Je me suis encore levé atrocement tard. Je n’arrive pas à me remettre à l’endroit, je dois voir le soleil (derrière les nuages) moins d’une heure par jour avec mes conneries, mais ça n’empêche pas d’avoir des nuits bien remplies !
Au saut du lit, je reçois un coup de fil d’un journaliste de Têtu. Il fait un papier sur les jeunes gays qui tiennent un blog. On a papoté pendant une vingtaine de minutes. Il m’a bien caressé dans le sens du poil. D’après une copine, elle-même journaliste, c’est parce qu’il faut « flatter son sujet ». Jalouse, il m’aime peut-être beaucoup ce journaliste, c’est tout !
Ndlr : l’article en question est à paraître dans le numéro de janvier. J’aurais l’occasion de revenir là-dessus pour me la péter encore plus !
Je vous raconte pas comment ça m’a gonflé l’égo. Je ne tiens pas ce blog pour me la péter grave avec mes milliards de lecteurs quotidiens, mais pour moi. Et là qu’un journaliste vienne me voir de son propre chef parce qu’il trouve ce que je fais intéressant, ben ça va m’empêcher de passer les portes pendant quelques temps.
Une fois les pieds revenus sur terre, je me mets en branle, une longue soirée m’attend. En effet c’est jour d’élection chez les militants socialistes. Je ne vous ai pas embêté avec ça ici ces derniers jours, mais ça m’a remis un peu le pied à l’étrier tout ça.
Depuis fin septembre, je n’ai plus de contact avec les hommes politiques, je cherche du taff juste dans le privé, persuadé que ça ira plus vite que tenter de (re)faire mon trou auprès d’un gens important investit d’un mandat.
Et cette semaine, mon téléphone et ma boite mail se sont affolés de toutes parts. C’était la chasse au vote. Ils sont venus chercher MON vote ! Parce que bizarrement quand je leur écris pour leur dire que je suis chômeur en fin de vie d’indemnités et que j’ai besoin d’un taff, on me répond pas. Par contre quand il faut voter pour eux, tout de suite ça va dans le « on se tutoie hein ! bon alors tu as décidé pour qui tu votes ? »
Mouais…
Le fait est que j’avais fait mon choix depuis longtemps de toute façon. Ce qui a d’ailleurs donné un échange surréaliste avec un sénateur qui voulait me faire changer d’avis… « Embauche-moi et promis, je change mon vote ! ».
Non je ne lui ai pas dit ça, mais j’aurais peut-être dû !
Je me suis donc rendu tout guilleret dans ma section. C’est la première fois que je vote en tant que militant, je suis donc un peu perdu, je suis pas sûr d’être à jour dans mes cotisations. Je galère pour trouver et comprendre le bulletin de vote. Bref, tout va bien…
Une dizaine d’élus sont venus me dire bonjour, tient, ils se souviennent que j’existe eux aussi ? Dont un qui m’a carrément tapé la bise et dont j’ai complètement oublié le nom (honte à moi).
En repartant, je bute dans un autre élu, il me salue chaleureusement, me ressort le fameux « on se tutoie hein ? ». Oui parce que pour être tout à fait honnête, je suis incapable de tutoyer les élus, je sais pas pourquoi, mais je fais un blocage, et eux ils aiment pas, on est socialistes, donc on se dit « tu » !
Bref on échange des banalités, il est en train de parler à mon ancien boss donc celui-ci me salue chaleureusement et me gratifie d’un « alors qu’est ce que tu deviens ? » et la conversation de l’impossible s’engage :
- Ancien boss : bon alors j’ai reçu des tas de coups de fils te concernant, tu as été très sollicité dis-moi !
- Moi : oui c’est surtout moi qui ai arrosé toute la classe politique parisienne !
- Alors tu as choisi de travailler avec qui ?
- Ben en fait je suis toujours au chômage, personne ne m’a proposé de travail encore…
- Ah bon ? (air consterné et compatissant à la fois)
On s’est quitté non sans me rappeler que j’avais son numéro personnel et qu’il ne fallait pas que j’hésite à m’en servir. Il m’a aussi promis de regarder s’il pouvait faire quelque chose pour moi. Manifestement il m’aime bien. Je n’en étais pas complètement persuadé, dans le sens où je n’ai pas été en mesure de lui prouver que je pouvais être un bon élément vu que mon contrat s’était déroulé dans des conditions plus que particulières…
Je me suis dirigé vers la sortie le cœur léger. C’est con, mais les revoir tous, qu’ils se souviennent de moi, tout ça, tout ça, ben ça m’a regonflé. Je suis peut-être pas complètement nul en fin de compte. Et surtout peut-être pas complètement inutile et irrécupérable !
Sur le trajet du retour, je suis passé voir le nouvel appart de MonsieurF et j’ai eu des nouvelles de ma queen mum qui a eu quelques soucis dans son couple. Bref j’ai eu un jeudi hyper sociabilisé. Ça rattrape ma semaine mode « grumphf je reste sous ma couette pour gérer ma descente ! ».
…
Tu m’étonnes que je tienne un blog ! T’en connais beaucoup des gens qui ont ma vie toi ?
^^