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mardi 16 décembre 2008

Pour toi lecteur

Je me rends compte que je parle souvent de tout plein de gens dans ce blog, des amis, des plans cul, des ex, et au bout de trois ans et demi ça en fait du monde. Alors pour moi c’est facile, normal c’est ma vie (quoique des fois j’arrive à m’y perdre), mais pour toi petit lecteur qui débarque, je me dis que ça fait peut-être beaucoup d’infos à digérer.

Et moi je t’aime ami lecteur, alors rien que pour toi, et surtout pour que tu comprennes mieux le pourquoi du comment, ben je vais te faire un récap’.

Eh, franchement, je suis pas adorable au possible ?

On va faire ça en plusieurs catégories, comme les devoirs au bahut, ça va être organisé, un truc de ouf ! Les liens renvoient soit aux catégories que je leur consacre dans mon blog, soit à leur blog quand ils en ont, soit à des articles précis où je parle un peu plus d’eux. Pour la compréhension, quand je dirai « aujourd’hui » on se basera sur fin 2008 (màj à venir ultérieurement)

Ndlr : quand j’emploie le terme de « meilleur(e) ami(e) », ce n’est pas que je me prends pour un collégien, mais plutôt parce qu’il y a des gens qui sont plus importants pour moi et c’est la seule terminaison que j’ai trouvé pour les qualifier. Et à l’intention des gens cités plus bas, cet annuaire de ma vie sentimentale et amicale n’a pas fonction à être exhaustif ou à hiérarchisé l’amour (ou la haine) que je vous porte, c’est juste des indications de base pour ceux qui ne nous connaissent pas dans la vraie vie.



Les ex

Connard d’ex : je suis sorti avec lui à l’âge de 19 ans pendant à peu prés un an, entrecoupé de ruptures diverses et variées. Il est resté majoritaire dans mon cœur pendant des années après ça. On a toujours entretenu des rapports plus qu’ambiguës. Aujourd’hui, on est amis, il vit aussi à Paris, on a déménagé la même année de notre région toulousaine d’origine. Il est prof.

L’américain : rencontré début 2006, originaire de Seattle, il était à Paris pour découvrir la France et les français et envisageait de venir étudier la Science Politique à la Sorbonne. Il était mannequin par intérim pour financer ses études et ses voyages. L’histoire durera un tout petit mois. On a gardé contact jusqu’à début 2007, il était retourné vivre à Seattle et devait partir pour Washington avec une sénatrice. Aujourd’hui je ne sais pas ce qu’il fait, ni où il vit. Sûrement l’histoire d’amour la plus courte de ma vie, mais elle était très intense et sincère, et c’est pourquoi elle n’entre pas dans la catégorie des « plans ».

L’ex du pont (ou l’ex suicidaire) : rencontré en 2006, entre l’américain et Baby Boy, on est sorti ensemble quelques semaines. Je n’ai jamais bien compris ce qu’il faisait dans la vie, je crois qu’il est vendeur en ce moment. On s’est recroisé au printemps 2008, on est ressortis ensemble, ça n’a pas donné grand chose si ce n’est une grande incompréhension mutuelle qui s’est soldée par une TS romanesque (cf articles). Aujourd’hui on se recroise à l’occasion en boite, en général on en profite pour remettre le couvert, pour l’hygiène. J’ai hésité à le mettre dans cette catégorie, parce que moi même je ne sais pas si c’est une histoire qui en vaut la peine en fin de compte.

Baby Boy : rencontré en août 2006 sous une bouteille de vodka, s’en est suivit une relation à distance Paris-Londres. Brésilien d’origine, il ne parle quasiment pas français. Après quelques mois d’Eurostar, il est venu vivre avec moi à Paris. Le choc sera tel qu’il repartira vite et ça mettra un terme à une belle histoire de près de 10 mois. Aujourd’hui il vit au Brésil et nous entretenons des rapports amicaux, bien que je sois toujours extrêmement jaloux de ces mecs (et vice-versa).


Les amis de fac

Nina : rencontrée en 1999, étudiante en histoire tout comme moi à l’époque. Elle est rapidement devenue ma meilleure amie fusionnelle. Elle a fait des études de sciences politiques comme moi et on s’est installé à Paris la même année à quelques mois d’intervalle. Elle m’a fait découvrir la blogosphère et j’ai participé pendant près de deux ans à son blog collectif sur les « liaisons foireuses ». Après un clash survenu fin 2006, que l’on peut apparenté à une rupture amoureuse, nous avons coupés les ponts et disloqués nos amis communs. Aujourd’hui, elle vit toujours sur Paris, elle tient toujours le même blog (où vous pouvez lire mes articles dans les archives), on ne se parle plus du tout, la seule personne que l’on a en commun est Lucie.

Sylvia : rencontrée en 1999, étudiante en histoire aussi. Andorrane d’origine, j’ai tout de suite craqué pour son accent et sa façon de vivre à l’espagnole. Vous allez rire, mais c’est la dernière fille avec qui j’ai eu envie de sortir, oui à 18 ans je pensais encore que j’étais bi, rassurez-vous ça ne s’est jamais fait ! On est resté très proche à la limite de la fusion aussi pendant des années. Elle m’a fait découvrir l’Andorre et l’Espagne (la fête là-bas j’adooooooore). Aujourd’hui on ne se voit plus à cause de la distance, j’ai dû l’avoir trois fois au téléphone cette année. Mais je sais que si on se revoit ça repartira comme en 40, c’est juste une question de km et de rythme de vie.

Lucie : rencontrée en 2001, études d’histoire encore et toujours. Elle avait la fâcheuse tendance à me faire rire tout en m’énervant. Ça n’a pas changé au fil des ans. On a réussi à garder le contact et à bâtir une amitié qui résiste plus ou moins à tout, et ce malgré l’éloignement. Aujourd’hui elle est prof dans le sud-ouest et est la dernière représentante de mes amis de fac donc mon entourage actuel.

Ndrl : les trois filles nommés ci-dessus font parties de la « secte des moumours ». C’était le surnom qu’on s’était tous donné. Je ne peux pas expliquer, il fallait le vivre !



Les amis des soirées toulousaines

Queen Mum : rencontré fin 1999, mon plus vieil ami pédé. Au début on se voyait de temps en temps pour faire la fête, mais après que je l’ai présenté à Mister Big on s’est énormément rapprochés. Aujourd’hui, il vit à Paris après avoir bourlingué un peu partout en France et à l’étranger pour ses études. On continue de se voir régulièrement pour faire la fête, je suis son esthéticienne attitrée.

Océane : rencontrée fin 1999, elle m’a prise pour son chauffeur pendant quelques semaines avant de se rendre compte que j’étais gentiment alcoolique moi aussi. Une amitié était née. Pendant plusieurs années nous avons écumés toutes les soirées de la ville rose, et plus si aff, avec toujours pleins de gens plus ou moins fréquentables (dealer, pute, mac, et autre dj). Aujourd’hui je suis le parrain de son fils né en 2004, elle vit toujours à Toulouse, en couple, presque sagement. Elle a pris une place telle dans mon cœur depuis la naissance de son fils que je ne peux la classer comme meilleure amie ou autre, c’est juste mon Océane que j’aime.

L’ami sans pseudo : en fait je parle souvent d’un ami, je ne lui ai jamais trouvé de pseudo, ou à chaque fois que je l’ai fait ça n’a pas fait mouche, donc je le présente comme un vieil ami de Toulouse. À partir de ce jour ça sera donc l’ami sans pseudo, rencontré fin 1999 à la faveur d’une soirée alcoolisé où il sortait avec celui qui m’amena pour la première fois dans une boite à pédé (jeunesse, jeunesse). Il a pas mal bourlingué lui aussi. C’est l’ex du psy, entre autres. Aujourd’hui il vit dans l’Est de la France et on se voit régulièrement pour boire des coups et dire du mal des gens qui font des écoles de commerce (il fait une école de commerce !).

Mister Big : je suis sorti avec lui en juin 2001, profitant d’une rupture de quelques semaines avec Connard d’ex. Je lui ai présenté son petit copain en septembre de la même année, à savoir la Queen Mum. Ils sont restés ensemble pendant 2 ans et demi. Je suis devenu le confident du couple, ce qui a énormément cimenté notre amitié. Aujourd’hui, il vit toujours à Toulouse, a changé plusieurs fois de mecs depuis. Je le considère comme mon meilleur ami (même si des fois il m’énerve, vous n’avez pas idée). Des fois il alimente son blog (trois fois par ans).

Zaza : rencontré au printemps 2002. C’est avec lui que j’ai formé le trio infernal des nuits toulousaines pendant plus de deux ans, à savoir trois pédés hyper efféminés qui se font offrir à boire partout où ils vont, à nous trois on devait peser moins de 100 kg à l’époque (quand j’y pense). On était très proches, une amitié fusionnelle, un peu étouffante parfois, ce qui nous a valu des crises dignes des pires teen movies. Après une énième dispute, on a fini par s’éloigner. Depuis que je suis à paris, on est toujours en contact et on se revoit avec plaisir dès qu’on est dans la même ville. Aujourd’hui, j’ai beau ne pas le voir ou lui parler pendant 6 mois, quand on se retrouve c’est comme si on s’était quitté la veille.

Emma : rencontrée pendant l’été 2002 à l’occasion d’une soirée qui reste encore dans les anales. Malheureusement je ne m’en souviens absolument pas (elle oui par contre, j’avais un tee-shirt L5, ça marque). C’est une amie de Mister Big à la base. On est devenu proche à force de se croiser en soirée et de déverser notre fiel sur tout ce qui nous entoure. Elle est infirmière (fantasme hétéro s’il en est), et tout aussi instable que moi niveau mec. Emma c’est la copine-thérapeute comme je me plais à l’appeler. Je ne sais pas pourquoi, mais il faut toujours que ça tombe sur elle quand je dois parler à 5h du mat’. Elle a fini par mettre des post-it « j’aime Gauthier » partout dans son appart pour s’en souvenir, surtout lors d’un appel incongru. Aujourd’hui nous sommes toujours très proches malgré la distance (elle vit à Toulouse), et elle me prend souvent pour un hôtel quand elle doit venir copuler avec de célèbres dessinateurs de bédés parisiens (ou pas).

Le Psy : rencontré début 2003 parce qu’il sortait avec l’ami sans pseudo. On a fait les 400 coups ensemble aussi. Son pseudo vient tout simplement de son métier qu’il exerce aujourd’hui dans la lointaine (très lointaine) banlieue parisienne. Aujourd’hui, on se voit régulièrement pour sortir ou quand il a besoin d’un pied-à-terre dans Paris.


Les amis de Paris

Ndrl : il n’y a pas tout le monde, je ne parle ici que des gens qui reviennent régulièrement dans mes articles. Vous avez l’intégralité de la blog-roll du Vodka Club dans les liens, là à droite.


7h48 : je suis tombé sur son blog début 2006. Un amour est né dans les méandres de la blogosphère. Rencontrée au printemps 2006, ce fut le début d’une amitié indéfectible. Elle est rapidement devenue l’amie fusionnelle par excellence, le vagin accompagnateur de tout pédé qui se respecte. Je la traîne partout ou c’est possible (non chérie tu ne peux pas rentrer au dépôt !). Aujourd’hui on est toujours aussi proche, même si sa vie de couple, de mère et de femme active lui laisse de moins en moins de temps pour venir vider une bouteille de vodka en semaine pour dire du mal de nos amis (dire du mal des gens qu’on aime c’est mieux que des gens qu’on aime pas).

Lefroid : rencontrée au printemps 2006 grâce au blog. Je ne saurais expliquer comment et pourquoi, mais on a rapidement percé nos carapaces mutuelles pour nous découvrir et nous apprécier. Dès le deuxième rendez-vous, une amitié était née. C’est l’amie que l’on peut prendre sous le bras pour une expo intimiste d’un artiste ouzbèk la journée, et qui finit à l’Under le dimanche matin en train de dire « je t’aime » dans toutes les langues qu’elle connaît (et elle en connaît). Je l'ai vu faire la manche déguisée en moldoslave dans une rue à Toulouse, et je l'ai aussi vu faire sa mauvaise à tailler des costards à toutes les putes friquées dans les boites les plus hype de la ville. Aujourd’hui, malgré un boulot qui lui prend beaucoup de temps, et un nombre impressionnant d’amis, on arrive toujours à se voir pour faire la fête ou autre. Une amie qui m’est chère en gros.

Grenouille : rencontré lors d’un pique-nique blogueur pendant l’été 2006, je ne l’ai même pas calculé. Enfin si, j’ai vaguement remarqué qu’il y avait un hétéro aux yeux bleus qui parlait presque autant que moi. Début 2007, par l’entremise d’une amie, je le trouve dans mon salon en train de boire de la vodka comme si c’était du petit-lait. Après quelques semaines à ce régime et des « avec élan et sans défense », une amitié était née. Il me doit la moitié de sa vie sexuelle et sentimentale depuis lors, que ce soit parce que je l’ai présenté ou parce que je lui ai bourré la gueule… Je tente de lui apprendre les règles de bases pour être un métrosexuel parfait, mais y a du boulot (on est parti de loin en même temps). Aujourd’hui on s’aime comme au premier jour, même s’il ne sait pas faire le ménage !

Gajal : rencontré début 2007 par l’entremise de Grenouille. Avant de me connaître il ne buvait pas. D’après lui je lui ai fait boire plus d’alcool le soir de notre rencontre qu’il n’en avait bu dans toute sa vie. Je lui ai présenté 7h48 ce soir-là. Après qu’ils se soient reproduit contre mon miroir, ils vivent aujourd’hui une histoire d’amour. Merci qui ? Aujourd’hui je le vois régulièrement vu qu’il vit quasiment en couple avec ma meilleure amie.


Les petits nouveaux

La sâle môme : rencontrée au printemps 2008, lectrice de mon blog. Dès la deuxième soirée passée ensemble, je fais un bad-trip infernal version overdose à cause d’un surplus de md en after. Elle me sauve la vie en prenant soin de moi. Depuis une amitié est née. Aujourd’hui on se voit principalement pour faire la fête, même si des fois on va à Disney pour se faire insulter par des échappées du 9-3.

Misterbitch : rencontré à l’été 2008, lecteur de mon blog et vice-versa. Une amitié est né à grand renfort d’insultes de ma part parce qu’il n’a pas voulu coucher avec moi (oui et alors ?) lors de notre première rencontre. Aujourd’hui, on est de plus en plus proche, je suis une espèce de mélange de mère poule et de copine vicelarde pour lui, il me rappelle mes 20 ans.

jeudi 15 juin 2006

Triste vie

Je suis en manque de tout, de sexe, d'alcool, de drogue, d'amour, d'argent, de sommeil, de fun... Et j'en oublie!!! Par contre je suis en overdose de pollution, de Paris, de parisiens, de mon boulot, de stress, de manque de tout ;) (en overdose de manque? C'est joliment dit non?). Bref c'est fou ce que je rigole en ce moment... En fait si je rigole. La moindre occasion, je la saisis : Nina qui dit une bêtise, Nina qui fait une bêtise, Nina qui dit qu'elle va faire une bêtise!

Putain je viens de me rendre compte que si j'avais pas ma Nina, je me serais ouvert les veines depuis longtemps... Mais ça on le savait, Sainte Nina priez pour nous pauvres pécheurs (YES C'EST BON LE PÊCHÉ!!!!). Enfin je ne vais pas vous faire l'hagiographie de Nina, faut pas déconner non plus. Parlons de moi... Après tout, nous sommes là pour ça, non?

Bon je voulais faire un article triste, mais en l'espace de 2 min (le temps d'écrire ces deux paragraphes), mon humeur a changé, et je suis tout content (ne me demandez pas pourquoi, je suis lunatique, je suis incapable de savoir pourquoi je suis heureux ou malheureux...). Je vais quand même vous parler de mes déboires sentimentaux.

Présentation des personnages:

L'ex : Une année tumultueuse passée ensemble, je le trompe, je le largue, je l'aime pas, puis je l'aime, il s'éloigne, il revient, mais reste "loin", puis part définitivement. Moralité: je passe 4 ans à déprimer à la simple mention de son prénom (que j'adore, et j'arrête pas d'en rencontrer d'autres en plus, et ils sont tous beaux!!!). Mais on garde contact. La relation se normalise avec le temps, même si de temps en temps je pète un plomb parce que je l'aime.

L'américain : Il passe un mois dans ma vie, un mois de rêve, un mois d'insouciance, il ne fallait surtout pas penser au lendemain, puisque il repartira à Seattle... Un mois à me promener main dans la main avec LE mec parfait, beau, intelligent, qui fait des études de Sciences Politiques et de journalisme, et surtout qui me dit qu'il "m'aime beaucoup"...

Le Gauthier: névroso-psycho-socio-déprimo-alcoolo-sexo-pathe (en remission? nan...)

Donc les personnages sont plantés, le décor aussi, passons au déroulement de l'action... Le Gauthier se retrouve en phase d'intense réflexion post-traumatique (je rappelle donc l'incident de préservatif et la trithérapie préventive d'un mois qui s'en suivit pour ceux qui prennent le blog en route), il a du temps pour réfléchir, puisqu'il ne baise plus. Oui conscience de merde qui m'interdit de baiser avant d'avoir les résultats définitifs en juillet grrrrr

Et là il se repasse ses films. Je suis sûr que vous faites pareil. On s'ennuie, on trouve la vie triste et morne, et on se repasse les moments de joies et d'extases (réelles ou pas...). Moi je me repasse donc successivement de folles nuits de sexe, et de fous moments de romantisme... Alors j'avoue que quand je repense à mes folles nuits de sexe c'est plutôt le soir avant d'aller au lit, quand je vois que le mien est complètement vide, et que je n'ai que ma main droite pour me faire du bien. Les moments de romantisme surgissent plutôt quand je passe le long de la Seine la nuit et que je me rends compte que personne ne tient cette foutue main justement, et que je suis seul à profiter de la fraicheur de la soirée et du romantisme de la ville de Paris (à la tombée du jour cette ville devient un décor pour film!!!! C'est flippant!).

Bref le gaugau il est tout seul, tout seul, tout seul... Et ça lui pèse... Alors il déconne! L'américain ne donne pas de nouvelles. Il m'envoie un mail au moment de mon anniversaire, pour me demander mon adresse postale "au cas où il ait quelque chose à m'envoyer", ça sent le cadeau à plein nez ça!!!! Depuis je dors dans ma boîte aux lettres, alors ok j'ai l'habitude de vivre dans un petit appartement, mais passer un mois dans une boîte aux lettres, ça laisse des traces... Bref comme vous pouvez le soupçonner à ce jour je n'ai toujours rien reçu :( Et en plus je n'ai plus de nouvelles. Trois semaines sans le moindre mail, et c'est long. Alors ok on ne s'est rien promis, il n'y avait rien à promettre, 10 000km c'est de la SF... Mais il devait (peut-être) revenir passer quelques jours cet été, et (sûrement) venir faire une année d'étude à la Sorbonne à partir de cet automne. Alors moi qu'est-ce que je fais? Je joue ma pénélope... Mais bon comme je sais pas tricoter c'est beaucoup moins glamour... Enfin je reçois un mail pour me dire "je vais bien, je travaille beaucoup, je sais pas si je pourrais venir te voir, on en reparle, bisous, tu me manques", je résume mais à peine... Moralité: je suis remonté dormir dans mon lit, je déteste ma boîte aux lettres...

L'ex s'est beaucoup inquiété quand il a su pour mon état de sérologie incertaine... Il m'a fait (un peu) la morale, et il m'a dit qu'il était là si je voulais en parler, si j'avais besoin d'aide, blablabla... Moi pas bien, moi malheureux, moi tout seul, moi vouloir câlin de mon ex... (si en fait il y a une logique dans l'enchaînement psychologique de ces faits, mais cet enchaînement est très personnel, ça c'est sûr!). Donc je commence à l'appeler, le texter, le mailer, bref lancement du plan "harcèlement de l'ex". Je l'aime beaucoup, c'est un garçon adorable, mais il a un énorme défaut: quand il bosse, il bosse. Et donc je peux passer 3 semaines à l'appeler tous les jours, s'il n'a pas le temps/envie de répondre, il ne le fera pas, quelque soit la raison de mon appel (j'ai déjà essayer le chantage au suicide dans des grands moments de déprime, ben ça marche pas non plus... Peut-être qu'il me connaît suffisamment pour savoir que c'est du bluff!). Donc voilà je passe 15 jours sans news... Et un matin je sors de boîte complètement bourré, et le gentil ex overbooké m'avait laissé un message "désolé de pas avoir répondu, je suis en week-end, on se voit bientôt", quelque chose dans le style... Gentil, pas trop froid, mais certainement pas chaud... Et là j'explose, et je l'insulte par texto! Bon certes il y a des choses qu'il vaut mieux ne pas top garder, sinon ça sort n'importe quand, et moi je me suis retenu pendant 1 an de l'insulter, mais c'est vrai que depuis j'ai plus rien à lui reprocher. Mais il a fallut que ça sorte là, à ce moment-là précisément... Il s'en est pris plein la gueule le pauvre. Et moi j'ai eu très honte pendant 4 jours. Puis après réflexion je me suis dit "vaut mieux tard que jamais", donc ça tombe pas du tout dans les temps, mais au moins il sait ce que j'ai eu sur le coeur pendant des mois et des mois. Bon je ne suis pas sûr de le revoir tout de suite, mais il semblerait qu'il ne m'en veuille pas, et qu'il mette ça sur le compte de l'alcool... Tant mieux pour moi...

Voilà donc je pars un peu en vrille... Et pour couronner le tout, je me fais draguer par des hommes... Si si si si, des hommes, c'est dégueulasse non? (Je crois que je déraille...). Enfin pas tant que ça non plus. Mais bon ça reste virtuel! Ben oui: je peux pas baiser, et je me vois pas tomber amoureux, alors que faire? Il faut attendre Pénélope, il faut attendre...

Gauthier-Pénélope

jeudi 30 mars 2006

Mon américain

Mon coeur,

Je suis triste aussi, et je ne réalise pas que tu es parti, loin, si loin... J'écoute des chansons tristes ce soir, ce n'est pas une bonne idée, je suis fatigué, mais je n'ai pas envie de dormir, je ne peux pas... Je ne peux pas te parler, je peux juste écrire un mail. Mais comment décrire ce que je ressens? Je ne peux pas... Si seulement je maîtrisai la langue de Shakespeare, si seulement tu maîtrisais la langue de Molière... Je pourrai trouver les mots, pour te dire comment mon coeur se serre, comment il se vide, comment il s'éteint, comment tu l'as rallumé.

Tu ne le connais pas, mais j'écoute Jacques Brel ce soir, une très belle chanson française "Ne me quitte pas"

Ne me quitte pas
Il faut oublier
Tout peut s'oublier
Qui s'enfuit déjà
Oublier le temps
Des malentendus
Et le temps perdu
A savoir comment
Oublier ces heures
Qui tuaient parfois
A coups de pourquoi
Le cœur du bonheur
Ne me quitte pas
Ne me quitte pas
Ne me quitte pas
Ne me quitte pas

Moi je t'offrirai
Des perles de pluie
Venues de pays
Où il ne pleut pas
Je creuserai la terre
Jusqu'après ma mort
Pour couvrir ton corps
D'or et de lumière
Je ferai un domaine
Où l'amour sera roi
Où l'amour sera loi
Où tu seras reine
Ne me quitte pas
Ne me quitte pas
Ne me quitte pas
Ne me quitte pas

Ne me quitte pas
Je t'inventerai
Des mots insensés
Que tu comprendras
Je te parlerai
De ces amants-là
Qui ont vu deux fois
Leurs cœurs s'embraser
Je te raconterai
L'histoire de ce roi
Mort de n'avoir pas
Pu te rencontrer
Ne me quitte pas
Ne me quitte pas
Ne me quitte pas
Ne me quitte pas

On a vu souvent
Rejaillir le feu
D'un ancien volcan
Qu'on croyait trop vieux
Il est paraît-il
Des terres brûlées
Donnant plus de blé
Qu'un meilleur avril
Et quand vient le soir
Pour qu'un ciel flamboie
Le rouge et le noir
Ne s'épousent-ils pas
Ne me quitte pas
Ne me quitte pas
Ne me quitte pas
Ne me quitte pas

Ne me quitte pas
Je ne vais plus pleurer
Je ne vais plus parler
Je me cacherai là
A te regarder
Danser et sourire
Et à t'écouter
Chanter et puis rire
Laisse-moi devenir
L'ombre de ton ombre
L'ombre de ta main
L'ombre de ton chien
Ne me quitte pas
Ne me quitte pas
Ne me quitte pas
Ne me quitte pas.



Tout est dit... J'aimerais que tu sois là... J'aimerais pouvoir te parler avec mes yeux, et que tu me répondes avec les tiens. Je ne m'étais pas senti aussi bien avec un garçon depuis 5 ans. Cinq années de traversée du désert, en étant persuader de connaître les ficelles, de ne plus pouvoir souffrir, de savoir éviter les pièges. Mais quel doux sentiment ce fut de se laisser prendre dans le tien. Je me suis senti vivre, revivre...

Avec le temps, tout passe... Je garde au fond de moi ton image, ta douceur, ta candeur... Je t'embrasse.



Gauthier.

mercredi 29 mars 2006

Il est parti

Mercredi 29 mars 2006, 8h02, je suis malheureux…

Mon bel américain vient de claquer ma porte, il est en route pour l’aéroport, il est parti, et moi je suis tout seul… Premier réflexe ? J’allume une clope et j’allume mon iBook pour coucher mes impressions sur le clavier… Vie pathétique de merde !

Je n’ai pas envie d’écrire des pages aujourd’hui, je n’arrive pas à me comprendre, je ne veux même pas essayer de me comprendre. Je pense que je vais avaler un lexomil et me remettre au lit. Peut-être que j’ai encore le temps de regarder l’épisode de Totally Spies sur Jetix. Ça me fera du bien…

Et si je l’avais serré plus fort ? Et si je lui avais dit ce que ça me faisait de le voir partir ? Et si je l’avais accompagné à l’aéroport ? Pfff… Pourquoi faire ? Pleurer dans ses bras, pleurer en refermant la porte, pleurer à la porte de la zone de transit internationale ? Non… Ma vie est peut-être une mauvaise sitcom par moments, mais elle ne deviendra pas un très mauvais film américain…

Je vais juste éviter les fast-foods et autres appendices de la culture US quelques temps… J’ai besoin de penser à autre chose…

lundi 6 mars 2006

Ma vie est un sitcom porno

Sous titre : Dieu est partout.

Sous la pression générale, je suis obligé d’écrire un article pour vous raconter mon week end, et plus particulièrement ma soirée de samedi. Je n’avais pas vraiment envie, parce qu’à part une ou deux anecdotes, on reste dans quelque chose que vous n’avez que trop l’habitude de lire : de l’alcool, du sexe, de la débauche…

Mais apparemment il faut quand même que je le raconte, alors je m’exécute…

Plantage du décor : semaine de merde, Nina a déprimé toute la semaine, moi je me suis cogné 38 à 39°C de fièvre en continue, ça a démarré par une jolie rhino, puis c’est devenu grippal et ça se termine en bronchite façon cancéreux en fin de vie… Alors pour rappeler quand même, cette semaine je passais un entretien très important pour mon avenir professionnel. Vous imaginez qu’avec la fièvre et 2h de sommeil dans les jambes, j’ai été au maximum de mes capacités intellectuelles !!!!! Si je croise Dieu, je le fume ! Heureusement au milieu de tout ça j’ai appris que j’avais validé mon semestre (ouf !).

Donc me voilà abordant le weed end avec une réelle appréhension, que peut-il se passer après une semaine pareille ? Ben n’importe quoi voyons ! Donc ma collègue de promo russe m’informe que je suis obligé de me rendre à sa soirée de samedi. Oui je trouve aussi qu’on m’oblige à faire beaucoup de choses en ce moment, mais que voulez-vous, je suis faible môa ! Donc je prends Nina sous le bras et nous voilà devant un étal de vodka sibérienne.

Pour être sûr que je vienne ma russe m’avais préciser « on ne sera pas nombreux, il a moins d’alcool, et surtout on ne fête rien, donc ça sera calme ». L’embuscade de folie !!!! Mais comment avec tout mon entraînement j’ai encore pu me faire avoir ? Mais ça sentait le piège à 20 bornes et moi j’y fonce la bouche en cœur !!!! Je suis nul quand je m’y mets quand même… Donc fatalement on se retrouve à une petite quinzaine, avec du champagne parce que son mec a eu son concours de la fonction publique ! ON FÊTE RIEN DE PARTICULIER ? Pfffff Je suis parti à minuit trente avec 4,5 g dans chaque bras… Une épave…

La mère Nina elle était déconstruite, elle a passé une bonne partie de la soirée sur une poire, à bader une étagère fixée à 2m du sol en face d’elle, j’ai des photos, elle est belle, mais plus totalement attribuée (il n’y a plus personne, c’est flippant, elle est floue à force de boire !). Donc elle fini par migrer vers le canapé, ce qui la rapproche de son étagère, et elle lui déclame son amour, et se lance devant une assistance médusée à l’explication du pourquoi du comment qu’elle a une vie sexuelle avec les étagères ! (on l’a déjà expliqué 20 fois, relisez les vieux articles)

Donc direction le métro, et retour dans nos quartiers, je suis quand même très très saoul, et j’ai envie de sortir… Mais pour d’obscures raisons je dois me lever à 11h le dimanche matin, et Nina aussi, alors que faire ? Oui tient avant de continuer, je vais quand même préciser ceci : on l’a fait une fois (de se lever aux aurores un dimanche), on le fera pas deux, la prochaine fois par pitié passe un soir, tu verras on sera en meilleure forme, bref on se refait ça quand tu veux… Mais pas un matin, ok ? Fin du message personnel...

Donc il est plus raisonnable de rentrer, Nina s’exécute, et elle vous racontera, si elle le souhaite, sa nuit tout en triptyque… Moi je décide de partir en boite, forcement, et me promettant de rentrer pour 3h du matin ! Je suis drôle de dire ce genre de connerie, je sais… Donc me voilà au bar, je commande mon verre, et le temps que le serveur me le prépare, je lance un regard bovin à l’assemblée, et je passe en mode radar « le premier qui me sourit je passe la soirée avec ». Personne ne me sourit, forcement, donc désabusé je me retourne vers le barman, je prend mon verre, et là mon regard croise celui de la bombe qui est assise à la droite, je ferme un œil (très classe) pour ne pas le voir en double, il est très beau, je souris, il me sourit, il rougit, je lui propose un verre, il accepte. YES, JE VAIS BAISER CE SOIR ! Non vous n’avez pas loupé d’épisodes, il suffit que le mec accepte quelque chose venant de moi, ça veut dire qu’il est prêt à parler, et donc il se fera avoir et finira avec ma bite dans son cul, c’est mathématique, je transforme toujours l’essaie… N’est pas sex symbol qui veut…

Donc on papote, on papote, et il m’apprend qu’il est américain, il vient de Seattle, il passe un mois sur Paris, il me trouve très beau, il adore la France et les français, je n’ose pas lui demander son age, je ne suis pas sûr qu’il soit totalement majeur en fait… Il me demande s’il peut passer la nuit avec moi, avec un accent très prononcé, je ne peux malheureusement pas vous le reproduire ici. J’accepte, mais le problème c’est qu’il vit avec plusieurs autres américains, bref chez lui c’est pas possible. Qu’à cela ne tienne, allons chez moi !

ET MERDE ! J’ai oublié un léger détail, un détail tout frisé, un détail avec un accent toulousain, un détail qui dort dans mon lit ce soir : Emma ! Que faire ? Rentrer, mettre Emma dans la baignoire, et baiser comme des castors toute la nuit à côté ? Non quand même ça ne se fait pas voyons… Il reste une solution : prendre un taxi et aller à l’hôtel ! Nous sommes samedi soir, nous sommes sur Rivoli, il est 3h du matin, nous cherchons un taxi, et donc nous allons à l’hôtel à pied (note pour plus tard : brûler un taxi pour se défouler de ne jamais en trouver quand c’est important). Et on se couche gentiment dans une chambre double avec deux petits lits côte à côte. Oui ben moi quand j’ai pas de chance j’ai pas de chance, et il n’y avait plus de grand lit voilà. Et je me fais violer…

Oui vous avez bien lu, violer, le petit il était entreprenant, et il savait ce qu’il voulait, voilà ! Il me demande très poliment si je veux bien « aller en dedans de lui ». MAIS BIEN SÛR !!!!! Et là c’est le drame. Oui parce que c’est une fois qu’il a un sexe « au dedans de lui » que l’américain se dévoile. Vous avez déjà vu un film X homo (oui parce que dans les hétéros je sais pas) américain ? Pour ceux qui connaissent pas ça donne à peu près ça : « Oh Yeah, fuck, fuck my ass, fuck da ass, fuuuuuuuuck, oh yeah baby, come on, fuck me, fuck, fuck, fuck, fuck, i’m gonna cum, oh yeah jesus ! », en gros je suis obligé de couper le son sinon j’ai envie de rire ! Je pensais que c’était juste pour les films, une espèce de légende urbaine tirée de je ne sais quel réalisateur tordu… Et bien pas du tout !!!!

Ce charmant jeune homme c’est acharné à hurler le nom de Jésus Christ Notre sauveur tout le long de l’acte sexuel ! Et moi ya des moments où je n’ai pas vraiment envie d’entendre parler de Jésus. Ça donnait quelque chose comme ça « Oh fuck, jesus christ, oh jesus, fuck, fuck, jesus, oh jesus christ, oh yeah, jesus !!!!! ». Là l’alcool m’a beaucoup aidé, oui je me suis concentré sur ce que je faisais pour ne pas rire. Et puis au bout de 5/10 min de « JESUS, OH YEAH FUUUUUCK », j’ai perdu pied, je me suis lâché, j’étais dans mon film X rien qu’à moi, et il en a eu pour ces « fuck » le petit américain croyez moi. Donc, comme dans les films, on change de positions toutes les trois minutes, on fait des trucs acrobatiques, qui relèvent plus de l’exploit sportif que de la recherche simple du plaisir, des trucs à vous filer des crampes pour vos trois prochaines vies, bref des trucs de ouf. Je pensais pas être aussi sportif au passage… Donc après trois portés en levrettes transversales il m’informe qu’il va jouir « oh fuck, i’m gonna cum ». Enfin je peux dormir, merci mon dieu !

Le lendemain on remet ça au réveil, je vous raconte pas, c’est pareil… Et on se met à papoter, et comme je ne suis plus morte poule, je me souviens de ce qu’il m’a dit. La vision qu’un américain a de Paris et des français est très intéressante. Par exemple en parlant de la Tour Montparnasse il me dit « on dirait une noire queue, mais une grande ! », voilà no comment ! J’apprends également qu’il est venu à Paris pour devenir « model », et je dois avouer qu’il a du potentiel ce petit, il est beau, il est beau, il est beau, IL EST BOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOO !!!!!!!!!

Je viens de recevoir un mail de sa part, il veut me revoir très rapidement, je pense que je vais répondre par l’affirmative, bien entendu je vous tiendrais au courant de ma vie sexuelle avec un futur mannequin.