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jeudi 12 avril 2012

L'Education Nationale, ma passion

Suite à mon inspection merdique de la semaine dernière, je me suis pointé au rectorat hier pour faire le point avec le directeur de la DPE.

Je pensais recevoir une fin de non-recevoir, donc je me suis même pas pris la gueule pour ma faire représenté.

Après 1h d'entretien, je peux être sûr d'une chose, je suis clairement dans mon bon droit...

Un véritable sitcom...

Ils me proposent de me payer jusqu'au 31 aout, mais sans que je puisse enseigner ma matière, du coup ils ont cherché quelle matière je pouvais enseigner dans le secondaire. Au final, il n'y a en aucune. Alors le verdict du directeur fut le suivant : 

  • On vous paye Avril, ça on peut, on vous paye juillet et aout, c'est normal, mais pour mai et juin on est embêté, il faut partir dans la dentelle administrative pour trouver un moyen... En gros on va trouver un truc à vous faire faire pour vous maintenir dans votre contrat... Mais quoi ? Vous avez une idée ?
  • Euh... je touche mes 2300 euros en restant chez moi ?
  • Non ?
  • Bon lors je vois qu'une solution, j'enseigne...

Mais oui mais non, je n'ai plus le droit d'enseigner ma matière dans ce rectorat. Je peux enseigner autre chose, ou changé de rectorat pour continuer à être prof d'histoire, mais c'est compliqué...

Alors ce qui en ressort c'est que l'inspecteur ne me trouve pas incompétent du tout, juste que je refuse de passer le CAPES et ça le gêne... Je promets de m'y inscrire ? Ils me croient pas sincère (en même temps j'ai été assez clair sur mon dégout du fonctionnariat en même temps...)

Ok, ils proposent autre chose : ils veulent faire plier l'inspecteur pour qu'il change la date de son inspection, et moi je dois fournir des lettres de recommandations comme quoi je suis un bon prof, et du coup, mon interdiction d'enseigner sera repoussée au 1er septembre 2012.

C'est ubuesque...

Ils se mélangent les pinceaux...

Ils ont tort, je l'ai bien compris...

Ils ont compris que je l'ai compris...

Si je fourni des preuves de ma non-nullité, ils me gardent 4 mois sous couvert que je ne fasse pas de scandale en septembre et que je me recycle ailleurs.

Je n'en reviens pas.

C'est le monde à l'envers...

Alors je récupère toutes les preuves de ma bonne foie, et si avant le 23 avril le dossier tient devant la commission, je suis reconduit pour 4 mois.

Mais sincèrement, s'ils font ça, devant un tribunal en septembre, ils perdront tout et devront me reprendre. C'est Sunset Beach...

Je ne sais plus si je dois pleurer ou rire...

En même temps 4 mois pour me reconvertir c'est mieux que 4 jours donc je vais tout faire pour que ça marche, et je vous assure qu'on m'y reprendra pas à deux fois de m'impliquer autant dans un ministère aussi moisi...

Je veux retourner à la politique, à la com, au marketing, privé ou public et me débarrasser de ces gens obtus...

Des parents d'élèves se sont plains du fait que j'avais osé dire à mes élèves que j'étais victime de discrimination sexuelle.

Le rectorat n'en a pas tenu compte, ils ne peuvent pas...

Je veux mes 2000 et quelques euros pendant 4 mois et me casser...

Mais ne plus pouvoir enseigner va me crever le coeur.

Enfin je dis ça mais je peux enseigner une autre matière dans mon académie, ou enseigner ma matière dans une autre académie, ça c'est possible.

L'administration dans toute sa splendeur...

Je vais craquer?

Je sais pas, mais je devrais, non ?

J'ai abandonné ma psy ce mois-ci pour cause de finances désastreuses, d'où mon retour ici...

Mais vous savez quoi ? Je m'écraserai plus, je me laisserai plus faire, je perdrai surement plus que je gagnerai, mais je suis grand, vieux, et je veux qu'on reconnaisse ma capacité, ma pédagogie, mon amour pour ces enfants, les seuls que je n'aurais jamais. Je suis un bon prof, et je refuse qu'on me retire ça...

Je suis anticonformiste, grande gueule, revendicateur, je me vois comme un objecteur de conscience, je veux changer le monde, et ça passe aussi par le savoir que je transmets...

...

Si seulement mon auteur de géopo n'était pas Georges Corm, ma vie serait tellement plus simple... Et je ne parle même pas de ma fascination pour les thèses d'Edgard Morin...

Vous n'êtes pas d'accord ? Je l'entends, mais avant de penser au Gauthier alcoolique, toxico et fragile, pensez au Gauthier diplomé d'une maitrise d'Histoire spécialisée dans les crises christologiques, le gaugau qui a été journaliste, civil chargé du renseignement au ministère de la défense, le gaugau spécialisé en communication interculturelle, bref le gaugau qui peut apporter un éclairage très différent sur le programme d'histoire.

Le problème pour eux c'est que ce gaugau il peut pas s'empêcher de militer en classer, même subtilement...

Et ça c'est interdit !!!!!

Bref, le dénouement bientôt...

Stay tuned.

Gaugau à donf !


PS : pensez à aller faire un petit tour sur les pubs, ça m'aide à maintenir mon niveau de vie en ces temps difficiles, merci les enfants...


dimanche 18 mars 2012

Repousser les limites...

Je suis en train de matérialiser une phase de déni comme rarement je l'ai fait...

En ce moment ça se passe très mal pour mon avenir de professeur remplaçant. Je suis sur deux établissements, donc j'ai deux principals (ou principaux? tiens je sais pas comment le tourner...), mais l'un des deux est le principal de référence auprès du rectorat (mon vrai chef en gros), en fait je suis "prêté" au second établissement.

Sur les deux principaux, ça se passe très bien avec un et plutôt mal avec l'autre. Avec lequel ça se passe mal ? Je vous le donne dans le mille, celui qui va me noter et qui fait son rapport au rectorat bien sûr, sinon c'est pas drôle !

En fait je le trouvais plutôt bizarre avec moi, à me convoquer toutes les semaines ou presque pour la moindre broutille, au début j'ai pas fait attention, je pensais que mon jeune âge (30 ans pour l'éduc nat en dehors de la ZEP c'est super jeune), mes percings et mes tatouages le rendaient nerveux quand à ma capacité à ne pas offusquer parents et élèves de la banlieue dorée ou j'ai atterri...

Et puis il ya eu la prise de bec sur les horaires. Je ne peux matériellement pas être à l'heure deux jours de la semaine dans son établissement parce que je suis en cours dans l'autre établissement le matin, et je dois traverser toute l'agglo (plus une partie de la banlieue) avec périph', autoroute et nationales surchargées... La première fois qu'il m'en a parlé, je lui ai dit que j'en étais désolé mais qu'à moins d'un changement d'emploi du temps ou de me fournir un avion ou de manger en conduisant, je ne pouvais pas être à l'heure (le retard étant compris entre 2 et 5 minutes maximum). Il m'a répondu qu'il allait voir, et que dans le même temps je devais faire le maximum pour assurer mon service. Je lui ai répondu que je ne pouvais pas supprimer les 10 à 15 minutes que je m'accordais pour avaler un repas tout prêt sachant que ces deux jours là j'ai 7h de cours à assurer (de 8h à 17h non stop) à moins de risquer de tomber dans les pommes.

Comme un con j'ai attendu la suite.

Re-convocation.

Il ressort son discours sur mes retards à répétition qui sont inacceptables toussa toussa... Je reste un peu con et je lui dis que je pensais qu'il allait modifier mon emploi du temps. Il refuse et me dit que c'est à moi de m'adapter.

Je lui tiens tête et lui dis qu'il ne me fera pas renoncer à ma pose repas, ni modifier la circulation pour que je puisse faire les 30km en moins de 40 minutes (et 40 minutes c'est quand je roule comme un malade au mépris des limitations de vitesse, j'ai déjà perdu 3 points dans l'histoire...)

Il me dit : "mais vous savez que je vais vous noter à la fin de votre remplacement, et vu votre comportement je vais être sévère, je ne suis pas sûr que vous puissiez retrouver du travail dans l'éduc nat après ça!"

Je me crispe et commet l'irréparable. Malheureusement, il m'a fallu un mois pour le comprendre, je lui ai raconté mes deux derniers remplacements à la fin desquels pour cause d'homophobie j'ai été mal noté, et que donc après une fausse accusation de racisme et une mutation, une note dégradée par quelques retards me faisait plus sourire qu'autre chose... Vu que j'étais en poste dans deux des établissements les plus demandés et quotés de l'académie ! Et qu'en plus j'avais une porte de sortie dans mon "vrai" métier, à savoir la politique.

(Je résume hein, mais vous voyez l'idée)

A y repenser je devais être de super mauvais poil ce jour-là, moi qui passe 99% de ma vie professionnelle à m'écraser et à subir les injustice, voilà qu'au milieu de rien, je prends la mouche, me vexe et parle mal à mon supérieur !

Ça ne m'était jamais arrivé, enfin en dehors d'un job étudiant dont je me fous par essence... (faut voir comment je parlais à mes supérieurs quand je faisais du télémarketing, c'était jouissif et rendait le job supportable au final... Et je ne parle pas de mon passage à Quick !)

Bref, je me dis qu'il faut que je fasse preuve de bonne volonté, et qu'il est suffisamment intelligent pour ne pas monter l'incident en épingle, et que surtout il va regarder mon travail en classe avant de dire que je suis un prof merdique...

Mon remplacement se terminait le 9 mars, le jour même j'ai un rendez-vous avec un politique qui cherche un coordinateur de campagne, je suis super recommandé, super préparé, je vais avoir ce job. Je glisse donc au principal avec qui ça se passe bien que j'ai une opportunité que je ne peux refuser et que si elle se concrétise je ne renouvelle pas mon contrat, il me soutient, tout va bien !

L'entretien se passe bien, on me promet un réponse le lundi qui suit pour une prise de poste la semaine suivante, j'appelle donc le gentil-principal pour lui dire que je peux rempiler pour une semaine au moins en attendant de savoir, il accepte.

Le mardi, n'ayant toujours pas de nouvelles du politique, je me rend au secrétariat pour signer mon renouvellement de contrat jusqu'au 5 avril date retour du professeur en charge de ces classes. Le contrat s'arrête le 25 mars, je demande des explications, le principal sort de son bureau et me demande de le suivre : "Je vais être franc, j'ai demandé au rectorat de ne plus vous avoir comme professeur, ils ont refusé, j'ai négocié de vous faire un contrat de 15 jours en attendu une inspection d'une IPR afin de faire un rapport et de voir si on vous maintient dans vos fonctions"

Je suis sur le cul, la dernière fois que j'ai vu une IPR c'était pour me faire accuser de racisme en octobre et au final son rapport a amener le rectorat à me muter de force...

J'ai donc de très grandes chances de ne plus être prof là où je suis, voir de plus être prof du tout.

Le mercredi le politique me rappelle pour me dire que je suis pas retenu.

Le jeudi je reçois un courrier et un mail du parti pour me dire qu'ils ne peuvent rien pour moi malgré mes qualités blablabla...

Quand j'ai vu ma psy et que je lui ai résumé tout ça en une heure, elle a marqué une pause, et m'a dit avec sa voix la plus douce "quelque soit l'heure, le jour ou la raison, si ça va pas, vous m'appeler en attendant qu'on se revoit, ok ?"

Je me dis qu'elle exagère, ok j'accumule les problèmes, mais je peux gérer et traverser la tempête quand même.

Bien sûr...

Et sinon là on est dimanche, il est 16h passé, je n'ai pas dormi depuis vendredi matin 6h, j'ai pas déssaoulé depuis vendredi soir, je dois en être à 6 grammes de cocaïne à moi tout seul, j'ai baisé le petit copain d'une amie sachant qu'il est amoureux de moi et que ça va foutre la merde dans un groupe d'amis d'une dizaine de personne qui se connaissent depuis longtemps, j'ai pété un plomb en boite en présence de MisterBitch, j'ai fait 500km en voiture... (par contre j'ai dépensé que 50 euros pour tout ça, c'est la seule chose dont je peux me vanter sur les dernières 48h)

Je résume parce que hein ça serait trop long...

Mais c'est évident, je gère bien !

Très bien même...

Je vais avaler un lexo et aller dormir en espérant que je puisse aller bosser demain matin à 8h... Et faut que pense à donner mon corps à la science, je devrais être mort normalement, n'importe qui serait couché depuis longtemps... Il y aura sûrement des choses importantes à apprendre de mon cadavre ^^





jeudi 1 mars 2012

Postulator the come back

Avant hier, j'ai un peu pété un plomb dans le bureau de mon principal. Mon emploi du temps actuel a été calculé par une connasse au rectorat qui a estimé qu'on pouvait en 1h manger et faire 30km dans les bouchons pour aller d'un collège à l'autre. 

Je vous l'annonce officiellement ici : ce n'est pas possible.

Donc soit je mange, soit je suis à l'heure.

Alors moi gentil, moi pleure pour un changement d'emploi du temps, moi me faire envoyer sur les roses, moi en avoir marre d'avaler un demi sandwich dans la voiture quand je suis arrêté à un feu rouge dans une journée de 8h de cours, moi abandonne, moi a systématiquement entre 5 et 10 min de retard deux fois par semaine.

Mardi, je me pointe donc la bouche en coeur 4 minutes après la sonnerie du midi, mes élèves m'attendent dans le hall, la CPE me saute dessus et me dit "le principal veut te voir maintenant"

Et là c'est parti pour un tour : 

- Vous êtes encore en retard !
- Je vous ai expliqué que cet emploi du temps est très mal fait, vous refusez de le modifier, je ne peux pas rester 12h sans manger pendant que j'enseigne, donc je suis en retard oui !
- Vous vous rendez compte que je suis votre supérieur et que je vous note à la fin de votre contrat ?
- Vous pouvez faire pire que m'accuser d'être raciste pour vous débarrasser de moi parce que mon homosexualité dérange mes collègues ?
- ... mais je n'ai jamais rien dit de pareil !
- Vous non, mais le précédant chef d'établissement l'a fait, et voilà pourquoi je me retrouve chez vous, alors vous comprenez bien que vos menaces me passent au dessus ! De toute façon mon contrat chez vous se termine dans 10 jours, donc serrez les dents, vous serez bientôt débarrassé de mon insuportable et insubordonnée personne !
- Mais vous pensez vraiment qu'on va en rester là ?
- Ça ne me concerne plus...

Et je suis parti en claquant la porte.

En y repensant, j'aurais pas du, mais vraiment pas... Il a effectivement le pouvoir de me faire chier. 

MAIS BORDEL DE COUILLE À QUEUE DE MERDE !

J'en ai ma claque de me battre contre des cons qui ne peuvent pas sortir la tronche de leur directives ministérielles. Et le travail extraordinaire que je fais avec ces abrutis d'élèves ? Les louanges des parents ? Le fait qu'en quelques mois j'ai fait passé des élèves de l'état de légume cérébral à celui d'être humain pensant (la plupart n'était pas capable de faire des phrases de plus de trois mots, et maintenant je leur fais faire des rédaction d'une page, y compris aux sixièmes).

Alors oui, j'ai eu tort, je n'ai pas à arriver en retard. Mais j'aimerais qu'une fois, une seule fois, on regarde ce que je fais dans mes classes et qu'on me félicite un peu pour ce travail. Je ne suis pas le meilleur prof du monde, mais bordel je suis bon.

(et en manque de reconnaissance)

Alors quitte à être traiter comme de la merde, à bouffer des sandwichs, à faire des heures à ne plus pouvoir compter, le tout pour un salaire de misère, je préfère retourner à la politique !

J'ai envoyé 10 CV ce matin.

De toute façon, j'ai intérêt à le faire parce qu'il va pas me louper l'autre, et je risque un retour à la case Pole Emploi (et j'ai pas trop envie).

Gaugau postule, et il aime ça !

A bientôt pour la suite des évènements !

jeudi 2 février 2012

Tout à une fin...

... surtout mes burn-out !

J'ai fini mon burn-out, c'est officiel. Je n'ai rien résolu bien sûr, mais j'ai fini de péter mon plomb. Cette fois ce fut plus violent et plus intense que d'habitude. Au niveau de la durée, par contre, j'ai été raisonnable, seulement 2 mois. Enfin, tout est relatif, mais au vu de ce que je me traine et depuis combien de temps je me le traine, c'est court.

Ce soir, ma psy m'a dit "ça va mieux, on peut ralentir les séances, mais il faut se projeter, vous êtes en analyse pour au moins 20 ans, vous le savez hein ?" Oui je le sais... Je vais passer ma vie sur un divan, mais bon on avance.

Ce gros moment de vide et de pétage de plomb m'a permis de me remettre en question au moins professionnellement. Je ne veux pas être prof, je le sais depuis que je le suis, mais maintenant je sais que je peux reprendre ma vraie passion, ce pour quoi j'ai fait mes études : la politique !

Et quelle meilleure année pour faire ça que 2012 ?

J'ai des contacts, plus ou moins sérieux, et je me laisse un mois, c'est à dire la fin de mon contrat en cours à l'education nationale, pour trouver celui ou celle que je vais accompagner dans les semaines/mois qui viennent. 

J'ai vraiment envie d'y retourner. Et cette fois je suis prêt !

J'ai grandi, je sais ce que je peux faire, ce que je veux faire, et surtout ce que je vais me prendre dans la gueule.

Il est clair que la dernière fois, j'étais trop jeune, trop plein de rêves dans ma tête pour supporter l'horrible réalité, maintenant j'ai grandi.

Ma psy me le dit depuis 1 mois maintenant "vous êtes prêt pour gérer, tout du moins une carrière dans la politique, au moins un echec dans votre vie, alors foncez, je refuse de vous laisser gâcher vos chances parce que vous avez peur !"

J'ai toujours peur, mais je vais le faire !

J'ai des rendez-vous la semaine prochaine...

Gaugau is back !

lundi 17 janvier 2011

Retour au Pole Emploi

Le 3 novembre 2010, je me suis retrouvé en face de mon PDG qui m'annonce que je suis licencié pour raison économique. Il m'explique que la boite coule, je coute trop cher, mes projets ne rapportent pas d'argent, et donc il va liquider l'affaire ou la revendre à perte mais qu'il veut s'en débarrasser.

Je suis mal à l'aise parce qu'il ma fait clairement porter le chapeau. Normal, je suis en charge comme on dit et j'ai manifestement fait de mauvais calculs. Mais je le prends pas personnellement, je suis compétent, mes idées sont bonnes, mais la conjoncture, toussa toussa...

Bon, soit...

15 jours plus tard je suis convoqué officiellement pour me faire notifier mon licenciement, je me fais accompagner par le représentant syndical de ma boite pour la forme, je suis en confiance.

Uhuh, dieu que je suis stupide.

Le ton est donné d'entrée de jeu : 

  • Ah, vous êtes venu accompagné... (pause dramatique) ... C'est votre droit... (repause dramatique) ... Comme je vous l'ai annoncé il y a quelques jours, je suis dans l'obligation de vous licencier...
  • Oui, comment ça se passe ?
  • Déjà, je ne peux pas vous licencier pour raisons économiques, ça vous vous en doutez hein ? On part donc sur un licenciement pour faute !
  • ...
  • Dois-je vous énumérer vos fautes ou on passe directement à la suite ?
  • Non j'aimerais savoir !
  • Ah bon ? Vous n'avez pas une petite idée ? Ah ah...
  • ...

Et là, j'en ai pris plein la gueule mais comme rarement dans ma vie. Dans l'ordre je suis incompétent, pas qualifié, flemmard et un danger pour la société. Je suis arrivé en retard tous les jours, certains jours je n'ai même pas daigner honorer de ma présence mon bureau, j'ai accumulé deux mois de retard sur le lancement d'une campagne, je me suis inventé des rendez vous bidons pour prendre des week end à rallonge ou pour faire les soldes et je ne sais pas gérer un budget... Et j'en passe...

Je tombe des nues. Pour vous la faire courte, je suis arrivé une fois en retard à une réunion super importante, le reste du temps, non. J'ai travaillé de chez moi certains jours par facilité certes, mais bon j'avais l'autorisation et ma direction et mon contrat prévoyait le télétravail. J'ai effectivement eu des tas de rendez-vous, mais comme je ne suis pas le tueur que j'aimerais être je n'ai pas signé à chaque fois donc dans son esprit si je ne signe pas c'est que je n'ai pas eu de rdv. Enfin le retard de deux mois est en fait d'un mois et j'avais aussi l'aval de la direction (comment veux-tu lancer une campagne en aout quand personne n'est au bureau ? Moi je peux pas...)

Bref, c'est un tissu de mensonge qui n'a qu'un but, me faire partir sans que je l'ouvre.

La preuve, il me précise "bon comme c'est pas trop grave quand même, la loi m'interdit de vous licencier sans indemnité et sans préavis, vous pourrez partir une fois votre remplaçant formé et vous serez payé le temps de votre préavis"

Je me retourne donc vers le représentant syndical pour lui demander si tout est conforme, sa réponse "si ça te va, ça me va aussi". Ok il fait dans son froc visiblement...

J'ai passé les trois semaines suivantes à supporter une incompétente à qui je devais tout apprendre et je me suis barré sans demander mon reste début décembre. Ma remplaçante est aussi qualifiée pour reprendre mon job que je le serais pour batir un mur, mais ça ne semble choquer personne.

Quand je suis retourner récupérer mon solde de tout compte, le PDG m'a tendu une feuille avec une liste de question émanant de la chef de service, visiblement ma remplaçante n'a pas su finaliser plusieurs dossiers super important en cours. Les jours avant mon départ j'ai tout mis par écrit, tout expliqué par a+b, les contacts, les contrats, les clients plus ou moins importants... Et depuis un mois qu'elle est seule aux commandes elle n'a visiblement rien fait et c'est donc à moi qu'on demande de l'aide ?

Uhuhuhuh

Nan, je crois que là je vais dire non !

J'ai poliment laissé un message à mon ex-chef pour lui dire ce que je savais sur ces dossiers, et je suis parti. Elle m'a recontacté plus tard pour me dire qu'elle aurait préféré quelque chose de plus exhaustif par mail, je n'ai pas répondu parce que la seule réponse qui me venait était "j'aurais préféré garder mon job et ne pas me faire jeter comme ça!"

Au final, j'ai fait mon job, mais je coutais trop cher, ma remplaçante est une employée smicarde deux jours par semaine.

Et dire que je pensais qu'ils faisaient une affaire avec un chef de projet à 1800 bruts par mois, et ben non, on peut faire encore mieux !

Pas sûr que cette boite tourne encore dans un an.

Ce qui me chagrine le plus c'est que je me suis réellement investi dans cette société, ce projet me plaisait vraiment, et quand je signe un contrat avec un client ou un partenaire, c'est aussi ma crédibilité que j'engage, et laisser tout ça à des gens qui s'en foutent et qui vont surement tout foutre en l'air pour économiser 10000 euros, ça me fait mal...

Mais bon, je me console en me disant que je trouverai mieux, mieux payé, plus épanouissant et surtout, surtout mieux considéré !!!!!

Mais me retrouver au chômage à presque 29+1 ans, ben ça fait mal au cul quand même...


mardi 16 novembre 2010

Bon...

... je suis en train de me faire licencier de la façon la moins sympa qui soit, du coup j'ai pas trop le temps ni l'envie de venir m'épancher ici...

Promis une fois ma cure de lexo finie, je reviens !

mercredi 3 novembre 2010

Et le winner is ?

Moi !

Depuis 15 jours l'ambiance est devenue très pesante au boulot, ça sentait clairement mauvais pour mes fesses. J'ai clairement trop dépenser pour lancer un nouveau produit, et comme tout bon communiquant, je ne me suis pas assez pris la tête avec les retombées sonnantes et trébuchantes.

Entendez que je suis plutôt doué dans ce que je fais, c'est clair que ça va faire un tabac, mais il faut attendre plusieurs mois avant que l'argent n'entre.

Je bosse pour des financiers, des gens qui ne voient que les lignes de compte, et depuis 15 jours, depuis que j'ai eu besoin d'une grosse (mais alors très grosse) rallonge pour boucler mon budget, je rase les murs dans l'espoir de ne pas croiser mon PDG...

Aujourd'hui il est venu dans mon bureau pour me demander de venir dans le sien (au lieu de m'envoyer un mail), et j'ai compris...

Il liquide mon service parce que ça lui coute trop cher et que depuis que je suis là je n'ai fait que sortir de l'argent alors que j'aurais dû en faire entrer.

Je le comprends, ce n'est pas un philanthrope, il est là pour faire de la thune, mais moi je me suis investi dans un projet auquel je crois, et je sais que d'ici quelques mois j'aurais été plus que rentable, mais voilà, là, je ne le suis pas.

Voilà comment je me retrouve à faire face à mon premier licenciement économique. Je serai officiellement chômeur le 31 décembre. Ça fait mal...

J'en reviens pas de me retrouver ENCORE au chômage... 

Mais bon soyons positif, j'ai beaucoup appris, je ne pars pas fâché, et j'ai deux mois pour me retourner... Mais quand même, ça fait mal, merde !

L'avantage c'est que c'est pas encore cette année que je vais payer des impôts ^^


mardi 12 octobre 2010

Dans ma tour d'ivoire

Je bosse depuis que j'ai 18 ans, j'ai fait presque tout en job d'étudiant, et pas mal de truc en "vrai" taff aussi. Mais il y a une constance dans ma vie professionnelle, je me lasse très vite.

Mon CV ressemble à rien mais ça me plait de savoir que j'ai pu faire autant de chose en si peu de temps, même si certains y voient surtout de l'instabilité, moi j'y vois de la curiosité.

Je me suis souvent retrouvé à faire des trucs chiants, mal payés, mal considérés, bref le bas du bas de l'échelle sociale. Pourtant j'ai tenu, que ce soit à Quick, à La Poste, dans des sociétés de télémarketing, j'ai toujours réussi à me lever le matin (plus ou moins à l'heure), parce qu'il y avait un truc qui me faisait tenir : l'ambiance.

Chez moi c'est primordial, je dois passer 25h/semaines à vendre des Quick'n'toast, ok mais alors on va rigoler un peu Martine. Je me suis toujours fait rapidement des potes sur mon lieu de travail, jusqu'à devenir le ciment du groupe dans la plupart des cas. C'est même à se demander comment les gens faisaient pour survivre à leur taff avant que j'arrive foutre l'ambiance.

Je suis facilement "pote" avec le chef, sans pour autant passer pour un lèche cul auprès de mes pairs. Je me retrouvais donc très rapidement en position de sous-chef, leader, enfin comme vous voulez, mais très bien accepté par les deux cotés.

Voilà comment on tient à vendre des vérandas par téléphone de 17h à 21h tous les soirs pour 500 euros par mois, en se marrant, en se lâchant, en se respectant, et surtout en ne se prenant pas au sérieux. Non mais sans rire, le monde ne va pas s'écrouler parce que pendant 15 minutes au lieu de téléphoner on danse sur les bureaux avec Kylie à donf' !

La première fois que j'ai eu un vrai boulot c'était dans un grand ministère à Paris. De dieu que ça m'a fait tout bizarre, je n'ai pas pu devenir le bouffon de l'étage, ni le copain du Ministre (je l'ai même jamais vu en vrai). J'ai appris à me faire plus petit, plus discret, plus sage, plus professionnel. Et ça c'est bien passé. Faut dire il y avait tellement de monde qu'au final tu es obligé d'être anonyme. J'avais quand même réussi à me faire quelques potes de café, c'était sympa.

Ensuite j'ai fait d'autres trucs, et j'ai atterri dans le cabinet d'un homme politique. Là je me suis senti à l'aise de suite, parce qu'on revenait à quelque chose de familier dans un sens : une petite structure. Et je sortais d'une très bonne expérience dans le privé où j'aurai pu rester si je n'avais été débauché (quand on m'augmente de 50% j'ai tendance à accepter). Je me suis donc dit "en moins de 15 jours tout le monde te mange dans la main et tu roxxe darling!".

Et ben non.

C'est à ce jour ma pire expérience professionnelle, je vous renvoie à mes articles sur cette période (2007-2008), une horreur, j'en pleurais le soir en rentrant. Je n'ai pas réussi à m'intégrer principalement parce que je n'avais pas compris comment fonctionnait les vrais gens, les méchants, ceux qui ne sont là que pour gravir des échelons et n'en ont rien à foutre de ta gueule. Dire que j'ai découvert ça à 26 ans, c'est bon d'être aussi candide, non ?

Cet échec m'a fait énormément déprimer, et m'affecte encore dans un sens, parce que si j'ai travaillé aussi dur dans mes études c'était pour faire de la politique, et aujourd'hui je suis tout à fait conscient que ce rêve restera bel et bien un rêve, tout comme partir à l'étranger dans une ambassade française ou embarquer sur un bateau de la Marine Nationale. 

Quand j'étais prof, je suis revenu à mes fondamentaux. Le bon collègue sympa qui fédère. Tant et si bien que dans mon dernier collège quand je suis parti il y avait plus de monde à ma fête de départ que pour des gens qui avaient bossé là pendant 5 ans, moi pour info j'y suis resté 5 mois dans celui-là. Et tout le monde est venu me voir pour me le dire "Mais Gauthier tu es extraordinaire, tu fédères dans tous les camps, tout le monde t'apprécie, tu te rends compte à quel point c'est exceptionel ?"

NDLR : Si réunir les mères-de-familles-anti-tabac-anti-alcool et les fétards-alcooliques-névrosés dans un même apéro est une si grande réussite, alors oui ! Où est mon Nobel d'ailleurs ?

Et me voilà maintenant dans une nouvelle boite privée. Mais à la différence de mes précedants jobs, cette fois j'ai des responsabilités. J'ai mon bureau à presque moi tout seul, je le partage avec mon assistant, j'ai accès à la machine à dosette du PDG et à la salle de bain. Je suis à l'étage coincé entre le bureau des directeurs commerciaux, du président et du PDG. Bref socialement, j'ai pris du galon, mais je me sens enfermé dans une tour d'ivoire.
Je n'ai pas d'amis ici, je mange tout seul 95% du temps. Avec mon assistant on ne parle que boulot, et on doit rester silencieux 95% de la journée. Bref, je me sens seul, je m'ennuie, je n'ai pas de plaisir...

Je passe souvent dans les entrepôts pour voir travailler les grouillots, et je suis presque jaloux de la bonne ambiance qui peut y régner parfois. Je me revois rire à gorge déployer avec mes collègues quand j'étais étudiant. Et ça me manque.

Alors vous me direz "mais de quoi tu te plains espèce de capitaliste véreux? au moins toi tu gagnes du fric !"

Alors je vous répondrais juste que mon salaire de septembre était de 1197 euros net.

Oui, oui, je suis toujours chef de projet, cadre, qui ne compte pas ses heures, mais je pense qu'il va falloir penser à demander une augmentation rapidement, parce que là, au prochain débauchage, je pense que je vais pas résister bien longtemps...

(j'ai calculé, avec le nombre d'heure que je fais, je suis moins payé qu'un smicard, cool non ?)

Allez, je vais manger, tout seul, en écoutant les podcasts de Regis Mailhot et Daniel Morin. Tout seul... Snifff...


vendredi 24 septembre 2010

C'est l'automne

Et comme chaque année, je fais un gros coup de déprime.

Cette année, je ne l'ai pas vu venir, mais voilà ces dernières semaines j'ai eu mon lot de merdes. Tout d'abord la mort de mon chat, ça m'a rendu très triste, mais je n'ai pas pris le temps de le pleurer. Puis, le travail qui est en train de me rendre marteau.

Je gère très bien le stress normalement, je travaille mieux avec une bonne dose de stress même, mais voilà dernièrement je me suis rendu compte que je n'avais pas pris toute la mesure de plusieurs problèmes. Pour faire court, je me retrouve à exploser les délais.

Alors je ne devrais m'en prendre qu'à moi et essayer de rattraper mes conneries, mais en fait si je suis aussi en retard et dans la merde c'est parce que je dois corriger une année entière de connerie et de gestion plus qu'aléatoire. Ma chef m'a laissé la boite dans un état plus qu'approximatif parce qu'elle n'avait aucune idée de comment on peut/doit gérer des questions pareilles. Et là où je suis fautif, c'est que j'ai mis trop longtemps à m'en rendre compte pour corriger le tir correctement, et là c'est trop tard...

Et cette semaine je me suis tout repris dans la tronche. Je ne pourrais pas tenir les délais, je ne pourrais pas faire ce que je veux. Dès que j'ai une idée on me coupe l'herbe sous le pied en me disant que "non ici on fait comme ça!". Bon et moi le "comme ça" ça me convient pas...

Alors je fais comme je peux, mais je n'aime pas faire les choses à minima, je ne suis pas satisfait, et je déteste ne pas être satisfait dans mon travail. On me confie un projet, je me fais un point d'honneur à tout faire correctement.

A coté de ça, on ne me donne pas toutes les clés, par exemple je dois tenir la comptabilité, faire des bénéfices, mais ils décident en haut lieu de faire des crédits et des transferts sans m'en informer. Et encore quand je demande où quoi ou comment on me répond "non mais t'inquiète".

Mais encore heureux que je m'inquiète, si la boite fini dans le rouge c'est sur moi qu'on va taper non?

La cerise sur la gateau pro c'est bien sûr mon contrat : pas de 13ème mois et aucune prime, je travaille comme un chinois sans papier pour un bol de riz par jour, ça motive nan ?

A ça tu rajoutes des soucis de santé dont je me serais bien passé et une vie personnelle très personnelle, ben j'ai craqué.

Je suis allé voir mon médecin hier, il m'a dit "ah mais physiquement tout va bien, les vertiges, le mal de ventre, les malaises, les insomnies, tout ça c'est du au stress, je vous arrête 4 jours, du lexo et au lit. Vous ne vous levez que pour manger et pisser, point barre ! Et ne vous laissez pas faire, dites leur merde un peu!"

Bien monsieur...

J'ai dormi 15h cette nuit. Je suis toujours dans le coltard. J'ai annulé tous mes rdv perso, prévenu mes chefs, je n'existe plus jusqu'à lundi 9h.

Et si ça dérange des gens, ben qu'ils aillent se faire cuire un oeuf, je suis égoiste à la base et là j'ai besoin de le redevenir...

A lundi (ou pas)

mardi 7 septembre 2010

3 mois

Aujourd'hui ça fait 3 mois que je bosse dans ma nouvelle boite. J'en ai fait du chemin en 3 mois ! Déjà je suis autonome maintenant, et je peux faire mon boulot sans me sentir (trop) incompétent...

En 3 mois j'ai également pu me rendre compte que je n'avais aucune, mais alors aucune, autorité naturelle. Mes élèves m'en faisaient voir, mes subordonnés m'en font voir aussi. Les gens me prennent pour un navet, ils ne font pas ce que je leur dis, il y a même eu des vols, bref la joie intégrale.

Et ça, c'est sans parler de mon assistant qui vient au travail quand il lui tombe un oeil.

Bref, j'ai encore pas mal de travail de ce côté là !!!!

Mais je suis bon dans ce que je fais. J'ai des compliments qui tombent de partout. Je suis fait pour le marketing et la com, il faudrait juste que j'ai personne à driver, que je puisse bosser tout seul dans mon coin sans le coté chef quoi !

Mais ça va venir, j'ai encore le temps d'apprendre, de faire mes preuves, de trouver ma place...

Ou pas...

Pourquoi ou pas ?

Mon job actuel je l'ai eu parce que je remplace ma chef partie vers de plus verts paturages, elle reste ma supérieure hiérarchique parce que la société lui appartient. Cette même société est surtout filliale à 100% d'un autre groupe qui a pour PDG le père de cette fille. Vous suivez ?

Dans son taff actuel, elle ne se plait pas, sa période d'essai se termine début octobre, et d'après ce que j'ai compris, elle va partir et chercher autre chose. Rien qui devrait me stresser, sauf que, si elle se retrouve au chômage, il se peut qu'elle ait envie de reprendre son poste, ou que son père lui force un peu la main en lui faisant remarquer qu'il est stupide de me payer alors qu'elle peut le faire !

Mais on est en France, on vire pas quelqu'un comme ça, je suis protégé, je fais bien mon travail, je ne risque rien...

Ou pas...

Qui c'est qui n'a toujours pas de contrat de travail parce que "on va le faire mais on a oublié mais ça va venir ne t'inquiète pas!" à votre avis ?

Hein ?

Gagné !

Je vais peut-être réactiver mon dossier ANPE moi...


Ps: en même temps c'est complètement ma faute, qui accepterait de bosser trois mois sans contrat ? Que je suis con...

mardi 31 août 2010

Rentrée

Je suis un peu débordé par le travail ces temps-ci, alors je ne vous oublie pas, mais je n'ai pas assez de temps pour vous raconter ma vie trépidente !

A bientôt

mercredi 25 août 2010

jeudi 5 août 2010

Je suis un dieu !

Non, je ne vais pas vous parler de sexe. Pas besoin de faire ma pub dans ce domaine, tout le monde sait que je suis un dieu vivant au pieu. Non, aujourd'hui, on va parler taff.

Depuis que j'ai pris ce job, je n'avais pas encore eu l'occasion de prouver mes talents en face de quelqu'un d'étranger à la société. Bon si, y a bien eu une rencontre partenaires, mais je n'ai pas vraiment pu montrer tous mes talents.

Une partie de mon job consiste à démarcher des sponsors pour des événements que j'organise pour promouvoir ma marque. Jusque là rien de bien extraordinaire. Sauf que, si dans les faits ça parait plutôt simple, moi je n'ai jamais fait ça.

Depuis un mois maintenant j'inonde plusieurs sociétés de mails et coups de fils dans l'espoir qu'ils me répondent et surtout me rencontrent. Vendredi dernier j'ai une touche avec un gros poisson. J'expose mon projet au tel avec la responsable partenariat et elle semble bien accrocher.

Elle me rappelle deux heures après pour me dire "bon ben mercredi 16h30 au siège, il y aura le directeur marketing, le DG et moi même".

Pression !

Il faut savoir que dans ce cas précis, l'intérêt que me porte la société se chiffre en gens présents. Si le DG vient c'est que non seulement ils ne me prennent pas pour un guignol, mais qu'en plus ils sont réellement intéressé.

J'ai passé les trois derniers jours à ne faire que ça : préparer cet entretien. Il m'a fallu faire un gros effort pour ne pas le voir comme un entretien d'embauche d'ailleurs. Toutes les nuits je me suis tourné et retourné avec milles questions en tête "et s'ils me demandent ça, je dis quoi ? Et s'ils me parlent de ça, je réponds quoi ?" J'ai essayé de tout imaginer pour ne pas être pris au dépourvu !

Le jour J, j'en mène pas large. Rasé de prés, cravaté, bouton de manchette ok ! Je suis ready.

Je suis accueilli par la fille qui m'avait eu au tel, on se dirige vers la salle de réunion,  les gens sont décontracté (limite jean chemise) mais surtout plus nombreux que ce que l'on m'avait dit. Je m'installe avec un leger tremblement dans les mains, et un énorme noeud au ventre. Je me racle la gorge et je me dis "si tu n'y crois pas, ils n'y croieront pas !".

J'ouvre la bouche pour saluer tout le monde et là, le miracle se produit, plus de stress. Je deviens instantanément un warrior, rien ne me fait plus peur, je crois en mon projet, je crois en ma boite, je suis the king of the market !

Au bout d'une heure trente de réunion, on a discuté de tout et de rien, au final si j'avais eu les contrats avec moi, ils les auraient signé directement. Ils ont adoré, ils en redemandent, ils sont même flatté que j'ai pu penser à eux (le comble).

JE SUIS UN WARRIOR !!!!!!!!!

Ndlr : déjà que j'avais un grave problème de modestie, alors là ça n'arrange pas les choses !

Je suis rentré chez moi en flottant plus qu'en marchant. Je m'affale sur le canapé, et la pression retombe, je me dis "ouha, c'est fini, mais qu'est ce que tu vas faire maintenant?". Moralité, j'ai dormi 10h de suite comme un bébé. Je crois que j'en avais grandement besoin. Demain soir c'est les vacances, il me tarde.

Gauthier trop fort, Gauthier trop bon, Gauthier mangez-en !

^^

jeudi 29 juillet 2010

Le management, c'est pas mon truc...

La vie est pleine de retour de karma. C'est normal parait-il, tout se paye un jour. Depuis 10 ans que je bosse, j'ai pas mal rouler ma bosse, principalement en job étudiant. Autant dire que je connais toutes les combines pour tirer au flan sans se faire prendre...

Ce nouveau taff, je le prends au sérieux, on ne peut plus sérieusement même. On m'a donné ma chance, il ne faut pas que je la bouzille, surtout que j'ai pas des masses de plan de secours au final. Un des gros avantages de ce poste c'est que je suis suffisamment bien placé dans la hiérarchie pour ne pas avoir de compte à rendre sur des trucs chiants comme le quart d'heure de retard.

Au final, si je veux bosser chez moi, je peux, tout ce qui intéresse les chefs c'est que le taff soit fait et que la boite tourne convenablement.

Pour quelqu'un comme moi c'est assez magique, je viens du sud, les horaires sont plutôt flexibles dans mon univers. Combien de fois je suis arrivé à pas d'heure dans mes précédents taff et combien de fois ça m'a joué des tours...

Le pire c'est que maintenant que je peux bosser en demi journée si ça me chante, ben je suis plus assidu que jamais !

Bref, tout va bien dans le meilleur des monde.

Sauf que... Oui il en faut bien un ! J'ai un assistant. Ce qu'il fait de ces journées reste toujours très flou pour moi, c'est un informaticien, je lui demande de me changer un truc sur le site, il tape des lignes de codes, le truc change, je suis content, je ne cherche pas plus loin !

Depuis un petit mois, il a prit ses aises. Deux fois début juillet il n'est pas venu au bureau, me prévenant à 15h qu'il travaillerait de chez lui. Soit, ça peut arriver...

Il prend une semaine de vacances. Le jour où il est censé revenir, il m'appelle à 15h pour me dire qu'il est embêté mais qu'il doit prendre 3 jours de plus... Je reste un peu interloqué, mais non j'ai bien compris, il me prévient qu'il prolonge ses vacances d'une façon on ne peut plus détendue. Soit, on règlera ça quand il sera là !

Le jour de son retour, rebelote, il est malade et me prévient en milieu de journée. Je lui dis que j'ai impérativement besoin d'un arrêt maladie, il me répond qu'il va en chercher un de suite. Le lendemain il se pointe au bureau sans arrêt maladie. Je lui explique donc que ça sera un congés et pas un arrêt maladie.

Je laisse un peu pisser en me disant que de toute façon j'ai autre chose à foutre que le garde chiourme.

Ce matin pas d'assistant, mais un mail, envoyé à 9h05 me disant qu'il sera en retard. Soit... Il arrive la bouche en coeur à 13h12 ! Et m'explique qu'il ne s'est pas réveillé, quand je lui dis qu'il ne faut pas 4h pour venir, il me répond que si, le temps de s'habiller...

Intérieurement j'ai envie de lui coller une beigne. Je prends ma voix "soit commercial" et je lui explique gentiment que son attitude ne va pas, qu'il doit être présent, tous les jours, à heure fixe. Je suis conciliant, s'il a besoin d'une demi journée, ou d'un week end prolongé, il me demande, je dirais souvent oui, je n'ai pas besoin qu'il soit là H24. Mais nom di diou, il ne fait pas ce qu'il veut, quand il veut sans m'en parler !

Je finis en lui expliquant que soit, il est jeune, en alternance, patati et patata, mais que moi j'ai besoin de fiabilité, et surtout que quand ze bigboss débarque et me demande un truc qu'il est censé avoir fait, c'est moi qui passe pour un incompétent, et c'est moi qui me fait remonter les bretelles ! Et ça, je ne supporte pas...

Vous savez ce qu'il a fait au bout de mes 15 minutes d'exposé ?

Non ?

Il a sourit de façon plus qu'ostentatoire...

Un sourire qui voulait dire "ouais, cause toujours..."

Et là je me suis revu quand j'avais son âge et qu'un chef me prenait le chou en me disant "mais ce job c'est important, tu ne peux pas t'en foutre en arrivant 2h après les autres, ça se fait pas, c'est pas poli, tu auras du mal à trouver un taff plus tard..." Bref tout ce que je venais de lui servir on me l'avait déjà servit, et intérieurement je me marrais déjà à l'époque. Sauf que moi je l'ai jamais montré à me supérieurs, alors que lui oui.

Ok Petit Jésus, tu te venges en me refilant la version 2.0 du Gauthier, j'ai bien compris le message...

Bon, ben y a plus qu'à changer de modèle, parce que si c'est vraiment moi il y a 10 ans, je le mettrais jamais au pas... Alors y a t il dans l'assistance un informaticien web designer en alternance, si possible bogosse, acceptant de coucher régulièrement avec son boss ?

^^


lundi 19 juillet 2010

Lundi

Je reviens au taff après 2 jours de gastro d'enfer qui m'ont empêché de profiter d'une sortie à Versailles et d'un nuit en boite avec mes z'amis.

Je suis d'humeur plus que passable vu qu'il me reste trois semaines à tirer avant mes vacances.

Je suis habillé comme un pouilleux vu que je dois aller me taper un inventaire dans un entrepôt crasseux.

L'inventaire je me le tape parce que les gens qui devaient le faire n'ont pas le temps "parce que tu comprends c'est la merde à faire et puis on est débordé". Moi sans savoir où et comment ça m'a pris moins d'une demi-journée, à moi tout seul, alors que eux, ils sont 4. 

Et pendant que je faisais l'inventaire, ils ont bu 4 fois le café, fait 5 pauses clopes, et entre les deux ils sont restés assis devant un PC à faire des trucs rigolos (je les entendais rire).

Je pense qu'il va falloir que je revois mon autorité naturelle, parce que là, ils m'ont pris pour un dindon (et sans s'en cacher en plus).

Je vais manger à la cantine, il n'y a plus rien, je file donc au PMU ou je paye une fortune un steak immonde que j'avale en 4ème vitesse pendant qu'un vieil alcoolique me dévisage de l'autre coté du bar. Comme c'est mon jour, il finit par vernir me voir et engage la discussion genre "t'as pas une clope?", il arrive quand même à me proposer un verre, je suis dans la 4ème dimension. Genre le mec il a peur de rien quoi, il me drague ouvertement dans un PMU de banlieue...

Je reviens au bureau (habillé en crasseux je le rappelle, j'adore, mais je pensais en avoir pour 48h dans mon entrepôt aux dires des autres fainéants olympiques). Je commence à mettre au propre mon inventaire quand le téléphone sonne :

- Monsieur Gauthier, c'est Yohann d'HSBC, je reprends votre dossier pendant que votre conseillère est en vacances. 
- Je suis à découvert de combien ?
- Vous dépassez votre découvert de 244 euros ! Je ne vais pas pouvoir honorer les paiements !

Il n'est que 14h ! Je hais les lundis...

Définitivement !

vendredi 16 juillet 2010

Noyé

Je croule sous le travail, dès que j'ai 5 minutes, j'en profiterai pour aller pisser, puis fumer une clope, puis vous raconter ma vie...

Je pense que ça sera possible vers 2017...

En attendant, je vous souhaite de bonnes fêtes de fin d'année ^^ (au cas où, comme ça, ça sera fait!)

mardi 29 juin 2010

Aux armes !

J'appelle à la révolution nationale, prenez les armes citoyens, montez au créneau, égorgez-les tous, que cela cesse...

Allez, j'attends !

On se sort les doigts et on y va !

Hein ? Quoi ? Tu veux savoir pourquoi tu te bats et surtout contre qui ? Mais moi je vais te donner une raison qu'elle est infaillible : j'ai pas la clim dans mon bureau...

ALORS ON VA FOUTRE LE FEU A CE PUTAIN DE PAYS ET CHANGER TOUT CA !!!!!!!

...

Oui, quand j'ai trop chaud, je peux pas réfléchir et j'ai du mal, mais alors beaucoup de mal à me concentrer, quant à ma capacité à être clair et à avoir des priorités, on comprend aisement à la lecture de ce post qu'elle est plus qu'altérée.

J'en peux plus, je vais fondre...

Bon sans ça, je flippe un peu, je suis censé avoir un rdv avec Ze big chef today, enfin quand il aura le temps, je ne sais pas trop ce qu'il va me dire. Faire un bilan de ces trois premières semaines ? Parler de mes objectifs ? De mes idées ? Me recadrer ? M'encourager ? Me virer ? Me flageller avec des orties fraîches en place publique ? 

Tout ça à la fois ?

Je sais pas, et avec un royal 32°C dans mon bureau, ça me fait coller le pantalon aux mollets, ce qui me rend pas très à l'aise. (oui ça peut paraitre con, mais avoir les mollets au frais, ça permet de mieux réfléchir !)

Bref, je n'ai rien à raconter d'intéressant, enfin si, je pourrais vous faire un résumé de la Gay Pride parisienne qui s'est tenue ce samedi. Alors c'est parti pour le résumé : samedi après midi, sous un soleil de plomb, des centaines de milliers de tafioles et autres se sont déhanchées sur du Vilaine Fermière dans les rues de Paris (de Montparnasse à Bastille pour être précis).

Voilà, fini...

Ben quoi, y a pas grand chose d'autre à dire ! Comme chaque année, je me suis mis dans un parc sur le trajet, j'ai bu de la bière (si si si si, une fois par an, je bois de la bière, et c'est le jour de la gay pride, comme si ce moment d'hétérosexualité éthylique pouvait atténuer un peu cette effusion de tafiolitude intense!), j'ai pris des photos des chars rigolos et salué celui de GayLib par un très littéraire "bouh ! à bas les pédales de droite! bouh ! bouh !". C'est pas constructif pour deux sous, mais ça me fait plaisir de les insulter chaque année (après tout c'est un jour de fête et je célèbre la Saint Pédé comme je veux, na!). Ensuite je suis rentré avec mes z'amis, on a picolé un peu, pris des douches beaucoup (on sentait mauvais quand même, faut le dire), puis direction le Banana pour clore cette journée culturelle comme il se doit !

Et l'année prochaine ? Ben on refera pareil !


vendredi 25 juin 2010

Stress

Ce nouveau boulot, c'est un peu le boulot dont je rêve depuis 2 ans, alors j'essaie de bien faire. Mais voilà, quand on a passé les deux dernières années soit au chômage, soit à donner des cours à des ado boutonneux, on est plus vraiment dans le rythme "jeune cadre dynamique".

Je suis extrêmement fatigué. Me lever tous les matins entre 6h et 6h30, passer 3h par jour dans les transports, prendre 25 min pour manger, rentrer chez moi vers 20h, me coucher vers minuit. Voilà une journée type, et ce 5 jours par semaine.

Pour vous c'est normal, pour moi ça l'était il y a deux ans, mais là j'ai plus le rythme. Je suis crevé, je suis débordé par les taches ménagères. Alors je pourrais me coucher plus tôt et me reposer, mais en plus je dors mal.

Oui parce qu'il faut rajouter le stress. Je tourne et retourne toutes les nuits jusqu'à 3 ou 4h du mat' en pensant à ce que je dois faire au bureau, ce que je dois dire, comment le dire, comment le faire... Bref, je stress comme je n'avais plus stressé depuis que j'étais entré au service d'un homme politique de premier plan en 2007.

Même quand je suis devenu prof, ça ne m'avait pas foutu un tel coup de stress.

Là il faut que je sois bon pour deux raisons : garder mon job (y a une période d'essai) et prouver que je peux le faire et bien le faire.

Je dois d'abord me le prouver à moi-même, je n'ai jamais été en charge d'un tel projet, autant je peux être motivé et avoir envie de réussir, autant je ne sais pas si je vais y arriver. Je doute de mes capacités, et ça c'est pas bon pour bien avancer dans le job. 

Mais je dois aussi prouver à mon patron que je suis le bon. J'ai obtenu ce job par cooptation. Alors certes ils ne m'auraient pas engager s'ils ne pensaient pas que je pouvais le faire, mais j'ai quand même bénéficié d'un bon coup de pouce, et je ne peux pas decevoir la personne qui a pris le risque de me recommander.

Tout ça mélanger fait que je ne dors pas... Et je suis donc crevé, et donc je cogite encore plus et donc je dors encore moins... Le sympathique cercle vicieux quoi !

Il faut que je prenne mes marques, que j'accomplisse quelque chose dont je serai fier et qui attirera peut-être l'attention du PDG, après je serais plus détendu, plus en confiance, et je pense que je retrouverai le sommeil.

En attendant, je continue à naviguer à vue en espérant n'être pas trop mauvais...

Un truc est sûr, le week-end qui s'annonce (Gay Pride + potes de province + grosse soirée) me fera le plus grand bien pour oublier un peu tout ça. Par contre lundi je vais avoir des cernes de compèt, ça c'est sûr !











jeudi 24 juin 2010

Grève

Jour de grève nationale.

Il fallait bien que je marque le coup !

Donc pas d'article aujourd'hui...

Voilà.

NO PASARAN !!!!!!!!!!!

vendredi 18 juin 2010

Sur les rotules

Manifestement l'adage "le travail c'est la santé, ne rien faire c'est la conservée" se vérifie encore de nos jours.

Entendez que je suis on ne peut plus heureux d'avoir ce job et que pour rien au monde je n'en changerais (enfin pour l'instant tout du moins). Mais voilà, ça fait un peu plus de 2 ans que je n'ai pas bosser comme vous.

Oui vous qui vous levez tous les jours à 6h et qui rentrez le soir après 20h, et ce 5 jours par semaine.

Un prof ça bosse 18 à 21h par semaine dans l'établissement, le reste du temps ça travaille à la maison. Moi j'avais mes habitudes. Déjà j'avais un emploi du temps de folie, 2 après midi de libre plus tous mes mercredi.

Moralité depuis 2 semaines, j'ai de plus en plus de mal à me lever. On rajoute à ça que ce week end je ne me suis pas vraiment reposé, je suis arrivé à un état de fatigue proche du coma. Je n'ai plus le temps de faire mon ménage, mes course, je n'ai même pas ranger ma valise, elle trône à coté du lit depuis dimanche.

Bref, la déchéance...

Je vous parle pas de l'état de calcairisation de ma salle de bain et de ma cuisine. Je croule sous le linge sale et ça fait 15 jours que je n'ai pas descendu les poubelles du tri sélectif !

Je vis dans une porcherie, mais l'avantage c'est que j'y suis 6h par jour, enfin par nuit, pour dormir.

Il faut que je réapprenne à m'organiser, après tout j'y arrivais bien avant. Il faut que j'apprenne aussi à me coucher plus tôt en semaine et à ne pas trop sortir le week end (non c'est de la SF là, faut que je trouve autre).

Mais comment je faisais avant?

Le pire c'est que ce soir j'ai un anniversaire, je serais très triste de le louper, mais je vais passer la semaine prochaine à regretter d'être sorti. Demain je ne pourrais pas faire le ménage et les courses si je pionce jusqu'à 20h.

AAAAAAAAAAAAAHHHHHHHHHHHHH

Me faut une femme de ménage !

ndlr: en fait non, c'est inimaginable, je repasserais derrière elle, et en plus laisser quelqu'un que je ne connais pas fouiller dans mes affaires? Plutôt mourir en faisant un cuni à Maïté !

Sinon dans la série "je vais perdre mon bloulot plus rapidement que prévu", je dois prendre une décision très importante suite à une grooooooooooooooooooosse erreur commise par un de mes subordonnés (erreur involontaire ou pas, là est le problème). Et je ne sais pas quoi faire... Mais alors vraiment pas.

Je n'arrive pas à imaginer qu'on puisse faire ce qui a été fait, moi j'en serais mort sur place d'y avoir pensé, alors je n'arrive pas à trouver une parade pour, premièrement punir de façon juste, et ensuite faire en sorte que plus jamais au grand jamais cela ne se reproduise...

Y a pas un "le management pour les nuls" ?

Vais passer à la FNAC en rentrant au cas où !





Ps : et oui je me plains, encore et toujours, mais je ne sais faire que ça, pas la peine de m'envoyer des messages pour me le faire remarquer, arrêtez de lire mon blog si ça vous gonfle, nonméoh !