5 octobre 2007.
[9] Alain Bauer, de la SAIC au GOdF, Note d'information du Réseau Voltaire, 1er octobre 2000.
[10] Le gouvernement kosovar et le crime organisé, par Jürgen Roth, Horizons et débats, 8 avril 2008.
[11] Avec Christine Lagarde, l'industrie US entre au gouvernement français, Réseau Voltaire, 22 juin 2005.
[12] L'honorable Frank Carlucci, par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 11 février 2004.
[13] Les liens financiers occultes des Bush et des Ben Laden et Le Carlyle Group, une affaire d'initiés, Réseau Voltaire, 16 octobre 2001 et 9 février 2004.


Samedi 19 Juillet 2008


Source :
http://www.alterinfo.net

samedi 26 juillet 2008

Cruauté

Je me dois de prendre la plume pour dénoncer une injustice des plus flagrantes de notre temps. Explications :

Cette semaine, je suis encore à Toulouse. Comme il fait beau et que j’ai une voiture, jeudi je suis allé à la plage. Dans ma besace j’ai embarqué Mister Big, Emma et la moitié de Mister Big.

Après un périple digne de Priscilla folle du Roussillon, nous voilà sur la plage, en train de nous recouvrir de crème solaire indice 4824. Oui je n’ai pas été livré avec de la peau moi, j’ai juste une pellicule de cellophane grise qui enveloppe mon corps. Et le cellophane au soleil, ça fond !

Je finirai même par aller acheter un parasol tellement le soleil tape fort. Mais là n’est pas mon propos, non le problème c’est mon petit frère. Il était avec nous, au milieu de ses potes, et j’ai ressenti comme une injustice.

Il faut savoir que mon « petit » frère fait à peu prés la même taille que moi, pour à peu prés le même poids. Nous nous ressemblons beaucoup au niveau du visage. Mais quand on se retrouve tous les deux en maillot de bain, j’ai juste envie de mourir.

Il y a des muscles sur son corps qui ne sont pas répertoriés. Il en a au moins trois dans le dos je suis sûr qu’il les a inventé lui même ! Mon frère est maître-nageur pendant les vacances… Et moi ? Ben je ne suis pas maître-nageur !

Déjà que je suis pas follement à l’aise avec l’idée d’étaler ma silhouette de bouteille d’Orangina (ou de culbuto, au choix, ça me fait penser qu’il faut que je vous montre un photomontage d’un de mes lecteurs, bref je m’égare). Je ne suis pas à l’aise donc, mais quand je dois tenir la comparaison avec mon frère, ben je voudrais juste mourir !

Alors je demande pourquoi, oui pourquoi alors que nous avons été élevé dans les mêmes conditions, avec le même amour, et surtout le même père qui nous forçait à faire du sport, pourquoi on dirait qu’il s’est échappé d’une couv de Têtu alors que moi on me croirait sorti de la cuisine des mousquetaire de Maïté ????

POURQUOI ????

Cruelle génétique, cruelle prédisposition au sport (ou pas), cruelle vie !

Moi j’ai toujours été « trop », trop gros étant jeune, trop maigre à 20 ans, trop pas assez musclé, puis trop faignant aujourd’hui pour faire quelque chose de ma masse adipeuse !

C’est pô juste !

Ah on me dit dans l’oreillette qu’étant donné que le seul sport que je pratique depuis 1998 c’est du sport en chambre et du levé de coude de vodka pomme, c’est normal que je paraisse minable à coté d’un mec qui fait deux heures de sport par jour au minimum !

Oui mais quand même, c’est pas juste !

M’en fous, comme dit ma maman « tu es confortable mon fils ! », alors que lui avec tous ces muscles ben non, et en plus il pique de partout vu qu’il se rase le corps… Et puis il finira vieux avec tout ce bronzage parfait qu’il a partout ! Na !

Gauthier mode mauvais joueur (mais en même temps, les règles du « jeu de la génétique » sont biaisées !)


Mes pieds à la plage. N'oubliez pas que j'attends toujours vos photos de vacances ! (Et même que si vous êtes sage, ben je vous ferais un joli montage à la fin de l'été avec toutes vos zolies photos !)



jeudi 24 juillet 2008

De quoi as-tu besoin ?

De romance nerveuse…

Ouais suis assez à fond avec cette chanson depuis quelques temps, mais je vous l’ai déjà dit, donc je vais pas faire un article là dessus (quoique). Je n’ai rien à vous dire ce soir, si ce n’est que j’avais très sommeil à minuit, donc je me suis couché, et là la vieille insomnie de con !

Truc qui fait d’autant plus chier que hier j’ai rencontré un chouchou avec qui j’ai passé la nuit, qu’il m’a tanné pour que je revienne ce soir, que j’ai dit non parce que j’avais sommeil, et là je dors pas ! Chienne de vie… Il doit dormir lui maintenant… Pfff et pis merde, tant pis !

Puis tant que j’en suis à rien raconter, vous savez pourquoi je vous écrit presque jamais quand je suis chez mes parents ? Parce que l’ordi que j’utilise (oui y en a plusieurs dans la maison, mais moi j’utilise que le mac, bref), donc le mac est sur mon bureau. Celui que j’utilisais quand j’étais enfant…

Je vous dis à quel point c’est inconfortable d’essayer de passer mes jambes d’1m16 là-dessous ? Je crois que c’est pas la peine… Oui vous avez bien lu, 1m16, autant dire que je kiff m’acheter des fut’ moi… Con de monde pensé pour des nains !

Et pis tant que j’en suis à me plaindre, parlons moustiques et insectes en tout genre. Je suis quelqu’un de très apprécié par toutes les bestioles qui ont besoin de piquer, sucer, manger, squatter, parasiter, bref emmerder un être humain pour vivre. C’est bien simple, je suis un anti-moustique sur patte ! Moi dans la pièce, personne d’autre ne se fera piquer tant que j’ai du sang dans les veines !

Je pense qu’ils m’attendent à la porte de l’avion même. Rien qu’en une journée j’avais déjà 5 piqûres sur les bras et les pieds… Je déteste ces cons de bestioles à la con de chez con ! Parce que pour les non-initiés, sachez que l’avantage de vivre dans une mégalopole sur-polluée, c’est, entre-autres, de ne pas avoir de moustiques !

Et les chats, con de bestioles s’il en est ! Entendons nous bien, j’adore les chats, surtout les miens, et chez mes parents ça tombe bien, il y a deux chats, et ce sont les miens. Faisons les présentations, il y a le persan que j’ai eu pour mon bac et le chartreux que j’ai eu pour m’aider à me remettre du départ de connard d’ex.

La vie étant mal faite, j’ai du les laisser en pension définitive chez mes parents quand je suis parti sur paris. Ben vi deux chats plus moi dans 18m2 c’était pas trop envisageable. Je m’étais toujours promis que dès que j’avais un appart décent (comprenez au moins 50m2 avec balcon), je reprenais mes chats.

Ma gentille maman m’a gentiment fait remarqué qu’après avoir passé 3 ans au grand air il serait difficile de les réhabituer à être enfermer. Soit, j’en prendrai des tout neufs rien qu’à moi. Et bien non, voilà, fini les chats, j’en veux plus !

Pourquoi ? Mais parce que je ne supporte plus, ça laisse des poils, ça mange, ça chie, ça sali, ça prend du temps, ça pue dans la caisse, ça pue dans la gamelle, ça pue dans les recoins que ça a décidé que c’était aussi une caisse (non ma valise pleine de fringues n’est pas une annexe de tes chiottes connasse !).

Et le pire ? C’est que cette connasse de chartreuse de mes deux couilles que j’ai nourri, éduqué, et chéri et tout et tout, ben elle m’a bouffé la main, mais un truc d’une force. Je suis lacéré de partout… Sur le coup j’avais envie de lui foutre un coup de fusil dans la tronche. Heureusement pour elle, je n’ai pas de fusil à domicile !

Tout ça pour dire donc que non je ne suis pas prêt de supporter de reprendre un chat ou plus chez moi. Je me Breevandekampise à une vitesse que ça en fait peur quand même… M’enfin tout cet article juste pour rien dire, mais bien rien dire quand même, parce que c’est aussi ma spécialité, déblatérer des heures pour noircir des pages…

Je ne rentrerai pas dans le détail, mais ça vous permet d’envisager pourquoi j’ai toujours eu des bonnes notes en cours… S’ils avaient osé, je pense que j’aurais eu comme annotation « pas le courage de tout lire, tu as une bonne note, dégage ! ».

J’arrête les frais pour ce soir, je vais au dodo, demain je vais faire mon homard sur la plage ! Vive la biafine !

mardi 22 juillet 2008

Léger dégoût

Le grand air, la solitude, la grande maison vide, tout me pousse à me poser et du coup je pense. Et ce n’est pas la meilleure chose que je puisse faire en ce moment. Oui quand on déprime et qu’on réfléchit trop ça donne des introspections dont on se passerait.

Dernière en date : ma relation au sexe. Je n’arrive pas à me souvenir la dernière fois que j’ai pris mon pied, mais vraiment pris mon pied. Je baise, ça ya pas de souci de ce côté-là. Mais je suis toujours défoncé ou bourré. Je ramasse des mecs dans le même état que moi en boite ou sur le net.

Je suis tellement à l’envers que j’enculerais chien mort depuis trois semaines… Je crois que j’aurais mieux fait de m’arracher une couille le jour où j’ai compris que j’avais des orgasmes fantastiques quand j’étais défoncé.

Il n’y a plus rien de beau dans le sexe comme je le pratique. J’ai mes fuck buddies, avec qui je vais toujours plus loin dans la défonce, et récemment je me suis découvert une passion avec l’un d’entres eux pour le hard. Rien de bien méchant pour l’instant, mais je joue à la marionnette (comprenez fist-fucking), on se défonce la tronche à tout plein de trucs pour aller toujours plus loin, la dernière fois on en est venu aux insultes et entraves…

Arf, et dire qu’il y a encore 5 ans je me contentais d’une petite pipe au détour d’une porte cochère… Il s’en est passé des choses dans ma sexualité depuis ! Alors me direz-vous, c’est normal de se lâcher en vieillissant. Mais là c’est juste devenu quelque chose de froid, mécanique, sale, dégradant à la limite !

La dernière personne avec qui j’ai vraiment fait ce que d’aucuns appellent l’amour, c’était Baby boy, donc ça nous remonte au printemps de l’année dernière. Depuis j’ai baisé dans des états plus ou moins approximatifs des mecs qui me plaisaient plus ou moins (souvent moins que plus d’ailleurs).

Alors après ya un truc génial avec moi, je bande quoiqu’il arrive, les pannes se comptent sur les doigts d’une main, mais par contre c’est de plus en plus difficile de jouir, et j’en suis arrivé à un stade ou même défoncé, je me fais chier comme un rat mort.

Si j’étais passif, je me foutrais en croix sur le lit à la limite du sommeil ça serait tout aussi enjoué ! Le fait d’être actif m’oblige à me donner un peu à fond dans le personnage…

Bref, je m’emmerde grave au pieu en ce moment. Et ça commence à me peser sévère. Je veux revenir à mon innocence, quand un mec pouvait encore me faire jouir juste en me suçant !!!!! En fait, j’ai surtout envie de câlins. D’avoir un mec tout gentil, tout doux, qui me rend tout love et que je peux serrer comme un malade toute la nuit tout contre moi.

Quoi ? On appelle ça un petit copain ? Ah bon…

Tant pis, en attendant qu’une bonne âme m’adopte pour mon poil soyeux, je vais continuer à ramasser du thon faisandé en fin de soirée… Qui sait, je vais peut-être en épouser un et finir ma vie avec !

Ah !

Non c’est de l’humour…

lundi 21 juillet 2008

Me revoilà

Je vous ai laissé un sacré moment sans vous donner de mes nouvelles. Mais en même temps c’est pas en été que vous êtes le plus nombreux ici, donc j’ai pas trop de scrupules. En fait j’en ai pas du tout. Je vous explique.

J’ai failli tirer ma révérence. Cette absence au départ n’avait aucune raison de déboucher sur la fermeture de mon blog, c’est juste que je n’avais pas le temps, les premiers jours de mes vacances, de vous tenir au courant de ma vie.

Comme tout, le blog me manquait au début, et puis, au bout de quelques jours, j’ai complètement oublié. Je ne venais même plus récupérer mes mails. Comme toute addiction c’est les premiers jours les plus difficiles. Et hier je me suis assis devant mon ordi pour vous raconter ces 10 jours, et là rien.

Rien à vous dire, enfin surtout rien envie de vous dire. Non je n’avais pas du tout envie de bloguer. Ça ne m’arrive pas souvent, donc ça m’a fait cogiter. Et si je devais en finir avec cet espèce d’appendice de moi même. Cette blogothérapie qui m’empêche de faire une vraie thérapie. Est ce que je ne serais pas mieux en vivant comme les gens normaux, c’est-à-dire sans éprouver le besoin de me livrer corps et âme à des centaines d’inconnus tous les jours ?

Question restée sans réponse jusqu’à présent. Donc me revoilà…

Tout ça pour vous dire, ben rien du tout. Je n’ai pas envie de rentrer dans les détails. Sachez que je suis toujours chômeur, que je n’ai toujours pas touché mes indemnités, donc je suis potentiellement en faillite intégrale (savoir si je vais avoir un appart le mois prochain, rien n’est moins sûr), que je suis toujours à Toulouse chez mes parents, mais sans eux, que je ne fais rien d’intéressant à part regarder des films, boire quand mes amis sont dispo, et enculer du local quand j’en éprouve le besoin.

Pour les détails croustillants de mes pérégrinations sudistes, je vous conseille le blog de Mister Bitch, très intéressant pour vous démontrer à quel point je vais bien en ce moment. La honte de ma vie… (si si si j’ai fait pire que d’habitude !).

Voilà, c’est fini pour aujourd’hui. Je conclurai sur mes vidéos du moment. Passez tous de bonnes vacances si vous avez la chance d’en avoir.









samedi 12 juillet 2008

Nouvelles

Je suis en vie, c'était juste pour vous tenir au courant... J'ai pas grand chose d'autre à vous dire, sauf que ce soir je serais à Perpignan pour célébrer mon mariage avec MisterBitch !

Ça va être ZE grosse teuf, je sais pas si je vais y survivre, alors dans le doute : je vous aime ! Voilà comme ça c'est dit, je peux mourir en paix...

Bon week-end bleu blanc rouge à tout le monde.

mercredi 9 juillet 2008

Hasard des calendriers

Je viens de recevoir une chaîne de mail dans ma boite windows live. Cette boite c’est un peu ZE boite à spam bien pourris, j’ai cette adresse depuis 1998, vous pouvez pas imaginer. En plus j’ai pas loin de 800 contacts msn, donc vous pouvez imaginer ce que ça donne quand un couillon veut envoyer un mail à la con.

Si je voulais vraiment m’en débarrasser, je changerais d’adresse, mais c’est sentimental, je ne peux pas m’en défaire. Je suis comme ça, même adresse mail depuis 1998, même numéro de portable depuis 2001. J’aime à penser que si des gens que j’ai perdu de vue veulent reprendre contact, ils peuvent le faire !

Bref, donc ce matin, je trouve dans ma boite une chaîne à la con version « je t’aime, aime-moi, aime tout le monde et tout le monde t’aimera ! ». Le genre de truc que je n’ouvre pas, que je ne lis plus depuis 1999, parce qu’en fin de compte ça fait 10 ans que c’est toujours les mêmes mails.

Et là je sais pas pourquoi, j’y ai jeté un œil, je fumais ma clope de réveil et comme la blogosphère est plutôt calme en ce moment, j’ai du temps à tuer en lectures inutiles surtout ! Et je suis très content de l’avoir fait. Cette personne que je ne connais absolument pas (probablement un mec à qui j’ai filé mon msn pour qu’on puisse se mettre en cam ! oh ça va faîtes pas vos choqués là, que le celui qui n’a pas montré son cul sur internet me jette la première pierre !), me dis qu’elle m’aime et que je suis quelqu’un d’extraordinaire et de merveilleux !

Merci, mais je le savais déjà ça !

Je vous en ai encore touché deux mots hier. Et l’article d’aujourd’hui n’a que pour but de vous prouver que j’ai tellement raison, que des gens que je connais pas me le disent aussi ! Et toc !

Voilà, voilà, voilà… Je vous colle ledit mail à la fin de ma prose, et je file préparer mon sac et finir de nettoyer mon appart. Ben vi, faut que ça soit propre pour les cambrioleurs ! Ce soir je dors à Toulouse, demain je penserai peut-être à vous au bord de la piscine !



À lire lentement ............ en silence!

Salut, lis le s'il te plaît et ne le jette pas de ta boite avant 2 jours !

Lis et tu verras .... et tu sauras ce que tout le monde ressent ...

Il y a au moins 5 personnes dans ce monde qui t'aiment au point de mourir pour toi.

Il y a au moins 15 personnes qui t'aiment d'une certaine manière.

La seule raison pour laquelle une personne te déteste, c'est parce qu'elle veut être comme toi.

Un sourire de toi apporte de la joie à quelqu'un même s'il ne t'aime pas.

Toutes les nuits, quelqu'un pense à toi avant d'aller se coucher.

Tu représentes le monde pour quelqu'un.

Si ce n'était pas pour toi, quelqu'un ne pourrait pas vivre.

Tu es Spécial et Unique et quelqu'un dont tu ignores l'existence t'aime.

Quand tu fais la plus grosse bêtise, quelque chose de bien provient de celle-ci.

Quand tu penses que le monde te tourne le dos, regarde bien: c'est surtout toi qui tourne le dos au monde!!!!

Quand tu penses que tu n'as pas de chance quand tu n'as pas ce que tu veux, tu ne l'auras probablement pas.

Si tu crois en toi, probablement, tôt ou tard, tu l'auras.

Souviens-toi toujours des compliments que tu reçois.

Oublie les remarques méchantes.

Dis toujours aux gens ce que tu ressens à propos d'eux, tu te sentiras mieux quand ils le sauront.

Personne ne mérite tes larmes et tes pleurs, et celui qui le mérite vraiment ne te fera jamais pleurer.

Si tu as un meilleur ami, prends le temps de lui dire ce qu'il représente pour toi.

Envoies cette lettre à tous les gens que tu apprécies, incluant la personne qui te l'a envoyée.

Si tu le fais, tu illumineras le jour de quelqu'un et peut-être changeras-tu sa perspective de la vie, pour le meilleur.

On dit que cela prend qu'une minute pour remarquer une personne spéciale, une heure pour l'apprécier, un jour pour l'aimer, mais qu'on a ensuite besoin de toute une vie pour oublier.

Envoie cette pensée aux personnes que tu n'oublieras jamais.

C'est un petit message qui leur permettra de savoir que jamais tu ne les oublieras.

Si tu ne le renvoies pas ou ne l'envoies à personne cela signifie que tu es bien pressé et que tu as oublié tes ami(e)s.

Arrête-toi un peu et prends le temps de vivre !

Alors ? Qu'est ce que tu attends?

Envoie-le à toutes ces personnes qui sont si importantes dans ta vie.

Et sois certain(e) que moi, je ne t'oublierai jamais non plus car je t'aime par amitié.

Ne quitte jamais la personne que tu aimes pour la personne qui te plaît car celui qui te plaît te quittera pour la personne qu'il aime.

Ce soir à minuit ton vrai amour va réaliser qu'il t'aime.

Je te défie d'envoyer ce mail à au moins 15 personnes en moins de 15 minutes.


Ah et avant de partir, je le redis parce que certains ne l’ont visiblement pas compris : je suis snob, puant et élitiste, pas la peine de disserter des heures là-dessus, vous ne me changerez pas. Au pire vous noircirez des pages pour rien et vous vous énerverez tout seul. Détestez-moi et réjouissez-vous de ma condition de chômeur, ça sera plus utile !

mardi 8 juillet 2008

Double wind surf, le retour

Depuis quelque jour je vous parle d’un mystérieux coup de fil. Il est temps de vous raconter un peu tout ça en détail. Mercredi soir donc je me suis mis la misère avec 7h48. Quand j’émerge péniblement jeudi, je remarque un numéro bizarre dans mes appels en absence. Après consultation du répondeur, il s’avère qu’une boite après laquelle je cours depuis prés de trois mois, vient enfin de me rappeler pour me proposer un rdv.

Comme je suis un garçon très confiant en la nature humaine, je rappelle ladite boite, alors que j’ai toujours 4 g dans chaque bras, pour fixer le rdv. Mais comme ma vie n’est qu’une mauvaise sitcom, la madame que j’ai au bout de fil me dit :

- Désolé, mais je n’ai pas trop de temps à vous consacrer ces jours-ci, alors on va faire un entretien téléphonique.
- Bien sûr, quand êtes-vous disponible pour ça ? (confiance en la nature humaine toujours à fond)
- Maintenant, donc parlez-moi de vos études…


30 minutes, ça a duré 30 minutes ! 30 minutes de torture pure et simple… J’étais incapable de me concentrer, je me suis répété, j’ai bafouillé, j’ai raconté des trucs perso. Bref si je voulais foutre cette opportunité en l’air, il me manquait plus que de lui dire que je me droguais au réveil et c’était complet !

J’ai même pas eu la présence d’esprit de lui dire quelque chose comme « je suis malade, j’ai 40 de fièvre, on peut reporter ? », non je me suis entêté à faire cet entretien à 4g !!!!!! À la fin de mon discours (elle n’a pas pu en placer une), elle me dit que je dois la rappeler lundi pour lui dire si je suis toujours intéressé par le poste !

J’oublie tout ça, et je me concentre sur ma gueule de bois et mon besoin d’amour du moment. Entre temps j’ai raconté cet épisode à mes parents. Pour vous la faire courte, mes parents connaissent quelqu’un qui connaît le big boss de la boite. Big boss que j’ai déjà rencontré et qui m’a assuré « à terme » de me prendre dans son équipe.

Ils se renseignent donc sur ce job qu’on vient de me proposer, et là mon père m’explique qu’ils n’attendent que mon « oui » pour me faire signer un contrat de gueudin, un truc à 45K euros par an, je suis directeur dans l’année, blablabla.

Mouais, même pas j’y crois…

Mais ils me bourrent tellement le mou avec leur « on est très fier de toi, tu as réussi, c’est dans la poche, c’est génial », que je finis par y croire (nature humaine, foie inébranlable, bref, suis à fond encore une fois).

Le lundi donc, je rappelle, et la madame de me dire tout plein de choses vides de sens que je vais vous traduire pour vous petits profanes qui ne parlez pas le drh « j’ai eu votre cv par le big boss, je n’aime pas ce genre de procédé, je crois au mérite et à l’égalité devant l’emploi, je pars en vacances là, à mon retour je lance un processus standard de recrutement, si je ne trouve personne pour ce poste je vous rappelle. Si jamais ça devait se passer comme ça, il faudra encore convaincre toute l’équipe (une 40aine de personne) parce que j’ai promis que tout le monde aurait son mot à dire, c’est comme ça que ça doit se passer, je ne supporte pas les petits arrivistes bardés de diplômes qui se croient tout permis comme vous ! »

En gros, mais c’était ça…

Inutile de dire que je n’aurais jamais ce poste… Je n’ai pas vraiment compris pourquoi elle l’avait autant mal pris. J’ai enfin pigé après quelques coups de fils, la personne qu’elle engage doit la remplacer à son départ à la retraite à terme, donc elle fait ce qu’elle veut, c’est elle la chef, et elle le fait bien comprendre…

Je me suis donc fait une raison, mais j’ai eu du mal. Je m’en veux d’une chose en fait, de pas lui avoir proposé de me prendre à l’essai pendant ses vacances, un petit cdd de quelques semaines, ça ne l’engageait à rien, et ça m’aurait permis de prendre mes marques. Je trouve que la période estivale est tout à fait propice à ça. Enfin bref, j’ai merdé, tant pis pour ma pomme !

Mais comme un bonheur n’arrive jamais seul, je reçois un coup de fil d’un de mes lecteurs entre temps. Il a besoin d’un assistant pour l’accompagner 15 jours. Je n’ai aucune qualification pour l’assister, mais il m’explique qu’il recherche plus une personnalité qu’un technicien. Je me dis que ça fait toujours ça de pris (quelque sous) et puis ça peut me faire une ligne intéressante dans mon cv déjà très atypique !

Surtout que, et c’est là que ça devient super intéressant, il cherche quelqu’un qui a le permis, qui parle anglais, et qui a un passeport valable. Pourquoi ? Parce que les 15 jours en question doivent se dérouler quelque part dans l’ouest américain.

Si c’est pas de la balle intégrale ça quand même ? Je suis payé pour aller me promener aux states ! Bon il faut taffer quand même, mais je le vois comme une opportunité unique de réalisé un de mes plus grand rêves. Après le taff en lui-même est très intéressant. Bref suis au taquet. On se rencontre lundi (hier) pour en parler, et je pense avoir fait une bonne impression.

Enfin quand je dis ça, je pense surtout avoir réussi à faire oublier le fait qu’il lit ce blog. Oui, c’est pas facile de faire mon sérieux dans un entretien quand je sais que le dernier article que j’ai écrit (et qu’il a lu) parle de sexe et d’alcool !!! C’était la première fois que je parlais de mon blog dans ce cadre là, et j’espère bien que ça sera la dernière !!!!!

Il me propose de me rappeler demain (aujourd’hui) pour me donner sa réponse, le départ serait dimanche qui arrive. Je suis surexcité, toujours à fond dans ma confiance en la nature humaine (enfin pour le coup surtout à fond dans ma confiance en moi).

Le téléphone a fini par sonné tout à l’heure, j’ai pas décroché, j’ai pas pu, je savais que ça changerai ma vie en quelque sorte. Après ce coup de fil deux options s’offrait à moi : je pars au states ou j’ai failli partir au states.

Je vous le donne dans le mille : en épitaphe on gravera « il a failli partir » !

J’ai un vieux goût au fond de la gorge. Un vieux relent d’échec personnel. Je suis incapable de prendre tout ça avec du recul. Tous ces échecs professionnels, je ne suis pas capable de les voir comme tels, ce sont des échecs personnels. Ce ne sont pas mes études ou mes expériences passées qui sont en cause, non, si j’échoue c’est à cause de ma personnalité, de ce que je choisis de montrer ou pas de façon très maladroite aux gens. Je ne leur donne pas envie de m’engager.

En même temps, je suis drh, je suis assis en face de moi, jamais je me fais signer !

Mais dans tout malheur il y a du bonheur, demain à 22h36 j’arrive en gare de Toulouse, j’y reste trois semaines. Trois semaines à profiter du sud, de mes amis, de tout plein de choses qui me feront du bien, enfin je pense et surtout j’espère.

Retour à la dure réalité le 30 juillet. D’ici là je risque de faire le mort, voilà, vous êtes prévenus !

lundi 7 juillet 2008

Alcool


Alcool
Deux fois plus de bonheur et deux fois plus d’amis
Deux fois plus de taxis, boire tout seul ça change la vie
Alcool
Le monde me donne la gueule de bois et l’alcool arrange ça !
Alcool
Sans toi pas de Gainsbourg, sans toi pas de Rimbaud
Sans toi on serait contraint de se bourrer à l’eau !
Alcool
Le monde me donne la gueule de bois et l’alcool arrange ça !
Alcool
C’est mon seul grand amour, les autres se sont tirés
Et Christophe et Jean-Louis et Patrick et Jean-Guy et Bernard
Alcool
C’est pas l’alcool qu’il faut mettre à l’index
C’est la tristesse
Alcool
Faut pas trop trop boire mais quand même un p’tit peu
Nikita elle boit pas, c’est normal c’est un chat
Le monde me donne la gueule de bois et l’alcool arrange ça !


Filles perdues cheveux gras, Marina Foïs

La vidéo ici :





C’est avec les paroles de cette magnifique chanson que je veux introduire mon article relatant mes exploits du week-end !

Mon petit frère est venu passé le week-end aux Solidays, il a réservé ses places des mois à l’avance, mais comme il est très organisé, il a voulu réservé une place de camping le lundi pour le vendredi. Et devinez la suite ? Gagné, le camping était plein !

Voilà comment se retrouver à aller dormir chez 7h48 tout le week-end pour laisser son appart à son frère et deux de ses potes ! Je suis trop bon (et 7h48 aussi au passage, merci chérie !). Le vendredi il ne se passe rien de notable, si ce n’est que je loupe une soirée formidable d’après grenouille et que flamèche décroche son bac en passant à un demi poil de cul de la mention.

(félicitations petite fille !)

Le samedi, j’ai prévu de faire la chouille, il ne manquait plus qu’une excuse : le bac de Flamèche sera donc tout à fait approprié. En fait j’avais prévu de faire n’importe quoi parce que, tenez vous bien, Connard d’ex (si si si si, le seul l’unique) devait être de la partie pour se cuiter avec nous. Inutile de dire que j’avais prévu qu’il finisse mort raide cuit dans son vomi quelque part dans un caniveau parisien pour mon plus grand bonheur.

Si j’emploie le conditionnel, c’est bien évidemment parce qu’il s’est décommandé à la dernière minute. Un problème de santé secondaire (genre fièvre, vomi et tout ça, enfin rien de bien grave quoi !). Qu’à cela ne tienne, on fera la fête quand même.

On se retrouve à 5 chez moi, oui en juillet-août j’ai plus d’amis, ils préfèrent partir en vacances, allez comprendre… Donc 7h48, Grenouille, Le Psy, un copain au psy et la star de la soirée : une Flamèche surexcitée !

A 1h du matin, on a déjà quatre cadavres : deux bouteilles de champ, une de vodka, et une Flamèche imbibée…

On décide d’aller en boite sans elle (c’est dingue ces jeunes qui ne tiennent plus l’alcool !). Et là la soirée devient très très intéressante. On se retrouve donc dans un club dont je tairai le nom, vous allez comprendre. Une fois sur place on se met en quête d’une table, oui on se fait vieux, on va pas boire au comptoir avec les pauvres non ?

J’attrape un serveur, je lui explique qu’on a une bouteille, et qu’on veut être installé, il me fait poireauté un bon quart d’heure et revient me voir pour me dire que toutes les tables sont prises. Je lui fait mon plus beau sourire et lui demande :

- Pourquoi les trois tables juste en face de moi avec des gens sans bouteilles ne peuvent pas être considérées comme libres ?
- Ben je vais pas virer les gens comme ça, ça ne se fait pas !
- Si ça se fait, j’ai une bouteille, on veut en prendre une autre, je veux une table et pas dans deux heures !
- …
- Non mais vraiment, ça devient urgent là…
- Je m’en occupe !


En fait je lui ai fait mon regard le plus noir que j’avais en stock, je sais même pas pourquoi il a pas appelé la sécurité pour nous faire virer. Le fait est que 5 minutes après il a fait sortir un groupe de gens et on a eu notre table pas trop mal placée !

Non mais…

La soirée se déroule comme elle peut. Un mec vient me voir et me dit « tu es complètement le genre de mec qui plait à mon pote, il faut que je te le présente ! ». Soit, je suis là pour m’amuser autrement qu’en picolant après tout !

Je me retrouve en face d’un mec tout sourire qui me toise et me dit qu’il me trouve très séduisant. On papote un peu, je suis incapable de vous dire comment on en est arrivé là, mais on s’est embrassé.

Je pars fumer, quelques minutes plus tard je le recroise alors qu’il me cherchait apparemment, il vient de prendre une bouteille qu’il a fait servir à ma table, je lui demande ce qui me vaut l’honneur, j’aurais droit à la réponse qui tue « je suis le patron, amuse toi bien ! »

Le reste de la soirée deviendra de plus en plus floue, j’ai fait des bisous au gentil patron donc, j’ai bu et re-bu plus que de raison. J’ai papoté avec un ami d’ami qui nous avait rejoint je-ne-sais-pas-trop-pourquoi, et tout ça se fera foutre dehors à la fermeture.

En fait non, ils ont gentiment attendu qu’on termine, j’ai adoré le videur qui demandait à tout le monde partir qui une fois devant ma table dira « pardon, pas vous, prenez votre temps ».

J’adore me sentir important (m’en faut peu me direz-vous)

7h48 et moi-même nous dirigeons vers son domicile, quand l’ami d’ami nous demande s’il peut dormir avec nous. En gros il est provincial, et donc hébergé pour le week-end et donc potentiellement un peu perdu (parce que très saoul lui aussi !). On accepte.

Une fois chez 7h48, l’ami d’ami refuse de dormir dans un lit tout seul, il veut dormir avec moi. Là je commence à le trouver louche le garçon, je lui pose donc la question que tout le monde se pose à cette heure du jour avec ce taux d’alcool dans le sang « mais t’es pas hétéro toi ? »

Je n’aurais pas de réponse de suite, il va me déblatérer tout plein de chose que j’ai oublié maintenant. Le seul souvenir que j’ai c’est qu’il refusait que je m’endorme, il parlait, parlait, parlait. J’ai donc fait ce que n’importe qui aurait fait pour avoir la paix : je l’ai embrassé !

Au lieu de me prendre une baffe, je me suis fait violer… J’ai donc la réponse à la question, il est hétéro jusqu’à preuve du contraire ! Mais le pire c’est que j’ai rien dit moi, rien fait qui suggère que je puisse y être pour quelque chose dans la perversion de ce garçon ! J’vous jure hein, j’ai pas fait exprès…

Le dimanche sera un jour inutile où je serai malade de ma cuite. Mon frère part le soir même pour rentrer, je me retrouve chez moi tout seul pour quelques minutes, avant d’être rejoint pour la nuit par l’hétéro flexible de la veille !

Voilà donc la morale de cette histoire : l’alcool ça donne mal au ventre (à moins que ça ne soit le mac do !)… Non c’est nul comme morale ça, je vais trouver mieux, ah oui : amis hétéro ne dormez pas avec moi quand je suis bourré ! Non c’est nul aussi, pfff, mieux : plus je bois, plus je suis désirable !

Ah !

M’enfin aujourd’hui je fais un peu peur quand même…

vendredi 4 juillet 2008

Dans la série je fais n’importe quoi de ma vie

Non mais aujourd’hui j’ai battu des records encore. Je me fatigue, je vous assure que je me fatigue. Donc ce matin je me suis levé un peu brumeux et vaseux, c’est le moins qu’on puisse dire. J’étais tellement out que je sais même pas comment j’ai réussi à parler au tel alors que ma vie était en jeu !

Je vous parlerai de ce coup de fil plus tard, là c’est prématuré. Étant donné que je suis en descente d’alcool, ça me rend un maximum nostalgique. Étant donné que je suis sûr d’avoir bien bouziller l’opportunité de ma vie, ça me rend un maximum triste. Étant donné que je n’ai pas de petit ami pour se blottir contre moi alors que j’en ai besoin, je me mets en mode « adopte un Gauthier pour l’après-midi »

Je papote donc avec un ami sur le net, et voyant que je suis un peu bluesy il se propose de venir me tenir compagnie. Il est adorable. Alors quand je dis ami, c’est pas exactement ça. Disons que j’aurais bien voulu forniquer avec lui fut un temps (en fait j’ai toujours envie), mais il est en couple et fidèle.

Donc je me contente d’une soirée de temps en temps et d’échanges dématérialisés. C’est un de mes lecteurs, il a une capacité hallucinante à me remonter le moral quand je vais pas bien. Toujours un petit mot gentil, toujours une petite attention attendrissante.

Bref donc il arrive avec de la bouffe et de la bonne humeur. On papote, et on se love sur le lit pour faire une petite sieste. Ça m’a fait un bien fou…

Faut vraiment que je me trouve un mec, je peux pas appeler « SOS câlin » à chaque fois que j’en ai besoin, merde !

Il se sauvera en fin de journée pour rejoindre sa moitié officielle me laissant à moitié endormi, toujours nimbé d’alcool et de mélancolie. Le téléphone bip, c’est un autre de mes lecteurs, que je ne connais que par quelques échanges de mails. On avait convenu de se voir ce jeudi soir pour un verre.

Aie, suis vraiment pas en forme là, mais en même temps j’adore nos échanges de mails, et je suis très curieux de pouvoir mettre un visage sur tout ça. Je lui propose de faire une soirée calme chez moi pour papoter et grignoter des conneries, il accepte.

Quand il arrive, je suis tout stressé, lui est déjà tombé sur des photos de soirées ou j’apparaissais complètement torché probablement, mais moi je l’ai jamais vu ! Il passe la porte, il est exactement comme je l’imaginais (en apparence tout du moins).

Je suis toujours tout stressé. En fait pour vous expliquer c’est quelqu’un qui a fait des études similaires aux miennes, et qui dans chacun de ses mails utilise des mots que je comprends pas toujours. Je me sens un peu comme une sous-merde inculte quand il me cite du Kant ou autre.

Étant en plus encore bien saoul de ma nuit, je me dis que je vais avoir du mal à briller par mon discours éclairé, et j’ai pas envie de le décevoir, non je ne déçois pas mes lecteurs, j’ai une obligation de réussite !

La soirée se déroule très bien, on papote, je monopolise un peu la parole (mais c’est plus fort que moi ça). Il se sauve pour attraper le dernier métro, et moi j’ai qu’une seule envie c’est de continuer à deviser avec lui. Mais comme je suis trop con pour être capable de dire ce que je pense sur le moment, je le raccompagne sans broncher.

Dans les 5 minutes, je lui envoie quand même un texto gentil, en réponse j’aurais un texto gentil aussi.

Je suis tout content, j’ai l’impression que j’ai rencontré quelqu’un de bien. Je ne sais pas si ça évoluera vers de l’amitié ou autre chose, si même ça évoluera, parce que je l’ai peut-être fait fuir (surtout en écrivant un article comme celui-là), mais je suis tout content.

Par contre à son départ, je me rends compte que malgré avoir invité deux bogosses chez moi dans la journée, j’ai toujours pas sexer ! Et ça c’est trop pas possible, un lendemain de cuite moi j’ai les hormones au plafond !

Je me jette sur le net, et je me connecte à www.unhommeapoilenmoinsde5minutes.com parce que fait super faim. Je papote avec tout plein de cibles potentielles, mais rien ne mord réellement. Je me dis que je vais encore aller me finir à la louche. Si c’est pas triste tout ça.

Mon msn s’énerve, un gentil hétéro croisé quelques jours plus tôt vient me dire qu’il serait toujours intéressé par un cours intensif de découverte de la sexualité entre mâles ! Je lui demande de se montrer un peu (je veux bien faire œuvre de charité, mais bon quand même y a des limites !).

Une bombe, si si si, une pure bombe, genre gaulé comme un pompier, la trentaine, des fesses magnifiques à te faire damner pour avoir le droit de les lécher. La réponse sera sans appel « je t’apprends tout ce que tu veux ! »

Le monsieur a très très peur que je lui grille son hétérosexualité, il va falloir pas moins d’une heure de discussion pour le convaincre que non je ne vais pas aller voir sa femme, je ne vais pas faire des photos de lui avec ma bite dans sa bouche pour les distribuer à ses voisins et amis ! « Et si on se croise dans la rue ? on est dans le même quartier », mais bien sûr moi quand je croise un plan cul en plein jour j’hurle « sympa la pipe la dernière fois, tu repasses quand tu veux p’tite salope ! ».

Ah que c’est drôle un hétéro putain… 15 minutes après avoir enfin pris en compte que j’étais pas un psycho fini, il débarque tout penaud chez moi. Le truc complètement surréaliste, ce mec pourrait me tuer avec deux doigts, une montagne de muscle, et je lui fais peur… J’adore !

Je le mets à l’aise et lui propose de pratiquer sur sa personne une petite fellation afin de commencer en douceur. Il a grandement apprécié, et c’est excusé mille fois de ne pas pouvoir m’offrir ses fesses de prime abord, mais m’a promis qu’il reviendrait si jamais je voulais.

Ça on verra coco…

Voilà un instantané de la vie pathétique du Gauthier. Pas foutu de savoir ce qu’il veut avec les mecs quand il en a, pas foutu de draguer quand il a une opportunité, pas foutu de savoir où il en est avec son ex suicidaire, pas foutu de mettre un peu d’ordre dans ce bordel sans nom ! Mais pour sucer de l’hétéro honteuse à 4h du matin, alors là, y a du monde hein ! Là ça passe tout seul !!!!

Et ton amour-propre Gauthier bordel ?

J’ai envie de dire : dans ton c…

jeudi 3 juillet 2008

Marinade de Gauthier

18h48, j’ouvre une page Word pour vous parler de moi, je suis encore saoul de cette nuit. Ça a été épique encore une fois. Que je vous raconte…

Hier en fin d’après-midi, ma mère m’appelle pour parler de tout et de rien mais surtout de mon père et de ce qu’il a pu me dire ce week-end. J’évite de lui dire qu’il l’a traité de salope, et je passe à l’essentiel, à savoir qu’il ne m’avait rien dit de bien neuf.

Elle lâche pas le morceau si facilement et au bout d’un moment je craque et je lui dis qu’il est malheureux, qu’il se sent seul, qu’il lui en veut, et qu’il refuse de lui donner de l’argent puisque c’est elle qui part ! Elle m’explique alors qu’elle peut lui demander autant d’argent qu’elle veut, qu’elle ne le fait pas juste pour que ça se passe bien.

Je lui rappelle qu’il n’y a de toute façon par d’argent à partager… Et là elle me sort un merveilleux « de toute façon j’ai arrêté de travailler 8 ans pour élever ses enfants, je peux demander réparation ! »

« ses enfants » « réparation » ces mots résonnent encore dans ma tête. Ça m’a fait mal d’entendre ça. Je ne suis pas son fils, je suis l’enfant de mon père pour lequel elle s’est sacrifiée sans rien recevoir en retour !

Ça m’a fait mal…

Je sais qu’elle ne pensait pas à mal en me le disant. Ce sont juste des mots qui sont un peu sortis dans le désordre, mais ça m’a blessé. Je me rend compte que depuis que je leur ai menti en leur disant que j’allais mieux, que je déprimais plus, que j’avais arrêter la drogue et tout ça, ben ils me ménagent plus.

Pire ils me parlent comme si j’étais capable d’encaisser tout ça. Mais je ne suis pas capable de le faire, non surtout pas ! Et puis je leur ai menti, je vais pas bien moi en ce moment. Je suis un dépressif chronique depuis que j’ai 12 ans. Ça m’a valu d’être toujours surprotégé par toute ma famille.

On m’a toujours tout annoncé avec tact, on m’a caché beaucoup de chose, juste pour me préserver. Et là ça vient de s’arrêter de la façon la plus brutale qui soit. Le point d’orgue étant ma mère qui me dit « tu sais je vais avoir beaucoup de mal à le dire à mamie, j’ai peur de sa réaction, il faudra que tu l’appelles après pour lui expliquer et lui dire que tout va bien pour toi et ton frère ! »

Tu veux pas que je lui annonce moi-même pendant qu’on y est ?

Ça m’a foutu en l’air hier soir. Du coup une fois chez Grenouile (avec 2h de retard) j’ai bu le plus vite possible, juste pour finir morte poule en un temps record. Ensuite nous sommes aller écumer des bars sur les champs. à 4h du matin, j’étais fin rond de chez fin rond, je commençais à parler à tout le monde dans le bar, bref je m’amusais bien.

Gajal voulant ramener 7h48 chez elle, il me demande de les suivre, mais moi j’ai pas envie, en plus il vient juste de prendre une bouteille de champagne, faut pas gâcher. Devant mon refus obstiné de partir (je les retenais pas, je voulais rester tout seul, ça me posait pas de problème), Gajal n’a rien trouvé de mieux que de vider la bouteille de champagne presque pleine dans le seau en ajoutant « je fais ce que je veux, c’est moi qui l’ait payée ! »

Ça m’a un peu tout cassé mon trip (je vous ai dit que je m’amusais comme un petit fou ?), j’ai donc pris mes affaires, et j’ai sauté dans un taxi pour rentrer chez moi. j’ai reçu quelques textos dans la nuit me demandant où j’étais et ce que je faisais, en réponse Gajal reçu un fantastique « va mourir ».

Il semble évidant de dire que nous avons donc un souci avec Gajal, souci qu’il va falloir régler au plus vite, parce que comme il le dit si bien c’est 7h48 qui en souffre le plus ! Comment lui demander de choisir entre son presque petit copain (j’ai toujours pas compris s’ils étaient effectivement revenu ensemble) et son meilleur ami. C’est inhumain. Et puis j’ai peur de la réponse en plus…

Une fois chez moi, je m’effondre sur mon lit, j’en casse une latte (baleine power), j’appelle Baby boy parce que je suis triste (je suis pitoyable, je sais ! mais au moins ça m’a permis de savoir qu’il était en couple et heureux ! shit).

Au réveil, à 11h, j’écoute mon répondeur, un message d’une boîte pour laquelle je veux impérativement bosser. La madame drh me demande de la rappeler impérativement ce matin. Je suis saoul, mais d’une force, j’ai 4g dans chaque bras, mais je m’exécute.

Je vous raconterai ça au prochain épisode, là il faut que j’aille vomir histoire de vider tout cet alcool que j’ai encore partout dans mon tube digestif !

mercredi 2 juillet 2008

Sondage

Ça fait un petit moment que je n’ai pas remis ma vie entre vos mains, alors je vais vous demander votre avis. Pas que je sois incapable de prendre une décision tout seul (quoique) mais tout simplement parce que vous aussi vous avez le droit de choisir ce que vous allez lire ici.

Petit plantage de décor. Ce week-end mon frère vient voir les Solidays avec des potes à lui. Comme il monte en voiture, il m’a proposé de me mettre dans le coffre pour rentrer à Toulouse avec lui.

J’ai demandé à ma mère quel était le programme de ses vacances, et il en ressort que la semaine prochaine elle sera seule à la maison (mon père part dans la résidence secondaire), ensuite elle part le rejoindre 15 jours. Ce qui fait que j’ai potentiellement une maison vide dans la banlieue toulousaine avec un jardin, un barbecue, 120 m2 pour recevoir, et une voiture pour me balader (sans oublié la piscine en kit qu’ils ont intérêt à monter avant que j’arrive !).

Ça peut nous faire de jolies vacances, comparées aux mêmes semaines passées assis sur mon canapé en banlieue sud de Paris (n’oublions pas que je suis banlieusard maintenant, arf ça me fait mal).

Donc je vous demande votre avis : dois-je aller passer le mois de juillet à Toulouse, ou dois-je rester dans le vain espoir de trouver un travail à Paris, coincé entre mes séries débiles et mon climatiseur ?

En reformulant, ça donne : voulez-vous lire les mêmes articles de dépressif en fin de vie sur la condition pas facile de chômeur, ou des articles parlants de mes excursions à la mer, dans les dunes landaises, en Andorre, en Espagne, et même dans le Cantal (ben vi faut bien que j’aille voir papy et mamie) ?

Arf, j’hésite…

^^

A vos claviers, clôture des votes vendredi minuit !

mardi 1 juillet 2008

Assédic 0 – Moi 1

Je ne devrais pas écrire cet article, je ne devrais pas écrire cet article, je ne devrais pas écrire cet article, je ne devrais pas écrire cet article, je ne devrais pas écrire cet article, je ne devrais pas écrire cet article…


Tout le monde a vu les 12 travaux d’Astérix ? Oui, c’est bon ? Transposé à ma vie, voilà ce que je vis depuis 3 mois pour avoir mon indemnisation chômage. Pour vous la faire courte, je me suis inscrit à un endroit, mais je dois être indemnisé par une caisse spéciale, du coup les deux entités administratives pleines de fonctionnaires plus incompétents les uns que les autres doivent communiquer entre-elles.

Et c’est là qu’on commence à se marrer sévère. Donc depuis le 26 mars je suis un vrai chômeur inscrit, qui pointe et tout et tout. Mon dossier tout complet tout bien fait a donc été transmit à la caisse qui doit me verser de quoi vivre. De prime abord je suis prévenu que ça prendra deux mois. Dans ma naïveté sans égales, je pense qu’il s’agit de deux mois de carence dues à mon contrat e travail un peu spécifique.

Oui j’ai du mal à imaginer qu’il faille deux mois pour verser des sous à quelqu’un juste parce que le système est lent ! Et ben si !

La semaine dernière n’ayant toujours aucune nouvelle de mes sous-sous, je décide de passer un gentil coup de fil :

- Bonjour, je suis inscrit depuis le 26 mars, mais je ne touche toujours rien, pire je n’ai reçu aucun courrier me confirmant ou pas mes droits.
- (consulte mon dossier) Vous n’êtes pas inscrit chez moi.
- Ça veut dire quoi ça ?
- Que vous n’avez pas transmis votre dossier à notre caisse.
- Mais j’ai tout envoyé moi !
- Manifestement non… (consulte encore mon dossier qui n’existe pas donc) ah si, mais il nous manque le formulaire B43_Z feuillet rose fluo à pois bleu*
- Et donc ?
- Le mieux si vous êtes pressé monsieur c’est de tout refaire… Ça prend deux mois en moyenne… Mais bon là comme je pars en vacances, ça décale encore d’un mois !
- Attendez, ça veut dire que els deux mois c’est juste de la lenteur administrative et pas une carence quelconque ? Ensuite partez en vacances si vous le voulez, et refilez mon dossier à un collègue, vous êtes pas toute seule je pense !
- Je m’occupe moi même de mes dossiers, rappelez-moi début août pour prendre rdv…


Moi grand moi fort, moi être habitué des administrations, moi réagit comme il se doit : je me mets à pleurer en lui disant que je n’ai plus de quoi manger, que j’ai pas payer mon loyer depuis deux mois, que je vais me retrouver à la rue, etc…

J’obtiens donc un rdv le lundi matin (qui a dit « pute » ?), et je me pointe avec tous mes papiers en quintuple exemplaire tout bien comme elle m’a dit de faire ! Comme je suis verni, il manque encore un formulaire, le 478A-K violine**. Elle me propose de le lui envoyer ultérieurement, qu’elle complètera le dossier en rentrant de vacances si je ne lui ai aps envoyé à temps (elle se casse deux jours plus tard !).

Re-gros désespoir. Je lui explique que je n’ai pas ce papier, et que je ne vois pas comment le lui pondre en 48h ! Et une idée me vient, je prends mon portable, j’appelle l’autre caisse assédic (alors que je suis dans leurs bureaux), et je leur explique qu’il me faut ce papier de suite, et qu’ils doivent l’envoyer par fax à leur collègue de suite !

Mon interlocuteur met un moment à comprendre que je dois me trouver dans le même bâtiment que lui et que je ne lâcherai pas mon tel tant que j’aurai pas vu ce putain de papier sortir de ce putain de fax !

La madame assise en face de moi loue mon efficacité et m’explique qu’elle elle a pas le droit de faire ça ! On discute un peu de ma grande connaissance des administration et de ce que je fais des règlements quand j’ai besoin de quelque chose rapidement (en gros je me le fou au cul et je tourne), l’atmosphère se détend.

Se sentant en confiance, elle me dit « vous savez, si ça prend deux mois c’est parce que ça doit être vérifié trois fois en tout, deux fois ici par des collègues et une fois à la recette générale, mais avant il faut attendre des papiers de l’anpe et des assédics. Papiers que vous avez normalement en double… Moi je vous conseille donc de me donner tous ces papiers, mes collègues ne sauront pas que ça vient de vous, ensuite je demande à mes collègues de signer le dossier aujourd’hui, il part ce soir et dans 10 jours vous avez votre argent ! »

Je ne sais pas si ça va marcher, mais le fait est que je lui ai donné de bon cœur tout ce qu’elle m’a demandé et elle m’a renvoyé un mail 2h après pour me donner mon taux d’indemnisation. Allez, on prie tous ensemble et on se dit que dans 10 jours je vais toucher des sous !

Moi je dis des fois ça sert de se battre contre l’administration. Mais quand même, imaginez qu’il faille faire soi-même leur travail pour que tout se passe bien, ça fait peur non ? Mais avec le bol que j’ai il va y avoir encore une couille (d’où mon sous-titre, je pense que je vais regretter d’avoir crier victoire trop vite !)










* non c’est pas vraiment ça qu’elle m’a dit hein, c’est de l’humour, mais ça aurait pu !
** cf. note de bas de page précédente.