samedi 29 novembre 2008

J’ai 12 ans

J’ai passé la majeure partie de mon enfance à Toulouse. Avec mes parents, j’ai fait pas mal de choses, je n’ai pas à me plaindre. On a voyagé, visité une partie de la France, fait des trucs sympas pendant les vacances. L’avantage d’être issu de la classe moyenne. J’ai connu très tôt la mère, l’océan, la neige, la rando, et tous ces genres de trucs.

En revanche, de par la situation géographique de Toulouse, je n’ai pas pu profiter des parcs d’attractions que les petits franciliens ont a disposition. Au mois d’août de cette année, j’ai donc mis pour la première fois de ma vie les pieds au Parc Astérix. Et je m’y suis éclaté comme un petit fou.

Grâce à la sale môme, vendredi j’ai découvert Disney pour la première fois de ma vie aussi. Le Parc était réservé pour un CE toute la fin de journée jusqu’à minuit. Il n’y avait donc pas grand monde comparativement à l’ordinaire (d’après ce qu’on m’a dit vu que je n’ai aucun point de comparaison). C’était donc la façon la plus sympa de traîner dans Main Street et de me faire vomir sur Space Mountain.

Quand on a passé les portes et que j’ai vu le château de la Belle au Bois Dormant tout scintillant, j’ai régressé. J’avais 12 ans. J’ai fait des photos avec pleins d’étoiles dans les yeux. C’était beau, c’était magique. Ils avaient même poussé le vice jusqu’à mettre de la neige artificielle un peu partout. De toute façon la fausse neige ne faisait pas si fausse que ça vu le froid de canard qu’il faisait.

On était un petit groupe d’une dizaine de personnes, dont un couple avec des ados, et on a couru dans tous les sens pour faire le maximum de truc. Mon préféré ? Space Mountain ! ‘Tain que c’était bon, ça m’a fait peur bien sûr, mais c’était génial. Je veux y retourner, je veux y retourner, je veux y retourner.

On a loupé le feu d’artifice parce qu’on était en train d’hurler dans Space Mountain justement. Mais quel bon souvenir.

Ndlr : milles mercis ma chérie de m’avoir fait profiter de ta place en plus, c’était géant, merci, merci, merci.


Maintenant quelques remarques sur le Parc à la souris. Tout d’abord, si on tient compte du caissier à l’entrée, du vendeur de peluche, du serveur du fast-food, de l’employé qui vendait les photos prises sur les attractions, on se demande si ce parc n’est pas une annexe du Marais.

De la tafiole en veux-tu en voilà…

Ce n’est pas pour me déranger, mais en plus là c’était des folles tordues… Alors je vous le demande : y a t il une politique volontariste de la part du DRH de Disney de recruter à la sortie de l’école de coiffure ? Hein ?

^^

Ensuite comme partout il y a des cons, et alors que le parc est réservé à un CE, on tombe sur des cas. On est quand même en mesure de s’attendre à un minimum de tenu et de bon esprit quand des gens d’une même entreprise fêtent noël ensemble ! Non ?

Ben nous on a décroché le pompon. La sale môme était en train de me parler quand la fille devant elle se retourne et hurle :

- Non mais t’as pas bientôt fini de me toucher non ? Ça commence à bien faire !
- Euh… On est dans une file d’attente, c’est normal qu’on soit un peu bousculé, en tout cas ce n’était pas volontaire, restons calme…
- Non, tu arrêtes c’est tout, ou j’te défonce la gueule ! C’est quoi ton problème ? T’es gouine ou quoi ?
- …


Il se trouve que dans le groupe on avait justement un couple de gouines comme elle dit, à ça on rajoute votre tafiole de serviteur et la communauté était quand même bien représentée. La sale môme, elle est adorable, mais faut pas la chercher, sa grande sœur non plus. Les gens autour de nous ont commencé à prendre parti pour la fille agressive. On est passé à deux doigts d’un pugilat général dans Space Mountain. Sur le coup on se demande vraiment sur quelle planète on est. Surtout quand je fais remarquer l’incident à la fille qui surveille la file d’attente et qu’elle me sort « non mais c’est pas un peu vous qui avez cherché la merde aussi ? »

Ok, au vue de la façon de parler de la fille agressive, des gens autour de nous et de la nana de Disney, je pense qu’il y a une connivence entre les échappés du 9-3.

Bref on en est sorti vivant quand même…

Donc c’était malgré tout une bonne soirée, j’ai chopé une pneumonie, j’ai failli mourir dans une bagarre, mais j’ai vu le château de la Belle au Bois Dormant scintiller, et ça, ben ça vaut tout l’or du monde !

J’ai 12 ans, et je suis trop content d’avoir vu Mickey !

Brit-brit

Ah que je l'aime...

Alors en attendant de lire mes aventures du week-end (et y a du lourd les enfants), voilà quelques vidéos, la première en Allemagne, la seconde sur la plateau de la tache academy !

Enjoy !








Ps: il faut que j'aille la voir en concert, quelqu'un a des infos sur une possible tournée ?

vendredi 28 novembre 2008

Donnez donnez donnez...

En cette fin d'automne très, mais alors très fraîche, des gens se mobilisent dans les rues avec bonnets et écharpes pour vous soutirer des sous. Crise oblige, on est moins enclin en filer de la thune à tous ceux qui nous le demandent. Surtout quand il faut sortir le porte monnaie par -15, enlever les gants et tout et tout.

Alors moi je vous propose de faire un don ici, tranquillement au chaud, et pour une bonne cause en plus, puisqu'il s'agit de la lutte contre le sida.

Voilà donc jusqu'à la fin de l'année il y aura un petit lien là en haut à droite ---- >

Suffit de cliquer et de donner deux trois sous pour aider une association qui fait bien son travail et qui malheureusement a de plus en plus de choses à faire.

Parce que ceux qui avaient besoin de vous avant la crise en ont encore plus besoin maintenant !

Hop hop

Oyé, oyé,

J'ai modifié deux trois choses sur le blog. Rien de bien grave, mais je tenais à vous expliquer. En raison de certaines difficultés financières évidentes, j'ai décidé de céder complètement aux sirènes du capitalisme. Et oui, il y a de la pub sur mon blog. Normalement ça devrait me rapporter pas grand-chose à la limite du rien, mais bon c'est toujours ça de gagné.

Ensuite j'ai mis un nouveau truc, que je connaissais pas, vous pouvez vous abonner en tant que "lecteurs fidèles", je ne sais pas trop ce que ça va changer pour vous, mais bon je l'ai mis et pis si ça sert à rien ben je l'enleverai...

Toutes ces nouveautés sont là à droite, cherchez au milieu de tout ce foutoire et vous devriez trouver !

jeudi 27 novembre 2008

Junk-sex

L’avantage quand on va pas bien mais que ça va encore un peu c’est qu’on ne ressent plus que les besoins primaires : on se nourrit, on se lave, on avale les médicaments, on boit de l’alcool, on ingère des substances illicites. Bref on fait tout ce qu’il faut pour huiler la machine, même si on ne veut plus s’en servir.

Quand je parle de m’en servir, je parle de sexe bien sûr. Ben oui, je reste un mec avant tout et je ne suis guidé que par mes instincts de prédateur en rut perpétuel !

Quoique sur ce dernier point justement ces temps-ci c’est pas la joie. On peut dire que ces dernières semaines, j’ai eu une libido de poulpe mariné à la plancha. Prenant la chose avec philosophie, je me suis dit que c’était peut-être le moment de faire un bilan.

En plus ça fait longtemps que j’ai pas fait de bilan, et je sais que c’est vous manque. Alors allons-y gaiement dans le « pourquoi gaugau il baise plus et qu’est ce qu’il pourrait bien inventer pour s’occuper ? »

Vous avez trois heures…

Donc les faits d’abord : plus envie de sexer ne veut pas dire que la machine ne fonctionne pas. Niveau masturbation, tout va bien, merci Bel Ami ! Par contre, j’ai complètement arrêté de me retourner dans la rue sur des bombasses atomiques (ou presque). J’ai complètement arrêté de me faire livrer des mecs à pas d’heure juste pour me faire sucer limite en continuant à regarder la télé tellement c’est l’éclate de ma vie (ou presque). J’ai complètement arrêté de ramener des épaves encore plus épaves que moi quand je sors (ou presque, mais vous l’avez compris hein !).

Ce qui est sûr c’est que même si dans les faits j’ai toujours une vie sexuelle, je me fais chier au pieu, mais grave, et c’est surtout ça le problème. C’est pas de passer de deux mecs par semaines à 3 par mois qui veut dire que je ne baise plus. Non j’ai juste l’impression de me faire une pédicure à chaque fois que je visite l’anatomie d’un ou plusieurs partenaires.

Et j’aime pas me faire chier au lit. Non, vraiment pas…

Après les faits, on essaie de comprendre pourquoi. J’ai besoin de tomber amoureux pour m’éclater au lit ? Ah ça non, parce que sinon j’aurais pas eu beaucoup d’orgasmes ! J’ai besoin de connaître mon partenaire pour bien m’éclater au lit ? Non, ça c’est vrai que ça aide, mais j’ai pris mon pied comme jamais avec de parfaits inconnus au détour d’une porte cochère (je vous raconterai un jour, si vous êtes sages !). J’ai besoin d’être bourré et/ou défoncé pour grimper ? Non, je dirais même plus que dernièrement ça a eu tendance à me rendre pas très performant de baiser défoncé (ces deux mots mis côte à côte, ça m’émeut !).

Alors c’est quoi le problème docteur ? Qu’est ce qui cloche chez moi ? Pourquoi non seulement j’ai plus envie, mais en plus quand je le fais je me fais chier ? Hein ?

Et bien hier soir, j’ai trouvé la solution, si si si, je vous assure… En fait je me suis juste tapé une vieille série de loosers. Oui, j’ai enchaîné, contre mon grès, des pierre richard du cul. Que je vous raconte ma nuit.

Hier donc, je me fais livrer un mec pas mal pour une histoire de fesse librement consentie entre adultes frustrés et chauds comme la braise. On papote toute la nuit, tant et si bien que le jour fini par se lever. Ça faisait un moment que ça ne m’était pas arrivé. Le pire ? On avait même pas fait un chaste bisous, rien du tout.

La fatigue venant, la frustration et le désir ne s’étant pas évanouis, on se saute dessus comme la vérole sur le bas clergé. Et là s’en est suivie une partie de jambe en l’air mémorable. Un cours de cul comme j’en ai rarement donné (et reçu aussi). Ce garçon était bon pour tout, il embrasse bien, il suce bien, il bouge bien, il gémit bien, bref, il baise comme un dieu.

Et deux dieux du sexe dans un lit, ça fait quoi ? Ça fait grincer le parquet jusqu’à midi.

J’étais mort comme rarement une fois l’acte reproducteur arrivé à sa fin. J’en avais des crampes dans des muscles que je ne connaissais même pas. J’en ai encore mal aux couilles tiens… (et lui je pense qu’il va s’asseoir avec un petit coussin pendant quelques jours !).

Bref, j’ai envie de recommencer ce soir. Pas avec lui, non, enfin si, mais c’est pas ça le souci. J’ai pris mon pied comme rarement, et du coup ça me donne envie de repartir en chasse et de m’envoyer la terre entière…

Voilà tout ce qu’il me fallait, une fellation faite correctement, un déhanché de princesse, et nous voilà un gaugau tout retapé près à écumer les sorties des vestiaires à la recherche de fesses en quête de nouveaux horizons ! (oui mon sexe s’appelle « nouveaux horizons »… elle était facile, mais j’assume complètement mon humour de merde !)

Arf… Ça fait du bien, z’avez pas idée !

Faut que je me refasse un stock de capote, je vais jamais tenir le week-end, j’en ai plus que 6…

mercredi 26 novembre 2008

À quoi bon

À quoi bon aller me coucher alors que je n’ai pas besoin de me reposer en prévision d’une journée bien remplie ?

À quoi bon faire attention à ce que je mange alors que je n’ai pas du tout envie que qui que ce soit me touche ou me voit nu ?

À quoi bon mettre des crèmes sur le visage alors que de toute façon je n’ai plus envie de plaire ?

À quoi bon prendre soin d’un corps que j’ai fini d’exécrer pour carrément l’ignorer ?

À quoi bon me laver tous les jours alors que je peux passer 5 jours sans sortir de chez moi ?

À quoi bon faire le ménage dans un appartement où je n’invite plus personne ?

À quoi bon classer mon courrier quand tout ce que j’y trouve ne sont que des factures que je ne peux plus payer ?

À quoi bon rester connecter en permanence alors que je ne veux pas parler aux gens ?

À quoi bon me mettre sur des chats de rencontre alors que je ne veux rencontrer personne ?

À quoi bon laisser mon téléphone toujours ouvert ?

À quoi bon faire semblant de m’intéresser à la vie des autres alors que sincèrement je m’en contrefous ?

À quoi bon chercher du travail alors que je suis incapable de sortir de mon lit ?

À quoi bon essayer encore et toujours de donner le change ?

À quoi bon mentir à mes parents sur mon mal-être ?

À quoi bon mentir à mes amis sur mes idées noires ?

À quoi bon me mentir à moi-même en me disant que je vais m’en sortir, comme j’ai toujours fait ?

À quoi bon continuer ce blog alors que je n’ai plus aucune envie d’écrire sur une vie qui me dégoûte ?

À quoi bon lire vos commentaires qui me blessent ?

À quoi bon me prendre la tête à cause de ce qui m’entoure ?

À quoi bon m’accrocher alors que manifestement ça ne sert plus à rien ?

J’ai toujours aimé les questions, parce qu’on peut y trouver toutes sortes de réponses, selon son vécu ou tout simplement son humeur. Mais là, plus que les questions, ce que j’aime c’est la réponse.

À quoi bon tout ça ? Et bien parce que je veux vivre, et je veux vivre comme je l’entends et aussi longtemps que je l’aurais décidé. N’en déplaise à certains ? Qu’ils aillent cracher plus loin…

Mes contradictions, mes addictions, mes failles, mes casseroles, mes idées noires, mes coups de gueules, mes sautes d’humeur, mes envies, mes angoisses, mes déboires, mes joies, mes doutes, mes peines et moi-même nous resterons aussi longtemps que nous le souhaiterons !

À bon entendeur…

mardi 25 novembre 2008

Lu-ci-di-té !

Il se passe pas mal de chose dans ma tête en ce moment. Ça vient probablement du fait que je suis en train de traverser une des pires descentes de ma jeune vie de dépravé. De ce fait j’ai un peu de mal à me focaliser sur telle ou telle angoisse existentielle.

Par extension il m’est impossible d’écrire un article. Même une bouse pondue en 10 minutes histoire de remplir un peu et justifier que des magazines parlent de moi en des termes plutôt élogieux. Non, pas envie, pas capable, donc je ferais pas…

Oh et puis merde, je suis lancé alors je termine. Le souci c’est que je vais tout vous pondre en vrac, sans aucune analyse, humour ou détachement, et je vais me griller pour toute une semaine de sujets à traiter.

Vendredi soir, je suis sorti, ouh que c’est original. Je me suis poutré la tronche comme un alcoolique en permission. Un truc à faire passer Gainsbourg pour un enfant de cœur. J’ai donc fait n’importe quoi en boite, surtout dit n’importe quoi, un truc à vous foutre la honte sur des années plutoniennes !

Ndlr : plutonienne ? plutonesques ? plutonides ? D’après le correcteur orthographique ça serait plutonienne… Mais que ce mot me semble ridicule, pas vous ?


Donc moi + surplus d’alcool + boite à tafiole = faut que je ramène un mec. N’importe quoi fera l’affaire, on s’en fout, c’est pour du cul. Et quand je dis « n’importe quoi » là j’ai fait fort. Étant donné mon état, je n’étais pas en mesure de supporter un refus. Quelqu’il soit, il m’aurait anéanti. J’ai donc choisi un garçon moche.

Oui vous avez bien lu, je suis allé voir un petit gros, me disant en mon fort intérieur « ça doit pas lui arriver souvent, il dira oui », et ça a marché. Mais quel personnage horrible en arrive à faire ça ?

C’est pour moi que j’ai honte, que j’ai même de la pitié. Choisir délibérément un moche pour rentrer avec lui ! Faut vraiment que je me fasse soigner.

Pour la petite histoire, il est donc rentré avec moi, on a sexé, il est parti le lendemain, et depuis j’ai reçu un texto pour qu’on se revoit. Je suis même pas foutu de donner un faux numéro, tant pis je fais le mort.

*insérer vos insultes ici*


Le samedi, je suis très malade. Je sors quand même de chez moi pour squatter le salon de 7h48, après un repas et de la vodka, la maîtresse de maison sombre dans un profond coma aux alentours de 4h du mat’. La troupe se disperse dans le calme.

Dimanche, j’ai un anniversaire en fin d’après-midi. Oui oui, vous avez bien lu, j’ai rendez-vous à 16h30. Forcément j’arrive à 18h passés. L’anniversaire est très bien organisé, mes hôtes ont dû lire le manuel du parfait recevoir de notre chère Nadine.

Forcément je connais personne à part le couple d’amis, forcément je bois dans mon coin pour me donner de la contenance, forcément je finis morte poule, forcément j’ai foutu la honte à mes amis et racontant et faisant n’importe quoi devant une salle plus médusée qu’amusée.

Sur une échelle de 1 à 10, si 10 est la note maximale qu’un être humain puisse obtenir en foutant une honte intersidérale à des amis, dimanche soir j’étais à 9,5 facile. Et encore, j’avais pas pris de drogue !

J’en avais encore sous la pédale. Je vous passe les détails de ma traversée de paris à minuit, à parler aux gens dans la rue, à arrêter des voitures, et à saouler des taxis. Oui j’étais perdu, et avec une grosse envie de parler, j’ai donc dû réussir à saouler tout un arrondissement !

Record…

Oui mais moi le 13ème je maîtrise pas aussi…

Bref, je finis par atterrir là où je suis attendu. Ça sera une orgie at home avec tout ce que vous pouvez imaginer. Je suis rentré à 9h lundi matin. J’ai réussi à réellement dormir à 10h ce matin. Je sais pas exactement ce qu’il y avait dans ce que j’ai pris, mais c’était un poil violent…

Bref, je suis en vrac, avec un gros sentiment de honte, mais un gros. Tant et si bien que je suis pas sûr de pas avoir perdu quelques amis en route (notamment le couple de dimanche soir). Voyons les choses avec lucidité, je ne me gère absolument plus. Et si ça continue comme ça, il va m’arriver plus que des hontes à répétitions…

Mais nous savons tous que le week-end prochain je vais recommencer. Et qu’en fin de compte, personne, à part moi, ne peut mettre un terme à ce cercle vicieux.

Le titre est une référence subtile à l’actualité politique du week-end, celui qui trouve gagne une pipe. Moi je vais rendre ma carte et arrêter de croire que les gens ne sont pas si cons que ce que le jounal de TF1 veut nous faire croire…

vendredi 21 novembre 2008

Petite chose fragile

Cette nuit en me couchant, comme tous les soirs, j’ai cogité. « Pourquoi je me sens si seul ? ». Cette réflexion partait d’un constat tout simple : il n’y a pas plus entouré que moi. J’ai des amis en veux-tu en voilà, j’ai une famille super présente à la limite de l’oppression, et pourtant je me sens tout seul, tout nu, tout abandonné.

Je ne suis quand même pas un oisillon tombé du nid !

Et pourtant…

En fait c’est ça le problème. Je n’ai jamais été seul de toute ma vie. Quand je parle d’être seul, je parle d’affronter mes problèmes et la vie. Dans l’enfance, j’étais le petit garçon sensible, qui n’était entouré que de filles, le pédé du village. Je ne me suis jamais fait casser la gueule par les gros bras. Pourquoi ? Parce que j’étais toujours protégé.

À l’école c’était deux filles un peu casse-cou qui m’avaient prise sous leurs ailes. Les mecs savaient que s’ils s’attaquaient à moi, ils auraient à répondre de leurs actes devant ces filles, et surtout devant leurs grand frères qui m’aimaient beaucoup. Ça les a tenus à distance le temps que j’atteigne ma taille actuelle et que je sois en mesure de faire peur tout seul (enfin de loin tout du moins).

Ndlr : quand on dépasse le mètre quatre-vingt à 14 ans pour 75 kg avec une musculature de nageur, même si on s’est jamais battu de sa vie, on peut tenir en respect pas mal de merdeux !


J’en veux beaucoup à mes parents de ne pas avoir su me protéger quand j’étais un petit enfant. Ils savent que j’avais des problèmes pour m’intégrer. Ils savaient que j’étais le souffre-douleur en puissance de pas mal de mes petits camarades. Mais ils n’ont rien fait.

Aujourd’hui, je comprends très bien pourquoi. Il aurait été désastreux pour moi que mon père arrive dans la cour de l’école primaire pour distribuer des baffes aux caïds. Il fallait que je règle ça tout seul. Maintenant je comprends, mais à l’époque je ne comprenais pas. Et malgré mes protecteurs, je me sentais seul et abandonné par ceux qui comptaient le plus : mes parents.

À la sortie de l’adolescence, j’ai eu un besoin vital de m’affranchir de mes parents. Un véritable ado attardé en somme. J’avais soif d’indépendance et de liberté. J’ai vécu dans un cadre très strict toute mon enfance et toute mon adolescence. Je devais me coucher à 21h30 au plus tard jusqu’à mon année de terminale. Je ne pouvais pas sortir le soir. Je n’avais pas le droit d’aller passer des après-midi dans le centre de Toulouse.

Je l’ai assez mal vécu. Surtout qu’en fait la crise d’adolescence m’a pris un peu tard et d’un seul coup. J’ai décidé de façon unilatérale qu’avoir 16 ans en terminale était un signe de maturité et de réussite suffisant pour inspirer la confiance à mes parents et obtenir ainsi quelques miettes de liberté.

Quand ils se sont violemment opposés, enfin principalement ma mère, j’ai pété un plomb, et je suis entré en guerre ouverte avec elle. Guerre qui durera toute l’année de terminale. Là encore je me suis senti seul et incompris. Mes parents ne voyaient pas que je grandissais, et que j’avais besoin d’avoir leur confiance pour me responsabiliser. Enfin ça je l’ai compris plus tard, sur le coup je les voyais juste comme des vieux cons réac’.

Une fois le bac en poche, ma mère s’est calmée d’un seul coup. Elle avait dû se fixer cette limite et se dire « il a son bac à 17 ans du premier coup, il entre en fac, il fera quelque chose de sa vie, j’ai réussi ! ». Et mon père de prendre le relais. Pendant 17 ans, il ne s’est jamais intéressé à moi, enfin ça c’est ce que je pensais, et puis voilà que du jour au lendemain il m’interdit de sortir.

Non mais il débloque le vieux !

Et j’ai passé un an à me battre avec mon père pour pouvoir faire ce que je voulais. Je n’avais pas le droit de découcher, je n’avais pas le droit de rester manger dans Toulouse avant de rentrer le soir, j’étais mineur qu’il disait et je devais obéir !

Non seulement je me sentais seul et incompris, mais surtout je me sentais complètement con face à mes potes qui eux faisaient ce qu’ils voulaient et en plus vivaient seuls ! Et puis ce fut le drame. Quand je pense à tous les problèmes que j’avais ado. Tout ces problèmes qui me paraissaient insolubles, qui m’ont maintes fois fait envisager de mettre fin à mes jours (dans la plus pure tradition ado de la chose hein !).

Franchement à la lumière de ce qui m’attendait, c’était quand même du pain béni, mais je ne pouvais pas m’en rendre compte. Donc voilà qu’un soir mes parents se rendent compte que j’aime bien sucer des bites.

Est-il besoin que je dise à quel point je me suis senti seul ce soir-là ? Surtout quand la première chose que votre mère vous dit est « tu as été malheureux dans ton enfance, tu vas aller voir un psy et ça va passer ! ».

Non maman, ce n’est pas une maladie…

Et là tout s’est enchaîné. Je finirais par partir de chez moi, par m’assumer financièrement tout en faisant mes études. Par tomber dans tous les travers : alcool, drogue, anorexie, médicaments… Jusqu’à ce beau matin de décembre ou j’ai laissé une partie de mon visage sur le volant de ma voiture.

Après 2 ans d’errances totale et de rupture familiale, j’ai retrouvé un foyer, un cocon qui m’avait tant fait défaut. C’est fou ce que l’imminence de la mort peut ressouder une famille éclatée. Non, franchement, ça vaut toutes les psychothérapies du monde !

Et puis la suite vous la connaissez, enfin pour ceux qui me lisent depuis le début tout du moins. Le constat est clair, je n’ai jamais été seul. On m’a toujours protégé. On m’a toujours soutenu. Que je le veuille ou pas, que je m’en rende compte ou pas. Mais j’ai toujours eu un filet de sécurité quoique je fasse dans ma vie.

Et aujourd’hui, à 27 ans bien sonnés, je me rends compte que c’est la chose la plus horrible qui me soit arrivée. Je ne serais jamais adulte si je compte toujours sur quelqu’un. Que ce soit des parents ou des amis, je dois réussir à avancer tout seul.

Le mois prochain ma mère va payer mon loyer et mon crédit parce que je n’aurais plus d’allocations. Ce n’est pas normal. Et pourtant c’est vital pour moi.

Et ça se ressent dans ma recherche d’emploi. Le petit confort de ma petite vie vole rapidement en éclats quand je me confronte au monde professionnel. Et les reproches de l’autre con de la semaine dernière ne sont pas infondés. Je suis un gosse gâté pourri et je m’en rends même plus compte.

Comment inspirer confiance quand moi-même j’attends tout des autres ?

J’en arrive même à dire des conneries du genre à 7h48 lundi soir « en fait, en politique, moi je rêve de me trouver un mentor, qui me forme et m’épaule pendant toute ma carrière ». Non mais ça va plus du tout ! Et pourquoi pas un père de substitution pendant qu’on y est ?

Le pire c’est que je suis incapable de me débrouiller tout seul, et ça m’angoisse moins que de me retrouver effectivement tout seul. En l’état actuel des choses, je ne survivrais pas à la mort de mes parents.

À 27 ans, j’attends encore que mon père vienne casser la gueule aux vilains méchants dans la cour de mon école…

Vie rêvée

Je suis un grand fan de séries, ça tout le monde le sait. J’aime me remplir (enfin vider plutôt) la tête avec toutes les conneries que l’on trouve à la télé (ou sur le net plutôt parce que je suis un grand impatient). J’aime la vie de ces gens, toutes leurs vies, ça me fait sourire, rire, pleurer, envie, pitié, bref, ça me fait rêver…

Ce que je préfère c’est quand la vie de ces personnages irréels peut coller à ce que j’attends de la mienne. Je suis très sensible aux problèmes des jeunes adultes (presque ou déjà trentenaires), avec des désordres amoureux comme on en voit qu’à la télé, et des familles de barges (comme la mienne ou presque), mais surtout avec une situation professionnelle.

Et c’est là que la magie n’opère plus depuis quelque temps. Je suis empêtré dans mon chômage, je n’en vois plus la fin, et quand je vois tous ces personnages de séries, qui eux, ont une vie professionnelle tellement réussie que ça passe complètement au second plan, ça me saoule.

C’est indu, ils sont jeunes, beaux, sexy, et ils réussissent bien.

Ça me fait ch***

Voilà où j’en suis dans mes désordres à moi : incapable de rêver devant mes séries, parce que je n’y vois que les ratages de ma propre vie. Alors que justement ça devrait me permettre de m’évader, de penser à autre chose, bref je devrais pas être jaloux des personnages de ces trucs à la con. Et pourtant…

Et pourtant, je ne pense qu’à ça. Ça m’obsède, je me pourris complètement la vie avec tout ça. Enfin « tout ça » c’est vite dit en même temps * soupir *

Il faut aussi rajouter le fait que j’ai plus de libido, plus du tout. Et je fais quoi de mes soirées si je baise pas et si je légume pas devant la télé ? Hein ? JE FAIS QUOI ??????



J’en suis réduit à faire mon geek, voilà ce que ça donne des mois de chômage sur une bête de sexe. Ça fait peur hein ?

Et que dire de cet article qui m’a demandé trois fois le temps habituel pour sortir de mon esprit torturé ? Si je continue à faire des articles comme ça, je vais fermer boutique avant la fin de l’année…

Le blog de Gauthier, ou comment rendre ses lecteurs dépressifs et suicidaires par mimétisme.





Ps : c’est le 700ème message sur ce blog, juste comme ça, au passage, putain 700 ! Ça en fait des km de conneries quand même ! Merci de venir toujours plus nombreux pour me lire, c’est mon petit miracle quotidien à moi. Merci, merci et merci !

jeudi 20 novembre 2008

Youtube mon amour !

Dans la série "la nuit, je dors pas et je trouve des conneries sur Youtube", la vidéo de ce soir (ou plutôt cette nuit).

Pour la petite histoire, ça date de 2007 donc et c'est à ça que servent nos redevances télé...

No comment...



Non mais franchement ils ont pas autre chose à foutre à francetélévisions ? Non ? Ouais, après tout je suis fan, alors c'est qu'ils doivent avoir raison quelque part...

De lien en lien je suis tombé sur autre chose, ça n'a aucun intérêt, à part les 3 secondes où l'ont voit la main de Nadal sur les fesses de Djokovic, en plus ils sont en boxer, ce qui gâche rien...



Bon allé, vais me coucher quand même...

Moment baroque

Vous connaissez tous mon amour pour le baroque. J'en suis pas encore à l'overdose, et pourtant, y aurait de quoi...

Aujourd'hui Mister Big m'a fait découvrir une vidéo qui me manquait. Je me dois de vous faire partager ma nouvelle passion.



Qu'est ce qu'on dit ? On dit merci Mister Big !!!!!!!!


Ps : ce truc a au moins un an, comment a-t-on pu passer à côté tout ce temps ??????

mercredi 19 novembre 2008

2012

Avez-vous déjà essayé de taper « 2012 » sur Google ? Non ? Faites-le, vous allez voir c’est rigolo !



Bon ça y est ?



Mais putain c’est quoi ton ordi ? T’es sous millenium avec un pentium II ou quoi ????? Ou genre t’as encore un 56k ?

Bon c’est bon tout le monde a vu ?

C’est drôle hein ? Bon alors moi je m’en suis rendu compte hier après avoir vu la bande annonce d’un film sobrement intitulé « 2012 » qui sortira l’été 2009. À la fin de ladite bande annonce la phrase suivante s’affiche :

Découvrez la vérité, recherchez sur Internet : 2012


Moi je pensais trouver un site, ou au pire un pitit jeu de piste, bref du marketing viral comme on l’aime quoi. Au lieu de ça je suis donc tombé sur les délires des illuminés du complot mondial de la fin du monde de l’an 2000 qu’on est pas mort à cause de bug merde alors !

J’ai d’ailleurs beaucoup aimé un article paru dans je ne sais plus quel hebdo français, le journaliste assez lucide sur la nature humaine introduit sur le fait qu’attendre quelques décennies après l’an 2000 pour vivre une autre fin du monde serait beaucoup trop demander. Donc, hop, on nous colle 2012 tout de suite !

Donc résumons : les Oracles antiques (romains, grecs et chinois), les Mayas, Merlin, les amérindiens et même Internet prédisent tous la même chose : une série de grosse catastrophes annonçant la fin du monde au début du 21ème siècle.

Si certains sont assez vagues dans la date et la cause, les Mayas, eux, sont d’une précision machiavélique : ça sera le 21 décembre 2012 à cause de l’alignement de la planète, du soleil et du centre de notre galaxie (mais si, vous savez, le trou noir géant autour duquel on vit tous !)

Ndrl : les Mayas avaient conscience d’une galaxie ? Et d’un trou noir ? ‘tain sont trop fort… Mais alors, peut-être que la civilisation Maya ne s’est pas effondrée à cause des guerres, famines ou catastrophes naturelles, non ils sont tous parti dans un vaisseau spatial ! Roh, ce qu’ils étaient fort ces Mayas !


Bref, je me suis donc régalé devant un documentaire tourné à la façon US rassemblant des scientifiques de tous horizons qui expliquent comment la fin du monde est possible ! Et sur quoi se basent-ils pour étayer leurs thèses ? La Bible ! « L’apocalypse est présente dans la Bible, c’est bien que ça va se produire un jour. La Bible c’est le plus grand livre de prophétie au monde ! ».

Ah, ben si c’est dans la Bible alors…

Dans tous les cas, ce que je retiens moi, c’est que si la croûte terrestre glisse sur le manteau, et que donc les Seychelles se retrouvent au pôle nord, alors il serait peut être temps d’aller acheter un petit bout de Terre Adélie, histoire d’avoir un endroit pour aller au soleil après l’inversion des pôles.

Non ?



Enfin, ça me rassure, y en a qui s’ennuient plus que moi pour pondre des inepties pareilles !

mardi 18 novembre 2008

C’est la crise

Hier après midi, je me suis donc pris une assez mauvaise nouvelle dans la tronche. Action-réaction : j’appelle 7h48 pour lui proposer de venir me voir le soir même, histoire de boire un verre et dire du mal !

Elle devait aller au ciné avec son z’homme, mais devant ma détresse manifeste, elle annule tout pour venir s’occuper de moi. Oui, certains soirs comme ça, j’ai besoin d’être babysitté. 19h elle arrive chez moi.

Rapidement, sur la table, nous avons : du foie gras, des macarons, du champagne et de la cocaïne.

Je n’ai peut-être pas de quoi payer mon loyer ce mois-ci, je vais probablement me retrouver sdf d’ici Noël à faire le tapin comme si amicalement suggéré ici même. Mais bordel de couille à queue, je reste classe, snob et puant : une tranche de foie, une gorgée de Piper, un rail et ça va déjà beaucoup mieux !

La soirée n’aura pas grand intérêt, on a juste profité des bienfaits de la nature pour se faire du bien, on a dit du mal, puis 7h48 s’en est retourné à son doux foyer pendant que moi j’insultais des vieux moches sur le net (oui ça me détend toujours autant)

À ce propos, c’est clair que j’ai été particulièrement désagréable avec certaines personnes. Mais quand l’alcool ou la drogue me rendent agressif envers quelqu’un c’est justifié. Alors c’est souvent disproportionné, mais il/elle le mérite à la base !

Donc je ne m’excuserais pas, fallait pas le faire chier !

Voilà, je suis toujours d’une humeur exécrable, je vais donc me retirer dans ma yourte et aller traire mon yak, parce que si je reste avec des gens, je vais en éventrer deux/trois pour le sport !

lundi 17 novembre 2008

Un goût amer

Je vous l’avais promis, voilà le dénouement de ma série d’entretiens de la semaine dernière. Pas la peine de laisser planer un suspense à la con, au vue du titre, vous l’avez compris, j’ai pas décroché le job.

Mais plutôt que de s’attarder sur ce job que je n’ai pas eu, je vais vous expliquer pourquoi je ne l’ai pas eu. Vous allez voir, c’est beaucoup plus drôle. Je n’en fais pas un mystère, je suis quelqu’un de complètement snob à la limite du supportable même. J’en joue pas mal. Mais tous mes amis savent que c’est une façade, que dans le fond je suis quelqu’un de profondément gentil et attentionné.

Enfin c’est ce que je pensais, parce que là y a de quoi se remettre en cause quand même. Donc aujourd’hui j’appelle un des mecs que j’ai vu en entretien. A la fin dudit entretien d’ailleurs il m’avait dit « je vous prends, parce que j’ai vraiment besoin de vous, on valide ça après les rdv avec le drh et le directeur ».

Du coup j’ai quand même passé la semaine sur un petit nuage moi. Et là aujourd’hui il me dit « non on va pas donner suite ». Motif invoqué ? « Vous avez un discours qui ne correspond pas avec ce que vous êtes ».

En gros : je pète plus haut que mon cul et je suis complètement déconnecté de la réalité. Ça serait drôle si ce n’était pas dans le cadre d’un recrutement, venant d’un mec qui m’assure que le retour aux 39h pas payées plus est salvateur pour les petits salaires.

Et la justification qui est venue après, du petit-lait : « vous avez tout à fait les compétences pour faire ce travail, vous seriez même devenu un très bon élément, sinon un des meilleurs, vous auriez apporté quelque chose de nouveau et de très bon à cette entreprise. Mais moi je vous vois pas rester avec nous, vous faites pas de cette carrière un premier choix, mais vous le faites par dépit ou en attendant quelque chose d’autre. Et moi je peux pas me permettre d’engager quelqu’un qui finira par partir ».

C’est en gros ce qu’on me dit à chaque entretien. Donc cette fois j’avais essayé de parler franchement de mes rêves et de mes projets pour essayer de lui faire comprendre que je pouvais très bien changer de voie sans me renier. Que je pouvais m’investir complètement dans un travail, même si celui-ci n’était pas en adéquation totale avec mes rêves d’enfants.

Mais bordel de couille à queue, qui, aujourd’hui, fait le job de ses rêves ? Qui ???????

Alors soit je suis le seul couillon à pas réussir dans ma branche et à chercher ailleurs, soit je suis le seul qui soit pas capable de mentir à un recruteur.

Dans le cas où c’est la seconde possibilité, je pense que ça fait de moi quelqu’un de bien justement…

Je vais aller m’asseoir dans un coin de mon appartement, ouvrir une bouteille de champagne pour lui dire au revoir dignement, poser mon préavis, mettre définitivement tous mes rêves dans une petite boite et y foutre le feu…

Je perds mes indemnités à la fin du mois…

Mon beau sapin

Bon, depuis aujourd'hui vous pouvez faire quelque chose de bien tout en continuant à rien foutre au taff... Ben oui, votre pauvre patron, il vous paie pendant que vous êtes en train de me lire là ! Pauvre, pauvre patron...

Donc pour vous soulager un peu la conscience, je vous propose de faire un tour sur le site Mon beau sapin. C'est un projet tout mignon, en fait Pénélope que tout le monde connait et une bande de copains dessinateurs ont décidé de faire un site de dessin. Et plus vous irez nombreux sur ce site, tous les jours, plus des gentilles entreprises donneront de l'argent à la gentille Croix Rouge qui donnera des cadeaux aux enfants qui d'habitude n'en ont pas à Noël.

Voilà, je pense que j'ai bien résumé.

Et tant que vous y êtes, faites tourner l'info !

dimanche 16 novembre 2008

Je ne trouve pas de titre

Dimanche soir, 22h et des brouettes, je suis en train de me faire ch*** sur le net à parler avec des tafioles éparpillées un peu partout en France et ailleurs. J’adore ma vie… Mais avant d’aller me foutre sous ma couette et de proférer des incantations vodoo sur la gent masculine tafiolique, je dois raconter mes dernières aventures !

Donc de mercredi midi à samedi midi, j’avais le bonheur ultime de recevoir mes parents. Douce famille qui me manque… En fait oui, ils me manquent, mais dès que je suis avec eux, je me rappelle plus pourquoi !

Ma mère est adorable, je m’entends très bien avec, et quand elle devient chiante, je lui dis et hop tout rentre dans l’ordre (genre, non maman, je ne rangerais pas mes verres comme ça, moi ça me plait comme c’est ! non mais oh !). Par contre mon père, c’est une autre paires de manches.

Comment vous expliquer ça sans tomber dans le gniangniantisme absolu… En fait mon père est chiant, mais vraiment chiant… (je pouvais pas faire plus court) Pour vous donner un exemple : il râle tout le temps, mais quand je dis tout le temps, c’est que tout le fait râler : le métro, les parisiens, les vieux, les voitures, les piétons, les gens, l’absence de gens, mes voisins, mon ascenseur, mon parking, ma cave, ma porte, ma télé, mon ordinateur, mon cendrier, ma mère et bien sûr moi !

Ça donne des situations surréalistes : on part faire les boutiques dans un grand centre commercial (les bouseux montent à la gran’ville, youhou !), et ben il est soit 3 mètres devant, soit 3 mètres derrière, il refuse de rentrer dans les boutiques avec ma mère et moi et quand il rentre dans une, il dit « non mais allez-y, je vous retrouverai ».

Autre exemple : il arrive chez moi après un passage par le métro, problème, un abruti a décider de se suicider pendant son trajet, verdict : 20 minutes à pied pour changer de ligne. Forcément ça énerve, moi le premier, donc je lui en veux pas d’être contrarié (pour une fois qu’il a une bonne raison).

Mais bordel de couille à queue, j’y suis pour quoi moi dans l’histoire ? Oui parce que pendant 15 minutes il va me gueuler dessus… Surréaliste…



Et pour en rajouter ma mère qui se rend même plus compte quand il fait ça de me dire « mais pourquoi tu fais la gueule Gauthier ? Y a quelque chose qui va pas ? », et ça m’énerve encore plus…

Bref, mes parents oui, mais loin !

Par contre le truc sympa, c’est que j’ai changé plein de choses chez moi : un nouveau fauteuil, deux nouvelles plantes, et un changement de places des affaires chez moi, plus un nouveau miroir magneuïfique !

Photos (qualité pourrie, mais j'ai la flemme de sortir l'apn donc c'est fait avec le tel, voilà) à l'appuie :



Oui, le baroque a encore frappé… (pour ceux qui se posaient la question) D’ailleurs va falloir que j’arrête, parce que ça frise l’overdose maintenant quand même.

Autre point négatif du séjour de mes parents : la bouffe, en trois jours j’ai pris 1,5 kg. Au rythme où vont les choses, il me faudra 3 semaines pour redescendre en dessous de 85 kg. Et psychologiquement ça m’affaiblit de savoir que je suis gros !

Du coup, samedi après midi j’ai battu le rappel pour fêter dignement mon retour à la liberté. Je n’ai pas vu mes amis depuis deux week-end (je parle de la bande à neuneu ou vodka club principalement). Donc j’invite tout le monde chez moi. En fin de compte personne n’est libre, et je me retrouve tout seul avec ma crève.

Dans un sens tant mieux, j’aurais eu l’air con avec 10 personnes chez moi pendant que je suis en train de décéder dans un coin pris de spasmes musculaires. Ça me fait penser qu’il va falloir que j’aille consulter parce que ça fait une semaine que je fais des trucs du genre : spasmes, fièvre, douleurs éparses mais surtout reins et tête, désordres intestinaux et tout ce qui rend glamour.



Mode hypochondriaque on

C’est quoi les symptômes du cancer ? Comment ça « lequel » ? Mais tous !

Mode hypochondriaque off

Vais quand même consulter pour être sûr hein ! Et puis comme ça en plus de coûter plein de sous à tout le monde parce que je suis au chômage, je vais aller me faire faire des analyses qui coûtent pleins de bras, pour le plaisir de creuser le trou de la sécu (et de ma mutuelle). Arf… Mais que voulez-vous, ça m’occupe au moins !

Et puis tant que j’y suis, je vous informe qu’on est en train de battre un record : ça fait 3 semaines que j’ai pas sexé ! (mais j’y pense, c’est peut-être pour ça que je suis malade, je suis jamais resté plus de trois semaines sans sexe, mon corps n’est pas habitué !)



Après vérification, je me suis rendu compte que trois week-end et trois semaines c’était pas pareil, donc en fait j’en suis à deux semaines. Mais quand même, ça commence à faire…

vendredi 14 novembre 2008

Vilaine !

Allez voir ce putain de film... J'y suis allé hier, j'en ai parlé brièvement dans mon article d'ailleurs, mais je suis obligé d'y revenir !

Ce film est donc une gentille comédie toute bien de chez nous. Les gags sont un peu téléphonés, on s'attend à tout, on n'est pas vraiment étonné et encore moins surpris. Mais nom de dieu que c'est drôle. C'est bien joué, c'est bien réalisé, c'est bien fait quoi !

Avec la voix off qui va bien, la musique qui va bien, bref un petit moment de bonheur. J'avais pas ressenti un tel bien être à la sortie d'un film depuis Mama Mia !

Pour vous donner envie, la bande annonce :



Hein, franchement ça donne pas envie ? Ben alors allez-y !

jeudi 13 novembre 2008

Petit Jésus, le retour

Ça faisait longtemps que je n’avais pas essuyé une bonne vieille blague divine, voilà chose faite. Je m’en vais donc de ce pas vous conter ma journée qui s’achève. Moi je dis, ce 13 novembre 2008 va rester dans les annales (mais non pas là ! mais je parle pas de cul… bande d’obsédés !!!!!)

Donc ce matin j’avais le rdv retour de celui de lundi. Je ne vous en dirais pas plus sur ce qui s’est passé lundi ou ce matin lors des entretiens, j’attends de voir la suite. Par contre ce qui s’est passé avant est très intéressant ! (après aussi d’ailleurs)

Donc, rdv à 9h à l’autre bout de Paris. Pour être à l’heure je dois partir de chez moi à 8h15, je calle donc mon réveil à 7h (ça fait que je me lève à 7h15, que je pars de chez moi à 8h et que donc j’ai les 15 minutes de la mort qui tue d’avance pour faire genre « je suis quelqu’un de bien »)

Hier, j’étais pas mal nase, et pour être sûr d’être bien nase, j’ai essayé l’herbe à chat que cultive mon frère chaque été. Y a pas à dire, mon petit frère, il a la main verte (ou comment me coller un fou rire, tout seul chez moi, pendant 2h). Donc quand je sombre, vers 1h du matin, je suis bien bien nase.

J’angoisse de pas me réveiller à l’heure, donc forcément, je me réveille tout seul, comme un abruti, à 6h43… Grrrr, veux dormir moi… J’en profite pour lancer le chauffage dans la salle de bain, et je me recouche. Ben vi, 17 minutes, c’est 17 minutes !

Mon réveil sonne à 7h, je flémarde donc au lit 15 minutes, comme prévu. Vous savez le petit quart d’heure où on fait semblant de dormir, qu’on se réveille tout doucement en écoutant le bruit dans la rue, en sortant fébrilement un bras et en le rentrant tout de suite parce que ça caille.

Moi j’aime ce moment, et j’en ai besoin. Je m’étire donc dans tous les sens sous ma couette. 7h17, je décide que ça suffit et je me mets en branle (ce verbe marque une action qui n’a rien à voir avec la masturbation, merci de garder vos blagues vaseuses !). 7h21 j’ai lancé l’eau de mon thé et j’allume l’ordi.

Msn s’ouvre, Isia me gratifie d’un « ben alors, ça fait plaisir de te voir connecté avant 15h ! C’est l’effet « j’ai mes parents ce week-end » ? ». Muarf, il m’arrive d’avoir des activités diurnes et matinales, bande d’andouilles…

Ndlr : j’aime mes amis hein, mais des fois ils se moquent de moi, et le matin, au réveil, j’ai pas d’humour moi !


Je commence donc à la saluer comme il se doit avec un amical « vieille truie ! », quand quelque chose sur mon bureau m’agresse le regard. Une horloge s’obstine à afficher 8h31. « Diantre, elle est cassée elle ! ». Je regarde mon portable pour vérifier, il est bien 7h21. Dans le doute je vérifie l’heure sur mon ordi : 8h31.

Aïe…

« Euh… Isia, il m’arrive un truc de ouf là, il est quelle heure dans ta partie du monde (elle vit en banlieue, c’est pas pareil la banlieue !) ». Et de me répondre qu’il est aussi 8h31 dans son monde à elle…



J’ai rendez-vous à 9h pour un entretien d’embauche…



Le premier entretien d’embauche pour un job intéressant depuis plus de deux mois…



ET MON PUTAIN DE TÉLÉPHONE PORTABLE DE MES DEUX C…. DÉCIDE DONC TOUT NATURELLEMENT AUJOURD’HUI D’AVOIR 1H15 MINUTES DE RETARD SUR LE RESTE DU MONDE À GMT+1 ??????????????????

AAAAAAAAAAAAAAAAAAAHHHHHHHHHHHHHHHH

Il me reste donc 29 minutes pour me raser, me laver, me cravater et traverser la capitale ! Finger in ze nose…

Résultat des courses : je suis arrivé avec une heure de retard et une énorme envie de mourir.

Alors je lance une réflexion, comme ça, pour essayer d’obtenir une réponse, parce que là, ça commence à bien faire : je suis la réincarnation de quel dictateur sanguinaire ?

Non parce que pour avoir une loose pareille, je suis au moins à l’origine d’une demi-douzaine de génocide ! Non ?

Quand je vous dis que petit jésus il m’aime pas et que je suis son plus grand moyen de distraction…

Le reste de la journée n’aura aucune utilité. Sauf que j’ai fait les boutiques avec mes parents, enfin avec ma mère pendant que mon père râlait devant la porte du magasin. Que je me suis fait agressé verbalement par un animateur pour les hôtels F1 alors que je voulais juste lire une affiche :

- Allez, n’ayez pas peur, venez tenter votre chance à notre graaaaaaaaaaaaand jeu, venez défier crazyboy et gagner plein de douceurs !!!!!
- (tente de lire une affiche sans lunettes)
- Allez, approchez, oui jeune homme, approchez, n’ayez pas peur !
- (se dit qu’il devrait porter ses lunettes plus souvent mais continue à lire l’affiche)
- Jeune homme, venez, approchez !
- (se barre sans avoir rien compris à l’affiche, sûrement à cause du con qui beugle dans son micro à 3 mètres de là !)
- JEUNE HOMME EN NOIR, VENEZ, APPROCHEZ !!!!!!!
- Gné ? (à ma mère) Mais c’est sur qui qu’il hurle là ?
- (ma mère explose de rire, et me jette un regard genre « c’est à toi qu’il en veut, fais gaffe il arrive », le temps que je me retourne il est à 15 cm de moi, et toujours dans son micro en hurlant) Vous avez une bouteille de coca, vous aimez les douceurs, j’ai plein de douceurs, venez avec moi, ça prends 5 minutes !
- Mais, mais, mais, je voulais juste lire une affiche moi… et je…
- (éloignant le micro de sa bouche, et me regardant droit dans les yeux avec ses magneuïfiques yeux verts parfaits) Non mais c’est pas une obligation, mais si tu veux tu peux avoir des douceurs, voilà tout…


Et là, comme un con, je me suis barré en bredouillant un « nior’voir m’sieur », parce que la seule chose que j’aurais pu dire d’autre aurait été « je veux bien de la douceur avec toi, mais il ma faudra plus de 5 minutes, et je suis pas sûr de rester doux tout le temps ! »

Que je suis allé voir Vilaine au cinéma, et que ce film il roxxe sa mère la pute en string tellement j’ai failli me faire pipi dessus de rire ! (moi si je me suicide un jour, ça sera comme Marie-Lou Berry dans ce film). Que j’ai mangé dans un resto cantalou, et que j’ai trouvé une autre forme de suicide, inconnue à ce jour, mais qui promet de faire des ravages dans le palmarès des « suicides les plus drôle de 2008 » : le suicide par indigestion de truffade !

… blurp…

Tu en veux de la vie de rêve lecteur, en voilà !

… blurp…

Allez, un kilo de citrate de bétaïne et au lit la grosse ! (plus jamais je mange, plus jamais)

… blurp…

‘tain mais il était beau l’autre con avec son micro… (frustration : one point !)

… blurp…

mercredi 12 novembre 2008

Pendant ce temps à Santa Cruz…

… hier j’ai eu 39°C de fièvre du milieu de l’après midi à minuit à peu prés. D’après ma maman c’est le stress qui m’a fait ça. Je psychomatise beaucoup, mais en général c’est plutôt des maux de ventre. Un peu de nouveauté donc apparemment !

Forcément, hier j’avais autre chose à foutre que d’avoir une poussée de fièvre. Je devais faire le ménage en grand, des lessives et du rangement. A 39°C, il semblerait logique que j’ai dû reporter tout ça et que j’ai légumé, non ?

Ben non. J’ai passé l’aspirateur en me tenant à lui pour pas tomber, je me suis moi même suspendu à mon étendoir à linge pour tenir arriver à nettoyer le carrelage de ma salle de bain, j’ai fais la vaisselle assis… Ça m’a pris 3h au lieu d’une petite heure, mais nom de dieu, j’ai tout nettoyé quand même !

Dieu que je suis con parfois quand même…

Mais la saleté et le bordel, ça m’obsède encore plus quand je suis malade, je peux pas guérir correctement si ma vaisselle n’est pas faite et s’il y a des traces de calcaire dans ma baignoire ! (je sais, faut que je me fasse soigner)

Et puis, aujourd’hui, aux alentours de midi par là, devinez qu’est ce qui se passe de ‘achement fun dans ma life de dépravé ?

MES PARENTS DÉBARQUENT CHEZ MOI !!!!!!!

-_-‘

Ça risque d’être une longue fin de semaine…

Non mais ne vous méprenez pas hein, j’adore mes parents, mais je les aime encore plus quand ils sont loin et surtout, surtout pas ensembles ! Parce que là, ça va être 3 jours d’engueulade mémorable !

Tu m’étonnes que je fasse un 39 de fièvre la veille, moi, après ça…

Allez, je serai peut-être pas trop présent jusqu’à la fin de la semaine, mais bon j’emmagasine plein de trucs drôles et je vous les raconte tout bientôt !



Ps : je ne parle pas de mon entretien d’embauche, parce que 1/ le truc est toujours en cours, alors par pure superstition, je dis rien et 2/ j’ai la flemme, mais grave !

mardi 11 novembre 2008

Ça enfle…

Dans la série « je me la pète grave », la nouvelle du jour : je suis dans Sensitif ! Bon, ça serait encore mieux s’ils n’avaient pas fait un article sur Mister Bitch AVANT d’en faire un sur moi… Mais bon, je leur pardonne !

Non, je n’ai pas autant la grosse tête que ça. (si si si, des fois je suis fréquentable même).

Donc après une interview dans Têtu, l’article dans Sensitif… À quand le 20h ?????? Le seul souci, c’est qu’un journaliste ne peut pas tout lire quand il fait un petit article sur un blogueur. Surtout que chez moi il y a 3 ans d’archives et que ça doit représenter… Euh j’en ai aucune idée en fait ! Bon, j’ai vérifié, donc ça représente 687 messages (688 avec celui-là !).

Et ça donne quelque chose de rigolo au final :


Alors merci Madame, ou Mademoiselle je sais pas trop, pour ce joli article, ça me fait très beaucoup plaisir que vous ayez pris du temps pour parler de ma petite personne. En bon Narcisse que je suis, je ne peux être qu’heureux. Mais permettez-moi de préciser deux trois choses quand même.

J’ai séché une formation ANPE, UNE SEULE FORMATION DANS TOUTE MA VIE, c’est peut-être pas le peine de me résumer avec ça… Et puis je suis pas au chômage depuis 10 ans, juste depuis 6 mois (bon en définitif c’est pareil, c’est la loose, mais quand même).

Ensuite, sur mon âge, que dire, mon côté Miss Fine est plus que flatté. En fait, il le serait s’il y avait des photos de moi « oui j’ai 25 ans, depuis 10 ans déjà… ». Mais en fait le « 25 ans » je le dois à mes textes, et là ça me vexouille un chouillat. Ben j’en ai quand même 27 et demi (pile poil en plus, suis du mois de mai), et ce n’est pas un secret d’état.

Bon, comme le dit si bien Océane « estime-toi heureux qu’elle ait dit 25, je te rappelle qu’on a toujours pas dépassé les 15 ans d’âge mental… cette adolescence qui n’en finit pas… ça te fatigue pas toi ? »

Merci Océane, on te rappellera en deuxième semaine (counnasse).

Je râle, je râle, mais en fin de compte je le redis encore : merci à toute l’équipe de Sensitif ! Le choix de l’extrait est plutôt excellent (je me souvenais même plus l’avoir écrit, mais c’est vrai que je peux être drôle des fois).

Par contre je ne vous remercie pas pour mon problème d’ego. Là c’est définitif, je passe plus les portes…


Le site du Magazine Sensitif ici. (ils vont même gagner une pub chez moi, oui suis comme ça moi « grand seigneur de la publicité gratuite »)



EDIT

Ben en fait ils proposent pas de bannières sur leur site, et moi je sais pas faire les bannières,(oui suis nul moi en Internet!). Alors si un gens de Sensitif passe par ici, il faut pas hésiter à m'envoyer une bannière dans ma boite mail et je vous publiciterai, voilà...

lundi 10 novembre 2008

Mon monde à l’envers

4h30, je viens de finir de repasser mes chemises de costume, j’ai ciré mes chaussures, je me suis rasé de prés, j’ai même fait un gommage pour avoir un teint de jeune fille. Vous vous dites que je vais vraiment pas bien pour faire ce genre de chose au milieu de la nuit au lieu de dormir comme tout le monde !

Et vous n’avez pas tort…

En fait je suis censé me lever dans moins de deux heures pour un entretien d’embauche. Oui il y a des gens qui ne font pas le pont et qui collent des rendez-vous important à 9h un lundi matin à l’autre bout de la région parisienne. Et dans l’angoisse ultime de ne pas me réveiller, j’ai préféré ne pas dormir.

Je suis complètement fou, je vais avoir la tronche dans le cul pour passer mon premier entretien depuis plus de deux mois !

Et le plus drôle dans l’histoire c’est que j’ai le même jeudi matin à 9h !

Youhou !

Mais je ne vais pas me plaindre, non, je suis trop content d’intéresser encore un recruteur…

Je vais profiter de cette insomnie imposée pour vous raconter mon week-end. Personne ne me lira demain, parce que vous ne me lisez que du boulot et je sais que vous faites tous le pont, mais moi ça m’occupe !

Donc vendredi soir, j’ai revu ma Queen Mum pour un petit repas avec sa sœur. On a bien mangé, on a bu une bonne bouteille, on a dit du mal des mecs, tout allait bien dans le meilleur des mondes.

23h, la sœur va se coucher, la Queen Mum et moi-même sommes passablement éméchées, et nous décidons d’aller nous finir dans le Marais. Le bar est sympa, plein de monde, mais on se fait un trou au comptoir très rapidement. Là tout s’emballe. On commande 4 shots, on en boit 6, puis on en commande 8 on en boit 12 (c’est dingue cette inflation !).

On fait rire le barman apparemment qui nous arrose donc avec délectation jusqu’à ce que mort s’en suive. La mort qui ne tarde pas pour nous deux. J’ai très peu de souvenirs à partir de minuit trente.

J’ai quelques flashs, je me suis à moitié engueulé avec un ex de la Queen Mum, j’ai parlé avec une sourde (je l’ai même embrassée je crois), j’ai tenu les cheveux de mon pote qui se répandait dans le caniveau quasiment sur les chaussures du videur (classe !), j’ai dragué le serveur (honte puissance mille).

Vers 3h30 on était plus du tout attribués, je trouve la force de dire à mon pote qu’il faudrait qu’il rentre, histoire de pas dormir dans le caniveau. On est tout à fait conscient que l’un comme l’autre on est incapable de la ramener chez lui (affreusement loin de là où on était). Il décide donc d’aller dormir chez un pote à lui pas loin.

On réveille donc un illustre inconnu pour moi à 4h moins le quart du matin, le mec gentil et serviable prend l’alambique sous son aile. Alambique qui me laissera un message des plus drôles par la suite « je… je… je… suis chez… hips… un ami… il faut pas… t’inquiéter ! » et derrière l’ami en question de dire « mais il le sait, il t’a amené chez moi ! ».

^^

Je me moque parce que je fais pire, tu sais que je t’aime chérie !

Bref, je me retrouve sur le trottoir avec un taux d’alcool indécent. Je ne trouve pas de taxi. Un mec en moto s’arrête et me propose (contre rémunération) de me déposer quelque part. Je n’ai jamais fait de moto de ma vie, je suis saoul à en mourir, donc j’accepte. J’arriverai entier à mon point de chute. Dieu est grand…

J’arrive donc en boite, je suis rond, cuit, mort, détruit, je n’ai quasiment pas de souvenir. Je sais que j’ai dragué un joli garçon, puisque je ne suis pas rentré seul. Une fois chez moi tout est encore plus flou, je crois même que j’ai pleuré à un moment. En tout cas si je lui ai pas fait peur je lui ai suffisamment fait pitié pour qu’il ne me rappelle pas !

Ndlr : je sais qu’il a mon numéro, ça j’en suis sûr ! Y a des trucs comme ça qui restent…


J’ai passé mon samedi très très très malade, je me suis promis de ne plus jamais retoucher une goutte d’alcool de ma vie (comme d’hab !). J’ai dû annuler mon repas avec Connard d’ex tellement j’étais pas bien… Et pour que j’annule un repas gratuit, c’est que je vais pas bien du tout, hein !

Bref j’ai été minable à souhait, même pas foutu de ramener un mec sans le faire fuir… Pathétique…

Mais c’est pour ce genre de récit à la con qu’on m’aime ! Hein ?

Bon, je vais finir de me préparer pour l’entretien, je suis fou !

vendredi 7 novembre 2008

Une journée ordinaire

Mon jeudi a été… intéressant ! Je ne vois pas d’autre mot. Laissez-moi vous conter tout ça.

Je me suis encore levé atrocement tard. Je n’arrive pas à me remettre à l’endroit, je dois voir le soleil (derrière les nuages) moins d’une heure par jour avec mes conneries, mais ça n’empêche pas d’avoir des nuits bien remplies !

Au saut du lit, je reçois un coup de fil d’un journaliste de Têtu. Il fait un papier sur les jeunes gays qui tiennent un blog. On a papoté pendant une vingtaine de minutes. Il m’a bien caressé dans le sens du poil. D’après une copine, elle-même journaliste, c’est parce qu’il faut « flatter son sujet ». Jalouse, il m’aime peut-être beaucoup ce journaliste, c’est tout !

Ndlr : l’article en question est à paraître dans le numéro de janvier. J’aurais l’occasion de revenir là-dessus pour me la péter encore plus !


Je vous raconte pas comment ça m’a gonflé l’égo. Je ne tiens pas ce blog pour me la péter grave avec mes milliards de lecteurs quotidiens, mais pour moi. Et là qu’un journaliste vienne me voir de son propre chef parce qu’il trouve ce que je fais intéressant, ben ça va m’empêcher de passer les portes pendant quelques temps.

Une fois les pieds revenus sur terre, je me mets en branle, une longue soirée m’attend. En effet c’est jour d’élection chez les militants socialistes. Je ne vous ai pas embêté avec ça ici ces derniers jours, mais ça m’a remis un peu le pied à l’étrier tout ça.

Depuis fin septembre, je n’ai plus de contact avec les hommes politiques, je cherche du taff juste dans le privé, persuadé que ça ira plus vite que tenter de (re)faire mon trou auprès d’un gens important investit d’un mandat.

Et cette semaine, mon téléphone et ma boite mail se sont affolés de toutes parts. C’était la chasse au vote. Ils sont venus chercher MON vote ! Parce que bizarrement quand je leur écris pour leur dire que je suis chômeur en fin de vie d’indemnités et que j’ai besoin d’un taff, on me répond pas. Par contre quand il faut voter pour eux, tout de suite ça va dans le « on se tutoie hein ! bon alors tu as décidé pour qui tu votes ? »

Mouais…

Le fait est que j’avais fait mon choix depuis longtemps de toute façon. Ce qui a d’ailleurs donné un échange surréaliste avec un sénateur qui voulait me faire changer d’avis… « Embauche-moi et promis, je change mon vote ! ».

Non je ne lui ai pas dit ça, mais j’aurais peut-être dû !

Je me suis donc rendu tout guilleret dans ma section. C’est la première fois que je vote en tant que militant, je suis donc un peu perdu, je suis pas sûr d’être à jour dans mes cotisations. Je galère pour trouver et comprendre le bulletin de vote. Bref, tout va bien…

Une dizaine d’élus sont venus me dire bonjour, tient, ils se souviennent que j’existe eux aussi ? Dont un qui m’a carrément tapé la bise et dont j’ai complètement oublié le nom (honte à moi).

En repartant, je bute dans un autre élu, il me salue chaleureusement, me ressort le fameux « on se tutoie hein ? ». Oui parce que pour être tout à fait honnête, je suis incapable de tutoyer les élus, je sais pas pourquoi, mais je fais un blocage, et eux ils aiment pas, on est socialistes, donc on se dit « tu » !

Bref on échange des banalités, il est en train de parler à mon ancien boss donc celui-ci me salue chaleureusement et me gratifie d’un « alors qu’est ce que tu deviens ? » et la conversation de l’impossible s’engage :

- Ancien boss : bon alors j’ai reçu des tas de coups de fils te concernant, tu as été très sollicité dis-moi !
- Moi : oui c’est surtout moi qui ai arrosé toute la classe politique parisienne !
- Alors tu as choisi de travailler avec qui ?
- Ben en fait je suis toujours au chômage, personne ne m’a proposé de travail encore…
- Ah bon ? (air consterné et compatissant à la fois)


On s’est quitté non sans me rappeler que j’avais son numéro personnel et qu’il ne fallait pas que j’hésite à m’en servir. Il m’a aussi promis de regarder s’il pouvait faire quelque chose pour moi. Manifestement il m’aime bien. Je n’en étais pas complètement persuadé, dans le sens où je n’ai pas été en mesure de lui prouver que je pouvais être un bon élément vu que mon contrat s’était déroulé dans des conditions plus que particulières…

Je me suis dirigé vers la sortie le cœur léger. C’est con, mais les revoir tous, qu’ils se souviennent de moi, tout ça, tout ça, ben ça m’a regonflé. Je suis peut-être pas complètement nul en fin de compte. Et surtout peut-être pas complètement inutile et irrécupérable !

Sur le trajet du retour, je suis passé voir le nouvel appart de MonsieurF et j’ai eu des nouvelles de ma queen mum qui a eu quelques soucis dans son couple. Bref j’ai eu un jeudi hyper sociabilisé. Ça rattrape ma semaine mode « grumphf je reste sous ma couette pour gérer ma descente ! ».



Tu m’étonnes que je tienne un blog ! T’en connais beaucoup des gens qui ont ma vie toi ?

^^

jeudi 6 novembre 2008

Same player shoot again

Ça faisait longtemps que je ne vous avais pas parler de ma vie sexuelle, donc je m’empresse de rectifier tout ça !

Ndlr : en même temps si je n’ai rien raconté ces derniers temps c’est surtout parce que j’ai quand même la vie sexuelle d’un mormon dépressif !


Donc, après ma soirée de fol’ail dimanche soir, je me suis réveillé lundi avec une énooooorme envie de sexe. Vous connaissez sans doute, cette envie d’enculer tout ce qui passe à cause de l’amorce de descente d’alcool et d’autre ! Et si vous ne connaissez pas, ben maintenant vous savez ce que ça me fait à moi…

C’est toujours comme ça après une grosse soirée, j’ai besoin de contact charnel. Et si possible avec un beau rugbyman à peine majeur (pédophile powa !). Lundi soir donc, je me connecte sur tous les chats que je fréquente. Me voilà jonglant avec une dizaine de conversations qui se ressemblent toutes : « salut, tu suces ? ».

Poésie, poésie…

Malgré l’érection turgescente qui m’assaille dès que je vois un beau mec se connecter, je reste vigilant et je slalome entre les vieux, les moches, et surtout les vieux moches qui cherchent du bareback (va falloir qu’ils pensent à mourir de leur multiples infections un jour, qu’on ait la paix !)

Enfin, vers 1h du mat’, un mec que j’ai déjà pratiqué avec bonheur il y a de cela quelques mois vient me titiller le bout avec un caliente « salut tu te souviens de moi ? ». Non mais c’est clair qu’il me chauffe à me dire ça ! Non ? Oui bon, j’ai le feu, donc le fait de me dire bonjour est interprété dans mon esprit tordu par un « il me veut en lui ».

Hum…

Le fait est, que oui, pour une fois je me souviens d’un mec que j’ai joyeusement enculé des semaines auparavant. C’est assez rare pour être souligné ! Je me souviens de deux genres de garçons : les plans foireux de chez foireux (mais vraiment foireux) genre : il m’a demandé de lui pisser dessus et/ou il m’a laissé une trace de merde de la taille de l’Alaska sur la cuisse à la faveur d’un changement de position, ou alors les plans multiples orgasmes (oui c’est possible chez les mecs) genre il m’a collé au mur et j’ai mis 20 minutes à reprendre mon souffle une fois l’accouplement terminé !

Pour ce qui est de ce garçon précis, c’était un bon plan tout à fait banal dans le fond et la forme, mais il avait quelque chose de particulier qui a retenu toute mon attention : il est monté 22 par 6 !

Oui ça marque mon esprit tortueux ce genre de détail !

Comme c’était plutôt sympa la dernière fois et que j’ai très faim, je me précipite chez lui au milieu de la nuit. 20 minutes plus tard, j’arrive chez lui les cuisses en feu (aucun rapport avec mon envie de sexe, faut juste que j’arrête de me prendre pour Lance Amstrong dès que j’enfourche un Vélib’ !)

Après les formules de politesses d’usage, on se saute dessus : bisous, caresse, fellation d’une minute offerte par la maison, là il me dit « hop doucement, ça risquerait de partir vite ! ». Que voulez-vous, je suis le roi de la pipe, c’est un fait, je suce comme un dieu…

J’arrête donc ce que je suis en train de faire, histoire que ça se termine pas sur une énorme frustration pour moi. On reprend les câlins et les bisous, et là au bout d’une autre minute j’ai le droit à :

- Je suis vraiment désolé !
- Pourquoi ça ? (je m’imagine tout plein de choses bizarres)
- Je viens de jouir…
- …


Un record absolu vient d’être battu mesdames et messieurs, j’ai fait jouir un mec en deux minutes, donc une où je ne touchais absolument pas de zone érogène ! Je suis doué, c’est un fait, mais des fois j’aimerais l’être un peu moins…

Frustration : + 1500 pts

Après un câlin de 5 minutes où j’attends gentiment qu’il me dise « c’est bon on recommence » il me dit « non mais là faut que je dorme ! ». Ben voyons… Je reprends donc mon Vélib’ et je rentre chez moi avec la ferme intention de me faire livrer absolument n’importe quoi qui ressemble de près ou de loin à un mec.

Faut que je baise !

Mais le constat est vite fait et facile à deviner : à 2h30 du mat’ en semaine y a pas grand chose de bouffable, même à Paris. C’est la misère, et j’erre quand même pendant 30 minutes dans les méandres du rézo dans l’espoir que Brad Pitt se soit perdu et me propose de me faire une portée !

Je finis par trouver un joli garçon, jeune et plein d’entrain, qui me dit qu’il me veut là maintenant tout de suite. Trop beau pour être vrai… Mais je le laisse quand même me proposer un truc cheulou.

Ndlr : c’est inversement proportionnel sur deux points : plus il est tard et plus ils sont beaux et jeunes, plus ils cherchent des trucs de oufs. On m’a quand même proposé un plan uro dans une station de tram un soir ! Si si si si, ça existe et sur moi que ça tombe !


Le mec en question ne semble pas trop bizarre, sauf qu’il m’annonce qu’il en a pour une heure de vélo avant d’être chez moi. Mouais, en même temps qu’est ce que je risque ? Je me colle donc devant la télé en l’attendant. La suite, vous la devinez tout seul, il n’est pas venu !

Mais j’ai quand même eu un texto mardi matin pour s’excuser ! Con mais poli…

Moralité, je me suis couché avec mon envie d’enculer un arbre. Et ça fait deux semaines aujourd’hui que j’ai baisé personne ! ET ÇA COMMENCE À FAIRE LONG !!!!!!!

Planquez vos caniches et vos hamsters, j’ai du chatterton et je n’hésiterais pas à m’en servir !

mercredi 5 novembre 2008

Au cas où...

... vous commenciez votre journée par lire mon blog avant d'allumer la télé ou la radio à votre réveil, je vous informe donc que Barack Obama sera le prochain président des states !

J'ai passé la nuit devant mes multiples chaînes d'infos (je me rappelais pas que j'en avais autant d'ailleurs), pour suivre ce qui restera un jour (ou plutôt une nuit) historique !

C'est con, mais ça me rend heureux, maintenant seul l'avenir nous dira si ce président là fera du bien à son pays et au reste du monde !

Je file me coucher, demain je me replonge dans la politique franco-française, c'est l'élection du premier secrétaire, moins glamour mais bien plus proche de moi (nous?).

Allez, bonne journée à tous !

mardi 4 novembre 2008

Brazil !

Dimanche soir, 20h, je viens de passer l’après-midi à m’abrutir sur Civ IV. Je me remets de mon week-end tout doucement, je fais chauffer des restes de pizzas et allume la télé pour me coller devant les conneries habituelles. Le téléphone sonne :

- Salut Gauthier, c’est la sale môme, tu fais quoi ce soir ?
- Rien…
- Je vais boire un verre avec un pote, après on vient chez toi, j’amène la vodka, ok ?
- Vendu…


Le temps de faire le ménage chez moi, de me faire beau, et de me mettre dans l’ambiance (de me servir un petit Martini), le téléphone ressonne :

- Ouais c’est encore moi, en fait y a une soirée-qui-tue-sa-mère-la-pute, tu viens ?
- Ok j’arrive !

Vous noterez à quel point je suis encore maître de mes décisions ! Mais que voulez-vous, je peux rien refuser à la sale môme, et puis j’avais très envie de sortir en fin de compte, c’est juste que je ne m’en étais pas rendu compte sur le moment.

On se retrouve donc à 4, la sale môme, son chéri et un pote à eux dans une soirée du dimanche soir. Il est 22h, on est un peu seuls, mais on boit et on s’amuse bien. La boite se rempli petit à petit. Il n’y a que des hétéros, alors que normalement c’est une soirée gay, mais c’est pas grave, j’ai du champagne, alors je vais passer une bonne soirée.

Vers minuit, on nous livre un colis en direct de Colombie (pas besoin de dessin je suppute ?). Et le va-et-vient à 2/3 dans les chiottes commence. J’en ai plein le nez, la soirée s’annonce sous les meilleurs hospices. Les mecs sont beaux, bien qu’hétéros, et ils me laissent leur faire des bisous. (oui il m’en faut peu !)

Deuxième livraison, il est minuit trente, on est d’équerre…

Tant et si bien qu’on commence à plus être discret du tout. Je rappelle à ceux qui l’auraient oublié (comme nous à ce moment de la soirée) que la vente, l’achat et la consommation de stupéfiant est interdite en France !

Bref, un videur vient me voir, il m’attrape par le col et me traîne sans ménagement dans un coin isolé et m’empêche de partir. Là, je flippe, je me dis qu’il va tout gentiment m’en foutre une avant de me foutre dehors… J’en mène pas large, même si je comprends pas trop pourquoi il voudrait me taper avant de me foutre à la porte. Bref… Conversation :

- Je vais te poser une question et tu as plutôt intérêt à pas te foutre de ma gueule et à répondre !
- Oui…
- Tu as de la C sur toi ?
- Non… Pas sur moi…
- Arrête de te foutre de moi !
- Le fait est que j’en ai pas sur moi, pourquoi tu veux savoir ça ?
- Oui mais vous en prenez avec vos amis, je vous vois faire depuis tout à l’heure ! Alors tu vas aller voir ma copine là, et lui offrir une trace, et après je vous fous la paix…
- Vendu…


Oui vous avez bien lu, un videur me propose de lui verser un pot-de-vin sous forme d’une trace à sa cops pour nous couvrir… Mais où va la France ?

Ndlr : le premier qui dit « dans ton cul », je le fume !


Je prends donc la fille par le bras et on s’enferme dans les toilettes. Là je remarque qu’elle est pas vraiment dans un état normal. Je lui demande si elle a beaucoup bu, elle me dit que oui et qu’elle a besoin d’un petit remontant. C’est la première fois qu’elle en prend, je suis un peu gêné et lui demande si c’est vraiment ce qu’elle veut.

On discute un petit moment, et je finis par lui faire une mini-trace (le truc, même ta grand-mère pourrait la prendre), juste pour qu’elle goûte. Je lui fais mon laïus sur la drogue (c’est pas parce que j’en prends que je suis inconscient des risques, je suis super rodé pour le « dis non à la drogue ma fille ! »)

Je retourne à mes occupations, et sur le trajet je m’emplafonne un joli garçon, je me confond en excuse et on engage la conversation. Il est brésilien, étudiant à Paris, 22 ans, gay, mignon comme un cœur…

Vous voulez vraiment la suite ?

Ben on a fait plein de bisous et de câlins !

Que voulez-vous, je suis faible devant un beau garçon, alors en plus un brésilien, je peux pas dire non, c’est plus fort que moi !!!! Au bout de quelques bisous, il me dit le plus naturellement du monde « tu as un goût de cocaïne dans la bouche, mais c’est bien, j’aime bien les garçons comme toi ! ».

Ah…

Je ne sais comment je dois le prendre…

La soirée se termine, en partant je tombe sur un autre videur, je lui demande où est son collègue pour que je puisse le saluer et là il me dit « ce monsieur ne travaille pas chez nous, on l’a foutu à la porte, il emmerdait les clients en racontant ses cracks ! ».

Alors là, je le crois pas, je me suis fait roulé dans la farine par un petit con qui se prenait pour ce qu’il n’était pas, et abusant de ce pouvoir fictif a obtenu de moi que je lâche de la c à sa copine !!!! Putain, les gens n’ont plus de morale !!!!!

Ndlr : le pire c’est que j’aurais pu avoir ce genre d’idée… je dois admettre que je ne suis pas la seule personne pourrie sur cette Terre ! C’est de bonne guerre…


En sortant de la boite, mon joli brésilien me demande mon tel, on papote deux minutes, mes potes veulent aller en after, moi je décide de les suivre et de revoir le brésilien dans la semaine. Mais une fois sur le trajet, tout redescend. Je sens que j’ai qu’une envie : dormir. J’abandonne donc mes amis, et je rentre tout seul chez moi.

Je mettrais 3h à m’endormir, fatalement, avec ce que je me suis envoyé dans le nez toute la nuit… Le lundi sera rude et long ! Mais ça c’est une autre histoire !!!!!

Moralité : quand tu te drogues, sois discret !

Bof non c’est nul ça !

Moralité 2 : quand tu te drogues, fais-le avec panache !

Mieux…

lundi 3 novembre 2008

dimanche 2 novembre 2008

Fais-moi peur !

Vendredi soir, c’était halloween, une raison suffisante pour que le vodka club se réunisse et se déguise en n’importe quoi ! Mais comme ça suffisait pas vraiment, on a aussi décidé de fêter l’anniversaire d’Elle (mais si vous la connaissez, Elle c’est la chérie de Grenouille). Donc avec toutes ces raisons, ça a donné un grand n’importe quoi dont seuls nous avons le secret.

Elle doit venir passer le week-end sur Paris, Elle a demandé à 7h48 et Grenouille d’au moins prévoir un gâteau pour fêter dignement son année de plus. Ils ont gentiment répondu « mouais on verra si on a le temps ! ».

En fait pendant toute la semaine, le vodka club s’est activé en secret pour lui faire une soirée d’anniversaire surprise décadente à souhait. Le jour dit, personne ne lui a souhaité son annif, histoire de bien lui foutre la pression. Pendant ce temps Grenouille nettoyait son appartement (si si si si, je vous jure, il a fait un énorme effort…).

Et tout le vodka club s’affairait dans tous les sens pour trouver des cadeaux, faire ou acheter des déguisement, et prévoir de la vodka en quantité suffisante pour assommer un régiment russe.

On se retrouve tous chez Grenouille à 21h30 (donc arrivée 22h pour les plus à l’heure, 23h pour les plus en retard, mais je crois qu’on a vraiment un problème avec l’heure dans ce groupe). Tandis qu’Elle se retrouve affublée d’un déguisement ridicule par 7h48 qui lui dit « tiens mets ça, ne pose aucune question, et monte dans ce taxi ».

Bon, comme Elle n’est pas trop con, elle a pigé que quelque chose l’attendait au bout de la course de taxi. Mais je crois qu’elle a été quand même pas mal surprise par l’ampleur du phénomène : 10 abrutis déguisés en n’importe quoi hurlant « joyeux anniversaire » quand Elle passe la porte !

Cerise sur le gâteau ? Ma présence ! (7h48 lui avait dit que j’étais à Toulouse, la fourbe !).

Pour les déguisements, nous avions deux démons, une gotho-pute, un maître vodoo, un Joker, une momie (magnifique la momie), un jeune des bas-fonds en mal de baston et votre serviteur en travelopute de fin de nuit (il faut que j’arrête de me traveloter à toutes les occasions, on va finir par se poser des questions sur ma sexualité au bout d’un moment !).

Et la reine de la soirée était en Candie morte (recyclage d’un déguisement de 7h48 qui avait fait sensation il y a presque deux ans maintenant). Bien sûr il faudra vous imaginer tout ça, je ne mettrais pas de photos…

La soirée commence donc sur les coups des 22h30, on boit, on rit, on se raconte nos vies, on dit du mal des absents, on prend des photos débiles, bref on passe une excellente soirée quoi !! Jusqu’à l’intervention de la voisine hystérique de Grenouille qui s’est mise à lui hurler dessus comme la dernière des charretières.

Tout le monde suggère à Grenouille d’appeler les flics pour lui dire que sa voisine s’est plaint de sa soirée alors qu’on est tout sage (pour éviter qu’ils viennent et que j’ai à ouvrir la porte avec ma perruque rose et ma robe léopard !). Il nous assure que tout se passera bien, et il avait raison, les flics ne sont pas venus.

Ndlr : c’est pas juste, moi dès que j’ai plus de trois personne chez moi passé 23h, j’ai la police, lui il a 10 alcooliques qui hurlent sur le Rocky Horror Picture Show et les flics s’en foutent… Je vais déménager…


La soirée prendra fin vers 3h30 quand Grenouille viendra me glisser un délicat « on a perdu 7h48, elle est cuite et recuite, il faudrait la ramener ! ». Bon, ben j’ai compris, l’enlève ma perruque et on va la coucher !

Finalement elle rentrera en taxi sans moi, mais avec des amis quand même, et moi et le psy on décide d’aller en boite pour se finir tranquillement jusqu’à l’ouverture du métro. Le psy ne connaissait pas ma boite préférée, il a adoré. J’ai recroisé l’ex du pont, fatalement, je me suis fait dragué par un lourd de chez lourd, fatalement, et j’ai fini carpette version morte poulesque, bref une soirée banale…

Sur le trajet du retour, le boulet se met à nous suivre (le psy et moi), je deviens pas gentil du tout en lui expliquant que pour aller chez lui c’est « L’AUTRE QUAI ABRUTI ! », là il comprend et se casse non sans me dire « à bientôt ». Ouais, compte là-dessus et fait du beurre !

Après un passage par le macdo, cette journée de samedi sera inutile à souhait, j’ai beaucoup de mal à m’en remettre… On regarde Wall-e que le psy n’a jamais vu, il adore. Grenouille et Elle passe nous voir pour « jouer aux cartes une heure ou deux ». Ils partiront à 2h du mat’ après une séance de pizzas-belote qui s’achèvera sur un mattage de « Sex Academy » (dieu que ce film est con, mais dieu que c’est bon !) le tout en ayant oublié 7h48 chez qui ils étaient attendu tout de même…

Le psy ayant loupé son dernier train il me ronflera dans les oreilles jusqu’à 11h du mat’ avant de s’enfuir en hurlant « ah je me suis pas réveillé », et moi je passe l’après midi à essayer ma nouvelle passion : la dernière extension de Civ IV (vous avez dit geek ?). Un dimanche comme on les aime…