mardi 10 juillet 2012
J'ai toujours eu beaucoup de chance...
mardi 16 décembre 2008
Pour toi lecteur
Et moi je t’aime ami lecteur, alors rien que pour toi, et surtout pour que tu comprennes mieux le pourquoi du comment, ben je vais te faire un récap’.
Eh, franchement, je suis pas adorable au possible ?
On va faire ça en plusieurs catégories, comme les devoirs au bahut, ça va être organisé, un truc de ouf ! Les liens renvoient soit aux catégories que je leur consacre dans mon blog, soit à leur blog quand ils en ont, soit à des articles précis où je parle un peu plus d’eux. Pour la compréhension, quand je dirai « aujourd’hui » on se basera sur fin 2008 (màj à venir ultérieurement)
Ndlr : quand j’emploie le terme de « meilleur(e) ami(e) », ce n’est pas que je me prends pour un collégien, mais plutôt parce qu’il y a des gens qui sont plus importants pour moi et c’est la seule terminaison que j’ai trouvé pour les qualifier. Et à l’intention des gens cités plus bas, cet annuaire de ma vie sentimentale et amicale n’a pas fonction à être exhaustif ou à hiérarchisé l’amour (ou la haine) que je vous porte, c’est juste des indications de base pour ceux qui ne nous connaissent pas dans la vraie vie.
Les ex
Connard d’ex : je suis sorti avec lui à l’âge de 19 ans pendant à peu prés un an, entrecoupé de ruptures diverses et variées. Il est resté majoritaire dans mon cœur pendant des années après ça. On a toujours entretenu des rapports plus qu’ambiguës. Aujourd’hui, on est amis, il vit aussi à Paris, on a déménagé la même année de notre région toulousaine d’origine. Il est prof.
L’américain : rencontré début 2006, originaire de Seattle, il était à Paris pour découvrir la France et les français et envisageait de venir étudier la Science Politique à la Sorbonne. Il était mannequin par intérim pour financer ses études et ses voyages. L’histoire durera un tout petit mois. On a gardé contact jusqu’à début 2007, il était retourné vivre à Seattle et devait partir pour Washington avec une sénatrice. Aujourd’hui je ne sais pas ce qu’il fait, ni où il vit. Sûrement l’histoire d’amour la plus courte de ma vie, mais elle était très intense et sincère, et c’est pourquoi elle n’entre pas dans la catégorie des « plans ».
L’ex du pont (ou l’ex suicidaire) : rencontré en 2006, entre l’américain et Baby Boy, on est sorti ensemble quelques semaines. Je n’ai jamais bien compris ce qu’il faisait dans la vie, je crois qu’il est vendeur en ce moment. On s’est recroisé au printemps 2008, on est ressortis ensemble, ça n’a pas donné grand chose si ce n’est une grande incompréhension mutuelle qui s’est soldée par une TS romanesque (cf articles). Aujourd’hui on se recroise à l’occasion en boite, en général on en profite pour remettre le couvert, pour l’hygiène. J’ai hésité à le mettre dans cette catégorie, parce que moi même je ne sais pas si c’est une histoire qui en vaut la peine en fin de compte.
Baby Boy : rencontré en août 2006 sous une bouteille de vodka, s’en est suivit une relation à distance Paris-Londres. Brésilien d’origine, il ne parle quasiment pas français. Après quelques mois d’Eurostar, il est venu vivre avec moi à Paris. Le choc sera tel qu’il repartira vite et ça mettra un terme à une belle histoire de près de 10 mois. Aujourd’hui il vit au Brésil et nous entretenons des rapports amicaux, bien que je sois toujours extrêmement jaloux de ces mecs (et vice-versa).
Les amis de fac
Nina : rencontrée en 1999, étudiante en histoire tout comme moi à l’époque. Elle est rapidement devenue ma meilleure amie fusionnelle. Elle a fait des études de sciences politiques comme moi et on s’est installé à Paris la même année à quelques mois d’intervalle. Elle m’a fait découvrir la blogosphère et j’ai participé pendant près de deux ans à son blog collectif sur les « liaisons foireuses ». Après un clash survenu fin 2006, que l’on peut apparenté à une rupture amoureuse, nous avons coupés les ponts et disloqués nos amis communs. Aujourd’hui, elle vit toujours sur Paris, elle tient toujours le même blog (où vous pouvez lire mes articles dans les archives), on ne se parle plus du tout, la seule personne que l’on a en commun est Lucie.
Sylvia : rencontrée en 1999, étudiante en histoire aussi. Andorrane d’origine, j’ai tout de suite craqué pour son accent et sa façon de vivre à l’espagnole. Vous allez rire, mais c’est la dernière fille avec qui j’ai eu envie de sortir, oui à 18 ans je pensais encore que j’étais bi, rassurez-vous ça ne s’est jamais fait ! On est resté très proche à la limite de la fusion aussi pendant des années. Elle m’a fait découvrir l’Andorre et l’Espagne (la fête là-bas j’adooooooore). Aujourd’hui on ne se voit plus à cause de la distance, j’ai dû l’avoir trois fois au téléphone cette année. Mais je sais que si on se revoit ça repartira comme en 40, c’est juste une question de km et de rythme de vie.
Lucie : rencontrée en 2001, études d’histoire encore et toujours. Elle avait la fâcheuse tendance à me faire rire tout en m’énervant. Ça n’a pas changé au fil des ans. On a réussi à garder le contact et à bâtir une amitié qui résiste plus ou moins à tout, et ce malgré l’éloignement. Aujourd’hui elle est prof dans le sud-ouest et est la dernière représentante de mes amis de fac donc mon entourage actuel.
Ndrl : les trois filles nommés ci-dessus font parties de la « secte des moumours ». C’était le surnom qu’on s’était tous donné. Je ne peux pas expliquer, il fallait le vivre !
Les amis des soirées toulousaines
Queen Mum : rencontré fin 1999, mon plus vieil ami pédé. Au début on se voyait de temps en temps pour faire la fête, mais après que je l’ai présenté à Mister Big on s’est énormément rapprochés. Aujourd’hui, il vit à Paris après avoir bourlingué un peu partout en France et à l’étranger pour ses études. On continue de se voir régulièrement pour faire la fête, je suis son esthéticienne attitrée.
Océane : rencontrée fin 1999, elle m’a prise pour son chauffeur pendant quelques semaines avant de se rendre compte que j’étais gentiment alcoolique moi aussi. Une amitié était née. Pendant plusieurs années nous avons écumés toutes les soirées de la ville rose, et plus si aff, avec toujours pleins de gens plus ou moins fréquentables (dealer, pute, mac, et autre dj). Aujourd’hui je suis le parrain de son fils né en 2004, elle vit toujours à Toulouse, en couple, presque sagement. Elle a pris une place telle dans mon cœur depuis la naissance de son fils que je ne peux la classer comme meilleure amie ou autre, c’est juste mon Océane que j’aime.
L’ami sans pseudo : en fait je parle souvent d’un ami, je ne lui ai jamais trouvé de pseudo, ou à chaque fois que je l’ai fait ça n’a pas fait mouche, donc je le présente comme un vieil ami de Toulouse. À partir de ce jour ça sera donc l’ami sans pseudo, rencontré fin 1999 à la faveur d’une soirée alcoolisé où il sortait avec celui qui m’amena pour la première fois dans une boite à pédé (jeunesse, jeunesse). Il a pas mal bourlingué lui aussi. C’est l’ex du psy, entre autres. Aujourd’hui il vit dans l’Est de la France et on se voit régulièrement pour boire des coups et dire du mal des gens qui font des écoles de commerce (il fait une école de commerce !).
Mister Big : je suis sorti avec lui en juin 2001, profitant d’une rupture de quelques semaines avec Connard d’ex. Je lui ai présenté son petit copain en septembre de la même année, à savoir la Queen Mum. Ils sont restés ensemble pendant 2 ans et demi. Je suis devenu le confident du couple, ce qui a énormément cimenté notre amitié. Aujourd’hui, il vit toujours à Toulouse, a changé plusieurs fois de mecs depuis. Je le considère comme mon meilleur ami (même si des fois il m’énerve, vous n’avez pas idée). Des fois il alimente son blog (trois fois par ans).
Zaza : rencontré au printemps 2002. C’est avec lui que j’ai formé le trio infernal des nuits toulousaines pendant plus de deux ans, à savoir trois pédés hyper efféminés qui se font offrir à boire partout où ils vont, à nous trois on devait peser moins de 100 kg à l’époque (quand j’y pense). On était très proches, une amitié fusionnelle, un peu étouffante parfois, ce qui nous a valu des crises dignes des pires teen movies. Après une énième dispute, on a fini par s’éloigner. Depuis que je suis à paris, on est toujours en contact et on se revoit avec plaisir dès qu’on est dans la même ville. Aujourd’hui, j’ai beau ne pas le voir ou lui parler pendant 6 mois, quand on se retrouve c’est comme si on s’était quitté la veille.
Emma : rencontrée pendant l’été 2002 à l’occasion d’une soirée qui reste encore dans les anales. Malheureusement je ne m’en souviens absolument pas (elle oui par contre, j’avais un tee-shirt L5, ça marque). C’est une amie de Mister Big à la base. On est devenu proche à force de se croiser en soirée et de déverser notre fiel sur tout ce qui nous entoure. Elle est infirmière (fantasme hétéro s’il en est), et tout aussi instable que moi niveau mec. Emma c’est la copine-thérapeute comme je me plais à l’appeler. Je ne sais pas pourquoi, mais il faut toujours que ça tombe sur elle quand je dois parler à 5h du mat’. Elle a fini par mettre des post-it « j’aime Gauthier » partout dans son appart pour s’en souvenir, surtout lors d’un appel incongru. Aujourd’hui nous sommes toujours très proches malgré la distance (elle vit à Toulouse), et elle me prend souvent pour un hôtel quand elle doit venir copuler avec de célèbres dessinateurs de bédés parisiens (ou pas).
Le Psy : rencontré début 2003 parce qu’il sortait avec l’ami sans pseudo. On a fait les 400 coups ensemble aussi. Son pseudo vient tout simplement de son métier qu’il exerce aujourd’hui dans la lointaine (très lointaine) banlieue parisienne. Aujourd’hui, on se voit régulièrement pour sortir ou quand il a besoin d’un pied-à-terre dans Paris.
Les amis de Paris
Ndrl : il n’y a pas tout le monde, je ne parle ici que des gens qui reviennent régulièrement dans mes articles. Vous avez l’intégralité de la blog-roll du Vodka Club dans les liens, là à droite.
7h48 : je suis tombé sur son blog début 2006. Un amour est né dans les méandres de la blogosphère. Rencontrée au printemps 2006, ce fut le début d’une amitié indéfectible. Elle est rapidement devenue l’amie fusionnelle par excellence, le vagin accompagnateur de tout pédé qui se respecte. Je la traîne partout ou c’est possible (non chérie tu ne peux pas rentrer au dépôt !). Aujourd’hui on est toujours aussi proche, même si sa vie de couple, de mère et de femme active lui laisse de moins en moins de temps pour venir vider une bouteille de vodka en semaine pour dire du mal de nos amis (dire du mal des gens qu’on aime c’est mieux que des gens qu’on aime pas).
Lefroid : rencontrée au printemps 2006 grâce au blog. Je ne saurais expliquer comment et pourquoi, mais on a rapidement percé nos carapaces mutuelles pour nous découvrir et nous apprécier. Dès le deuxième rendez-vous, une amitié était née. C’est l’amie que l’on peut prendre sous le bras pour une expo intimiste d’un artiste ouzbèk la journée, et qui finit à l’Under le dimanche matin en train de dire « je t’aime » dans toutes les langues qu’elle connaît (et elle en connaît). Je l'ai vu faire la manche déguisée en moldoslave dans une rue à Toulouse, et je l'ai aussi vu faire sa mauvaise à tailler des costards à toutes les putes friquées dans les boites les plus hype de la ville. Aujourd’hui, malgré un boulot qui lui prend beaucoup de temps, et un nombre impressionnant d’amis, on arrive toujours à se voir pour faire la fête ou autre. Une amie qui m’est chère en gros.
Grenouille : rencontré lors d’un pique-nique blogueur pendant l’été 2006, je ne l’ai même pas calculé. Enfin si, j’ai vaguement remarqué qu’il y avait un hétéro aux yeux bleus qui parlait presque autant que moi. Début 2007, par l’entremise d’une amie, je le trouve dans mon salon en train de boire de la vodka comme si c’était du petit-lait. Après quelques semaines à ce régime et des « avec élan et sans défense », une amitié était née. Il me doit la moitié de sa vie sexuelle et sentimentale depuis lors, que ce soit parce que je l’ai présenté ou parce que je lui ai bourré la gueule… Je tente de lui apprendre les règles de bases pour être un métrosexuel parfait, mais y a du boulot (on est parti de loin en même temps). Aujourd’hui on s’aime comme au premier jour, même s’il ne sait pas faire le ménage !
Gajal : rencontré début 2007 par l’entremise de Grenouille. Avant de me connaître il ne buvait pas. D’après lui je lui ai fait boire plus d’alcool le soir de notre rencontre qu’il n’en avait bu dans toute sa vie. Je lui ai présenté 7h48 ce soir-là. Après qu’ils se soient reproduit contre mon miroir, ils vivent aujourd’hui une histoire d’amour. Merci qui ? Aujourd’hui je le vois régulièrement vu qu’il vit quasiment en couple avec ma meilleure amie.
Les petits nouveaux
La sâle môme : rencontrée au printemps 2008, lectrice de mon blog. Dès la deuxième soirée passée ensemble, je fais un bad-trip infernal version overdose à cause d’un surplus de md en after. Elle me sauve la vie en prenant soin de moi. Depuis une amitié est née. Aujourd’hui on se voit principalement pour faire la fête, même si des fois on va à Disney pour se faire insulter par des échappées du 9-3.
Misterbitch : rencontré à l’été 2008, lecteur de mon blog et vice-versa. Une amitié est né à grand renfort d’insultes de ma part parce qu’il n’a pas voulu coucher avec moi (oui et alors ?) lors de notre première rencontre. Aujourd’hui, on est de plus en plus proche, je suis une espèce de mélange de mère poule et de copine vicelarde pour lui, il me rappelle mes 20 ans.
vendredi 12 décembre 2008
Revival
Franchement, je n’ai pas fait exprès de choisir aujourd’hui pour m’introspecter comme ça, mais je dois dire que ça tombe plutôt bien. Donc on ne tombe pas exactement sur les 12 décembre de chaque année, tout simplement parce qu’au début je n’étais pas aussi assidu que maintenant.
Mardi 11 et mercredi 12 décembre 2007 :
Attente
Telle Blanche Neige entourée de ses nains, mes journées se résument en ceci « un jour mon prince viendra, un jour il m’emmènera, blablabla ». Je suis complètement en attente, et de dieu que ça me saoule. Moi attendre après quelqu’un ou quelque chose ? Mais ça va plus ou quoi !
Et surtout après l’amour, moi qui vomis sur l’amour, moi qui conchie tout ce qui se conjugue à deux, tous les « mon chéri, mon cœur, mon amour », rha, ben vi mais je suis faible et j’en veux du nianian.
Donnez moi de l’eau de rose, du « mon poulet d’amour » et même du « mon canarie en sucre », siouplé !
Alors voilà, c’est décidé, et en plus c’est la période, j’ai décidé de commander mon n’homme au papa noël.
Cher Petit Papa Noël,
J’espère que tu vas bien, moi ça va. Je suis un peu malade du ventre et du nez en ce moment, mais ma maman me dit que si je me couvre bien et si j’arrête de me goinfrer de quick ça ira mieux.
Je sais que tu es très occupé en ce moment, que tes lutins doivent t’apporter des milliards de millions de lettres tous les jours, mais ça me ferait très plaisir si tu pouvais lire la mienne et y répondre.
Cette année j’ai été très sage tu sais. J’ai fini par trouver du travail, et maintenant je ne demande plus d’argent à mes parents (message subliminal : mais s’ils pouvaient m’en donner un peu, ben ça ne me dérangerais pas). Je sors beaucoup moins et j’ai décidé de bien réussir ma toute jeune carrière dans la politique.
J’habite un tout nouvel appartement tout beau, et je suis content parce qu’en guise de bienvenue mes gentils voisins ont tagués ma porte. Ça me fait très plaisir de vivre au milieu d’eux !
Mais voilà je me sens seul. J’ai plein d’amis, mais j’ai pas d’amoureux. Alors j’aimerais, si tu peux, que tu m’offre un amoureux pour Noël, comme ça cet hiver je n’aurais pas froid et même que je ferais des économies de chauffage (et de préservatifs).
Pour les critères physiques et intellectuel, merci de te reporter à la pièce jointe. Bien sûr si tu n’as plus le modèle original en stock, j’accepterais une contrefaçon (mais pas trop grossière quand même).
Je te fais des gros bisous, passe le bonjour à la Mère Noël de ma part et à tous tes lutins.
Le Petit Gauthier.
Ps : si jamais tu ne peux vraiment pas m’offrir ça, je prendrais au choix un iPhone, une Wii, une moto 125 ou un voyage dans les îles (ou tout en même temps aussi, ça ne me vexera pas !)
Voilà, allez maintenant on attend le matin du 25 décembre et on espère que ça tiendra dans mes souliers ;)
Pour info voilà la pièce jointe : (cf article d’origine)
Je suis mort de rire, merci maman !
Oui ce titre est complètement ironique ! Hier donc j’ai envoyé ma lettre au papa noël. Que trouve-je dans ma boite mail en rentrant chez moi hier soir ? La réponse (de ma mère) du papa noël.
Youpiiii, que je me dis ! J’ouvre le message, et là c’est le drame :
Cher petit papa noël, fais passer ce mail à mon fils Gauthier, je sais c’est pas courant mais il l’aimera bien (j’en suis sur, je l’ai bien aimé moi aussi) (quoiqu’un peu jeune pour moi mais plus vieux ils sont moches) bon je vais aussi lui en envoyer un autre juste pour lui montrer qu’il a sans doute raison de préférer les garçons. Pour tout le reste on verra, bisous à la mère noël aussi.
Le mail contenait donc un powerpoint avec des hommes à poils ! Merci maman ! Mais le second contenait ça : (cf article d’origine)
Je ne vous les mets pas toutes, non parce que c’est insoutenable ! Oui j’ai une mère qui a beaucoup d’humour… Mais des fois je m’en passerais (je suis aveeeeeeeeeeeeeeeeeeeeugle !). Il va donc falloir que je me débrouille pour trouver le z’homme de ma vie.
Tant pis…
Mais je tiens quand même à dire qu’aujourd’hui j’ai reçu la photo de mon amoureux transi (mais si, il arrête pas de me demander en mariage dans les com) et ben figurez-vous que je dirais bien « oui » ^^
Voilà ça sera tout pour aujourd’hui, yen a qui bossent !!!!!
Jeudi 7 décembre 2006
I don’t deserve you…
3 décembre 2006, 1h58:
My love,
It’s quite late now, and I just got from work... So I'm a little tired and have to go to bed... I think you must be sleeping or away from the computer now....
So... I will just leave you some message for when you wake up, or when you come to your computer ...
I just read your e mail and I dont know what were the circumstances when you wrote me ... I dont know how serious you were, (maybe you were drunk, maybe you don't know how strong this word is in english, or maybe you know exactly what you said)
Whatever the case is ...
I think you are very concious about the reciprocity. Love is such a powerful word, that I never know when or how to use it...
If love is think about a person day and night (non-stop), if love is feel intimacy with a person that you know for a short time, but you feel that this person is already part of your life, and if love is wish the best for a person even when it means your suffering (like when you were about to leave to asia) ... Well , than it’s obvious that I love you.
And this makes me feel so vulnerable, and sometimes even ridiculous... But it’s true. Every single time you call me "baby boy" "my candy" "my love" I just forget what my name is !
And about fear ...
I think I'm just as afraid as you are. I'm not afraid of going to Paris... Although my french is shit, I dont have a lot of money, I have to find a job and etc etc, changes in my life dont scare me much ...
But, what I feel for you is at the same time wonderful and terrifying. Wonderful because every message, e mail or call I receive from you makes me go to a place distant from reality... It’s almost like stop thinking. Terrifying , because I really don’t know what the future will be like...
I'm afraid to suffer if our relationship doesn’t work for any reason. To be very honest, I think I arrived in a point of no return. If anything bad happens, suffering will be inevitable.
Of course it will not be the first and not the last time it will happen in my life, but still, I know myself well enough to know how I will feel if I lose you. And thats exactly what makes me afraid of being in love with you .
Anyway, what I'm doing right now is being very sincere and honest with you about my feelings (and it’s not an easy thing to do, because, sometimes, I don’t even know what I feel). For some reason I don’t feel ashamed of telling you that, but I just hope it doesn’t scare you even more.
My love, I have to go now, but I will call you tomorrow after work. I need and I want to listen to your voice.
PS: I just can’t stop reading the e mail you sent me ... And a billion of things run inside my mint at the speed of light !
Lots of kisses my "gostosinho"
Voilà ce que baby boy a laissé sur mon msn pendant que je me poudrais le nez dans le 9-3 avec des gens tout aussi détruits que moi… Pourquoi un tel texte ? Parce que la veille, dans toute ma splendeur éthylique je lui ai envoyé ceci :
2 décembre 2006, 5h42:
I love you, and i'm afraid to be in love with you.
Et pour en rajouter une couche, j’ai lu ce texte en rentrant à 6 ou 7h du mat’, completement détruit et déphasé, et non seulement je n’avais pas compris ce qu’il me disait, mais en plus j’avais oublié que je pouvais le relire (vive l’historique msn). Donc le dimanche soir, quand il m’a demandé ce qu’il en était, j’ai juste royalement répondu:
Please, forgive it, I was Drunk! And about your day?
Je demande instamment à être immolé sur place…
Pour ceux qui se posent la question : oui je pense que je tombe amoureux, mais qu’est ce que l’amour quand on ne vit pas ensemble et qu’on ne s’est pas vu depuis plus d’un mois et demi ? Sûrement quelque chose de beau, mais certainement pas quelque chose de stable… Quoiqu’il en soit j’ai merveilleusement merdé : ce garçon ne mérite pas un alcoolique amnésique instable et impulsif !
So my baby boy, I want to say : this message is the most beautiful I never receive, in my all life ! Thanks my dear and please, forgive me…
Samedi 3 décembre 2005
Gauthier, 24 ans, profession, fieffée salope ;)
Alors pour expliquer un peu je vais vous retranscrire une conversation qui me fit réfléchir quelque peu. Dans la semaine, votre cher Gauthier appelle Océane qui se trouve avec Mister Big :
- Tu as baisé aujourd’hui ?
- Non …
- Moi oui !!!!
- De toute façon je ne passe pas ma vie à baiser… Pffff
- Ah ouais ? Et dimanche, tu t’en n’aies pas fait trois en 6h ? Allez combien de mecs tu as baisé dans ta vie ?
- Mais j’en sais rien…
- Mais essaye…
- Je peux dire une moyenne de 50 différents par ans.
- C’est tout ?
- Là moi j’aurais plutôt dit une centaine par ans !
- Mais non regardez depuis que je suis sur Paris (1e octobre) j’en suis à … (2 min plus tard) … 10 ! Sur 8 semaines ça fait presque un par semaine, c’est ma moyenne ! ça compense les périodes où je baise pas !
- Et quand est ce que tu baise pas ?
- Ben regarde, en septembre … (3 min plus tard) … ok c’est un mauvais exemple j’en ai eu 5 !
- C’est bien ce qu’on disait…
- Ok … (sentiment de solitude intense) … je suis une salope !
Donc pour mémoire j’ai une vie sexuelle active depuis 2000 (j’ai commencé avant, mais avant c’était… avant… bref), ça fait donc 5 ans. Et selon mes calculs et mes stats perso (50/ans) ça me fait donc : 250 mecs !!!! PUTAIN 250 ! Et encore, je suis sûr après cette conversation qu’on peut revoir le chiffre à la hausse. Par exemple 2004 fut soft (mes études me prenaient beaucoup de temps, et j’ai vécu quelques mois chez mes parents), mais ça compense 2003. Sainte année de tous les excès… Sexe drogues, alcool et rock’n’roll ! Là c’est sûr j’ai battu tous les records, et Océane m’a rappelé que ça m’amusais beaucoup de l’obliger à m’aider à me souvenir des prénoms de tous… Suis sadique par moments ! Quand je relis mon journal, je découvre des choses « tiens, j’ai baisé avec lui ! Ouha mais je m’en souvenais pas, c’est de la super bombe en plus ce mec… ».
Donc je suis une salope. Bon ben nous voilà bien avancé… Qu’est ce que je vais faire moi maintenant ? ça me fait doucement rire quand je vois dans un article que la moyenne nationale est de 14 partenaires pour un homme et 3 pour une femme dans toute une vie ! La différence vient du fait que les hommes non contents de gonfler le chiffre ne comptent pas de la même façon que les femmes qui en général ne mentionnent que les hommes qui ont réellement compté pour elles. J‘entends d’ici les mauvaises langues qui disent que je fausse les statistiques, JE NE SUIS PAS LA CAUSE DE TOUS LES MAUX DE CETTE PAUVRE PLANÈTE !
Je me souviens quand je suis arrivé dans le milieu. J’étais tout jeune (19 ans à peine) et je pratiquais déjà le plan cul. Mais pour une autre raison, je pensais être bi (muarf muarf muarf j’en ris encore, bref), et je ne me voyais pas rester avec un mec. Je pensais que ça me passerait, ou que je passerais ma vie avec une femme et que de temps en temps je lui mettrais une ou deux cornes avec un mec de passage. À cette époque donc on me présente un jeune homme (d’un an mon aîné) et il me dit « putain je viens de perdre un pari, je devais me faire 150 mecs cette année et mes amis me payaient une bouteille de champ’, mais j’en suis qu’à 116, j’aurais jamais le temps, il faudrait que j’en baise 34 en 4 jours ! ». Putain, 150 ? Mais comment est ce possible ? Et il n’en a eu QUE 116 ? Mais, mais, mais, mais c’est quoi ce mec ???? Je me souviens que ça m’avait choqué à mort, je ne comprenais pas, surtout pour une bouteille en boite, donc pour 400F de l’époque. J’ai bien changé…
Donc 250, ça en fait des litres de sueur et de spermes… Et de tant d’hommes différents. Qu’est ce qui me pousse à en avoir autant ? Ben déjà j’aime le sexe, et je ne pense pas etre le seul, hein les copains ? Ensuite, ça me permet de compenser pas mal de chose. Je baise à outrance quand je me sens pas bien, pas sûr de moi. Quand je me sens accompli, je n’ai pas besoin de troncher du puceau. Non ! Par contre une semaine comme celle-là, où Connard d’ex vient m’annoncer qu’il m’aime encore, mais qu’il ne sait pas vraiment ni comment, ni pourquoi, où je m’ennuie à la fac, où je m’ennuie tout seul chez moi le soir. Ben ça me pousse à multiplier les rencontres. Et j’ai fait fort : 4 en 5 jours, ça calme. Et pas du thon en plus. Et j’ai fait dans le mélange des genres : du 19 ans maqué de l’est de la France, du couple juif, et du beur jeunot bombasse. Toi aussi baise à l’international, ça va t’ouvrir l’horizon !!!!! Bref, mélange de forme, mélange de couleur, 2005 sera (est ?) interculturel !
De toute façon même quand je suis en couple je n’arrive pas à être fidèle, il faut toujours que je couche avec tout ce qui bouge. Pas pour tromper, non je reste fidèle. Comme dit Mister Big « c’est pas parce que j’y met ma queue que j’y met mes sentiments ». Je préfère coucher avec un mec que de penser à lui pendant 2 semaines. Oui une fois que je l’ai eu je m’en fous, et je retourne dans les bras de mon homme. Une seule fois j’ai trompé un homme, enfin de mon point de vue, j’ai mangé avec Connard d’ex alors que j’étais en couple avec un garçon que j’aimais beaucoup, et là j’ai vraiment eu l’impression de lui foutre les cornes. Pendant tout le repas, et toute la semaine qui s’en ait suivie, je ne pensais qu’à Connard d’ex, je l’aime encore et c’est là que je trompe mon homme. Pas en me faisant sucer dans un coin sombre par une poufiasse dont j’ai oublié le prénom. Chacun son point de vue. Mais ce qui est sûr ce que mon mec s’il me fait ça, je le tue ! Faut pas pousser…
Revenons à nos moutons, 250 !!!! Imaginons, ils m’auraient tous filé 1000€ (et je vaux bien plus que ça !), ça ferait 250 000 € !!! Putain, demain je me prostitue !!!!! Même avec des tarifs de groupe et de réductions pour les étudiants je rentrerais facilement dans mes finances !!!! Quoi je délire ? Meuh nan… Enfin le bilan n’est pas tout rose. Je me demande si un jour je serais capable de me caser, arf et encore pour quoi faire ? Me prendre le chou avec un abruti qui finira par porter des couches à force de se faire sodomiser ? Bof je suis pas sûr que la perspective m’enchante plus que ça… Mais continuer à coucher avec tout ce qui bouge et faisant attention de conserver une certaine distance, ce n’est pas non plus la plus belle façon de vieillir. Et puis ça va un temps, mais mon sex appeal finira par subir le poids des ans.
Ah lalalala que de réflexion philosophique à l’orée d’un week-end qui s’annonce long et sans sexe. Mais qu’est ce que je raconte ? Je vais être en retard, j’ai un roumain-espagnol à voir ce soir ! Et c’est reparti !!!!!! Enjoy ;)
Ps : petit rajout de dernière minute : je me sens bien seul sur le coup. Avoir autant baisé dans ma vie… J’ai l’impression que ce n’est pas la norme. Donc je demande à tout ceux qui le souhaite de mettre en com’ le nombre de partenaires sexuels que vous avez eu dans votre vie. Merci d’avance. Celui qui me bat gagne quelque chose, à négocier…
Analyse
Donc voilà comment on se rend compte que finalement si, en 3 ans on peut changer. Des fois j’en doute, j’ai l’impression de tourner en rond, gravement même. Mais sur le plan de la vie sexuelle et émotionnelle, je dois dire que si j’ai pas mal évolué. À contrecœur la plupart du temps…
Autant ce n’est certainement pas une vie de s’envoyer 5 mecs en 4 jours, autant je dois dire que ça me manque. Maintenant quand je m’en envoie deux par mois je suis content. Je vieillis, c’est indéniable !
Et que dire de cette magnifique déclaration de mon Baby Boy ? Le dernier que j’ai aimé, mais est-il besoin de le préciser ? Bref en trois ans il s’en est passé des choses…
J’ai choisi ce thème-là, j’aurais pu, en en sectionnant d’autres, parler de ma vie professionnelle. Je pense que je me prêterais à l’exercice la semaine prochaine, parce qu’on va fêter les un an d’un évènement important, que dis-je « Ze » prise de conscience de la fin d’année 2007. Là où mes rêves se sont un peu trop brisés…
Allez, je vous laisse avec mes soucis de maintenant et d’il y a trois ans, et je vous retrouve tout bientôt !
mardi 14 octobre 2008
Time travel
Depuis quelques temps nous avons complètement normalisé nos relations, autant que des relations d’ex peuvent l’être, et nous discutons de nos vies, nos envies, nos angoisses, etc. Le plus souvent sur le net, et de temps en temps au tel. C’est toujours moi qui appelle, forcément, celui qui vit pas dans le tiers monde paye, ça paraît logique !
Ce soir il m’a raconté ses problèmes de couple (il est en couple libre subi si vous voyez ce que je veux dire), en plus son mec vit chez lui, bref c’est pas tout rose. Et il en vient à me raconter qu'il fait une analyse.
Il en ressort que, d’après son psy donc, il recherche exclusivement des garçons qui vivent loin ou qui sont étrangers. Il a du mal à comprendre pourquoi il n’est intéressé que par ce genre de mecs, alors qu’il y a des tas de garçons très bien en bas de sa rue, qui parlent sa langue et/ou qui ne vivent pas à 3000 km !
Je rigole et lui dit ce qu’il en est pour moi. On est d’accord sur un point : j’aime la difficulté. Plus c’est compliqué, plus j’aime. Un mec dans le même arrondissement que moi, que je peux voir tout le temps et qui en plus se rend dispo pour moi, ça me saoule et en moins de temps qu’il faut pour le dire, je me lasse et je passe à la suite.
J’aime quand c’est compliqué, quand il faut se battre, j’adore faire tomber des barrières, qu’elles soient linguistiques ou culturelles !
Il acquiesce et me dit que dans le fond c’est pareil pour lui, et que s’il sort en ce moment avec un Guatémaltèque, ça doit forcément venir de là !
Ndlr : moi perso le Guatemala j’ai pas encore essayé !
Après qu’on en ait bien ri il me dit « je comprends pourquoi je t’ai aimé toi ! ». Ravi que tu t’en rendes compte maintenant... abruti va… ahem...
Blague à part, on a encore beaucoup de choses à partager, et ça me fait toujours autant plaisir d’échanger avec lui. Heureusement qu’il vit si loin, sinon j’aurais sûrement mis beaucoup plus (trop ?) longtemps à me remettre de ce garçon…
La séance s’est terminée par un visionnage des photos qu’on a faites quand on était ensemble. Il n’avait jamais vu la plupart que je lui ai fait passé par mail. Je dois dire qu’on était quand même un super petit couple tout mignon. Vous trouvez pas ?

jeudi 24 janvier 2008
Un an
Je ne sais comment aborder cet anniversaire qui n’en est pas un. Cette semaine, ça fait un an que je suis allé à Londres pour la dernière fois. Pour ceux qui me connaissent depuis peu, un rappel s’impose.
Baby Boy, I love you…
vendredi 24 août 2007
Un an
Ce même regard qui ne peut rien accroché que du vide s’arrête sur un garçon. « il est mignon » me dis-je. Mais j’avais bu. Rien n’a d’intérêt quand je bois, rien d’autre que de passer au prochain verre.
Mon regard se plonge dans le verre, le verre se vide, mon regard cherche le serveur, le verre se remplit, mon regard reprend sa course dans le vide et il accroche le regard du joli garçon « il est vraiment mignon ».
Un moment de flou plus tard, le joli garçon se retrouve à coté de moi, il sourit de toutes ses dents, et me demande :
- You speak english ?
- Absolutly not…
- …
- It’s a joke ! (sourire de circonstance)
- Ok, what time is it ?
Mon dieu, mais c’est la technique de drague la plus nulle du monde. D’ailleurs elle est tellement nulle que je ne comprends même pas que je me fais draguer… On reste là à parler de tout et de rien, s’offrant mutuellement des verres.
Il est beau, adorable, et quand il sourit j’ai l’impression que le monde pourrait s’arrêter de tourner que je m’en foutrais royalement (oui cette phrase n’est pas du tout française, et alors ?). Je décide de l’appeler Baby boy, je ne sais pas exactement pourquoi, mais son visage, son sourire, sa façon de me regarder, me font penser à un adolescent… (mais attention hein, il était majeur) On rentre ensemble chez moi. De là on reste collé l’un à l’autre pendant 4 jours. C’est le temps qu’il restait sur Paris avant de s’envoler pour Londres.
Oui quand je rencontre un garçon fantastique, il est forcément brésilien ne parlant pas français et il décide forcément de s’installer à Londres.
Je le prends donc comme il doit être pris (et non il n’y a aucun jeu de mots dans ce que je viens de dire), comme un plan de passage. Je profite à fond, c’est du jetable, point barre.
De toute façon j’ai quelqu’un d’autre en tête. Je n’ai pas la place pour un autre. Le quelqu’un d’autre c’est connard d’ex. Au mois de juin, il m’a demandé de lui laisser deux mois pour réfléchir. Deux mois pendant lesquels ils allaient peser le pour et le contre d’une relation avec moi. Deux mois pendant lesquels j’ai baisé à tout va supposant une refonte d’un couple qui n’avait plus de raison d’être depuis des lustres.
Le 18 septembre (donc trois mois après) conard d’ex trouve enfin le courage de me dire que tout est fini, et moi je sombre dans un abîme si profond que je me dis que plus rien ne pourra m’en sortir. J’allais mal, très mal, j’y croyais encore, envers et contre tout mais j’y croyais… Et une fois au fond de mon trou, alors que j’attendais la mort comme une délivrance, j’ai pensé à mon Baby boy. Pourquoi ? Je ne sais pas exactement. Action / réaction : je prends un billet de train et je file à Londres.
On passe le week-end ensemble, et ça sera le début d’une aventure de 9 mois. Sur le coup je n’ai pas réfléchi. Prendre le train comme ça pour retrouver un plan cul de l’autre côté de la Manche, ça paraît absurde. Mais que le plan cul en question soit enchanté de ce coup de tête me paraît encore plus surréaliste.
En fait avant de partir de Paris il m’avait écrit une lettre, une magnifique lettre, une lettre comme on n’en reçoit peu dans sa vie, et de là il a touché quelque chose chez moi qui a fait que c’est forcément vers lui que je me suis tourné quand je suis « enfin » devenu libre, malheureux, mais libre.
Et grâce à lui j’ai très bien digéré cette rupture, j’étais heureux. Ce garçon m’a rendu heureux !
C’est d’ailleurs le seul truc qui m’a permis de tenir dans une année aussi difficile (être au RMI c’est pas la joie ultime non plus). J’avais quelque chose qui me rattachait à la vie. Quelque chose qui me donnait envie d’avancer. Et ce quelque chose c’était le sourire de mon Baby boy.
Quelques week-end par ci par là. De l’amour et du bonheur volé sur le quai d’une gare. Une histoire parfaite…
La chanson dit « les histoires d’amour finissent toujours mal », je suis d’accord… Non content de notre bonheur, on a fait une bêtise. Il est venu vivre chez moi. Ce n’était pas une erreur dans le sens que ce garçon n’aurait jamais dû venir vivre avec moi, non, l’erreur ça a été le timing, je n’étais pas prêt, lui non plus, ça a été un désastre.
Trois semaines après son arrivée, je lui ai acheté son billet de retour, et je l’ai limite foutu à la porte à coup de pied.
Aujourd’hui je ne regrette rien, non, on a essayé. Ça a été une de mes plus belles histoires d’amour. Et ça a surtout été mon rayon de soleil dans une année bien difficile.
Merci d’avoir été là, merci d’avoir été si gentil et prévenant avec moi, merci d’être ce que tu es.
Aujourd’hui il me manque. J’aimerais pouvoir revoir ce sourire qui me fit tant craquer, entendre sa voix, voir ses yeux, sentir son odeur, passer mes mains sur sa peau si douce…
Tu me manques…
La dernière fois que je lui ai parlé il m’annonçait qu’il craquait sur un garçon magnifique (photo à l’appuie), ça m’a fendu le cœur. Je ne peux pas lui interdire de refaire sa vie, surtout que maintenant un océan nous sépare, mais je suis triste que cette vie se fasse sans moi.
Quand j’aime c’est pour la vie, et je ne peux qu’être malheureux…
Je ne sais pas si tu passes encore ici, si c’est le cas saches que je te souhaite tout le bonheur du monde.
Cette nuit, comme toutes les nuits de la semaine, j’ai rêvé de toi. Ce matin je me suis senti malheureux « pourquoi je rêve de lui tous les soirs depuis une semaine alors que je ne le fais pas d’habitude ? ». Et puis je me suis souvenu qu’on aurait fêté nos un an, et inconsciemment mes rêves t’ont fait revenir. Alors ce soir, j’ai regardé des photos, tu étais dans mes bras, tu souriais, j’ai pleuré…
Have a nice life* and happy pathetic birthday.
* Ce sont les derniers mots qu’il m’a dit en partant de chez moi.
mardi 26 juin 2007
À la recherche du bonheur
BONHEUR, subst. masc. : Bonne fortune, chance favorable, occasion propice, événement propre à apporter quelque satisfaction.
De la satisfaction ? Je peux en tirer de plein de choses ou d’évènements. Dans ce cas-là : l’alcool, le sexe, le shopping, un film, une chanson, un regard peuvent m’apporter du bonheur. J’en reçois des tonnes tous les jours ou presque, et pourtant je ne suis jamais rassasié. J’en demande toujours plus.
Est-ce que cette insatisfaction ne vient pas plutôt du fait que je ne me rend compte du bonheur que m’apportent certaines choses qu’une fois que je les ai laissées filées ? Ou cela vient-il plutôt du fait que la plupart de mes bonheurs ne sont qu’en fait des addictions à double tranchant qui ont tendance à me consumer ?
Je propose une autre définition :
BONHEUR, subst. masc. : état de fait irréel qui nous pousse toujours plus loin dans la quête de ce qu’il nous paraît indispensable, et qui, au bout du compte, ne peut que nous rendre malheureux et éternellement insatisfait. (voir « films de Walt Disney »)
Là je me reconnais. Alors voilà, on revient au point de départ, enfin surtout moi. Je cours, sans autre but que d’atteindre un bonheur que je ne suis même pas capable de définir.
Est-ce avoir un travail épanouissant ? Est-ce avoir plein d’argent ? Est-ce être en bonne santé ? Est-ce vivre une histoire d’amour avec l’homme parfait ? Est-ce avoir une belle et grande famille unie et de beaux enfants ? Est-ce ma vie ou celle du voisin ?
Le bonheur on le cherche, mais au bout du compte moi je ne trouve que la déception et l’envie. Oui une envie consumante et dévastatrice. Je prends et je refuse de donner. Je veux tout et tout de suite, mais je me lasse avant même d’avoir fini de consommer.
Tout n’est donc que consommation : les mecs, l’alcool, la drogue, les fringues, même mes amitiés. Je suis ramené au niveau de consommateur, de client, d’usager. J’ai donc des droits, le les connais et j’en use. Mais ai-je des devoirs ? Dans ma logique on ne peut rien m’imposer !
Tout ce qui me concerne, à commencer par mon bonheur, passe avant tout le reste. Après l’envie voilà l’égoïsme. Il n’y a pas plus égoïste que moi, certains pourraient vous en parler pendant des heures.
À force de prendre sans donner je finis par ne plus rien recevoir et ce n’est que justice. Alors je me console en me disant que si je donne, mais quoi ? Du temps, de l’argent, des sourires, je ne donne que ce qui n’a pas d’importance pour moi, à commencer par mon corps. Mais je ne donnerai jamais le plus important, le plus beau, le plus gratifiant pour celui qui le reçoit : du bonheur sans rien attendre en retour.
Car si je donne, c’est parce que je sais que je vais recevoir au centuple. Je suis un investisseur. Après l’envie et l’égoïsme, voilà l’avarice. Je suis avare de ce qui me fait défaut. Je suis incapable de donner quelque chose que je suis persuadé de ne pas avoir. Pourtant s’il y a une personne sur Terre plus entourée et aimée que moi qu’elle se dénonce…
Si j’étais croyant, je m’immolerais sur place. Je ne suis que vice et péché. Peut-être que je me punis d’avoir tant reçu et de n’avoir su que le gâcher. Peut-être que je me punis parce que je ne suis pas capable d’aimer cette personne que tout le monde semble si enclin à porter aux nues. Peut-être que j’ai besoin d’aide. Peut-être que j’ai trop été aidé.
Je me refuse à me voir comme un adulte. Je me refuse à finir de grandir. Je me refuse à avancer en levant la tête.
Je veux vivre comme dans un film, oui, je suis lâche et faible. Je veux être heureux, je veux dégouliner de bonheur, mais je ne sais ni comment ni pourquoi.
Tu me manques, et je regrette tellement de ne pas avoir pu te dire au revoir comme tu le mérites. Je ne pense pas qu’on se revoie un jour, je te souhaite une belle vie. Ce bonheur que je ne sais définir tu y as droit, alors saisi-le et envole-toi.
Je t’aime.
mercredi 11 avril 2007
Happy Ending?
Une belle histoire ça n'existe pas, il n'y a que des histoire qui finissent plus ou moins mal. Aujourd'hui nous avons parlé. Et il en ressort qu'il vaut mieux ne pas s'acharner. On a essayé, mais transformé un amour de vacances en relation à distance c'était déjà beaucoup, alors de là à se dire que ça marcherait en s'installant dans mon placard tout en vivant d'amour et d'eau fraîche, on approchait de la science-fiction.
Et puis il y a moi, mon sacré caractère, mes doutes mes angoisses. Et il y a surtout lui, ses attentes, ses sacrifices, ses angoisses mais aussi ses doutes sur lui, sur moi. Alors que faire quand on ne peut plus se regarder sans se sentir envahit par un immense sentiment de gâchis?
Il faut agir en adulte, chose que l'on a définitivement oublié de faire depuis qu'on se connaît. Mais là ce n'est plus possible.
Pour couronner le tout, ma mère à décider de me couper les vivres. Je suis donc sans le sous sans le job, sans l'avenir, sans rien. Il ne manquait plus que mon couple collapse, maintenant c'est fait.
Je suis en mille morceau, la seule chose qui m'empêche de tout foutre en l'air c'est la dose mortelle de lexomil que j'ingurgite quotidiennement. Alors avant de finir complètement marteau, et de faire des choses que l'on va regretter toute notre vie. Nous avons décider de mettre fin à cette situation improbable.
Il rentre au pays vendredi. Enfin c'est ce qu'on a décidé, il ne reste plus à ce que je paye une partie de son billet (trop long à vous expliquer). Ensuite je pourrais m'asseoir et pleurer sur ma vie lamentable.
à la question "mais je n'étais pas le bon", je n'ai pu que répondre "tu es mieux que tous mes ex réunis, je ne suis tout simplement pas fait pour ça".
Je suis triste, il est triste, il m'a dit qu'il m'aimait, je lui ai répondu qu'il allait me manquer. Il m'a dit qu'on ne se reverrait sûrement jamais, je lui ai dit qu'il serait toujours quelque part avec moi et que je comptais bien le revoir. Mais avant je vais prendre rendez-vous pour me faire greffer un coeur à la place de cette biscotte écrasée dans son logis de glace.
Je ne regrette rien, sauf d'avoir fait souffrir la plus gentille personne qui m'a aimé.
Je laisserai le mot de la fin à Mika qui le dit beaucoup mieux que moi.
mardi 10 avril 2007
Il est parti
En me rendant les clés il m'a dit "Have a nice life". J'ai tenté de lui parler et il m'a dit "too late, you humiliate me, now i'm leaving". Je ne m'y attendais pas du tout, je pensais juste qu'il avait besoin de faire le point sur sa vie en France, mais pas sur sa vie avec moi. Je me suis planté.
Un comprimé de lexo plutard j'ai une légère envie de mourir. Je ne sais que détruire tout ce qui est beau.
Ça sonne comme une fin
Et Baby Boy étant parti se promener j’ai pu finir rapidement et proprement. Baby Boy n’est pas du tout parti pour me laisser bosser, mais pour « réfléchir ». Oui ça m’a fait un peu peur aussi. Disons qu’il ne peut pas me sortir « je rentre 15 jours chez ma mère pour réfléchir sur notre couple » vu que sa mère s’obstine à vivre de l’autre côté de l’Atlantique. Du coup ça se transforme en « je vais me promener ».
Là il a du faire trois fois le tour de Paris sur les mains vu qu’il est parti il y a prés de 4h. Pourquoi et comment on est-on arrivé là ? Non, ce n’est pas entièrement ma faute… Quoique…
Vendredi soir en rentrant de soirée on s’est engueulé, pour des conneries, mais mon mauvais caractère + l’alcool + la fatigue, ça fait boum ! Donc je faisais à manger, il voulait un câlin, j’ai dit non, une fois, deux fois , trois fois, la quatrième fois il m’a enlacé de force, on s’est donc joyeusement cassé la gueule sur ma table basse (oui toujours l’alcool !). Et là j’ai explosé, très gentlemannement : « mais tu fais chier espèce de con, je te dis non, et quand je dis non c’est non, toi tu insiste et voilà qu’on se casse la tronche à s’en briser la nuque ! Tu fais chier ! ».
Je suis d’accord avec vous, c’est super démesuré. Mais reportons nous à la phrase suivante : « mon mauvais caractère + l’alcool + la fatigue », et l’on comprend. Alors au bout de 5 min j’ai tenté une première salve d’excuses, pas marché. Deuxième tentative, on rajoute les yeux de chien battu, marche toujours pas. Troisième tentative, on tente de le prendre dans ses bras, et on se fait tèj !
On n’en a pas reparler jusqu’à maintenant. Moralité on n’a pas copulé depuis. Et 4 jours sans sexe, chez moi c’est un peu la fin du monde. Hier soir au couché il me dit « tu en as marre de moi ? », j’ai répondu « pas de toi, mais de te voir en permanence, j’ai juste envie de te foutre des baffes, il faut trouver une solution ».
Solution qu’il cherche actuellement quelque part dans Paris. En passant la porte au réveil il m’a dit « ça sent comme la fin de quelque chose, de nous, je pars pour réfléchir, je te donne ma solution en rentrant ».
Ou comment se faire plaquer sans que ça ne soit dit…
J’aurais bien besoin d’une vodka (un tonneau même), de drogues, d’amis, de soirées, bref de tout et n’importe quoi qui me fera un peu oublier la réponse que je vais me prendre dans les dents dans quelques heures.
Proposez, je vous suis dans toutes vos décadences cette semaine (et plus si aff).
Je ne suis pas mort
Mention spéciale à Grenouille qui s’est surpassé je trouve dans sa recherche effrénée de l’âme sœur (ou du coup du soir, c’est comme vous voulez !), mais je lui laisse le soin de vous raconter ça lui-même ! (pour le lire chez lui clique ici et ici)
Moi rien de bien neuf, dans l’ordre il y a eu la soirée en banlieue vendredi soir, un anniversaire tronqué samedi soir (comprenez qu’on s’est retrouvé à deux au resto au lieu des 7 ou 8 initialement prévu, sympa), et une beuverie commémorative dimanche soir chez 7h48 pour finir les restes de vendredi !
Si quand même je dois préciser que dimanche soir on a ressorti nos vieux jeux d’ado pour se divertir, donc ça allait du post-it sur le front avec un magnifique « qui suis-je ? » (moi je vous le donne dans le mille : Britney Spears, merci les copains…), et puis d’autres jeux cons dont un où fallait boire, moralité on a perdue une Grenouille en route !
Je vous fournirais ultérieurement la recette de la Grenouille Flambée (ou marinée, c’est selon l’humeur !). Tout ce que je peux dire c’est que ça fini par vomir partout dans les wc (et quand je dis partout ça veut dire dedans, certes, mais surtout autour !), et qui c’est qui nettoie ? 7h et bibi…
Sinon, le reste du temps j’ai pioncer, bouffer, lu, bref je deviens de plus en plus un bel oiseau de nuit, n’émergeant qu’à 21h pour aller me biturer (oui je sais que ça change pas trop, mais disons que c’est de pire en pire). Et comme je me fais pas mal chier à avoir tout ce qu’il faut à la maison (comprenez Baby Boy), ben je trouve que la vie a un peu moins de saveur.
D’ailleurs, pour le bien de notre couple, il va falloir qu’il déménage, moi j’en peux plus. Voilà, ça c’est dit. Sur ce je vais aller me coucher, non sans me brosser les dents avant, et vi je suis quelqu’un de civiliser messieurs dames !
Gauthier qui pense à vous faire un vrai article bientôt !
mardi 27 mars 2007
Help
J’ai peur qu’on arrive pas à lui trouver de taff non plus. Je désespère un peu…
Alors si l’un ou l’une d’entre vous fait partie d’une assoc ou en connaît une sur Paris qui peut nous aider, on est preneur. Qu’elle soit gay-friendly ou pas on s’en fout, du moment que ça l’aide à avoir ses putains de papiers !
Voilà, à votre bon cœur m’sieur dames…
mardi 13 mars 2007
Cette fois c’est la bonne ?
J’avais promis de revenir sur ma vie sentimentale, chose promise, chose due ! Ça fait trois mois qu’on change d’avis tous les trois jours. Donc c’est pas facile à suivre… Pour recadrer, et au cas où certains l’ignorent, mon chéri vit à Londres depuis qu’on se connaît. Ça fait maintenant presque sept mois qu’on se parle tous les jours ou presque au téléphone, que je fais des allers-retours Paris Londres, et qu’il me dit qu’il va déménager la semaine prochaine.D’ailleurs ça commence à coûter cher toutes ces conneries, ma facture de téléphone ressemble plus au déficit public qu’autre chose, et autant j’aime voyager, autant Londres me saoule grave là ! Et puis je suis au rmi depuis trop longtemps, j’ai plus un rond, je peux plus aller le voir.
Après avoir changer d’avis à chaque changement de vent, je l’ai mis pied au mur le mois dernier en lui disant que je ne reviendrais plus à Londres, même si j’avais un travail. S’il veut me revoir, il doit bouger ! Oui parce qu’il y a autre chose de sympa, comme il est Brésilien, son visa ne lui permet pas de voyager en Europe. Donc s’il quitte la GB, il lui faut en redemander un autre pour rentrer, autant dire qu’il restera à la porte, vu les politiques d’immigration en ce moment en Europe.
Donc il ne peut pas venir me voir trois jours et repartir, non s’il vient, il s’installe chez moi. Mouais, je vis toujours dans un placard. Mais voilà, il veut apprendre le français, il veut travailler ici, et y faire ses études l’année prochaine. Donc banco, il vient, il devient serveur dans un pub irlandais (parce qu’en ne sachant pas parler français, je sais pas trop ce qu’il va pouvoir faire quand même), il se prend un appart dans le même arrondissement que moi, et vogue la galère !
Bon, à ça il faut ajouter qu’il n’a pas le droit de travailler en France. Il lui faut un permis de long séjour et un permis de travail. Actuellement il est plus simple d’enculer un car de CRS habillés en danseuse étoile qu’obtenir ce genre de papier. Oui, on sait qui est installé place Beauvau !
C’est pour ça qu’on avait parlé de se pacser, avant qu’il annule ce con ! Arf… Mais ce week-end, il a décidé de se lancer. Ça y est, il est sûr de lui, il tente l’aventure, il prend le train ! Verdict : il arrive le 23 mars !
Je lui ai demande s’il était bien sûr de son coup, s’il n’allait pas changer d’avis, et tout ça quoi (j’en ai marre de dire à ma mère que je vais me marier et puis annuler le lendemain !). Il a démissionné hier, donc ça semble définitif.
Je suis heureux, je suis terrifié, mais heureux, mais mort de peur, mais super content, mais horrifié par tout ce qu’il va se passer…
Dis maman comment on fait pour avoir un couple ?
Si vous avez une recette…
jeudi 1 mars 2007
Euphorie
Pourquoi il est euphorique le gaugau ? Il sait pas trop… Dans ces moments-là, il faut juste savoir apprécier. Peut-être que comme le souligne 7h48, cette période précède immanquablement une grosse déprime.
En même temps j’aurais le droit de déprimer en ce moment. C’est un peu la merde dans ma vie. Mais j’ai repris la bonne vieille technique de la « positive-attitude » © Lorie ! En gros, au lieu de faire la liste de tout ce qui déconne (ou pourrait déconner) dans ma vie (et Dieu sait qu’elle serait longue c’te foutu liste), je fais la toute petite liste des choses qui vont bien.
En gros qu’est-ce qu’il y a de bien en ce moment :
- Mes amis (ouais, sont gentils, ils me supportent et ils me font rire !)
- Mon Baby boy (ben même si c’est pas super simple, on va ENFIN finir par vivre sans la Manche entre nous !)
- La recherche de job (j’ai rien de sûr, mais après 1 mois de vaches maigres, je commence à avoir des retours positifs de mes candidatures !)
Oui pour revenir au dernier point, entendre deux fois dans la même semaine « votre profil m’intéresse vraiment, il faut que l’on se rencontre pour en discuter », y a pas à dire, ça regonfle sa pédale déprimée !
Et puis il y a aussi le week-end de gueudin qui s’annonce. Dans l’ordre :
- Jeudi soir : buffet-beuverie chez 7h48.
- Vendredi soir : dépendaison de crémaillère avec la bande à neuneu que je vois de plus en plus en ce moment (ils vont s’en souvenir les voisins… une pensée émue pour les voisins s’il vous plait !)
- Samedi soir : un ami toulousain vient faire la fête à Paris avec ces copains super sympas que j’aime bien, donc je me greffe (vous avez dit boulet ?)
Bref, j’annonce ma mort cérébrale pour dimanche. Je compte reprendre vie que vers mercredi 14 mars (pour mon rendez-vous insertion). Oui, insertion, c’est comme le I de RMI. C’est pour vérifier que je suis toujours dans la merde et que je m’en sors pas ! Bon j’espère pouvoir leur dit « Fuck, j’ai décroché un job bande de nuls », mais ça on n’en sait rien encore…
Suis tellement heureux de vivre aujourd’hui que j’ai fait un truc de ouf ! si si si, je suis un rebelle quand je suis heureux : j’ai envoyé un courrier à la CAF pour demander qu’ils me rendent mon RMI au complet ! Et le pire dans l’histoire ? C’est que j’y crois à donf que ça va marcher…
‘tain, je parle en verlan aujourd’hui… Ça me va pas d’être heureux moi ! Bref, vous aurez donc compris que je risque d’être relativement absent les prochains jours. Si jamais il devait se produire un malheur, vous seriez prévenu pour l’oraison funèbre donnée en mon honneur !
Allez, passez tous un joyeux week-end et que la vie vous apporte bonheur, joie et chance !
Gauthier, distributeur de bonheur !
mardi 27 février 2007
Chihuahua ou bague au doigt
Vous le savez peut-être, ou peut-être pas, Océane fait chaque début d’année une prédiction. Celle-ci intervient le 2 janvier et ainsi elle nous donne l’indication de ce que sera (ou pas) l’année qui débute. Par exemple, le 2 janvier 2005 elle avait dit « 2005 sera longue ou ne sera pas », et 2005 fut l’année la plus longue de mon groupe d’ami. Et quand je dis que ce fut long, ce fut très très très long !!!!!Du coup on lui en veut un peu, logique ! Mais en 2006 elle a quand même ouvert sa gueule et nous a dit un magnifique « 2006, chihuahua ou bague au doigt ». Ce à quoi nous avons tous répondu « mais bien sûr !!! », et chacun d’attraper son téléphone pour prévenir les urgences psy du coin qu’ils allaient avoir prochainement une nouvelle pensionnaire.
L’année se passe comme elle peut, et il se trouve qu’à la fin cette chère Océane, mais aussi Mister Big et moi-même devons reconnaître que nous sommes tous maqués ! Alors bon, on est loin de la bague au doigt, parce qu’on a chacun tiré son boulet quand même. Mais voilà, on est en couple, comme les gens normaux (argh).
Moralité, et là c’est pour la petite histoire, la mère Océane n’a pas eu le droit d’ouvrir sa gueule en 2007 ! Elle a encore du chatterton sur la bouche à l’heure où je vous parle.
Pourquoi est-ce que je vous raconte tout ça ? Non, mais si, des fois je suis logique, je fais des effets d’annonces super chiant, mais je suis logique. Donc voilà, ça fait 48h que je me perds dans les méandres de l’administration française afin d’obtenir une réponse à la question suivante « comment on fait pour que mon Baby Boy il ait des papiers pour vivre et travailler en France ? ».
Après 48h de déambulation dans les couloirs administratifs, je suis en mesure de vous donner une réponse (si si si !) : on fait pas ! Pour résumer, il faut qu’il justifie de quelques milliers d’euros lui permettant de vivre sur le sol français 6 mois sans travailler pour obtenir un permis de long séjour. Papier indispensable à l’obtention du permis de travail (lui-même indispensable pour avoir des sous !). Ça vous rappelle rien ? Moi si… Le formulaire B49-A rose, pour obtenir le Z48-K jaune, pour obtenir etc… © Les douze travaux d’Astérix.
Donc là je craque. On en parle au téléphone, je lui explique tout ça, il me répond qu’il s’est fait jeter de l’ambassade de France parce qu’il ne pouvait pas justifier de tout ce qu’ils demandaient !
FUCK OFF
Extrait de conversation :
- Bon, en gros, tu peux pas venir sans ses papiers, parce que si tu viens sans, après c’est foutu pour bosser !
- Ok, je viens quand même et je demande après ?
- Et si c’est refusé ?
- Je rentre au Brésil !
- Ou on signe un pacs…
- …
- … ou pas …
- C’est le mariage gay ça ?
- En gros oui…
- Ok, on fait ça ! J’arrive la semaine prochaine alors.
Maman, il semblerait que je sois sur le point de me marier avec un garçon !
Pour être tout à fait honnête, je ne sais absolument pas quoi en penser ! Disons que j’avais pas prévu de me pacser par obligation, si ce n’est celle de l’amour… (c’est joli dit comme ça, non ?). Et là je me retrouve à me pacser avec un garçon que j’adore, là il n’y a pas de débat, mais dont je ne pense pas être amoureux (c’est que je ne le suis pas en fait), pour qu’il puisse vivre en France. Et c’est même pas pour moi qu’il vient ! Non, non, non, je suis la « cherry on the top » comme il dit ! Il vient pour la France, moi suis le plus produit…
Maman, j’ai peur…
Mais on va se faire une de ces fêtes les enfants, je vais te retourner Paris, Toulouse, le Cantal et le Brésil comme ça n’est jamais arrivé ! Ça, ils vont s’en souvenir du pacs du gaugau…
Gauthier not yet just married but soon…
mardi 20 février 2007
Arrête de pleurer Gauthier
Cette aprèm j’ai regardé « Arrête de pleurer Pénélope », et je me suis marré ! Oui de voir ces pauvres filles étaler leurs problèmes avec tant de vigueur ça me fait hurler de rire ! Je pense d’ailleurs ne pas être le seul vu le succès de la pièce. Mais bref, parlons donc de moi.
Hier soir, coup de fil de mon Baby Boy. Il va bien, même s’il se remet difficilement de sa chouille du samedi (lui aussi). On parle de la pluie et du beau temps, et il finit par revenir sur LE sujet qui fâche, sa non-venue à Paris cette semaine.
Oui il était planifié qu’il vienne s’installer ici ces jours-ci. Puis il y a eu moultes revirement pour finir par un « écoute on va attendre que tu saches ce que tu fais de ta vie avant que je balance la mienne pour te suivre » (c’est lui qui dit ça !). Et moi je le comprends, bien entendu. Mais je ne savais pas trop ce qui l’avait décidé. Maintenant je sais.
Le soir de la Saint Valentin, je déprime seul, je me bourre d’anxiolytiques et je file sous ma couette. Au milieu de la nuit coup de fil de mon chéri, je réponds, on blablate quelques minutes et je retourne à mes songes.
Quand il me reparle de cette conversation le lendemain, puis le surlendemain, je n’arrive toujours pas à me souvenir de ce que j’ai pu exactement lui dire. Ben vi les médocs, ça agit un peu comme l’alcool à forte dose, ça dissout les neurones. Donc il me livre petit à petit ces impressions sur ce qu’il pense de ma prestation nocturne. S’en suit un échange de mails passionnés (je vous ai mis le sien la semaine dernière). Je lui dis que je crève à petit feu. Bien sûr ce n’est pas sa faute, loin de là. Mais j’ai besoin de lui, ça c’est complètement clair aussi.
Hier soir j’ai eu l’épilogue. En fin de compte je lui ai dit que j’allais partir, rentrer chez ma mère, que j’abandonnais. Je m’en souviens à peu près, mais ce n’est pas ce que j’ai fait pour autant, il s’agissait juste d’un coup de blues comme tant d’autres.
Et lui de me dire « tu sais j’avais donné ma sortie de l’appart, j’avais mon billet, j’arrivais vendredi, et j’ai annulé après que tu m’aies dit ça ! C’était ta surprise de la Saint Valentin, c’est pour ça que je ne t’avais rien dit ! ». Bon il n’a pas dit ça, puisqu’il s’acharne à me parler en anglais, mais je vous le retranscris dans l’à peu prés !
Donc, la seule chose dont j’aurais besoin (lui), je m’en suis privé tout seul comme un grand en lui faisant prendre ses jambes à son cou !
BRULEZ-MOI S’IL VOUS PLAIT !
J’en reviens pas d’avoir fait ça. J’en reviens pas qu’il puisse tout remettre en question sur un coup de tête. J’en reviens pas non plus qu’il puisse emménager chez moi sans me prévenir (mais bon c’est pas le plus grave non plus !).
Et pour rajouter à l’ambiance, il y a le reste. Je n’ai toujours pas de boulot (ouh le scoop !), mon banquier m’a appelé en pleine nuit (10h41 ce matin), pour m’informer que j’avais dépassé mon découvert autorisé de 100€, il me reste 4€20 pour tenir jusqu’aux allocs ! Youpiiiiiiii !!!!!
Va falloir que j’agisse si je veux pas finir dans un centre pour gens-qui-craquent. Je sens que je n’en suis pas loin…
Mais bon ma mère m’a redit hier que son contact avait inondé un max de députés avec mon CV, et qu’au moins deux se sont montrés très intéressés. Wait and see !
Mais je mérite quand même des baffes…
Gauthier out.
vendredi 16 février 2007
Liberté, je chéris ton nom
Mon humeur en dent-de-scie et moi-même avons en plus une vie sentimentale des plus bordéliques. Ça fait quelques semaines que je ne sais plus sur quel pied danser avec Baby Boy, et lui tout pareil. Bon alors que faire ? Ben on fait avec nos humeurs respectives.C’est pour ça que mardi il m’informe qu’il ne viendra vivre à Paris qu’une fois que j’aurais un taff et un appart convenable, bref une vie bien installée quoi. Ce garçon serait-il en fait vénal ? Chercherait-il la facilité avec moi ? Il est mal barré si c’est le cas…
Mercredi il m’envoie un mail magnifique, un truc qui m’a foutu la boule au ventre tellement c’était beau, et surtout ça semble sincère ! Bon malheureusement pour moi je ne l’ai lu que jeudi, puisque au moment où il me l’a envoyé j’étais en coma post overdose d’anxiolytiques. Mais c’était magnifique quand même. Une copie ? Bon ok, mais c’est parce que vous insistez alors :
My darling ....
I ended up arriving home from work very late... In fact, I'm a little sad because there were two people I really wanted to speak to today: my grandmother (it’s her 60th birthday today) and obviously, YOU.
So, the only way out to wish you a happy valentine's day (despite the fact that the day is already gone!) is to write you an email. Then, here it goes!
I can’t describe you how happy I am for going to paris before coming to london, for going to club18 - a place I had never heard before in my whole life - and above all, for asking a cute tall guy sitting all alone what the time was. If I hadn’t done any of these, my life now would be "gauthier-less".
You're very different from anything I could imagine possible. Before you, I would NEVER imagine myself having a relationship with someone who lived in a different city. But now, I just see myself crazy about a guy miles away from me and I count the days to be with him. It seems all the roads of my life go to Gauthier!
And, however I know this is not going to be forever, that this will meet an end ( like everything else in life) I want you to be part of my life for as long as it lasts.
So, I guess thats about it, my angel ...
I miss you , I miss you , and I miss you - in all and every possible sense.
Bisous d'amour.
Lucky me !!!! Bref c’est adorable… Et hier soir, donc jeudi pour ceux qui suivent pas, coup de fil à 19h de mon chéri d’amour. On parle de tout et de rien, de ma nuit un peu médicamenteuse, de mon humeur un peu changeante, de mes angoisses, de ses doutes, de ses joies, bref un papotage classique quoi ! Et puis il en vient à me poser des questions de plus en plus bizarres.
Moi pas con, moi l’habitude des mecs, moi demander directement « tu te poses des questions sur ma fidélité ? ». Il avoue que oui, je tourne un peu autour du pot, et là il me sort, le plus naturellement du monde, qu’il pensait qu’avant lui j’étais escort-boy et qu’il ne serait pas étonné que je continue !
Prends-toi ça dans ta face et ramasse les morceaux… J’accuse le coup et lui précise que parmi mes centaines d’amants aucun n’avaient dû payer. Mais je lui dis quand même que oui, des fois, le faible homme que je suis allait voir ailleurs, mais juste pour du sexe ! Pas de tromperie donc dans mon échelle de valeur.
On discute justement de cette échelle de valeur, et il me dit qu’il a exactement la même et qu’il est soulagé que je fonctionne comme ça. Ainsi on ne se rendra pas malheureux d’après lui. Mouais, pas convaincu, mais bon…
Et puis du coup, je lui retourne la question. Ben figurez-vous que c’est pas des cornes que j’ai, mais des baobabs ! Voilà, ça c’est fait. Et à mon grand étonnement je l’ai bien pris, j’ai même était soulagé de trouver quelqu’un qui fonctionne comme moi en fin de compte. Il a raison, ça va peut-être rajouter un peu de ciment entre nous !
Moralité, on a le droit de faire ce qu’on veut, du moment que ça reste du cul bien sûr ! Et on ne se ment plus, du genre « ce soir je dîne avec le pote de la sœur de ma collègue », non dorénavant ça sera « ce soir je baise un autre que toi »… Mouais, pas convaincu non plus. On va peut-être rester sur le pote de la collègue le temps qu’on s’habitue à tout ça…
Bref, me voilà en couple libre ! C’est la première fois de ma vie. Je ne sais pas trop si c’est un mal ou un bien, mais en tout cas c’est nouveau. Tout ce que je sais maintenant c’est que je suis encore plus fou de lui que jamais. Allez comprendre…
Open bar sur Gauthier ;)
jeudi 15 février 2007
Point route : positive attitude !
Tout d’abord je vous présente mes excuses. Ceux qui me connaissent savent que ce qui m’est arrivé hier soir n’est pas grave. Enfin quand je dis pas grave ça mérite une explication. Je suis super lunatique, et parfois (comme aujourd’hui) ça me sauve. Autant hier je me serais ouvert les veines avec les dents en chiant sur le monde, autant aujourd’hui j’ai la patate.Bon quand je dis la patate, j’exagère un peu, disons que j’ai une patate chimique (Saint Anxiolytiques priez pour nous !). Mais bon ça doit bien marcher, la preuve : moi qui souris et qui cherche du taff comme un malade depuis 10h ce matin (un record, ça fait 15 jours que je me lève à 15h).
Bref, tout ça pour dire que oui hier j’allais super mal, je voulais tout lâcher pour aller élever des chèvres sur le Larzac ! Et aujourd’hui j’ai l’impression que je vais bouffer Paris tellement j’ai les dents longues ! Vous avez dit bizarre ? Nan, au bout de quelques années on s’habitue !
J’ai pas mal parler à ma mère et à mon frère, et on est arrivé à la même conclusion : je reste et je me bats ! Donc aujourd’hui Postulator fait son come back, j’ai envoyé pas moins de 12 CV dans l’heure. J’ai eu une réunion d’insertion (insertion c’est le I de RMI !), et la madame m’a bien remonté le moral aussi (comme quoi, ça m’apprendra à chier sur les fonctionnaires, certains sont adorables !).
Donc maintenant que tout Paris a un exemplaire de mon CV, je vais payer ma facture de téléphone histoire qu’ils puissent me joindre pour me proposer ce taff qui me manque tant (c’est dans une chanson ça non ? bref on s’en fout !). Enfin quand je dis que je vais payer… Je vais juste préciser à mon père qu’il faut qu’il appelle Orange de ma part !
Il me reste 5€ pour finir le mois, je peux le faire ! (Je sais pas comment, mais je peux le faire !). Si vous avez des plans pour se faire de la thune sous le manteau de façon rapide et presque légale, je suis preneur !
POSITIVE ATTITUDE !!!!!
Et puis vous verriez le mail que m’a envoyé mon Baby Boy aussi… Le plus beau cadeau de la Saint Valentin que je n’ai jamais reçu ! Argh, je sais plus quoi faire avec lui, je pense que je vais juste l’aimer et arrêter de planifier quoique ce soit ! Prenons ce que la vie offre…
mercredi 14 février 2007
Je jette l’éponge
Tout n’est que mensonge et déception. Je suis ma propre déception. Je ne me supporte plus. Je suis en train de sombrer. Trois fois je suis tombé, trois fois je me suis relevé. Tout ce qui ne me tue pas me rend plus fort. Mais tout ce qui ne m’a pas tué me pousse vers la sortie.`
À chaque fois j’ai changé de route. Tous ces chemins m’ont mené vers la même sortie : l’alcool, la fête, le sexe, la drogue. Aujourd’hui je suis revenu au point de départ. Je suis au fond du trou. Je veux juste me coucher et ne plus me réveiller. Je suis fatigué de devoir prouver que je peux le faire. À qui ? À moi ! Je suis mon pire juge. Personne ne me mets la pression.
Je suis incapable de me satisfaire. Je me dégoûte. Je détruis tout ce que je touche. La spirale recommence. Je sais comment ça va finir. Cette fois il n’y aura pas de miroir pour me dire que je suis trop maigre, pas de petit ami pour me dire qu’il m’aime, pas d’accident de voiture, il n’y aura que la fin d’une histoire.
Une histoire inutile dès le départ, ma vie se résume à trois phrases : il est venu, il a vu, il a échoué. L’échec, je le sens partout, je le vois, il m’oppresse. Il est dans le mail d’une société d’intérim qui m’estime trop qualifié. Il est dans la bouche du militaire qui me dit que je n’ai pas été retenu. Il est dans la lettre de l’Assedic qui m’informe que je suis radié. Il est dans la bouche de ma banquière qui me dit que je ne peux plus me servir de mes CB. Il est dans la bouche de ma mère qui me dit qu’elle ne peut plus me donner d’argent. Il est dans la bouche de Baby Boy qui me dit qu’il ne viendra pas à Paris.
Je me suis persuadé que j’allais y arriver. Qu’est ce que six mois quand on cherche son premier job. Qu’est ce que l’attente quand on est tant aidé, et par des gens qui ne me connaissent même pas, mais qui prennent autant de leur temps pour me prendre par la main. Qu’est ce que l’échec quand on reçoit tant d’amour. Qu’est ce que la solitude quand on a son Baby Boy.
Je me suis forcé à avancer. Tant et si bien que je ne sais même plus où je vais. Je veux faire ma vie à Paris parce que je veux que Baby Boy m’y rejoigne, ou je veux que Baby Boy me rejoigne pour faire ma vie avec lui ?
Je l’ai trompé, tant et si fort que je me suis dit que je ne l’aimais pas. Que je n’avais pas besoin de lui. Je ne peux pas me reposer sur un garçon. Tant m’ont fait souffrir, tant se sont avérés des puits sans fond. Plus j’y mettais des sentiments, plus je m’y perdais. Alors il fallait que je sois plus fort que lui, plus fort que ces sentiments.
Maintenant j’ai tout perdu, mon bébé, ma fierté, mon avenir et ma vie.
Je jette l’éponge. Il me reste dix euros sur moi. J’avais de quoi vivre sans souci. Mais il a fallu que je boive, que je sorte, que je fume, que je sniffe, que j’exagère. J’ai voulu oublier mes soucis, mais j’ai oublié d’avancer. J’ai fini par revenir en arrière. Je suis une épave sans but ni fierté. Je me dégoûte.
J’ai pris des anxiolytiques, assez pour dormir 14h sans rêves. Demain j’appellerai ma mère pour lui dire que j’ai échoué, je vais lui demander de préparer ma chambre et je vais rentrer. Quelle pathétique fin. Que de rêves j’ai brisés en un an. J’avais ma vie dans ma main et je l’ai laissée filée. Je n’ai pas fait les bons choix, je suis le seul responsable.
Je n’y crois plus, je jette l’éponge.
mercredi 10 janvier 2007
Queen Victoria spirit
Pour le plantage de décor, on ne s’est pas vu en vrai depuis octobre. Donc j’angoisse un peu de me retrouver devant lui (totalement à l’improviste comme à chaque fois). Et là l’inévitable s’est produit : il y a quelque chose de cassé entre nous…
Vous savez ce sentiment qu’on n’est pas à sa place. Celui-là même qui anéantit tout ce qui rend une relation magique : les étoiles dans les yeux, les guilis dans le ventre, etc. Bref c’est le début de la fin. D’ailleurs là où s’est encore pire (si pire cela peut être) c’est que j’ai ressenti la même chose de son côté. On n’a pas eu besoin de parler, on a décidé de ne pas vivre ensemble le mois prochain, on a décidé de se voir, mais de ne rien se promettre, on a décidé sans le dire de se séparer…
Je viens de prendre le coup de massue de ce début d’année, et pourtant je vais bien. Enfin que je dis « bien » tout est relatif. En fait je suis soulagé qu’on s’en soit rendu compte maintenant, qu’on ne se soit pas fait de mal, et qu’on reste en si bon terme. Qui sait, peut-être qu’une fois mes milliards de problèmes résolus (enfin mes deux problèmes : un boulot et du fric), et une fois son installation dans le pays des froggies réussie, nous pourrons repartir de plus belle.
Peut-être que ce n’est qu’une pause forcée, peut-être que c’est la fin d’une belle histoire (à distance, mais si belle). En tout cas moi je suis heureux que ça se passe comme ça, même si j’aurais préféré mourir de bonheur dans ses bras cette nuit…
Après cet intermède tristounet, je vous relate mes 36h londoniennes ? Allez c’est parti.
Mon (ex ?)-chéri ne peut pas me recevoir chez lui, normal, il vit chez une copine ! Donc il m’emmène à l’hôtel. On est allé vers Pimlico pour ceux qui connaissent, c’est un coin rempli de maisons identiques (un peu comme partout à Londres de toute façon), toutes blanches avec un porche à colonne genre gréco-romain, le tout faisant très début XXème siècle quand même. On s’en fout, mais j’aime bien planter le décor pendant des plombes. Donc une photo de la chambre pour le fun :
Remarquez le fabuleux portrait de la reine Victoria qui trône fièrement au-dessus de ce lit en bois de cagette. Fabuleux isn’t it ? Et d’un goût… Quand je m’interroge à voix haute sur cette décoration typique, Baby boy rouvre la porte et me fait remarquer ceci :
Ahahaha, c’est une blague ! Ça une suite ? Putain de merde, ok elle est plus grande que mon appart, mais merde quoi, c’est minable ! Enfin sachez que vous pouvez dormir dans une « suite » dans un quartier de Londres plutôt sympa, pour une somme plutôt modique (110£ pour deux nuits).
Parlons du confort quand même trois minutes : un lit en bois de cagette, qui grince comme pas possible, trop court pour moi (je dois plier les jambes tout le temps) et une salle de bain démontable en bloc-plastique d’un seul tenant. Genre le truc rajouté-là ex-nihilo, et ça se voit (et c’est d’un goût… bref…). Et, bien entendu, les voisins qui vivent dans la suite avec vous (en gros : isolation phonique inexistante), ils ont dû apprécier leurs nuits : on a baisé comme des castors !
Entre deux discussions, nous avons donc fait l’amour (mais ça tout le monde s’en doute), mais nous avons aussi réussi à aller à Harrods. Sur le trajet, j’ai vu des londoniens très courageux patiner sur de l’eau (enfin sur une patinoire fondue quoi). Courageux ces londoniens !!! Chez Harrods, c’est les soldes, là-bas ils disent Sale (toi aussi cultive ton bilinguisme avec Gauthier). Et ça veut dire quoi les soldes chez eux ? 50% de partout, des fois plus. Mais quand on part d’un prix de base à 14 000£, ça fait quand même 7 000£ de remise !!!!!
Lecteur, je n’ai pas d’argent, je n’ai pas besoin d’une paire de boucle d’oreille en diamant monté en goûte, mais quand je vois « – 7 000£ » sur un produit j’ai envie de l’acheter !!!!!!!! Pas toi ? Ah… Nous ne sommes pas du même monde alors…
Bref, je finis par tomber sur LE truc de mes rêves : une paire de shoes D&G, soldée à 50% (donc à 259£) MA-GNI-FI-QUE !!! Et mon Baby boy de me dire « tu n’en as pas besoin, tu n’as pas d’argent, à quoi ça va te servir ? Allez viens on part ». À quoi ça va me servir ? Mais à me la péter des pieds avec un énoooooooooorme D&G sur le dessus de mes fabuleuses chaussures !!!!!!! Je suis sûr qu’Océane, Mister Big et Lucie l’ont brieffé à distance pour que lui aussi surveille mes dépenses, ça sent le complot.
Bref, je n’ai pas craqué (je n’ai pas eu le droit), et je suis revenu sans ma nouvelle raison de vivre à Paris (snifff). J’en profite pour lancer un appel, à toi lecteur qui vit à Londres, ou qui va y passer dans les prochains jours. Toi qui m’aimes et qui vois que je souffre beaucoup en ce moment, toi qui me prends en pitié et qui veux me remonter le moral, à toi je le dis : je chausse du 44 !
Voilà, je vais donc retourner à mes moutons (trouver un taff et/ou vendre mon corps pour payer mes factures).
Gauthier en banqueroute.