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mercredi 3 décembre 2008

Trouver sa voie et s’y tenir

Il n’y a pas que des chômeurs en France, il y a aussi des gens qui travaillent. Et parmi ces gens-là y en qui ont une vocation comme ils disent. Je vous parle bien sûr des curés, docteurs et autres banquiers. Parce que le boulot est ingrat au possible, on ne parle pas d’argent, c’est mal poli, et surtout on a la reconnaissance qu’on mérite : à savoir rien du tout !

Ndrl : là tu te dis, cher lecteur, que le docteur échappe à cet état de fait, ben va te faire opérer par un mec qui te loupe, et tu verras la reconnaissance que tu vas lui témoigner après ça !!!!!


Bref, parmi tous ces emplois ingrats au possible, il y a mon préféré, j’ai même un temps pensé à en devenir un, je vous parle des profs. Oui, oui, si j’ai fait de l’Histoire avant science po c’est pas juste pour passer des heures à jouer à la belote au RU et avoir mes diplômes quand même. Non, j’avais envie de m’occuper de nos chères têtes blondes.

Puis en guise de tête blondes, je me suis rapidement rendu compte qu’on avait principalement affaire à des boutonneux qui n’en avait rien à foutre que tu sois là à tenter de les sortir de leur ignorance. Pire, s’ils croisent un géni, le deuxième voeux qui vient juste après la PSP à noël, c’est la mort de leur prof dans des circonstances qui ferait passer Hannibal Lecter pour un enfant de cœur.

Je me suis donc rapidement ravisé, mais certains se sont obstinés jusqu’à décrocher le fameux sésame. Et les voilà, après des années passées à étudier les crises christologiques du IVème siècle en Occident, devant une classe de 6ème qui pensent que, si, en Egypte de nos jours il y a effectivement des hommes à tête de faucon qui se baladent dans la rue ou qui se demande qui est le con qui a rebouché le canal que Moïse a construit pour traverser la Mer Rouge (véridique).

Là tu as deux possibilités si tu veux survivre : prendre du Xanax et attendre la retraite en tentant tant bien que mal de te faire muter dans un coin sympa à coup de pacs avec tes amis pédés. Ou alors, et on arrive au but de mon article : tu trouves un défouloir autre que kidnapper des élèves pour leur ouvrir le ventre et faire caca dedans avant de refermer avec des barbelés.

Peut-être n’as-tu jamais, cher ami lecteur mis les pieds sur le blog de Soph’, pourtant il est en lien là sur le coté depuis près de trois ans. Soph’ est une prof de français dans le Nord de la France qui après avoir un moment pensé à devenir serial killeuse (un métier d’avenir s’il en est), a décidé de croquer son quotidien sous forme de petits strips d’art brut comme elle aime à le dire elle même.

Le dessin est minimaliste, mais l’humour est là et bien là, et c’est du lourd (humour, lourd, tu vois le jeu de mot de la mort qui tue lecteur chéri ?). Et à force de faire rire la blogosphère avec ses 6ème OGM et son mascotte Émilie, elle a finit par passer sous la table d’un éditeur. Et la voilà en train de signer des autographes de son premier album.

Premier album que tu peux trouver dans toutes les bonnes crèmeries (mais ça sera quand même plus facile à la Fnac ou sur Amazon quand même), sobrement intitulé « The plus beau métier du monde ».


Alors j’en appelle à toi en ces temps de chasse au cadeau à la fois utiles et agréables, offre à ta famille ou à tes amis (ou à des inconnus si tu n’as personne dans ta vie, ça arrive aussi) ce magnifique album plein de chose qui feront rire les gens que t’aime et pas que (oui les gens que t’aime pas peuvent aussi avoir envie de rire, on y pense pas assez d’ailleurs !)

Ce message n’est pas du tout à but mercantile, non, je le fais juste pour une chose : si Soph’ vend suffisamment de bédés, elle pourra continuer à en écrire d’autres, mais surtout, surtout, surtout, elle ne reprendra pas sa carrière avortée de serial killeuse. Alors pour le bien de vos enfants, vous savez ce qu’il vous reste à faire.

Faites de cette prof une rentière de la bédé ! (moi qu’est ce que j’y gagne ? ben si ma prose lui plait, une planche dédicacée de la main du maître à ranger dans mon coffre-fort pour assurer mes vieux jours !)

vendredi 1 février 2008

Chercher pour trouver?

Aujourd'hui je vous propose un texte écrit par Emma. Ella l'a écrit en parlant d'elle, de moi, en pensant à ce qui fait que nous nous comprenons si bien. Nous sommes pleins des mêmes blessures, des mêmes failles, des mêmes peurs. Je vous le livre brut, tel qu'elle l'a écrit, sans rien ajouter, sans rien enlever. Il est tout simplement magnifique.

Merci Emma.


Je cherche. Depuis longtemps. J’ai même l’impression d’avoir toujours cherché.

Du plus lointain de mes souvenirs je suis en quête, en équilibre, sans point d’accroche. De mes plus anciennes perceptions j’ai cette sensation de manque, de vide, de plaie mal cicatrisée. J’ai toujours su. J’ai toujours senti. C’est une telle panique au début. Qu’est-ce que j’ai ? Ou plutôt, qu’est-ce que je n’ai pas ? La folie, la douleur, la différence, j’en ai cherché des noms… Il y a la colère ensuite. Pourquoi moi ? En quoi je le mérite ? Si je suis coupable de quelque chose, je devrais le savoir…

Tant de questions qui s’imbriquent là où je sens le vide, qui le remplissent jusqu’à l’explosion, qui torturent jusqu’à la souffrance, qui obsèdent jusqu’à la rupture. Ce putain point de rupture, tout ramène toujours à ça. N’importe quel cheminement, n’importe quel comportement, n’importe quel sentiment, tout me conduit toujours à la rupture. A ce moment où je bascule. Puisqu’elles ne semblent pas être là où je m’acharne à les chercher, pourquoi les réponses ne seraient-elles pas de ce côté-ci ?

Puisque j’ai si mal, puisque j’ai si peur, puisque j’ai tant de haine, puisque je suis perdue, autant plonger et s’y noyer, peut-être que tout s’apaisera alors. Je ne résiste pas, c’est même presque facile. On ne dirait pas, mais c’est un terrain connu tout ça. Il n’y a d’ailleurs qu’ainsi que je me sens presque bien.

Mais après avoir cherché si profondément dans cette fêlure, après avoir exploré si violemment ma chair et mon esprit, après avoir été si souvent à la frontière, je n’ai toujours pas de réponse. Le vide est toujours là, béant. L’harmonie, introuvable ; pas même de quoi calmer la souffrance. Et les questions plus nombreuses.

Je cherche. Encore et toujours. J’ignore toujours de quoi combler ce vide, j’ai essayé tellement de choses… Plus je vieillis et plus j’essaye, parfois j’ai cru avoir trouvé une piste, mais toujours le gouffre se rouvre et tout est balayé. Plus je vieillis et moins j’ai d’espoir. Plus je vieillis et plus j’apprivoise ce deuil de moi-même. J’ai cherché si violemment, si longtemps, si ardemment. Accompagnée, à chaque pas, de cette morsure douloureuse, de ces questions aliénantes, de cette angoisse paralysante ; je m’en suis nourrie si fort.

Tellement liée à cette souffrance, je cherche avec une terreur secrète : trouver.

mercredi 8 août 2007

Blogcrossing ?

Deuxième jour de grève


Ce soir j'ai mangé avec Sociable... Pardon, je rectifie, je me suis fait inviter à manger par Sociable! Comme je suis en grève (mais surtout crevé/bourré/défoncé), je vais la faire courte.

Sociable quand je le lis, j'ai un peu l'impression de me lire: de la débauche en veux-tu en voilà, bref il gagne à être connu! Donc c'est tout fébrile que je me pointe au rdv (avec 30 min de retard, mais il semblerait que si j'étais arrivé à l'heure ça l'aurait choqué, d'après ses dires)

Charmant jeune homme, de la discussion, de l'humour, de la culture, bref un jeune homme bien sous tous rapport... S'il n'avait pas baisé mon meilleur ami de l'époque (il y a quelques années) il aurait pu être le jeune homme parfait...

Mais bon, tant pis! De toute façon, il aime les asiatiques, et moi, avec ma gueule de français consanguin j'ai aucune chance!!!! Et de toute façon bis, il est trop vieux pour moi! (pardon mais je m'attendais à un mec de mon âge en fait... mais ça te va très bien, hein, te vexes pas...)

Voilà, sur ce, je vais dormir.

Ps: on se refait ça quand tu veux, et puis j'ai plein de monde à te présenter, tu verras ils sont tous gentils, alcooliques et fous, mais gentils ;)

mardi 19 juin 2007

Blogcrossing : dernier jour!

Oui, je sais, vous n'en pouvez plus.
Vous attendez le retour de Gauthier avec impatience, moi aussi.
Rassurez-vous, il va bien. Il a survecu aux folles nuits toulousaines et à l'air pur si oppressant du Cantal.....et il rentre aujourd'hui!!!!!
Je propose aux alcooliques habituels de fêter dignement son retour mercredi soir.

Chéri, c'est fini, tu ne pars plus en vacances sans moi.

Pour la dernière, c'est Minilola qui s'y colle:




Parfois, j'aimerais être comme ça... ne pas ressembler à ce que les gens voient tous les jours, parce que je suis plusieurs personnes à la fois, comme tout un chacun j'imagine... Des fois je suis douce et j'ai l'air de la meilleure personne du monde, un jeune fille comme il faut, parfois je fais des trucs horribles dont je ne parle à personne...

J'ai envie de vacances, comme notre ami Gaugau.

lundi 18 juin 2007

Blogcrossing : Gauthier, c'est un pervers (par Grenouille)

Il n'y a pas d'autre mot. Il a une influence étrange sur les gens qui gravitent autour de lui. Et ça se vérifie à chaque fois.

Prenez un Gaugau. Rajoutez quelques bouteilles de vodka, un ou deux softs pour faire croire qu'on ne la boit pas pure, et rapidement la soirée prend des tournures de baisodromes.

Ca commence tout doucement. Les gens se rapprochent et se prennent dans les bras. C'est normal, il n'y a pas beaucoup de place chez Gauthier. Alors on accepte gentiment la tête de la voisine qui tombe sur notre épaule ou le bras du voisin sur notre jambe. On est tolérants et compatissants.

Ca continue avec la lobotomie PinkTV-esque. L'écran diffuse en boucle des images de triple-sodomie avec salto arrière et éjaculation discrète. Et ça, ça a deux effets. Premièrement, ça hypnotise. Deuxièmement, ça incite à boire pour oublier.

Et puis petit à petit, l'ambiance se réchauffe. Ca doit être les clips de Britney Spears, je ne vois que ça. A force d'entendre Britney chanter pendant que PinkTV tourne, on associe les deux. Et puis l'alcool chauffe. La vodka-sunrise, ça se boit comme du petit lait. Tout d'un coup, nos voisins sont les gens les plus drôles du monde (alors qu'à jeun ce sont des cons, hein, on est d'accord). On met des mains au cul, on caresse des torses, on roule des pelles. Le plus souvent hétéro, heureusement, faut quand même pas perdre les bons principes.

Mais parfois ça dérape. Ca commence toujours par les filles, d'ailleurs. Elles ont tendance à s'embrasser facilement. A croire qu'elles apprécient ça; Je dois avoir plus de photos de lesbianisme refoulé dans les soirées de Gauthier que celles d'Arthus Bertrand. C'est dire.

Et au final, ça devient du grand n'importe quoi. D'où ce message personnel: Gauthier, quand tu embrasses, tu piques.

vendredi 15 juin 2007

Blogcrossing : l'histoire du Roi lion et du petit lapin Gauthier (par Fcrank)

C'est un petit lapin qui s'appelle Gauthier et qui court comme un dingue dans la savane, il court, il court, il court, et tout à coup, il tombe sur un néléphant en train de sniffer de la coke. Affolé , il lui dit :


"Néléphan Que fais-tu??!! Lâche ça tout de suite, c'est pas bon, la drogue !! C'est très très très dangereux !!! Viens plutôt courir avec moi, c'est bon de courir, pose ça et vient !"

Convaincu, le néléphant lâche sa coke et suit le lapin Gauthier.

Le lapin Gauthier et le néléphant courent super vite dans la savane, et en chemin, ils rencontrent une girafe qui se roule un gros pet. Le lapin s'indigne :

"- Amie giraaaaaaaaafe !!! Mais que fais-tuuuuu ?!!! C'est pas du tout du tout bon pour la santé ce que tu es en train de faire ! Lâche ça tout de suite et viens plutôt courir avec nous !!!"

La girafe les suit.

Le lapin Gauthier, le néléphant, et la girafe courent comme des cinglés dans la savane et tombent nez à nez avec un lion, en train de se faire une piqûre d'héroïne. Le lapin Gauthier pète un câble :

"-Ami Lion, c'est pas possible !! Te rends-tu comptes que tu es le roi des animaux, tu devrais donner l'exemple, et là que fais-tu ?!! Tu te drogues ????? Ressaisis-toi ami Lion !!! Viens courir avec nous, c'est pas bon pour ta santé !"

Et là, le lion lui décroche une grosse mandale.

Scotchés, le néléphant, et la girafe s'écrient:

"-Mais, ami lion, qu'est ce qui te prend ?!! Pourquoi frappes-tu l'ami Lapin Gauthier ???"

"- Ce p'tit con, à chaque fois qu'il prend de l'ecstasy, il me fait courir pendant des heures comme un con dans toute la savane."

mercredi 13 juin 2007

Blogcrossing : c'est mon tour (par 7h48)

Lorsque Gauthier m’a laissé les clés de son blog, il a précisé qu’il comptait sur moi pour écrire un truc « croustillant ».

Du cul quoi, enfin c’est ce que j’avais compris.

Parce qu’en réfléchissant un peu – si, si je vous assure ça m’arrive – j’ai réalisé que la part homosexuel de son lectorat risquerait de gerber sur son clavier à la lecture de mes périples en boite à cul ou aux détails de ma récente expérience du cunni-vibro qui pourtant me tient à cœur.

Bref, si je fais fuir la moitié de ses les lecteurs, le gaugau risquerait de m’en vouloir et ça, oh non, je ne m’en remettrai pas.

Et puis après tout, c’est du Gauthier que vous venez chercher ici, pas les péripéties de sa bande de potes alcoolos.

Alors que dire, vous raconter la soirée où on s’est fait jeter d’une boite homo par qu’il « dérangeait les clients » ? nan…on a trop honte en fait.

Alors la dernière pierrericharade ou une illustration de plus du « tu t’es vu quand t’as bu ? » :

Le contexte : veille de son départ pour la ville rose, il organise un pot de départ et, persuadé que son train va dérailler et qu’il vit donc sa dernière soirée, nous fait part de des dernières volontés ( on a même la photo de l’endroit où il nous faudra répandre ses cendres…). Après le visionnage des photos dossiers des diverses soirées et quelques vodka, chacun regagne sont domicile, c’est jeudi et la plupart d’entre nous bossons le lendemain, la sage décision collective aura raison de moi et je laisse Gauthier avec Flamèche.

Mais Gauthier ne l’entend pas ainsi et pour lui les choses sont claires : il ne dormira pas cette nuit.

Le lendemain Gauthier au téléphone :


- 7h, j’ai raté mon train !

- Tiens donc, pourquoi je ne suis pas étonnée ? alors ta soirée ?

- Du grand n’importe quoi !

- Ha ?

- On est parti en boite, c’était génial, espace vip et tout

- Bien

- Le problème c’est qu’à la fin, on m’a demandé 200 euros

- Et ?

- Et ben on est parti !

- Comme ça sans payer ?

- Oui

- Et après ?

- Après je ne me souviens pas. J’ai un trou, je me souviens de la sortie de la boite, de la gare, mais entre les deux rien ! Pourtant j’ai du passer chez moi prendre mon sac mais je n’en ai aucun souvenirs !

- Nan….

- D’ailleurs, ma 7h chérie d’amour…

- Tu vas me demander quelque chose là !

- Oui, tu pourrais passer chez moi pour voir, je ne sais même pas si j’ai fermé ma porte ni éteind la lumière !

- Ok

- -rhhhaaaa , je suis fatigué , je vais mourir….je vendrais ma couille gauche pour quelques heures de sommeil !

Je suis donc allée vérifier que tout allait bien chez lui, le cas échéant, virer les squatteurs qui auraient trouvé porte ouverte ou le débarrasser du cadavre de Flamèche.

Après un long périple (traversée de Paris, embouteillages + accident), j’accède enfin à son appartement : la porte est bien fermée, l’ordinateur éteint, les lumières aussi, pas de cadavres dans la baignoire…..et il avait même fermé la poubelle !

Si au moins j’avais trouvé un papier par terre pour légitimer le déplacement….

Heureusement que je t’aime mon Gaugau.

Blogcrossing : Ma première fois (par Chipolata)

La première fois que j'ai vu Gauthier, je l'ai trouvé immensément grand, intensément brun, terriblement beau. Dans ses yeux j'ai lu sa gentillesse immense et son intelligence aiguë.


Je me serais noyée dans son regard s'il n'avait pas eu tous ces signes extérieurs de gay-attitude. Dans une autre vie, il aurait pu me briser le cœur.


Il parlait tout doucement et riait soudain très fort, n'aimait rien tant que boire cocktail sur cocktail et faire des bisous aux filles. De mon petit ami jaloux lui vient d'ailleurs la réputation d' hétérosexuel refoulé.


Ce soir-là, il m'a littéralement charmée de sa soif de vie et d'amour…


Il était brun, il était beau, il sentait bon le sable chaud.

Et il aimait les légionnaires.

mardi 12 juin 2007

Blogcrossing : Pourquoi la théorie des graphes orientés va vous sauver la vie…(par Gyom)


Ok, ce blog manque cruellement de geekitude. Et surtout de geekitude mathématique…

(Hum… la pure, la vraie, la meilleure, celle qu’on aime avec des chemises à carreaux et des chaussures bateaux, des lunettes à grosses montures et des boutons sur le front, celle qui fait chauffer les méninges, qui nous plonge dans l’abstrait, une extase vers l’absolu…)

Bref, on va faire des maths.

Je sens que je vous perds, là, va falloir vous ramener vers du concret.

Mise en situation (je vais essayer de m’inspirer des thématiques fortes du blog de Gaugau…) :

Il est 3h du mat’, vous êtes rond comme une queue de pelle. Une bonne poire vous ramène jusque chez vous. Elle s’est déjà tapé tout le trajet en taxi avec vous à 2 doigts d’immaculer la banquette, alors que vous tentiez aussi pathétiquement de draguer ce pauvre chauffeur : « Mais si, regarde, il est jeune, il est beau !!! Toi, chauffeur, tu es beau, je t’aiiimeuh… »

Soulagée à l’idée d’enfin se débarrasser de son poids, votre amie la poire déchante vite fait : vous avez sombré dans le coma en sortant du taxi, et vous êtes incapable de lui dire la combinaison du digicode…

Alors !? Je sens que ça vous parle plus, ça, déjà, hein…

Et bien c’est là qu’arrive à votre secours la fabuleuse création divine que sont les mathématiques (à la base, je verrais même plutôt les maths comme un concept transcendantal encore au-dessus de la question de l’existence de Dieu, mais c’est un autre débat…)

Bref, donc, les + et les – vont nous sortir de là.

Si je considère que mon code a 4 chiffres, avec 10 touches sur mon digicode. Combien vais-je devoir taper de chiffres avant de tomber enfin par hasard sur le bon code ?...

il faut savoir que si je tape 1,2,3,4,5,6… le digicode vérifie si 1234 est le bon code, puis 2345, puis 3456…

OK, j’ai perdu les légumes, et les plus étoilés suivent encore.

Eh bien sachez que la théorie de graphes orientés a répondu à cette merveilleuse question.

Je suis persuadé que vous n’en avez absolument rien à foutre.

Mais la réponse est 10 003 !!!

Vous devez taper au pire un peu plus de dix milles chiffres, mais dans un ordre bien précis, pour être sûr de tomber sur le bon code…

Pour les fanatiques, la preuve est , ça se lit comme du Verlaine…

(Non, sans dec’, les définitions des valences sortantes et entrantes sont juste bandantes, le passage sur la décomposition en circuits élémentaires est fabuleux, et la démonstration de l’équivalence traversable – pseudo-symétrique pour un graphe orienté fortement connexe m’a tiré les larmes…)

Sachez tout de même que ça ne marche pas pour les cartes de crédit (rappelez vous le coup des 3 essais, on est loin des 10 000…) ; et, quand bien même, 10 000 touches, ça met du temps à taper, t’inquiète Gaugau, j’ai pas encore donné la combine à tes lecteurs pour aller forcer ton digicode et aller te harceler directement chez toi.

Tant pis pour la poire.

Je sais bien que les problèmes d’efficience combinatoire, de décomposition cycliques et autres déplacements sur un graphe orienté, c’est moins sexy que les nuits fougueuses de Gauthier, mais perso, je trouvais ça fun de lui ramener un « nouveau public »… ;)

Bonnes vacances, Gaugau…

Gyom

jeudi 7 juin 2007

Blogcrossing

Lecteur, trice, autre, tu en rêvais, je l’ai fait : je te laisse les clés de mon blog ! Comme vous le savez peut-être, ou pas, demain matin je pars pour 10 jours de vacances. Et là où les gens normaux partent en vacances pour se reposer, moi je pars pour me fatiguer (ben oui ça fait 8 mois que je me repose !).

Donc je n’aurais pas ou peu accès au net. C’est pourquoi, et pour votre plus grand plaisir, je vous laisse les clés. 7h48 sera le maître de cérémonie.

Le principe est simple, tu envoies ta/tes créations à 7h48 sur son mail la_petite_caro@yahoo.fr et elle s’occupe du reste.

Il faut que ça soit fait pour dimanche minuit. Qu’elle ait quelque chose à publier dès lundi. Moi je passerai de temps en temps pour vous faire des bisous. Mais il n’y aura pas grand-chose avant le 20 juin de ma part.

Amusez-vous, et faites-moi honneur !!!!

mardi 29 août 2006

Gauthier, le workin’ moumour

Bon, Gauthier vous a écrit un article mais vu que je veux le publier sur les vingtenaires et que le planning coïncide pas, je dois écrire un article pour ici pour faire vivre ce blog (finalement il l’a publié quand même son article, grmlml !!). Bon, comme je suis sur le blog de Gauthier, il est normal que je vous parle du Seigneur (avec un S) de ces lieux. Alors, moi, je vais vous parler d’un Gauthier que vous connaissez peu mais qui existe néanmoins : le Gauthier travailleur. Qui est-il ? Que veut-il ? Met-il des slips ou des caleçons, à moins que ce ne soit des boxers ? Comment le nourrir ? Vous saurez tout !

Depuis presque un mois (ciel déjà), le Gauthier se lève tous les matins aux aurores, enfile chemise, costard et cravate (et boxer, première réponse à nos questions mais il le met avant le reste, c’est ridicule, sinon), il se coiffe, il visse son ipod dans les oreilles et c’est parti pour une journée de guedin. Après avoir loupé le bus comme tous les matins, il arrive enfin sur son lieu de travail et là, le Gaugau, il voit la pile de dossiers sur son bureau et il pleure. Mais il s’exécute. A 10h48, il appelle sa Nina préférée (moi) pour chouiner pendant qu’il fume. Au début c’était « moumour, j’ai rien à faire ! ». Maintenant c’est : « super, j’ai 15 minutes pour faire un dossier de 58 pages, c’est où la Seine ? »

Le Gauthier évolue dans un univers étrange où les gens ne parlent que de leur taff, y compris pendant la pause déjeuner. Alors de temps en temps, il déjeune à l’extérieur avec ses amis. Et ce qui est bien avec un Gauthier fatigué, c’est qu’il rigole d’un rien, il est formidablement bon public. Exemple :
« Dis, j’ai une blague ! Tu sais ce que c’est un pull over ?
- Non.
- Un tricot stérile… Attends… Ah non, c’est pas ça la blague, c’est « qu’est-ce qu’un pull sans over ! ». »
Bon, ben on en a ri pendant dix minutes. Oui, on est fatigué !!

Sinon, le Gauthier à cravate est malaisé avec ce nouvel appendice. Donc, le midi, pour manger, il glisse ce long bout de tissu dans sa chemise pour pas le tâcher. Du coup, il se tache sa manche avec de la mousse au chocolat. La classe, ce Gauthier !

Bref, Gaugau, il est flippé en ce moment, il nous fait des bouffées de stress et tout ça. Parce qu’on croit qu’il ne fait que s’amuser mais non ! Ils lui confient des trucs de malade pour un petit stagiaire mais il assure, mon Gaugau. Normal, c’est le meilleur

mardi 8 août 2006

Concours : déclaration d'amour

Il y a quelques temps, Gauthier avait lancé un concours, la plus belle déclaration d’amour. Méchants que vous êtes, vous n’avez rien envoyé alors que merde, c’est pas tous les jours qu’on peut faire une déclaration d’amour (même si on aime personne). Donc, moi, je me prête au jeu, au risque de tomber dans le mielleux ou romantico-concon mais même pas peur.

« Je t’aime.

Ma vie d’avant toi me semble irréelle, fausse et inutile. Vide, tellement vide. Depuis que tu es entré dans ma vie, tout a changé. Il a suffi que tu poses ton regard sur moi pour que mon cœur se remplisse d’amour et batte à tout rompre. C’est si fort et si bon. Des fois, ça me fait peur mais je ne veux ni ne peux me détacher de cette sensation, comme un saut en parachute permanent.

Le matin, quand je te quitte, je ne pense qu’au moment où je te retrouverai le soir. Ma journée défile, je la mène tambour battant. Mais à chaque seconde, je pense à toi. Tu me rends si heureuse, je prends tout avec le sourire. Et en cas de coup dur, je sais que tes bras me recueilleront. Avec toi, je suis tellement forte que demain ne me fait pas peur, je pourrai tout surmonter. Sens-tu à quel point nous sommes indestructibles ensemble ?

Mais j’aime cette absence, aussi, ces moments que je vis seule et que je te raconterai plus tard. Te quitter, c’est créer le bonheur de te retrouver. Quand je le fais, je suis frappée par ta beauté, mon cœur s’emballe à chaque fois comme si c’était la première fois. On dirait que tu es tellement magnifique que ma mémoire ne peut stoquer toute ta grandeur, comme si elle n’y croyait pas. Je te touche, je t’embrasse, pour bien me prouver que tu es réel. Mes yeux ne te quittent que rarement du regard. Tu es mon eau, mon oxygène, mon euphorisant. Tu sublimes mon monde, tout est merveilleux à tes côtés. Tout ce que tu me dis m’enchante, je suis là quand tu vas bien mais aussi quand ça va pas. Je te soutiens du mieux que je peux, pour te rendre tout le bonheur que tu me donnes.

Dans tes bras, plus rien ne compte. Je ne vois plus le temps passer, je voudrais tant rester pour l’éternité ainsi. Oublier les jours et les mois, tout oublier et ne garder que toi. Dans tes bras, rien ne m’atteint, il n’y a plus que toi qui m’émeut, encore et toujours. La flamme est si forte qu’elle ne s’éteindra jamais. Je pourrais mourir là que je n’aurais aucun regret car je t’ai connu, je t’ai aimé. Dès que tu me touches, je frissonne comme une jeune adolescente. Tu me rappelles à quel point l’amour est un sentiment pur qui se renouvelle à chaque fois. Quand ta bouche m’effleure, quand ton corps touche le mien, mon cœur explose littéralement de bonheur, je pourrais même en pleurer.

Avec toi, les mots sont inutiles. Je sais que tu me comprends, que tu lis en moi comme dans un livre ouvert et je te laisse faire car j’ai confiance. Je sais que tu me respectes et que même mes défauts, tu les acceptes. Que tout ce qui fait mon moi, tu l’aimes. Même mon impatience, même ma susceptibilité, même mon mauvais caractère. Je n’ai pas besoin de me cacher ou de porter un masque. Avec toi, je suis moi.

Alors regarde-moi dans les yeux et tu y liras à quel point je t’aime.

Nina.

PS : bon, les enfants, à votre tour, maintenant !

mardi 13 juin 2006

Ce n'est pas parce que j'aime le saucisson que je suis obligé de me taper tout le porc © 7h48

Cher vous tous, je peux mourir heureux ! Oui je suis un pédé accompli, enfin. Quand j’ai commencé à bloguer, c’était pour faire plaisir à Nina. Sincèrement au début je trouvais ça même plutôt débile d’aller lire la vie des autres, ces autres que je ne connais pas, et que je ne devais pas rencontrer. Et puis petit à petit je me suis pris au jeu. Tant et si bien qu’aujourd’hui je déplore de ne plus avoir le temps de com’er sur tous les blogs que j’aime, je me sens même exclu de ce monde que j’ai mis du temps à apprécier !

Et puis je me suis tellement pris au jeu que j’ai ouvert mon propre blog, je me suis découvert des affinités avec pleins de gens qui font maintenant partie de mon quotidien, et j’ai mes stars. Oui je suis fan de quelques blogostars. Bon yen a pas tant que ça, Maliki fut la première, puis vint Nicolin et Ced qui sont également très bon. Ensuite j’ai découvert les blog écrits. Et là je suis tombé amoureux, presque en admiration totale, attendant fébrilement chacun de ces post comme une bouffée d’air pur dans ma vie quelquefois bien morne, j’ai nommé l’immense, la splendide, l’unique, la magnifique (euh, j’ai fait pas trop là ça va ?), bref l’incontournable 7h48.

En faisant le tour des blogs je me suis rendu compte qu’elle était en lien partout, tout le monde l’aime, mais c’est normal en même temps. Alors voilà au début j’ai lu en anonyme, puis j’ai commencé à me faire connaître. Elle m’a répondu, et elle est venue chez moi. Je me souviens de son premier commentaire chez moi, j’étais heureux comme un gosse devant le sapin le matin de noël !!!

« ma pauvre coton, ce type est ignoble......j'adore, continue!!! »


Voilà, et ça rien que pour moi !!!! Si c’est pas la seu-cla quand même ? Et puis on s’est promis de se faire une soirée vodka-pomme. Mais nos vies trépidantes ne nous ont pas permis de le faire de suite. Et voilà que vendredi soir, je rentre après une semaine de boulot épuisante et je trouve ce mail :

Salut Gauthier !

Je m’y prends peut-être un peu tard, mais je me demandais si tu étais dispo ce soir pour une petite vodka pomme ? (hein depuis le temps)

Je te laisse mon numéro car je pars du taf et je n’aurais plus le net d’ici là !

06 xx xx xx xx

biz

7h48 !


Nom de dieu ! Je m’y attendais pas du tout… Donc je prends mon courage à deux mains, et je l’appelle. De toute façon si j’avais dû réfléchir j’aurais décliné l’offre. Ben oui après avoir lu sa vie pendant tant de mois, j’ai peur de la rencontre « et si ce n’est pas à la hauteur ? Et si je ne suis pas à la hauteur ? Et si ça cassait un mythe ? ». Des fois il vaut mieux fonctionner à l’instinct, ça marche mieux.

Nous voilà donc à prendre rdv pour manger dans le Marais. Forcement j’ai 15 min de retard (ah le quart d’heure toulousain me perdra !). Mais elle m’attend tout sourire quand même. Bon moi je sais à quoi elle ressemble (comme tous ces lecteurs), mais elle ne m’a jamais vu, elle ne connaît même pas mon vrai prénom d’ailleurs. Et je sais pas pourquoi mais ça me faisait plus flipper que si j’allais à un rdv galant, des fois suis con quand je m’y mets !

Le serveur du resto nous met tout de suite dans l’ambiance :

- Si vous vous installez là, sachez qu’on va vous écouter parler, et on fait nos commentaires, il faudrait pas que ça vous dérange !
- Pas de soucis, on adore avoir un public ;)


On passe la soirée à discuter de nos vies, de nos envies, de nos angoisses, de tous ce qu’on dit à demi mot dans nos blogs, d’une partie de ce qu’on ne veut pas dire. Bref je me sens bien, comme si je revoyais une vieille copine de lycée ou de fac. Alors que « in real life » on ne se connaît pas ! Elle est exactement comme je me l’imaginais : drôle, incisive, décapante, naturelle, citadine, affranchie, rebelle, sociable et alcoolique !!!! Je suis sous le charme. Si tu n’étais pas une fille 7h48… Bref…

On s’est bien marré, on a bien mangé, bien bu, et j’espère remettre ça régulièrement. Pour vous expliquer le titre, on parlait de nos vies sexuelles :

- Gauthier : Comme je dis tout le temps « c’est pas parce que j’y met ma bite que j’y met mes sentiments ! », mais ils ne semblent pas comprendre…
- 7h48 : Moi je dis plutôt « Ce n'est pas parce que j'aime le saucisson que je suis obligé de me taper tout le porc ! »


Elle m’a scié… J’en ris encore ! Alors voilà chère 7h48, ne change pas d’un pouce, et merci pour cette fabuleuse soirée. De toute façon il faut que tu acceptes de me revoir au moins pour que je te présente Nina, elle m’en veut de t’avoir rencontré en juif…

Gauthier under your spell

jeudi 13 avril 2006

I will survive

(article publié chez les vingtenaires)
At first I was afraid
I was petrified
Kept thinkin' I could never live without you by my side
But then I spent so many nights
Thinkin' how you did me wrong
And I grew strong
I learned how to get along
And so you're back from outer space
I just walked in to find you here with that sad look upon your face
I should have changed that stupid lock
I would have made you leave your key
If I'd have known for just one second you'd be back to bother me
Go on now, go
walk out the door
Just turn around now
You're not welcome anymore
Weren't you the one who tried to hurt me with goodbye
Did I crumble
Did you think I'd lay down and die?
Oh no not I
I will survive
Oh, as long as I know how to love I know I'll stay alive
I've got all my life to live
I've got all my love to give
And I'll survive
I will survive
Hey hey
It took all the strength I had not to fall apart
Kept trying' hard to mend the pieces of my broken heart
And I spent oh so many nights
Just feeling sorry for myself
I used to cry
But now I hold my head up high
And you see in me
Somebody new
I'm not that chained up little person still in love with you
And so you feel like droppin' in
And just expect me to be free
But I'm savin' all my lovin' for someone who's lovin' me

Oui ce sont bien les paroles de l’indémodable tube disco par excellence : I will survive de Gloria Gaynor. Pourquoi je vous les balance ici ? Je vais essayer d’être court et surtout compréhensible (pour autant que je puisse l’être). J’adore cette chanson. Elle ne représente pas vraiment quelque chose pour moi, c’est juste que je la trouve gaie et entraînante. Ça tombe bien, c’est le but premier du disco.

Je ne l’écoute pas souvent. La plupart du temps, je la mets en soirée quand j’ai bien bu pour hurler un bon coup, ou je me déhanche dessus dans une boite minable (une boite qui passe encore du Gloria Gaynor ça existe aussi à Paris, faut pas croire… pffff). Bref, du fun, encore du fun, toujours du fun. Ça tombe bien je suis quelqu’un de fun.

Nina ma la chante depuis une semaine sur MSN pour me faire rire. Et je l’écoute en boucle dès que je suis devant mon mac. Pourquoi ai-je un tel besoin de disco débile en ce moment ? Non pas parce que je suis une grosse tafiole dénuée de goût musical (Manu Katché si tu nous regardes : des fleurs !). Non j’ai juste besoin de me remonter un peu le moral.

Dimanche soir, j’ai pris un TGV lancé à pleine vitesse dans ma gueule. La sale mauvaise nouvelle, celle que je ne pouvais pas sentir venir. Et depuis j’accuse un peu le coup. J’aurais voulu vous amener ça de façon plus tendre peut-être plus littéraire aussi. Mais j’en ai pas du tout l’envie, et encore moins la force. Je suis vidé de toute consistance (déjà qu’à la base c’est pas la joie !).

Pour planter le décor : je couche avec un inconnu, la capote explose, je m’en rends compte après le coït, il flippe, je ne comprends pas pourquoi. Je lui dis que je suis séronégatif, il flippe toujours. Il me dit qu’il est séropositif, je comprends pourquoi il flippe. Et moi ? Ben je suis sous trithérapie préventive depuis le début de la semaine. Alors je n’ai qu’une chose à dire à ce fucking virus : I WILL SURVIVE !

Ps : je sais que ça ne se fait pas, mais j’en parle sur mon blog. Je ne voulais pas faire un grotesque copié collé de mes post de la semaine. Vous méritez mieux que ça. Alors en attendant que je sois capable de reprendre sur les deux fronts, je vous invite à lire ce que j’ai publié sur mon blog. Promis la semaine prochaine je vous consacre plus de temps.

vendredi 20 janvier 2006

L’homme que j’aime

(article écrit par Nina)

Comme je suis un peu exhibitionniste, j’ai décidé de faire une déclaration d’amour sur mon blog. Bien sûr, j’aurais pu aller chez Bataille et Fontaine demander au monsieur s’il veut ouvrir le rideau ou pas mais faut pas déconner non plus ! Manquerait plus que j’aille faire le guignol chez Arthur avec son jeu de boîtes que j’ai quand même du mal à saisir (enfin, j’ai pigé le concept, je comprends pas pourquoi y a des gens qui restent là longtemps et pourquoi ils pleurent tout le temps). Bref, il faut savoir dire aux gens qu’on les aime et moi, je le fais en public, en plus, mais avec classe.

J’aime, donc. Mais pas comme vous le pensez : juste un amour pur et chaste, une amitié très forte car l’amitié, c’est de l’amour. Hé oui, car l’homme de ma vie, c’est Gauthier.

Gauthier, je l’aime quand on parle politique étrangère
Gauthier, il m’énerve à trop boire et à conduire après
Gauthier, je l’aime quand on est sur la même longueur d’onde et qu’on dit les choses en même temps
Gauthier, il m’énerve quand il est en retard
Gauthier, je l’aime quand il prend des délires avec moi
Gauthier, il m’énerve quand il gâche ses possibilités en faisant l’andouille
Gauthier, je l’aime quand on passe des soirées à se vider la tête devant des conneries qui ne font rire que nous ou à peu près
Gauthier, il m’énerve quand il me dit que je vais me prendre un mur alors que je le sais très bien et que je fais semblant de pas voir. Et puis il m’énerve à avoir raison quand il me dit que je vais me prendre un mur.
Gauthier, je l’aime parce qu’on peut parler de tout sans tabou.

Mais surtout, Gauthier, je l’aime parce que quand je l’appelle à minuit et demi en larmes, il m’écoute, il me réconforte et même il m’engueule quand je tombe dans le trop mélodramatique. Oui parce qu’il faut le savoir, le Gauthier est équipé d’une fonction « coup de pied au cul ». Exemple, discussion que nous avons eu l’autre soir.
Nina, mode « je chiale » : « Bouhouhou, j’en ai marre, y a rien qui va, je vais rentrer chez mes parents !
- Pourquoi ?
- Mais je leur coûte trop cher !
- Mais enfin, tu vas pas rentrer chez toi ! Tu vas faire quoi, là-bas ? En partant, tu vas juste donner raison à ceux qui attendent que tu te plantes ».
Oui, pour la petite histoire (pourquoi je voulais rentrer), mon proprio refuse de me rembourser ma facture de plombier (800 euros), quand même, sous prétexte qu’il fallait que je fasse juste faire le devis, lui demander et après, faire les travaux. C’est vrai, après tout, qu’est-ce que je fais chier à chouiner pour une fuite dans la salle de bain ? Comme a dit la secrétaire du proprio : « mais une fois que le réservoir aurait été vide, y aurait plus eu d’eau ». Oui, c’est vrai, j’aurais pu patauger une semaine de plus dans ma salle de bain, ce que je suis exigeante, quand même… Donc voilà, mes sous de Noël sont partis chez M. le plombier, mes parents vont sans doute m’aider mais j’en ai marre de leur coûter du fric. Au passage, si un lecteur s’y connaît un peu en droit des locataires, qu’il me fasse signe.

Donc, Gauthier (désolé pour la digression moumour). On passe plus de temps à rire qu’à pleurer, quand on est ensemble, mais de savoir que je peux l’appeler au milieu de la nuit et qu’il m’écoutera, j’avoue qu’il y a peu de mecs qui feraient ça pour moi. Et c’est le seul que je peux écouter au milieu de la nuit parce que même si j’aime pas qu’il m’appelle 36 fois par jour, quand c’est grave, j’écoute. Tous les deux, on conchie la terre entière, on emmerde nos concierges et nos proprios, nos profs incompétents et nos tuteurs de stages esclavagistes. On dit du mal des gens qu’on n’aime pas et qu’est-ce que c’est bon ! On va manger des fois au McDo ou alors dans notre chère cantine du Marais, on fume, on rit. Gauthier, c’est le seul mec avec qui je peux délirer sur la vie sexuelle des huîtres. Oui, en fait, la semaine dernière ou celle d’avant (peu importe), je fais : « Pfffff, j’ai la libido d’une huître en ce moment… Quoi que je ne connais rien à la vie sexuelle d’une huître.
- Mais attends, les huîtres, ça passe son temps à partouzer sur des poteaux et puis c’est SM, une huître, ça passe sa vie accrochée à un filet. »
Ben voilà, y a que Gauthier pour me répondre ça et me faire rire avec la vie sexuelle des huîtres. Parce que même quand je pleure, il arrive à me faire rire. Hé oui, un Gauthier, c’est magique.

Laissez-moi vous raconter notre rencontre (de toute façon, c’est moi la chef du blog, je fais ce que je veux). Tout commence en 1999, fin janvier ou début février, je ne suis plus très sûre. Ce jour-là, il faisait gris et froid et je me gerçais les fesses sur le banc en béton devant l’UFR d’histoire. Je discutais avec Sandrine, notre amie nymphomane amatrice de 106 verte, et Rachel, mon ex meilleure amie frustrée et aigrie. J’avoue que je me souviens pas du tout de quoi on discute quand Sandrine nous ramène soudain un grand gars en faisant : « Ben, voilà les filles, moi je vous ramène un mec ! Gauthier, Nina, Rachel. »

J’avoue que je l’avais déjà croisé deux, trois fois, sans lui parler, mais il était difficile de pas le repérer : 1m94, un peu rond (mais pas plus que ça, ça faisait plus rondeurs de la fin de l’enfance qu’autre chose) mais surtout, une doudoune bleu EDF avec deux bandes jaunes fluo sur les manches. Moumour, je suis sûre qu’à l’heure actuelle, tu me détestes d’avoir révélé ce détail. Donc, on commence à discuter, je ne me souviens pas du tout de quoi. On sympathise bien et le lundi suivant, au lieu d’aller en cours de géographie, on va à la cafétéria avec Sandrine et Silvia, une amie andorrane. On retrouve sur place Guillaume, un ami du lycée de Gaugau et on parle de cul, de cul, puis de cul. Petit à petit, je me dis qu’il est plutôt mignon, Gaugau et on dirait bien qu’il me drague, à m’appeler « amour » et à me regarder droit dans le seins. Puis un jour, il découvre mon intérêt pour lui grâce à la finesse de Sandrine et il m’explique : « non mais là, je veux pas de relation sérieuse alors…heu… non. » Ce n’est que six mois plus tard que j’ai appris la vérité : le problème n’était pas tant qu’il ne voulait pas une relation sérieuse, le problème était que j’étais une femme. J’avoue que le jour où j’ai su ça, le râteau que je m’étais pris devint soudain le plus facile à digérer de toute ma vie amoureuse ! Evidemment, certains argueront qu’il aurait pu me le dire avant mais à cette époque, Gauthier était encore officiellement hétéro donc ne le lui reprochons pas.

Curieusement, ce vent nous a rapproché et nous sommes devenus inséparables. Ce qui a quand même pas mal aidés fut Internet : à l’époque, on était les seuls à l’avoir et on passait nos week-ends (oui, je ne l’avais que le week-end, chez mes parents, à l’époque) à s’envoyer des mails. Curieusement, notre amitié a dérangé Rachel. En très gros, cette fille était ma meilleure amie mais je pense qu’au fond, elle me détestait. Dès qu’un mec semblait s’intéresser à moi, elle en tombait amoureuse pour mieux me reprocher après le fait qu’il s’intéresse à moi et pas à elle. Nous étions tous trois en cours ensemble et Gauthier et moi nous passions des mots genre : « bite, couille, je te prendrai nue la tête dans le micro-ondes » et autres joyeusetés du genre. Le problème, c’est que Rachel ne supportait pas qu’on parle de sexe donc on ne la faisait pas participer et elle faisait la gueule, persuadée qu’on disait du mal d’elle. Du coup, en cours, elle se mettait entre nous et se penchait en avant pour qu’on puisse pas se passer les mots (qui passaient quand même dans son dos). Je veux pas dire mais je serai jamais assez garce pour écrire des mots méchants sur une fille qui est à côté de moi. Et forcément, elle tombe amoureuse de Gauthier et me voilà à nouveau la rivale. Sauf qu’à l’époque, j’étais maquée avec Pierre le pervers (enfin, façon de parler) et Gauthier était devenu mon meilleur ami. Brouetter avec lui ? Mais ça va pas, c’est limite de l’inceste !

Dans les premiers temps, Gauthier m’a apporté une chose précieuse : il m’a appris à jouer à la belote. C’est idiot mais quand je repense à ma première année, ce qui me revient avant tout, ce sont les parties de belote sur la pelouse du Mirail, mon petit pense bête à côté (alors, les atouts c’est valet, 9, as, dix, ça faut tant de points…) et notre merveilleuse façon de jouer, pas du tout à la parlante. Genre : « tu prends ? » Gros raclement de gorge qui veut dire : « si tu prends, connasse, je te pends avec tes propres tripes ». « Heu… non, ça ira ». N’empêche que ça me manque, la belote…

Mais notre amitié n’a pas toujours plu mais au fond, on s’en fout : je ne regrette aucune des personnes qui nous a tourné le dos. Hé oui, parler de cul, ça nous fait rire, jouer les pintades, ça nous fait rire. Mais bon, on va pas jouer les sérieux et sages rien que pour plaire. On est comme on est et puis c’est tout.

Bien sûr, nous eûmes des orages, 7 ans d’amour, c’est l’amour fol. Mille fois tu pris ton bagage, mille fois, je pris mon envol… Il n’empêche qu’un amour de 7 ans, c’est plus que toutes nos histoires d’amour cumulées (j’ai comme la sensation que cette phrase nous fait passer pour des loosers de l’amour). Même quand on se dispute (généralement, les causes sont oubliées et digérées dès le lendemain), même quand il m’écoute pas, même quand je l’écoute pas, même quand il m’impose Priscilla et Lorie, même quand je veux pas aller voir une daube au cinéma, on s’aime et puis c’est tout. Si un mec n’accepte pas Gauthier, il peut aller se faire voir.

En bref : moumour, je t’aime !