mardi 30 juin 2009

Ça m'excite !

Ça fait quelques jours que des lecteurs me conseillent de regarder cette vidéo, que ce soit quand je passe une soirée avec eux, sur mon mail, mon plugoo ou encore fessebouc...

Il semblerait donc que vous vous soyez ligué pour me faire comprendre que j'avais des goûts musicaux de merde, vu que je suis censé apprécier c'te daube !

...

Le problème c'est que vous avez raison, ça me fait hurler de rire, suis fan...

...

Et même pas j'ai honte !

Enjoy ^^


samedi 27 juin 2009

Toi aussi sois fier !


Aujourd'hui c'est la gay pride à Paris, et comme tout un chacun (enfin surtout comme une tafiole parisienne !), je vais aller défiler avec les copines...

Toi aussi lecteur, prends ton plus beau tee-shirt rose et rejoins nous !

vendredi 26 juin 2009

Ayé, c’est fini !

Cette fois, c’est la bonne, c’est officiellement la fin de l’année scolaire. Et croyez-moi, ça fait bizarre.

Donc cette semaine fut riche en émotion de toute sorte. Déjà j’avais prévu de finir jeudi dernier, donc j’avais terminé le programme. Quand on m’a demandé de revenir cette semaine, je me suis retrouvé bien embêté, ben vi, qu’est ce que je suis censé faire faire aux gosses toute une semaine alors que j’ai fait le tour de ce que je suis censé leur enseigner ?

Et ben figurez-vous qu’eux ils savent s’occuper ! J’ai assisté à des combats par DS interposées. Ils ont tous une DS ou une PSP (mais surtout une DS en fait), des téléphones 3G et des iPod…

Là je me suis rendu compte que j’étais pas dans un coin où les gosses sont trop à plaindre…

Bref, la semaine fut bien longue. Et j’ai enfin compris pourquoi les profs ne nous laissez pas jouer à tous les cours de la dernière semaine de cours de l’année. C’est pas parce qu’ils étaient sadique, non, quoique certains si, mais ce n’est pas le propos, non c’est parce qu’ils se font chier toute la journée à lire un bouquin pendant que 25 chiards hurlent, dansent, chantent, etc…

Moi, ils m’ont épuisé. Je me suis tapé de ces mal de crâne toute la semaine, anthologique ! J’ai passé 5 jours au milieu du pire des lundis post-cuite !

Bref, le fait est que du coup j’étais encore plus épuisé qu’après des cours normaux. C’est là qu’on m’a annoncé que j’étais plus payé vu que j’avais dépassé mes heures. On m’a laissé le choix : venir pour la gloire ou rentrer chez moi. Je suis revenu !

En fait deux choses : premièrement qu’est ce que j’aurais foutu chez moi ? Deuxièmement, les troisièmes ont le brevet, et même si les cours sont finis pour eux, ils continuent à venir tous les jours pour que je les fasse travailler au fond de ma salle de cours pendant que les 6èmes regardent des films.

Conscience pro de merde va…

Et pis non, parce qu’après tout ça me plait bien tout ce foutoir !

Je suis parti avec encore plein de jolis mots sur le tableau. L’apothéose fut hier soir. Jeudi, donc, dernier jour, et ça fait quoi un prof un dernier jour de cours ? Ça attend que els chiards se soient cassés, puis ça sort les barbecues et les cubis de rouge, puis ça fout la musique, puis ça en profite ENFIN !

Donc voilà comment je me suis retrouvé hier soir à manger une merguez sur fond de gros rouge qui tache dans la cour du collège. Epique.

Ce qui m’a par contre complètement scié, c’est le cadeau qu’on m’a fait pour me remercier des quelques semaines que j’ai passé là-bas. Le discours du chef qui dit que j’ai fait un job extra et que je suis un très bon prof, les compliments des collègues, les embrassades.

J’ai presque faillit écraser ma larme, je m’y attendais pas du tout.

Quand on pense à comment ça s’est terminé dans mon dernier job, ça m’a fait chaud au cœur…

Le chef m’a ensuite pris à part pour me dire à quel point j’étais bon dans ce que je faisais et qu’il fallait que je passe le CAPES, que c’était fait pour moi…



Avec tout ce que je me suis pris dans la gueule ici ou là, ça fait plaisir. Parce qu’on peut pas dire que les gens m’aient vraiment encouragés et soutenu quand même (sauf ceux qu’ils l’ont fait, ils se reconnaîtront). Et ça doit faire mal au cul de certains, et ça, ben ça me fait d’autant plus plaisir !

Voilà, c’est donc fini. Me voilà en vacances, enfin plutôt chômage vu que je n’ai pas de salaire ni d’indemnités. Si vous cherchez un prof pour vous enfants cet été, vous savez où me trouver !



Oui parce que quand même, je le redis encore une fois, mais bon, ça m’a quand même vachement plu cette putain d’aventure de mes deux couilles…

J’ai aimé être prof…

Suis pas dans la merde, je fais quoi de ma vie maintenant moi, hein ?

jeudi 25 juin 2009

Juste au passage...


Depuis mardi ma vie a pris un autre tournant. Je suis une tafiole accomplie, moi aussi je peux fièrement dire à tout le monde "je suis exceptionel, j'ai enfin mon iPhone comme tout le monde!"

...

Mon individualité en prend un coup, mais bon, ça faisait deux ans que je me retenais, et là je mouille ma culotte à chaque fois que je le regarde !

(Limite pourquoi avoir du sexe? J'ai un orgasme quand je change de téléphone moi...)

vendredi 19 juin 2009

Larme à l’œil ?

Tout bon prof vous le dira : qui y a t il de plus chiant qu’un élève ? Une classe pleine d’élèves !

Mais je dois reconnaître que ce métier a ses bons à côté. En fin de compte, comme dit le proverbe, on s’habitue à tout, même au pire, et je dois le confesser : me suis attaché à ces p’tits cons !

Hier c’était mon dernier jour théorique. Comme promis, j’avais amené des dvd pour fêter deux choses importantes à mes yeux : j’ai survécu à mes classes et mes élèves sont encore tous en vie !

En plus, cerise sur le gâteau, on a fini le programme (enfin presque, mais l’éducation civique ça sert à rien de toute façon…)

J’ai donc été payé toute une journée à regarder des dvd, mes dvd avec mes classes de débiles. C’est’y pas grandiose l’éducation nationale ?

J’avais demandé l’autorisation au chef de faire une journée « glandouille devant la télé », ce à quoi je me suis vu répondre « du moment que vous ne leur montrez pas de films violents ou pornographiques, faites comme vous voulez ! ».

Vous imaginez quelle fut ma déception, je ne pouvais pas leur passer mon film pour ado favori : « Enfilez-moi dans les toilettes publiques mon colonel, je suis un vilain matelot ! »…

Déception…

Qu’à cela ne tienne, j’ai donc fait une sélection dans mes films, et je me suis pointé avec une vingtaine de dvd balayant un large spectre, ne sachant pas trop ce qui pourrait emporter les suffrages de ces ados si compliqués à contenter !

Ça allait de Harry Potter à Tim Burton, en passant par Mr & Ms Smith, Charlie’s Angels et les sempiternels Disneys !

Nonobstant un gosse c’est relativement pareil quelque soit la classe, je me suis tapé trois films en boucle : Mr & Ms Smith, Charlie’s Angels et Ma super ex…

Ndlr : ce « nonobstant » n’a rien à foutre là, mais j’avais envie de le caser quelque part… Oui des fois j’ai des envies comme ça qu’il faut que j’assouvisse. Et puis moi « nonobstant » ça me rend tout chose. C’est le mot que même si c’est Ugly Betty qui me le susurre à l’oreille, ça me fait quand même des choses dans le slip, cherchez pas, j’suis taré (Axelle si tu nous regarde, des fleurs !)


Moi qui adore Disney et Harry Potter, imaginez ma déception…

Bref, la journée se passe plutôt bien, jusqu’à ce que mes troisièmes se rendent compte que c’est mon dernier jour officiel. En plus, les pauvres, comme ils ont le brevet, ils n’ont pas eu le droit à une séance ciné eux, mais à une séance de révision des plus sadiques, avec travail en groupe après tirage au sort des sujets préparé par mes soins dans le bus du matin…

Cinq minutes avant la fin disais-je, une élève me dit avec un regard plein d’émotion « mais monsieur, c’est fini, on ne vous voit plus nous ! ». Et là tous les gosses de me tomber dessus pour me dire que quand même je vais leur manquer et qu’il faut que je passe de bonnes vacances, toussa, toussa…

Pendant que je suis en train de papoter avec quelques-uns, d’autres se mettent à écrire sur le tableau, quelle ne fut pas ma surprise quand j’ai découvert la fresque finalisée…

En gros tu prends un tableau classique (1 mètre de hauteur pour 3 de largeur), tu le remplis de mots gentils à ton attention, puis tu contemples l’œuvre.

Ben ça m’en a presque arraché une larme (en fait je l’ai écrasée une fois qu’ils sont sortis de la salle !). La phrase la plus mignonne à laquelle j’ai eu le droit c’est « vous allez nous oublier, mais nous, on vous oubliera jamais ! ».



Des frissons et une larme plus tard, je me suis rendu compte, que non je ne les oublierai jamais ces p’tits cons…



Bref, je rempile pour le début de la semaine prochaine, mais bon c’est la fin de la fin, donc je sais pas trop si j’aurais des élèves. Tout ce que je sais, c’est que quand je ferai la queue au pôle emploi en fin de semaine pour me remettre dans la course du chômage, ben je risque de me dire qu’ils me manquent ces petits merdeux !

Ouais…





Moi non plus !

samedi 13 juin 2009

300 000 !

J’ai installé un nouveau compteur le 1er janvier 2008 sur mon blog. Il prend en compte le nombre de visiteurs uniques. Et cette nuit, il vient de passer la barre des 300 000 visites.

Je ne sais pas quoi dire…

300 000 personnes qui sont venues lire mes péripéties depuis près d’un an et demi. C’est juste trop énorme pour que je puisse réaliser !

J’ai envie de vous dire merci. Surtout en ce moment, vu que depuis le mois de février je blog de moins en moins et qu’en plus le contenu a pas mal changé. J’en ai perdu quelques un en route, certes, mais vous restez toujours aussi nombreux à venir me lire dès que je daigne vous parler un petit peu.

Mon petit miracle à moi !

Si j’avais imaginé ça quand il y a maintenant 5 ans je décidais d’accepter de participer à un blog collectif. Non, c’était inimaginable. Et même si certains ne se gênent pas pour m’envoyer de tout dans la gueule, la grande majorité des gens reste bienveillante à mon égard, alors que bon, je ne le mérite pas toujours.

5 ans que je suis là, maintes fois j’ai voulu arrêté. Aujourd’hui, plus que jamais, je me demande si je dois continuer. Mais le fait est que même si maintenant je n’ai plus envie de bloguer tous les jours comme ce fut le cas pendant 2 ans, je ressens toujours autant de plaisir à partager quelques moments de ma vie avec vous.

Lire vos commentaires me fait toujours autant plaisir, même s’ils ont tendance à se raréfier. De même pour les mails, qui eux sont devenus carrément exceptionnels. Je pense que ça vient de fait que j’ai passé un petit moment au début de l’année où je ne répondais à personne, et c’est normal du coup que vous ayez arrêté de m’écrire.

Je m’excuse pour ça, mais la dépression est quelque chose de complexe, et je n’ai pas pu agir comme je l’aurais voulu. Surtout je n’ai pas agi comme j’aurais dû, mais c’est un autre débat.

Une autre période de ma vie s’ouvre devant moi. je vais bientôt me retrouver au chômage. Plus fauché que jamais, je vais devoir prendre des décisions très difficiles pour me sortir d’une situation de plus en plus compliquée face à une dépendance que je ne suis plus en mesure de gérer comme je devrais.

Et je pense que je vais encore avoir besoin de vous. Tout du moins je vais avoir besoin d’en parler. Et quoi de mieux que ce petit espace bien à moi que je me suis aménagé dans mon coin du net pour déverser tout ce qu’il me faut déverser ?

Alors voilà, encore une fois merci de venir me voir, de prendre de mes nouvelles, de vous inquiéter ou de vous réjouir.

Merci, 300 000 fois merci !

Mais assez parlé de moi. J’aimerais, si vous le voulez bien, savoir si certains sont encore là, si d’autres sont arrivés, bref, je vais faire mon blogueur chiant et vous demander de bien vouloir me laisser un commentaire avec votre asv (âge, sexe, ville), pour savoir un peu qui vous êtes, d’où vous venez et surtout pourquoi et comment vous en êtes venus à perdre votre précieux temps ici !

D’avance, merci !

Bisous chers amis lecteurs !

vendredi 12 juin 2009

Coup de cœur

Ça faisait très longtemps que ça ne m’était pas arrivé, mais le fait est que voilà je me retrouve coincé avec un coup de cœur à la con.

Il y a un mois, j’ai rencontré un garçon avec qui j’avais un échange sur internet depuis quelques semaines. Au début on se parlait juste parce qu’on avait plusieurs connaissances en commun sur fessebouc et on trouvait bizarre de ne jamais s’être rencontré.

Je lui ai proposé de passer à ma soirée d’anniversaire, ce qu’il a fait. On a rapidement accroché, ce garçon a une sacré descente ce qui nous fait un sacré point commun. L’un dans l’autre (sans jeux de mots vulgaires), on a été amené à nous revoir pour de multiples sorties toutes aussi folles les unes que les autres.

Il n’y avait aucune ambiguïté, on se voyait parce qu’on s’entendait bien. En plus il s’est tout de suite bien entendu avec tous mes amis. Bref, un sérieux prétendant à l’intégration du vodka club.

Il y a deux semaines, je me suis surpris à l’appeler tous les jours pour un oui, pour un non, à discuter une heure par jour, à planifier mon week-end en fonction du sien, etc… Et le samedi soir, alors que j’avale ma énième vodka et qu’il est assis en posant ses jambes sur les miennes, j’ai une révélation : je craque sur ce garçon !

J’en touche mot à personne, ne sachant pas sur quel pied danser. Je me dis que j’attendrais d’être en boite avec lui, et j’excuserai une pseudo déclaration qui pourrait s’avérer humiliante par le trop d’alcool de la soirée.

Une fois en boite, je ne trouve pas le courage. Jusqu’à ce que je me décide enfin, et que je remarque qu’il est parti sans me dire au revoir. Je ne me vexe pas, après tout on se connaît depuis moins d’un mois, il a le droit de faire sa vie (même si c’est un poil malpoli, mais avec Misterbitch qui me fait le coup une fois sur deux, je suis vacciné).

Je passe la suite de la soirée à bloquer en me disant que j’aurais du lui parler, blablabla, j’en touche un mot à l’alcoolique qui m’accompagne (MisterBitch) et il me dit « mais attend, je l’ai vu, ça crève les yeux, et lui aussi il craque ! ».

Ah bon ?

Merde…

Je passe la semaine à me faire mes films, à me dire que j’ai peut-être enfin trouvé quelqu’un de pas trop mal avec qui j’envisage autre chose qu’un simple coup de queue. Bref, je suis en train de me faire mes films en 3D.

Le week-end suivant, je suis censé le revoir, mais nos emplois du temps ne s’accordent pas du tout. Je finis morte poule à lui envoyer un texto des plus explicites à 8h du matin dimanche. Quelque chose d’aussi poétique que « il faut que tu dorme avec moi aujourd’hui, c’est vitale ! ».

Ne cherchez pas à comprendre, même moi je m’étonne de ma profondeur spirituelle quand j’ai trois bouteilles dans le nez !

Bref, je n’ai pas de réponse (tu m’étonnes), et en rentrant chez moi, je me rends compte de la stupidité de ma déclaration, je lui envoie donc un petit mail où je me confonds en excuse.

Deux jours passent, j’évite soigneusement de l’appeler, j’ai un peu honte, et puis je ne sais pas trop quoi dire. Il est évident que je craque pour lui, il est évident qu’il l’a compris vu mes textos du samedi soir, et il n’appelle pas, donc bon ça sent un peu le sapin !

Mercredi enfin, je l’appelle, pour planifier le week-end, en espérant qu’il aura oublié et que je ne serai pas obligé de lui en parler par téléphone. Raté, ce garçon n’est pas suffisamment con pour oublier ça !

Il me demande donc :

- Dis donc, tu n’as pas quelque chose dont tu aimerais me parler toi ?
- …
- Non ?
- … si mais je pensais pas le faire par téléphone… bon au point où j’en suis pourquoi pas ! Voilà, je craque sur toi…


Je vous passe les détails de sa réponse. En gros, ça l’a fait rire de recevoir mon texto de dimanche matin alors que lui il était en plan à 3, qu’il comprend si je ne veux plus le voir parce que ça me fait souffrir, mais que ça l’embêterait parce qu’il s’amuse bien avec moi !

Voilà !

Et un wind surf dans sa face avec élan et sans défense pour le Gauthier, un !

Sur le coup, j’ai fait le grand. Genre, mais oui ça va passer et puis moi aussi je m’amuse bien, alors y a pas de raison que ça nous empêche de nous voir… Mais une fois que j’ai raccroché et que je me suis retrouvé devant mon paquet de copies, ben j’ai ressenti comme un gros trou dans mon petit cœur…

C’est con hein ?

Mais ça faisait super longtemps que j’avais pas craqué pour quelqu’un. Tant et si bien que je pensais pas que ça marchait encore chez moi ce genre de choses ! Et bien si, ça marche, et ça marche suffisamment pour me faire mal…

Je me souvenais plus pourquoi je voulais plus faire marcher mon cœur, maintenant je m’en souviens : ça fait momo !



M’enfin, j’ai survécu à bien pire. Je sais que ça passera. Le seul truc c’est que de façon très évidente je vais avoir beaucoup de mal à passer de bonnes soirées en sa compagnie, pour un temps du moins. Je pense que le mieux pour le moment c’est donc de l’éviter de façon courtoise.

En plus, ça tombe bien, je suis fauché, et j’en ai marre de faire n’importe quoi en soirée. Donc défi du week-end : je sors pas ! Voilà…

On y croit, on s’enfonce un cierge et on prie !







Ps : si seulement je pouvais le détester juste un peu, histoire de faire passer la pilule, mais même pas, il est trop gentil ce con… Pfff…

Pps : le ps vient du fait qu’en relisant je me rends compte que je le fais vraiment passé pour un pourri, mais en fait non, j’ai juste mis l’essentiel de l’échange, il n’a pas été aussi froid et brut que ça !

mercredi 10 juin 2009

Fin de parcours

J’arrive à la fin de l’année scolaire avec plus de questions que de réponses sur ce que je veux faire de ma vie. Et ça, ben j’aime pas. Récapitulons si vous le voulez bien (et même si vous le voulez pas, je suis chez moi, je fais ce que je veux, na !).

Donc je suis devenu prof sans le faire exprès. Force est de constater que même si je m’y attendais pas du tout et si je n’étais absolument pas préparé, je m’y suis bien plu.

En définitive, j’adore les gosses, même s’ils me font crier, même s’ils arrivent à me rendre chèvre, même si c’est épuisant de leur faire comprendre que non, Gorbatchev n’est pas une marque de vodka !

Aujourd’hui, je suis arrivé en cours après 4h toutes petites heures de sommeil, la gueule dans le cul, avec une haleine fleurant bon la vodka. Autant les petits 6ème n’ont rien calculés, autant les 3ème m’ont pris en flag « Monsieur vous avez fait la fête cette nuit ? », j’ai répondu en rigolant que oui, j’avais festoyé toute la nuit mais que ça ne m’empêchais pas de leur faire cours.

Ces andouilles sont donc parti du principe que j’avais certainement quelque chose à fêter, donc ils m’ont chanté « joyeux anniversaire » pendant 5 minutes (et mon mal de tête en a pris pour son grade !). Bref, les gosses ça épuise, mais c’est sympa comme tout…

Le truc que je supporte vraiment pas c’est la machine « éduc nat ». Faire passer des gamins dans la classe supérieure pour s’en débarrasser alors qu’ils ne savent pas écrire et parler français à 15 ans, ça me dégoûte. Tout le système qui consiste à ne pas faire redoubler à ne pas faire de conseil de discipline, juste pour que l’établissement soit bien noté, m’écoeure. En définitive ce qui compte c’est de sauver le système au détriment des gosses, et ça m’angoisse.

Je sais que si je reste là, je vais finir par poser des bombes.

Et puis y a aussi le fait que je ne peux pas m’empêcher de leur donner MA vision du monde, vision qui ne colle pas exactement à la version des livres d’histoire, principalement sur les évènements récents. J’ai peur qu’à force ça m’attire des ennuis !

Dans 10 à 15 jours, je reviens donc à la case chômage. Et le chômage, on peut pas dire que ça me réussisse.

Surtout que sur les derniers mois, je n’ai réussi qu’à conforter une dépendance qui commence à me faire sacrément peur, alors que normalement j’aurais dû arriver à m’en défaire à cause de la surcharge de travail qui normalement me distrait suffisamment (à chaque fois ça c’est vérifié : je retourne au taff, j’arrête les conneries !).

Non seulement je n’ai aucune proposition de taff, mais en plus je n’ai aucune idée de ce que je pourrais faire. J’étais perdu professionnellement avant de devenir prof, je le suis encore plus après. La seule chose bénéfique pour mon avenir dans l’histoire, c’est que je sais que je ne veux pas faire prof maintenant (avant j’en étais pas totalement sûr en fin de compte !).

Alors je fais quoi ? Je continue à garder la tête dans le sable et on me retrouve dans un caniveau en train de dormir au milieu des clodos dans 3 semaines ou je me sors les doigts ?

Étant donné que ça a déjà été fait récemment par une de mes proches connaissances, je vais plutôt me sortir les doigts.

Ndlr : non je vous dirai pas qui a dormi avec des clodos ce week-end, non n’insistez pas, ce n’est pas mon genre, mais vous trouverez facilement j’en suis sûr !




Mouais, c’est vite dit…

Et puis, je me suis pris une claquounette dans un autre registre aussi dernièrement, mais je vous en parlerai peut-être plus tard. Et puis y a aussi mes parents qui font des leurs en ce moment, mais pareil, ça sera pour un autre article. Bref, je déguste un peu ce soir. Je vais me prendre une ou deux boites de lexo et aller au lit,je pense que c’est la meilleure chose à faire.

Je réfléchirai sur le sens de la vie plus tard. Pas envie là…

vendredi 5 juin 2009

Homopho-quoi ?

Je me rends compte avec horreur que j’ai oublié de brandir mon flag le mois dernier pour le jour de la lutte internationale contre les cons ! Alors je me rattrape…

L’homophobie c’est quelque chose de moche contre laquelle il faut lutter, parce que c’est pas bien, ouh que non que c’est pas bien !!!!!

Voilà…



Ah on me dit dans l’oreillette que je peux faire mieux ? Bon, ok, j’ai pas le temps, mais je vais essayer (ne suis-je pas là pour ça aussi ?)

Donc, on ne parle pas de moi, certains diront que je cherche les pierres que je me prends dans la tronche. Qu’à cela ne tienne. Mais le souci, c’est que je ne sais QUE parler de moi ! Donc c’est parti pour un énorme « moi je ».

Moi j’assume depuis que j’ai 20 ans. Quand je dis ça, c’est que depuis que j’ai 20 ans, je dis ouvertement à qui veut l’entendre que je suce des bites (et qu’en plus j’adore ça). Mon adolescence ayant été ce qu’elle a été (pas cool de ce point de vue-là), je suis passé par une phase de négation suivie d’une phase d’acceptation extravertie.

Je vous passe les détails de mes pantalon-jupes, de mes jeans Mango taille 34, de mes tee-shirt L5 (c’était à la mode il y a très très longtemps), de mes cheveux roses et autres french manucure. Oui j’ai été la pire des pétasses efféminées qui soient. Mais j’en ai eu besoin, pour me protéger principalement.

Puis est venu le temps de la « normalité », je suis gay, certes, mais je ne suis pas QUE ça. Et c’est là que je me suis confronté à la vraie homophobie. Celle qu’on cache, qu’on tait, et qu’on assume pas.

Rien de plus facile de dire à une tafiole habillée en rose « sale pédé », la tafiole en rira certainement, en revanche, à un costume cravate dans un ministère, c’est autre chose. On ne le dit pas, on s’en offusque dans son dos !

Et petit à petit je me suis rendu compte que la chose qui me blessait le plus c’était qu’une fois au courant, principalement dans mon entourage pro, les gens ne me résumaient qu’à « ça ». Avant d’avoir des diplômes, avant d’avoir un métier, avant d’être intelligent, avant même d’être beau, j’étais gay.

Et c’est encore plus fatigant…

L’année dernière j’ai appris, en quittant un job, que des collègues avaient passé des mois à me démolir professionnellement en commençant toutes leurs phrases par « le gay… ». J’aurais pu guérir le cancer, je restais avant tout un gay.

Pourquoi ma sexualité devrait-elle conditionner tout ce que je suis ?

Parce que les gens n’arrivent toujours pas à voir les gays comme des gens normaux. Je ne suis pas normal, je suis gay.

Autant j’aime me sentir exceptionnel, autant pour ça je m’en serais sûrement bien passé.

Et en l’état actuel des choses, je ne souhaite qu’une chose à mon filleul (et à mes futurs enfants, si un jour j’en ai, on peut toujours rire, bref), c’est qu’ils soient hétéros. Je ne souhaite à personne d’être résumé comme je le suis à une part infime, en définitive, de ma personnalité.

Je suis tant de choses, je ne suis pas qu’une tafiole !

Ce blog en est la preuve, s’il en fallait, que les gens ne peuvent pas se détacher de certains préjugés.

Gauthier n’est que le reflet partiel de l’auteur, mais déjà il n’a pas le droit de vivre comme tout le monde.

Gauthier peut se droguer, peut s’envoyer en l’air avec tout ce qui bouge, peut boire jusqu’à plus soif, peut insulter des grands-mères, peut avoir des relations amicales incongrues, peut vivre dans un sitcom, et j’en passe… Mais Gauthier ne peut pas travailler, et encore moins être prof !

L’affront à la bonne société bien pensante !

Et bien Gauthier vous emmerde, et encore plus l’auteur de ce blog.

Je suis tout ça et plus encore, et j’emmerde les gens qui me résument à ce qui les arrange pour pouvoir rentrer dans leurs petites cases bien étriquées !

La connerie est la seule valeur humaine universelle, je reste très pessimiste quant à la lutte contre toutes formes de discrimination. Mais bon, on avance. Peut-être qu’un jour, je pourrais donner mon sang, ou me marier, ou élever des enfants, ou tout simplement paraître normal aux yeux du monde !

Peut-être…



Ps: une petite vidéo que j'affectionne pour finir !


mercredi 3 juin 2009