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jeudi 21 octobre 2010

Gauthier vs le gouvernement, acte 2

Je suis contre cette réforme et je n'en démords pas !

Le progrès technique engendre du progrès social est ce depuis 150 ans. le temps de travail qu'il soit journalier, hebdomadaire, annuel ou sur toute la vie n'a cessé de diminuer depuis les premières lois en la matière au milieu du 19ème siècle.

Imaginez qu'avant ces lois les gens travaillaient plus de 12h par jour, 7 jours par semaine, 365 jours par an, sans retraite, sans assurance chômage ou maladie.

Quand on a instauré le repos hebdomadaire, il y a 100 ans, les patrons ont jurés que c'était la fin de la France que l'économie allait s'effondrer, que nous ne serions plus compétitif, que nous allions tous mourir de faim dans les 2 ans... Au final on a encore divisé le temps de travail par deux au moins depuis cette loi et nous sommes à ce jour le pays avec le taux de productivité horaire le plus haut du monde, avec le meilleur système de protection sociale envié par le monde entier, et nous ne sommes pas morts de faim !

Voilà la vérité, la droite nous dit qu'il faut bosser plus, vivre moins bien, gagner moins d'argent pour espérer avoir de quoi s'acheter de la viande au moins une fois par semaine et partir une semaine au camping de la Bourboule, on dit de la France qu'on a la droite la plus conne du monde, mais c'est faux, la droite a réussi à faire avaler au gens cette connerie.

Depuis les lois Aubry, en 2000, le pouvoir n'a cessé de faire augmenter la durée du temps de travail, ce qui est une première dans l'histoire de France (sauf deux lois abrogées rapidement une sous le second empire, l'autre sous vichy), et personne ne dit rien, c'est normal...

En Angleterre, ils passent à 66 ans, et s'ils se mettent à manger de la merde on le fera aussi parce que c'est une bonne idée ?

Non !

C'est pas parce que le monde entier fait des conneries que la France doit aussi les faire, je rappelle qu'en 1792 on a instauré une république, la première de l'histoire de l'Europe dans un grand pays, toute l'Europe a juré la perte de la France et est entré en guerre contre nous, pourtant 200 ans plus tard nous sommes toujours une république démocratique, et même nous avons exporté notre modèle tant et si bien que les rois ne sont plus que des pantins !

Alors non, on peut faire ce qu'on veut dans notre pays contre l'avis du monde si l'on estime que c'est juste !

Et la justice sociale aujourd'hui c'est de laisser les gens prendre leur retraite à 60 ans s'ils le souhaitent, de travailler 35h par semaine, et d'avoir 5 semaines de congés payés par an, et ça doit encore s'améliorer...

L'argent il y en a, on peut taxer le capital, on peut taxer les entreprises, on peut taxer les banques, on peut répartir l'effort équitablement, pourquoi est ce que le système doit être alimenté à 60% par les travailleurs ? C'est injuste !

De même que la TVA qui représente 50% des recettes de l'état alors que c'est l'impôt le plus injuste au monde (tout le monde le paye) ils vont d'ailleurs l'augmenter la TVA...

Bref je chie sur un gouvernement qui offre la France aux banques (+100% de dette publique depuis que sarko est président, pour un mec qui disait qu'il allait assainir les finances, il détient le record depuis la seconde guerre mondiale personne n'avait autant ruiné notre pays) et qui demande aux travailleurs de se serrer la ceinture !

Je suis pour la grève, et j'espère que ça va continuer, foutre le bordel, bruler des voitures, et renverser le gouvernement !

Non mais oh !



mercredi 20 octobre 2010

Sarko t'es foutu, Gauthier est dans la rue ?

Ah... Si seulement...

Vous connaissez mon amour pour ce gouvernement et plus particulièrement le nain qui préside notre beau pays. Alors, je ne vais pas m'étendre sur le "je vous l'avais dit" ou encore le "on est pas sorti de l'auberge" et surtout le "on a le président qu'on mérite (mais surtout celui qu'on a élu)". Non, je vais vous parler d'autre chose, de moi !

J'étais un ado très révolté, à l'intérieur, parce qu'extérieurement je ressemblais plus au geek-premier-de-la-classe-avec-les-cheveux-gras qu'à l'altermondialsite qui fume des joints. Mais à l'intérieur, je voulais tout reformer, tout reprendre à zéro. Je bouillonnais devant les JT, cette gran'messe abruttissant les masses, je me disais que les gens étaient cons de ne pas comprendre ce qu'il se passait vraiment en France et ailleurs. Je rêvais d'une 6ème République, d'une Europe Fédérale, d'un gouvernement mondial et d'un monde en paix !

Par la suite j'ai fait des études qui ont amené de l'eau à mon moulin, et je me suis rendu compte que même si mes rêves d'ados n'étaient que des rêves et que, clairement, de mon vivant je ne verrai jamais un gouvernement mondial, j'avais de bonnes idées et qu'il fallait que je les partage avec le monde.

D'où mon envie de faire de la politique. Et puis je m'y suis frotté un peu, et l'ecoeurement à vite pris le dessus. Travailler autant pour changer le monde et au final se retrouver dans un système de nababs qui ne cherchent qu'à préserver leurs intérêts en abrutissant une masse qui ne demande que ça... Voilà ce qu'est le monde politique aujourd'hui.

Et moi, ben ça me convient pas.

Alors je fais quoi ? Je garde les superbes idées pour ma prochaine vie ? Pour l'instant oui, et à l'occasion d'un apéro/repas avec des amis, on confronte nos idées, on fait évoluer nos pensées, on se dit que ça serait mieux si tout le monde étaient aussi intelligent et éclairés que nous.

Mais au final, je ne fais rien pour que ce monde change. Prenons ce qu'il se passe aujourd'hui, je suis contre cette réforme, contre ce gouvernement, contre la politique de la France depuis une dizaine d'années à 95% (oui y a quelques trucs qui sont bien quand même), et je ne fais rien.

Je ne suis pas en grève, je ne manifeste pas, alors que je pourrais y aller le samedi. Je me dis que d'autres le font pour moi. Que d'être révolté à l'intérieur ça suffit, que moi je suis en paix avec ma conscience parce que je trouve que bon ça suffit de prendre les gens pour des cons.

Mais qui s'en souci de ce que je pense ? Il faut que je le cri, il faut que j'hurle, que je descende dans la rue... Mais non... Je suis en grève intérieure et ça ne se voit pas à l'extérieur !

J'ai honte de laisser les autres se battre pour moi. Ce billet sera donc ma petite pierre à l'édifice.

JE SOUTIENS LES GRÉVISTES, JE SOUTIENS LE BLOCAGE DES RAFFINERIES, JE SOUTIENS LA GRÈVE DANS LES TRANSPORTS, (et si ça doit se produire) JE SOUTIENS LA GRÈVE GÉNÉRALE ET LE BLOCAGE DU PAYS !!!!!

Tant pis si je dois bosser de chez moi parce qu'il n'y a plus d'essence et de train, tant pis si je dois me contenter de manger des conserves parce que les produits frais n'arrivent plus à Paris, tant pis si je dois me serrer la ceinture, tant pis si je ne peux pas aller voir ma famille pendant les ponts de novembre. Je soutiens cette grève malgré tout !


SARKO T'ES FOUTU GAUTHIER EST SUR LE NET  !  
(ouais j'adapte les slogans ^^)

jeudi 26 août 2010

Mon beau pays !

Arrivé à 29 ans, il n'y a pas grand chose dont je sois particulièrement fier dans ma vie. Je parle de choses que j'ai accompli personnellement. En revanche j'ai toujours été fier d'appartenir à une grande nation, fier de mon histoire (en gros, pas de tout non plus), fier de mes dirigeants qui ont su resté comme un phare dans la nuit (pas tout le temps aussi, mais bon, on regarde de manière globale), bref fier de mon pays.

Et puis, le 6 mai 2007, 53% des gens qui n'étaient pas en after ont voté pour un nain à l'égo démesuré.

Et là, à chaque fois que j'allume la télé ou que je prends le temps de lire un article de presse, je me sens de plus en plus minable.

Dernière honte intersidérale en date : l'affaire des Roms.

Je ne vais pas entrer dans le détails, des journalistes compétents ont déjà bien étudié la question et ont su expliqué pourquoi cette politique sécuritaire était un scandale, que dis-je une honte !

Je ne citerai pas de grands philosophes, je ne prendrai pas l'exemple d'autres pays, je ne ferai pas de paralelle avec des pages sombre de notre histoire.

Non, je vais juste rester dans mon coin, avoir honte d'être français, et attendre avec impatience qu'en 2012 une majorité de votant aient retrouvé l'usage de leur cerveau.

On a pardonné aux américains d'avoir revoté Bush parce qu'ils ont élu Obama, mais qui en France pourra faire oublier 5 années de politique pétainiste ?


vendredi 23 juillet 2010

Pays des droits de l'Homme ?

Mon cul ouais !

La présidente de l'Argentine vient de promulguer la loi autorisant les couples gays à se marier et à adopter. C'est le dizième pays à le faire, un club très fermé dont la France ne fait toujours pas parti. Et personnellement je trouve ça honteux.

Honteux parce que nous sommes le pays des droits de l'Homme, ça fait 200 ans que la France est comme un phare allumé dans la nuit pour tous les opprimés du monde, 200 ans que nous montrons la voie, 200 ans que nous faisons de belles leçons, 200 ans qu'on est à la traine sur trop de choses.

Il a fallut attendre 1944 pour que les femmes votent dans notre pays, hypocrisie quand tu nous tient, je rappelle que le gouvernement du Front Populaire en 1936 avait des femmes dans son gouvernement, mais elles ne votaient pas. La France a faillit être le premier pays à donner le droit de vote aux femmes en 1875, mais les députés de la toute jeune IIIème République ont eu peur que les curés ne dictent les votent aux femmes, donc pour sauver la République on a décidé de ne pas les faire voter.

En 1999 la France aurait pu être en avance sur son temps, les débats ont porté sur le mariage et l'adoption au tout début, puis très vite le gouvernement a recadré vers un partenariat civil, parce que "la société n'est pas prête".

Mais la société n'est jamais prête pour les avancées sociales, à l'abolition de la peine de mort en 1981, prés de 80% des français étaient pour le maintient d'une peine capitale dans l'arsenal juridique, sans pour autant être pour l'utiliser, il s'agit plutôt d'une volonté de faire peur.

La France s'est débarrassé de sa peine capitale en arguant qu'une démocratie moderne ne peut pratiquer une justice moyenâgeuse. Il reste encore beaucoup à faire dans ce domaine, mais l'abandon des peines capitales est déjà un grand pas en avant.

Mais pour les gays, non. Nous sommes la dernière minorité a être officiellement discriminée, et tout le monde s'en fout. Je n'ai pas le droit de donner mon sang, pas parce que je couche avec tout ce qui bouge, non on arrive jamais à cette question, mais uniquement parce que dans la tête d'un médecin actuellement "gay=sida". On va nous dire que prendre notre sang, le tester pour ensuite le jeter, parce que nous sommes tous pourris, ça fait perdre de l'argent.

Qui supporterait ça aujourd'hui à par une tapette brimée depuis l'adolescence qui ne va certainement pas faire un scandale. Déjà qu'elle a le droit de vivre, elle va pas en rajouter.

J'ai été prof pendant plus d'un an, j'ai le droit d'élever les enfants des autres, légalement il est impossible de me renvoyer de mon job parce que je suce des bites. Pourtant, je n'ai pas le droit d'adopter, parce que ma sexualité fait de moi une personne qui ne peut apporter à un enfant un environnement sain et épanouissant.

En gros je suis un pervers sexuel inapte à élever un enfant, mais je peux élever ceux des autres.

Quand est ce que mon pays est tombé dans la schizophrénie ? Vous n'allez pas me dire que ce n'est pas du foutage de gueule ?

Et la mariage alors ? Ça fait chier qui que je me marie plutôt que je me pacse ? Hein ?

Quand Baby Boy et moi pensions à s'installer ensemble, il lui fallait des papiers, il était plus simple qu'il épouse une de mes copines, plutôt qu'on fasse reconnaitre notre amour. On est des tapettes, les tapettes c'est bien connu, ça baise mais ça n'aime pas.

Et bien si, je suis capable d'amour, je suis capable d'élever un enfant. Un jour j'aurais une famille, un mari, des gosses, et je serais heureux à en crever. Je n'ai pas besoin d'un bout de papier pour ça, je suis d'accord.

Mais s'il m'arrive quelque chose, ou s'il arrive quelque chose à mon mec ? Il arrive quoi à l'enfant si c'est le père qui meurt et qu'il reste "l'ami" ? Je n'ai pas besoin que l'était reconnaisse mon droit d'aimer, j'ai besoin qu'il reconnaisse ma famille, légalement.

Je n'arrêterai pas de me battre jusqu'à ce que ça soit fait, je continuerai à défiler, à écrire, à râler, parce qu'il est inconcevable que la France soit autant à la traîne des droits fondamentaux.

Bravo à l'Argentine, honte à la France !


vendredi 11 septembre 2009

9/11


Joyeux anniversaire à tous !

C'est en effet un jour bien joyeux, il faut se souvenir dans la joie et la bonne humeur à quelle date le monde à basculer 200 ou 300 ans en arrière. Et oui, jour béni que celui où, au XXIème siècle, le monde s'est lancé dans la plus grande guerre de religion qu'il ait connu depuis le 16ème siècle !

Joie, bonheur, extase !

Loué soit le seigneur, loué soit l'Amérique, loué soit les cons qui croient encore tout ce qu'on leur dit...

jeudi 30 octobre 2008

Dans la série : t’as rien d’autre à foutre ?

Je demande le Président de la République française !

À moins que vous sortiez juste du coma, vous savez que notre président s’est offusqué de la mise en vente d’un manuel et d’une poupée vodoo à son effigie. D’après l’Elysée, ceci porterait atteinte « au droit à l’image du chef de l’état ».



Mouais…

Moi j’appelle ça la liberté d’expression. On n’a pas le droit de le tuer, qu’on puisse au moins pratiquer la sorcellerie dessus en toute tranquillité ! Merde quoi ! En plus je trouve ça plutôt original comme façon de se défouler. Le new age est passé par là, on est loin des caricatures de Louis-Philippe Ier avec sa tête de poire (qui ressemblait fortement à un cul d’ailleurs, mais chut, c’était un secret !) qu’on pouvait trouver dans le Paris populaire du milieu du XIXème siècle.

Et puis le service communication/contrôle/répression des libertés publiques de l’Elysée ne s’est jamais mis en émoi devant les caricatures du président. Les sbires de la censure de l’état n’ont jamais sourcillé devant un texte assassin publié en une ou en édito d’un grand quotidien national !

Alors pourquoi la poupée vodoo et le manuel explicatif font tant d’esclandres ?

À moins que…



Non, ça serait trop drôle !

Et si le problème majeur n’était pas le droit à l’image du président, mais le simple fait qu’il croit à ce genre de pratique. Je parle de sorcellerie, de vodoo et autres envoûtements. Mais oui, c’est ça la solution ! S’il se démène autant pour que ce livre disparaisse des étales, c’est parce qu’il pense qu’on peut lui jeter le mauvais œil !

Après la real-politik, la mysti-politik ! Je vois d’ici les conseils des ministres ambiance bougies blanches et conjuration du mal pour que le bien triomphe. Ou encore les interventions du chef de l’état ponctuées de « que la force soit avec nous, que le bien triomphe et que les mauvais esprits s’éloignent ! »

En même temps, quand j’écris ça, j’ai une impression de déjà-vu, pas vous ? Ah ben si, W. fait déjà ça dans son pays à lui… À méditer… (ouh le jeu de mot d’enfer !)

Petit message personnel : Nicolas, pourrais-tu, s’il-te-plaît, concentrer ton attention sur les autres problèmes du pays et du monde ! Non parce que là, tu es ridicule ! (et j’en ai marre que la France soit ridicule !)


Pour acheter le manuel vodoo, cliquez ici.




Dernière minute :

La poupée vaudou de Sarkozy autorisée

Invoquant la liberté d'expression et le "droit à l'humour", le tribunal de Paris a repoussé la demande du président de retirer de la vente la poupée vaudou. Le chef de l'Etat va faire appel. (source lemonde.fr)

vendredi 8 août 2008

Ni hao !

Ça y est, c’est parti pour plus de deux semaines d’Olympiades ! Suis content… Oui j’adore les JO moi. Et ça n’a rien à voir avec le fait que je peux regarder des jolis garçons transpirer toute la journée à la télé, non, les JO ça me plait parce que c’est unique !

Imaginez tout un pays qui passe 7 ans à organiser la venue du monde entier chez eux ! Que ce soit les athlètes, les journalistes, les politiques, les touristes… La Chine attend 7 millions de visiteurs, 1/10e de la France !

Alors oui, les JO en Chine n’ont pas été préparé dans la joie et l’allégresse, surtout par ceux qu’on a expulsé de chez eux pour transformer Pékin. Oui, la Chine a beaucoup à faire pour les droits de l’Homme. Mais c’est une formidable chance de faire des progrès pour toute une population.

Les JO sont la plus formidable machine qui soit pour exporter les valeurs occidentales. Oui parce que quand on parle démocratie et droits de l’Homme, rappelons-nous que ces concepts sont exclusivement occidentaux, et que par pur ethnocentrisme nous voulons les imposer au monde selon un universalisme des fois mal compris.

Pour avoir étudié et travaillé avec les pays de la zone, j’ai une bonne connaissance des réalités asiatiques. Je ne suis pas un optimiste par nature (loin de là même), je pense que la Chine est loin de devenir ce géant unique dont tout le monde parle. Mais on ne peut pas dire qu’on pourra compter sans eux.

Personne ne peut prévoir avec certitude l’avenir, néanmoins les chiffres sont déjà là, la Chine compte parmi les grandes puissances. Mais ce n’est pas pour autant qu’il faut être condescendant ou laxiste. Même si la démocratie et les droits de l’Homme sont notre invention, je pense que c’est la meilleure façon de vivre à l’heure actuelle et qu’il faut se battre pour que tout le monde puisse en profiter.

Je suis déçu d’entendre sur des grandes chaînes nationales des analyses comme celles que je viens d’entendre cette après-midi. La phrase qui tue « la Chine a pris le parti de terminer son rattrapage économique avant de s’ouvrir à la démocratie, ce que nous pouvons comprendre ».

Euh, non…

Personnellement rien, et surtout pas le fric, ne justifie d’emprisonner, de torturer, de tuer, d’exterminer, de maltraiter, et j’en passe, des gens innocents. Ça me fait penser à certaines déclarations concernant le Tibet qui ont fleuries dans notre beau pays au moment du passage de la flamme olympique « mais le Tibet était une théocratie médiévale avant l’arrivée des chinois, c’est une bonne chose d’avoir changer ça ! ». Je pense plutôt que le fait que 1/5 de la population soit morte en l’espace de 25 ans devrait permettre de relativiser les bienfaits de la colonisation chinoise au Tibet !

Mais ça c’est typiquement français, on se sent obliger de trouver des excuses à tous les régimes du monde par peur d’être taxé d’ingérence, ou une insulte pire encore : on pourrait nous prendre pour des américains !

Dans un autre registre, pour les pays en voie de développement, accueillir les Jo a toujours été la consécration et le point d’entrée dans la cours des grands. Rappelez-vous de Tokyo en 1964, moins de 20 ans après l’humiliation et les bombes, le Japon offrait au monde son nouveau visage : démocratique, développé économiquement, et pacifique ! Dans la même veine, Séoul en 1988 montrait que la Corée, officiellement toujours en guerre, avait achevé sa reconstruction (dans le Sud uniquement) et qu’elle pouvait entamer son rapprochement avec le Nord (chose faite dans les années qui ont suivi, et toujours en cours actuellement). Enfin l’Espagne démocratique et européenne expose sa vitrine la plus moderne et la plus tournée vers le monde en 1992, Barcelone, seulement 14 ans après la fin officielle du franquisme et 6 ans après son entrée dans l’Union.

Bref, je suis heureux que les JO aient lieu en Chine cette année. Rien n’est pire pour un asiatique que de perdre la face, les chinois se donnent donc tout le mal du monde pour que ces jeux soient parfaits. Cette envie de plaire peut aussi se manifester dans un changement de mode de pensée, non ? Le sport n’est-il pas le moyen de propagande le plus pacifiste qui soit ?

Je vais donc regarder les JO (merci le chômage), mais je vais aussi rester attentif à ce qu’il va se passer en marge de ces manifestations, et j’espère que d’ici quelques années on pourra tirer un bilan positif de la venue des jeux dans un géant économique et politique en devenir qui représente tout de même ¼ de la population mondiale !

Hui jian !

mercredi 6 août 2008

Complot, suite

Il y a quelques jours, je vous ai collé ici un texte qu’on m’a fait passé par mail. La raison était purement scientifique, je voulais voir vos réactions quand on vous confronte à une réalité, ou présentée comme telle, éloignée de ce que vous connaissez ou croyez connaître.

Et j’ai été servi. Ce que je pensais s’est vérifié dans les rares commentaires, vous êtes incapable d’envisager qu’on puisse vous mentir ou vous manipuler (ou tenter de le faire). Tout ce qui sort du sacro-saint petit écran est parole d’évangile, tout ce qui se dit dans les cafés du commerce aussi.

Et moi ça me désole ! Ne vous reste-t-il donc plus aucun esprit critique ? Je ne parle même pas de se révolter, non, l’esprit de mai 68 est mort depuis trop longtemps, j’en ai parfaitement conscience. Mais vous êtes tous persuadés de tout savoir, limite ça me mettrait la larme à l’œil.

Du coup ça explique comment des gens peuvent voter pour le nain et s’en réjouir. Alors je ne dis pas que j’abonde dans le sens de ce texte, loin de là, je le trouve intéressant parce qu’il fout des coups de pied dans ce qu’on a l’habitude de lire. Il me fait penser à l’évangile selon Judas (que je vous conseille vraiment).

Ce livre mérite une petite parenthèse d’ailleurs. Je ne connais pas les origines de tout mes lecteurs, mais je pense que le christianisme n’est pas complètement étranger à pas mal d’entre vous. Donc le nouveau testament c’est quoi ? 4 évangiles seulement à partir desquels on a construit le dogme chrétien. Naturellement il y a eu plus de 4 évangiles écrites et transmises (combien sont perdues d’ailleurs ? bref ce n’est pas le propos), on estime qu’il y a eu plusieurs dizaines, peut-être même jusqu’à 100 évangiles.

En choisir seulement 4, ça donne une ampleur des débats de l’époque sur ce qu’on devait conserver (passionnant au demeurant toute cette période, j’avais commencé une maîtrise sur le sujet, mais là non plus ce n’est pas le propos). Bref l’évangile selon Judas est vraiment à l’opposée de toutes les autres, puisqu’on y préconise de tuer des gens pour les libérer de leur condition de mortel, et on réhabilite Judas, il aurait été le seul à comprendre que Jésus devait mourir pour que son message survive (objet de grand débat actuellement dans le monde scientifique, je vous renvoi à Google pour vous faire une idée).

Donc voilà un texte qui reprend à la lettre l’exact inverse de ce qu’on enseigne depuis près de deux millénaires, ça vous donne pas matière à réfléchir sur le monde qui vous entoure ? Moi si, quoique j’avais commencé cet exercice avant de lire ce bouquin…

(Je me rends compte qu’on va me prendre pour un cul béni après ce passage, mais pas du tout, je m’intéresse à la religion dans un contexte purement scientifique, ça c’est dit)

Revenons à nos moutons. Cher ami je te le dis : on te ment, on te manipule, et on se délecte de ta bêtise en plus de ça !

Vous savez quelle est la première chose qu’on m’a dite dans mon premier cours de marketing politique ? (marketing politique, c’est comme marketing, mais en politique, tu suis lecteur ?) Donc la première chose fut « les gens sont cons, il faut donc adapter le discours, il faut que ça soit clair, net, précis, et surtout, surtout, simple, pensez à ce que vous diriez à un enfant de 10 ans… »

Voilà, de par mes brèves expériences, j’ai été amené à travailler au sommet de l’état. Je ne peux malheureusement pas vous dire ni où, ni avec qui, premièrement parce que je veux conserver ce qu’il reste de mon anonymat, deuxièmement parce que je n’ai pas le droit de parler de toutes ces choses.

Mais j’ai pu, dans ma courte vie, avoir la possibilité de comparer ce qu’on dit dans la presse et ce qu’il se passe réellement dans les couloirs et sur le terrain. Et j’en ai la preuve : on nous ment !

Alors la prochaine fois que vous regardez JPP, zappez ! (oui parce que lui vraiment c’est pas possible) Et quand vous lisez un journal, ou que vous êtes en face d’une information ou d’une analyse, par pitié usez de votre esprit critique, soyez curieux, renseignez-vous… Mais ne devenez pas des moutons.

On a tous le même cerveau, s’ils peuvent vous gouverner, vous pouvez comprendre ce qu’ils font !
















(Et puis franchement, vous pensez pas que Clearstream était un peu trop parfaitement tombé pour servir vous-savez-qui ? Hein ?)

^^

Le blues

Je viens de passer une heure à regarder des vidéos sur youtube, au départ je ne cherchais pas du tout ça. En fait je regardais des vidéos de Florence Foresti, puis de lien en lien, je ne sais plus trop comment, je suis tombé sur des vidéos pro puis anti-FN, puis anti-sarko, puis sur une chanson de Renaud.

Cette chanson :



Et ça m’a foutu le blues. Ouais parce que moi j’y croyais à ma France d’après, à ma France Présidente… Et lui ben il me fout le blues. Et ce qui me désespère le plus c’est le discours des gens qui ont voté pour lui (d’où les « vous avez voté pour lui, bien fait » qui fleurissent sur mon blog depuis quelques temps !).

Il y a deux discours, ceux qui disent « ouh lala, mais on ne savait pas, il nous a trop menti ! », mais bien sûr, pendant la campagne tout le monde était politologue, économiste, expert en relation international, sociologue, ils comprenaient mieux que tout le monde ce qu’il fallait pour la France !

« Ségo elle est bête, elle sait pas parler, elle connaît rien à l’économie et à la politique, alors que Sarko lui il sait et il va sauver la France ! ». Voilà ce que j’ai entendu pendant 1 an à peu prés. Et aujourd’hui on se rend compte que non ?

Je me gausse, non mais vraiment je me délecte, et je le dis haut et fort « bien fait pour vous ! », et j’en suis à un stade où j’espère qu’il va être réélu, histoire que tout le monde comprennent bien ce que c’est qu’un homme politique nul.

Vous vous êtes foutus des américains ? Vous n’auriez pas dû !

Ils doivent bien se marrer aux states, enfin les 0,2% qui s’intéressent à ce qui passe de ce côté de l’atlantique… Je me rappelle de ce qu’avait dit un anglais interrogé sur les deux candidats du second tour « en France vous avez la belle vie, les 35h, c’est pas normal, vous avez besoin de votre Tatcher, de quelqu’un qui vous remette au travail, Sarko vous fera du bien ! », il a été exhaussé celui-là. Il agissait plus par jalousie qu’autre chose, mais les français dans leur merveilleuse, pointue et implacable logique l’ont élus !

Qu’ils doivent se sentir cons les rmistes, les chômeurs, les jeunes, les pauvres, les immigrés, les minorités, les ruraux, tous ceux qui avaient peur, et qui ont voté pour plus de sécurité, plus de protection, et même plus de services publics (si si j’en ai entendu le dire), qu’ils doivent se sentir cons les pauvres.

« Ensemble tout est possible », oui mais ce que vous n’aviez pas compris, c’est qu’il parlait de lui, tout est possible pour lui, même de répudier sa femme et d’en prendre une plus belle et plus jeune pour occuper la presse le temps des grèves !

Et puis ya ceux qui assument, qui ont voté pour lui en toute connaissance de cause, et maintenant qu’est-ce qu’ils disent ? « La prochaine fois, je revote FN, Sarko il nous a menti ! ».

M’enfin ça doit pas être les plus à plaindre… Rassurez-vous messieurs dames les fachos, les racistes, et autres choses que j’abhorre du genre, il va dans votre sens plus que n’importe lequel de nos dirigeants depuis le très peu regretté Maréchal.

Ne doit-on pas compter les noirs et les arabes bientôt ? Ça permettra d’adapter les commandes d’A380 charters…

(J’ai parfaitement conscience que la dernière phrase est de la pure démago, mais ça me fait plaisir !)

Voilà, il me fout le blues, et plus que lui, ce pays et sa population me foutent le blues, j’en suis à deux doigt de faire mon Yoyo qui se retire sur son île en criant que vous êtes tous des cons de la dernière espèce qui méritent leur merde…

Deux doigts…

Je pense que je vais plutôt aller consulter un psy pour faire diagnostiquer ma sarkozite aigue déprimante… Je suis sûr que c’est ça qui m’empêche d’aller bien !

Et pour finir, rien à voir, mais j’ai trouvé ça, et je le trouve mignon ce petit pédé ^^



vendredi 1 août 2008

Message à caractère non-informatif

Ce titre veut dire que cet article est inutile, mais ça me fait plaisir !

Chose promise, chose due, voilà donc mon point de vue sur la politique de défense de l’environnement menée par les gouvernements en place actuellement de par le monde ! (de part ou de par ? Ben je sais pas…)

Depuis le premier choc pétrolier, les gouvernements des pays occidentaux (en fait des pays développés dépendant du pétrole et non-producteurs) ont mis en place tout plein de politiques visant à réduire la dépendance énergétique et surtout la facture.

En France dès les années 60 et sous l’impulsion d’un Général De Gaule soucieux de préserver l’indépendance de notre beau pays, on a construit à tour de bras des centrales nucléaires. Notez que c’était avant le choc pétrolier. Oui parce que ce fameux choc qui est pris comme point de départ de tous nos malheurs économiques, n’est en fait que l’arbre qui cache la forêt.

Pour faire vite, l’économie post seconde guerre mondiale était en phase de reconstruction en occident, et de rattrapage dans ce qui deviendra les NPIA et les pays de l’OPEP plus tard. En gros c’était une espèce de parenthèse enchantée, que tous ont pris comme base de référence par la suite. Mais il est bien évident qu’aucun pays ne peut avoir une croissance pareille sur le long terme, regardez ce qu’il se passe aujourd’hui dans des pays comme la Chine, l’Inde ou le Brésil, ils arrivent à saturation aussi !

Bref donc dans les années 60 la crise économique était déjà là, elle était juste contenue par des Etats Unis très confiant dans leur politique budgétaire et monétaire (en gros ils ont fait fonctionner un max la planche à billet, en profitant à donf du système très profitable de Bretton Woods).

Arriva ce qu’il devait arriver, si quelqu’un avait voulu changer ses dollars contre de l’or en 1970, il aurait eu une magnifique surprise (quand je dis quelqu’un, je parle d’un pays, pas d’un particulier, ben oui, il fallait un certain volume pour révéler la faille). Profitant du choc pétrolier, les US détachent le dollar de l’or, on entre dans un système de change flottant qui conduira à tous les excès que l’on a connu depuis.

Bref ce premier choc pétrolier, et toutes les politiques mises en place autour de lui n’avaient qu’un but, cacher la misère et continuer à s’en foutre plein les poches. D’ailleurs 3 ans après le second choc pétrolier, le prix du baril étaient, en valeur réelle, inférieur à celui avant le premier choc.

On est loin de l’idée de défendre l’environnement et de préserver les ressources naturelles. Aujourd’hui on a encore fait mieux. « Notre maison brûle, et nous regardons ailleurs ». Ah sacré chichi, il avait le sens de la formule, on ne peut pas lui enlever ça !

Donc depuis 40 ans on a changé nos habitudes ? Non, on roule toujours avec des voitures à essence, on construit des autoroutes, pour permettre à toujours plus de voitures de se déplacer en même temps. On a isolé nos maisons tout en construisant des immeubles très voraces en énergie (imaginez ce que ça coûte à chauffer et à climatiser une tour à la Défense par exemple…). Mais on a fait qu’augmenter notre consommation de ressources naturelles non-renouvelables et notre production de CO2 et autres gaz nocifs !

Donc aujourd’hui on nous dit « ouh lalala il faut faire des économies, ça coûte cher et ça abîme la planète ! ». Dans le même temps on mène une croisade au Proche Orient pour « sécuriser » les approvisionnements en pétrole, quitte à sacrifier des populations entière pour que l’occidental moyen puisse conduire des SUV en ville !

Tu les sens les bienfaits de la démocratie petit irakien ? Et toi petit afghan, tu te sens délivré du mal ?

J’aurais beaucoup à dire sur la politique étrangère US et européenne à ce sujet, je vous renvoie juste à des gens beaucoup plus brillants que moi qui explique beaucoup mieux, et qui surtout citent des vraies sources, ce qui évite de passer pour un débile (comme moi en ce moment).

Bref, je trouve que nos gouvernements sont on ne peut plus matures et sains, au début du 21ème siècle on mène une guerre sainte pour continuer à tirer profit du commerce avec l’orient. Ça vous rappelle rien ? Je vous renvoie à vos livres d’Histoire, Alexandre le faisait déjà…

Et moi, pauvre quidam, je devrais trier mes déchets pour que le monde aille mieux ? (oui c’est quand même ça le sujet de l’article !). Et bien non ! J’en ai marre qu’on me prenne pour une courge, qu’on nous prenne tous pour des oies farcies dociles courrant joyeusement vers l’assiette pour se faire croquer !

D’ici 2050 on aura plus de pétrole (sauf miracle, genre « en fait le manteau sous la croûte terrestre est composé à 80% de pétrole ! »), mais ce qu’on sait moins, c’est qu’on aura également plus d’Uranium ! Certains parlent même d’une pénurie à partir de 2015 pour l’Uranium, avec maximum atteint en 2025. Perso je ne sais pas trop quoi en penser. Tous les ans l’Arabie Saoudite augmente son potentiel de ressource supposée (en en retirant toujours plus, je trouve ça bizarre, les nappes se remplissent toutes seules alors ?), donc je pense que les producteurs d’Uranium doivent aussi un peu grossir le trait pour éviter qu’on panique.

Dans tous les cas si on devait se retrouver sans uranium et sans pétrole quasiment en même temps, je donne pas cher de notre mode de vie. La fusion sera opérationnelle au plus tôt en 2040, moi je penche sur la fin du 21ème siècle. Et quand bien même elle arriverait plus tôt, je vois mal comment tous les pays du monde vont arriver à s’équiper à temps (ben oui, faut bien penser aux actionnaires et à leurs dividendes, l’investissement attendra…)

Bref, je suis aigri, mais surtout sceptique. Dans un monde gouverné par l’argent et le profit, où les gouvernements ne voient pas plus loin que leur réélection (quand ils arrivent à voir aussi loin), et où les pires bassesses sont enrobées des meilleures intentions, je ne crois pas qu’on arrivera à transmettre une planète viable à nos enfants.

Encore faudrait-il tenir jusqu’à la prochaine génération pour transmettre quelque chose !

Alors allez-y, triez vos déchets, achetez une voiture qui consomme moins, prenez le train plutôt que l’avion, investissez dans des panneaux solaires, bref dépensez encore et encore votre fric. C’est votre faute Katrina, mais sûrement pas la faute des politiques économiques menées depuis plus d’un demi-siècle !

Oh ben non, on ne peut rien y faire, et comme dirait l’autre « vous voulez que je vide des caisses déjà vides ? » . Non on voudrait juste que tu partes et que tu laisses ta place à des gens compétents, merci !

Fin de mon déversage de fiel sans queue ni tête, vous pouvez éteindre votre ordinateur et reprendre une activité normale !

jeudi 31 juillet 2008

Complot

J'aime commencer une journée par ce genre de lectures ! Je n'en dirais pas plus, j'ai hâte de lire vos réactions à cet article... Bonne journée à tous.






Politique Nationale/Internationale

OPÉRATION SARKOZY : LES RELATIONS ANCIENNES ET INTIMES DE NICOLAS SARKOZY AVEC LA CIA… ET AVEC LA MAFIA CORSE



Note de L&I : cette version est celle récupérée sur le site du Réseau Voltaire. Elle est donc l'unique véritable. Toutes celles circulant sur les sites d'extrème droite comme TOUT SAUF SARKOZY, VOX NR ou sur les sites d'extrème gauche comme INDYMEDIA, OPERATIONSARKOZY etc. sont fausses et traffiquées pour nuire à Thierry Meyssan.
[Thierry Meyssan - Voltaire - 10/07/2008]

NOTE DU RÉSEAU VOLTAIRE : Les informations contenues dans cet article ont été présentées par Thierry Meyssan lors de la table ronde de clôture de l'Eurasian Media Forum (Kazakhstan, 25 avril 2008 ) consacrée à la peopolisation et au glamour en politique.
L'intérêt suscite par ces informations a conduit l'auteur à rédiger le présent article qui a été publié par Profile, le principal news magazine russe actuel.
Plusieurs versions et traductions non autorisées de cet article ont été diffusées alors que le site du Réseau Voltaire était hors service. Nous vous prions de considérer le présent article comme le seul valide.
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Nicolas Sarkozy doit être jugé à son action et non pas d'après sa personnalité. Mais lorsque son action surprend jusqu'à ses propres électeurs, il est légitime de se pencher en détail sur sa biographie et de s'interroger sur les alliances qui l'ont conduit au pouvoir. Thierry Meyssan a décidé d'écrire la vérité sur les origines du président de la République française. Toutes les informations contenues dans cet article sont vérifiables, à l'exception de deux imputations, signalées par l'auteur qui en assume seul la responsabilité.
Les Français, lassés des trop longues présidences de François Mitterrand et de Jacques Chirac, ont élu Nicolas Sarkozy en comptant sur son énergie pour revitaliser leur pays. Ils espéraient une rupture avec des années d'immobilisme et des idéologies surannées. Ils ont eu une rupture avec les principes qui fondent la nation française. Ils ont été stupéfaits par cet « hyper-président », se saisissant chaque jour d'un nouveau dossier, aspirant à lui la droite et la gauche, bousculant tous les repères jusqu'à créer une complète confusion.
Comme des enfants qui viennent de faire une grosse bêtise, les Français sont trop occupés à se trouver des excuses pour admettre l'ampleur des dégâts et leur naïveté. Ils refusent d'autant plus de voir qui est vraiment Nicolas Sarkozy, qu'ils auraient dû s'en rendre compte depuis longtemps.
C'est que l'homme est habile. Comme un illusionniste, il a détourné leur attention en offrant sa vie privée en spectacle et en posant dans les magazines people, jusqu'à leur faire oublier son parcours politique.
Que l'on comprenne bien le sens de cet article : il ne s'agit pas de reprocher à M. Sarkozy ses liens familiaux, amicaux et professionnels, mais de lui reprocher d'avoir caché ses attaches aux Français qui ont cru, à tort, élire un homme libre.
Pour comprendre comment un homme en qui tous s'accordent aujourd'hui à voir l'agent des États-Unis et d'Israël a pu devenir le chef du parti gaulliste, puis le président de la République française, il nous faut revenir en arrière. Très en arrière. Il nous faut emprunter une longue digression au cours de laquelle nous présenterons les protagonistes qui trouvent aujourd'hui leur revanche.


Secrets de famille

À la fin de la Seconde Guerre mondiale, les services secrets états-uniens s'appuient sur le parrain italo-US Lucky Luciano pour contrôler la sécurité des ports américains et pour préparer le débarquement allié en Sicile. Les contacts de Luciano avec les services US passent notamment par Frank Wisner Sr. puis, lorsque le « parrain » est libéré et s'exile en Italie, par son « ambassadeur » corse, Étienne Léandri.
En 1958, les États-Unis, inquiets d'une possible victoire du FLN en Algérie qui ouvrirait l'Afrique du Nord à l'influence soviétique, décident de susciter un coup d'État militaire en France. L'opération est organisée conjointement par la Direction de la planification de la CIA -théoriquement dirigée par Frank Wisner Sr.- et par l'OTAN. Mais Wisner a déjà sombré dans la démence de sorte que c'est son successeur, Allan Dulles, qui supervise le coup. Depuis Alger, des généraux français créent un Comité de salut public qui exerce une pression sur le pouvoir civil parisien et le contraint à voter les pleins pouvoirs au général De Gaulle sans avoir besoin de recourir la force .
Or, Charles De Gaulle n'est pas le pion que les Anglo-Saxons croient pouvoir manipuler. Dans un premier temps, il tente de sortir de la contradiction coloniale en accordant une large autonomie aux territoires d'outre-mer au sein d'une Union française. Mais il est déjà trop tard pour sauver l'Empire français car les peuples colonisés ne croient plus aux promesses de la métropole et exigent leur indépendance. Après avoir conduit victorieusement de féroces campagnes de répression contre les indépendantistes, De Gaulle se rend à l'évidence. Faisant preuve d'une rare sagesse politique, il décide d'accorder à chaque colonie son indépendance.
Cette volte-face est vécue comme une trahison par la plupart de ceux qui l'ont porté au pouvoir. La CIA et l'OTAN soutiennent alors toutes sortes de complots pour l'éliminer, dont un putsch manqué et une quarantaine de tentatives d'assassinat . Toutefois, certains de ses partisans approuvent son évolution politique. Autour de Charles Pasqua, ils créent le SAC, une milice pour le protéger.
Pasqua est à la fois un truand corse et un ancien résistant. Il a épousé la fille d'un bootlegger canadien qui fit fortune durant la prohibition. Il dirige la société Ricard qui, après avoir commercialisé de l'absinthe, un alcool prohibé, se respectabilise en vendant de l'anisette. Cependant, la société continue à servir de couverture pour toutes sortes de trafics en relation avec la famille italo-new-yorkaise des Genovese, celle de Lucky Luciano. Il n'est donc pas étonnant que Pasqua fasse appel à Étienne Léandri (« l'ambassadeur » de Luciano) pour recruter des gros bras et constituer la milice gaulliste
Un troisième homme joue un grand rôle dans la formation du SAC, l'ancien garde du corps de De Gaulle, Achille Peretti -un Corse lui aussi-.
Ainsi défendu, De Gaulle dessine avec panache une politique d'indépendance nationale. Tout en affirmant son appartenance au camp atlantique, il remet en cause le leadership anglo-saxon. Il s'oppose à l'entrée du Royaume-Uni dans le Marché commun européen (1961 et 1967) ; Il refuse le déploiement des casques de l'ONU au Congo (1961) ; il encourage les États latino-américains à s'affranchir de l'impérialisme US (discours de Mexico, 1964) ; Il expulse l'OTAN de France et se retire du Commandement intégré de l'Alliance atlantique (1966) ; Il dénonce la Guerre du Viêt-nam (discours de Phnon Penh, 1966) ; Il condamne l'expansionnisme israélien lors de la Guerre des Six jours (1967) ; Il soutient l'indépendance du Québec (discours de Montréal 1967) ; etc.
Simultanément, De Gaulle consolide la puissance de la France en la dotant d'un complexe militaro-industriel incluant la force de dissuasion nucléaire, et en garantissant son approvisionnement énergétique. Il éloigne utilement les encombrants Corses de son entourage en leur confiant des missions à étranger. Ainsi Étienne Léandri devient-il le trader du groupe Elf (aujourd'hui Total), tandis que Charles Pasqua devient l'homme de confiance des chefs d'États d'Afrique francophone.
Conscient qu'il ne peut défier les Anglo-Saxons sur tous les terrains à la fois, De Gaulle s'allie à la famille Rothschild. Il choisit comme Premier ministre le fondé de pouvoir de la Banque, Georges Pompidou. Les deux hommes forment un tandem efficace. L'audace politique du premier ne perd jamais de vue le réalisme économique du second.
Lorsque De Gaulle démissionne, en 1969, Georges Pompidou lui succède brièvement à la présidence avant d'être emporté par un cancer. Les gaullistes historiques n'admettent pas son leadership et s'inquiètent de son tropisme anglophile. Ils hurlent à la trahison lorsque Pompidou, secondé par le secrétaire général de l'Élysée Edouard Balladur, fait entrer « la perfide Albion » dans le Marché commun européen.


La fabrication de Nicolas Sarkozy

Ce décor étant planté, revenons-en à notre personnage principal, Nicolas Sarkozy. Né en 1955, il est le fils d'un noble catholique hongrois, Pal Sarkösy de Nagy-Bocsa, réfugié en France après avoir fuit l'Armée rouge, et d'Andrée Mallah, une juriste juive originaire de Thessalonique. Après avoir eu trois enfants (Guillaume, Nicolas et François), le couple divorce. Pal Sarkosy de Nagy-Bocsa se remarie avec une aristocrate, Christine de Ganay, dont il aura deux enfants (Pierre-Olivier et Caroline). Nicolas ne sera pas élevé par ses seuls parents, mais balloté dans cette famille recomposée.
Sa mère est devenue la secrétaire d'Achille Peretti. Après avoir co-fondé le SAC, le garde du corps de De Gaulle avait poursuivi une brillante carrière politique. Il avait été élu député et maire de Neuilly-sur-Seine, la plus riche banlieue résidentielle de la capitale, puis président de l'Assemblée nationale.
Malheureusement, en 1972, Achille Peretti est gravement mis en cause. Aux États-Unis, le magazine Time révèle l'existence d'une organisation criminelle secrète « l'Union corse » qui contrôlerait une grande partie du trafic de stupéfiants entre l'Europe et l'Amérique, la fameuse « French connexion » qu'Hollywwod devait porter à l'écran. S'appuyant sur des auditions parlementaires et sur ses propres investigations, Time cite le nom d'un chef mafieux, Jean Venturi, arrêté quelques années plus tôt au Canada, et qui n'est autre que le délégué commercial de Charles Pasqua pour la société d'alcool Ricard. On évoque le nom de plusieurs familles qui dirigeraient « l'Union corse », dont les Peretti. Achille nie, mais doit renoncer à la présidence de l'Assemblée nationale et échappe même à un « suicide ».
En 1977, Pal Sarkozy se sépare de sa seconde épouse, Christine de Ganay, laquelle se lie alors avec le n°2 de l'administration centrale du département d'État des États-Unis. Elle l'épouse et s'installe avec lui en Amérique. Le monde étant petit, c'est bien connu, son mari n'est autre que Frank Wisner Jr., fils du précédent. Les fonctions de Junior à la CIA ne sont pas connues, mais il clair qu'il y joue un rôle important. Nicolas, qui reste proche de sa belle-mère, de son demi-frère et de sa demi-sœur, commence à se tourner vers les États-Unis où il « bénéficie » des programmes de formation du département d'État.
À la même période, Nicolas Sarkozy adhère au parti gaulliste. Il y fréquente d'autant plus rapidement Charles Pasqua que celui-ci n'est pas seulement un leader national, mais aussi le responsable de la section départementale des Hauts-de-Seine.
En 1982, Nicolas Sarkozy, ayant terminé ses études de droit et s'étant inscrit au barreau, épouse la nièce d'Achille Peretti. Son témoin de mariage est Charles Pasqua. En tant qu'avocat, Me Sarkozy défend les intérêts des amis corses de ses mentors. Il acquiert une propriété sur l'île de beauté, à Vico, et imagine de corsiser son nom en remplaçant le « y » par un « i » : Sarkozi.
L'année suivante, il est élu maire de Neuilly-sur-Seine en remplacement de son bel-oncle, Achille Peretti, terrassé par une crise cardiaque.
Cependant, Nicolas ne tarde pas à trahir sa femme et, dès 1984, il poursuit une liaison cachée avec Cécilia, l'épouse du plus célèbre animateur de télévision français de l'époque, Jacques Martin, dont il a fait la connaissance en célébrant leur mariage en qualité de maire de Neuilly. Cette double vie dure cinq ans, avant que les amants ne quittent leurs conjoints respectifs pour construire un nouveau foyer.
Nicolas est le témoin de mariage, en 1992, de la fille de Jacques Chirac, Claude, avec un éditorialiste du Figaro. Il ne peut s'empêcher de séduire Claude et de mener une brève relation avec elle, tandis qu'il vit officiellement avec Cécilia. Le mari trompé se suicide en absorbant des drogues. La rupture est brutale et sans retour entre les Chirac et Nicolas Sarkozy.
En 1993, la gauche perd les élections législatives. Le président François Mitterrand refuse de démissionner et entre en cohabitation avec un Premier ministre de droite. Jacques Chirac, qui ambitionne la présidence et pense alors former avec Edouard Balladur un tandem comparable à celui de De Gaulle et Pompidou, refuse d'être à nouveau Premier ministre et laisse la place à son « ami de trente ans », Edouard Balladur. Malgré son passé sulfureux, Charles Pasqua devient ministre de l'Intérieur. S'il conserve la haute main sur la marijuana marocaine, il profite de sa situation pour légaliser ses autres activités en prenant le contrôle des casinos, jeux et courses en Afrique francophone. Il tisse aussi des liens en Arabie saoudite et en Israël et devient officier d'honneur du Mossad. Nicolas Sarkozy, quant à lui, est ministre du Budget et porte-parole du gouvernement.
À Washington, Frank Wisner Jr. a pris la succession de Paul Wolfowitz comme responsable de la planification politique au département de la Défense. Personne ne remarque les liens qui l'unissent au porte-parole du gouvernement français.
C'est alors que reprend au sein du parti gaulliste la tension que l'on avait connu trente ans plus tôt entre les gaullistes historiques et la droite financière, incarnée par Balladur. La nouveauté, c'est que Charles Pasqua et avec lui le jeune Nicolas Sarkozy trahissent Jacques Chirac pour se rapprocher du courant Rothschild. Tout dérape. Le conflit atteindra son apogée en 1995 lorsque Édouard Balladur se présentera contre son ex-ami Jacques Chirac à l'élection présidentielle, et sera battu. Surtout, suivant les instructions de Londres et de Washington, le gouvernement Balladur ouvre les négociations d'adhésion à l'Union européenne et à l'OTAN des États d'Europe centrale et orientale, affranchis de la tutelle soviétique.
Rien ne va plus dans le parti gaulliste où les amis d'hier sont près de s'entre-tuer. Pour financer sa campagne électorale, Edouard Balladur tente de faire main basse sur la caisse noire du parti gaulliste, cachée dans la double comptabilité du pétrolier Elf. À peine le vieux Étienne Léandri mort, les juges perquisitionnent la société et ses dirigeants sont incarcérés. Mais Balladur, Pasqua et Sarkozy ne parviendront jamais à récupérer le magot.


La traversée du désert

Tout au long de son premier mandat, Jacques Chirac tient Nicolas Sarkozy à distance. L'homme se fait discret durant cette longue traversée du désert. Discrètement, il continue à nouer des relations dans les cercles financiers.
En 1996, Nicolas Sarkozy ayant enfin réussi à clore une procédure de divorce qui n'en finissait pas se marie avec Cécilia. Ils ont pour témoins les deux milliardaires Martin Bouygues et Bernard Arnaud (l'homme le plus riche du pays).


Dernier acte

Bien avant la crise irakienne, Frank Wisner Jr. et ses collègues de la CIA planifient la destruction du courant gaulliste et la montée en puissance de Nicolas Sarkozy. Ils agissent en trois temps : d'abord l'élimination de la direction du parti gaulliste et la prise de contrôle de cet appareil, puis l'élimination du principal rival de droite et l'investiture du parti gaulliste à l'élection présidentielle, enfin l'élimination de tout challenger sérieux à gauche de manière à être certain d'emporter l'élection présidentielle.
Pendant des années, les médias sont tenus en haleine par les révélations posthumes d'un promoteur immobilier (Jean-Claude Méry). Avant de décéder d'une grave maladie, il a enregistré pour une raison jamais élucidée une confession en vidéo. Pour une raison encore plus obscure, la « cassette » échoue dans les mains d'un hiérarque du Parti socialiste, Dominique Strauss-Khan, qui la fait parvenir indirectement à la presse.
Si les aveux du promoteur ne débouchent sur aucune sanction judiciaire, ils ouvrent une boîte de Pandore. La principale victime des affaires successives sera le Premier ministre Alain Juppé. Pour protéger Chirac, il assume seul toutes les infractions pénales. La mise à l'écart de Juppé laisse la voie libre à Nicolas Sarkozy pour prendre la direction du parti gaulliste.
Sarkozy exploite alors sa position pour contraindre Jacques Chirac à le reprendre au gouvernement, malgré leur haine réciproque. Il sera en définitive, ministre de l'Intérieur. Erreur ! À ce poste, il contrôle les préfets et de le renseignement intérieur qu'il utilise pour noyauter les grandes administrations.
Il s'occupe aussi des affaires corses. Le préfet Claude Érignac a été assassiné. Bien qu'il n'ait pas été revendiqué, le meurtre a immédiatement été interprété comme un défi lancé par les indépendantistes à la République. Après une longue traque, la police parvient à arrêter un suspect en fuite, Yvan Colonna, fils d'un député socialiste. Faisant fi de la présomption d'innocence, Nicolas Sarkozy annonce cette interpellation en accusant le suspect d'être l'assassin. C'est que la nouvelle est trop belle à deux jours du référendum que le ministre de l'Intérieur organise en Corse pour modifier le statut de l'île. Quoi qu'il en soit, les électeurs rejettent le projet Sarkozy qui, selon certains, favorise les intérêts mafieux.
Bien qu'Yvan Colonna ait ultérieurement été reconnu coupable, il a toujours clamé son innocence et aucune preuve matérielle n'a été trouvée contre lui. Étrangement, l'homme s'est muré dans le silence, préférant être condamné que de révéler ce qu'il sait.
Nous révélons ici que le préfet Érignac n'a pas été tué par des nationalistes, mais abattu par un tueur à gage, Igor Peccatte, immédiatement exfiltré vers l'Angola où il a été engagé à la sécurité du groupe Elf. Le mobile du crime était précisément lié aux fonctions antérieures d'Érignac, responsable des réseaux africains de Charles Pasqua au ministère de la Coopération. Quand à Yvan Colonna, c'est un ami personnel de Nicolas Sarkozy depuis des décennies et leurs enfants se sont fréquentés.
Une nouvelle affaire éclate : de faux listings circulent qui accusent mensongèrement plusieurs personnalités de cacher des comptes bancaires au Luxembourg, chez Clearstream. Parmi les personnalités diffamées : Nicolas Sarkozy. Il porte plainte et sous-entend que son rival de droite à l'élection présidentielle, le Premier ministre Dominique de Villepin, a organisé cette machination. Il ne cache pas son intention de le faire jeter en prison.
En réalité, les faux listings ont été mis en circulation par des membres de la Fondation franco-américaine, dont John Negroponte était président et dont Frank Wisner Jr. est administrateur. Ce que les juges ignorent et que nous révélons ici, c'est que les listings ont été fabriqués à Londres par une officine commune de la CIA et du MI6, Hakluyt & Co, dont Frank Wisner Jr. est également administrateur.
Villepin se défend de ce dont on l'accuse, mais il est mis en examen, assigné à résidence et, de facto, écarté provisoirement de la vie politique. La voie est libre à droite pour Nicolas Sarkozy.
Reste à neutraliser les candidatures d'opposition. Les cotisations d'adhésion au parti socialistes sont réduites à un niveau symbolique pour attirer de nouveaux militants. Soudainement des milliers de jeunes prennent leur carte. Parmi eux, au moins dix mille nouveaux adhérents sont en réalité des militants du Parti trotskiste « lambertiste » (du nom de son fondateur Pierre Lambert). Cette petite formation d'extrême gauche s'est historiquement mise au service de la CIA contre les communistes staliniens durant la Guerre froide (Elle est l'équivalent du SD/USA de Max Shatchman, qui a formé les néoconservateurs aux USA ). Ce n'est pas la première fois que les « lambertistes » infiltrent le Parti socialiste. Ils y ont notamment placé deux célèbres agents de la CIA : Lionel Jospin (qui est devenu Premier ministre) et Jean-Christophe Cambadélis, le principal conseiller de Dominique Strauss-Kahn [7].
Des primaires sont organisées au sein du Parti socialiste pour désigner son candidat à l'élection présidentielle. Deux personnalités sont en concurrence : Laurent Fabius et Ségolène Royal. Seul le premier représente un danger pour Sarkozy. Dominique Strauss-Kahn entre dans la course avec pour mission d'éliminer Fabius au dernier moment. Ce qu'il sera en mesure de faire grâce aux votes des militants « lambertistes » infiltrés, qui portent leur suffrages non pas sur son nom, mais sur celui de Royal.
L'opération est possible parce que Strauss-Kahn est depuis longtemps sur le payroll des États-Unis. Les Français ignorent qu'il donne des cours à Stanford, où il a été embauché par le prévot de l'université, Condoleezza Rice [8].
Dès sa prise de fonction, Nicolas Sarkozy et Condoleezza Rice remercieront Strauss-Kahn en le faisant élire à la direction du Fonds monétaire international.


Premiers jours à l'Élysée

Le soir du second tour de l'élection présidentielle, lorsque les instituts de sondages annoncent sa victoire probable, Nicolas Sarkozy prononce un bref discours à la nation depuis son QG de campagne. Puis, contrairement à tous les usages, il ne va pas faire la fête avec les militants de son parti, mais il se rend au Fouquet's. La célèbre brasserie des Champs-Élysées, qui était jadis le rendez-vous de « l'Union corse » est aujourd'hui la propriété du casinotier Dominique Desseigne. Il a été mis à disposition du président élu pour y recevoir ses amis et les principaux donateurs de sa campagne. Une centaine d'invités s'y bousculent, les hommes les plus riches de France y côtoient les patrons de casinos.
Puis le président élu s'offre quelques jours de repos bien mérités. Conduit en Falcon-900 privé à Malte, il s'y repose sur le Paloma, le yacht de 65 mètres de son ami Vincent Bolloré, un milliardaire formé à la Banque Rothschild.
Enfin, Nicolas Sarkozy est investi président de la République française. Le premier décret qu'il signe n'est pas pour proclamer une amnistie, mais pour autoriser les casinos de ses amis Desseigne et Partouche à multiplier les machines à sous.
Il forme son équipe de travail et son gouvernement. Sans surprise, on y retrouve un bien trouble propriétaire de casinos (le ministre de la Jeunesse et des Sports) et le lobbyiste des casinos de l'ami Desseigne (qui devient porte-parole du parti « gaulliste »).
Nicolas Sarkozy s'appuie avant tout sur quatre hommes :
  1. Claude Guéant, secrétaire général du palais de l'Élysée. C'est l'ancien bras droit de Charles Pasqua.
  2. François Pérol, secrétaire général adjoint de l'Élysée. C'est un associé-gérant de la Banque Rothschild.
  3. Jean-David Lévitte, conseiller diplomatique. Fils de l'ancien directeur de l'Agence juive. Ambassadeur de France à l'ONU, il fut relevé de ses fonctions par Chirac qui le jugeait trop proche de George Bush.
  4. Alain Bauer, l'homme de l'ombre. Son nom n'apparaît pas dans les annuaires. Il est chargé des services de renseignement. Ancien Grand-Maître du Grand Orient de France (la principale obédience maçonnique française) et ancien n°2 de la National Security Agency états-unienne en Europe [9].
Frank Wisner Jr., qui a été nommé entre temps envoyé spécial du président Bush pour l'indépendance du Kosovo, insiste pour que Bernard Kouchner soit nommé ministre des Affaires étrangères avec une double mission prioritaire : l'indépendance du Kosovo et la liquidation de la politique arabe de la France.
Kouchner a débuté sa carrière en participant à la création d'une ONG humanitaire. Grâce aux financements de la National Endowment for Democracy, il a participé aux opérations de Zbigniew Brzezinski en Afghanistan, aux côtés d'Oussama Ben Laden et des frères Karzaï contre les Soviétiques. On le retrouve dans les années 90 auprès d'Alija Izetbegoviç en Bosnie-Herzégovine. De 1999 à 2001, il a été Haut représentant de l'ONU au Kosovo.
Sous le contrôle du frère cadet du président Hamid Karzaï, l'Afghanistan est devenu le premier producteur mondial de pavot. Le suc est transformé sur place en héroïne et transporté par l'US Air Force à Camp Bondsteed (Kosovo). Là, la drogue est prise en charge par les hommes d'Haçim Thaçi qui l'écoulent principalement en Europe et accessoirement aux États-Unis [10]. Les bénéfices sont utilisés pour financer les opérations illégales de la CIA.
Karzaï et Thaçi sont des amis personnels de longue date de Bernard Kouchner, qui certainement ignore leurs activités criminelles malgré les rapports internationaux qui y ont été consacrés.
Pour complèter son gouvernement, Nicolas Sarkozy nomme Christine Lagarde, ministre de l'Économie et des Finances. Elle a fait toute sa carrière aux États-Unis où elle a dirigé le prestigieux cabinet de juristes Baker & McKenzie. Au sein du Center for International & Strategic Studies de Dick Cheney, elle a co-présidé avec Zbigniew Brzezinski un groupe de travail qui a supervisé les privatisations en Pologne. Elle a organisé un intense lobbying pour le compte de Lockheed Martin contre les l'avionneur français Dassault [11].
Nouvelle escapade durant l'été. Nicolas, Cécilia, leur maîtresse commune et leurs enfants se font offrir des vacances états-uniennes à Wolfenboroo, non loin de la propriété du président Bush. La facture, cette fois, est payée par Robert F. Agostinelli, un banquier d'affaires italo-new-yorkais, sioniste et néo-conservateur pur sucre qui s'exprime dans Commentary, la revue de l'American Jewish Committee.
La réussite de Nicolas rejaillit sur son demi-frère Pierre-Olivier. Sous le nom américanisé « d'Oliver », il est nommé par Frank Carlucci (qui fut le n°2 de la CIA après avoir été recruté par Frank Wisner Sr.) [12] directeur d'un nouveau fonds de placement du Carlyle Group (la société commune de gestion de portefeuille des Bush et des Ben Laden) [13]. Sans qualité personnelle particulière, il est devenu le 5e noueur de deals dans le monde et gère les principaux avoirs des fonds souverains du Koweit et de Singapour.
La côte de popularité du président est en chute libre dans les sondages. L'un de ses conseillers en communication, Jacques Séguéla, préconise de détourner l'attention du public avec de nouvelles « people stories ». L'annonce du divorce avec Cécilia est publiée par Libération, le journal de son ami Edouard de Rothschild, pour couvrir les slogans des manifestants un jour de grève générale. Plus fort encore, le communiquant organise une rencontre avec l'artiste et ex-mannequin, Carla Bruni. Quelques jours plus tard, sa liaison avec le président est officialisée et le battage médiatique couvre à nouveau les critiques politiques. Quelques semaines encore et c'est le troisième mariage de Nicolas. Cette fois, il choisit comme témoins Mathilde Agostinelli (l'épouse de Robert) et Nicolas Bazire, ancien directeur de cabinet d'Edouard Balladur devenu associé-gérant chez Rothschild.
Quand les Français auront-ils des yeux pour voir à qui ils ont à faire ?


[1] Quand le stay-behind portait De Gaulle au pouvoir, par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 27 août 2001
[2] Quand le stay-behind voulait remplacer De Gaulle, par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 10 septembre 2001
[3] L'Énigme Pasqua, par Thierry Meyssan, Golias ed, 2000.
[4] Les requins. Un réseau au cœur des affaires, par Julien Caumer, Flammarion, 1999.
[5] Un relais des États-Unis en France : la French American Foundation , par Pierre Hillard, Réseau Voltaire, 19 avril 2007.
[6] Les New York Intellectuals et l'invention du néo-conservatisme, par Denis Boneau, Réseau Voltaire, 26 novembre 2004.
[7] Éminences grises, Roger Faligot et Rémi Kauffer, Fayard, 1992 ; « The Origin of CIA Financing of AFL Programs » in Covert Action Quaterly, n° 76, 1999.
[8] Dominique Strauss-Kahn, l'homme de « Condi » au FMI, par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 5 octobre 2007.
[9] Alain Bauer, de la SAIC au GOdF, Note d'information du Réseau Voltaire, 1er octobre 2000.
[10] Le gouvernement kosovar et le crime organisé, par Jürgen Roth, Horizons et débats, 8 avril 2008.
[11] Avec Christine Lagarde, l'industrie US entre au gouvernement français, Réseau Voltaire, 22 juin 2005.
[12] L'honorable Frank Carlucci, par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 11 février 2004.
[13] Les liens financiers occultes des Bush et des Ben Laden et Le Carlyle Group, une affaire d'initiés, Réseau Voltaire, 16 octobre 2001 et 9 février 2004.


Samedi 19 Juillet 2008


Source :
http://www.alterinfo.net

mardi 6 mai 2008

Vide

La vie c’est des hauts et des bas, surtout chez moi, je suis la personne la plus lunatique que je connaisse ! Après une semaine à Toulouse où j’ai franchement profité, et une semaine avec mes parents chez moi à faire des travaux, puis un week end à fêter mon anniversaire, il fallait bien que ça redescende !

Et ça redescend bien. Je me sens monstrueusement inutile, vide, insignifiant, et tout ce que vous pourrez rajouter en ce mardi de grand soleil… Le fait d’être toujours un joyeux chômeur ne doit pas aider à trouver un quelconque intérêt à ma vie.

Mais d’un autre côté, je n’ai pas de quoi me sentir si nul que ça. Après tout j’ai des amis géniaux, une famille en or. Tout le monde me soutient et m’aide sans détour dans cette période de trouble.

Alors quoi ? Que me manque t il en dehors d’un taff ? Un mec… Ouais, ça commence à peser ça. Hier soir, j’avais pas vraiment envie de sexe, mais un mec que j’avais contacté sur le net il y a quelque jours m’a appelé. Il voulait venir se faire sauter la rondelle.

J’étais pas super chaud, mais il est super mignon, et je me suis dit que ça me ferait du bien un peu de chaleur humaine. C’était désastreux. Il est effectivement très mignon, mais il bande pas vraiment et comme il était fatigué ben il a pas voulu se faire prendre. Pourtant il a insisté pour que je le saute, et après plus rien ?

Mais c’est quoi ces mecs, bordel à queue ! Moralité il s’est branlé, m’a ruiné mes draps et s’est barré. Youpi, ça c’est une partie de sexe mémorable !!!!!

Alors si même mes plans cul deviennent merdique, où va le monde quoi ! Merde il me reste que le sexe pour me sentir un peu indispensable !

Il faut que je me ressaisisse, voilà ce que je me suis dit en me réveillant ce matin, j’ai donc passé plus d’une heure à lire toutes les annonces d’emploi que je pouvais croiser, le constat est affligeant, il n’y a rien dans ma branche. Mais quand je dis rien, c’est que même quand je tape un métier qui approche dans les moteurs de recherche on me remonte une liste de 5 postes sur toute la France, et qui en plus n’ont rien à voir avec ce que je peux faire.

Connerie de truc à la con !

« La croissance, j’irais la chercher avec les dents ! » © Le Nain, 2 mai 2007.

On en est où un an après ton arrivée au pouvoir ducon ? Hein ? Triste jour au demeurant. Mais je dois reconnaitre qu’il y a pile un an j’étais persuadé que la France aller sombrer dans la guerre civile. Donc au vue de ce que j’attendais le bilan est plutôt positif.

J’ai une pensée émue pour tous ceux qui ont voté pour un président qu’ils pensaient compétent, le seul à même de redresser la France, le seul à pouvoir donner du travail, des salaires décents, et de la protection à tout le monde. Le candidat qui a appelé les gens qui avaient peur de l’avenir à voter pour lui.

Je ne sais pas si vous avez moins peur maintenant, mais je suis presque sûr que si c’était à refaire maintenant le résultat ne serait pas le même. Voilà ce que ça donne quand tout le monde s’improvise économiste et politologue, on élit des incompétents populistes.

Monsieur le Président, quand je vous entends parler depuis le mois de janvier, j’ai un peu l’impression de voir une pâle copie du Président Hoover. Peut-être l’ignorez vous, mais il était président des Etats-Unis au moment de la grande dépression, alors que son pays se remplissait de chômeur et de SDF, son discours restait le même : « la prospérité est au coin de la rue ». On est quand même très proche du « vous voulez que je vide des caisses déjà vide ? ».

Je vais pas m’énerver contre le Nain, ça n’apporte rien…

Joyeux anniversaire la France d’en bas, j’espère que tu la sens bien la rupture !

jeudi 21 février 2008

Bel exemple d’antisémitisme

Je suppose que tout le monde ou presque a entendu parler de l’histoire de M. Cavada qui assiste placidement à une « bourde » d’un intervenant lors d’une de ces réunions publiques le 14 février dernier. Pour recadrer donc, M. Cavada, ancien UDF, est tête de liste UMP dans le 12ème arrondissement de Paris, face à Michèle Blumenthal maire socialiste sortante. Arrondissement clé s’il en est, le 12ème est l’objet de toute les attentions de la droite (qui ne s’avoue pas vaincu à Paris, il n’y a qu’à voir le nombre hallucinant de listes dissidentes de divers droite).

Bref, donc comme vous j’ai vu dans la presse qu’il y avait eu « bourde » sur un sujet qui n’en a pas besoin, à savoir les subventions de la mairie de Paris aux associations juives et homosexuelles. D’après M. Stefanovitch, journaliste de son état, le maire de Paris accorderait des subventions plus largement qu’il ne devrait à ses associations dans le seul but d’« acheter » le vote juif et homosexuel, si nécessaire à la gauche (ben vi une fois qu’on enlève les juif et les pédés, l’électorat de la gauche n’est plus rien, c’est bien connu).

Même si dès le départ le propos est on ne peut plus scandaleux, il est quand même intéressant de s’y intéressé deux minutes. Et ce pour plusieurs raisons : d’abord parce que ce gentil monsieur ment, tout simplement, sur le montant des subventions, par exemple il avance le chiffre de 600 000 euros pour les associations homosexuelles, alors que le chiffre réel et au alentour de 250 000 euros, si ce montant vous parait exorbitant, il est bon de rappeler que le montant total des subventions distribuées chaque année par la mairie de Paris est de 200 millions d’euros. Ensuite parce que ce monsieur est tout simplement l’archétype de l’antisémite de base (en supposant qu’il y est des cadres pour qualifier ces gens).

Je vais arrêter là les mots, pour faire place à l’image, je vous demanderais de faire attention à deux choses : M. Cavada a prétendu ne pas avoir entendu ces propos (d’où son absence de réaction) parce qu’il discutait à ce moment là, et à moins de « discuter » avec sa main, je ne vois pas bien comment il n’aurait pas pu entendre, ensuite faites particulièrement attention à la dernière minute de la vidéo. Un journaliste lui demande de s’expliquer sur quoi il se base pour juger la différence de subvention entre deux associations, l’une juive, l’autre non (encore que), et là le monsieur se perd de plus en plus, et il finit par une envolée lyrique digne d’un Le Pen au mieux de sa forme.

Ce que je retiendrai de cette histoire c’est que les juifs ne sont sûrement pas responsable du réchauffement climatique, mais par contre que M. Cavada a la conscience politique d’un Sarkozy au mieux de sa forme, et que la France va de plus en plus mal si personne ne s’indigne de ce que dit ce journaliste, de ce que ne dit pas M. Cavada sur le moment, de ce qu’il dira après, et sur ce que les médias ne diront pas sur cette affaire. Comme ils ne disent rien ou presque sur les propos du chef de l’Etat par rapport aux religions, ou plus récemment sur les prises de positions plus que dangereuses de sa chef de cabinet à propos des sectes (je suis rassurée qu’elle m’informe que les sectes sont un non-problème).

Je ne peux malheureusement pas détaillé tout ça ici, j’y reviendrais peut-être. Je ne suis même pas en colère, je suis accablé…

Je vous laisse juge !

Tout d’abord la vidéo où M. Cavada présente l’intervenant :


Ensuite l’intervention suivie de la question d’un journaliste et la réponse à ladite question :







source: http://tempsreel.nouvelobs.com/speciales/politique/municipales_2008/20080216.OBS0847/videos__cavada_et_le_vote_juif.html

vendredi 11 janvier 2008

Bruit(s) de couloir

Parce que des fois ce blog se veut être un outil d'information libre et indépendant. Parce que je suis insensible à la pression et au politiquement correct. Parce que je crois que certaines informations doivent être révélées au grand public. Parce que je pense que CETTE information va changer votre vie. Je me dois de vous rapporter le bruit qui gronde dans tout Paris depuis ce matin (enfin moi je viens juste de l'apprendre, ben vi j'ai pas que ça à foutre non plus)

Notre cher Président de la République et son ex-top model de petite amie se sont marié dans le plus grand secret hier soir à la mairie du 2e arrondissement de Paris.

Alors heureux? Est ce que votre côté "ménagère de moins de 50 ans" ne vient pas subitement de s'éveiller? Est ce que, tremblante telle la vierge qui va se faire déflorer, vous ne vous jetez pas sur le site de Gala ou Voici?

Oui je sais, je viens de changer votre vie, mais que voulez vous, je suis comme ça moi, le cœur sur la main! Non, ne me remerciez pas de suite... Attendez de vérifier si c'est vrai au moins (parce que sur une échelle de 1 à 10 dans la fiabilité, là on est à -450 hein!)

Et avant que j'oublie, bon week-end tout le monde. Moi je vais boire jusqu'au coma, j'ai besoin d'oublier deux trois trucs (que je vous raconterai ultérieurement, oui je sais, je fais chier avec mes teaser qui durent une semaine, mais je fais ce que je veux, na!)

mercredi 9 janvier 2008

Vieilles peurs

Tout est dit dans l'article, je n'ai rien à ajouter, si ce n'est que je vous assure qu'on va regretter que le nain ait été élu président!

Et je ne parle pas de clope ou de poppers pour une fois (ni des 35h).

Lisez ceci et vous comprendrez ce qui me fait trembler depuis quelques jours...



mercredi 21 novembre 2007

Ne passez pas par la case départ, ne touchez pas 20 000 F

En prison ?

Il semblerait qu’un mini-séïsme se prépare dans les couloirs feutrés des bureaux d’un juge parisien. Que dis-je, d’une juge ! En effet, depuis ce matin, 8h30, Xavière, c’est son prénom, entend un ancien chef de l’état sur des faits remontants aux années 80 et 90 quand il était alors maire d’une petite bourgade nommée Paris.

La nouvelle tombe à 12h37, Jacques Chirac est mis en examen pour les affaires des chargés de mission de la mairie de Paris.

Alors peut-on décemment envisagé qu’un ex Président de la République française aille croupir en prison pour des faits commis il y a presque 20 ans ? Faits connus de tous au passage vu qu’il s’est joyeusement ri de la justice pendant son mandat présidentiel.

Est-ce justice de le punir pour ça après l’avoir mené à diriger la France pendant 12 ans ? Est-ce justice de se contenter des miettes qu’il veut bien laisser à la juge ? Oui car s’il « accepte » tant bien que mal de se soumettre sur ces sujets aux questions des juges, il refuse toujours de le faire sur l’affaire qui a secoué son second mandat présidentiel. Il rétorque qu’il ne peut être entendu sur quelque chose concernant l’exercice de son mandat présidentiel.

Mouais…

Je ne connais pas toutes les histoires, je ne connais les tenants et les aboutissants de ce qui pourrait être l’épilogue d’un scandale vieux de 20 ans. Mais je sais une chose : pourquoi en France personne ne s’inquiète qu’on puisse envisager de foutre en prison un ancien chef de l’état pour des histoires d’emplois fictifs ? Pourquoi a-t-on voté pour lui alors qu’on le savait (quand je dit « on » je m’inclus, 21 avril 2002 oblige, j’ai voté Chirac… ouép… bref…)

Pourquoi un homme politique qui réussi en France doit forcément être un pourri manipulateur mégalo coureur de jupon ?

Pas de partisianisme dans ce que je viens de dire, on connaît tous la vie de Mitterrand… Et je ne parlerai pas de notre nouveau super président adoré chéri qu’il est partout qu’il est parfait qu’il va tout régler (d’ailleurs je me demande pourquoi il n’a pas demandé à Bolloré de prêter un jet à chaque français qui a du mal à aller travailler en ce moment…).

Quand on voit qu’aux States un président peut-être démis de ses fonctions parce qu’ils s’est fait sucer sous son bureau par une pouffiasse…

Alors vous me direz qu’on a changé la constitution, et que maintenant on peut lancer une procédure de destitution contre un président en exercice en France. Mais vu que l’opinion ne peut s’émouvoir de ce que Chirac est en train de révéler*, je doute qu’elle ne demande la tête d’un président un jour… Sauf s’il n’augmente pas le pouvoir d’achat, bien sûr, y a que ça qui compte, les sous-sous du quotidien… Mais la non-tenue des promesses électorales ce n’est pas un motif de renvoi devant le Parlement !


* Dans un point de vue publié par "Le Monde", Jacques Chirac dit n'avoir agi que pour pouvoir mieux servir les Parisiens. © Le Monde.fr







mardi 2 octobre 2007

Après la bataille


Alors je sais que tout le monde va me dire « oh mais c’est bon on l’a vu deux milles fois dans la presse blablabla Paris Match blablabla ». N’empêche que moi je l’ai découverte ce matin (merci mon nouveau boulot on trouve des choses formidaaaaaaaaaaaaable dans sa boite mail), et qu’elle me fait hurler de rire, mais à un point peu imaginable !

Et là en même temps, je me rends compte qu’il faudrait peut-être que je tue Mister Big et Lucie, et que je brûle leurs archives, ainsi que ma mère, ainsi que tous mes amis en fait. Parce que moi si un jour je deviens président (oui mais c’est prévu en fait, je vous raconterai ça plus tard). C’est pas ce genre de photo là qu’on va ressortir, mais moi avec une perruque rose en train de sniffer de la C…

Quoique ce genre de photo en Une de Paris Match suis pas sûr, mais bon il reste toujours « Choc »…

Tout ça pour dire que voilà quoi, ils me font bien rire ! Et à la personne (je sais plus qui) qui m’a dit qu’elle avait des infos sur qui couchait avec Sarko en ce moment mais que je devais être au courant, je rappelle que JE NE TRAVAILLE PAS POUR L’UMP !!!!!!!!!!!!!!! Non mais…

Et de toute façon je m’en fous de qui couche avec Sarko, la seule chose qui m’intéresserait ce serait si la pouffe en question pouvait l’étrangler dans son sommeil… Ou, vu sa taille, l’étouffer en lui posant sa poitrine refaite sur la tronche !

Il faut que j’arrête de parler de lui, ça m’énerve, et après je suis ballonné… Oui Sarko c’est néfaste pour la digestion (non ça n’a rien à voir avec le fait que je mange fast food tous les jours !).

Je sais pas pourquoi, mais ça me fait du bien de lui vomir dessus ici. Oui c’est puérile, petit, inutile, tout ce que vous voulez, mais quand on exècre, on exècre ! Je sens cette semaine bloguesque très politicienne (pas politique, non politicienne, du niveau de Paris Match quoi). Du coup ça me permet d'inaugurer une nouvelle rubrique: "Petite politique", ça veut tout dire... ET pourquoi ce sujet de prédilection en ce moment? Parce que sinon ça va m’obliger à vous parler de mon déménagement ou de mon boulot ou de ma vie sentimentale et sexuelle, et ce sont des points que je ne veux absolument pas aborder pour le moment.

Peut-être après…

En attendant : SAR-KO TÊTE DE VEAU, FIL-LON TÊTE DE FION ! (à hurler en accentuant les syllabes)





J’ai presque honte quand même… Et puis non… Et puis ça me manque les manifs étudiantes, c’est tellement pronfond (preuve avec le slogan)…

jeudi 18 mai 2006

Et j'emmerde Marine juste parce que ça fait zizir

Et ouais c’est le début de la fin, je cite Diam’s, et J’ASSUME !!! Mais c’est quoi ce pays de merde dans lequel je vis ? Vous pouvez m’expliquer ? Non parce que là je suis en attente complète. Ouais pour la première fois de ma vie, j’envisage sincèrement d’être complètement honteux d’avoir un passeport français. Je n’ai pas l’habitude de cracher dans la soupe, je n’ai pas l’habitude de comparer ce qui n’est pas comparable, je n’ai pas l’habitude de faire des raccourcis, je n’ai pas l’habitude de m’emballer ou de me battre contre des moulins, mais je n’ai pas l’habitude d’être pris pour un con en permanence.

Le sport national en France c’est le chauvinisme ? Ou peut-être que c’est la mauvaise foi ? On dit que la meilleure façon de reconnaître un français à l’étranger (à part de lui demander de parler anglais), c’est de regarder qui râle en permanence. Je pense qu’en fait le français est tout simplement l’animal le plus stupide de la planète. En tout cas c’est comme ça qu’on nous parle. Prenons un exemple au hasard : M Sarkozy (ouh je sens que je vais me faire des amis !), qui annonce au JT de 20h cette semaine qu’il n’en veut à personne, qu’il cherche les coupables, qu’il veut la vérité, et qu’il reste dans ses fonctions, car il est investi d’une espèce de mission sacrée au service du peuple français. Mais non, « ce n’est pas de la langue de bois, laissez-moi vous répondre franchement M Pujadas… », « M Pujadas, votre question est très claire, ma réponse le sera aussi… » MAIS C’EST PAS PERMIS CE QUE CE MEC PEUT M’HORRIPILER !!!!!! ABATTEZ-LE… (je risque une condamnation là ?). Bref entre lui, et notre cher « brushing-man » qui nous sert de Premier Ministre, on est bien là ! Le brushing quand il parle (y compris aux députés), on a l’impression qu’il a un parterre de cotorep profond : il découpe, il ralentit le débit quand c’est important, mais j’ai pas 2 de QI, je te comprends quand tu parles connard !

Mais où est-il écrit qu’on est trop stupide pour les comprendre ? Qu’on est trop stupide pour faire notre choix sur les programmes politiques ? Vous l’ignorez peut-être (heureux que vous êtes !) mais il y a certaines règles en politique et en journalisme, je vais vous rapporter les plus scandaleuses :

1/ Un JT doit comporter des reportages de 2 min maximum, sinon les gens décrochent. Il faut illustrer ce que dit le présentateur sinon vous ne pouvez pas comprendre…
2/ Un JT doit comporter 5 min d’infos internationales, 10 min d’infos nationales, 5 min de brèves, et 10 min de « divers-loisirs-vie quotidienne » afin de séduire la ménagère de moins de 50 ans. D’où l’importance des reportages du 13h de TF1 !
3/ Une campagne électorale, et un discours d’homme politique en campagne ne doit parler que des sujets « proches des français » (en ce moment : insécurité, protection sociale, éducation), ce qui représente 20 à 30% du travail de nos élus. Le reste étant trop « compliqué » et trop éloigné de vos préoccupations, on ne vous en parle même pas (qui se fou de la construction européenne, de la lutte contre le terrorisme, des relations transatlantique, de la coopération, du développement durable… et j’en passe…).
4/ Un JT reprend environ 10% du contenu d’un grand quotidien comme Le Monde chaque jour, alors que Le Monde lui-même ne traite que 10% des dépêches AFP qui tombent ! Je ne commenterais même pas cette info. (L’objection « mais on n’a pas le temps de tout dire » n’est pas recevable !).

Et le pire c’est que quand je discute de ça avec des gens, comme mon nouveau patron, j’ai le droit à « mais vous savez si les médias et les hommes politiques prennent les français pour des cons, c’est parce qu’il y a vraiment matière à ! », et si j’ai le malheur d’objecter je me prends un merveilleux « mais c’est parce que vous êtes jeune ! ». Et pourtant je suis quelqu’un de plutôt conformiste, je suis le premier à dire qu’il faut attendre un certain âge pour prétendre à gouverner, que la sagesse vient avec l’âge. Mais j’en suis de moins en moins sûr.

On a besoin d’un électrochoc. Notre société n’est pas pourrie, elle est juste en train de se scléroser. Il y a du bon, il y a du potentiel, mais il n’y a personne pour le faire ressortir. Alors la seule solution qu’on nous propose c’est de fermer les frontières pour filtrer les cerveaux et rejeter le reste ? La France ne dispose pas d’assez de richesses pour en faire profiter le plus grand monde ? Et bien on va être emmerdé à la prochaine génération, sachez qu’à ce moment là on sera 75 millions à s’arracher des sous-emplois et des prestations sociales, vite renvoyons tous les étrangers chez eux !!!! Il faut arrêter de dire n’importe quoi, et surtout de nous prendre pour des cons. Il y a de la place, et on est quand même bien mieux ici qu’en Chine bordel !!!!!! (Désolé c’était le moment minute blonde de cet article).

Alors voilà, après on tombe sur des grands cerveaux comme Marine Le Pen qui peut se gausser, au sujet de la toute nouvelle loi sur l’immigration, en disant « mais, ça fait 30 ans que le Front National tient ce discours, et aujourd’hui il est repris par l’ensemble de la classe politique, les français savent à quoi s’en tenir, et ils savent pour qui voter s’ils veulent vraiment du changement ». Tu l’as dit bouffie ! Alors les pronostiques sont ouverts : second tour des présidentielles en 2007 je propose un merveilleux Le Pen – Besancenot ! Qui dit mieux ?

Gauthier qui frappe à la porte de l’ambassade de Suisse.