vendredi 30 octobre 2009

mardi 27 octobre 2009

Le Cantal ça vous gagne

J’ai passé le week-end chez mes grands-parents, c’est drôle, il faut que je vous raconte. C’est donc la dernière fois que je dors dans la maison de campagne de mes grands-parents avant qu’elle ne soit vendue.

La maison en question ne possède rien du confort moderne. Il n’y a pas de chauffage, pas d’eau chaude, et les chiottes sont dans l’écurie. Bref, le bonheur quoi. Surtout en octobre dans le Cantal…

J’arrive donc le vendredi soir avec dans mes affaires une énorme couette en plume. Ma grand-mère m’accueille en me précisant que ça fait deux heures qu’elle a mis une multitude de bouillottes dans mon lit et que je ne devrais pas avoir froid.

23h, tout le monde va se coucher, moi y compris. Putain à Paris c’est l’heure où je me lève le vendredi, ça va être dur de dormir. Une fois dans ma chambre, je réalise qu’il fait un royal 9°C. Je vais être bien !!!! Je regarde dans le lit, et effectivement ma grand-mère a sorti l’artillerie lourde. Il y a une bouillotte traditionnelle, et deux briques enroulées dans des torchons.

J’ai donc pour la première fois de ma vie dormi avec deux briques dans mon lit. C’est une expérience intéressante, surtout quand vers 2h du matin tu te retournes violemment et que tu t’éclates le genou sur une desdites briques !

Bref… Je l’ai voulu, j’assume.

Ndlr : en fait j’aurais pu aller dormir chez mon père à 30 km de là qui lui dispose de tout le confort moderne, mais je voulais impérativement dormir une dernière fois dans cette maison !


Finalement tant qu’on ne sort pas un bras ou un orteil du lit, ça va, on n’a pas froid. Par contre c’est psychologiquement intéressant de voir de la vapeur s’échapper de sa bouche dans un froid glacial alors qu’on est au lit bien au chaud…

J’ai passé le week-end à manger, dormir, et trier des vieux trucs. Aucun intérêt si ce n’est mon dimanche après-midi. Mon oncle vient me voir et me dit « il y a des tas de livres au grenier, il faudrait aller les brûler, tu t’en occupes ? »

Euh… « Brûler » et « livre » dans la même phrase c’est pas trop possible chez moi !!!! Il rajoute que de toute façon si je ne le fais pas, il le fera… Ma mère me jette un regard complice du genre « mais si tu peux le faire ! ».

J’avais déjà trié tous les livres que je voulais gardé cet été. Il ne restait normalement que des bouquins sans importance, en double ou bouffés par les rats. Mais je ne peux pas me résigner à les brûler quand même !!!

Je vais donc au grenier, et je sors tous les livres détruits pas l’humidité et les rats, des livres que vraiment on peut rien en faire, certains ne sont même plus entiers. Je les mets dans une caisse, et pars derrière la maison à l’endroit où mon père et mon oncle font un feu de joie de tout ce qu’ils ne veulent pas amener à la déchetterie.

Ndlr : je vous raconte le bilan carbone du week-end au passage. On a brûlé l’équivalent d’un camp de gitan. En même temps, ça fait 200 ans que ma famille entasse du bordel sur 450 m2, donc ça a fini par faire du volume !


Me voilà donc devant le feu, je tiens fermement dans ma main un livre sans couverture. Il est tellement abîmé que je ne peux pas dire ce que ce livre a pu être. Mais je ne peux me résigner à le foutre au feu…

Je reste planté 5 longues minutes qui me paraissent une éternité, et je me lance. Je jette le livre sur les flammes. Quelque chose se sert et se casse en moi. J’ai une larme qui monte. Je me dis que de toute façon ce livre ne mérite rien d’autre à par la poubelle. Et au moment où je surmonte la honte qui m’a envahie, mon oncle passe derrière moi (je ne l’avais pas vu, peut-être qu’il m’observait depuis un moment), il claque des talons, tend le bras et hurle « Her Colonel ! »

J’ai failli lui sauter à la gorge tellement j’ai eu peur !

Et voilà comment un prof d’Histoire a passé une après-midi à brûler des livres pourris. J’aurai vendu mon âme que ça n’aurait pas été pire…

À la fin de la journée, j’ai fait le bilan, j’ai sauvé les 4/5ème de ce qui aurait dû partir en fumée. Mon père me déteste un peu de remplir sa maison avec tous ces livres que je ne lirais jamais. Mais, on ne peut pas décemment demander à quelqu’un de normalement constitué de brûler un livre, même si c’est un roman offert avec les points shell en 1978…

Non mais…

La preuve en image du charnier :



vendredi 23 octobre 2009

Vacances...

J'ai quitté Paris hier. Je passe le week-end dans le Cantal et je serai à Toulouse à partir de Lundi pour toute la semaine normalement.

Je vous souhaite donc un bon week-end à toutes z'et tous !

mercredi 21 octobre 2009

Temps mou

J’en suis à 8 jours de traitement Déroxat/Lexo, un point s’impose ! Déjà, le lexo, j’en ai pris pendant des années, je sais ce que ça fait, et j’étais pas chaud à l’idée de recommencer. Quand en 2004 il a fallu que je me sèvre de c’te merde, j’ai passé la pire semaine de ma vie. Je pense que j’aurais dû arrêter l’héro ça aurait pas été pire…

Le Deroxat, ou tout autre antiD en fin de compte, je ne connaissais pas du tout. Enfin, pas que j’en ai jamais entendu parler, non je vis en France, le pays où l’on consomme le plus de ces merdes au monde, et j’ai une mère sur-médicamentée, comme toute tafiole qui se respecte… C’est juste que je n’en avais jamais pris personnellement.

Huit jours après donc, voyons ce que ça a changé, ou pas, dans ma vie. Déjà, je n’ai plus touché à la drogue. C’est un bon point, vu que c’est un peu le but de la chose. Ensuite, je n’ai pas eu d’attaque de panique ou d’angoisse depuis mercredi dernier. Enfin je dors bien depuis vendredi dernier.

Et ça, retrouver un sommeil complet, un sommeil réparateur, un sommeil normal quoi, c’est le pied. Surtout quand depuis près d’un an la seule façon que j’avais de me reposer c’était de faire un coma éthylique ou d’aller bosser…

Je me suis débarrassé assez rapidement des effets secondaires indésirables, à savoir dans mon cas : diarrhées, insomnie (cf paragraphe du dessus) et douleurs musculaires. Et aujourd’hui, je suis en pleine forme, reposé, de bonne humeur, etc…

Le truc le plus fou, c’est que toutes les idées à la con du genre « ouais je vais écrire à tous les dirigeants de la planète pour leur proposer mes services », que je ne pouvais avoir qu’après l’ingestion d’une quantité d’alcool et de drogue qui aurait foutu en l’air un régiment de légionnaires, je les ai mises en pratique en étant sobre.

Ndlr : peut-on dire qu’être sous antiD et anxiolytique fait de moi quelqu’un de sobre finalement ? Là est la question…


Ndlr 2 : en guise de « tous les dirigeants de la planète », il s’agit principalement d’hommes et de femmes politiques parisiens… On commence petit…


Bref, j’ai donc repris confiance en moi, et ça c’est quand même l’autre grand but de la manœuvre de désintoxication ! Mais, parce qu’il y a toujours un mais, il y a un autre effet indésirable sur lequel je n’avais pas du tout, mais alors pas du tout compté. Naïf que je suis…

Mes érections sont aussi dures et vigoureuses que celle d’un homme de 95 ans sous respirateur et morphine. Quant à l’idée de jouir, je l’oublie complètement.

Mon sexe, que j’aime beaucoup au demeurant, comme tout mâle qui se respecte, ne me sert plus qu’à pisser !

Et dieu sait que j’ai essayé : lundi soir j’ai passé 1h30 devant ma collection de films cochons (faites pas ceux qui s’offusquent, on en a tous !), à m’astiquer dans toutes les positions : assis, debout, couché, rien à faire, ça reste flasque et ça me fait autant de bien qu’une épilation des bourses à la cire chaude… Au final je me suis juste retrouvé avec la bite douloureuse, irritée, et toujours irrémédiablement mole !

Alors je vous le demande, que suis-je sans ma sexualité ?

Non parce qu’en plus de ne plus fonctionner, j’ai la libido de ma grand-mère décédée. J’aurais Brad Pitt la rondelle en fleur sur mon lit en train de ronronner, je lui dirais que c’est pas une YMCA chez moi et je le foutrai dehors, lui, sa rondelle fleurie, et mon amour-propre…

Ndlr : pourquoi mon amour-propre ? Parce que si je rate une occasion pareille, je me suicide de suite ! Pas vous ?


Alors, bon, en fait si, il me reste bien une envie, j’ai des envies de câlins. Je rêve d’avoir un doudou tout doux à serrer très fort contre moi toute la nuit. De préférence avec la peau douce et sans trop de poils le doudou (toujours ce problème sous-jacent de pseudo-pédophilie, mais je me soigne pour ça aussi !).

Que me reste-t-il aujourd’hui ? Je ne bois plus, je ne me drogue plus, je ne sors plus, je ne baise plus, je ne suis même plus capable de me branler !!!!!!

Alors, question : ce traitement va me changer, c’est un fait, mais en quoi ?







Réponse : ma grand-mère…







HELP !!!!!!!!

mardi 20 octobre 2009

Bretigny s/Orge et EPAD

Une petite vidéo pour soutenir (ou pas...) la candidature de Jean Sarkozy à la tête de l'EPAD, sur fond de bataille pour le développement de Brétigny s/Orge...


lundi 19 octobre 2009

Postulator, le comeuh-baqueuh !

Les cachets commencent vraiment à faire effet. Je vous passe le côté génial des effets secondaires ? Non, je ne vous épargne rien, donc : j’en ai fini avec la diarrhée et les insomnies, maintenant c’est les douleurs musculaires. Chouette, quand on veut se détendre d’avoir mal partout, j’ai comme l’impression qu’il y a un truc incompatible dans l’histoire !

Bref…

Après un week-end bien reposant (ennuyeux, chiant, long, merdique, utilisez le mot que vous voulez), je me suis réveillé ce matin (12h15) avec une énoooooorme envie de rien. Mais alors quand je dis rien, c’est rien de chez archi rien.

Comme si ces petites pilules qui enlève l’angoisse et la peur, enlevaient en fait absolument tout. Je n’ai pas envie de dormir, mais je n’ai pas envie de me lever, je n’ai pas envie de sortir, mais je n’ai pas envie de rester chez moi, je n’ai pas envie de regarder la télé, mais je n’ai pas envie de me mettre sur le net, mais je n’ai pas envie de lire.

Bref, envie de rien de chez rien…

Alors plutôt que de faire le compte de ce que j’aurais envie de faire, j’ai pris le parti de faire le compte de ce que je n’ai SURTOUT PAS ENVIE de faire. Deux choses se sont imposées, limite contradictoires d’ailleurs, mais bon, sinon, ça serait moins drôle :

  1. Je n’ai vraiment, mais alors vraiment pas du tout envie de foutre le nez dehors.
  2. Je ne veux surtout pas retourner bosser en tant que prof, non ça me gave au plus haut point ce truc, faire ça « en attendant que » c’est encore plus ridicule que d’aller bosser chez Macdo !

Donc, une fois ce constat effectué, je me suis mis sur mon ordi (même si j’en avais pas envie), et je me suis transformé en Postulator !

Je peux fièrement dire que demain (ou dans la semaine selon la vitesse de travail des fonctionnaires), tous ce que compte comme hommes et femmes politiques de premier plan à gauche aura mon CV sur son bureau (enfin plus précisément dans la corbeille à CV posée prés de la poubelle de la secrétaire à moustache qui ouvre le courrier !).

Truc de ouf, quand on me connaît, je me suis même fendu d’une lettre où j’ai tutoyé (oui lecteur, je suis un fou, tu lis bien « tutoyé ») mon ancien chef, lettre dans laquelle, en gros, je le supplie de me trouver du taff. J’y ai mis les formes, mais je supplie bien, y a pas à tortiller…

C’te honte quand j’y pense…

Ndlr : autant je peux vendre des lunettes de vues à un aveugle, autant la seule chose que je suis incapable de vendre, c’est moi. Ce qui doit expliquer mes longues périodes de chômage à répétition, d’ailleurs !


Bref, j’ai donc relancé la machine, dans l’espoir que ça prenne pas trente ans encore. Demain, donc mardi pour ceux qui suivent pas, je retourne voir mon médecin pour qu’il me prolonge et me refourgue une dose d’antiD suffisante pour que je puisse me casser 15 jours dans le sud voir ma famille.

Ça me fera le plus grand bien !





RAJOUT DE DERNIÈRE MINUTE HYPER IMPORTANT :



Ce soir Emma était énervée !



(voilà, t'es contente ? Je peux aller pioncer maintenant ?)

Petite sucrerie du lundi matin

Je n'aime pas trop ces artistes qui font tout et n'importe quoi pour se donner un genre. Mais je dois avouer qu'elle me fait bien rire, et surtout on ne peut pas lui reprocher de ne pas avoir de talent. Alors voilà une petite vidéo, extrait du Taratata qu'elle a fait la semaine dernière, Lady Gaga en français dans le texte s'il vous plait !


dimanche 18 octobre 2009

Bretigny s/Orge, suite et fin ?

Voilà trois petites vidéos de la série Brétigny s/Orge que je n'avais jamais publiées. La première se déroule dans l'appartement parisien de MisterBitch en février dernier sur un air de Lady Gaga bien connu de toute'z'et tous !



La seconde est une interview de notre très chère (mais si rare depuis quelques mois) 7h48 dans mon appartement au mois de mai dernier. A l'occasion du premier anniversaire du buzz, je lui pose des questions sur tout et n'importe quoi... Une fois encore, voilà des preuves que le ridicule ne tue pas et que l'abus d'alcool est dangereux pour l'élocution ^^



Enfin, la troisième se passe de commentaire : MisterBitch tente une sodomie coaxiale avec 7h48...



vendredi 16 octobre 2009

Youpi !

Je viens de recevoir le texto suivant:

Pole emploi Montrouge vous invite à une réunion sur une formation CAP fleuriste le mercredi 21 octobre à 14h


...

Sarko ne va pas être content, mais je pense que je vais sécher...

L'ANPE, toujours aussi compétents, ça me sidère...

Point route

Quatre jours après les faits, on peut dire que j’ai remis ma vie en route. J’ai donc porté plainte, je suis allé acheter une nouvelle serrure et une nouvelle poignée blindée. Grâce à mon voisin (pas le psychopathe, un autre) j’ai pu la monter. Bref, je suis à nouveau en sécurité chez moi, et ça, ben ça fait du bien…

Le truc, c’est qu’en 48h, je me suis fendu 300 euros de tapis, lampe et rideaux. Comme disait la sale môme, hier, quand j’étais en train de charger le « Lampadaire XXL noir » chez casto, « Achat compulsif ! ».

Ndlr : Oui, casto ils donnent des noms de chiottes à leurs lampes, je ne peux pas avoir Rachel et « Lampadaire XXL noir », non il me faut lui trouver un nom digne de mon appartement, et digne de Rachel vu qu’ils se font face… J’y réfléchis et je vous dis ! (ps : pour ceux qui sont là depuis peu, Rachel et le vrai nom d’une lampe que j’ai acheté à confo, véridique, elle est encore vendue, vous pouvez aller vérifier !)


J’ai plus qu’à envoyer les dossiers aux diverses assurances pour me faire rembourser. Je ne sais pas combien de temps ça va me prendre. De toute façon je suis dans une telle merde financière qu’un peu plus ou un peu moins ça ne fera pas beaucoup de différence.

Hier j’ai envoyé les factures du serrurier et de casto à ma banquière, qui m’engueulait pour mon découvert, avec un message qui disait en gros « bon j’ai vraiment des soucis plus importants que mon découvert de 200 euros, alors tu fais comme les autres, tu attends ! ».

Non, mais genre, quand les banques elles ont des découverts c’est de 5 milliards, et moi on me fait chier parce que je dépasse de 200 euros mon découvert autorisé ?????

Fuck !

Dans le même temps j’ai reçu un courrier de mon ancien chef d’établissement qui m’annonce qu’il ne me doit rien parce qu’il m’a gracieusement fait cadeau des nombreuses heures que j’ai loupé à cause de mes pannes d’oreiller (en fait je suis arrivé deux fois en retard d’un quart d’heure sur deux mois, et j’ai assuré mes cours quand même). Et que de toute façon les cours se sont arrêtés le 18 juin et qu’il ne comprend pas ce que je foutais dans l’établissement jusqu’au 25 juin ! Voilà, dans ton cul Jeannette et vole !

Je ne sais pas ce que je vais faire, mais lui je vais pas le lâcher. Surtout que c’est pas comme si j’en avais besoin de son putain de fric ! Surtout que c’est pas lui qui me paye putain, mais l’Etat !

ENCULÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉ !

Hum…

Je vais peut-être reprendre un Deroxat, je sens que je m’énerve…

Allez, bon week-end les gens !




Ps: quelques photos de mes achats:

mercredi 14 octobre 2009

La sécu c’est bien…

… en abuser c’est mieux !


(je suis complètement conscient que mon jeu de mot est pourri au possible, mais je vous emmerde, je déprime, c’est officiel vu que c’est marqué sur mon arrêt de travail)

Lundi, j’ai donc été incapable de sortir de chez moi, en fait j’ai même été limite capable de sortir de mon lit… Mardi, pas mieux, mais j’ai réussi à aller chez mon médecin pour lui raconter mes malheurs.

En fait, c’est mon médecin traitant parisien, mais il me connaît que depuis deux ans, mon « vrai » médecin traitant qui me connaît depuis mes 5 ans est à Toulouse forcément. Du coup quand j’ai besoin d’une ordonnance du style lexo ou autre, c’est plus facile de passer un coup de fil à Toulouse et de me faire faxer tout ça que d’aller voir un honnête praticien en bas de chez moi qui pourrait être réticent à m’aider à me droguer légalement.

Là, je me dis que j’ai pas le choix. Je suis une épave comme rarement j’ai pu l’être. Je prends donc mon courage à deux mains, et je débarque dans sa salle d’attente avec un speach déjà tout prêt dans ma tête. Genre « bon gaugau, tu racontes le minimum, le principale c’est de repartir avec un peu d’anxiolytique, histoire de fermer l’œil ce soir ! ».

Une fois devant lui, il me regarde avec son plus beau sourire, et me demande « alors, qu’est ce qui va pas ? ». Et là j’ai fondu en larmes. Je lui ai tout raconté : le voisin, le vol, la coc, le manque de taff et le viol d’il y a quelque temps déjà… Bref, tout en vrac en moins de 2 minutes (d’ailleurs vu la vitesse à laquelle c’est sorti, c’est que je devais en avoir besoin !).

Il a fait une pause, puis m’a dit « bon, ok, je vais vous donner de quoi vous calmer 2 petites semaine,s mais faut me promettre d’aller consulter un psy, sinon ça ne servira à rien hein ! ».

J’ai promis. Et en moins de 5 minutes j’avais mon ordonnance de lexo et deroxat.

Je suis revenu chez moi à 16h, j’ai avalé un antiD et un anxio, et je me suis posé devant la tv en attendant que l’effet se fasse sentir. Mais c’est pas de la morphine, c’est pas immédiat.

J’ai passé la soirée à me dire que je n’arriverai toujours pas à dormir. Donc j’ai pris un autre anxio vers 22h. à 23h, j’ai appelé Emma, et là je me suis rendu compte que je commençais à me déconstruire (j’avais oublié le sentiment de flottement que cela pouvait procurer… je suis vraiment addict de toutes ces conneries putain, mais j’adore !)

Au bout de 15 minutes de conv, Emma me fait gentiment (mais fermement) comprendre qu’il faut que je me couche. Je file donc au lit, et j’entame un dodo réparateur de… 4h !

Oui, juste 4h !

Alors que j’ai pas fermé l’œil plus de trois minutes en cumulées depuis samedi midi !

AAAAAAAHHHHHHHH

Donc 3h du mat’, je suis debout et en forme… Je me mets à réfléchir à plein de choses. Comme le fait qu’il me fallait de nouveaux accessoires pour la Senseo que MisterBitch m’a pas encore offert bien qu’il me l’ait laissée en viager chez moi et que je pense qu’il a bien compris que plus jamais il pourra la récupérer (je t’aime MisterBitch !), donc je me mets en quête de ces fabuleux objets dont j’ai besoin à 3h du matin sur le net !

Je reprends un demi lexo, et je retourne me coucher. 6h, je suis debout, je tourne et retourne… Je me remets sur le net, cette fois je pense à tous les travaux de déco que j’ai envie de faire chez moi. Après 1h de surf intense je sais exactement quoi faire de mon entrée, de ma salle de bain et de ma cuisine. Me reste plus que le salon/chambre.

Je suis allé me raser, j’ai rangé ma salle de bain, et quand j’ai commencé à sortir la microfibre pour faire briller mes meubles, je me suis dit que j’étais malade, et je me suis remis au lit. Coma jusqu’à midi où j’ai été réveillé par le bruit de ma sonnette.

Le fameux bruit de ma sonnette.

Celui que même si je l’entends dans un film à la télé, ça me fout le cœur à 440 ! (réflexe de Pavlov powa !).

Je ne suis pas allé voir qui c’était, j’étais tétanisé !

Au bout d’une demi-heure, je me suis levé, j’ai continué à ranger, nettoyer. J’étais à deux doigts de refaire les joints de ma salle de bain quand le plombier est venu pour me changer une pièce de tuyauterie (c’était prévu depuis un moment, j’avais zappé ça).

Etant toujours dans une folie de rangement/réaménagement, je me dis que je dois avoir suffisamment de force intérieure pour sortir de chez moi plus de 3 minutes, et donc en profiter pour aller porter plainte.

J’ai passé 1h au commissariat à expliquer comment je me suis retrouvé dehors chez moi un dimanche matin à cause (je pense) de mon voisin psychopathe, et puis comment je me suis fait voler mon portable à l’arrachée dans la rue en bas de chez moi (oui je pouvais pas leur dire la vérité, c’était juste pas possible !).

Sur le trajet du retour, je suis passé devant un Confo (en fait non, j’ai fait un détour, mais chut, j’ai honte), et je m’en suis mis pour 100 euros de tapis supplémentaire. Là on ne voit plus le parquet chez moi, donc c’est techniquement impossible qu’il m’entende marcher…

Bien sûr le nouveaux tapis principale n’allant pas avec les rideaux, j’ai dû les changer. Je devrais lui envoyer toutes els factures à ce connard…

Bref…

C’est très con comme traitement. Ça me fait faire des trucs genre « vite maintenant, il me faut un tapis ». alors que je suis toujours pas capable d’envisager de me remettre au travail… De toute façon pour ce dernier point, j’ai 8 jours d’arrêt, et je je compte bien en profiter.

Merde !

De toute façon, vu ce que je suis payé hein…

Prochaine étape : il faut que je trouve une bonne âme pour garder mon appart quand je vais démonter tout le système de serrure pour aller chercher un équivalent neuf sans trou de perceuse chez le brico-bouffon du coin (oui je vais pas partir une demi journée en laissant ma porte ouverte, imaginez s’il s’en rend compte l’autre, il serait capable d’aller pisser dans mes foies gras !)

Donc, je pose la question : une bonne âme est libre dans les 48h ? (et si la bonne âme pouvait me trouver une caisse, ça serait super aussi !)

mardi 13 octobre 2009

Le tiercé dans l’ordre

Samedi soir, je suis chez moi, j’ai passé ma journée à travailler et à ranger mon appart. La veille je suis allé à la Fnac et au resto avec la sale môme et une copine. Bref, tout va bien dans le meilleur des mondes. Mais je m’ennuie un petit peu…

Alors vers 22h, j’appelle un fuck-buddy, on ne sort pas ni l’un ni l’autre, donc on prévoit de s’amuser toute la nuit et plus si affinité. Tout se passe bien, quand vers 3h et quelques le voisin vient sonner (oui moi quand je baise ça dure plus de 30 minutes ^^)

La semaine dernière il était déjà venu me dire que je faisais du bruit alors que j’étais en train de baiser avc ce garçon. Quand je suis avec lui c’est plutôt long et bruyant, donc cette fois, j’avais bien fait attention : j’avais placé des tapis sous l’ensemble du lit afin de limiter le bruit de frottement sur le sol, j’avais même mis un coussin pour éviter que le lit ne tape contre le mur. On ne sortait du lit que pour aller à la salle de bain ou se ravitailler en eau et autre carburant…

Bref, je ne vois pas comment faire moins de bruit, à part d’arrêter de baiser la nuit venue bien sûr !

Le voisin avait un regard de fou. Il m’a fait flipper, encore plus que d’habitude… J’ai demandé à mon « ami » de partir. Et je me suis précipité sous la douche pour me calmer. Rien n’y a fait, j’avais peur qu’il revienne et qu’il devienne violent comme il l’avait déjà fait. Il était 4h du matin, je n’avais pas beaucoup de portes où je pouvais frapper. Je suis donc parti en boite.

Une fois dehors, j’ai retrouvé des potes. On a picolé, je les ai suivis en after. J’avais pas envie de rentrer. Et le fait de reboire et de m’amuser en boite après une semaine si calme, m’a fait un bien fou finalement. Je me suis bien éclaté, sans me faire violence comme à l’accoutumée.

Alors que je m’apprêtais à partir, un mec, plutôt mignon, vient me dire qu’il m’a remarqué depuis un moment, qu’il est « hétéro », et qu’il aimerait bien venir passer la journée chez moi. Bien sûr, il faut pas qu’on nous voit partir ensemble, blablabla… Ça m’amuse les « hétéros », en plus il a eu une façon toute mignonne de me dragouiller, donc j’accepte.

On arrive chez moi, je n’arrive pas à enfoncer ma clé dans ma serrure. Je vérifie que je suis bien au bon étage (j’étais quand même bien bourré, hein, une erreur est si vite arrivée), mais non impossible. Je me penche sur le problème, et je remarque que ma serrure est pleine de ce qui semble être de la colle.

Impossible d’ouvrir donc…

J’appelle Europe Assistance pour qu’ils m’envoient un serrurier (la dernière fois que j’ai eu un problème du genre, je me suis rendu compte que mon assurance ne me couvrait que si je les appelais avant de faire démonter ma porte !). Le mec me dit « ah, c’est un acte de vandalisme donc ? Bon, ben c’est pas couvert… Mais je vous envoie un serrurier quand même ! ».

Merci, connard !

Le serrurier passe une heure à scier ma serrure blindée (c’est bien ce genre de serrure, ça fait fuir les voleurs, mais bon les serruriers ont du mal aussi à les ouvrir !). Entre temps, j’ai dit 20 fois au mec qui m’accompagnait de rentrer chez lui, qu’il n’était pas obligé de rester, blablabla. Le mec tenait à rester, il m’a dit qu’il se sentirait mal de me laisser gérer ça tout seul, que j’étais gentil et que je méritais pas ça…

Bref, ça m’a fait du bien de pas être tout seul. La police est venue constater, ils sont repartis en me disant « bon, ben vous pouvez porter plainte contre X mais ça servira à rien hein ! »

Ben voyons… Connards !

400 euros plus tard, je peux enfin aller pisser chez moi. Le mec me fait des câlins et des bisous. On passe une après-midi sympa… Vers 18h, il me dit qu’il se sent pas bien qu’il lui faut un truc fort. Je pige pas trop. Il me dit qu’il est dealer, il sort de ses chaussettes un petit tas de pochon de drogue, et commence à se droguer tranquillement sur ma table. Il prend 1g d’un coup. Je lui dis que ça serait peut-être bien qu’il rentre chez lui, que j’ai besoin de me reposer…

Il commence à pleurer en me disant que tout le monde se fout de lui, que personne ne l’aime. Puis il reprend un 1g, et là il devient carrément agressif, limite violent. Il se met à taper dans mes portes, mes murs, à me dire que je suis un salaud de la baiser et de le mettre dehors.

Il me fait carrément peur, je lui monte un bateau du genre « mes parents vont débarquer pour m’aider à réparer ma porte et aller parler à mon voisin, faut pas que tu sois là ! ». Il m’a regardé avec des yeux noirs, des yeux de fou…

Je ne savais pas quoi faire pour qu’il parte sans me foutre sur la gueule… Je me voyais mal rappeler les flics qui m’avaient vu avec lui quelques heures plus tôt bras dessus, bras dessous. Non, je me suis foutu dans la merde tout seul, je vais m’en sortir tout seul.

Au bout d’une heure trente d’un manège d’enfer, il finit par demander de lui filer du fric. Je comprends pas trop pourquoi je devrais le payer, il me répond que vu que j’ai juste voulu baiser avec lui je devais payer !

Je m’énerve même pas, non je suis à la fois tétanisé par la peur, et abasourdi par une telle demande…

Je lui réponds que j’ai pas d’argent, et qu’il doit partir de suite, que maintenant je ne suis plus gentil… J’ai dû prendre une voix différente, sans pour autant crier, parce que son regard a changé. Il a arrêté d’essayer de m’intimider, il m’a juste demandé à aller à la salle de bain.

Pendant ce temps j’étais dans la cuisine. Quand je suis revenu dans le salon, il était devant ma porte d’entrée, et il m’a dit « bon on se dit au revoir quand même ? », je lui ai tapé la bise, il m’a lancé un regard que je n’ai pas su interprété sur le moment.

Quand j’ai refermé la porte, je me suis rendu compte de suite qu’il manquait quelque chose chez moi, il était parti avec mon iPhone.

Je suis descendu en courant, je l’ai vu au bout de ma rue, je l’ai appelé, il s’est retourné, m’a fait un doigt et s’est jeté dans le carrefour plein de circulation, je l’ai perdu de vue.

J’ai compris à ce moment que le regard sur le pas de ma porte voulait dire « je t’emmerde, j’ai eu ce que je voulais connard ! ».

Voilà comment dans le même dimanche, je me suis retrouvé à sortir de chez moi en catimini pour éviter mon voisin, dépenser de l’argent que je n’ai pas en boite, appeler un serrurier pour ouvrir ma porte vandalisée, et voler mon portable par le mec que j’avais ramené chez moi.



Y a des jours comme ça…

Aujourd’hui (lundi) j’ai été incapable de sortir de chez moi, je suis resté dans mon lit 24h d’affilées. Demain (mardi), je vais aller porter plainte pour le téléphone et la serrure.

Entre-temps, mon père, excédé par mon voisin, a téléphoné à l’agence qui gère l’immeuble pour leur proposer un deal. En gros il veut qu’ils me trouvent un appart dans un autre de leur immeuble sans me faire payer de frais d’agence… Je pensais qu’ils l’enverraient chier sans autre forme de procès, mais non.

En fait le voisin m’a dit plusieurs fois qu’il avait envoyé des courriers au syndic pour me dénoncer, et qu’ils étaient de son côté. Je m’étais étonné de rien n’avoir reçu en retour, je pensais donc qu’ils s’en foutaient du moment que les gens payent leur loyer…

La nana de l’agence a expliqué à mon père qu’ils n’étaient au courant de rien, que j’aurais dû me plaindre. Ils ont demandé à ce que j’envoie copie des plaintes que j’avais déposé contre lui pour violence et vandalisme (même si dans les faits pour le vandalisme je n’ai pas de preuve que ce soit lui). Après quoi ils lui écriront pour lui rappeler que vivre dans un immeuble implique de vivre en collectivité, que des voisins ça fait du bruit, c’est normal, et que rien ne justifie son comportement.

Et, cerise sur le gâteau, même s’ils ne semblent pas être enclin à m’aider à déménager, ils m’ont fait un bien fou en nous apprenant que le voisin a déposé son préavis pour le 2 janvier 2010.

Trois mois, il faut que je tienne trois mois, et je pourrais enfin aller pisser sans avoir peur qu’il vienne me casser la gueule !

En même temps, si je dois faire venir un serrurier toutes les semaines, ça va me coûter cher de vivre ici… Je pense qu’il a fait ça, parce qu’il sait qu’il part et qu’il peut se lâcher sans rien craindre en retour. Après tout, il m’a cassé la gueule et à part une convocation au commissariat il n’a eu aucun problème. À sa place, je me sentirais tout puissant aussi…

Pour ce qui est de ramener un mec chez moi après une soirée, j’ai déjà eu le droit au viol, là c’est le vol, je pense donc avoir fait le tour avant la mise à mort dans ma cave ou ma baignoire, donc je vais définitivement arrêter…

Je baiserai en semaine, sobre, et après avoir emmener le mec au ciné, comme des gens normaux !

vendredi 9 octobre 2009

Ah ben merde…

Un petit article avant le week-end pour vous livrer quelques nouvelles en vrac, comme ça, gratuitement, parce que je suis royal au bar Chantal !

On commence par un texto de ma mère au milieu de rien : « Bonne nouvelle, prochain mariage au mois de juin de ta cousine et son copain dans le village de tes grands-parents. Attention Mamie a vendu la mèche, mais normalement personne n’est au courant alors pas de gaffe ! Et deuxième bonne nouvelle : Gauthier et son petit frère sont garçons d’honneur, il va falloir bien s’habiller ! »

Ben voyons !

Et c’est quoi un garçon d’honneur ? Un témoin ? Normalement les filles choisissent des filles et les garçons de garçons. Et moi son mec, je l’ai vu une fois à Noël l’année dernière. On peut pas dire qu’on soit intime ! Et ma cousine, elle a pas d’amies alors ? Bon ça je m’en doutais un peu…

D’après Emma, le garçon d’honneur, il est habillé comme le marié avec une rose sur le revers de la veste et il sert à rien.

Ndlr : en fait quand j’ai posé la question à Emma en premier lieu elle m’a répondu « ben il porte une robe lavande ! ». Mais non Emma, la robe lavande c’est uniquement pour les mariages du Vodka Club ! Pfff…


M’enfin, si je me pointe en roba lavande au mariage de ma cousine, je fais d’une pierre deux coup. Non seulement je ne serais pas obligé de me taper toute la cérémonie à l’église (je vous ai dit à quel point j’aimais les bondieuseries ?), mais en plus je tue mes grands parents, mes oncles et tantes, et ma cousine, ce qu’il fait que je repars avec l’héritage !

Bref, le seul truc tristounet dans l’histoire c’est que comme ils ont vendus la maison de campagne, ben je ne sais pas où on va bouffer, perso moi j’aurais bien voulu faire le repas là-bas (en fait toutes les fêtes de famille se faisaient dans cette maison jusque là, ça va faire bizarre de le faire ailleurs !)

Et re-bref, je vais donc aller à l’église en 2010 ! Youhou !!!! Ça m’était pas arrivé depuis l’enterrement des parents de mon père… (et je pensais pas y retourner avant le prochain enterrement d’ailleurs)

Au nom de la paire, du fist et du sein flétrie, amen ! © MisterBig

Autre nouvelle qu’elle est bonne : hier soir, mon père m’appelle. D’habitude, quand mon père m’appelle c’est parce qu’il a un truc à me dire genre « tu veux le dernier logiciel machin-chose ? » ou « j’ai demandé à ta mère de te faire un colis avec les cadeaux que je t’ai acheté en Espagne » ou « je t’ai mis de l’argent sur ton compte », toujours ponctué par un « ta mère me fait chier ! ».

Autant dire que c’est toujours primordial quoi… Et là on papote pendant 5 minutes de son déménagement, et puis il me dit :

- Ton voisin ça va mieux ?
- Non, il faut que je déménage, mais bon sans boulot fixe, la solution c’est de devenir le colocataire de maman !
- Bon, écoute, ça suffit cette histoire… Si tu trouves un temps plein, n’importe quoi comme temps plein en attendant mieux, je te paie tous les frais pour déménager le plus rapidement possible : caution, frais d’agence, déménagement et premier mois de loyer, et bien sûr je me porte caution. Alors casse-toi loin de ce connard !
- Ah… Euh… Merci !


Et ben vous savez quoi ? Ça m’a fait un bien fou… Je pense qu’inconsciemment ça me bloquait. Parce que même avec un boulot pas trop mal payé, il m’aurait fallut 6 mois minimum pour économiser de quoi me barrer d’ici par mes propres moyens. Et là, si je signe un truc en octobre, je peux me casser avant fin novembre. Et ça me regonfle le moral.

Mode winner on : je vais trouver un taff dans les 48h !

Ndlr : enfin non, pas les prochaines 48h, parce que c’est le week-end, mais bon vous avez compris le truc quoi !


Ce matin, je me suis fait réveiller par le facteur qui voulait sûrement me filer un recommandé. J’ai fait le mort. C’est forcément une mauvaise nouvelle. J’ai quand même deux mois de loyer en retard et je n’ai toujours pas payé l’amende pour ma soirée d’anniversaire 2008… Et ça m’étonnerait que ça soit un courrier du type « bonjour vous avez gagné au loto sans jouer ! ». Bref, j’ai pas ouvert parce que je voulais pas que ça me gâche le week-end.

Et depuis que je suis debout, donc 11h30, je suis en forme. Je danse, je chante, je suis bien !!!

J’irais en boite là…

^^

Mais surtout, surtout, ça fait une semaine pile poil que je suis sobre. Une semaine sans rien prendre. Et je commence à vraiment en ressentir les effets. Je dors super bien. Je suis en forme la journée. J’ai envie de sortir de chez moi. j’ai envie de voir des gens pour vraiment voir des gens (genre parler, me promener, faire des trucs comme aller au ciné ou les boutiques ! Enfin des trucs de ouf quoi !).

Bref, le gaugau il va bien !

Allez, aujourd’hui je fais les boutiques avec la sale môme. Demain je corrige mes copies. Lundi je taff. Mardi je cherche un autre taff. Et le week-end prochain on fête mon nouveau CDI au Sénat ?

L’espoir fait vivre !

Bon week-end les enfants.




Ps : je vous ai dit que j’allais bien ? Roh, j’en reviens pas… Je me souviens pas depuis quand j’ai été aussi bien. Que c’est con la drogue putain, et pourtant je le savais hein ! Bref…


JE VAIS BIEN !!!!!!!!! J’AI ENVIE D’HURLER PAR LA FENETRE QUE JE VAIS SUPER BIEEEEEEEEEEEEN !!!!!! (mais je peux pas à cause du voisin, connard…)

jeudi 8 octobre 2009

À toute allure

J’ai l’impression que le monde tourne beaucoup plus vite que moi. L’avantage de se droguer en continue, c’est qu’on se rend plus trop compte du temps qui passe. Tant et si bien, que je me suis toujours pas fait à l’idée qu’on est en 2009 et que j’ai 28 ans. Mais le gros désavantage (oui je n’ai pas envie de dire inconvénient, donc je dis désavantage, je fais ce que je veux, na !), donc le gros désavantage c’est que je passe à côté de pas mal de chose juste parce que je me suis pas rendu compte !

Exemple précis : mes parents divorcent depuis deux ans maintenant. Ça prend un temps fou, mais dans ma tête, j’ai l’impression que ça a commencé hier et que ça ne finira jamais. Pourtant, samedi, ma mère m’annonce que mon père part vivre dans sa résidence secondaire à 400 km d’elle. Je le sais depuis longtemps qu’à l’automne il a prévu de déménager, mais je ne m’étais pas rendu compte que c’était déjà maintenant !

Mon début de semaine fut donc riche en nouvelles à absorber. Ils ont mis la maison où j’ai grandi en vente. Bon, c’est pas grave, ils vont mettre longtemps à la vendre. Je pourrais quand même y passer Noël, et surtout je pourrais toujours y vivre cette année en attendant de retomber sur mes pattes financièrement.

Mais non. Un événement m’est revenu en mémoire ce matin, et m’a beaucoup attristé. Mes grands parents ont mis en vente, cet été, la maison de famille. Ils ont plusieurs maisons, mais celle-là est dans la famille depuis 1893, elle a vu naître 4 générations (dont deux sont réellement né dans cette maison). C’est ma maison de cœur, celle que je pensais pouvoir sauver depuis que je suis en âge de comprendre qu’une maison de plus d’un siècle et de 450 m2 habitable ça demande un effort financier que peut peuvent fournir.

Je m’étais toujours dit « oui ils vont la vendre, mais avant ça je serai devenu riche, j’aurais gagné au loto ou je serai ministre, et je pourrai la racheter et la retaper comme je le voudrai ! ».

Le souci c’est qu’entre le prix de la baraque et les travaux à fournir, il me fallait au moins 300 000 euros. Inutile de dire que je ne les ai absolument pas.

Ndlr : c’est là que tu te rends compte que dans le Cantal pour 300 000 euros tu as une ferme du XIXème entièrement rénovée, de deux étages avec 6 chambres, trois salles de bains, 10 ha de terrain et pas de voisin, alors qu’à Paris tu as 40 m2 à retaper à Neuilly !!!!!!


Et voilà donc que cet été, la décision est prise, la maison sera mise en vente. Vu son état, son prix, les travaux, la situation géographique, je pensais qu’il faudrait attendre au moins 5 ans avant que quelqu’un ne daigne venir la visiter !

Elle a été vendue en trois semaines, 10% plus cher que ce que mes grands parents en avaient demandé (il y a eu surenchère parce que plusieurs personnes étaient intéressées !). Et là, ça m’a foutu une grosse claque.

Je ne pourrai plus aller y dormir, je ne pourrai plus me poser sous MON frêne et lire des romans en écoutant le clapotis de la fontaine, je ne pourrai plus me laisser bercer par la douce brise qui traverse la cour et m’enveloppe quand je m’allonge sur le transat, je ne serai plus jamais réveillé par les cloches des vaches qui passent dans le chemin, je ne sentirai plus l’odeur de confiture qui envahissait toute la maison quand ma grand-mère cuisinait…

Et ça m’a fait comme un trou dans le cœur…

Alors voilà, peut-être que mes parents vendront aussi vite leur maison, peut-être que je ne pourrai pas y pas y passer Noël, et ça me fait encore plus mal. Cette maison, c’est l’endroit où j’ai le plus vécu de toute ma vie. 10 ans, soit plus d’un tiers de ma vie passé dans ces murs. Je ne me vois pas sans ce repère.

Ça fait con de dire ça, mais c’est un endroit où je me suis toujours senti bien. Et sur les quatre maisons où je sais que je peux mourir paisiblement parce que c’est « chez moi pour la vie », cette année, j’en perds deux ? Ça fait beaucoup à avaler d’un seul coup…

M’enfin, l’avantage de mettre un frein à mes bêtises ces temps-ci, c’est que je vais pouvoir rattraper mon retard, partir dans ma famille, et profiter de mes derniers moments dans ces lieux plein de souvenir !

mercredi 7 octobre 2009

Un pas après l’autre

Comme très souvent dans ma vie, j’ai décidé de grandes choses en pleine descente. Comme à chaque fois, je ne fais rien de ce que j’ai promis.

Qui n’a jamais dit un dimanche après midi, alors que sa tête semble trop petite pour contenir tout l’alcool qui se diffuse encore entre ses neurones mortes « plus jamais je bois, plus jamais ! » ?

Ça fait tellement longtemps, que je suis incapable de dire depuis quand exactement, mais je me couche tous les soirs en ayant envie de me suicider. C’est pas sain comme comportement. Pourquoi j’ai de telles envies ? Parce que je suis en descente perpétuelle…

Oui, la drogue, c’est sympa, sauf quand ça s’arrête. J’en suis arrivé à un tel point de consommation, que 30 minutes après la dernière prise, je commence à descendre. Et je descends, descends, jusqu’à ce que je recommence à en prendre.

La bonne vieille définition de toxico s’impose donc, et ce sans aucune fierté.

Alors depuis des mois, j’ai toujours sur moi de quoi me droguer. Je n’en prends pas en permanence, non, il y a des fois où il faut que je sois clair (ne serait-ce que pour bosser un peu quand même). Mais dans mon sac, j’ai toujours un fond de pochon. Ça me rassure. Je me dis que dès que j’aurai fini de faire semblant d’être intégré socialement, je pourrai me faire une trace tout en commandant de quoi passer la soirée à mon dealer préféré.

Quand je pense à lui, j’ai dû lui payer une résidence secondaire avec mes conneries !

Quel con…

Là où il y a de la gêne, il n’y a pas de plaisir ? Mais moi, je n’ai plus de plaisir depuis longtemps. J’ai besoin, j’aimerais tellement avoir envie…

Enfin, bref, je me perds en circonvolutions mentales et ça ne mènent à rien.

Donc voilà, ma dernière prise date de vendredi, aux alentours de 8h30 du matin. Depuis je ne suis pas retourné en soirée. Vendredi, je ne me suis pas forcé, non j’étais trop mal pour envisager de voir des gens. Samedi, je n’ai pas eu envie de sortir, là c’était plus parce que je savais que j’allais encore faire n’imp’ et que je n’en avais pas envie.

Dimanche, j’ai passé la journée à comater devant la télé, à regarder des conneries, à bouquiner, bref je n’ai rien fait. Pas parce que je n’étais pas capable de faire autre chose, mais juste parce que ça me faisait du bien de rester à cocooner !

Lundi, j’ai profité de ma première journée où je me sentais bien depuis des lustres. Ça faisait tellement longtemps que j’avais pas eu d’angoisses irraisonnées, d’envies suicidaires, ou autres besoins toxicologiques, que sur le moment je me suis dit que ça devait être une remontée de produit.

Mardi, j’ai pu bosser, chez moi, sur mes cours, préparation d’examens pour mes ados, correction de copies. Bref, le truc normal pour un prof quoi !

Ce soir, je vais me coucher avec un sentiment de devoir accompli que je n’ai pas ressenti depuis bien longtemps. Je me souvenais plus à quel point j’aimais vraiment bosser en fin de compte. Bon, il va falloir encore se battre pendant un moment pour lutter contre tous mes démons.

Mais, aujourd’hui j’ai fait un grand pas. J’ai sorti de mon portefeuille le sachet de drogue et ma paille. Je l’ai rangé dans un coin de mon appartement. Et ce sans dédain, sans angoisse. Je l’ai juste rangé en me disant « je n’ai pas besoin de toi en ce moment ! ».

J’espère juste que je serais capable sous peu de dire « je n’ai plus besoin de toi », et finalement jeter tout ça…

J’avance petit à petit. Mais je me dis que c’est déjà 2 jours de gagné, 2 jours où je me suis senti bien, 2 jours qui m’ont rappelé que je peux me sentir bien et que finalement c’est comme ça que je m’aime…

dimanche 4 octobre 2009

Introspection

Samedi soir, je passe la nuit devant la tv. C’est triste à en mourir, mais vital ! J’adore sortir, rencontrer des gens, voir mes amis, boire et plus si aff, mais voilà, j’ai abusé et là je suis coincé.

Comment ? Ben tout c’est simplement que je ne me souviens plus quand je me suis vraiment amusé la dernière fois…

Tout ce que je suis capable de faire c’est boire et me droguer à outrance jusqu’à plus soif, jusqu’à me boucher les narines, jusqu’à en devenir parano à la limite de l’overdose. Bref, la défonce ça marche, mais ça me fout juste en l’air sans que je puisse en tirer une quelconque jouissance.

Je ne m’amuse plus, j’oublie, je me défonce, je ne m’éclate plus…

J’oublie les soirées, les gens que je croise. Je raconte n’importe quoi à n’importe qui. Je m’emporte, je suis tour à tour triste et euphorique. Je suis juste déconnecté de tout sans être capable de rien apprécier.

Je ne m’aime pas beaucoup en ce moment. Ce n’est pas une grande nouvelle. J’ai tellement abusé de toutes ces substances « sociabilisantes » que je suis incapable de sociabiliser sans. Comprenez que pour être « moi-même », pour retrouver mon caractère « normal », je suis obligé d’être défoncé.

Finalement, je suis en perpétuelle descente. Descente de plus en plus difficile à gérer. De plus en plus longue. Et le seul moyen que j’ai d’en sortir, c’est de recommencer. Depuis quand je ne suis plus moi-même ? Je ne sais pas trop. Je dirais que je n’ai pas vraiment sorti la tête de l’eau depuis le début de l’année.

Mais en fait ça date de plus longtemps. Je me suis mis à glisser sur cette pente dangereuse mi 2006, j’ai perdu pied début 2008, j’ai totalement déconnecté début 2009, serais-je mort avant 2010 ?

J’en suis de plus en plus convaincu…

Une copine m’a dit cette semaine « mais tu sais que des gens meurent en vivant comme nous ! ».

Oui, je suis mortel, ça serait bien de m’en rappeler…

Tout ce que je fais ne peut pas être sans conséquence pour ma santé, mais ce discours n’a aucun impact sur mon subconscient (ni sur ma conscience d’ailleurs). J’ai été anorexique, je m’en suis sorti parce que j’ai eu honte du regard que mes parents avaient eu le jour où ils sont venu me chercher au fond de mon lit alors que j’étais en train de mourir d’une grippe intestinale (quand on pèse moins de 60 kg pour 1m94, ça peut rendre très malade une petite grippe intestinale). Je me suis sorti de ma dépendance aux médicaments parce que j’ai eu honte le jour où mon petit frère m’a trouvé à moitié inconscient au milieu de mon salon alors que je tentais d’aller aux toilettes.

Alors il faut que j’ai honte de mon addiction actuelle pour franchir le pas vers la « guérison » ? Oui sûrement… Mais jusque-là j’en ai fait suffisamment pour avoir honte une vie ou deux, et pourtant rien n’a marché encore.

Aujourd’hui je devrais me focaliser sur ce problème. C’est le déclencheur qui me permettra de rebondir professionnellement, et c’est ça qui me fera sortir de ma catatonie. Le professionnel ça a toujours été le plus important pour moi. Pour certains c’est l’amour, la famille, le fric, moi c’est le boulot, c’est la seule chose qui me fait réellement bander !

Tu me donne le choix entre être ministre ou gagner à Euromillion, je prends le poste de ministre !

Bizarre non ?

Mais j’ai un autre problème qui m’empêche de vivre depuis 6 mois maintenant et que personne ne comprend et ne semble prendre au sérieux au final. Ce qui me rend d’autant plus fragile finalement… C’est mon voisin !

Depuis le début de l’année, je ne me sens pas bien chez moi. Et me sentir bien chez moi c’est une des choses les plus importantes pour moi. Tout le monde ici semble savoir ce qu’il se passe dans mon appartement. C’est forcément ma faute, je fais forcément toujours du bruit, je mérite ce qui m’arrive même !

Alors je ne me défends plus, non c’est épuisant. Ce discours à la con m’est servi par tout le monde, donc je m’incline. Oui c’est ma faute. Je mérite d’avoir un voisin qui vient sonner chez moi parce que j’ose me lever la nuit pour pisser. Je mérite d’avoir des mots collés sur ma porte dénonçant mon manque de civisme parce que j’ose avoir une relation sexuelle en dehors des heures de bureaux. C’est normal que mon voisin me menace physiquement parce que mon « mode de vie » le dérange. Et enfin, c’est d’autant plus logique que la police accorde du crédit uniquement à ce qu’il dit.

Après tout, je ne suis qu’un jeune con !

Un jeune con qui a porté plainte pour violence et à qui on refuse de porter secours quand il est menacé parce que « les forces de l’ordre ont autres choses à faire monsieur ! ». Moi quand j’appelle parce qu’il vocifère des insultes à travers ma porte pendant 8h d’affilées ils ont autre chose à faire, par contre quand il appelle parce que j’ai « claqué la porte de façon ostentatoire en rentrant de boite un dimanche matin », là j’ai 4 flics qui sonnent dans les 10 minutes en me faisant les gros yeux !

Si seulement j’étais aussi irrévérencieux qu’on veut bien le dire et le faire croire. Si j’étais aussi grande gueule et snob qu’on le raconte. Si j’étais ce que l’on m’accuse d’être (et qui par ailleurs justifie tout ce qui m’arrive). Ça ferait très longtemps que ce connard serait calmé par voie légale ou pas !

Mais non, depuis 6 mois, je me fais de plus en plus petit. Jusqu’à refuser de rester chez moi. Alors je sors, je sors et je sors. Au moins quand je suis en boite, je ne fais pas de bruit chez moi. Je ne risque pas de me faire taper sur le pas de ma porte par un psychopathe que j’ose réveiller en osant rentrer de boite à 7h du matin !

Et au fond de moi, je sais bien que si je trouve un boulot à temps plein, qui me plait, ça ne fera que rallonger la peine. Il me faudra au moins 6 mois pour économiser de quoi déménager. Et si je passe 6 mois de plus ici, je vais devenir complètement fou…

Je suis un petit garçon apeuré qui appelle sa maman quand il fait une crise d’angoisse parce que son voisin vient de sonner chez lui à 7h du matin « juste pour vous réveiller comme vous le faites depuis deux ans toutes les nuits ! ».

Il n’y a qu’une solution : lundi je vais chercher une ordonnance et je me re-fous sous calmants.

Ça fait 2 ans que je m’empêche de replonger, là je ne peux plus y échapper !

jeudi 1 octobre 2009