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mardi 16 décembre 2008

Pour toi lecteur

Je me rends compte que je parle souvent de tout plein de gens dans ce blog, des amis, des plans cul, des ex, et au bout de trois ans et demi ça en fait du monde. Alors pour moi c’est facile, normal c’est ma vie (quoique des fois j’arrive à m’y perdre), mais pour toi petit lecteur qui débarque, je me dis que ça fait peut-être beaucoup d’infos à digérer.

Et moi je t’aime ami lecteur, alors rien que pour toi, et surtout pour que tu comprennes mieux le pourquoi du comment, ben je vais te faire un récap’.

Eh, franchement, je suis pas adorable au possible ?

On va faire ça en plusieurs catégories, comme les devoirs au bahut, ça va être organisé, un truc de ouf ! Les liens renvoient soit aux catégories que je leur consacre dans mon blog, soit à leur blog quand ils en ont, soit à des articles précis où je parle un peu plus d’eux. Pour la compréhension, quand je dirai « aujourd’hui » on se basera sur fin 2008 (màj à venir ultérieurement)

Ndlr : quand j’emploie le terme de « meilleur(e) ami(e) », ce n’est pas que je me prends pour un collégien, mais plutôt parce qu’il y a des gens qui sont plus importants pour moi et c’est la seule terminaison que j’ai trouvé pour les qualifier. Et à l’intention des gens cités plus bas, cet annuaire de ma vie sentimentale et amicale n’a pas fonction à être exhaustif ou à hiérarchisé l’amour (ou la haine) que je vous porte, c’est juste des indications de base pour ceux qui ne nous connaissent pas dans la vraie vie.



Les ex

Connard d’ex : je suis sorti avec lui à l’âge de 19 ans pendant à peu prés un an, entrecoupé de ruptures diverses et variées. Il est resté majoritaire dans mon cœur pendant des années après ça. On a toujours entretenu des rapports plus qu’ambiguës. Aujourd’hui, on est amis, il vit aussi à Paris, on a déménagé la même année de notre région toulousaine d’origine. Il est prof.

L’américain : rencontré début 2006, originaire de Seattle, il était à Paris pour découvrir la France et les français et envisageait de venir étudier la Science Politique à la Sorbonne. Il était mannequin par intérim pour financer ses études et ses voyages. L’histoire durera un tout petit mois. On a gardé contact jusqu’à début 2007, il était retourné vivre à Seattle et devait partir pour Washington avec une sénatrice. Aujourd’hui je ne sais pas ce qu’il fait, ni où il vit. Sûrement l’histoire d’amour la plus courte de ma vie, mais elle était très intense et sincère, et c’est pourquoi elle n’entre pas dans la catégorie des « plans ».

L’ex du pont (ou l’ex suicidaire) : rencontré en 2006, entre l’américain et Baby Boy, on est sorti ensemble quelques semaines. Je n’ai jamais bien compris ce qu’il faisait dans la vie, je crois qu’il est vendeur en ce moment. On s’est recroisé au printemps 2008, on est ressortis ensemble, ça n’a pas donné grand chose si ce n’est une grande incompréhension mutuelle qui s’est soldée par une TS romanesque (cf articles). Aujourd’hui on se recroise à l’occasion en boite, en général on en profite pour remettre le couvert, pour l’hygiène. J’ai hésité à le mettre dans cette catégorie, parce que moi même je ne sais pas si c’est une histoire qui en vaut la peine en fin de compte.

Baby Boy : rencontré en août 2006 sous une bouteille de vodka, s’en est suivit une relation à distance Paris-Londres. Brésilien d’origine, il ne parle quasiment pas français. Après quelques mois d’Eurostar, il est venu vivre avec moi à Paris. Le choc sera tel qu’il repartira vite et ça mettra un terme à une belle histoire de près de 10 mois. Aujourd’hui il vit au Brésil et nous entretenons des rapports amicaux, bien que je sois toujours extrêmement jaloux de ces mecs (et vice-versa).


Les amis de fac

Nina : rencontrée en 1999, étudiante en histoire tout comme moi à l’époque. Elle est rapidement devenue ma meilleure amie fusionnelle. Elle a fait des études de sciences politiques comme moi et on s’est installé à Paris la même année à quelques mois d’intervalle. Elle m’a fait découvrir la blogosphère et j’ai participé pendant près de deux ans à son blog collectif sur les « liaisons foireuses ». Après un clash survenu fin 2006, que l’on peut apparenté à une rupture amoureuse, nous avons coupés les ponts et disloqués nos amis communs. Aujourd’hui, elle vit toujours sur Paris, elle tient toujours le même blog (où vous pouvez lire mes articles dans les archives), on ne se parle plus du tout, la seule personne que l’on a en commun est Lucie.

Sylvia : rencontrée en 1999, étudiante en histoire aussi. Andorrane d’origine, j’ai tout de suite craqué pour son accent et sa façon de vivre à l’espagnole. Vous allez rire, mais c’est la dernière fille avec qui j’ai eu envie de sortir, oui à 18 ans je pensais encore que j’étais bi, rassurez-vous ça ne s’est jamais fait ! On est resté très proche à la limite de la fusion aussi pendant des années. Elle m’a fait découvrir l’Andorre et l’Espagne (la fête là-bas j’adooooooore). Aujourd’hui on ne se voit plus à cause de la distance, j’ai dû l’avoir trois fois au téléphone cette année. Mais je sais que si on se revoit ça repartira comme en 40, c’est juste une question de km et de rythme de vie.

Lucie : rencontrée en 2001, études d’histoire encore et toujours. Elle avait la fâcheuse tendance à me faire rire tout en m’énervant. Ça n’a pas changé au fil des ans. On a réussi à garder le contact et à bâtir une amitié qui résiste plus ou moins à tout, et ce malgré l’éloignement. Aujourd’hui elle est prof dans le sud-ouest et est la dernière représentante de mes amis de fac donc mon entourage actuel.

Ndrl : les trois filles nommés ci-dessus font parties de la « secte des moumours ». C’était le surnom qu’on s’était tous donné. Je ne peux pas expliquer, il fallait le vivre !



Les amis des soirées toulousaines

Queen Mum : rencontré fin 1999, mon plus vieil ami pédé. Au début on se voyait de temps en temps pour faire la fête, mais après que je l’ai présenté à Mister Big on s’est énormément rapprochés. Aujourd’hui, il vit à Paris après avoir bourlingué un peu partout en France et à l’étranger pour ses études. On continue de se voir régulièrement pour faire la fête, je suis son esthéticienne attitrée.

Océane : rencontrée fin 1999, elle m’a prise pour son chauffeur pendant quelques semaines avant de se rendre compte que j’étais gentiment alcoolique moi aussi. Une amitié était née. Pendant plusieurs années nous avons écumés toutes les soirées de la ville rose, et plus si aff, avec toujours pleins de gens plus ou moins fréquentables (dealer, pute, mac, et autre dj). Aujourd’hui je suis le parrain de son fils né en 2004, elle vit toujours à Toulouse, en couple, presque sagement. Elle a pris une place telle dans mon cœur depuis la naissance de son fils que je ne peux la classer comme meilleure amie ou autre, c’est juste mon Océane que j’aime.

L’ami sans pseudo : en fait je parle souvent d’un ami, je ne lui ai jamais trouvé de pseudo, ou à chaque fois que je l’ai fait ça n’a pas fait mouche, donc je le présente comme un vieil ami de Toulouse. À partir de ce jour ça sera donc l’ami sans pseudo, rencontré fin 1999 à la faveur d’une soirée alcoolisé où il sortait avec celui qui m’amena pour la première fois dans une boite à pédé (jeunesse, jeunesse). Il a pas mal bourlingué lui aussi. C’est l’ex du psy, entre autres. Aujourd’hui il vit dans l’Est de la France et on se voit régulièrement pour boire des coups et dire du mal des gens qui font des écoles de commerce (il fait une école de commerce !).

Mister Big : je suis sorti avec lui en juin 2001, profitant d’une rupture de quelques semaines avec Connard d’ex. Je lui ai présenté son petit copain en septembre de la même année, à savoir la Queen Mum. Ils sont restés ensemble pendant 2 ans et demi. Je suis devenu le confident du couple, ce qui a énormément cimenté notre amitié. Aujourd’hui, il vit toujours à Toulouse, a changé plusieurs fois de mecs depuis. Je le considère comme mon meilleur ami (même si des fois il m’énerve, vous n’avez pas idée). Des fois il alimente son blog (trois fois par ans).

Zaza : rencontré au printemps 2002. C’est avec lui que j’ai formé le trio infernal des nuits toulousaines pendant plus de deux ans, à savoir trois pédés hyper efféminés qui se font offrir à boire partout où ils vont, à nous trois on devait peser moins de 100 kg à l’époque (quand j’y pense). On était très proches, une amitié fusionnelle, un peu étouffante parfois, ce qui nous a valu des crises dignes des pires teen movies. Après une énième dispute, on a fini par s’éloigner. Depuis que je suis à paris, on est toujours en contact et on se revoit avec plaisir dès qu’on est dans la même ville. Aujourd’hui, j’ai beau ne pas le voir ou lui parler pendant 6 mois, quand on se retrouve c’est comme si on s’était quitté la veille.

Emma : rencontrée pendant l’été 2002 à l’occasion d’une soirée qui reste encore dans les anales. Malheureusement je ne m’en souviens absolument pas (elle oui par contre, j’avais un tee-shirt L5, ça marque). C’est une amie de Mister Big à la base. On est devenu proche à force de se croiser en soirée et de déverser notre fiel sur tout ce qui nous entoure. Elle est infirmière (fantasme hétéro s’il en est), et tout aussi instable que moi niveau mec. Emma c’est la copine-thérapeute comme je me plais à l’appeler. Je ne sais pas pourquoi, mais il faut toujours que ça tombe sur elle quand je dois parler à 5h du mat’. Elle a fini par mettre des post-it « j’aime Gauthier » partout dans son appart pour s’en souvenir, surtout lors d’un appel incongru. Aujourd’hui nous sommes toujours très proches malgré la distance (elle vit à Toulouse), et elle me prend souvent pour un hôtel quand elle doit venir copuler avec de célèbres dessinateurs de bédés parisiens (ou pas).

Le Psy : rencontré début 2003 parce qu’il sortait avec l’ami sans pseudo. On a fait les 400 coups ensemble aussi. Son pseudo vient tout simplement de son métier qu’il exerce aujourd’hui dans la lointaine (très lointaine) banlieue parisienne. Aujourd’hui, on se voit régulièrement pour sortir ou quand il a besoin d’un pied-à-terre dans Paris.


Les amis de Paris

Ndrl : il n’y a pas tout le monde, je ne parle ici que des gens qui reviennent régulièrement dans mes articles. Vous avez l’intégralité de la blog-roll du Vodka Club dans les liens, là à droite.


7h48 : je suis tombé sur son blog début 2006. Un amour est né dans les méandres de la blogosphère. Rencontrée au printemps 2006, ce fut le début d’une amitié indéfectible. Elle est rapidement devenue l’amie fusionnelle par excellence, le vagin accompagnateur de tout pédé qui se respecte. Je la traîne partout ou c’est possible (non chérie tu ne peux pas rentrer au dépôt !). Aujourd’hui on est toujours aussi proche, même si sa vie de couple, de mère et de femme active lui laisse de moins en moins de temps pour venir vider une bouteille de vodka en semaine pour dire du mal de nos amis (dire du mal des gens qu’on aime c’est mieux que des gens qu’on aime pas).

Lefroid : rencontrée au printemps 2006 grâce au blog. Je ne saurais expliquer comment et pourquoi, mais on a rapidement percé nos carapaces mutuelles pour nous découvrir et nous apprécier. Dès le deuxième rendez-vous, une amitié était née. C’est l’amie que l’on peut prendre sous le bras pour une expo intimiste d’un artiste ouzbèk la journée, et qui finit à l’Under le dimanche matin en train de dire « je t’aime » dans toutes les langues qu’elle connaît (et elle en connaît). Je l'ai vu faire la manche déguisée en moldoslave dans une rue à Toulouse, et je l'ai aussi vu faire sa mauvaise à tailler des costards à toutes les putes friquées dans les boites les plus hype de la ville. Aujourd’hui, malgré un boulot qui lui prend beaucoup de temps, et un nombre impressionnant d’amis, on arrive toujours à se voir pour faire la fête ou autre. Une amie qui m’est chère en gros.

Grenouille : rencontré lors d’un pique-nique blogueur pendant l’été 2006, je ne l’ai même pas calculé. Enfin si, j’ai vaguement remarqué qu’il y avait un hétéro aux yeux bleus qui parlait presque autant que moi. Début 2007, par l’entremise d’une amie, je le trouve dans mon salon en train de boire de la vodka comme si c’était du petit-lait. Après quelques semaines à ce régime et des « avec élan et sans défense », une amitié était née. Il me doit la moitié de sa vie sexuelle et sentimentale depuis lors, que ce soit parce que je l’ai présenté ou parce que je lui ai bourré la gueule… Je tente de lui apprendre les règles de bases pour être un métrosexuel parfait, mais y a du boulot (on est parti de loin en même temps). Aujourd’hui on s’aime comme au premier jour, même s’il ne sait pas faire le ménage !

Gajal : rencontré début 2007 par l’entremise de Grenouille. Avant de me connaître il ne buvait pas. D’après lui je lui ai fait boire plus d’alcool le soir de notre rencontre qu’il n’en avait bu dans toute sa vie. Je lui ai présenté 7h48 ce soir-là. Après qu’ils se soient reproduit contre mon miroir, ils vivent aujourd’hui une histoire d’amour. Merci qui ? Aujourd’hui je le vois régulièrement vu qu’il vit quasiment en couple avec ma meilleure amie.


Les petits nouveaux

La sâle môme : rencontrée au printemps 2008, lectrice de mon blog. Dès la deuxième soirée passée ensemble, je fais un bad-trip infernal version overdose à cause d’un surplus de md en after. Elle me sauve la vie en prenant soin de moi. Depuis une amitié est née. Aujourd’hui on se voit principalement pour faire la fête, même si des fois on va à Disney pour se faire insulter par des échappées du 9-3.

Misterbitch : rencontré à l’été 2008, lecteur de mon blog et vice-versa. Une amitié est né à grand renfort d’insultes de ma part parce qu’il n’a pas voulu coucher avec moi (oui et alors ?) lors de notre première rencontre. Aujourd’hui, on est de plus en plus proche, je suis une espèce de mélange de mère poule et de copine vicelarde pour lui, il me rappelle mes 20 ans.

lundi 20 octobre 2008

Ben voyons

Bon ben voilà, j’avais promis, juré, craché, ben j’ai pas tenu ! Mais c’est pas ma faute, je me suis fait embarqué dans un traquenard, j’vous jure m’sieur l’juge, que c’était pas fait exprès !!!!!

Vous l’aurez deviné : samedi soir, je suis allé en boite (entorse à ma résolution 2) et j’ai fini au lit avec un garçon (là c’est la résolution 4 qui en a pris un coup !). Que je suis faible !

Que je vous raconte. Donc samedi, je reçois un texto de Connard d’ex qui me propose de m’inviter au resto. Ça me fait plaisir et puis j’ai quasiment vu personne de la semaine, donc je fonce manger avec lui !

Le bonheur de voir des vrais gens et de pas être enfermé chez soit ! Vous imaginez pas… Bref l’ambiance est décontractée, on boit un apéro, un peu de vin, quelques cocktails, forcément arrivé à minuit, je suis bourré, en train de rire avec mon ex en déambulant dans le marais !

Bouh pas bien…

Là normalement, j’aurais du prendre le métro et aller me coucher. Mais bon, je suis faible, surtout quand je suis bourré. Donc on est allé en boite tous les deux. Une fois sur place, je retrouve l’ex du pont (le suicidaire de cet été), il n’y a pas grand monde dans la boite, on prend donc une bouteille de champagne pour tuer le temps.

J’ai bu un peu beaucoup, principalement quand je me suis rendu compte que les trois garçons avec qui je passais la soirée avaient tous couché avec moi. Et en plus ces couillons, ils avaient l’air de bien s’entendre !

J’ai perdu le contrôle vers 3h du matin, quand le barman m’a offert un shot avec quelque chose de pas homologué dedans. J’ai compté 5 alcools différents, il a foutu le feu à tout ça et m’a demandé d’avaler cette mixture. Forcément j’ai dit oui (mais que je suis con) et bien ça m’a fait un peu mal à la dignité voyez-vous !

30 minutes assis au bar sans trop pouvoir bouger… Ça faisait longtemps…

Fin cuit vers 6h du mat’, on décide de rentrer. Forcement j’ai dragué tout ce qui bougeait, mais le seul numéro de téléphone que j’ai récupéré c’est celui d’une fille ! Devinez la suite : oui, je rentre seul !

Sniff…

L’alcool aidant, je suis plutôt tristoune. Ajoutez à ça ma crise de hoquet qui dure une heure. Bref je suis pas super bien dans le métro. Je décide de m’arrêter au mac do (manger du gras ça m’aide dans ces moments là !). Je reçois un texto de l’ex du pont qui me dit qu’en fait le mec qu’il s’est levé ne veut pas dormir avec lui ce soir, et que donc il aimerait bien dormir avec moi !

Je vous ai déjà dit que j’avais aucune dignité non ?

Donc j’accepte (en même temps c’est moi qui lui avais proposé en partant de rentrer avec moi, donc bon). Je suis très très saoul, mais je réussis quand même à faire des bébés avec lui pendant un temps qui m’a paru infini ( donc 4 ou 5 minutes ^^ ), et on passe la nuit, enfin journée, à faire des câlins en dormant.

En fin de compte c’est tout ce dont j’avais besoin, quelqu’un à serrer pour dormir… Quand je vous dis qu’il me faut un couple, un vrai… Arf…

Bref j’ai donc fauté, je confesse mes péchés, mais je ne demande pas l’absolution parce que je me suis bien amusé, et que je regrette pas !

Et toc !

mardi 16 septembre 2008

Déjà vu

Samedi soir après une soirée mouvementée chez 7h48 avec le vodka club, je suis rentré chez moi passablement éméché. Il était à peine 1h30 quand je me suis retrouvé assis sur mon canapé avec une grosse envie de sortir.

Un constat s’est imposé, mes amis vieillissent : ils étaient tous en train de copuler parce qu’en couple ou en train de cuver parce que trop saouls, et moi j’ai pas osé sortir tout seul. Mes (nos) 20 ans sont loin maintenant.

C’est triste non ? Je reviendrais plus tard sur notre prochaine entrée en maison de retraite, là j’ai besoin de vous raconter ma fin de nuit qui ne fut qu’un éternel recommencement.

Je me mets sur les chats de rencontre gay, autrement appelé « mortdefaim.com », tu peux te faire livrer un mec en moins de 5 minutes pour un plan macdo.

Ndlr : un plan macdo c’est un mec livré en 10 minutes, consommé en 5 minutes, et tu as encore faim après ! Un plan cul à la con quoi…


Je me sers une vodka pomme pour me donner du courage, et je m’amuse à blablater de tout et de rien avec des mecs qui cherchent du cul. Oui c’est ma façon de m’amuser que je préfère, tenter de lancer une conversation intelligible après avoir été abordé par un magnifique « slt, tu ch ? t cho ? ».

Ouais j’ai des hobbies bizarres moi !

Plusieurs vodka pomme et fous rires plus tard, il est déjà 5h du mat’. Je m’amuse comme un petit fou à répondre à des vieux qui veulent des plans nokpot que je les attends le cul en l’air dans le troisième buisson du jardin du Louvre. (ah que je suis drôle)

5h38 mon téléphone sonne, mon ex me raconte qu’il est en train de mourir de froid dans Paris. Il est saoul, et n’a aucune idée de là où il est. Et c’est forcément moi qu’il appelle ! comme tu n’es pas devin lecteur, je vais te resituer l’ex en question (il faut que je lui trouve un pseudo à lui).

Je suis sorti avec lui il y a deux ans, juste après l’américain, ça n’a pas vraiment bien marché. On s’est recroisé au printemps, on a tenté quelque chose qui a vite fini en queue-de-poisson. Il m’a largué par texto avant de m’appeler pour me prévenir qu’il allait se foutre en l’air dans la Seine. Souviens-toi lecteur, je suis allé le chercher sur son foutu pont ce soir-là (lire la fin de l'article).

On va donc l’appeler l’ex suicidaire (ouh c’est pas gentil ça, mais bon). Donc voilà qu’il m’appelle, alors qu’il est censé être en couple, heureux, épanoui, et tout et tout et qu'il ne veut plus avoir à faire à moi. Je lui demande de repérer des éléments repérables afin de le guider pour qu’il trouve un taxi :

- Il y a une colonne pointue au milieu d’une place avec des bâtiments à colonnade dans le fond.
- Mouais, et tu es pas loin d’un pont non ? Il y a quoi en face de ce pont ?
- Un autre bâtiment avec des colonnes encore… Tout se ressemble, je suis paumé !
- Tu es place de la Concorde, et le bâtiment avec les colonnes c’est l’Assemblée nationale (andouille d’inculte !)


Hum, on dirait pas mais ça fait 5 ans qu’il vit à Paris… Entre temps on parle de tout et de rien, enfin surtout de son mec qu’il aime et tout et tout. Qu’il s’excuse de m’embêter mais que je ne dois pas m’attendre à quoique ce soit venant de lui vu qu’il est en couple et tout et tout. Mais qu’il veut venir dormir chez moi parce qu’il veut me voir mais qu’il se passera rien.

Je lui dis d’aller devant le Crillon et de s’engouffrer dans le premier taxi qui passe, il ne sait forcément pas de quoi je parle, il pleure, je craque, j’enfourche un taxi et je vais le chercher. Je suis faible. Non en fait, je suis con. Bon je suis con et faible !

Je le récupère prostré devant l’Assemblée nationale, et je l’embarque dormir chez moi. Une fois arrivé il me dit que je ne dois m’attendre à rien, encore, qu’il faut que je mette le réveil parce que le lendemain il doit visiter des appartements pour s’installer avec son copain qu’il aime et tout et tout.

Je ne cherche même plus à le rassurer sur mes intentions chastes. Mais moi je m’amusais très bien avec mes vieux pervers que j’envoie dans les fourrés du Louvre ! Je vais dans la cuisine chercher quelque chose à lui faire boire pour le requinquer un peu (genre du thé). Quand je reviens, il dort sur mon lit. Je le déshabille (il dort encore), je le couche (il dort toujours), je me remets sur le net (il ronfle).

Je fini par aller me coucher dans le même lit que lui (ben vi j’en ai qu’un de lit moi). Je lui dis que j’ai mis le réveil, il me grogne dessus, je prends ça pour une réponse civilisée, et je commence à sombrer.

Il se frotte à moi, je me sens obligé de lui répondre que je ne suis pas son copain (des fois qu’il aurait oublié !). Comme réponse j’aurais juste le droit à « j’ai envie de toi ! ».

Bon, là il faut quand même recadrer un truc, il est très beau ce garçon, non mais vraiment, et moi comme dit plus haut, ben je suis faible. Je résiste 2 minutes (un exploit quand on me connaît) et je finis par lui donner ce dont il a envie : moi !

On sexe pendant un temps indécent pour un début de dimanche après une nuit alcoolisée, et on dort 2h avant que ce putain de réveil ne sonne.

Il se sauve comme un voleur, sans un merci, sans un au revoir, je me sens réellement con. Je n’ai pas de sentiments pour ce garçon. Disons que j’aurais pu en avoir à un moment, mais quand même, je suis pas un animal de compagnie ! Quand bien même, il a plus d’égard envers son Yorkshire (oui il a un truc comme ça, eurkh).

Comme je me sens pas très bien quand même, je ne retrouve pas le sommeil. Je me remets sur le net et je retrouve un mec avec qui j’ai discuté dans la nuit, un des rares qui fut normal. Il habite à coté, je file chez lui pour une sieste crapuleuse.

Je ne sais pas pourquoi j’ai eu besoin d’aller coucher avec un inconnu. En plus c’était nul à chier. Un plan macdo à la con ! Alors que j’avais fait des bébés avec mon joli ex pendant des heures. Joli mais pas gentil avec moi, ceci entraîne peut-être cela !

Pourquoi j’ai décroché le tel ? Pourquoi je suis allé le chercher ? Pourquoi je m’inquiète pour lui ? Pourquoi je fais ça avec les gens ? Pourquoi je m’inquiète de ce qu’il pense de moi ? Mais qu’est ce qui cloche dans mes relations avec les autres pour que je fasse des trucs comme ça ? Hein ?

C’est pas ce soir que je vais avoir la solution… Je vais arrêter de penser (et de baiser) ça me ferait du bien !




*****Edit*****

J'ai donc créé une nouvelle catégorie "L'ex-suicidaire" dans laquelle j'ai tenté de réunir les quelques articles qui parlent de lui, je pense en avoir oublié, mais j'ai la flemme de me taper trois ans d'archives maintenant ! Je pense que vous me pardonnerez...

dimanche 24 août 2008

Enfin, la fin

Je ne serais pas moi sans toutes mes casseroles. Mais je me passerais bien de certaines d’entre elles. Ce soir, je suis explosé de fatigue, j’ai passé la journée au Parc Astérix avec une partie de la bande à neuneu, j’ai dormi 2h dans la nuit qui précède à cause de ma bande de jeunes du 9-3 qui squatte en bas de mon immeuble de banlieue riche, et j’ai le bide explosé par un resto jap indécent !

Au milieu de tout ça, je sors de ma douche et je pense, je ne sais pas pourquoi d’ailleurs, à mon ex. Alors pour vous aider à situer, il s’agit de celui qui m’a largué par texto 4 jours avant de tenter de se suicider, de m’en informer et de me dire « je t’aime » après que je sois allé le sauver. Tout ça en une nuit, le soir de la gay pride, il y a donc deux mois aujourd’hui.

Depuis plus de nouvelles, ou juste des « je vais bien » en réponse à mes textos. Il est clair donc que ce garçon ne veut plus avoir à faire (affaire ?) à moi. Mais comme je suis d’un naturel insistant, je m’accroche et régulièrement je tente d’établir un contact.

Ce soir en allant me coucher, je lui envoie un petit texto pour lui dire que je pense à lui et qu’il me manque. Rien de pathétique dans la démarche, je ne suis pas amoureux de lui, mais je me suis attaché à sa personnalité complexe, peut-être mon coté Saint-Bernard, et du coup je peux pas m’empêcher de vouloir le serrer contre moi.

En fait si c’est pathétique, parce que j’ai pleinement conscience qu’une relation comme celle-là ne peut absolument pas marcher, et que jamais je pourrais avoir des vrais sentiments pour un garçon que j’ai pris en pitié à un moment…

Encore que…

En fait j’en sais rien du tout !

Mais ce soir il m’aidé à y voir un peu plus clair, il m’a répondu qu’il s’en voulait d’avoir fait le mort pendant tout ce temps, que c’était sa façon à lui de me dire de passer à la suite, vu qu’il avait trouver quelqu’un de bien !

Prends toi ça dans la face et ramasse les morceaux connasse !

Ben ça m’a fait mal. Le pire c’est que je m’y attendais pas du tout, je n’attendais rien de lui, enfin c’est ce que je pensais. Et là ben ça me retourne et ça m’empêche d’aller me coucher alors que j’ai du mal à écrire cet article…

Je suis vraiment pathétique en fait…

Bref, la chose positive que je retiens, c’est qu’il va mieux. Et quelque part ça me fait plaisir. Bon moi j’ai toujours personne qui s’inquiète pour moi et qui a envie de me serrer très fort pour que je me sente bien. Mais bon lui il a trouvé !

On revient toujours au même point, je suis incapable de me contenter de ce que j’ai, incapable d’apprécier sur le moment, juste capable de vivre dans le regret et surtout le déni le plus profond.

Je me retrouve à faire une introspection à la con à cause d’un mec qui ne m’a rien apporté, qui ne m’aurait rien apporté, et que je n’aurais même pas penser à apprécier si j’avais eu un semblant de stabilité et de bonheur dans ma vie !

Non c’est méchant de dire ça…

Ouais, mais j’ai le droit, je suis blessé dans ma dignité, je ne supporte pas de me sentir rejeter. C’est dingue ce besoin constant d’être aimé de tous, tout le temps, par tous les moyens. Faut vraiment que j’aille consulter…

Allez, le prochain, je fais attention, et j’essaie de faire les choses dans l’ordre. En attendant je vais aller dormir en serrant mon Obélix en peluche que je me suis offert aujourd’hui.

J’ai tant besoin qu’on me serre fort et qu’on me dise des trucs gentils au creux de l’oreille… Mais tant que ça sera pour remplacer le lexo, ça donnera rien de bon…




Playlist : Christophe Willem – Quelle chance

lundi 30 juin 2008

Live my life faster

Je reprends ici le titre d’un projet qui n’a rien à voir avec ce dont je vais vous parler. Mais c’est juste qu’il s’est passé tellement de choses depuis samedi que j’ai l’impression que je vous parle d’évènements qui se sont déroulé depuis plus d’une semaine.

Donc allons-y pour un résumé de mes aventures !

Vendredi soir, je suis tout seul, sentant que l’été s’installe aussi dans ma culotte, je décide de copuler joyeusement avec un de mes nombreux (non en fait y en a pas tant que ça, mais j’aime me faire mousser) fuck friend.

Samedi, j’émerge donc la fleur au fusil, prêt pour affronter ZE day of ze year : la gay pride parisienne ! Après m’être fait posé un lapin par une Flamèche privée de RER B (ils abusent, non mais vraiment, bref), je prends rdv avec la sale môme (non mais elle est gentille, c’est juste son pseudo), et on se retrouve dans le cortège, une bière à la main, et on défile joyeusement !

Après avoir bien dansé, bien pris plein de photos (Lefroid est devenu la photographe officielle de la GP, elle m’a fait 250 clichés, j’essayerai de vous en coller quelques unes ici plus tard), on retrouve mes amis pédé-roots (oui des pédés teufeurs, je sais pas comment les définir autrement).

Toujours de la bière, un peu de md par-dessus, il fait chaud, on danse, on aime les gouines, tout va bien dans le meilleur des mondes ! C’est la fête Ginette !!!!!!

21h mon téléphone sonne, mon père m’informe qu’il est tout seul dans Paris et qu’il s’ennuie un peu beaucoup et qu’il mangerait bien avec moi. Je suis saoul, je suis nase, j’ai pris de la drogue, la dernière chose dont j’ai envie c’est de voir mon père (ou quelqu’autre membre de ma famille d’ailleurs). Mais il me fait tellement de peine que je dis oui.

On se retrouve au Bistro des halles devant un morceau de viande ridiculement petit. On parle de tout et de rien, la lumière baisse mais je garde mes lunettes de soleil pour éviter qu’il voit mes yeux myxomatosés ! Bref je gère bien.

Au milieu de rien, il me dit qu’il va se sentir bien seul. Bon il vient d’amorcer la discussion sur le divorce, moi grand, moi peut parler du divorce de mes parents sans pleurer, j’emboîte le pas et je lui demande des détails. Qu’est-ce que j’ai pas fait :

- moi : et donc vous en êtes où ?
- lui : on cohabite, je me sens seul, c’est pour ça que je suis venu ce week-end…
- Oui mais vous vous parlez encore ? Je veux dire en dehors de « passe-moi le sel ! »
- Non…
- Et vous allez continuer longtemps ? Non parce qu’avec mon frère on a bien compris, vous pouvez vous séparer, on vous en voudra pas !
- On ne peut pas se séparer, on attend que tu retrouves une situation… En attendant c’est très dur pour nous deux, mais on le fait pour toi !
- (c’est donc ma faute)
- De toute façon je ne lui donnerai rien, elle part ? Très bien, qu’elle aille apprendre la vie un peu… On sait ce qu’on quitte mais pas ce qu’on va trouver !
- Elle a le droit à la moitié de la maison quand même… En dehors de ça il n’y a pas grand-chose à séparer vu que l’autre maison est à toi…
- Oui et il n’y a pas d’argent de coté vu qu’elle t’a tout donné, il reste plus rien, plus rien du tout !
- (ma faute toujours…)
- De toute façon je lui souhaite qu’une chose à cette grosse salope, qu’elle se trouve un gros connard qui lui en fasse bien chier, elle pourrait toujours pleurer après, je veux plus en entendre parler !
- …


Une fois que mes oreilles ont fini de saigner, je lui ai rappelé qu’il n’était pas mon pote qui me parle de sa pouffe, mais mon père parlant de ma mère ! Je lui ai également dit que jamais ma mère avait dit des choses pareilles sur lui en ma présence, et que je ne voulais plus jamais entendre ça de ma vie !

Le repas étant fini, je me suis levé et je suis parti avant de me mettre à pleurer ou à l’égorger en place publique.

Mon humeur étant ce qu’elle était, je voulais juste m’allonger et dormir, malheureusement grenouille avait déjà reçu mon feu vert pour inviter le vodka club chez moi pour boire un verre. Ils sont arrivés 3 minutes après moi, impossible donc d’annuler.

On boit, on discute, je me change un peu les idées, mais je reste relativement mélancolique. Mélancolie + restes de md + vodka = moi pas fréquentable. Exemple : j’ai pourri Gajal comme jamais. Je ne peux vous donner plus de détails sur les raisons de cette mise à mort publique, mais sachez juste qu’il a de bonnes raisons de me faire la gueule un bon moment…

J’ai envie de sortir, pas pour faire la fête, non, juste pour me poutrer la tronche au possible. Mais je n’ai pas de sous, et surtout tous mes amis vont se coucher. Je me retrouve tout seul à 4h30 du mat’. Je décide de me resservir une vodka et de discuter avec des gens sur le net.

A 5h du mat le tel sonne, c’est mon ex, celui-là même qui m’a largué il y a quelques jours par texto. On papote, et il commence à me sortir des trucs comme « je m’excuse, j’ai été méchant avec toi, je t’ai fait du mal, je fais toujours du mal, je suis mauvais, je tenais à m’excuser, je suis désolé, blablabla ». Bref un discours très bizarre qui ressemble à s’y méprendre à un discours près-TS…

Au bout de 15 minutes, il commence à pleurer et là je me dis « non il n’oserait pas, pas ça… », alors je pose la question « mais tu es où là présentement ? ». La réponse sera sans appel « sur un pont, assis de l’autre côté de la rambarde ! ».

Dans la série j’ai testé pour vous, Gauthier vous présente aujourd’hui « j’ai testé prendre un taxi à 5h30 du matin un dimanche dans Paris en lui disant ceci : « mon ami est en train de se suicider, vous pouvez vous dépêcher ? merci » et chronométrer le temps que le taxi met à traverser la capitale ». Verdict : Porte d’Orléans – Louvres : 6 minutes !

Je suis arrivé à temps. On a parlé une vingtaine de minutes sur ce pont, lui côté flotte, moi côté tarmac, et j’ai fini par le persuader de l’enjamber et de rentrer avec moi grâce à cette magnifique phrase « si tu sautes, il va falloir que je saute aussi pour venir te chercher, et franchement je tiens pas à me baigner dans la Seine ! ».

Je l’ai donc ramené chez moi, et je l’ai serré très fort dans mes bras toute la nuit pendant qu’il pleurait… N’empêche que ça m’a fait dessaouler son truc, mais vous n’avez même pas idée… Pendant la nuit (enfin journée) au milieu de rien il me dit :

- Je t’aime…
- …
- Tu ne réponds rien ?
- Je n’ai rien à répondre, désolé…


Je sais que j’aurais pu être plus diplomate, mais en même temps je n’allais pas lui mentir. Je pense lui avoir suffisamment démontré que je l’aimais bien en allant le chercher sur son pont ! Non ? Bref on est resté dans les bras l’un de l’autre jusqu’à 15h, ensuite je l’ai remis sur le trottoir parce que j’étais très en retard à l’anni-brunch où j’étais attendu depuis 12h30.

Je lui ai proposé de venir avec moi, ou de rester chez moi le temps que j’aille y faire une apparition, je lui ai proposé de revenir le soir, de passer le lundi avec moi. bref, il a tout refusé en me disant qu’on se verrait dans la semaine.

Je ne sais pas si j’ai calmé sa pulsion suicidaire, en tout cas s’il allait toujours très mal il simule bien, parce que je n’ai rien détecté quand il est reparti de chez moi…

Dans quoi je me suis foutu moi encore ?

Hier je suis rentré à 23h chez moi, je me suis mis au lit et j’ai dormi, j’en pouvais plus, j’avais l’impression d’être debout depuis 3 semaines… Tu en veux de la vie trépidante lecteur ? En voilà… Je m’épuise moi-même, ça pourrait pas un peu arriver aux autres, non ?

Bilan des courses : je ne pense pas parler à mon père avant 2009, je revois mon ex (mais est-il encore mon ex) uniquement parce qu’il a tenté de se supprimer*…

J’adore ma vie !









* oui parce que vous pensez bien qu’on a pas fait que des câlins chastes dimanche !

mardi 17 juin 2008

Double wind surf

Comme j’ai eu une journée chargée hier, je n’ai pas pu vous raconter mon week-end. Donc je vais vous faire un résumé… Vendredi soir donc, je continue ma crise, ce qui donne les deux derniers articles très enjoués que vous avez tous ou presque pu lire.

Je me dis, à raison, que si je passe mon samedi tout seul, ça va être un carnage de dépression. Heureusement un ami me propose de me payer un cosmo pour me changer les idées. Je me retrouve dans le marais à 22h en train de siroter une vodka pomme au Cox (oui ils font pas de cosmo au Cox, pour ceux qui connaissent pas, faites une recherche internet, vous allez voir, c’est drôle).

Là dessus, je reçois un texto d’une lectrice qui me propose une before vodka-poudre. La drogue c’est pas raisonnable dans mon état de dépression avancée. Je risque le bad-trip en moins de deux, j’accepte donc en moins de 2 secondes. Je me retrouve avec pleins de gens que je connais pas. Alors que j’en suis à ma deuxième bombe de MD, je lance un regard à ma lectrice genre « mais c’est qui ces gens au fait » et elle me glisse un « ils me font peur, j’en connais qu’un, on se tire ? ».

Mais l’atmosphère se détend vite (en fait deux fauteurs de trouble se cassent, et les autres se détendent), on fini par s’engager dans un road movie des plus drôle. Dans l’ordre on fait Bastille, le Raidd, le Cud pour finir aux Bains. Grand moment d’anthologie quand une fois devant les Bains le videur demande à ma copine :

- Vous venez pour quelle soirée ?
- Celle de la salle du bas !
- Vous savez ce que c’est ?
- Oui c’est une soirée pédé !
- …
- Regardez mon pote (moi donc), il est pédé, j’adore les pédés donc c’est bon !
- Je vous en prie, rentrez…


Je lui dirais plus tard qu’elle aurait pu utiliser un autre mot que « pédé », elle me répondra « c’est comme ça qu’on parle aux videurs ! ». Soit… La soirée aux bains sera intéressante, je n’ai pas trop de souvenir, tout ce que je sais c’est que cette soirée de débauche d’alcool et de drogue m’a coûté 15€. Je suis vraiment un parasite par moments (merci à tous ceux qui m’ont offert quelque chose, un jour j’aurais un salaire et je me rattraperais !)

Pour vous raconter la suite, je dois faire un retour dans le temps. Toute la semaine je n’ai pas vu mon mec, vous savez celui que je sais pas si je dois rester avec ou pas parce qu’on a pas grand chose à se dire mais que je l’aime bien quand même. Bref il déprime en ce moment, ça doit être contagieux, et toute la semaine j’ai eu droit à des textos du genre « je vais pas bien, j’ai pas envie de voir du monde, toi y compris ».

J’ai pris sur moi, et de toute façon j’étais pas mieux ! Et samedi soir, après un énième texto de sa part dans le même genre, je lui en envoie un plutôt long dans lequel je lui dis, en gros, que je l’aime bien et que j’aimerais bien qu’il arrive à se confier à moi, histoire qu’on puisse avancer un peu tous les deux. En gros c’était très gentil et très sincère en plus (bref je l’aime bien quoi).

J’ai reçu comme toute réponse « non, je vais pas bien ». Soit, je décide donc que je suis célibataire, et que j’aviserais lundi. Donc pendant mon road movie du soir, je croise un de mes lecteurs avec qui je papote depuis plusieurs mois, mais que je n’ai jamais rencontré (ce garçon semble terriblement occupé).

J’ai déjà une photo de lui, et pour être tout à fait honnête, je n’étais pas plus emballé que ça, mais nos échanges étaient sympas, donc j’avais quand même envie de voir par moi-même. Ma copine, qui le connaît très bien, m’a prévenu alors qu’elle nous présentait officiellement « tu vas voir, il est détestable, mais c’est une carapace, au fond il est adorable ».

Mouais… Je passe donc la soirée à tenter d’établir le contact, des fois ça passe, des fois ça passe pas. Je me dis qu’en effet il est complexe. Au moment où je me décide à abandonner l’idée d’être gentil avec lui, parce que manifestement il en a rien à foutre de ma tronche, il m’embrasse.

Bon, ben je l’intéresse alors ! On finira tous en after jusqu’à 11h du matin. Entre deux discussions philosophiques à deux balles (la drogue ça rend vraiment con) avec des inconnus, je suis gentil avec le lecteur qui m’a fait des bisous. Je lui propose de rentrer avec moi parce que je suis mort de fatigue. Il refuse prétextant qu’il ne veut pas se retrouver sur mon blog. Je lui explique que les gens qui me le demandent gentiment ne se retrouvent pas sur mon blog…

On part en même temps, les choses ne sont pas claires, enfin pas pour moi, au moment de monter dans son taxi il se tourne vers moi et me demande s’il peut me laisser à une bouche de métro, je décline vu que le métro est à 10 mètre de là où on est, il me tape une bise et s’enfuit.

Le wind surf de ma vie ! Je me suis retrouvé comme un con sur mon trottoir, je ne l’avais pas vu venir celle-là ! Alors après il se peut que j’ai oublié des passages de la soirée, mais j’ai quand même pas fantasmer les bisous ! Ça ne peut donc pas venir que de moi ?

Bref, je rentre chez moi, relativement triste (oui vu ce que je me cogne dans la tronche, j’ai la sensibilité à fleur de peau). Je me couche et je me dis qu’il me donnera de ses nouvelles. Nous sommes mardi, 15h30, et je n’ai toujours pas de ses nouvelles ! Je me suis donc pris le pire vent de ma vie dans ma face !

Ça forge le caractère, non ? Tout ça ne serait pas trop catastrophique (parce que bon dans les faits, je l’ai trouvé mignon, mais on a pas vraiment eu le temps de faire plus connaissance que ça), si je n’avais pas reçu un texto de mon copain déprimé aujourd’hui qui me dit quelque chose comme ça « je vais pas bien, je te fais souffrir, ne m’attends pas, c’est mieux qu’on arrête, bonne continuation ».

Voilà, double wind surf ! J’adore me faire larguer par texto sans savoir pourquoi ! Tant pis, je vais déverser ma haine des hommes sur Emma ici présente toute la semaine…

Non mais…

TOUS DES CONNARDS !

jeudi 29 mai 2008

L’heure du choix

Je suis en train de remettre de l’ordre dans ma vie. Ça prend du temps, je fais les choses un peu à ma façon (en gros ça veut dire que je n’arrête pas tout de façon définitive et abrupte, mais j’y travaille). Cette semaine, j’ai donc eu un rdv à caractère professionnel, j’ai également dégoté l’annonce de job de mes rêves. Niveau boulot je me remets en course, même si rien n’est gagné d’avance, mais ça fait du bien de savoir qu’on est pas complètement hors course !

J’ai promis de mettre un sérieux frein à la drogue, jusque-là je tiens bon, en même temps j’évite les gens/occasions qui feraient que je pourrais en prendre, donc c’est pas trop dur. Mais je me dis qu’il est temps que je me raccroche à la réalité et que je sorte de ma bulle parce que outre le fait que je me fous en l’air point de vue santé, je suis en train de fragiliser certaines amitiés auxquelles je tiens beaucoup en accumulant des boulettes de plus en plus grosses !

L’autre abcès de fixation est ma vie sentimentalo-sexuelle (j’en reviens pas d’utiliser « abcès de fixation » dans mon blog… Science po quand tu nous tiens !). Là on parle même plus de chantier, mais de genèse. À la manière du créateur le premier matin, je dois tout créer de mes douces mains.

J’ai mis un frein aux plans culs, enfin aux plus glauques en tout cas. J’ai toujours une vie sexuelle, mais j’en ai une sage et raisonnée. On évite donc les plans « viens me fister en prenant de la c » et on se remet au « j’ai envie de câlins ». Et là le constat est affligeant, autant je suis capable des pires salaceries avec des inconnus croisés au détour d’un chiotte de boite, autant quand je veux de la tendresse et des câlins, je peux pas faire ça avec n’importe qui.

Ce week-end, en boite, j’ai encore recroisé un ex. Un gentil ex, un peu difficile à gérer (un coté princesse qui fait que je n’ai pas réussi à le supporter trop longtemps). Mais il est plein de qualités, extrêmement mignon et il est plein de cette tendresse et de cette gentillesse qui me fait tant défaut.

Donc on s’est recroisé une paire de fois en boite, et sous l’effet de l’alcool on s’est fait des bisous. Dimanche matin, il est venu dormir chez moi, on a fatalement dérapé, logique. Et là la question se pose : on se revoit quand on se recroise en boite, ou on provoque un peu les choses ?

Il m’a pas laissé le temps de réfléchir, il m’a envoyé un texto lundi « je viendrais avec plaisir faire une soirée dvd chez toi cette semaine ». Bon ben je vais donc l’inviter, suis pas sauvage moi ! Et la soirée c’était ce soir (en fait c’était prévu hier, mais pour cause d’agenda surbooké des deux cotés, on a repoussé à ce soir).

Là il vient de partir, je lui ai fait à manger (mes pennes aux aubergines, poivrons et jambon de parme, je sais il faut que je renouvelle mon bouquin de recette, j’en ai que trois en stock !), on a regarder Girls will be girls (mythique, il connaissait pas, je me dois de refaire sa culture), on a papoté de tout et de rien. Bref une soirée bien agréable.

Un petit bisou sur le pas de la porte et il est reparti chez lui. Même pas de sexe, mais super agréable. En fait c’est tout ce dont j’ai besoin en ce moment. Sur le départ je lui ai demandé quand on se revoyait (chacun son tour). Et en revenant m’assoire sur mon canapé, j’étais heureux de savoir que je referais un bisou à ce garçon ce week-end !

Bref le choix est donc le suivant : est-ce que je passe un peu de temps avec ce garçon adorable sachant que je ne le vois que comme une grosse pilule en attendant d’aller mieux, ou est-ce que je mets tout de suite les choses au clair en lui disant que de toute façon ça ne marchera jamais ?

Oui parce que mon snobisme revient à grands pas, mais je n’ai pas grand chose à lui dire. Ce garçon adorable n’a pas vraiment fait d’étude, ne s’intéresse pas vraiment au monde qui l’entoure, en fait tout tourne autour de son yorkshire, et en plus il vote ump !

Bref, c’est mal barré pour la communion des esprits… Mais je l’aime bien… Mais je sais que dans très peu de temps il va m’insupporter au possible. Mais que faire ? (il faut que j’arrête avec les « mais », c’est lourd !)

Pfff, je réfléchirai une autre fois, je vais juste apprécier ce que j’ai pour le moment…