J'ai pris une décision...
J'ai demandé à ma psy une médication pour me débarrasser de mon addiction.
J'ai eu l'ordonnance.
Je suis allé chercher les cachets.
Je n'ai pas réussi à les prendre !
Pourquoi ?
Parce que j'adore me droguer, c'est plus fort que moi !
J'ai eu besoin de dire au revoir à mon vice. Je prends mon dernier rail à l'heure ou j'écris ces lignes, j'avale mes cachets, je vais me coucher.
J'ai parler à mon frère, je lui ai tout dit, en lui précisant que si à la fin du mois de juin je n'étais pas sevré, il aura le droit (il devra) parler à nos parents...
La décision est prise.
Mais de dieu que ça va être dur...
...
Tellement dur...
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dimanche 13 mai 2012
vendredi 4 mai 2012
31 ans...
Je viens d'avoir un an de plus. Je ne suis pas ce qu'on peut dire fier de mon parcours jusque là, même si j'ai quand même accompli deux ou trois choses donc je peux me vanter, mais mes échecs occultent largement toutes mes victoires...
La décision est donc prise, cet été je me fais hospitaliser ou je me fais mettre sous substitut médicamenteux parce que je ne peux vaincre cette addiction par la seule volonté. C'est trop dur.
Je suis partagé entre la honte et la résignation, en fait ce qui me manque c'est d'en parler avec des gens qui vivent ou on vécu ce que je traverse. Quand mes proches veulent me rassurer et partager leurs combats, ils me parlent de régime, de clopes, d'alcool, mais ce que je vis n'a rien à voir avec tout ça. Loin de moi l'idée de minimiser ce que mes amis ont accompli pour se débarrasser de leurs démons, mais les miens sont trop différents...
Demain soir je reçois quelques amis pour boire un verre à ma santé et ma vieillesse, et, au milieu de rien, mon petit frère s'est invité alors qu'on ne se parle plus depuis octobre. J'appréhende les retrouvailles, tant et si bien qu'il est 3h du mat', je bosse dans 5h et je suis saoul et déf tout seul chez moi.
Une preuve de plus s'il en fallait que je déconne grave...
Je me suis aussi rendu compte aujourd'hui que je n'avais pas de quoi payer mon loyer de mai.
Bref, tout va bien madame la marquise !
Allez, je suis moins dépressif que lors de mon dernier post, rassurez vous, je ne vais pas me faire du mal. De toute façon si un jour j'en arrive là ça fera longtemps que je serai plus ici à vous raconter ma vie, soyons logique ^^
(Cette dernière sortie est censé vous rassurer hein !)
Et je vous remercie tous pour vos messages (et les mails aussi), ça peut vous paraitre débile, mais ça m'aide beaucoup. Donc milles mercis !
Un gaugau pas sortie de l'auberge mais en route pour...
mercredi 22 février 2012
Psychothérapie ou blogothérapie ?
En fait je me servais beaucoup de ce blog pour raconter ce que je ne verbalisais pas... C'était ma thérapie à moi. Mais voilà, ma psy est plutôt efficace et elle me fait beaucoup parler. Du coup j'ai moins le besoin de venir ici, parce que j'ai l'impression de faire une redite.
C'est bizarre, je sais, mais je n'ai pas le courage de remettre ici tout ce qu'on se dit. J'aurais l'impression de ressasser...
Sachez juste qu'on fait un gros travail sur ma famille, mes problèmes avec mes parents, et surtout la grosse dispute avec mon frère. (qui m'attriste de plus en plus quoique je puisse en dire)
On parle aussi de mes amis, plus ou moins proche, j'ai l'impression de les analyser dans leur dos, cette semaine j'ai beaucoup parler de 7h48 par exemple, je ne sais pas pourquoi mais j'en ai eu besoin...
Il y a un mois on a parlé de mon filleul.
Ça parait hors sujet, mais ma psy m'a dit un truc qui m'a fait réfléchir : "quand vous me parlez de vos proches, vous avez l'impression de pas parler de vous, mais c'est faux, moi je n'entends pas les histoires de vos proches, je vois l'amour que vous leur portez, et ça nous permet quand même d'avancer, peut-être plus que quand on ne parle que de vous !"
Et quelque part elle a complètement raison, par ces histoires, je lui explique surtout mes angoisses par rapports à mes proches. Quand je lui raconte que je m'inquiète pour mon filleul parce que sa mère ne veut pas lui dire la vérité sur son père, en fait je lui explique à quel point je l'aime et à quel point son bien être m'importe...
Vous me suivez ?
Je demande parce que des fois j'ai du mal à me suivre ^^
La dernière séance a dérivé sur quelque chose que je n'ai pas du tout voulu : mes histoires de coeur. Je lui ai dit "je suis mort à l'intérieur, je ne peux pas m'intéresser à un garçon pour autre chose que du cul !" Au final j'ai pleuré, je pensais pas que ça arriverait, en tout cas pas sur ce sujet. Mais je me suis rendu compte que j'avais très envie d'être à nouveau amoureux. Et pas d'un ex, d'un fantôme de Baby Boy qui vit au Brésil, non, je veux un doudou bien présent avec lequel faire des calins et des bisous et surtout SURTOUT parler, m'engueuler, bref, vivre un truc plus gratifiant que les plans cul que j'accumule ces derniers temps.
J'avance, je ne sais pas ou je vais mais j'avance !
La suite bientôt ^^
lundi 9 janvier 2012
Je savais qu'il fallait pas...
... pourtant j'ai pas pu m'empêcher !
Avant de partir en vacances, ma psy m'a proposé de me foutre sous antiD le temps que je me remette d'aplomb, et surtout que je m'habitue à ne plus prendre de drogue. En gros son idée est la suivante : me droguer de manière à ce que je ne me drogue plus.
Perso, suis pas super fan...
Connaissant mon amour pour tout ce qui est addictif, je me dis qu'en rajouter une à la liste déjà longue des addictions qui me pourrissent la vie, c'est peut-être pas le mieux pour moi !
Je lui ai demandé de me laisser les vacances pour y réfléchir. Entre temps je me suis pris des méga-cuites, et en 3 semaines je n'ai pris qu'un mini tout petit demi g de coc qui trainait dans la poche d'une copine croisée en boite. Rien de facheux, mais rien de glorieux non plus...
Retour de vacances, je revois ma psy, et on fait le point. Je lui raconte mon merveilleux Noël, ma famille, mes soucis, mes angoisses, et on ne reparle pas d'antiD. Pas que j'ai fait exprès, mais elle n'a rien dit, et moi j'y ai pas pensé...
Par contre on a parler de l'anniv de la Bitch. Je l'ai vu mardi et vendredi cette semaine. Mardi elle me dit "bon vendredi on décide si vous y allez ou pas, mais moi je suis pas pour, vos amis, vos habitudes, l'alcool et les boites de nuit, tout ça c'est pas bon pour vous là!".
Bon, ça va je suis grand, je peux aller faire un bisous à mes amis sans me jeter sur le premier dealer qui passe et me foutre à l'envers !!!!!!!!
La semaine passe, je me lève vendredi matin en me disant "demain soir, je fais la fête !" et toute la journée, au taff, en mangeant, en fumant, toute cette putain de journée, je ne pense qu'à une chose "comment je vais organiser mon week-end et trouver la thune pour pouvoir me défoncer tranquillement !".
Alors que je suis sur le divan de ma psy, je décroche pendant 10 bonnes minutes en faisant mes comptes pour vérifier que je vais avoir suffisamment de thunes. Elle sent que je suis plus avec elle. Elle me demande à quoi je pense, je lui réponds "en fait je ne suis pas prêt à aller à cet anniversaire je vais partir en vrille, c'est évident".
Le soir j'ai un repas chez moi, on tire les rois avec quelques amis, je mélange lexo, anti-douleurs et alcool, merveilleuse idée non ?
Moralité à minuit je fous tout le monde dehors pour filer en teuf...
Sur place j'ai des potes bien fourni qui m'arrosent toute la nuit (champagne et coc), je rentre chez moi à 10h du mat'.
Voilà, là c'est clair je n'irai pas à l'anniversaire de mon meilleur ami...
Mais qu'est ce qui tourne pas rond dans ma tête pour que je fasse des trucs pareil ?
Non mais franchement ?
Je ne sais pas...
J'ai passé 48h au lit malade comme un chien, mais je l'avais bien cherché, donc je me plains pas... Et je n'ose pas appeler les gens que j'ai planté par honte de mon comportement...
Un jour je vais me retrouver tout seul, et ça sera mérité...
Je revois ma psy mercredi, je vais prendre l'ordonnance, ça peut pas être pire de toute façon...
vendredi 23 décembre 2011
Blogothérapie ?
J'ai réfléchis à quelque chose cette semaine : pourquoi rouvrir le blog après tout ce temps où au final il ne m'apportait plus rien ?
La question m'a été en fait soufflée par un mail d'un de mes vieux lecteurs.
NDLR aux "vieux" lecteurs : je ne parle pas de vos âges quand je vous appelle comme ça, mais je fais référence à votre fidélité ici...
J'ai fermé le blog parce qu'il ne m'apportait plus rien, plus envie d'écrire, plus envie de partager. Et ça a coïncidé avec l'enfoncement dans ma dépression et l'addiction. J'avais honte de ce que je faisais de ma vie, honte de mentir à tout le monde. Je ne pouvais plus raconter ce que je ne disais pas à mes amis ici pour la simple et bonne raison qu'ils me lisent presque tous. Alors plutôt que de faire semblant, j'ai plié boutique.
Vous n'avez pas idée des mensonges qu'un toxico peut inventer pour pouvoir se droguer autant qu'il le veut. Des mensonges si bien ficelés qu'on finit par y croire soi-même. Me rendre compte d'avoir autant menti, à autant de gens qui m'aiment, non plus pour les protéger, mais pour me laisser la liberté de me plonger encore plus dans la drogue, l'alcool et le sexe, fait parti de ce qui m'a réveillé en ce début de décembre.
Je me suis donc promis, en plus d'arrêter, de me faire soigner et de retrouver une vie dont je serais fier, d'arrêter de mentir à mes amis.
Ils ne sont pas cons, ils savaient sans que j'ai eu besoin de le dire. Alors peut-être qu'ils pensaient pas que j'étais à ce point de désarroi, mais ils savaient que quelque chose de blanc, de poudreux, était en train de me changer et de me tuer à petit feu, au moins ça...
Je ne peux pas en parler tous les jours à tout le monde tout le temps. Non, ça serait trop difficile de me reconstruire si je passais la moitié de mes conversations à faire le point sur mes nevroses, mes progrès, mes rechutent avec tous mes amis. Parce qu'en plus, et ça je ne me l'explique pas pour le moment, enfin pas encore, c'est qu'il m'en reste plein des amis...
Donc j'ai trouvé plus simple, et plus sain au final, de faire revivre mon blog. Je m'en sers pour déverser tout ce qui doit sortir, un update qui ne se veut pas quotidien, mais suffisamment dense pour exprimer tout ce qui me semble essentiel qu'ils sachent.
Libre à eux de venir lire ou pas, de m'en parler directement quand ils sentent que c'est necessaire. Mais au moins là ils ont la vérité, même si elle est brute, même si elle ne me met pas en valeur.
J'arrête de mentir !
Et j'avais oublié un détail, minuscule petit détail : j'eu mon heure de gloire, et dès le premier article j'ai eu plus de 300 personnes qui se sont connectés. Alors on est loin du nombre que vous avez pu être à la grande époque, mais après tout ce temps, avoir toujours 300 anonymes qui se soucient (ou se délectent ?) de mes malheurs, ben ça fait quelque chose.
Je ne savais pas trop comment réagir aux premiers messages, alors je n'ai pas répondu...
Aujourd'hui après ces quelques 3 semaines de reprise d'activité, vous avez tous (sans exception) montré que vous me souteniez, que vous vous souciez, que vous vous inquiétez même pour certains.
Je ne m'attendais pas à ça, vraiment pas...
Alors mon analyse, je la fais sur le canapé de ma psy. Mes excuses, je les fais à mes proches. Avec vous je partage une tranche de vie qui pourra peut-être servir à d'autres.
Mais je tiens à tous vous remercier, pour les commentaires, les mails, et tout cet amour que vous me témoignez. Ça fait un peu cucul-gniangnian, mais je tenais à le dire, parce qu'au final, vous m'aidez aussi.
MERCI
mercredi 21 décembre 2011
Un pas en avant
Aujourd'hui j'ai vu ma psy pour la troisième fois. Première fois que je rechute depuis que je la vois. On en a parlé. Ce que je retiens de la conversation c'est que j'ai tout fait pour lui plaire. Je voulais qu'elle me voit comme quelqu'un d'intelligent, de sympa... du coup je ne lui ai montré qu'une version faussée de ma personnalité.
Je veux que la thérapie fonctionne, donc je lui ai dit que je voulais tout lui dire, tout lui montrer, surtout ce que je ne dis pas à mes amis, mais que ça prendrait du temps, mais que je pensais qu'elle pourrait m'aider (en fait je veux qu'elle m'aide). Elle m'a répondu qu'elle n'était pas là pour me forcer, me culpabiliser, me tirer les vers du nez, qu'elle ne pourrait m'aider que si moi je le voulais, et qu'elle ne prendrait que ce que je voudrais donner.
Je lui ai dit que je déprimais, vraiment, beaucoup, trop. Elle m'a proposé de me voir deux fois par semaine au lieu d'une, et m'a demandé si je voulais des antidépresseurs. Elle pense que c'est une bonne idée. Moi je me laisse les vacances pour réfléchir, remplacer une addiction par une autre, hors de question, par contre combler mon manque de sérotonine pour essayer de ne plus (trop) voir la vie en noir, et avoir la force de regarder ce qui ne va pas dans le but de le fixer oui (fixer ici est un anglicisme, mais je ne vois pas comme le dire en français, réparer? non ce n'est pas exactement ça, je laisse le mot anglais qui correspond mieux au final).
Après mon rendez-vous j'ai retrouvé mes amis pour le Noël des amis, j'ai discuté avec Emma, grâce à qui je suis en thérapie parce que c'est elle qui m'a trouvé cette psy. Elle m'a dit qu'elle l'avait revu depuis dans le cadre de son travail et qu'elles avaient parler de moi. Ma psy lui a dit qu'elle avait bien fait de m'orienter vers elle, que j'étais quelqu'un d'intelligent, d'intéressant, de cultivé, et qu'elle voulait vraiment m'aider parce que mon mal être n'est que pur gâchis.
Ça m'a fait plaisir.
Mais j'ai peur, peur d'affronter mes démons, peur d'échouer autant que peur de réussir, je déprime depuis que j'ai 12 ans, autant dire que j'ai toujours déprimer, et si je dois devenir quelqu'un d'autre? Et si je dois VRAIMENT affronter mes problèmes? Et si je dois guérir ?
Serais-je la même personne ?
Je me deteste autant que je m'aime.
Je me fascine autant que je me fais peur.
Je veux mourir autant que je veux vivre.
Je marche sur un fil et j'ai peur de le couper...
J'ai identifié un des (innombrables?) déclencheurs de mon burn-out récent : on me propose de devenir directeur de campagne avec ensuite un poste de directeur de cabinet mais j'en suis incapable en ce moment, mais c'est ce pour quoi j'ai autant travailler dans ma vie, et je m'en suis rendu compte. Echouer là, c'est échouer une fois de trop, je dois me soigner pour ne pas laisser passer cette chance. Un homme politique me trouve suffisamment intelligent et fiable pour me confier sa campagne et son cabinet, et moi je me drogue et couche avec des hommes qui me font me sentir sale et miséreux.
Il y a clairement un problème.
Je dois guérir, ou mettre mon plan de carrière à la poubelle.
Il le faut...
Il ne s'agit plus que de moi là !
mercredi 7 décembre 2011
Freud est encore à la mode...
Ce soir je suis allé à me première séance avec une psy chaudement recommandée par Emma. Quand je lui avais demandé il y a quelques semaines si elle ne connaissait personne parce que j'avais clairement besoin de consulter, elle m'a répondu :
Ecoute, pas besoin d'être devin pour voir que tu vas pas bien, j'ai quelqu'un à te conseiller, laisse moi vérifier si elle prend de nouveaux patients, en fait ça fait quelques mois maintenant que j'attends que tu me poses la question...
J'appréhendais un max, aller voir une psy, j'en ai besoin, mais est-ce que je suis prêt à faire tout ce qu'il faut pour que ça marche ? Est ce que je suis prêt à dépenser l'argent de ma drogue chérie dans une heure par semaine sur un canapé ?
Pas sûr...
Je vous passe les détails, mais en fait de deux choses l'une, soit Emma me connait vraiment bien, soit elle est super bien tombée. Cette psy m'a mis à l'aise de suite. J'ai parlé une heure sans la voir passer, de tous pleins de choses dont j'avais envie de parler avec quelqu'un que je connaissais pas... Et j'avais plus envie de partir.
On a convenu d'un planing, d'un tarif, et elle n'a mis qu'une condition : ne pas venir en séance si je suis sous coc (ou bourré ou autre), pour le reste, elle ne me juge pas, elle n'est pas non plus là pour me donner l'absolution.
Elle m'a dit deux choses qui vont peut-être m'aider à me débloquer complètement avec elle :
- Je ne vais pas combattre le produit (la coc) mais essayer de comprendre pourquoi vous en avez besoin et essayer de faire en sorte que vous n'en ayez plus (ou moins au début) besoin.
- On ne nait pas dans un champs, on arrive dans une famille, il va falloir me raconter votre enfance, toute la relation avec vos parents conditionne votre état actuel.
En gros je vais passer une heure par semaine à dire du mal de mes parents pour essayer d'aller mieux... Mouais ça je peux le faire...
Bon ce n'est que le premier rendez-vous, mais alors que ce soir j'avais très peur de téléphoner à mon dealeur (je ne bosse pas le jeudi), en rentrant chez moi je me suis juste servi une vodka et maintenant je vais me coucher, sans frustration, en me disant que je commence un travail et que je dois le faire correctement (pour une fois dans l'année, ne pas tout foirer !)
A suivre...
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