mardi 27 décembre 2011

Premier cavalier de l'apocalypse

Ce soir, MisterBitch et son infirmier de petit copain viennent d'arriver dans la Cantal pour une semaine de débauche. 7h48 et Gajal sont en route, à une heure de la maison, le reste du vodka club suit.

Ceci, mes bien chers frères, mes bien chères soeurs, constitue le premier signe annonciateur de la fin de monde tel que vous le connaissez.

Dieu reconnaitra ses brebis, préparer vos valises, ça va roxxer sévère !

Un gaugau mystique.

Ps: vous aurez bien entendu le droit au résumé, aux vidéos, aux photos, et tout et tout ! Vive le Ski !

Un Noël marquant

Après mon réveillon plutôt mouvementé, j'ai pris un lexo pour arriver à dormir. Forcément, impossible de me lever avant 11h du mat' ce qui énerve mon père, mais ma mère ayant compris que les événements de la veille m'ayant fortement contrarié, il valait pas mieux en remettre une couche.

On se prépare donc pour aller rejoindre mes grands parents, qui sont en fait les parents de ma mère, ceux de mon père nous ayant déjà quitté comme dit précédemment. On arrive sur place à midi trente, ma grand mère a déjà tout préparé, et on se met à table : foie gras, escargots, chapon, truffade, buche aux fruits. 

Ma mère me raconte un passage de mon enfance que j'avais oublié qui nous fait tous hurler de rire. Quand je dis tous, c'est vite fait : mes parents, mes grands parents, et moi. Mon oncle, sa femme, ma cousine, son mari et son foetus ayant préféré aller skier que de passer Noël avec nous (mon oncle et ma mère sont en froid), et mon frère ayant préféré partir je ne sais où étant fâché avec ma mère et surtout avec moi.

Je vous raconte l'anecdote ? Allez, suis gentil. Donc j'ai trois ans, et je porte déjà des lunettes, mes deux parents sont présent lors de ma rencontre avec un nouvel ophtalmo suite à un déménagement. J'étais un enfant très docile et très gentil, mais il fallait pas me contrarier. Au moment où je m'installe sur la chaise, mon pied touche une partie de la chaise qu'il n'était pas censé toucher, et l'ophtalmo m'engueule copieusement. Je ne dis rien, mais ma mère remarque que je prends illico ma "gueule de con" comme elle l'appelle.

Les questions commencent, préalablement, l'ophtalmo avait vérifié auprès de ma mère si je savais reconnaitre les formes et les couleurs, ce qui est le cas, donc elle m'interroge : 

  • Bon, là tu vois quoi ?
  • Quoi...
  • Et ça c'est quoi là ?
  • Là...
  • Et cette couleur c'est laquelle ?
  • Laquelle...
  • Mais vous m'avez menti, il ne sait rien reconnaitre cet enfant, je ne peux pas le soigner, apprenez lui les formes et les couleurs et revenez dans 3 semaines !
Mes parents se retenaient d'exploser de rire, ils ne m'ont même pas engueuler, ils ont juste chercher un autre ophtalmo qui a pu me prescrire des lunettes vu qu'il a su me parler gentiment et donc obtenir de moi ce qu'il voulait ! Déjà à 3 ans fallait pas me prendre de haut, non mais...

Bref, il y a donc une bonne ambiance, grâce aux anecdotes, au vin, et à notre capacité à faire semblant...

Mes grands parents sont âgés, donc on s'occupe du service et de ranger/nettoyer après le repas, même si ma grand mère râle parce qu'elle ne supporte pas d'être diminuée, mais bon à 84 ans elle a le droit de se poser et de rien faire. Ce qu'elle finit par faire.

Elle s'installe sur une chaise pendant qu'on termine.

Ma mère coupe les cheveux de mon grand père et de mon père, quand je remarque que ma grand mère essaye d'avaler un médicament sans succès. Elle veut se vaporiser quelque chose dans la bouche, je lui demande ce que c'est. Elle souffre d'angine de poitrine, et doit lors d'une crise de fatigue, prendre un vasodilatateur en solution nitré (en gros, du poppers) ce qui me fait hurler de rire...

Ma mère l'aide et lui donne son médicament, on continue nos discussions. Après 2 ou 3 minutes, ma mère remarque que mamie est devenue très pâle, elle s'approche, lui parle, elle répond pas, elle lui prend la main, elle est glacée, elle répond par dans petits râles. Toute la famille s'affole, elle fait visiblement un gros malaise.

Je décroche le téléphone pour appeler le 15, ma grand mère dans un effort surement surhumain m'interdit d'appeler les secours parce qu'elle ne veut pas être hospitaliser à Noël, et que de toute façon ça va passer. On la lève de sa chaise pour l'allonger sur le canapé, je remarque qu'elle a mouillé sa chaise. Je tends donc le téléphone à ma mère en lui disant que si elle ne les appelle pas je vais le faire, elle s'exécute. Mon grand père fond en larme.

Les pompiers arrivent en 5 minutes, avec l'aide de ma mère ils vont vérifier ce qui lui arrive, la laver et la changer. Ils veulent l'hospitaliser, elle refuse, alors ils lui posent les questions de routine pour vérifier si elle a bien toute sa tête : 

  • Madame, quel jour sommes nous ?
  • Dimanche de Noël, vous voyez pas le chapon là ?
  • Et de quelle année ?
  • Mais il m'emmerde lui, ben on est en 2011 !
  • Et qui est le président ?
  • Le nabot comme l'appelle mon petit fils ! Mais il a finit avec ces questions à la con ? Il va nous pourrir notre journée de Noël si ça continue, et de toute façon je n'irai pas à l'hôpital j'ai déjà dit !!!!!

Le pompier prendra tout ça avec le sourire, et une fois que ma mère aura signé la décharge, ils repartiront en laissant ma mamie avec nous...

Verdict des pompiers : elle a juste pris trop de vasodilatateur, et à donc fait un blackout à cause de ça... Mais sinon elle va bien...

Grosse frayeur tout de même...


En entendant les réponses aux questions, je sais d'où je tiens mon côté espiègle quand quelqu'un me fait chier, merci mamie !

Entre temps, je laisse un message à mon frère et à ma cousine, pour les prévenir. Ma mère m'engueulera après en me disant "mais moi j'aurais préféré qu'on leur dise que ce soir, une fois que tout aurait été fini, avec une formule du genre "mais vous n'étiez pas là, ça n'aurait servi à rien" comme ils m'ont dit ce printemps alors que je cherchais ma mère partout pendant 24h et qu'ils ne m'avaient pas dit qu'ils l'avaient fait hospitaliser!"

Pas faux, mais sur le moment je ne pense pas à mal moi...

En fait le premier réflexe fut d'appeler mon frère en pensant "elle va mourir le jour de noël et à cause de notre dispute il ne sera pas là!"

Et surtout ça me rappelle un très mauvais souvenir, la dernière fois que j'ai vu une personne proche de moi mouiller son pantalon, c'était la mère de mon père, et elle est morte quelques semaines plus tard sans que j'ai pu la revoir, c'est la dernière image que j'ai d'elle, et je ne voulais pas que ce soit la dernière image que j'ai de mon autre grand-mère.

Je suis lucide, elle a 84 ans, une angine de poitrine, mon grand père a 87 ans et c'est un grand cardiaque, ils ont passé 2 mois à l'hosto cette année, il y a de grandes chances que ce soit notre dernier Noël, mais je ne suis pas prêt à leur dire au revoir, je ne le serai sûrement jamais...

Ce soir je suis tout seul dans la maison de mon père, mes parents sont parti en vacances, et j'attends le vodka club au presque grand complet pour une semaine de ski et de folie, j'en ai besoin, vraiment.

C'est aussi la première fois que je suis seul dans cette maison, la première fois que je suis seul dans une maison dans le Cantal, et j'en mène pas large, je n'ai pas forcément que de bons souvenirs ici, il ya eu plus de morts que de naissances dans ma famille depuis que je suis venu au monde et quatre ont eu lieu dans la maison où je suis...

Dépêchez vous les copains ^^

Un gaugau un poil morbide

samedi 24 décembre 2011

Noël en famille

Au vu de mon état psychologique en ce moment, les fêtes de Noël en famille étaient un moment important qui me permettaient de respirer et de m'éloigner, un temps, de certains de mes démons...

Mais voilà, dans la famille Gauthier y a toujours du sport, sinon c'est pas des réunions de famille...

Déjà mon petit frère ne vient pas passer les fêtes avec nous, parce qu'il est fâché avec ma mère et avec moi depuis le mois de septembre. 

En arrivant chez mon père ce soir, je me retrouve assi en face d'un cousin de 60 ans, jamais entendu parlé de lui, lui forcément connait tout de moi, moi le parisien, l'exilé, le traitre à sa patrie, et j'ai donc droit toute la soirée à des "ah ça tu n'en as pas à Paris, qu'est ce qu'il faut être con pour vivre là bas quand même !"

Mon oncle, avec qui j'ai autant d'affinités qu'avec Slobodan Milosevich, était forcément placé à ma droite, et m'a donc tout bonnement raconté sa vie de ... laitier ! "Et comment faire un bon fromage ? Hein ?"

MAIS SI TU SAVAIS CE QUE JE PEUX M'EN COGNER LE COQUILLAGE DE SAVOIR COMMENT TU FAIS TON FROMAGE !!!! TU PUES LE FROMAGE À 20 MÉTRES ET TU ME COUPES L'APPETIT AVEC TES DENTS POURRIES !

NDLR : je vous ai déjà dit que mon oncle n'avait pas jugé utile de prévenir mes parents quand ma grand-mère a été hospitalisée et que le médecin lui a dit "prevenez les proche, il lui reste 48h maximum", parce que bon, on est loin et qu'il voulait pas nous déranger, et qu'ensuite il a dilapidé toutes les économies de mon grand père, que quand il s'en est rendu compte, il en est mort ? Bizarrement, moi, j'ai très envie de lui foutre une baffe dès que je le croise depuis !

Mais c'est la famille et ça ne se fait pas, donc je souris, j'écoute, je complimente, je plussoie, toussa toussa et surtout je me contente de sourire bêtement. Fin du repas, mon père me tend une boite suspecte, il s'agit de sa réserve personnelle de beuh. Je m'en décroche la mâchoire, il me demande de lui rouler un joint, là comme ça, devant la famille, et se colle son pèt tranquille en l'accompagnant d'une coupe de champagne, et tout le monde trouve ça normal !

Je rappelle à l'auditoire que je n'ai pas été élevé dans une communauté hippie post-soixantehuitarde, mais dans une famille bourgeoise de province, bien catho, bien moralisante, bien intrusive...

Il faut croire qu'une fois à la retraite, tu as le droit de faire ce que tu veux au final...

Le repas se termine temps bien que mal.

NDRL : à toute fin utile je rappelle donc que nous sommes chez mon papa, et mes parents sont séparés.

Maman profite de la cohue générale pour aller visiter la maison et faire son inspection. La maison est sur trois niveaux, nous sommes au rez de chaussé, et nous entendons un bruit d'épouvante qui vous glace le sang venant du deuxième étage.

Ma mère hurle à la mort et profère tellement d'insultes à la minute qu'on ne comprend rien. Elle descend les escaliers en trombe, mon père et moi sommes seuls, tous les autres invités sont parti, on se regarde en coin et chacun se dit en silence "pourvu que ça soit pour l'autre, pourvu que ça soit pour l'autre !"

J'ai été exaucé, mon pauvre père a vu sa dernière heure venir...

Quel fut donc l'erreur commise qui mérite d'être conduit directement à l'échafaud ? Il a repeint en noir une table, lui a scié les pieds pour en faire une table basse "à la bonne hauteur pour poser ses pieds et regarder la télé". Vous me direz "et alors?"

Et alors je vous répondrai qu'effectivement ma mère est folle, mais là pour le coup je la suis parce qu'outre le fait que cette table lui appartienne, et que mon père l'avais juste en dépot dans son hanger en attendant qu'elle puisse la mettre chez elle, elle constitue un héritage familial, et était plus que bicentenaire (j'ai retrouver sa trace dans un contrat de mariage de 1804). Donc la transformer en repose petons pou la télé, ça énerve forcément...

Il a juste répondu "mais tu en as plein des tables..."

La logique de mon père et celle de ma mère ne sont vraiment pas les mêmes, et je comprends les raisons de leur séparation (même s'ils se voient tous les 15 jours, même s'ils passent leurs vacances ensemble, même s'ils couchent ensemble, ils sont séparés, cherchez pas, moi non plus je comprends pas)

Ma mère en a profité pour claquer toutes les portes de la maison une par une (j'ai compté, il y en a 15 !). Je suis donc monté me coucher en souhaitant un Joyeux Noël à mes parents bien sûr.

Et demain midi on recommence avec le repas chez papi et mamie, youpi !!!!!!

vendredi 23 décembre 2011

Blogothérapie ?

J'ai réfléchis à quelque chose cette semaine : pourquoi rouvrir le blog après tout ce temps où au final il ne m'apportait plus rien ?

La question m'a été en fait soufflée par un mail d'un de mes vieux lecteurs.

NDLR aux "vieux" lecteurs : je ne parle pas de vos âges quand je vous appelle comme ça, mais je fais référence à votre fidélité ici...

J'ai fermé le blog parce qu'il ne m'apportait plus rien, plus envie d'écrire, plus envie de partager. Et ça a coïncidé avec l'enfoncement dans ma dépression et l'addiction. J'avais honte de ce que je faisais de ma vie, honte de mentir à tout le monde. Je ne pouvais plus raconter ce que je ne disais pas à mes amis ici pour la simple et bonne raison qu'ils me lisent presque tous. Alors plutôt que de faire semblant, j'ai plié boutique.

Vous n'avez pas idée des mensonges qu'un toxico peut inventer pour pouvoir se droguer autant qu'il le veut. Des mensonges si bien ficelés qu'on finit par y croire soi-même. Me rendre compte d'avoir autant menti, à autant de gens qui m'aiment, non plus pour les protéger, mais pour me laisser la liberté de me plonger encore plus dans la drogue, l'alcool et le sexe, fait parti de ce qui m'a réveillé en ce début de décembre.

Je me suis donc promis, en plus d'arrêter, de me faire soigner et de retrouver une vie dont je serais fier, d'arrêter de mentir à mes amis.

Ils ne sont pas cons, ils savaient sans que j'ai eu besoin de le dire. Alors peut-être qu'ils pensaient pas que j'étais à ce point de désarroi, mais ils savaient que quelque chose de blanc, de poudreux, était en train de me changer et de me tuer à petit feu, au moins ça...

Je ne peux pas en parler tous les jours à tout le monde tout le temps. Non, ça serait trop difficile de me reconstruire si je passais la moitié de mes conversations à faire le point sur mes nevroses, mes progrès, mes rechutent avec tous mes amis. Parce qu'en plus, et ça je ne me l'explique pas pour le moment, enfin pas encore, c'est qu'il m'en reste plein des amis...

Donc j'ai trouvé plus simple, et plus sain au final, de faire revivre mon blog. Je m'en sers pour déverser tout ce qui doit sortir, un update qui ne se veut pas quotidien, mais suffisamment dense pour exprimer tout ce qui me semble essentiel qu'ils sachent. 

Libre à eux de venir lire ou pas, de m'en parler directement quand ils sentent que c'est necessaire. Mais au moins là ils ont la vérité, même si elle est brute, même si elle ne me met pas en valeur.

J'arrête de mentir !

Et j'avais oublié un détail, minuscule petit détail : j'eu mon heure de gloire, et dès le premier article j'ai eu plus de 300 personnes qui se sont connectés. Alors on est loin du nombre que vous avez pu être à la grande époque, mais après tout ce temps, avoir toujours 300 anonymes qui se soucient (ou se délectent ?) de mes malheurs, ben ça fait quelque chose.

Je ne savais pas trop comment réagir aux premiers messages, alors je n'ai pas répondu...

Aujourd'hui après ces quelques 3 semaines de reprise d'activité, vous avez tous (sans exception) montré que vous me souteniez, que vous vous souciez, que vous vous inquiétez même pour certains.

Je ne m'attendais pas à ça, vraiment pas...

Alors mon analyse, je la fais sur le canapé de ma psy. Mes excuses, je les fais à mes proches. Avec vous je partage une tranche de vie qui pourra peut-être servir à d'autres.

Mais je tiens à tous vous remercier, pour les commentaires, les mails, et tout cet amour que vous me témoignez. Ça fait un peu cucul-gniangnian, mais je tenais à le dire, parce qu'au final, vous m'aidez aussi.

MERCI

mercredi 21 décembre 2011

Un pas en avant

Aujourd'hui j'ai vu ma psy pour la troisième fois. Première fois que je rechute depuis que je la vois. On en a parlé. Ce que je retiens de la conversation c'est que j'ai tout fait pour lui plaire. Je voulais qu'elle me voit comme quelqu'un d'intelligent, de sympa... du coup je ne lui ai montré qu'une version faussée de ma personnalité.

Je veux que la thérapie fonctionne, donc je lui ai dit que je voulais tout lui dire, tout lui montrer, surtout ce que je ne dis pas à mes amis, mais que ça prendrait du temps, mais que je pensais qu'elle pourrait m'aider (en fait je veux qu'elle m'aide). Elle m'a répondu qu'elle n'était pas là pour me forcer, me culpabiliser, me tirer les vers du nez, qu'elle ne pourrait m'aider que si moi je le voulais, et qu'elle ne prendrait que ce que je voudrais donner.

Je lui ai dit que je déprimais, vraiment, beaucoup, trop. Elle m'a proposé de me voir deux fois par semaine au lieu d'une, et m'a demandé si je voulais des antidépresseurs. Elle pense que c'est une bonne idée. Moi je me laisse les vacances pour réfléchir, remplacer une addiction par une autre, hors de question, par contre combler mon manque de sérotonine pour essayer de ne plus (trop) voir la vie en noir, et avoir la force de regarder ce qui ne va pas dans le but de le fixer oui (fixer ici est un anglicisme, mais je ne vois pas comme le dire en français, réparer? non ce n'est pas exactement ça, je laisse le mot anglais qui correspond mieux au final).

Après mon rendez-vous j'ai retrouvé mes amis pour le Noël des amis, j'ai discuté avec Emma, grâce à qui je suis en thérapie parce que c'est elle qui m'a trouvé cette psy. Elle m'a dit qu'elle l'avait revu depuis dans le cadre de son travail et qu'elles avaient parler de moi. Ma psy lui a dit qu'elle avait bien fait de m'orienter vers elle, que j'étais quelqu'un d'intelligent, d'intéressant, de cultivé, et qu'elle voulait vraiment m'aider parce que mon mal être n'est que pur gâchis.

Ça m'a fait plaisir.

Mais j'ai peur, peur d'affronter mes démons, peur d'échouer autant que peur de réussir, je déprime depuis que j'ai 12 ans, autant dire que j'ai toujours déprimer, et si je dois devenir quelqu'un d'autre? Et si je dois VRAIMENT affronter mes problèmes? Et si je dois guérir ?

Serais-je la même personne ?

Je me deteste autant que je m'aime.

Je me fascine autant que je me fais peur.

Je veux mourir autant que je veux vivre. 

Je marche sur un fil et j'ai peur de le couper...

J'ai identifié un des (innombrables?) déclencheurs de mon burn-out récent : on me propose de devenir directeur de campagne avec ensuite un poste de directeur de cabinet mais j'en suis incapable en ce moment, mais c'est ce pour quoi j'ai autant travailler dans ma vie, et je m'en suis rendu compte. Echouer là, c'est échouer une fois de trop, je dois me soigner pour ne pas laisser passer cette chance. Un homme politique me trouve suffisamment intelligent et fiable pour me confier sa campagne et son cabinet, et moi je me drogue et couche avec des hommes qui me font me sentir sale et miséreux.

Il y a clairement un problème.

Je dois guérir, ou mettre mon plan de carrière à la poubelle.

Il le faut...

Il ne s'agit plus que de moi là !

lundi 19 décembre 2011

En fait

J'adore ma psy, mais avoir un (ou deux ou plus) ami avec qui parler de tout ça, ça me manque... Ils sont tous au courant, mais ils peuvent pas m'aider / me comprendre...

J'ai recommencé cette nuit...

J'ai envie de mourir tellement j'ai honte, je suis faible, je suis une épave, je me déteste...

dimanche 18 décembre 2011

Day one...

... I just don't realise i'm coming back to day one one again... But i will succeed, not today, not tomorrow, but someday, because i have to succeed, and I can do it...

Biter, shame, and I hate myself...

My brain reset every 5 seconde, I wish i'll be died tomorrow...

Why ?

I'm a mess...

vendredi 16 décembre 2011

Engagez-vous, rengagez-vous...

J'avais posté il y a quelques mois déjà une vidéo de militaires américains qui s'ennuient au front. Grâce à MisterBig et ses pérégrinations (je suis vraiment pas sûr de mon orthographe là!) internet, voilà une petite sélection des dernières tendances guerrières !

Moi je le dis comme ça, mais Obama il aurait pas dû supprimer le Don't Ask Don't Tell, les pédales dans l'armée se lachent ^^




Bon week end les gens !

PS: J+15, j'en reviens pas moi même !

samedi 10 décembre 2011

Le pire...

... c'est le vendredi soir !

Une semaine que je suis sobre, une semaine que je ne pense qu'à ça. Mais en y repensant, je n'ai pas vraiment eu le temps de ressentir le moindre manque. J'ai été très occupé, c'est la période des conseils de classe.

Mais là je suis chez moi, tout seul, il est minuit passé, demain je ne bosse pas. Bien sûr j'ai du travail en retard (cours, correction de copies, préparation du déroulé du second trimestre) le tout multiplié par 7 classes, trois niveaux et 210 gamins.

Donc ça en fait...

Mais là j'ai passé la soirée à regarder ma montre pour me souvenir de l'heure à laquelle j'allais craquer.

Le pire ?

J'en ai dans un tiroir...

Je n'ai pas bu, je n'ai pas pris de lexo, je vais aller me coucher, une fois au lit je pense que ça ira mieux...

Une semaine c'est rien dans une vie, mais ça me semble une éternité quand même.

Gauthier à J+7

mercredi 7 décembre 2011

Freud est encore à la mode...

Ce soir je suis allé à me première séance avec une psy chaudement recommandée par Emma. Quand je lui avais demandé il y a quelques semaines si elle ne connaissait personne parce que j'avais clairement besoin de consulter, elle m'a répondu :

Ecoute, pas besoin d'être devin pour voir que tu vas pas bien, j'ai quelqu'un à te conseiller, laisse moi vérifier si elle prend de nouveaux patients, en fait ça fait quelques mois maintenant que j'attends que tu me poses la question...

J'appréhendais un max, aller voir une psy, j'en ai besoin, mais est-ce que je suis prêt à faire tout ce qu'il faut pour que ça marche ? Est ce que je suis prêt à dépenser l'argent de ma drogue chérie dans une heure par semaine sur un canapé ?

Pas sûr...

Je vous passe les détails, mais en fait de deux choses l'une, soit Emma me connait vraiment bien, soit elle est super bien tombée. Cette psy m'a mis à l'aise de suite. J'ai parlé une heure sans la voir passer, de tous pleins de choses dont j'avais envie de parler avec quelqu'un que je connaissais pas... Et j'avais plus envie de partir.

On a convenu d'un planing, d'un tarif, et elle n'a mis qu'une condition : ne pas venir en séance si je suis sous coc (ou bourré ou autre), pour le reste, elle ne me juge pas, elle n'est pas non plus là pour me donner l'absolution.

Elle m'a dit deux choses qui vont peut-être m'aider à me débloquer complètement avec elle :

  • Je ne vais pas combattre le produit (la coc) mais essayer de comprendre pourquoi vous en avez besoin et essayer de faire en sorte que vous n'en ayez plus (ou moins au début) besoin.
  • On ne nait pas dans un champs, on arrive dans une famille, il va falloir me raconter votre enfance, toute la relation avec vos parents conditionne votre état actuel.


En gros je vais passer une heure par semaine à dire du mal de mes parents pour essayer d'aller mieux... Mouais ça je peux le faire...

Bon ce n'est que le premier rendez-vous, mais alors que ce soir j'avais très peur de téléphoner à mon dealeur (je ne bosse pas le jeudi), en rentrant chez moi je me suis juste servi une vodka et maintenant je vais me coucher, sans frustration, en me disant que je commence un travail et que je dois le faire correctement (pour une fois dans l'année, ne pas tout foirer !)

A suivre...

lundi 5 décembre 2011

Les signes ne trompent pas...

Après une journée de fol'aïl où j'ai enchaîné 7 heures de cours pleines sur deux établissements, à manger dans la voiture, à planifier les réunions parents-profs (j'adore savoir que je vais finir à 20h30 3 jours après le réveillon, donc 12h après être arrivé au bahut).

Après, alors que je demandais rien à personne, fumant ma clope pendant la récrée, devant l'entrée du bahut, avec ma tronche du lundi-matin-ça-fait-2h-que-je-suis-là-et-j'ai-déjà-envie-d'en-tuer-trois-ou-quatre, une fourgonnette de gendarmerie s'arrête à ma hauteur :

  • Excusez-moi monsieur, je vais juste vous demander ce que vous faites !
  • Je fume, ça se voit pas ?
  • Non mais pourquoi vous êtes devant l'entrée d'un établissement scolaire ?
  • Peut-être parce que je suis prof ?
  • Ah... Pardon, j'aurais pas deviné, bonne journée...

J'ai failli répondre "pour essayer d'en violer un derrière les poubelles !" mais j'ai senti qu'ils avaient un humour limité les gendarmes...

En les regardant partir, je me suis regardé : pas rasé d'une semaine, pas coiffé, en jean large/baskets rouges avec un manteau en dessous des genoux, je fais clairement pas prof de "banlieue-desperates-housewives" où j'ai été récemment envoyé en mission.

NDLR : oui je me sens investi d'une mission, faire rougir toutes les Marie-Caroline et les Charles-Edouard qui vont à la messe tous les dimanches, mais ça sera le sujet d'un autre article... Z'avez qu'à me laisser en ZEP ces cons du rectorat !

Après avoir pondu un cours en 2 min 30, surement le cours le plus nul que j'ai jamais écrit, et me rendre compte que je m'en contre-fous. 

J'ai décidé de me défouler devant la tv, mais quoi regarder ?

J'ai trouvé : le concert de Céline Dion - Taking Chances

C'est officiel, je déprime, je suis au fond du trou, je kiffe Céline Dion !

ACHEVEZ-MOI  !

(J-2 avant le psy)

vendredi 2 décembre 2011

Left things behind

J'ai quitté ma vie tant de fois que je ne sais pas à quel moment j'ai commencé à choisir la fuite comme unique moyen de régler mes soucis. J'ai fui dans ma tête, dans mon corps, et de manière plus prosaïque en prenant un train ou un avion pour recommencer ailleurs.

Mais quand je jette un oeil dans le rétro je ne vois rien de changé. Je ne sais pas ce qui cloche vraiment chez moi. Je n'aime pas mon corps ? Je n'aime pas ma sexualité ? Je n'aime pas le regard des autres ? Je n'aime pas mes parents ? Je n'aime pas ma vie ? Je ne m'aime pas...

La tête doit toujours être occupée, si je m'arrête de penser, de me projeter, je panique, je perds pied, et je me noie.

J'ai décidé d'en finir une fois pour toute avec cette vie. J'ai fait le burn out de trop dimanche dernier. Pourtant tout va bien. J'ai un travail qui me plait, un appartement dans lequel je me sens bien, des amis fantastiques, une famille aimante (non vraiment vous tueriez pour avoir mes parents). Pourtant je ne me fais du mal à un point qui en devient insoutenable. Si je ne me suis pas tiré une balle ou jeté de la fenêtre, ce que j'ai fait ces dernières années était tout comme, et ce que j'ai fait ce week-end n'était que le point d'orgue.

Je ne survivrai pas au prochain, je le sais, j'en suis sûr.

Je suis sûr que d'une chose en fait, je ne veux pas mourir. 

Mais voilà je ne sais pas comment vivre.

Survivre ne me suffit pas.

Rien ne me suffit.

Ce vide que je n'arrive pas à nommer, à comprendre, à cerner m'aspire. 

Alors pour la première fois, sans user de dérision, sans me cacher, sans faux-détours, je vais dire (écrire plutôt) ce qui me fait si peur :

Bonjour, je m'appelle Gauthier et je suis toxico.

Mercredi j'ai rendez-vous chez un psy. Je ne sais pas ce que ça va donner, mais j'ai envie/besoin d'en parler, alors je refais vivre cet espace, mon tout petit espace sur le net, pour raconter, déverser, pleurer, peut-être bientôt rire...

Je ne sais pas si ça durera, mais ce soir j'en avais besoin... 

La seule raison pour laquelle je n'ai pas encore appelé mon dealer c'est parce que je me suis enfilé un lexo et que j'attends qu'il m'assome... (tu parles d'un réflexe à la con)

J'ai envie d'arrêter, mais je sens que ça va être dur, très dur, trop dur ?

A suivre...