mardi 27 décembre 2011

Premier cavalier de l'apocalypse

Ce soir, MisterBitch et son infirmier de petit copain viennent d'arriver dans la Cantal pour une semaine de débauche. 7h48 et Gajal sont en route, à une heure de la maison, le reste du vodka club suit.

Ceci, mes bien chers frères, mes bien chères soeurs, constitue le premier signe annonciateur de la fin de monde tel que vous le connaissez.

Dieu reconnaitra ses brebis, préparer vos valises, ça va roxxer sévère !

Un gaugau mystique.

Ps: vous aurez bien entendu le droit au résumé, aux vidéos, aux photos, et tout et tout ! Vive le Ski !

Un Noël marquant

Après mon réveillon plutôt mouvementé, j'ai pris un lexo pour arriver à dormir. Forcément, impossible de me lever avant 11h du mat' ce qui énerve mon père, mais ma mère ayant compris que les événements de la veille m'ayant fortement contrarié, il valait pas mieux en remettre une couche.

On se prépare donc pour aller rejoindre mes grands parents, qui sont en fait les parents de ma mère, ceux de mon père nous ayant déjà quitté comme dit précédemment. On arrive sur place à midi trente, ma grand mère a déjà tout préparé, et on se met à table : foie gras, escargots, chapon, truffade, buche aux fruits. 

Ma mère me raconte un passage de mon enfance que j'avais oublié qui nous fait tous hurler de rire. Quand je dis tous, c'est vite fait : mes parents, mes grands parents, et moi. Mon oncle, sa femme, ma cousine, son mari et son foetus ayant préféré aller skier que de passer Noël avec nous (mon oncle et ma mère sont en froid), et mon frère ayant préféré partir je ne sais où étant fâché avec ma mère et surtout avec moi.

Je vous raconte l'anecdote ? Allez, suis gentil. Donc j'ai trois ans, et je porte déjà des lunettes, mes deux parents sont présent lors de ma rencontre avec un nouvel ophtalmo suite à un déménagement. J'étais un enfant très docile et très gentil, mais il fallait pas me contrarier. Au moment où je m'installe sur la chaise, mon pied touche une partie de la chaise qu'il n'était pas censé toucher, et l'ophtalmo m'engueule copieusement. Je ne dis rien, mais ma mère remarque que je prends illico ma "gueule de con" comme elle l'appelle.

Les questions commencent, préalablement, l'ophtalmo avait vérifié auprès de ma mère si je savais reconnaitre les formes et les couleurs, ce qui est le cas, donc elle m'interroge : 

  • Bon, là tu vois quoi ?
  • Quoi...
  • Et ça c'est quoi là ?
  • Là...
  • Et cette couleur c'est laquelle ?
  • Laquelle...
  • Mais vous m'avez menti, il ne sait rien reconnaitre cet enfant, je ne peux pas le soigner, apprenez lui les formes et les couleurs et revenez dans 3 semaines !
Mes parents se retenaient d'exploser de rire, ils ne m'ont même pas engueuler, ils ont juste chercher un autre ophtalmo qui a pu me prescrire des lunettes vu qu'il a su me parler gentiment et donc obtenir de moi ce qu'il voulait ! Déjà à 3 ans fallait pas me prendre de haut, non mais...

Bref, il y a donc une bonne ambiance, grâce aux anecdotes, au vin, et à notre capacité à faire semblant...

Mes grands parents sont âgés, donc on s'occupe du service et de ranger/nettoyer après le repas, même si ma grand mère râle parce qu'elle ne supporte pas d'être diminuée, mais bon à 84 ans elle a le droit de se poser et de rien faire. Ce qu'elle finit par faire.

Elle s'installe sur une chaise pendant qu'on termine.

Ma mère coupe les cheveux de mon grand père et de mon père, quand je remarque que ma grand mère essaye d'avaler un médicament sans succès. Elle veut se vaporiser quelque chose dans la bouche, je lui demande ce que c'est. Elle souffre d'angine de poitrine, et doit lors d'une crise de fatigue, prendre un vasodilatateur en solution nitré (en gros, du poppers) ce qui me fait hurler de rire...

Ma mère l'aide et lui donne son médicament, on continue nos discussions. Après 2 ou 3 minutes, ma mère remarque que mamie est devenue très pâle, elle s'approche, lui parle, elle répond pas, elle lui prend la main, elle est glacée, elle répond par dans petits râles. Toute la famille s'affole, elle fait visiblement un gros malaise.

Je décroche le téléphone pour appeler le 15, ma grand mère dans un effort surement surhumain m'interdit d'appeler les secours parce qu'elle ne veut pas être hospitaliser à Noël, et que de toute façon ça va passer. On la lève de sa chaise pour l'allonger sur le canapé, je remarque qu'elle a mouillé sa chaise. Je tends donc le téléphone à ma mère en lui disant que si elle ne les appelle pas je vais le faire, elle s'exécute. Mon grand père fond en larme.

Les pompiers arrivent en 5 minutes, avec l'aide de ma mère ils vont vérifier ce qui lui arrive, la laver et la changer. Ils veulent l'hospitaliser, elle refuse, alors ils lui posent les questions de routine pour vérifier si elle a bien toute sa tête : 

  • Madame, quel jour sommes nous ?
  • Dimanche de Noël, vous voyez pas le chapon là ?
  • Et de quelle année ?
  • Mais il m'emmerde lui, ben on est en 2011 !
  • Et qui est le président ?
  • Le nabot comme l'appelle mon petit fils ! Mais il a finit avec ces questions à la con ? Il va nous pourrir notre journée de Noël si ça continue, et de toute façon je n'irai pas à l'hôpital j'ai déjà dit !!!!!

Le pompier prendra tout ça avec le sourire, et une fois que ma mère aura signé la décharge, ils repartiront en laissant ma mamie avec nous...

Verdict des pompiers : elle a juste pris trop de vasodilatateur, et à donc fait un blackout à cause de ça... Mais sinon elle va bien...

Grosse frayeur tout de même...


En entendant les réponses aux questions, je sais d'où je tiens mon côté espiègle quand quelqu'un me fait chier, merci mamie !

Entre temps, je laisse un message à mon frère et à ma cousine, pour les prévenir. Ma mère m'engueulera après en me disant "mais moi j'aurais préféré qu'on leur dise que ce soir, une fois que tout aurait été fini, avec une formule du genre "mais vous n'étiez pas là, ça n'aurait servi à rien" comme ils m'ont dit ce printemps alors que je cherchais ma mère partout pendant 24h et qu'ils ne m'avaient pas dit qu'ils l'avaient fait hospitaliser!"

Pas faux, mais sur le moment je ne pense pas à mal moi...

En fait le premier réflexe fut d'appeler mon frère en pensant "elle va mourir le jour de noël et à cause de notre dispute il ne sera pas là!"

Et surtout ça me rappelle un très mauvais souvenir, la dernière fois que j'ai vu une personne proche de moi mouiller son pantalon, c'était la mère de mon père, et elle est morte quelques semaines plus tard sans que j'ai pu la revoir, c'est la dernière image que j'ai d'elle, et je ne voulais pas que ce soit la dernière image que j'ai de mon autre grand-mère.

Je suis lucide, elle a 84 ans, une angine de poitrine, mon grand père a 87 ans et c'est un grand cardiaque, ils ont passé 2 mois à l'hosto cette année, il y a de grandes chances que ce soit notre dernier Noël, mais je ne suis pas prêt à leur dire au revoir, je ne le serai sûrement jamais...

Ce soir je suis tout seul dans la maison de mon père, mes parents sont parti en vacances, et j'attends le vodka club au presque grand complet pour une semaine de ski et de folie, j'en ai besoin, vraiment.

C'est aussi la première fois que je suis seul dans cette maison, la première fois que je suis seul dans une maison dans le Cantal, et j'en mène pas large, je n'ai pas forcément que de bons souvenirs ici, il ya eu plus de morts que de naissances dans ma famille depuis que je suis venu au monde et quatre ont eu lieu dans la maison où je suis...

Dépêchez vous les copains ^^

Un gaugau un poil morbide

samedi 24 décembre 2011

Noël en famille

Au vu de mon état psychologique en ce moment, les fêtes de Noël en famille étaient un moment important qui me permettaient de respirer et de m'éloigner, un temps, de certains de mes démons...

Mais voilà, dans la famille Gauthier y a toujours du sport, sinon c'est pas des réunions de famille...

Déjà mon petit frère ne vient pas passer les fêtes avec nous, parce qu'il est fâché avec ma mère et avec moi depuis le mois de septembre. 

En arrivant chez mon père ce soir, je me retrouve assi en face d'un cousin de 60 ans, jamais entendu parlé de lui, lui forcément connait tout de moi, moi le parisien, l'exilé, le traitre à sa patrie, et j'ai donc droit toute la soirée à des "ah ça tu n'en as pas à Paris, qu'est ce qu'il faut être con pour vivre là bas quand même !"

Mon oncle, avec qui j'ai autant d'affinités qu'avec Slobodan Milosevich, était forcément placé à ma droite, et m'a donc tout bonnement raconté sa vie de ... laitier ! "Et comment faire un bon fromage ? Hein ?"

MAIS SI TU SAVAIS CE QUE JE PEUX M'EN COGNER LE COQUILLAGE DE SAVOIR COMMENT TU FAIS TON FROMAGE !!!! TU PUES LE FROMAGE À 20 MÉTRES ET TU ME COUPES L'APPETIT AVEC TES DENTS POURRIES !

NDLR : je vous ai déjà dit que mon oncle n'avait pas jugé utile de prévenir mes parents quand ma grand-mère a été hospitalisée et que le médecin lui a dit "prevenez les proche, il lui reste 48h maximum", parce que bon, on est loin et qu'il voulait pas nous déranger, et qu'ensuite il a dilapidé toutes les économies de mon grand père, que quand il s'en est rendu compte, il en est mort ? Bizarrement, moi, j'ai très envie de lui foutre une baffe dès que je le croise depuis !

Mais c'est la famille et ça ne se fait pas, donc je souris, j'écoute, je complimente, je plussoie, toussa toussa et surtout je me contente de sourire bêtement. Fin du repas, mon père me tend une boite suspecte, il s'agit de sa réserve personnelle de beuh. Je m'en décroche la mâchoire, il me demande de lui rouler un joint, là comme ça, devant la famille, et se colle son pèt tranquille en l'accompagnant d'une coupe de champagne, et tout le monde trouve ça normal !

Je rappelle à l'auditoire que je n'ai pas été élevé dans une communauté hippie post-soixantehuitarde, mais dans une famille bourgeoise de province, bien catho, bien moralisante, bien intrusive...

Il faut croire qu'une fois à la retraite, tu as le droit de faire ce que tu veux au final...

Le repas se termine temps bien que mal.

NDRL : à toute fin utile je rappelle donc que nous sommes chez mon papa, et mes parents sont séparés.

Maman profite de la cohue générale pour aller visiter la maison et faire son inspection. La maison est sur trois niveaux, nous sommes au rez de chaussé, et nous entendons un bruit d'épouvante qui vous glace le sang venant du deuxième étage.

Ma mère hurle à la mort et profère tellement d'insultes à la minute qu'on ne comprend rien. Elle descend les escaliers en trombe, mon père et moi sommes seuls, tous les autres invités sont parti, on se regarde en coin et chacun se dit en silence "pourvu que ça soit pour l'autre, pourvu que ça soit pour l'autre !"

J'ai été exaucé, mon pauvre père a vu sa dernière heure venir...

Quel fut donc l'erreur commise qui mérite d'être conduit directement à l'échafaud ? Il a repeint en noir une table, lui a scié les pieds pour en faire une table basse "à la bonne hauteur pour poser ses pieds et regarder la télé". Vous me direz "et alors?"

Et alors je vous répondrai qu'effectivement ma mère est folle, mais là pour le coup je la suis parce qu'outre le fait que cette table lui appartienne, et que mon père l'avais juste en dépot dans son hanger en attendant qu'elle puisse la mettre chez elle, elle constitue un héritage familial, et était plus que bicentenaire (j'ai retrouver sa trace dans un contrat de mariage de 1804). Donc la transformer en repose petons pou la télé, ça énerve forcément...

Il a juste répondu "mais tu en as plein des tables..."

La logique de mon père et celle de ma mère ne sont vraiment pas les mêmes, et je comprends les raisons de leur séparation (même s'ils se voient tous les 15 jours, même s'ils passent leurs vacances ensemble, même s'ils couchent ensemble, ils sont séparés, cherchez pas, moi non plus je comprends pas)

Ma mère en a profité pour claquer toutes les portes de la maison une par une (j'ai compté, il y en a 15 !). Je suis donc monté me coucher en souhaitant un Joyeux Noël à mes parents bien sûr.

Et demain midi on recommence avec le repas chez papi et mamie, youpi !!!!!!

vendredi 23 décembre 2011

Blogothérapie ?

J'ai réfléchis à quelque chose cette semaine : pourquoi rouvrir le blog après tout ce temps où au final il ne m'apportait plus rien ?

La question m'a été en fait soufflée par un mail d'un de mes vieux lecteurs.

NDLR aux "vieux" lecteurs : je ne parle pas de vos âges quand je vous appelle comme ça, mais je fais référence à votre fidélité ici...

J'ai fermé le blog parce qu'il ne m'apportait plus rien, plus envie d'écrire, plus envie de partager. Et ça a coïncidé avec l'enfoncement dans ma dépression et l'addiction. J'avais honte de ce que je faisais de ma vie, honte de mentir à tout le monde. Je ne pouvais plus raconter ce que je ne disais pas à mes amis ici pour la simple et bonne raison qu'ils me lisent presque tous. Alors plutôt que de faire semblant, j'ai plié boutique.

Vous n'avez pas idée des mensonges qu'un toxico peut inventer pour pouvoir se droguer autant qu'il le veut. Des mensonges si bien ficelés qu'on finit par y croire soi-même. Me rendre compte d'avoir autant menti, à autant de gens qui m'aiment, non plus pour les protéger, mais pour me laisser la liberté de me plonger encore plus dans la drogue, l'alcool et le sexe, fait parti de ce qui m'a réveillé en ce début de décembre.

Je me suis donc promis, en plus d'arrêter, de me faire soigner et de retrouver une vie dont je serais fier, d'arrêter de mentir à mes amis.

Ils ne sont pas cons, ils savaient sans que j'ai eu besoin de le dire. Alors peut-être qu'ils pensaient pas que j'étais à ce point de désarroi, mais ils savaient que quelque chose de blanc, de poudreux, était en train de me changer et de me tuer à petit feu, au moins ça...

Je ne peux pas en parler tous les jours à tout le monde tout le temps. Non, ça serait trop difficile de me reconstruire si je passais la moitié de mes conversations à faire le point sur mes nevroses, mes progrès, mes rechutent avec tous mes amis. Parce qu'en plus, et ça je ne me l'explique pas pour le moment, enfin pas encore, c'est qu'il m'en reste plein des amis...

Donc j'ai trouvé plus simple, et plus sain au final, de faire revivre mon blog. Je m'en sers pour déverser tout ce qui doit sortir, un update qui ne se veut pas quotidien, mais suffisamment dense pour exprimer tout ce qui me semble essentiel qu'ils sachent. 

Libre à eux de venir lire ou pas, de m'en parler directement quand ils sentent que c'est necessaire. Mais au moins là ils ont la vérité, même si elle est brute, même si elle ne me met pas en valeur.

J'arrête de mentir !

Et j'avais oublié un détail, minuscule petit détail : j'eu mon heure de gloire, et dès le premier article j'ai eu plus de 300 personnes qui se sont connectés. Alors on est loin du nombre que vous avez pu être à la grande époque, mais après tout ce temps, avoir toujours 300 anonymes qui se soucient (ou se délectent ?) de mes malheurs, ben ça fait quelque chose.

Je ne savais pas trop comment réagir aux premiers messages, alors je n'ai pas répondu...

Aujourd'hui après ces quelques 3 semaines de reprise d'activité, vous avez tous (sans exception) montré que vous me souteniez, que vous vous souciez, que vous vous inquiétez même pour certains.

Je ne m'attendais pas à ça, vraiment pas...

Alors mon analyse, je la fais sur le canapé de ma psy. Mes excuses, je les fais à mes proches. Avec vous je partage une tranche de vie qui pourra peut-être servir à d'autres.

Mais je tiens à tous vous remercier, pour les commentaires, les mails, et tout cet amour que vous me témoignez. Ça fait un peu cucul-gniangnian, mais je tenais à le dire, parce qu'au final, vous m'aidez aussi.

MERCI

mercredi 21 décembre 2011

Un pas en avant

Aujourd'hui j'ai vu ma psy pour la troisième fois. Première fois que je rechute depuis que je la vois. On en a parlé. Ce que je retiens de la conversation c'est que j'ai tout fait pour lui plaire. Je voulais qu'elle me voit comme quelqu'un d'intelligent, de sympa... du coup je ne lui ai montré qu'une version faussée de ma personnalité.

Je veux que la thérapie fonctionne, donc je lui ai dit que je voulais tout lui dire, tout lui montrer, surtout ce que je ne dis pas à mes amis, mais que ça prendrait du temps, mais que je pensais qu'elle pourrait m'aider (en fait je veux qu'elle m'aide). Elle m'a répondu qu'elle n'était pas là pour me forcer, me culpabiliser, me tirer les vers du nez, qu'elle ne pourrait m'aider que si moi je le voulais, et qu'elle ne prendrait que ce que je voudrais donner.

Je lui ai dit que je déprimais, vraiment, beaucoup, trop. Elle m'a proposé de me voir deux fois par semaine au lieu d'une, et m'a demandé si je voulais des antidépresseurs. Elle pense que c'est une bonne idée. Moi je me laisse les vacances pour réfléchir, remplacer une addiction par une autre, hors de question, par contre combler mon manque de sérotonine pour essayer de ne plus (trop) voir la vie en noir, et avoir la force de regarder ce qui ne va pas dans le but de le fixer oui (fixer ici est un anglicisme, mais je ne vois pas comme le dire en français, réparer? non ce n'est pas exactement ça, je laisse le mot anglais qui correspond mieux au final).

Après mon rendez-vous j'ai retrouvé mes amis pour le Noël des amis, j'ai discuté avec Emma, grâce à qui je suis en thérapie parce que c'est elle qui m'a trouvé cette psy. Elle m'a dit qu'elle l'avait revu depuis dans le cadre de son travail et qu'elles avaient parler de moi. Ma psy lui a dit qu'elle avait bien fait de m'orienter vers elle, que j'étais quelqu'un d'intelligent, d'intéressant, de cultivé, et qu'elle voulait vraiment m'aider parce que mon mal être n'est que pur gâchis.

Ça m'a fait plaisir.

Mais j'ai peur, peur d'affronter mes démons, peur d'échouer autant que peur de réussir, je déprime depuis que j'ai 12 ans, autant dire que j'ai toujours déprimer, et si je dois devenir quelqu'un d'autre? Et si je dois VRAIMENT affronter mes problèmes? Et si je dois guérir ?

Serais-je la même personne ?

Je me deteste autant que je m'aime.

Je me fascine autant que je me fais peur.

Je veux mourir autant que je veux vivre. 

Je marche sur un fil et j'ai peur de le couper...

J'ai identifié un des (innombrables?) déclencheurs de mon burn-out récent : on me propose de devenir directeur de campagne avec ensuite un poste de directeur de cabinet mais j'en suis incapable en ce moment, mais c'est ce pour quoi j'ai autant travailler dans ma vie, et je m'en suis rendu compte. Echouer là, c'est échouer une fois de trop, je dois me soigner pour ne pas laisser passer cette chance. Un homme politique me trouve suffisamment intelligent et fiable pour me confier sa campagne et son cabinet, et moi je me drogue et couche avec des hommes qui me font me sentir sale et miséreux.

Il y a clairement un problème.

Je dois guérir, ou mettre mon plan de carrière à la poubelle.

Il le faut...

Il ne s'agit plus que de moi là !

lundi 19 décembre 2011

En fait

J'adore ma psy, mais avoir un (ou deux ou plus) ami avec qui parler de tout ça, ça me manque... Ils sont tous au courant, mais ils peuvent pas m'aider / me comprendre...

J'ai recommencé cette nuit...

J'ai envie de mourir tellement j'ai honte, je suis faible, je suis une épave, je me déteste...

dimanche 18 décembre 2011

Day one...

... I just don't realise i'm coming back to day one one again... But i will succeed, not today, not tomorrow, but someday, because i have to succeed, and I can do it...

Biter, shame, and I hate myself...

My brain reset every 5 seconde, I wish i'll be died tomorrow...

Why ?

I'm a mess...

vendredi 16 décembre 2011

Engagez-vous, rengagez-vous...

J'avais posté il y a quelques mois déjà une vidéo de militaires américains qui s'ennuient au front. Grâce à MisterBig et ses pérégrinations (je suis vraiment pas sûr de mon orthographe là!) internet, voilà une petite sélection des dernières tendances guerrières !

Moi je le dis comme ça, mais Obama il aurait pas dû supprimer le Don't Ask Don't Tell, les pédales dans l'armée se lachent ^^




Bon week end les gens !

PS: J+15, j'en reviens pas moi même !

samedi 10 décembre 2011

Le pire...

... c'est le vendredi soir !

Une semaine que je suis sobre, une semaine que je ne pense qu'à ça. Mais en y repensant, je n'ai pas vraiment eu le temps de ressentir le moindre manque. J'ai été très occupé, c'est la période des conseils de classe.

Mais là je suis chez moi, tout seul, il est minuit passé, demain je ne bosse pas. Bien sûr j'ai du travail en retard (cours, correction de copies, préparation du déroulé du second trimestre) le tout multiplié par 7 classes, trois niveaux et 210 gamins.

Donc ça en fait...

Mais là j'ai passé la soirée à regarder ma montre pour me souvenir de l'heure à laquelle j'allais craquer.

Le pire ?

J'en ai dans un tiroir...

Je n'ai pas bu, je n'ai pas pris de lexo, je vais aller me coucher, une fois au lit je pense que ça ira mieux...

Une semaine c'est rien dans une vie, mais ça me semble une éternité quand même.

Gauthier à J+7

mercredi 7 décembre 2011

Freud est encore à la mode...

Ce soir je suis allé à me première séance avec une psy chaudement recommandée par Emma. Quand je lui avais demandé il y a quelques semaines si elle ne connaissait personne parce que j'avais clairement besoin de consulter, elle m'a répondu :

Ecoute, pas besoin d'être devin pour voir que tu vas pas bien, j'ai quelqu'un à te conseiller, laisse moi vérifier si elle prend de nouveaux patients, en fait ça fait quelques mois maintenant que j'attends que tu me poses la question...

J'appréhendais un max, aller voir une psy, j'en ai besoin, mais est-ce que je suis prêt à faire tout ce qu'il faut pour que ça marche ? Est ce que je suis prêt à dépenser l'argent de ma drogue chérie dans une heure par semaine sur un canapé ?

Pas sûr...

Je vous passe les détails, mais en fait de deux choses l'une, soit Emma me connait vraiment bien, soit elle est super bien tombée. Cette psy m'a mis à l'aise de suite. J'ai parlé une heure sans la voir passer, de tous pleins de choses dont j'avais envie de parler avec quelqu'un que je connaissais pas... Et j'avais plus envie de partir.

On a convenu d'un planing, d'un tarif, et elle n'a mis qu'une condition : ne pas venir en séance si je suis sous coc (ou bourré ou autre), pour le reste, elle ne me juge pas, elle n'est pas non plus là pour me donner l'absolution.

Elle m'a dit deux choses qui vont peut-être m'aider à me débloquer complètement avec elle :

  • Je ne vais pas combattre le produit (la coc) mais essayer de comprendre pourquoi vous en avez besoin et essayer de faire en sorte que vous n'en ayez plus (ou moins au début) besoin.
  • On ne nait pas dans un champs, on arrive dans une famille, il va falloir me raconter votre enfance, toute la relation avec vos parents conditionne votre état actuel.


En gros je vais passer une heure par semaine à dire du mal de mes parents pour essayer d'aller mieux... Mouais ça je peux le faire...

Bon ce n'est que le premier rendez-vous, mais alors que ce soir j'avais très peur de téléphoner à mon dealeur (je ne bosse pas le jeudi), en rentrant chez moi je me suis juste servi une vodka et maintenant je vais me coucher, sans frustration, en me disant que je commence un travail et que je dois le faire correctement (pour une fois dans l'année, ne pas tout foirer !)

A suivre...

lundi 5 décembre 2011

Les signes ne trompent pas...

Après une journée de fol'aïl où j'ai enchaîné 7 heures de cours pleines sur deux établissements, à manger dans la voiture, à planifier les réunions parents-profs (j'adore savoir que je vais finir à 20h30 3 jours après le réveillon, donc 12h après être arrivé au bahut).

Après, alors que je demandais rien à personne, fumant ma clope pendant la récrée, devant l'entrée du bahut, avec ma tronche du lundi-matin-ça-fait-2h-que-je-suis-là-et-j'ai-déjà-envie-d'en-tuer-trois-ou-quatre, une fourgonnette de gendarmerie s'arrête à ma hauteur :

  • Excusez-moi monsieur, je vais juste vous demander ce que vous faites !
  • Je fume, ça se voit pas ?
  • Non mais pourquoi vous êtes devant l'entrée d'un établissement scolaire ?
  • Peut-être parce que je suis prof ?
  • Ah... Pardon, j'aurais pas deviné, bonne journée...

J'ai failli répondre "pour essayer d'en violer un derrière les poubelles !" mais j'ai senti qu'ils avaient un humour limité les gendarmes...

En les regardant partir, je me suis regardé : pas rasé d'une semaine, pas coiffé, en jean large/baskets rouges avec un manteau en dessous des genoux, je fais clairement pas prof de "banlieue-desperates-housewives" où j'ai été récemment envoyé en mission.

NDLR : oui je me sens investi d'une mission, faire rougir toutes les Marie-Caroline et les Charles-Edouard qui vont à la messe tous les dimanches, mais ça sera le sujet d'un autre article... Z'avez qu'à me laisser en ZEP ces cons du rectorat !

Après avoir pondu un cours en 2 min 30, surement le cours le plus nul que j'ai jamais écrit, et me rendre compte que je m'en contre-fous. 

J'ai décidé de me défouler devant la tv, mais quoi regarder ?

J'ai trouvé : le concert de Céline Dion - Taking Chances

C'est officiel, je déprime, je suis au fond du trou, je kiffe Céline Dion !

ACHEVEZ-MOI  !

(J-2 avant le psy)

vendredi 2 décembre 2011

Left things behind

J'ai quitté ma vie tant de fois que je ne sais pas à quel moment j'ai commencé à choisir la fuite comme unique moyen de régler mes soucis. J'ai fui dans ma tête, dans mon corps, et de manière plus prosaïque en prenant un train ou un avion pour recommencer ailleurs.

Mais quand je jette un oeil dans le rétro je ne vois rien de changé. Je ne sais pas ce qui cloche vraiment chez moi. Je n'aime pas mon corps ? Je n'aime pas ma sexualité ? Je n'aime pas le regard des autres ? Je n'aime pas mes parents ? Je n'aime pas ma vie ? Je ne m'aime pas...

La tête doit toujours être occupée, si je m'arrête de penser, de me projeter, je panique, je perds pied, et je me noie.

J'ai décidé d'en finir une fois pour toute avec cette vie. J'ai fait le burn out de trop dimanche dernier. Pourtant tout va bien. J'ai un travail qui me plait, un appartement dans lequel je me sens bien, des amis fantastiques, une famille aimante (non vraiment vous tueriez pour avoir mes parents). Pourtant je ne me fais du mal à un point qui en devient insoutenable. Si je ne me suis pas tiré une balle ou jeté de la fenêtre, ce que j'ai fait ces dernières années était tout comme, et ce que j'ai fait ce week-end n'était que le point d'orgue.

Je ne survivrai pas au prochain, je le sais, j'en suis sûr.

Je suis sûr que d'une chose en fait, je ne veux pas mourir. 

Mais voilà je ne sais pas comment vivre.

Survivre ne me suffit pas.

Rien ne me suffit.

Ce vide que je n'arrive pas à nommer, à comprendre, à cerner m'aspire. 

Alors pour la première fois, sans user de dérision, sans me cacher, sans faux-détours, je vais dire (écrire plutôt) ce qui me fait si peur :

Bonjour, je m'appelle Gauthier et je suis toxico.

Mercredi j'ai rendez-vous chez un psy. Je ne sais pas ce que ça va donner, mais j'ai envie/besoin d'en parler, alors je refais vivre cet espace, mon tout petit espace sur le net, pour raconter, déverser, pleurer, peut-être bientôt rire...

Je ne sais pas si ça durera, mais ce soir j'en avais besoin... 

La seule raison pour laquelle je n'ai pas encore appelé mon dealer c'est parce que je me suis enfilé un lexo et que j'attends qu'il m'assome... (tu parles d'un réflexe à la con)

J'ai envie d'arrêter, mais je sens que ça va être dur, très dur, trop dur ?

A suivre...


dimanche 14 août 2011

jeudi 12 mai 2011

Rideau

La semaine dernière j'ai eu 30 ans, ça fait donc 6 ans que je raconte ma vie ici, enfin cette année je n'ai pas raconté grand chose, mais bon ça fait quand même beaucoup...

Je ne suis plus le petit étudiant débarqué de sa campagne à Paris, même si des fois je me demande ce que j'ai bien pu foutre de toutes ces années.

Je n'ai plus envie de partager ma vie avec des inconnus... Et je pense que ça ne reviendra plus, ou tout du moins pas sous cette forme.

Alors je vous remercie tous d'avoir été aussi nombreux à me lire, à un moment j'ai quand même eu une audience délirante, et je n'en reviens toujours pas. Beaucoup de gens connaissent ce blog, encore aujourd'hui en soirée on me reconnait et on m'en parle. Je pense que je ne pourrai jamais oublier tout ça et m'en détacher. Ça fait parti de moi...

Encore merci à toutes z'et tous, surtout à celles et ceux qui sont là depuis le début ou presque. J'ai rencontré certains de mes amis les plus chers ici, la liste serait trop longue, mais je pense spontanément à 7h et MisterBitch forcément.

Je laisse le blog ouvert, il doit rester ouvert, ça serait hypocrite de le fermer et de renier tout ce qu'il a été. Je resterai joignable sur fessedebouc et twitter, au moins pour un temps.

Des bisous les gens !

vendredi 22 avril 2011

Tu crèves d'envie de savoir ce qu'il se passe dans ma vie ?

Alors rien que pour toi lecteur/trice qui traine encore ici, pour récompenser ton obstination (c'est limite christique quand même à ce niveau) quelques news toutes fraiches (ou pas).

J'ai donc perdu mon taff en décembre, je suis redevenu un gentil professeur remplaçant payé au lance pierre dans le pire lycée de l'académie. Non mais vraiment le rectorat m'a léché le cul pendant 3 jours pour que j'accepte. 40% de réussite au bac, il ne manquait que moi dans le décor pour en faire une sitcom à succès sur TMC...

Bref, j'ai accepté, pas par amour de la profession, mais plutôt parce que pole emploi refuse de me verser ce à quoi j'ai droit.

Au final, je les aime bien mes élèves, mes term ont un niveau de 5ème débile, mais ça m'éclate. C'est pas leur faute, ils sont incultes oui, mais uniquement parce qu'ils sont considérés comme sinistrés depuis leur naissance, et donc personne ne s'occupe d'eux.

Mais moi je les aime bien, et ils me le rendent bien (ou presque). Et je me sens vraiment utile là au moins (ce moment égo+100 est sponsorisé par l'éduc nat').

- Monsieur, vous êtes gay?
- Oui ! Mais franchement on s'en fout !
- ... vous avez raison... et donc vous avez lu le Coran ?

Voila, et on bosse... Je suis peut-être complètement décalé, mais j'ai réussi à faire virer le caid du lycée (il a appelé au meurtre des juifs dans ma classe, c'est mal me connaître) et à faire faire leur devoir aux plus récalcitrants.... Bon, parfois j'en chie, mais ça vaut le coup !

NDLR : non je ne passerai pas le CAPES, je ne veux pas être un vrai prof, non mais...

En dehors de ça, c'est la joie totale, comme le pole emploi refuse de me verser mes allocs, et qu'il a même fini par me radier, je n'ai rien touché depuis décembre, donc je n'ai pas payé mon loyer, donc je suis expulsé le 1er juillet.

Fun isn't it ?

Bien sûr, je me retrouve de nouveau chômeur complet en juillet vu que je suis payé à l'heure, donc les vacances c'est pour mon cul.

Fun bis isn't it ?

J'ai craqué pour un garçon qui n'en a rien à foutre de moi et avant ça j'ai largué les deux seuls garçons qui avaient un temps soit peu de considération pour ma personne malgré mes déviances.

Fun blablabla

Il me reste deux grands parents en vie, ils sont tous les deux hospitalisés, mon grand père va vers le mieux, ma grand mère est en soin intensif...

Fun tasoeurettamère

Mes amis les plus proches m'ont pris entre 4 yeux pour me dire que ma dépendance éthylo-droguesque était en train de prendre une ampleur jamais vue, et ils m'ont aidé à me rappeler que j'ai perdu plus d'amis que je ne m'en suis fait ces deux dernières années, ce qui est une première dans ma vie.

Fun tachatte

Bref, faisons un bilan, à 15 jours, même pas, de mes 30 ans, je suis l'épave par excellence. Touhu va bien !

La preuve, il est 5h55 et je suis saoul, en semaine, tout seul chez moi, alors que j'ai 100 copies à corriger, et je vais aller pleurer dans mon lit pour faire un bilan !

Fun oupas

Voilà, les dernières nouvelles, et après on se demande pourquoi je publie plus rien, mais parce que je destete tellement ma vie que je n'ai même plus la force de la raconter...

Souhaitez moi de passer sous un bus, c'est le seul moyen pour que ma famille touche l'assurance vie !

(mais non, je plaisante, un bus ça fera mal, un vélib peut être ?)

mercredi 16 mars 2011

Une décision s'impose...

Simple et rapide : soit je change, soit je meurs... 

Vraiment, là, c'est plus possible...

(paye ta descente en pleine déprime !)

vendredi 11 mars 2011

Lambada 2011

Je viens de découvrir le nouveau clip de J-Lo. Et ça me rappelle vaguement quelque chose... Mais oui, c'est bien ça, c'est un sample de la Lambada !

o_0'

On me l'aurait dit, je j'aurais pas cru !

La preuve par la vidéo...

J-Lo


L'original 

jeudi 10 mars 2011

Non, mais non quoi !

De l'avis de MisterBig, au vu de mon tour de taille qui prend des proportions proches de celles des cétacés, je devrais m'inscrire sur des sites de rencontre spécifiques.

Oui, il y a des sites pour baleine.

En fait non, il s'agit de site pour "bears", mais c'est la même chose, des gros monsieurs d'un certain âge avec des poils plein partout.

Mais je refuse !

Quand on regarde de plus près, j'approche dangereusement la fin de la vingtaine (dans 2 mois), je pèse plus de 90 kg (je refuse d'avouer que j'en fais 95, n'insistez pas), et je suis effectivement loin des deux modèles dominants dans la pédésphère : la gymqueen et la tapette filliforme hystéro-connasse.

Je suis issu de la dernière catégorie. Il me semble que c'est encore hier que j'avais les cheveux violet, une french, des buffalos, des tee-shirt en strass L5 et de l'eye-liner (non n'insistez pas, vous n'aurez pas les photos).

Force est de constater que si je devais m'affubler de la sorte actuellement, je me ferai interner en moins de 5 minutes (quoique je me demande toujours comment j'ai pu sortir de chez moi à l'époque, et surtout revenir en vie ! ya de ces mystères dans la vie...)

Mais non, je refuse de me connecter sur un site pour gros qui aiment les gros qui sentent le gros et qui en sont fiers !

Yeurkh !

Vivre dans le déni, c'est tellement plus facile !

Et puis ma vie sexuelle n'est pas si désespérante que ça, je baise moins qu'à 20 ans, mais je suis loin d'avoir à me plaindre ! On verra quand j'en serai à l'abstinence forcée !

Donc je le dis haut et fort MisterBig , je n'irai pas sur bearwww.com !

Nan mais...


On verra quand j'aurai passer le cap des 29+1 si je suis toujours aussi radical...

mardi 8 mars 2011

Journée de la femme

Malgré tous mes efforts pour vous chasser de ma vie réelle et virtuelle, vous êtes toujours là ! C'est la malédiction du pédé, on a tous les inconvénients (et plus encore puisque nous on vous écoute VRAIMENT) des hétéros, sans les avantages...

Bref, il y en a marre de vous les femmes, allez ouste, disparaissez, laissez nous entre mâles velus et crados, comme le dit le Père Albert, vous n'êtes qu'une engeance démoniaque !

Et pour être sûr que vous ne reviendrez pas de si tôt, voilà ZE chanson qui vous met bien à l'honneur en 2010, la bien nommé "Etre une femme 2010". Si après ça vous me jetez pas des pierres, je ne vois pas quoi faire de plus!








Non mais en vrai, je vous aime, même si vous avez un vagin, et que franchement c'est pas propre, mais c'est pas votre faute !

mardi 1 mars 2011

Le nouveau Gaga

Alors oui bon on dit qu'elle copie plus qu'elle n'invente, et bla et bla, mais merde, si c'est si facile, pourquoi est-elle la seule à le faire ? (Bon ok, elle a du voir/entendre Express Yourself de maman Mado, et alors ? J'y vois aussi du Bjork, bref je ne suis pas un spécialiste, je laisse l'analyse à d'autres... )

Sur ce, si vous ne l'avez pas vu, juste une précision : c'est visuellement des fois un peu flippant, mais moi ça me plait beaucoup !

vendredi 18 février 2011

Il faut se rendre à l'évidence...

... il y a quelque chose que je ne supporte plus chez moi : le chiffre qui s'affiche sur la balance !

Un petit retour en arrière s'impose. Quand je suis venu au monde je pesais 4,780kg pour 55cm, j'étais le plus gros bébé de la maternité venu au monde naturellement (entendez sans FIV, sans césarienne et sans péridurale, ma pauvre maman...). Toutes les infirmières de tous les services sont venus voir ma mère avec toujours la même réfléxion "j'en avais jamais vu un d'aussi gros !".

Ma pauvre mère a donc commencé à me voir comme un truc informe et trop gros alors que je n'avais même pas fait mon premier rot ! Et tout au long de mon enfance elle m'a foutu au régime. Tant et si bien que je me suis toujours trouvé moche et difforme. Je me souviens d'une conversation entre elle et ma grand mère quand j'avais 8 ans : 

- Ma mère : arrête de le faire bouffer comme une vache dès que je te le laisse, après je dois le priver et tous les efforts de l'année ne servent plus à rien !
- Ma grand-mère : mais non, il est très bien cet enfant, tu le prives, le pauvre (s'adressant à moi) tiens mon petit mange ce gateau et va jouer !
- Ma mère : non Gauthier, arrête de manger !
(je sors de la pièce avec le gateau)
- Ma grand-mère : non mais c'est clair qu'il faut faire quelque chose, les autres enfants vont se moquer, mais c'est pas mon rôle !

Heureusement l'adolescence est arrivée, et j'ai grandi plus vite que j'ai grossi, et à l'âge de 15 ans, je suis devenu très bien proportionné, le sport que mes parents me forçaient à faire à mon corps défendant a fini par payer aussi (8h de natation par semaine, ça aide). 

Je sors du lycée à 17 ans avec mon bac en poche, je suis grand, un peu musclé, bref, je suis beau pour la première fois de ma vie, et en prime je me débarrasse de mon acnée assez rapidement. Bref, quand j'arrive à la fac, tout va bien. Comme j'ai le droit de dire merde à mes parents depuis que je suis bachelier (je fume devant eux, alors que depuis mes 12 ans je devais me cacher), mon premier choix "d'adulte" sera d'arrêter toute forme de sport que j'apparente à de la torture.

Le résultat ne se fait pas attendre, à 18 ans je frôle le quintal.

Je décide donc de faire un régime pour la première fois de ma vie. Le résultat est concluant au dela des espérances. Je voulais peser 85 kg, pour 1m94, c'est tout à fait honorable. Mon régime était plutot simple, j'ai divisé par deux tout ce que je mangeais, j'ai supprimé le coca, le nutella, les gateaux, et je suis passé à 2 paquets de clopes par jour (mon coupe-faim du moment).

En trois mois j'ai perdu 15 kilos. Une fois à 85kg, j'arrête officiellement mon régime, et je me remets à boire du coca et à manger normalement. Mais je continue à perdre rapidement. A 78kg je trouve ça bizarre et je vais en parler à mon medecin, il me dit que le corps a besoin de s'ajuster après un régime et que c'est normal que je perde encore un peu. Je ne m'alarme donc pas.

Je viens d'avoir 19 ans, je suis beau comme un coeur, ma vie sexuelle décolle, j'entre dans une frénésie de cul avec un rythme soutenu de deux à trois mecs par semaine. Je suis la star des boite gay de Toulouse, l'image du vilain petit canard que j'étais pendant mon enfance s'efface.

Sans m'en rendre vraiment compte, je continue à perdre du poids, j'approche de mes 20 ans, avec mes parents la guerre bas son plein, ils me parlent plus, je ne vis plus chez moi depuis près d'un an (squattage à droite et à gauche), et je finis par officialiser mon envol en prenant un appartement que je me paye.

Je bosse 35h par semaine, tout en allant en cours et en sortant 5 soirs par semaine. Je suis en couple avec connard d'ex mais je le trompe à tout va. Je découvre les joies des mélanges alcool/drogues/médocs. Connard d'ex me largue. Et au matin de mes 21 ans je rentre dans des pantalons en 34 fille.

L'été de mes 21 ans, j'ai une grippe intestinale si violente, que je suis obligé d'appeler mes parents pour qu'ils me rapatrient chez eux, je suis incapable de faire le chemin de mon lit à la salle de bain sans aide...

Ils appellent le médecin, il prend ma tension avec un tensiomètre pour enfant parce que mon bras est trop petit. Alors que je suis dans un demi coma, et qu'il pense que je ne l'entends pas, il dit à mes parents 

- Le médecin: s'il n'a pas pris du poids avant la fin de l'été il va falloir penser à l'hospitaliser, il peut en mourir de sa maladie !
- Ma mère : d'une grippe intestinale ?
- Le médecin : non, de l'anorexie !

Au fond de moi, je sais qu'il y a un problème, mais je me vois toujours rond dans la glace, plus tard dans la journée, je vais me peser, ce que je n'ai pas fait depuis plus d'un an, je pèse 59 kg (et je mesure toujours 1m94). 

Je suis malade...

Je vais passer les deux années qui suivent à donner le change, devant ma famille, je fais celui qui essaie de reprendre du poids, mais dès que je suis seul, je ne mange pas, en fait je me nourri de coca, de clope et de vodka ! Je me souviens d'une réfléxion de ma mère lors d'un repas de Noël "ne me fais pas honte, mange tout ce qu'on te sort!", ça m'a tellement inhibé que j'ai mangé, puis vomis...

Arrivé à 22 ans, je n'ai repris que 3 kg, je rentre dans des vêtements pour petite fille... C'est l'année où j'ai vraiment commencé à prendre toutes sortes de produits, avant c'était occasionnel, là ça devient systématique.

Et puis l'accident arrive, 3 semaines après que j'ai pris la décision d'arrêter les conneries (donc grossir et arrêter de me droguer). C'est l'accident qui va sceller le pacte. Une diététicienne va me faire un régime hyperprotéïné en me disant "les gens qui se cassent la mâchoire comme vous perdent 5kg en moyenne, il est inimaginable que cela vous arrive, vous seriez en danger, donc on va vous gaver de gras!".

Et je me suis gavé, vous avez besoin de prendre du poids ? J'ai des tas de recettes qui peuvent vous aider. Dans une soupe il y avait l'équivalent en Kcal de ce que j'avalais en une semaine avant... (D'ailleurs après des mois à bouffer que de la soupe, j'ai mis 3 ans à pouvoir en remanger... trop c'est trop!)

8 mois après m'être fracassé la tronche sur mon volant, je pèse 70kg. Le pari est gagné...

Entre 2003 et 2005 je reprends petit à petit du poids, pour arriver à 80kg. Mon poids de forme est à 82, tout va bien, je vais bien ! 

Je pars vivre à Paris pour finir mes études, les premiers mois je me retrouve seul, et je compense en mangeant, j'oscille entre 82 et 86 jusqu'en 2008. Rien de dramatique en somme, il suffit que je fasse gaffe une semaine pour prendre 2 ou 3 kilos et rentrer dans mes jeans.

En 2008, j'ai perdu pied, et en 2009 encore plus, le chômage couplé aux sorties et la reprise excessive de la drogue (réintroduite progressivement depuis 2006), font que je stabilise bien mon poids autour de 82kg. Le coupe faim n'est plus la cigarette (j'ai arrêté quelques mois en 2006-2007, donc je suis à 5 clopes par jours au lieu des 2 paquets quotidiens d'antan), mais la cocaïne, beaucoup plus efficace au passage...

Et puis, je ne sais pas vraiment pourquoi, mais en 2010, pour la première fois depuis mon régime de l'année de mes 18 ans, j'ai retrouvé la sensation de faim. Imaginez, je n'avais pas eu faim pendant 10 ans. Pendant 10 ans je me suis alimenté parce qu'il le fallait, et la sensation de faim que tout le monde connait était devenu chez moi une espèce de crampe d'estomac.

Mais en 2010 j'ai faim. Et à chaque fois que je mange, j'ai du plaisir, plus de plaisir qu'en baisant. Alors je bouffe...

Je me souviens que quand j'étais au plus bas de la courbe de poids, j'avais du plaisir à ne pas manger ! J'ai inversé les compteurs...

Tant et si bien que j'ai dépassé les 95kg, et je sais que je suis incapable de m'arrêter de bouffer. Pourtant, je me supporte plus dans une glace, ma vie sexuelle en a pris un sacré coup. Je me supporte pas, comment voulez-vous que je donne envie aux autres. J'ai réalisé cette semaine, que ça faisait 6 mois que je m'étais pas fait draguer en boite. Avant je me faisais draguer trois à quatre fois par soirée, et je distribuais mon tel à au moins un mec par soir (que je baisais dans la semaine).

Entendons nous bien, je ne suis pas obèse, ni même gros au final, habillé je suis même très bien, mais je me sens de nouveau difforme...

Le pire c'est qu'au début, quand j'avais juste 2 ou 3 kilos en trop, j'aimais bien ça, je passais la main sur mon ventre et j'aimais sentir le petit rebond. Mais là c'est trop. Je me sens dégueulasse...

Et depuis que je suis au chômage, tout s'emballe, je dors 12 à 13h par nuit (jour) et je fais deux gros repas entre-coupés de collations. J'ai le temps de me faire à manger, et je m'en prive pas...

Il y a quelque chose de bien cassé en moi pour que je m'autodétruise comme ça, mais là j'ai atteint un sommet : incapable de retourner bosser, incapable de surveiller mon poids, incapable d'arrêter de me cramer la cloison nasale, incapable de me lier à quelqu'un, incapable d'être heureux...

Il faut que je me trouve un psy, mais ça me gave de faire face à tout ça, alors je vais mettre la tête sous l'oreiller encore quelque temps et attendre que ça passe...



samedi 12 février 2011

La guerre a duré trop longtemps

Et les soldats craquent, la preuve avec cette vidéo tournée par des militaires américains en Afghanistan.

Enjoy !

jeudi 10 février 2011

Vieux machin...

Je vieillis à une vitesse folle, je pense que je suis en train de payer pour mes années de débauche. Ce week end, j'ai fait la fête de façon irraisonnée, 48h non-stop. Ce n'est pas la première fois, mais par contre depuis je ramasse.

Normalement, quand je dépasse les limites de mon corps, j'ai juste à passer 48h au fond du lit à manger du gras devant des séries débiles, et je me remets. Cette fois, j'innove. En allant me coucher, j'ai ressenti une raideur dans le cou. Rien d'anormal, j'étais clairement déshydraté, donc les crampes sont légions dans ces moments là.

Au réveil, j'avais toujours mal. Tant et si bien, que je me suis retrouvé dans l'incapacité de bouger la tête (et tout le reste de mon corps du coup).

NDLR : ben voui, quand tu peux pas tourner la tête, tu as du mal à te déplacer normalement, en plus à force de contracter les muscles pour remettre en place ce qui a du bouger, j'ai fini par me bloquer 75% du dos...

Me voilà donc, petite mamie de 97 ans, au fond de mon lit, dans l'incapacité de me lever... Dans ce cas là, 48h c'est long, très long !!!!!!

On est jeudi, et je peux seulement depuis hier après midi rebouger sans trop de problème, mais avec toujours de grosses raideurs (et donc douleurs) de la base du crane à la naissance des fesses en gros.

J'ai fait sonner le téléphone de tous les kiné-osthéo du sud de paris, et à force de pleurer, j'ai obtenu un rdv en urgence aujourd'hui à 16h. Il peut me faire payer ce qu'il veut, du moment qu'il me soigne, je signe un chèque en blanc !!!!

Pour rajouter à mon malheur, j'ai voulu aller voir mon médecin traitant, histoire de récupérer une ordonnance d'antalgiques/anti-inflammatoires/opiacés/autres-drogues-légales. Pour vous planter la décor, mon medecin traitant, c'est un vieux monsieur prêt de la retraite, alcoolique au dernier degrès, tant et si bien qu'il n'y a jamais personne dans sa salle d'attente (les mères de famille du quartier doivent avoir peur), et quand tu arrives devant lui tu a 3 min montre en main pour lui demander tout ce que tu veux, après il te met dehors pour aller boire un coup je pense. Donc en 3 min je me fais toujours faire toutes sortes d'ordonnances. Je peux tout lui demander, il s'en fout, du moment que je laisse un chèque et que je pars vite. Pareil pour les arrêt maladie, of course, bref un bon moyen de plomber le trou de la sécu !!!

Je me pointe donc devant la porte du cabinet avec en tête tout ce dont j'aurais besoin : anti-douleur pour chevaux (Ixprim et Tramadol), myolastan et lexo histoire d'être défoncé et d'aller dormir... Et là que vois-je suis la porte ?

Le cabinet médical est DEFINITIVEMENT fermé

NOOOOOOOOOOOOOOOOOOOON !!!!!

Il doit être à la retraite, ou mort, ou les deux... Mais merde quoi, où je vais en trouver un autre comme ça ? Franchement, ça court pas les rues des patriciens de sa trempe !!!!

Tant pis, je suis donc rentré chez moi pour prendre deux pauvres dafalgan (que j'aurai avalé ma pisse ça aurait fait le même effet je pense), et prendre mon mal en patience surtout (je n'ai d'ailleurs jamais aussi bien compris cette expression de toute ma vie!).

Bref, j'arrête de râler et je me mets en route pour mon rdv chez le kiné. Il va me faire mal, mais ça me fera du bien. 

Ça fait SM de dire ça, non ?

Gauthier qui souffre, mais alors vraiment...


jeudi 3 février 2011

Agora

Comme tous les abonnés Freebox, je bénéficie d'une semaine de Canal + gratuitement. Je viens de tomber sur la diffusion du film Agora que j'ai vu au ciné à sa sortie. Un très bon film sur la vie de la philosophe Hypatie d'Alexandrie à la fin du IVème siècle de notre ère.

Outre le coté péplum et romantique, qui peut parfois tirer sur la corde, ce film met en avant les luttes entre les premiers chrétiens et les derniers païens dans un empire romain affaiblit. Il permet de comprendre comment, en quelques décennies, une nouvelle religion a détruit des millénaires de culture antique.

J'ai toujours eu du mal, en tant que professeur, à faire comprendre à mes élèves ce que représentait réellement la conversion à la religion chrétienne : un immense retour en arrière. Les sciences sont mises entre parenthèse pendant plus de 1000 ans en Occident.

Ce film devrait être au programme des lycées (parce que bon il y a un peu trop de violence pour nos petits collégiens quand même). Et surtout il devrait être diffusé à tous les bons chrétiens qui traitent actuellement le tenants d'autres religions (telle l'Islam) d'arriérés...

Je me souviens d'une discussion à ce propos avec ma guide en Egypte, elle m'a dit avoir lu le livre dont été tirée cette histoire, mais que son Eglise a interdit a ses fidèles de voir ce film (je ne sais pas si cette interdiction a entrainé le retrait du film des salles de cinéma ou si c'était juste une recommandation de l'Eglise).

En tout cas tout ça me conforte dans mon rejet total de toute forme de religion...

Bref, je vous le conseille si vous voulez vous faire un peu de culture, ça ne fait jamais de mal !

mercredi 26 janvier 2011

Se faire chouchouter...

Quand j'ai quitté mon dernier poste d'enseignant, les collègues m'ont fait un cadeau : un coffret bien être. Jusque là je n'avais pas vraiment eu le temps d'en profiter. Mais étant nouvellement chômeur et relativement libre dans mon emploi du temps, j'ai décidé d'en profiter.

Me voilà donc à regarder tout ce que je peux m'offrir dans un gros livret. J'hésite un long moment entre un massage du corps ou un soin du visage. Etant donné que j'ai la chance d'être mal foutu du dos, je me fais souvent masser au frais du contribuable par un kiné. Par contre je ne me suis jamais fait faire un soin du visage.

Me voilà donc hier dans un institut de beauté pour un "soin du visage Payot" d'une heure. Je ne sais pas à quoi m'attendre, mais je suis pas super à l'aise étant donné qu'il n'y a que des nanas partout (clientes et esthéticiennes), tant pis, suis pédé j'assume !

Une jeune fille m'installe et me demande de m'allonger sur le dos torse nu.

NDLR : pourquoi je dois me déshabiller pour un soin "visage"?

Elle me demande si c'est la première fois, je réponds que oui, et c'est partit. Elle commence par me nettoyer la peau avec trois sorte de produits différents qui sentent super bon, puis fini par un gommage costaux. Là elle me met des cotons sur les yeux et place une machine qui m'aspèrge de vapeur pendant 10 minutes. Quand elle revient elle me dit "je vais enlever les points noirs, c'est désagréable, je vous préviens". 

Ah, ah, mais voyons l'amie, je suis quelqu'un qui prend soin de lui, je n'ai pas de points noirs...

...

Après 10 minutes où elle m'a sorti l'équivalent d'une demi kilo de merde de mon nez et alentour, je dois le confesser, j'ai des points noirs (enfin j'avais!). Je lui dis à demi voix "mais j'en ai tant que ça" et elle toute gentille "oui, oui, il y en a !".

ZE honte !

Après ça, je comprends enfin pourquoi je dois etre torse nu, elle me masse le visage, le crane, les épaules et le cou. C'est divin... DIVIN !

Elle fini par me mettre un masque puis une crème.

Je ressors de là une heure après, détendu comme jamais, avec un nez de jeune vierge et une peau toute rose...

Je prends un dépliant avec les tarifs pour voir, et oui, je ne le referai pas de suite, ça coute quand même 55 euros la blague, mais franchement, ça fait du bien !

Alors voilà, en ce moment je n'ai pas de sous, et je viens de me rendre compte qu'il y a tout une domaine inconnu jusque là ou je serais capable d'en dépenser plein : me faire éclater les points noirs !

^^

Bon, vous m'avez compris, il faut que je me trouve une esthéticienne que je pourrais payer en vodka pour me faire chouchouter à domicile !

jeudi 20 janvier 2011

Ils ont osé !!!!

Voilà qu'en faisant le tour des prochaines sorties ciné, je tombe sur cette bande annonce. Et oui, ils ont osé adapter le petit chaperon rouge en version "film qui fait peur avec des vrais morceaux d'effets spéciaux dedans".


Personnellement, ce qui me fait le plus peur, c'est que ça soit le réalisateur de Twilights qui s'en soit occupé, pour moi c'est un gage de "fais toi chier pendant 3h à regarder des ados torturés", j'ai passé l'âge d'apprécier les Dawsonités...

Bref, pas convaincu, mais bon j'irai quand même (faut pas pousser ^^)

mardi 18 janvier 2011

Famille je vous merde...

Je suis rentré dans ma famille mi-décembre. Le chômage ça a ses avantages quand même. Je me suis prévu un bon mois de glandouille au frais de papa-maman avant de reprendre le rythme effréné de la vie parisienne et de la recherche de job.

Le premier week-end, j'ai fait la fête en Dordogne pour les 30 ans de Lucie, ma copine qui me suit depuis la fac d'histoire. Soirée disco, on a donc fait péter les couleurs criardes et les perruques, pour ma part j'étais en reine du disco, ça donnait avec mes talons, collants roses, faux-cils roses et robe verte et rose. 

Je vous rappelle qu'on était en Dordogne. Le point d'orgue de la soirée a été quand la grand-mère de Lucie, 80 et quelques balais, est venue me voir alors que j'étais en train de nettoyer le sang qui s'écoulait de mes chaussures (oui ça fait mal les talons) et qu'elle m'a dit "mais je vous connais, vous êtes LE Gauthier de Lucie, vous êtes venu plusieurs fois manger à la maison plus jeune, vous n'aviez pas de perruque rose à ce moment-là !"

Legère envie de mourir...

Bref, après ce week-end éthyliquement chargé, j'enchaine sur la famille. J'avais oublié qu'ils étaient aussi épuisants. Dans l'odre mes parents n'ont toujours pas divorcé parce que, je cite maman, "j'ai besoin de ton père pour faire les travaux chez moi et ça m'amuse de décorer sa nouvelle maison!" Je trouve ça bizarre, mais je dis rien. Après un apéro un peu arrosé quelques jours plus tard, ma mère me lache très calmement "bon, tu t'en doutes, mais on recouche ensemble quand on se voit avec ton père !"

Je voudrais mourir, là maintenant, tout de suite !

Le jour de Noël mon petit frère revient de son voyage de 6 mois en Asie, je suis mal à l'aise, parce qu'on s'est quitté fâché, et puis je me dis "en même temps il a eu autre chose à foutre pendant 6 mois que de penser à la suite à donner à cette dispute!". Et effectivement les trois jours autour de Noël se déroulent sans accroc. Je suis donc super détendu quand on se retrouve dans la voiture pour 3h de route, tous les deux, tous seuls.

10 min après le début du voyage il attaque "bon écoute, j'ai passé 6 mois à repenser à ce qu'on s'est dit quand je suis parti, et faut qu'on parle"... Aucun échappatoire, à part sauter en route, je suis coincé, c'est parti !

Mon frère me laisse donc le choix : soit je dis à mes parents que je suis un gros tox incapable de gérer ma vie, soit il le fera...

...

Le but avoué étant de faire en sorte que mes parents ne me donnent plus un rond, pas qu'il en veuille pour lui, mais il estime qu'à mon âge, je n'ai pas à avoir besoin de l'argent de mes parents.

P'tit con !

Je lui ai répondu que je ferai ce que je veux, les parents aussi, et que ça ne le regardait pas... Et qu'en définitive tout ce qu'il arrivera à faire c'est nous fâcher à mort. Il m'a répondu qu'il s'en foutait et qu'il préférait ne plus me parler et que je reste en vie (et indépendant financièrement).

En gros il a décidé de régenter ma vie. En fait avant, il régentait celle de ma belle-soeur, sa copine, mais cette connasse elle l'a largué au Vietnam. Et maintenant qu'il est célibataire, il s'ennuie je pense !

A ce jour, ça fait trois semaines, et mon père vient de me filer 2000 euros, donc soit il a rien dit, soit ça n'a servi à rien, je ne sais pas, je ne lui parle plus trop.

Mais il s'est bien vengé, il a passé 3 jours dans mon appart pendant que je n'y étais pas, et il l'a ravagé, j'ai passé 3 jours à nettoyer et ranger. Il a poussé le vice jusqu'à dire à ma mère en se marrant "ouais j'ai rien nettoyé chez Gauthier, ça m'a fait rire de penser à sa tête quand il verrait tout le bordel!"

P'tit con bis !

Je suis donc fâché avec mon petit frère, et j'aime pas ça...

Mes parents me torturent avec leur divorce depuis 3 ans et demi pour finalement coucher ensemble et me le dire, et j'aime pas ça non plus...

...

J'en profite pour passer une petite annonce : jh 29+1 ans vend famille envahissante et bordélique, idéale pour mettre l'ambiance lors des mariages, enterrements, bar-mitzvah'...

lundi 17 janvier 2011

Retour au Pole Emploi

Le 3 novembre 2010, je me suis retrouvé en face de mon PDG qui m'annonce que je suis licencié pour raison économique. Il m'explique que la boite coule, je coute trop cher, mes projets ne rapportent pas d'argent, et donc il va liquider l'affaire ou la revendre à perte mais qu'il veut s'en débarrasser.

Je suis mal à l'aise parce qu'il ma fait clairement porter le chapeau. Normal, je suis en charge comme on dit et j'ai manifestement fait de mauvais calculs. Mais je le prends pas personnellement, je suis compétent, mes idées sont bonnes, mais la conjoncture, toussa toussa...

Bon, soit...

15 jours plus tard je suis convoqué officiellement pour me faire notifier mon licenciement, je me fais accompagner par le représentant syndical de ma boite pour la forme, je suis en confiance.

Uhuh, dieu que je suis stupide.

Le ton est donné d'entrée de jeu : 

  • Ah, vous êtes venu accompagné... (pause dramatique) ... C'est votre droit... (repause dramatique) ... Comme je vous l'ai annoncé il y a quelques jours, je suis dans l'obligation de vous licencier...
  • Oui, comment ça se passe ?
  • Déjà, je ne peux pas vous licencier pour raisons économiques, ça vous vous en doutez hein ? On part donc sur un licenciement pour faute !
  • ...
  • Dois-je vous énumérer vos fautes ou on passe directement à la suite ?
  • Non j'aimerais savoir !
  • Ah bon ? Vous n'avez pas une petite idée ? Ah ah...
  • ...

Et là, j'en ai pris plein la gueule mais comme rarement dans ma vie. Dans l'ordre je suis incompétent, pas qualifié, flemmard et un danger pour la société. Je suis arrivé en retard tous les jours, certains jours je n'ai même pas daigner honorer de ma présence mon bureau, j'ai accumulé deux mois de retard sur le lancement d'une campagne, je me suis inventé des rendez vous bidons pour prendre des week end à rallonge ou pour faire les soldes et je ne sais pas gérer un budget... Et j'en passe...

Je tombe des nues. Pour vous la faire courte, je suis arrivé une fois en retard à une réunion super importante, le reste du temps, non. J'ai travaillé de chez moi certains jours par facilité certes, mais bon j'avais l'autorisation et ma direction et mon contrat prévoyait le télétravail. J'ai effectivement eu des tas de rendez-vous, mais comme je ne suis pas le tueur que j'aimerais être je n'ai pas signé à chaque fois donc dans son esprit si je ne signe pas c'est que je n'ai pas eu de rdv. Enfin le retard de deux mois est en fait d'un mois et j'avais aussi l'aval de la direction (comment veux-tu lancer une campagne en aout quand personne n'est au bureau ? Moi je peux pas...)

Bref, c'est un tissu de mensonge qui n'a qu'un but, me faire partir sans que je l'ouvre.

La preuve, il me précise "bon comme c'est pas trop grave quand même, la loi m'interdit de vous licencier sans indemnité et sans préavis, vous pourrez partir une fois votre remplaçant formé et vous serez payé le temps de votre préavis"

Je me retourne donc vers le représentant syndical pour lui demander si tout est conforme, sa réponse "si ça te va, ça me va aussi". Ok il fait dans son froc visiblement...

J'ai passé les trois semaines suivantes à supporter une incompétente à qui je devais tout apprendre et je me suis barré sans demander mon reste début décembre. Ma remplaçante est aussi qualifiée pour reprendre mon job que je le serais pour batir un mur, mais ça ne semble choquer personne.

Quand je suis retourner récupérer mon solde de tout compte, le PDG m'a tendu une feuille avec une liste de question émanant de la chef de service, visiblement ma remplaçante n'a pas su finaliser plusieurs dossiers super important en cours. Les jours avant mon départ j'ai tout mis par écrit, tout expliqué par a+b, les contacts, les contrats, les clients plus ou moins importants... Et depuis un mois qu'elle est seule aux commandes elle n'a visiblement rien fait et c'est donc à moi qu'on demande de l'aide ?

Uhuhuhuh

Nan, je crois que là je vais dire non !

J'ai poliment laissé un message à mon ex-chef pour lui dire ce que je savais sur ces dossiers, et je suis parti. Elle m'a recontacté plus tard pour me dire qu'elle aurait préféré quelque chose de plus exhaustif par mail, je n'ai pas répondu parce que la seule réponse qui me venait était "j'aurais préféré garder mon job et ne pas me faire jeter comme ça!"

Au final, j'ai fait mon job, mais je coutais trop cher, ma remplaçante est une employée smicarde deux jours par semaine.

Et dire que je pensais qu'ils faisaient une affaire avec un chef de projet à 1800 bruts par mois, et ben non, on peut faire encore mieux !

Pas sûr que cette boite tourne encore dans un an.

Ce qui me chagrine le plus c'est que je me suis réellement investi dans cette société, ce projet me plaisait vraiment, et quand je signe un contrat avec un client ou un partenaire, c'est aussi ma crédibilité que j'engage, et laisser tout ça à des gens qui s'en foutent et qui vont surement tout foutre en l'air pour économiser 10000 euros, ça me fait mal...

Mais bon, je me console en me disant que je trouverai mieux, mieux payé, plus épanouissant et surtout, surtout mieux considéré !!!!!

Mais me retrouver au chômage à presque 29+1 ans, ben ça fait mal au cul quand même...


vendredi 14 janvier 2011

Putain 500 000 !!!!

Pendant mon absence on a passé la barre des 500 000 visiteurs uniques...

o_0

J'en reviens pas...

Que dire ?

Merci...

Pour la peine je vais vous montrer mon dernier tatouage !


En fait c'est le relooking d'une vieille horreur que j'avais dans le bas du dos. J'ai souffert mais ça en vaut le coup...


Et donc...

Je n'arrive pas à me souvenir de quand j'ai pu publier quelque chose ici pour la dernière fois. Il se passe plein de choses dans ma vie, des sympas, des moins sympas, des drôles et des moins drôles. J'ai envie de mettre tout ça par écrit, mais voilà, je n'ai plus envie de savoir que je suis lu.

En fait, après presque 6 ans d'existence sur la blogosphère, Gauthier n'est plus un anonyme. Cette liberté de ton que je pouvais avoir et qui me faisait tant de bien au début n'est plus.

La sphère amicale est fortement touchée, en fait 95% de mes amis me lisent, la sphère sentimentale aussi, tous mes ex ont accès à ce blog, et enfin, dernièrement, la sphère pro a été touchée. Et là ça devient de plus en plus compliqué de pouvoir me servir de cet espace comme je l'entends.

Alors oui, je peux me contenter de raconter des banalités sans aucun intérêt pour vous ou pour moi, mais ça aura au moins le mérite de me mettre personne à dos. Mais si mon blog ne doit être que le pale reflet du masque que je porte dans la société alors à quoi bon ?

Les déboires professionnels que j'ai pu vivre ces derniers mois ne sont pas étrangers à mon blog. J'en suis finalement sorti, je suis officiellement licencié depuis le 31 décembre, j'ai touché mes indemnités et je n'ai plus rien à craindre de mon ex-employeur...

Mais entre temps, j'ai fait la rencontre d'un gentil garçon. Un lecteur encore une fois a décidé de me déclarer sa flamme par mail. On se fréquente depuis plusieurs mois, et je dois dire que j'aime bien ce garçon.

Hier on était au restaurant et il me demandait pourquoi je n'écrivais plus, je lui ai dit qu'il m'était difficile de raconter ma vis sur le blog alors que je savais qu'il lisait. Il a eu un regard à la fois triste et contrarié. J'ai tenté de me rattraper en lui disant que je n'avais rien à lui cacher, mais que ça venait plus du fait que je ne voulais pas qu'il apprenne des choses sur moi par ce biais. La relation serait forcément déséquilibrée, lui ayant accès à mes moindres pensées, doutes, réflexions, le concernant ou pas, et moi devant m'en tenir à ce qu'il veut bien que je sache de lui.

J'en suis rendu pour quelques jours de soupe à la grimace (oui Doudou a un caractère de merde, mais ça me plait bien alors je dis rien et j'attends que ça passe ^^)

Voilà encore un truc que je lui avais pas officiellement dit tient...

ndlr : oui, bon, j'ai fait dans l'originalité pour le surnom, je sais, no comment...

Bref, à presque 29 + 1 ans, je ne sais pas si avoir un blog version journal intime de jeune vierge effarouchée et le meilleur moyen d'avancer dans la vie...

ndlr : j'adopte le système Miss Fine pour compter les années, je vais avoir 29 ans pendant au moins 15 ans !

Rah et voilà on en est rendu avec vos conneries à m'envoyer des mails pour savoir si je vais bien ou pas, je me dis "bon je vais juste écrire trois lignes pour fermer ce foutu blog comme ça ils me foutront la paix", et je me retrouve à écrire un pavé...

Et j'ai plus envie de le fermer...

Je le savais, je le savais, fallait pas que je revienne, c'est comme la cigarette, quand tu arrêtes tu jettes le paquet et tu brûles tous tes amis fumeurs dans le doute qu'un jour un connard (ou une connasse, ce qui est plus probable dans mon cas) te tende une clope en disant "mais allez, prends en une, ça va pas te tuer" et dans l'heure tu cours acheter une cartouche et tu les fumes 5 par 5 pour rattraper le temps perdu...

Grumphf...

Bon, vous avez gagné, demain je vous raconte ma vie !

Je vous déteste, mais vous m'avez manqué bande de cons !

Des bisous.

Gauthier sans volonté.




Ah oui et tant que c'est le moment : Bonne Année 2011 !