jeudi 3 février 2011
Agora
lundi 7 décembre 2009
Bonne Saint Climat !
En attendant, je vous souhaite une bonne semaine, et vive les conférences internationales !
Je vous colle quand même le film d'ouverture du sommet, ça fait toujours plaisir :
vendredi 5 juin 2009
Homopho-quoi ?
L’homophobie c’est quelque chose de moche contre laquelle il faut lutter, parce que c’est pas bien, ouh que non que c’est pas bien !!!!!
Voilà…
…
Ah on me dit dans l’oreillette que je peux faire mieux ? Bon, ok, j’ai pas le temps, mais je vais essayer (ne suis-je pas là pour ça aussi ?)
Donc, on ne parle pas de moi, certains diront que je cherche les pierres que je me prends dans la tronche. Qu’à cela ne tienne. Mais le souci, c’est que je ne sais QUE parler de moi ! Donc c’est parti pour un énorme « moi je ».
Moi j’assume depuis que j’ai 20 ans. Quand je dis ça, c’est que depuis que j’ai 20 ans, je dis ouvertement à qui veut l’entendre que je suce des bites (et qu’en plus j’adore ça). Mon adolescence ayant été ce qu’elle a été (pas cool de ce point de vue-là), je suis passé par une phase de négation suivie d’une phase d’acceptation extravertie.
Je vous passe les détails de mes pantalon-jupes, de mes jeans Mango taille 34, de mes tee-shirt L5 (c’était à la mode il y a très très longtemps), de mes cheveux roses et autres french manucure. Oui j’ai été la pire des pétasses efféminées qui soient. Mais j’en ai eu besoin, pour me protéger principalement.
Puis est venu le temps de la « normalité », je suis gay, certes, mais je ne suis pas QUE ça. Et c’est là que je me suis confronté à la vraie homophobie. Celle qu’on cache, qu’on tait, et qu’on assume pas.
Rien de plus facile de dire à une tafiole habillée en rose « sale pédé », la tafiole en rira certainement, en revanche, à un costume cravate dans un ministère, c’est autre chose. On ne le dit pas, on s’en offusque dans son dos !
Et petit à petit je me suis rendu compte que la chose qui me blessait le plus c’était qu’une fois au courant, principalement dans mon entourage pro, les gens ne me résumaient qu’à « ça ». Avant d’avoir des diplômes, avant d’avoir un métier, avant d’être intelligent, avant même d’être beau, j’étais gay.
Et c’est encore plus fatigant…
L’année dernière j’ai appris, en quittant un job, que des collègues avaient passé des mois à me démolir professionnellement en commençant toutes leurs phrases par « le gay… ». J’aurais pu guérir le cancer, je restais avant tout un gay.
Pourquoi ma sexualité devrait-elle conditionner tout ce que je suis ?
Parce que les gens n’arrivent toujours pas à voir les gays comme des gens normaux. Je ne suis pas normal, je suis gay.
Autant j’aime me sentir exceptionnel, autant pour ça je m’en serais sûrement bien passé.
Et en l’état actuel des choses, je ne souhaite qu’une chose à mon filleul (et à mes futurs enfants, si un jour j’en ai, on peut toujours rire, bref), c’est qu’ils soient hétéros. Je ne souhaite à personne d’être résumé comme je le suis à une part infime, en définitive, de ma personnalité.
Je suis tant de choses, je ne suis pas qu’une tafiole !
Ce blog en est la preuve, s’il en fallait, que les gens ne peuvent pas se détacher de certains préjugés.
Gauthier n’est que le reflet partiel de l’auteur, mais déjà il n’a pas le droit de vivre comme tout le monde.
Gauthier peut se droguer, peut s’envoyer en l’air avec tout ce qui bouge, peut boire jusqu’à plus soif, peut insulter des grands-mères, peut avoir des relations amicales incongrues, peut vivre dans un sitcom, et j’en passe… Mais Gauthier ne peut pas travailler, et encore moins être prof !
L’affront à la bonne société bien pensante !
Et bien Gauthier vous emmerde, et encore plus l’auteur de ce blog.
Je suis tout ça et plus encore, et j’emmerde les gens qui me résument à ce qui les arrange pour pouvoir rentrer dans leurs petites cases bien étriquées !
La connerie est la seule valeur humaine universelle, je reste très pessimiste quant à la lutte contre toutes formes de discrimination. Mais bon, on avance. Peut-être qu’un jour, je pourrais donner mon sang, ou me marier, ou élever des enfants, ou tout simplement paraître normal aux yeux du monde !
Peut-être…
Ps: une petite vidéo que j'affectionne pour finir !
vendredi 23 janvier 2009
À armes égales
Oui, mon texte était donc volontairement vide de sens (je remercie d’ailleurs la seule personne qui l’a dite !).
Quand je parle d’homophobie, j’ai tendance à faire la même chose. Je ne me base sur rien d’autre que des vacuités sans fonds, je ne démontre rien, je n’argumente rien, pour la simple et bonne raison que l’homophobie est reconnue aujourd’hui comme un délit dans notre société (pas encore comme un crime, mais bon, on peut espérer), et je n’ai donc pas besoin de démontrer que l’homosexualité est inhérente à la nature humaine et qu’elle est ni bonne ni mauvaise…
Mais, parce qu’il y a toujours un mais, les arguments des gens qui tendent vers un comportement homophobe sont de plus en plus épris de ce que je définis comme un conformisme scientifique. On prend la science, la nature, on les tourne dans tous les sens pour les amener à démontrer ce que l’on souhaite démontrer. Et bien aujourd’hui je vais faire pareil, juste pour vous prouver qu’on peut calmer les plus cons comme les plus pseudo-scientifiques de nos détracteurs.
Si l’on ramène l’Homme à sa condition de mammifère, il faut effectivement un mâle et une femelle pour faire un petit. Là, je n’ai rien à redire, nous sommes tous d’accord sur ce point. Mais l’Homme est un animal social (je sais que c’est une citation de quelqu’un de connu ça, mais j’ai oublié, mes cours de socio et de philo sont bien loin !). Et si on ajoute à ça que l’état de nature, si cher à certains, n’existe pas chez l’Homme, on est obligé d’étudier le problème autrement.
Prenons quelques exemples historiques. Certaines sociétés antiques du pourtour méditerranéen avaient un modèle social très éloigné du nôtre. Je vais faire rapidement, parce qu’on pourrait y passer des lunes.
Le premier exemple que je prendrais est tiré de la bible (comme quoi !) j’en profite ainsi pour prouver qu’on fait dire tout et n’importe quoi à ce bouquin ! La ville de Sodome, situé sur la mer morte, était un carrefour commercial de première importance dans l’antiquité. Son apogée correspond à peu près à la construction des premières pyramides. Sa destruction s’avère être l’œuvre d’un terrible séisme ou d’une chute d’astéroïde, ce qui fait débat chez les historiens… Bref, le peu qui nous est parvenu de cette civilisation c’est que si elle est citée comme un lieu de perdition dans la bible, c’est tout simplement parce que les hommes et les femmes y entretenaient des rapports bien particuliers. En effet, les femmes étaient si mal considérées qu’elle n’avait qu’un rôle de semi-esclave, elles tenaient la maison et faisaient des enfants. Les hommes vivaient entre eux. Ce qui engendra les comportements homosexuels que vous connaissez tous grâce aux écrits qui nous sont parvenus.
Il ne s’agit là que de suppositions d’historiens, il n’y a malheureusement pas grand-chose de palpable pour étayer cette thèse (à ma connaissance rien ne nous est parvenu, on ne sait même pas où était exactement cette ville).
Deuxième exemple plus connu : les Grecs antiques. Ils vivaient en couples hétérosexuels, ils étaient mariés, mais les hommes préféraient la compagnie des autres hommes. Les jeunes hommes de bonne famille devaient vivre pendant plusieurs mois avec un homme d’âge mûr (c’est-à-dire plus de 35 ans, ce qui correspond à un septuagénaire d’aujourd’hui), c’était leur rite de passage à l’âge adulte. Pendant la durée de l’éphébie (qui durait deux ans à Athènes par exemple), ils étaient formés à l’art de la guerre entre autres, mais surtout ils apprenaient leur future vie de citoyen. Il n’était pas rare que naisse une relation amoureuse. Dans tous les cas les relations sexuelles entre éphèbe et éraste étaient monnaie courante. Elles l’étaient aussi entre les hommes de même âge. Les exemples les plus connus de la Grèce antique sont Achille / Patrocle et Alexandre / Héphaestion, deux couples d’hommes amoureux sous les yeux de tous.
Le dernier exemple est la société romaine, largement inspirée de la société grecque au demeurant. Là aussi les relations sexuelles et même amoureuses étaient tout aussi logiques entre hommes qu’entre représentants du même sexe. Certains empereurs étaient d’ailleurs très connus pour leur amour de la sodomie (Tibère reste le plus célèbre). Et puis il y avait aussi les bacchanales, orgie organisées en l’honneur du dieu Bacchus (l’équivalent grec existait pour Dionysos) où tout le monde baisait avec tout le monde. Le principe était simple, pour honorer le dieu il fallait se saouler et avoir des orgasmes…
Ça vous change de la messe ça non ?
Bien sûr il y a plein d’autres exemples de sociétés où l’homosexualité n’était pas vécue comme un taboo, mais je trouve ces exemples assez percutants. Il faut surtout noter deux choses importantes, la première c’est qu’ici l’homosexualité n’est pas une entrave à la survie de l’espèce humaine, puisque les hommes arrivaient à foutre leurs pouffes en cloque, une fois le devoir conjugal accompli il allaient enculer du mineur imberbe le reste de leur vie ! L’éducation des enfants était pensée autrement. Ils étaient pris en charge successivement par la mère, les nourrices, les précepteurs, puis les erastes. On est assez loin du modèle parents/école actuel mais le fait est que ça a fonctionné pendant des siècles et des siècles…
Alors qu’est ce qui a tout changé pour nos sociétés actuelles ? Les religions révélées !!!!
L’Église chrétienne est à l’origine du couple et de la famille telle que nous les connaissons. La transition fut longue entre les mariages arrangés et l’invention de l’amour et du couple passionné hollywoodien. Ça tient tout simplement d’une volonté de l’Église de structurer la société et la famille au milieu du moyen âge. Après les désordres du haut moyen âge, il n’était pas rare que les filles soint enlevées et mariées de force. Si ça ne posait pas forcément de problème pour le paysan du coin, quand il y avait un patrimoine à transmettre c’était pas la même chose. De plus, les femmes étaient plus des objets ou des monnaies d’échange qu’autre chose. À partir du XIIème siècle donc, les réformes de l’Églises créent petit à petit la famille que nous connaissons, autour de l’idée simple qu’un homme et une femme s’unissent légalement (sous le regard de dieu) et mettent en commun les biens que leurs familles leur transmettent pour fonder une nouvelle famille.
Les riches et les puissants semblent échappés aux nouvelles règles de conduites : monogamie, fidélité et surtout hétérosexualité bien sûr. Les exemples deviennent quand même de plus en plus rare en ce qui concerne l’homosexualité. En France, on sait qu’Henri III avait ses « mignons », et que Louis XIII ne partageait pas souvent la couche de sa reine (tant et si bien qu’il y a un débat autour de la légitimité des enfants qu’elle a eut).
Mais voilà, 1000 ans de bourrage de crâne ont eu raison d’un état tout à fait « naturel » chez l’homme (j’aime employer ce mot pour ça du coup), et l’homosexualité doit refaire sa place au soleil.
Alors qu’on ne vienne pas me sortir les inepties du genre pour justifier l’impossibilité pour les couples de même sexe de se marier et d’avoir des enfants. L’Histoire humaine vous donne tort ! La seule raison pour laquelle vous vous y refusez c’est parce que vous êtes homophobes.
Et toc !
Pour le plaisir de se repaître de ce que la France fait de mieux en matière politique, je vous propose de visionner ce petit medley…
…
Plaisant n’est il pas ?
Ps : j’ai encore parlé de religion… tss tss… je suis incorrigible… ça doit être ma semaine sainte à moi ! ^^
mercredi 21 janvier 2009
Amen !
J’ai eu la chance de grandir dans un univers libre de tout conformisme bien que ma famille soit catholique. Les parents de mon père étaient très croyants, ma grand-mère ne pouvait pas imaginer de vivre sans son dieu, sa religion et son pape. Du côté de ma mère, ma grand-mère est aussi très attachée à sa religion. Le frère de ma mère et toute sa famille le sont aussi, ma cousine a fait ses études dans des écoles privées et a été confirmée…
Venons-en maintenant au reste de la famille, le père de ma mère ne peut pas encadrer les curés, il ne supporte pas d’aller à la messe, tant et si bien qu’il reste dehors quand il va à un enterrement. Je pense que son enfance d’enfant de cœur et le fait d’avoir été élevé par une mère très croyante et une tante religieuse lui a laissé des traces.
Mes parents sont complètement athées, tant et si bien que je dois ma culture religieuse uniquement à mes grands parents dans les premières années de ma vie. Quand nous nous sommes installés en bordure de Toulouse, j’avais 6 ans, je n’avais jamais vu un curé autre part que pour un mariage. Et franchement je ne croyais pas en dieu.
Tous mes petits camarades à l’école allaient au catéchisme le mercredi, et moi je me retrouvais tout seul. C’était la norme dans le village, alors pour pas rester tout seul et surtout pour aller moi aussi au camp du curé qui semblait trop cool, j’ai demandé à mes parents de m’y inscrire.
J’étais en sous-main manipulé par la mère de mon père qui m’avait promis des cadeaux uniquement si je faisais ma communion. Déjà vénal !
Mes parents ne voulaient pas s’y opposer, mais ils ont franchement fait la gueule. Dès le premier cours, j’ai demandé au curé comment la vierge pouvait être blonde aux yeux bleus, pour moi, à Jérusalem il ne devait pas y en avoir beaucoup des comme elle. Je lui ai également cassé les pieds avec la genèse, comment pouvait-on croire que dieu avait tout créé en 7 jours alors que Darwin dit le contraire ?
Oui à 6 ans, j’étais déjà chiant…
Après ce premier cours mémorable où j’ai failli me faire lapider, je n’avais plus le droit de dire quoique ce soit. Bref j’ai passé trois ans d’ennui mortel entre les cours et les messes. J’ai annoncé à ma famille réunie à la faveur de ma première communion que c’était fini pour moi et que j’y retournerai jamais. Ma mère en a pleuré de joie, le père de ma mère en riait à s’en décoller la plèvre devant le reste de ma famille plus que médusée !
Ndlr : Et que dire de ma mère qui m'annonce à l'orée de mon adolescence en parlant du célibat des prêtres catholiques "et à ton avis elle servait à quoi la bonne du curée? ... Surtout qu'en général c'était leur sœur..."
Après ça, j’ai grandi dans l’idée que si dieu existe peut-être, la religion, elle, est la plus grosse imposture de l’histoire de l’humanité.
Ce sentiment a évolué au fil du temps, mes études d’histoire et de sciences politiques ont alimenté cette pensée. J’ai poussé le vice jusqu’à entamer une maîtrise sur les débuts du christianisme. J’en suis arrivé à un stade où je connais les dogmes chrétien, musulman ou juif, ainsi que les liturgies catholique, orthodoxe ou protestante mieux que tous les culs bénis de la terre.
Je suis athée, complètement athée, et j’en suis fier.
En revanche je fais une réaction épidermique dès que j’entends un Amen ou un Alléluia !
C’est pire pour moi qu’un pédé de droite dans ma hiérarchie personnelle…
Pendant longtemps je me forçais à respecter les croyants, tous les croyants. Mais avec le temps je n’y arrive plus. Pour moi quelqu’un qui croit en dieu et qui en plus pousse le vice jusqu’à suivre des préceptes religieux est juste un pauvre malheureux sous-éduqué.
La science contre le dogme, le bon-sens contre la liturgie, l’éducation laïque et républicaine contre le catéchisme religieux.
Les religions sont à l’origine de trop de nos maux, et, sans entrer dans les détails de l’Histoire de l’humanité, si elles furent une réponse à un moment donné, elles ne sont plus qu’un frein aujourd’hui. Rappelons-nous surtout qu’elles ne sont en aucun cas fondatrices de nos civilisations, mais uniquement un instrument politique au service de l’avilissement des masses. Je vais m’arrêter là parce que sinon je vais commencer à déverser mon fiel sur tous les pseudos-pensants qui pensent qu’on devrait canoniser des gens comme Huntington et consorts !
Tuez Dieu pour sauver l’Homme !
vendredi 16 janvier 2009
Tu es malade et dangereux !
La seconde chose très importante pour moi fut le don de sang. Mon père et ma grand-mère sont des grands donneurs de sang, depuis que je suis tout petit, je les voyais partir régulièrement. Ma grand-mère a même reçu une décoration pour son engagement dans cette cause. J’étais très fier de ma famille et des valeurs qu’elle défendait. Mon père me disait, alors que je n’avais que 10 ans, « tu sais, c’est rien de se faire prendre un peu de sang alors qu’on est en bonne santé, ça permet de sauver plein de vie, c’est très important ». De même tous les membres de ma famille sont pour le don d’organe par ailleurs.
Bref, me voilà donc franchement majeur, quand dans ma fac ils installent un stand pour le don de sang. J’étais au RU avec mes amis, ils avaient cours et pas moi, donc je les laisse pour aller donner mon sang.
J’étais fier comme un coq. Je ne pensais pas forcément à tous les gens qui allaient profiter de mon don, mais plutôt au fait que je participais à quelque chose de plus grand que moi et de bien ! En plus je suis O neg, donneur universel, donc mon sang est précieux (genre je me la pète et alors ?).
J’entre donc dans la caravane installée pour, un médecin vérifie mon âge et commence à me poser des questions. Il voulait savoir si j’avais eu des transplantations, des transfusions, des maladies, enfin le questionnaire médical classique quoi. Et puis il me posa une question qui sur le coup me paru anodine « avez-vous des relations sexuelles avec des partenaires du même sexe ? ». La réponse fut bien sûr « oui ».
Et là il grimaça et arrêta son questionnaire. Il inscrivit quelque chose en rouge en travers du dossier qu’il était en train de remplir et me dit « nous ne pouvons pas prendre votre sang, vous faites parti d’une population à risque ».
J’étais sur le cul, je lui ai demandé en quoi j’étais une population à risque. Il m’a dit « vous avez des relations homosexuelles, vous êtes donc dans une population à risque ». Je me suis défendu en disant que je me protégeais, en plus à l’époque je n’avais pas le même passif que maintenant, et je n’avais eu que très très peu d’amant (en fait seulement 2). Il m’a alors dit « si vous n’avez pas de relations sexuelles pendant 6 mois et que vous venez faire une prise de sang et que 6 mois après vous êtes toujours négatif à tous les tests, donc sans relations sexuelles entre bien sûr, alors nous pourrons reconsidérer ce rejet ».
Un an sans sexe pour pouvoir donner mon sang, et encore ce n’est pas sûr qu’ils acceptent.
Je suis sorti de la caravane avec les jambes tremblantes. J’avais des vertiges, j’étais au bord du malaise. Dans ma tête résonnait le mot « rejet ». Oui j’étais rejeté parce que j’étais homosexuel. Mais sur le coup je me suis senti anormal, sale et surtout malade. J’étais malade dans ma tête de faire ce que je faisais et en plus j’allais être malade dans mon corps, puisque tous les gays étaient séropo.
Voilà comment j’ai interprété ce refus.
J’ai tellement eu honte que quand mes amis sont revenus de leur cours, j’étais allé m’acheter une boite de pansement à la pharmacie et je m’en suis collé un sur le bras pour faire comme si j’avais donné mon sang.
Heureusement pour moi, j’étais suivi par un psy à l’époque qui m’aidait beaucoup. Et j’ai rapidement surmonté cette épreuve. En fait ça a constitué pour moi le premier acte officiel d’homophobie de ma jeune vie. La première fois que mon orientation sexuelle avaient provoqué une réaction négative de la part d’un étranger.
Et comme toutes les premières fois, ça laisse des traces…
Presque 10 ans après, la France n’a pas évolué, et aujourd’hui encore les homosexuels masculins n’ont pas le droit de donner leur sang, parce qu’ils sont dans une population à risque. Mais il n’y a pas de population à risque, il y a des comportements à risque. Que je ne puisse plus donner mon sang aujourd’hui parce que j’ai des percings, des tatouages, et que j’ai baisé des centaines de mecs, c’est tout à fait normal.
Mais qu’un jeune ado, qui n’a quasiment pas de vie sexuelle, se fasse rejeter parce qu’il est homosexuel, ce n’est pas normal. Certains hétéros ont une sexualité tout aussi débridée que la mienne, et ils peuvent donner leur sang.
Ce n’est pas juste.
C’est un acte homophobe.
J’ai honte de mon pays…
mardi 2 décembre 2008
La nature humaine
Oui, je parle bien de courage. Il m’en faut beaucoup pour affronter ces pages sombres de la nature humaine. Mes angoisses actuelles m’empêchant de dormir, il faut bien que je m’occupe. J’ai donc décidé de me faire pleurer devant la télé.
Je me suis toujours interrogé sur la nature humaine. Moi petit garçon blanc issu de la classe moyenne, né à la fin du 20ème siècle, comment je pourrais comprendre tout ce que mes aïeux ont pu traverser ?
C’est en partie pour ça que j’ai fait des études d’Histoire. Je voulais comprendre. Oui, comprendre, ça a toujours été une obsession. Le monde qui m’entoure est tellement compliqué que je suis obligé de me plonger dans le passé pour tenter d’y voir plus clair.
J’ai la chance de vivre dans une époque où l’historiographie n’est pas la pire. Les historiens d’aujourd’hui tente, tant bien que mal, de poser un regard objectif sur le passé et d’en restituer toutes les facettes.
Je me confronte à ces petites histoires et je me retrouve face à des exactions, des crimes, des génocides d’un autre temps. Comment un homme ou une femme, un militaire ou un politique, un marchand de journaux ou un cheminot, un nanti ou un ouvrier un chrétien ou un juif, un allemand ou un français, un japonais ou un américain ont pu en arriver là ?
Comment une puis deux guerres ont pu ravager l’Europe en moins d’une génération ? Comment des peuples ont pu se haïr au point de vouloir s’exterminer mutuellement ? Comment ces guerres ne pu ne pas rester les dernières ?
Pourquoi l’Homme n’arrive-t-il pas à tirer les leçons de son passé ?
La peur de l’autre est elle inhérente à la nature humaine ?
Les Grecs appelaient barbares ceux qui n’étaient pas citoyens des cités de la mer Egée, jusqu’à rejeter les peuples de l’Epire. Pour les Romains, les barbares étaient ceux qui ne parlaient pas latin. Puis virent les païens, les hérétiques, les infidèles, tous ces noms qu’un peuple a pu donner à un autre peuple, ou un autre groupe de peuple, tous ces noms issus de l’incompréhension, de la méconnaissance et donc de la peur de l’autre. Tous ces noms qui ont conduit à des guerres et à des crimes horribles tout au long de l’Histoire.
Nous savons aujourd’hui, grâce à la science moderne, que tous les hommes sont effectivement égaux. Et pourtant les guerres continuent. Toutes les raisons sont invoquées pour justifier ce qui reste des crimes odieux. Toutes sauf une, la seule qui est réellement la base de tout : la peur de l’autre.
Aujourd’hui encore on tente de convertir l’autre par la force : religions, capitalisme, démocratie occidentale, théocratie, socialisme. Aujourd’hui encore on tente de créer de nouvelles idéologies pour justifier puis véhiculer des idées, qu’elles soient vieilles comme le monde ou pas.
L’homme n’apprendra donc jamais ?
Combien de journal d’une petite fille de 13 ans morte parce qu’elle n’était pas de la « bonne religion » faudra-t-il encore pour que l’homme comprenne ?
Combien de commémorations ? Combien de lois nationales ou internationales ? Combien de procès ?
L’Homme ne révèle son génie que dans l’atrocité, le progrès technique en est la preuve. Le moteur de l’humanité ne peut pas être sa vocation à s’entretuer. Je me refuse à m’y résigner.
jeudi 4 septembre 2008
Baffe ou pas baffe ?
Moi j’ai pas d’enfant (ça c’était au cas où vous ayez un doute, muarf), mais j’ai un filleul, le fils d’Océane, que je vois trois fois l’an. Donc niveau éducation et tous ces trucs-là je n’ai pas grand chose à dire, sauf qu’encore que j’ai une idée assez arrêté sur une question : la baffe.
Moi j’ai été élevé à la baffe. J’étais persuadé que mes parents avaient le droit de me tuer si besoin et qu’ils le feraient si je dépassais les limites. 7h48 trouve ça horrible comme sentiment, Océane le comprend bien parce qu’elle a eu à peu prés le même genre d’éducation que moi.
Sur moi ça a marché, j’ai commencé à faire n’importe quoi à l’âge adulte, mais j’ai été un enfant model. Bon la suite laisse à réfléchir, je suis d’accord ! Comment mes parents pouvaient imaginer que j’allais finir pédé, alcoolique et drogué !
N’empêche que petit et surtout ado, je me suis tenu à carreau de peur de ce que mes parents me feraient si j’étais pris. Je n’ai jamais séché un cours par exemple, la seule chose interdite que je faisais, c’était fumer ! Voilà…
Océane est d’accord avec moi, quand son fils dépasse les limites, il est puni, si la punition doit être une baffe, c’est une baffe, pas de sentimentalisme à outrance. Bien sûr elle n’aime pas ça, lui donner une claque ou une fessée, mais elle le fait si besoin.
Moi jamais je me permettrais de le punir ou de le baffer, ce n’est pas mon fils (et puis avec moi il est sage !), par contre je lui ai toujours dit que si un jour il me frappe ou si je le vois frappé sa mère, je lui en fous une, ça sera automatique !
En revanche 7h48 est contre la baffe. Elle me dit que c’est avouer qu’on a échoué que de frapper un enfant au visage. Elle pratique la fessée, mais junior a dû prendre 5 claques sur les fesses dans toute sa vie ! Et que du coup ça la ferait chier si un prof mettait une baffe à son fils…
Oui parce que le débat est parti de là ! Je trouve ça normal que les profs puissent inspirer la peur et la crainte, aucun prof ne m’a jamais frappé, et dans toute ma scolarité j’ai vu deux fois un prof mettre une baffe à un élève. De mon temps et là où j’étais, c’était pas grave, les profs en questions n’ont jamais eu un avocat au cul ! (l’avantage de grandir au milieu des paysans !)
N’empêche que je savais qu’ils le feraient si je leur manquais de respect et si je me tenais pas à carreau, et ça avait beaucoup plus d’effet sur le petit garçon que j’étais que la promesse d’écrire un mot à mes parents !
Donc voilà, je suis pour la réhabilitation de la baffe ! Et j’emmerde les Dolto et consorts ! Comme disait mon père « baffe du matin, journée avec entrain ! »…
mercredi 6 août 2008
Complot, suite
Et j’ai été servi. Ce que je pensais s’est vérifié dans les rares commentaires, vous êtes incapable d’envisager qu’on puisse vous mentir ou vous manipuler (ou tenter de le faire). Tout ce qui sort du sacro-saint petit écran est parole d’évangile, tout ce qui se dit dans les cafés du commerce aussi.
Et moi ça me désole ! Ne vous reste-t-il donc plus aucun esprit critique ? Je ne parle même pas de se révolter, non, l’esprit de mai 68 est mort depuis trop longtemps, j’en ai parfaitement conscience. Mais vous êtes tous persuadés de tout savoir, limite ça me mettrait la larme à l’œil.
Du coup ça explique comment des gens peuvent voter pour le nain et s’en réjouir. Alors je ne dis pas que j’abonde dans le sens de ce texte, loin de là, je le trouve intéressant parce qu’il fout des coups de pied dans ce qu’on a l’habitude de lire. Il me fait penser à l’évangile selon Judas (que je vous conseille vraiment).
Ce livre mérite une petite parenthèse d’ailleurs. Je ne connais pas les origines de tout mes lecteurs, mais je pense que le christianisme n’est pas complètement étranger à pas mal d’entre vous. Donc le nouveau testament c’est quoi ? 4 évangiles seulement à partir desquels on a construit le dogme chrétien. Naturellement il y a eu plus de 4 évangiles écrites et transmises (combien sont perdues d’ailleurs ? bref ce n’est pas le propos), on estime qu’il y a eu plusieurs dizaines, peut-être même jusqu’à 100 évangiles.
En choisir seulement 4, ça donne une ampleur des débats de l’époque sur ce qu’on devait conserver (passionnant au demeurant toute cette période, j’avais commencé une maîtrise sur le sujet, mais là non plus ce n’est pas le propos). Bref l’évangile selon Judas est vraiment à l’opposée de toutes les autres, puisqu’on y préconise de tuer des gens pour les libérer de leur condition de mortel, et on réhabilite Judas, il aurait été le seul à comprendre que Jésus devait mourir pour que son message survive (objet de grand débat actuellement dans le monde scientifique, je vous renvoi à Google pour vous faire une idée).
Donc voilà un texte qui reprend à la lettre l’exact inverse de ce qu’on enseigne depuis près de deux millénaires, ça vous donne pas matière à réfléchir sur le monde qui vous entoure ? Moi si, quoique j’avais commencé cet exercice avant de lire ce bouquin…
(Je me rends compte qu’on va me prendre pour un cul béni après ce passage, mais pas du tout, je m’intéresse à la religion dans un contexte purement scientifique, ça c’est dit)
Revenons à nos moutons. Cher ami je te le dis : on te ment, on te manipule, et on se délecte de ta bêtise en plus de ça !
Vous savez quelle est la première chose qu’on m’a dite dans mon premier cours de marketing politique ? (marketing politique, c’est comme marketing, mais en politique, tu suis lecteur ?) Donc la première chose fut « les gens sont cons, il faut donc adapter le discours, il faut que ça soit clair, net, précis, et surtout, surtout, simple, pensez à ce que vous diriez à un enfant de 10 ans… »
Voilà, de par mes brèves expériences, j’ai été amené à travailler au sommet de l’état. Je ne peux malheureusement pas vous dire ni où, ni avec qui, premièrement parce que je veux conserver ce qu’il reste de mon anonymat, deuxièmement parce que je n’ai pas le droit de parler de toutes ces choses.
Mais j’ai pu, dans ma courte vie, avoir la possibilité de comparer ce qu’on dit dans la presse et ce qu’il se passe réellement dans les couloirs et sur le terrain. Et j’en ai la preuve : on nous ment !
Alors la prochaine fois que vous regardez JPP, zappez ! (oui parce que lui vraiment c’est pas possible) Et quand vous lisez un journal, ou que vous êtes en face d’une information ou d’une analyse, par pitié usez de votre esprit critique, soyez curieux, renseignez-vous… Mais ne devenez pas des moutons.
On a tous le même cerveau, s’ils peuvent vous gouverner, vous pouvez comprendre ce qu’ils font !
(Et puis franchement, vous pensez pas que Clearstream était un peu trop parfaitement tombé pour servir vous-savez-qui ? Hein ?)
^^
vendredi 1 août 2008
Message à caractère non-informatif
Chose promise, chose due, voilà donc mon point de vue sur la politique de défense de l’environnement menée par les gouvernements en place actuellement de par le monde ! (de part ou de par ? Ben je sais pas…)
Depuis le premier choc pétrolier, les gouvernements des pays occidentaux (en fait des pays développés dépendant du pétrole et non-producteurs) ont mis en place tout plein de politiques visant à réduire la dépendance énergétique et surtout la facture.
En France dès les années 60 et sous l’impulsion d’un Général De Gaule soucieux de préserver l’indépendance de notre beau pays, on a construit à tour de bras des centrales nucléaires. Notez que c’était avant le choc pétrolier. Oui parce que ce fameux choc qui est pris comme point de départ de tous nos malheurs économiques, n’est en fait que l’arbre qui cache la forêt.
Pour faire vite, l’économie post seconde guerre mondiale était en phase de reconstruction en occident, et de rattrapage dans ce qui deviendra les NPIA et les pays de l’OPEP plus tard. En gros c’était une espèce de parenthèse enchantée, que tous ont pris comme base de référence par la suite. Mais il est bien évident qu’aucun pays ne peut avoir une croissance pareille sur le long terme, regardez ce qu’il se passe aujourd’hui dans des pays comme la Chine, l’Inde ou le Brésil, ils arrivent à saturation aussi !
Bref donc dans les années 60 la crise économique était déjà là, elle était juste contenue par des Etats Unis très confiant dans leur politique budgétaire et monétaire (en gros ils ont fait fonctionner un max la planche à billet, en profitant à donf du système très profitable de Bretton Woods).
Arriva ce qu’il devait arriver, si quelqu’un avait voulu changer ses dollars contre de l’or en 1970, il aurait eu une magnifique surprise (quand je dis quelqu’un, je parle d’un pays, pas d’un particulier, ben oui, il fallait un certain volume pour révéler la faille). Profitant du choc pétrolier, les US détachent le dollar de l’or, on entre dans un système de change flottant qui conduira à tous les excès que l’on a connu depuis.
Bref ce premier choc pétrolier, et toutes les politiques mises en place autour de lui n’avaient qu’un but, cacher la misère et continuer à s’en foutre plein les poches. D’ailleurs 3 ans après le second choc pétrolier, le prix du baril étaient, en valeur réelle, inférieur à celui avant le premier choc.
On est loin de l’idée de défendre l’environnement et de préserver les ressources naturelles. Aujourd’hui on a encore fait mieux. « Notre maison brûle, et nous regardons ailleurs ». Ah sacré chichi, il avait le sens de la formule, on ne peut pas lui enlever ça !
Donc depuis 40 ans on a changé nos habitudes ? Non, on roule toujours avec des voitures à essence, on construit des autoroutes, pour permettre à toujours plus de voitures de se déplacer en même temps. On a isolé nos maisons tout en construisant des immeubles très voraces en énergie (imaginez ce que ça coûte à chauffer et à climatiser une tour à la Défense par exemple…). Mais on a fait qu’augmenter notre consommation de ressources naturelles non-renouvelables et notre production de CO2 et autres gaz nocifs !
Donc aujourd’hui on nous dit « ouh lalala il faut faire des économies, ça coûte cher et ça abîme la planète ! ». Dans le même temps on mène une croisade au Proche Orient pour « sécuriser » les approvisionnements en pétrole, quitte à sacrifier des populations entière pour que l’occidental moyen puisse conduire des SUV en ville !
Tu les sens les bienfaits de la démocratie petit irakien ? Et toi petit afghan, tu te sens délivré du mal ?
J’aurais beaucoup à dire sur la politique étrangère US et européenne à ce sujet, je vous renvoie juste à des gens beaucoup plus brillants que moi qui explique beaucoup mieux, et qui surtout citent des vraies sources, ce qui évite de passer pour un débile (comme moi en ce moment).
Bref, je trouve que nos gouvernements sont on ne peut plus matures et sains, au début du 21ème siècle on mène une guerre sainte pour continuer à tirer profit du commerce avec l’orient. Ça vous rappelle rien ? Je vous renvoie à vos livres d’Histoire, Alexandre le faisait déjà…
Et moi, pauvre quidam, je devrais trier mes déchets pour que le monde aille mieux ? (oui c’est quand même ça le sujet de l’article !). Et bien non ! J’en ai marre qu’on me prenne pour une courge, qu’on nous prenne tous pour des oies farcies dociles courrant joyeusement vers l’assiette pour se faire croquer !
D’ici 2050 on aura plus de pétrole (sauf miracle, genre « en fait le manteau sous la croûte terrestre est composé à 80% de pétrole ! »), mais ce qu’on sait moins, c’est qu’on aura également plus d’Uranium ! Certains parlent même d’une pénurie à partir de 2015 pour l’Uranium, avec maximum atteint en 2025. Perso je ne sais pas trop quoi en penser. Tous les ans l’Arabie Saoudite augmente son potentiel de ressource supposée (en en retirant toujours plus, je trouve ça bizarre, les nappes se remplissent toutes seules alors ?), donc je pense que les producteurs d’Uranium doivent aussi un peu grossir le trait pour éviter qu’on panique.
Dans tous les cas si on devait se retrouver sans uranium et sans pétrole quasiment en même temps, je donne pas cher de notre mode de vie. La fusion sera opérationnelle au plus tôt en 2040, moi je penche sur la fin du 21ème siècle. Et quand bien même elle arriverait plus tôt, je vois mal comment tous les pays du monde vont arriver à s’équiper à temps (ben oui, faut bien penser aux actionnaires et à leurs dividendes, l’investissement attendra…)
Bref, je suis aigri, mais surtout sceptique. Dans un monde gouverné par l’argent et le profit, où les gouvernements ne voient pas plus loin que leur réélection (quand ils arrivent à voir aussi loin), et où les pires bassesses sont enrobées des meilleures intentions, je ne crois pas qu’on arrivera à transmettre une planète viable à nos enfants.
Encore faudrait-il tenir jusqu’à la prochaine génération pour transmettre quelque chose !
Alors allez-y, triez vos déchets, achetez une voiture qui consomme moins, prenez le train plutôt que l’avion, investissez dans des panneaux solaires, bref dépensez encore et encore votre fric. C’est votre faute Katrina, mais sûrement pas la faute des politiques économiques menées depuis plus d’un demi-siècle !
Oh ben non, on ne peut rien y faire, et comme dirait l’autre « vous voulez que je vide des caisses déjà vides ? » . Non on voudrait juste que tu partes et que tu laisses ta place à des gens compétents, merci !
Fin de mon déversage de fiel sans queue ni tête, vous pouvez éteindre votre ordinateur et reprendre une activité normale !
jeudi 26 juin 2008
Impasse
Bref, je ne veux pas cracher sur le locataire de l’Elysée pour une fois (encore que), donc allons-y gaiement, parlons du TCE et de ces routougnougnous* d’Irlandais…
On ne se connaissait pas à l’époque, mais lors de la campagne pour le Traité Constitutionnel Européen (TCE) j’avais pris les armes pour défendre le OUI. Un oui que je pensais assuré jusqu’à début mars 2005. Je me souviens m’être rendu compte avec effroi, alors que j’étais en pleine maîtrise de Sciences Po (absorbé par mon mémoire qui traitait de toutes autres choses, à savoir du Japon), qu’il y avait une réelle chance pour que le non l’emporte.
Sur le coup je me suis ressaisi en me disant que les gens n’étaient pas assez cons pour foutre l’Europe en l’air uniquement parce qu’ils étaient exaspérés par le gouvernement en place. Et en discutant autour de moi, je me suis rendu compte que si, les gens étaient bel et bien cons !
J’ai mis un moment à développer un argumentaire autre que « mais franchement t’es trop con ! ». Parce qu’avouons-le, ça manque de pédagogie, et mon but était de convaincre. Alors quand je dis que je voulais convaincre, en fait je voulais surtout convaincre les non de gauche.
Il y avait, et il y a encore, deux formes de rejet du TCE (ou traité de Lisbonne, c’est pareil, je vous expliquerai après), le non de droite nationale type F’haine, ceux qui font des manifs pour le retour du franc (si si, j’ai vu des affiches il y a encore quelques jours en bas de chez moi). Ils sont ouvertement hostiles à l’Europe, je les méprise ouvertement, et je ne cherche même pas à les convaincre, non il n’y a rien à en ressortir.
Et puis il y a le non de gauchiste** ! Le non de mon papa et de mon petit frère par exemple. Non au TCE parce qu’il faut une Europe plus sociale qui défend le smic, la sécu et les retraites d’EDF !
MAIS BIEN SÛR, ET LA MARMOTTE ?
Alors étant donné que tout le monde n’est pas juriste (moi le premier, même si je touche un peu en droit const’, logique), je me suis mis à répandre la bonne parole en tentant d’expliquer ce qu’est, dans le fond et surtout la forme, une constitution.
Notre génération est né et vit sous la Ve république, elle n’a jamais connu de changement de régime, elle ignore complètement ce que cela peu impliquer. Une constitution c’est quoi ? Un recueil de textes juridiques qui posent les cadres de l’exercice du pouvoir légal sur un territoire donné. Ramené à la France et à la Ve république ça donne donc le texte qui encadre la démocratie française.
« Encadre », c’est ce mot qui est important dans ma définition (qui est toute personnelle la définition, n’allez pas me sortir le Dalloz pour me contredire, ça sert à rien !). La constitution pose le cadre, le cadre de ce qu’il est possible de faire, et ce qu’il est impossible de faire. Par exemple, notre constitution permet la sécurité sociale, le smic, le système par répartition, les impôts, l’IVG ou l’abolition de la peine de mort, mais en aucun cas, je dis bien EN AUCUN CAS ces dispositions apparaissent dans la constitution de 1958. Il s’agit de lois votées par un Parlement qui lui fonctionne grâce à la constitution, vous suivez ?
Il en est de même pour le TCE, il comportait trois parties et avait pour but d’annuler tous les traités précédents. Les deux premières parties étaient équivalentes à la constitution de n’importe quel pays : séparation des pouvoirs, système de vote, droits de l’homme, etc… Et la troisième était un espèce de récapitulatif du fonctionnement de l’économie au niveau européen.
Cette troisième partie est la seule à être en fonctionnement actuellement, et c’est sur celle-là que tout le monde s’est focalisé, ironique non ? Vous dites non au TCE parce que vous ne voulez pas de dumping social en Europe ? Le dumping social est possible en Europe, et le seul moyen de l’encadrer c’est de donner à un pouvoir politique supranational les moyens d’agir (en gros de dire oui au TCE).
Je pourrais en citer mille comme celle-la, mais je pense que vous avez saisi la substance. Alors on sait tous ce qu’il est advenu du TCE, il s’est fait faire une lipo et a pris le nom de Traité de Lisbonne. Alors c’est quoi ce nouveau truc là ? C’est tout pareil que le TCE, sauf qu’au lieu de remplacer les textes précédents il les amende. Ce qui permet aux technocrates européens de garder la main basse sur le fonctionnement d’une Europe de plus en plus bureaucratique et encroûtée.
Ce détail ne serait pas si grave si en plus le traité en question n’avait perdu un tiers du TCE, le tiers qui me tenait vraiment à cœur personnellement, celui qui jetait les bases d’une Europe Fédérale. N’allez pas avoir peur, l’Europe n’aurait pas été fédérale de suite si le TCE était passé, mais disons qu’une partie de ce texte permettait une harmonisation au-dessus des harmonisations politiques et économiques. Je parle de disposition comme le fait que l’Europe ne soit pas reconnue uniquement sur des critères géographiques, culturels ou religieux (important le religieux, VGE s’était battu becs et ongles pour que la référence au christianisme soit virée du texte définitif !). Un texte qui reconnaissait comme principes l’abolition de la peine de mort, l’IVG et la protection des minorités.
Donc entre le TCE et le traité de Lisbonne on a perdu la reconnaissance d’une Europe politique tendant vers l’unification et l’harmonisation générale et donc le fédéralisme (à terme, loin, mais quand même dans la ligne de mire). Après le non Irlandais on risque de perdre l’harmonisation politique qui passe par la refonte d’institutions qui ne fonctionnent plus. On reste donc avec la politique économique commune, ce pour quoi les biens-pensants se battent en fin de compte !
Oui, à vous de gauche (et peut-être de droite), qui vous battez pour que ce traité finisse aux chiottes parce que vous voulez une sécurité sociale ou un smic européen, en fait vous ne faites que servir l’exact opposé. Vous venez d’offrir à tous les grands groupes qui font du lobbying pour que l’Europe ne reste qu’un vaste centre commercial sans autre but que de produire et consommer, un avenir en or.
Je ne sais pas comment les dirigeants des divers pays vont surmonter la crise, pour peu qu’ils y parviennent ou qu’ils en aient envie ! Mais ce que je sais c’est que si on en reste là, ça ne sera bon pour personne… Plus de barrières au capitalisme, plus de barrières à l’exploitation plus de protection, et à terme, je n’ai pas peur de le dire, plus de réel pouvoir politique…
Je pourrais disserter des heures sur la fin de l’Etat-nation, la mort des démocraties occidentales, et le pouvoir économique supérieur au pouvoir politique, mais là n’est pas le sujet, et en plus je commence à fatiguer. Mais la seule façon d’évoluer, de s’en sortir, et de grandir un peu, c’est d’intégrer, de construire, de créer (utiliser le verbe que vous voulez) une Europe politique forte et stable !
* J’aime les insultes tirées de mes bédés de petit garçon ^^
** Clin d’œil à mon lectorat de droite, je sais reconnaître qu’il y a aussi des cons à gauche !
dimanche 1 juin 2008
Systémique des relations
Hier j’étais donc chez Grenouille pour dépendre sa crémaillère de son futur-ex-appart. D’ailleurs j’ai promis de publier les photos, non parce qu’on me taxe de clone de Bree, mais franchement l’appart de Grenouille ça vaut le détour. Je suis sûr que les bactéries et les acariens ont inventé la roue © Maliki.
Bref, donc petite soirée à 4 au milieu des ordures à boire de la vodka et à balancer sur tout le monde (les absents ont toujours tort). Et j’ai eu une révélation. Une de celle qu’on ne peut avoir qu’en overdose ou complètement sobre (là c’était la deuxième solution), j’arrive à un point de rupture.
Combien parmi vous on fait de la systèmique ? Personne ? Putain Science po ça désociabilise par moments, bref, je vous explique. Il y a donc une théorie en socio qui part du principe que tout est système : la politique, l’économie, les relations internationales, les rapports entre les gens. Je vais pas vous dire comment ça marche pour deux raisons : ça prendrait la nuit, et de plus je ne suis pas sûr d’être capable d’expliquer correctement une matière où je me suis ramassé que des 7 pendant mon cursus.
Donc en gros le système fonctionne et se suffit à lui-même. On peut légèrement influer dessus pour faire de légères modifications, mais on ne peut pas le casser ou le refondre. Enfin pas n’importe quand en tout cas. Il y a des cycles, et en fin de cycle on arrive à une fenêtre qui permet toutes les folies. Ce que j’appelle moi le point de rupture.
Cette fenêtre peut durer 1h comme 6 mois, ça dépend du système. Pour prendre des exemples politiques : mai 68, mai 81, automne 2001, etc… D’ailleurs le dernier exemple prouve qu’on peut louper la fenêtre et choisir de ne rien changer.
Appliquée à un sujet humain, au hasard moi, ça permet d’expliquer pas mal de choses. Je suis quelqu’un qui a toujours été super fétard, depuis 8 ans à peu près, je sors, je bois, je baise, je me calme pas quoi ! Arrivé à Paris en automne 2005, je connaissais 2 personnes (en gros hein), en l’espace d’une année, je me suis forgé un petit groupe d’une dizaine de potes que je voyais régulièrement. J’avais réussi à pérenniser mon style de vie toulousain alors qu’au début rien n’était gagné. Début d’année 2007, j’ai été le lien entre plein de gens qui ne se connaissaient pas. Et pendant quelques mois, trois groupes d’amis (rien que ça) ont tenté de fusionner.
En gros on a fait des soirées à 30 pendant 3 mois. Puis ça s’est décanté comme on dit. Jusqu’à se retrouver à 2, 4 ou 6 par soirée. Le point de rupture est donc là. Soit on réagi pour rester dans le même système, à savoir on kidnappe des gens au hasard, on en fait de parfait alcooliques, et on continu à vivre comme si on avait toujours 20 ans. Soit on décide enfin de sortir du système, à savoir on rentre dans le rang.
Je ne sais pas combien de temps va durer c’te putain de fenêtre où tout est possible pour moi, la dernière fois ça avait pris quand même deux mois pour me retrouver. En même temps 7h48 a déjà palier à mes questions existentielles. En effet elle organise un concours pour nous trouver de nouveaux amis sous forme d’une rencontre vodkaïque avec ses lecteurs samedi prochain.
Donc soit samedi je repars avec 30 nouveaux potes, soit je m’achète un labrador ! À vous de choisir… Mais je suis pas sûr que ce blog garde son attrait si je choisi la deuxième option !
jeudi 20 mars 2008
Food Fight
Je trouve ça particulièrement très bien fait, le seul truc que je trouve horrible c'est le rôle de la France d'après l'auteur pendant la seconde guerre mondiale, vous verrez, ils nous prennent vraiment pour des bites molles!
Enjoy (le site d'origine est ici)
jeudi 21 février 2008
Bel exemple d’antisémitisme
mardi 12 février 2008
Vivre ensemble
La politique est à l’homme ce que la science est à la nature, une expression de sa nature. De sa volonté de vivre en groupe l’homme réfléchira à comment et non à pourquoi. J’aimerais mettre en garde ici contre celles et ceux qui veulent résumer la politique à une science. Tout n’est pas mesurable, tout n’est pas quantifiable. On n’est pas un homme politique parce qu’on a fait l’ENA ou parce qu’un Président de la République vous adoube. On est un homme politique parce qu’on croit en l’homme et parce qu’on veut le meilleur pour lui.
Plus que croire en l’homme, il faut le comprendre. Et cette compréhension ira au-delà de ce que le commun des mortels est capable de faire. Tout le monde ne peut pas gouverner. Décider pour les autres est certainement l’exercice le plus difficile qui soit. Une charge politique doit être vécue comme un fardeau dans le sens mystique du terme. On sert sans jamais se servir.
Où sont les penseurs ? Où sont nos philosophes ? Où sont nos visionnaires ? Comment en moins d’un siècle, en seulement 2 générations on a pu basculer dans l’horreur de la real politic. Que reste-t-il de Sartre, Foucault, Beauvoir, Veil, Badinter, de ces penseurs, de ces politiques qui ont eu le courage de regarder le monde tel qu’il devrait être et non pas tel qu’il est !
Je ne veux pas tomber dans le partisianisme de base. Il y a des torts à droite comme à gauche. Je ne veux pas jeter le discrédit sur la classe politique. Nous avons la chance de vivre dans une démocratie. Et aussi imparfaite soit-elle, elle fonctionne encore. Et jusqu’à preuve du contraire c’est donc le peuple qui est souverain. Il est le seul qui choisit sa destinée en désignant ses représentants. La classe politique n’est que l’image que le peuple se fait d’elle.
La République ce n’est pas un homme ou une équipe ni même une majorité, c’est le peuple. La République c’est la volonté que nous avons de vivre ensemble. Si vous cessez d’y croire, elle cesse d’exister. La fin de l’idéal républicain et démocratique c’est la fin de la liberté, de l’égalité et bien sûr de la fraternité. Ces mots ne veulent peut-être plus rien dire pour vous maintenant.
Tant de choses acquises pour lesquelles il ne nous semble plus bon de nous battre. Si vous avez le même âge que moi alors il est peut-être bon de rappeler que votre grand-mère n’avait pas le droit de vote à sa majorité, que votre grand-père s’est battu contre les SS, que votre mère n’avait pas le droit de prendre la pilule pendant son adolescence, que vous êtes né dans un monde où l’homosexualité était une maladie mentale, passible de peine d’emprisonnement au mieux, alors que vos enfants sont nés avec le pacs.
Trois générations, 60 ans, c’est rien à l’échelle de l’humanité, mais c’est presque une vie, et on peut encore faire avancer les choses, on peut encore changer le monde, il ne sera jamais figé. Quand bien même on déciderait de le figer, d’arrêter le temps, je vous renvoi à ce qu’il se passe dans des pays anachroniques tels l’Iran ou la Corée du Nord pour ne citer que ceux qui font consensus.
Bien choisir ses gouvernants c’est offrir un monde meilleur, à soit, à ses voisins et à ses enfants. Nos démocraties occidentales ne sont pas réductibles à nos frontières politiques. La France, l’Union Européenne, les Etats-Unis, et les autres grandes puissances ont vocation à influencer le monde. Je dirais même qu’elles ont le pouvoir, et donc le devoir de le façonner.
Entendons nous bien, je ne fais absolument pas l’apologie de la guerre de civilisation actuelle. J’en suis même très loin. La seule chose que j’aimerais imposer au monde, la seule chose que je pense être complètement universelle et salvatrice pour l’humanité, c’est la tolérance. Nos sociétés ont légiféré sur la tolérance, elles devraient maintenant appliquer ce qu’elles estiment comme un droit pour leurs concitoyens au reste du monde.
Êtes-vous prêt à revivre éternellement la même histoire ? Les guerres ne sont qu’un éternel recommencement, n’avons-nous rien appris tout au long de l’Histoire ? Il y a 70 ans un petit moustachu décidait de mettre en place une idéologie qui causera la mort de 6 millions d’être humains. Ils avaient le tort de ne pas être blond aux yeux bleus. Aujourd’hui, à l’heure de l’Internet et de la globalisation des hommes se font la guerre parce qu’ils ne se comprennent pas.
Religion, civilisation, culture, langue, c’est dans la diversité que nous nous construisons. La peur et l’incompréhension ne mènent qu’à l’affrontement qui se terminera au mieux par l’anéantissement de l’une des parties, au pire par l’anéantissement de tous.
Dans ma vie, j’ai assisté à beaucoup de choses devant mon poste de télévision ou en live, et autant j’ai pu voir le meilleur en chaque homme autant j’ai pu y voir le pire. J’aimerais bâtir un monde où mes enfants ne pourraient voir que le meilleur.
Parmi toutes les horreurs que j’aurais pu vous montrer pour illustrer mon propos, j’ai choisi celle-ci, parce qu’elle tient vraiment de l’erreur, elle aurait pu être évité, et on aurait pu éviter ce qui s’est passé depuis. Pour cela il aurait fallu des femmes et des hommes politiques qui comprennent le monde. La politique est un art, voilà ce que ça donne quand on en fait la science la plus froide et la plus déshumanisée qui soit :
mardi 13 novembre 2007
A vendre
Je vaux 5 625 450 € sur HumainAVendre.com, et vous ?
Bouh, c’est pas bien !
lundi 1 octobre 2007
Quand elle sort de sa réserve...
… ça peut faire mal ! Alors pour tous ceux qui l'ont critiqué sur son "incompétence" et ses "approximations", pour tout ceux qui pensent que la politique étrangère ça se fait au 20h de TF1, pour tous ceux là, je vous conseille la lecture de cet article de Ségolène Royal dans le Monde à paraître aujourd'hui
L'exercice peut paraître mesquin, lister les incohérences entre des promesses de campagne et des actes de président, c'est pas joli-joli. Mais quand on voit la façon dont elle a été traîné dans la boue tout au long de ladite campagne, et encore plus après, je trouve que c'est un juste retour des choses.
Je n'aurais qu'une chose à dire : vivement la suite, et quand je dis "la suite" je parle du torpillage des éléphants. « Un bon éléphant c'est un éléphant mort ! » (c) Gauthier 2007
mercredi 1 août 2007
Ni une, ni deux, ni dix… criminations
C’est biologiquement prouvé, regardez le sport par exemple : les noirs courent vite, les blancs nagent vite ! Il y a donc des différences physiologiques entre les blancs et les noirs, il y a donc des différences entre les races.
Le christianisme c’est la religion de l’amour et de la tolérance, et l’islam c’est la religion de la guerre et de la violence.
L’holocauste est un détail dans l’Histoire de l’humanité.
« L’homosexualité est une menace pour la survie de l’humanité ( …) » ; « je n’ai pas dit que l’homosexualité était dangereuse. J’ai dit qu’elle était inférieure à l’hétérosexualité. Si on la poussait à l’universel. Ce serait dangereux pour l’humanité (…) » ; « Pour moi leur comportement est un comportement sectaire » ; « Je critique les comportements, je dis qu’ils sont inférieurs moralement (…) ».
Dans ces déclarations, une est de Christian Vanneste, en date de janvier et février 2005. Vous voyez laquelle ? Les autres sont des reformulations de mémoire de phrases entendues ça et là. Pour deux je suis presque sûr que la reformulation est fidèle à l’original (un leader borgne d’un parti politique d’extrême droite française), quant à la dernière je l’ai entendu en cours ! Pour info, je n’ai pas suivi de cours à « l’école du parfait petit néo-nazi », mais certains profs mériteraient la camisole…
Malheureusement pour moi je ne suis ni noir, ni musulman, ni juif, je suis juste pédé. Et si aujourd’hui les propos haineux et racistes sont punis en France, la loi n’est pas la même pour tous ! En effet, si un député de la République disait haut et fort que les noirs sont inférieurs aux blancs, il seraient limogés de suite, et même, je pense, sans trop m’avancer, lynché en place publique !
Pourquoi insulter une communauté c’est plus grave que d’en insulter une autre ? Pourquoi on ne peut pas toucher à certaines personnes, et allègrement taper sur les autres ? Je n’irais pas plus loin dans ce genre de raisonnement, je ne voudrais pas faire du Dieudonnisme (n. m. : taper sur les juifs pour montrer que les noirs ont eux aussi droit à la reconnaissance de leur génocide).
Pourquoi je n’aurais pas le droit de me marier ? Pourquoi je n’aurais pas le droit d’avoir des enfants ? Pourquoi je devrais avoir peur d’en parler dans mon entourage professionnel ? Pourquoi je devrais me cacher dans une foule de 800 000 personnes pour dire « je suis fier d’être gay ! » ?
Oui, les gays/lesbiennes/bi/trans sont inférieurs aux autres communautés. Mais uniquement parce que nous n’avons personnes pour nous apprendre à nous intégrer, à nous sentir normal. Ma voisine du dessus va aider sa fille à affronter la société, cette société qui, avant même de savoir qui elle est, saura qu’elle est black. Mais mes parents sont hétéros, et rien ni personne ne m’a préparé à, un jour, entrer dans la communauté homo.
D’ailleurs si j’y suis « entré » aussi rapidement et totalement c’était d’abord pour me recréer cette famille que j’avais perdue lors de mon coming-out. Aujourd’hui tout va bien dans ma vie, ma famille, mes amis, tous m’acceptent et m’aident à me battre. Mais que dire de tous ces jeunes qui perdent tout pendant l’adolescence à cause de ça.
« Ça » c’est la société d’aujourd’hui. Une société qui permet que des Christian Vanneste puissent dire et faire ce qu’ils veulent en toute impunité, et même sous le regard complaisant de la République.
J’ai honte.
Combien de suicide d’ado leur faudra-t-il pour qu’ils réagissent enfin ? Je ne réclame pas l’égalité pour mon petit bonheur. Si je veux faire des enfants, j’en aurai, si je veux vivre avec un homme, je le ferai, mais je veux juste que la société avance. Pour qu’un jour enfin les ados ne se pose plus que la question suivante à l’adolescence « comment je peux faire chier mes parents ? tiens, si j’allumais une clope… » et plus celle là « ma mère va mourir, et mon père me renier si je leur dis que j’aime les garçons, que faire ? mourir… ».
Je condamne toute forme de discrimination, je rejette toute forme de haine, je ne fais aucune hiérarchie dans les communautés. J’ai pris ces exemples uniquement pour vous faire réagir…
lundi 23 avril 2007
La France présidente
À moins que vous veniez de sortir du coma, vous savez que les deux « finalistes » de l’élection présidentielle 2007 sont Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy. Bien entendu, ce soir, je suis heureux. Et ce pour deux raisons principales : d’abord, je n’étais pas sûr que ma favorite soit au second tour, ensuite je suis satisfait du résultat « médiocre » du FN.La France relève la tête, peut-être aura-t-on moins honte de nos politiques après cette campagne difficile et parsemée d’attaques personnelles ! Je suis content du score « honorable » du centre. Le centre ne sert pas vraiment à grand chose, si ce n’est qu’il semble avoir catalyser les votes « contestataires » et ils sont mieux là que pour le borgne !
Nous voilà donc devant un choix, un choix que je trouve très simple personnellement : deux projets pour la France, deux visions de la société française, deux avenirs possibles, mais un seul débouchera sur quelque chose de vraiment neuf et positif. Ce choix, c’est celui de Ségolène !
La gauche est seule aujourd’hui porteuse de progrès social et d’avancée démocratique. Quand l’UMP et son candidat proposent, comme le président américain avant eux, de réduire les libertés pour augmenter la sécurité, la gauche et Ségolène proposent plus de justice et de redistribution. Quand Sarkozy propose le retour à l’Etat Français (Régime de Vichy), Ségolène promet la VIe République !
Une république du respect et du progrès contre un état policier et sécuritaire.
Voilà le choix qui s’offre à vous à partir de ce soir. Voilà ce à quoi il faudra penser le 6 mai en votant. Voilà ce que j’ai envie de dire à ceux qui hésitent.
Et dans ces hésitants, je vise surtout les centristes. Il y a une grande partie de mon entourage qui a voté Bayrou. À vous, et au autres, j’ai envie de dire que Sarko n’est pas la solution, loin de là. Et j’en appelle à votre sens citoyen et à votre envie de faire bouger les choses dans le bon sens.
Dimanche 6 mai, vous aurez le choix entre un candidat qui en appelle à ceux qui ont peur et à une candidate qui veut redonner le sourire à la France !
mercredi 14 mars 2007
Une génération perdue
Depuis quelques mois, j’arrête pas de tomber sur des documentaires ou des films parlant du même sujet : la génération sida. Une génération sacrifiée, ou perdu, selon les personnes qui en parle. On fait parler les témoins qui ont survécu, ceux-là même qui ont perdu tant de proches (amis ou familles).J’ai l’impression qu’on commence à voir ça avec un œil d’historien. Comme si le problème était derrière nous. Est-il alors besoin de rappeler qu’il y a actuellement près de 40 millions de personnes infectées à travers le monde, et que pour 2,8 millions de nouvelles infections en 2005, 2 millions sont en Afrique subsaharienne ?
Non, je pense que les gens sont sensibilisés à tout ça (enfin j’espère). Mais comme toute bonne et mauvaise chose de notre société de consommation, on a fini par l’exporter dans les pays pauvres. Et tandis que la maladie devient le nouveau diabète dans les pays développés, elle décime par millions les populations pauvres et déjà fragilisées.
Cet article n’est pas un plaidoyer, je voulais juste revenir là-dessus avant de parler de cette « génération perdue ». Je suis un incorrigible queutard, tout le monde le sait. J’aime rencontrer des gens, faire la fête, et en profiter à fond. J’ai couché avec des centaines de garçons. La plupart du temps je me suis protégé (la plupart du temps…), et, aux dernières nouvelles, je suis toujours séronég.
Je suis né en 1981, l’année où « débute » l’épidémie. Et je suis sûr d’une chose, je serais né en 1961, je serais mort à l’heure actuelle… Et pas mal de mes amis aussi. Il faut s’en souvenir quand on voit ce qu’il se passe ailleurs maintenant.
Heureusement, toute mon adolescence, on m’a expliqué qu’il fallait mettre un préservatif lors d’un rapport sexuel. J’ai appris en même temps comment on faisait les bébés et comment je pouvais mourir du sida. Au début des années 90 il n’y avait pas de trithérapie. Le séropositif devenait un malade du sida et mourait en moins de 5 ans.
Certains parlent de nous comme de la génération sacrifiée. Je fais certes partie d’une génération où la peur a été présente. Où il a fallu apprendre à se protéger en même temps que les gens qui nous expliquaient que le préservatif était le salut. Mais je suis en vie moi. Et tous mes amis le sont.
On ne peut en dire autant de ceux qui auraient 40 ans aujourd’hui. Tous ces morts. Tous ces gens que l’on aurait pu informer plus tôt. Quand on sait ce qu’était les années 70, on comprends comment cette maladie a pu faire autant de morts. Certains la voient comme une punition qui a refermé la « parenthèse enchantée ». De fait la mort arrive par là où les gens se libéraient. Ironique non ?
N’empêche que depuis quelques temps, je pense à tous ces gens qui ont vu leurs vies brisées, celle de leurs amis, et qui ne pouvaient pas se protéger. D’autant plus dans le milieu gay. On a perdu une génération entière. Il n’y a pas eu de transmission. Les gays de 20 ans à la fin des années 90 ont tout réinventé. Ça se voit surtout dans les dérives sexuelles que l’on observe aujourd’hui chez des jeunes gens qui ne se rendent pas compte des risques. Tout simplement parce que ceux qui auraient dû leur apprendre ne sont plus là.
25 millions de morts, c’est comme si un tiers de la France avait disparu ! Il faut se souvenir, il faut transmettre, il faut se battre, mais il faut surtout continuer à vivre et permettre aux autres de vivre aussi.
Protégez-vous !