Affichage des articles dont le libellé est Job-hunting. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Job-hunting. Afficher tous les articles

mercredi 21 décembre 2016

Comment faire ?

Pour raconter ma vie actuelle sans parler de ce qui s'est passé pendant mon silence ? Comment avancer si je passe des jours/semaines à revenir sur ce qu'a été ma vie depuis que je suis parti ? Comment rendre intelligible le présent sans l'éclairage du passé ?

Je crois que je vais faire simple, je vais parler au présent et quand ça sera nécessaire je ferai un flashback.

Je suis actuellement sans emploi. J'ai décidé de mettre à profit ce creux dans ma vie professionnelle pour régler des problèmes personnels. Je suis toujours addict. Loin, TRÈS loin de ce que j'étais il y a ne serait-ce qu'un an encore. Mais je ne suis pas sobre, et je me suis donné 4 semaines pour terminer un travail commencé il y a justement un an. J'étais arrivé à un tel stade que j'ai passé un mois à l'hôpital à inquiéter des médecins qui parlaient de greffe du foie (pour dire dans quel état il pouvait être). J'ai repris ma vie en main, doucement mais surement. Je suis suivi par une psy, une addictologue et deux autres spécialistes sur lesquels j'aurais l'occasion de revenir. Quatre semaines donc pour arrêter les deux derniers produits qui me pourrissent la vie depuis presque 20 ans maintenant : le lexomil et la cocaïne (j'ai arrêté tout le reste, j'y reviendrai surement, je ne bois même plus, c'est pour dire...)

Mais voilà, hier soir alors que je regarde la Reine des Neiges en imaginant que toute cette poudre blanche ne soit pas de la neige (faut être con quand même quand j'y pense), je reçois un coup de fil d'un établissement scolaire proche de chez moi. Je n'ai pas envoyé de CV, je n'ai rien demandé, ils m'ont trouvé et me proposent un poste pour la rentrée.

J'ai donc un entretien dans 3h pour redevenir prof, je n'ai pas enseigné depuis février 2015, je suis assez nerveux à l'idée de replonger dans cet univers qui m'a apporté certes beaucoup de joies mais aussi tant de peines. Je sors juste d'une période très intense où j'étais revenu à mes premier amours : la politique. Malheureusement l'opportunité professionnelle attendue s'est évaporée...

Suis-je encore capable ?

Suis-je encore assez jeune et confiant pour supporter une horde d'ado en furie ?

Suis-je redevenu assez stable dans ma tête et dans mon corps pour être un bon prof ?

Les épreuves que j'ai traversé m'ont-elles rendu plus fort ou plus fragile ?

Tout ceci se bouscule, voilà pourquoi je ressens le besoin de rouvrir cet espace, ce défouloir, qui m'a tant apporté et tant pris.

J'ai beaucoup changé, vous aurez l'occasion de vous en rendre compte, mais je n'ai pas encore fini tout le travail nécessaire pour me considérer comme un adulte responsable et apte à affronter les affres de la vie.

Je m'arrête là pour le moment, je dois cogiter un peu... (Et partir à mon entretien accessoirement...)

jeudi 1 mars 2012

Postulator the come back

Avant hier, j'ai un peu pété un plomb dans le bureau de mon principal. Mon emploi du temps actuel a été calculé par une connasse au rectorat qui a estimé qu'on pouvait en 1h manger et faire 30km dans les bouchons pour aller d'un collège à l'autre. 

Je vous l'annonce officiellement ici : ce n'est pas possible.

Donc soit je mange, soit je suis à l'heure.

Alors moi gentil, moi pleure pour un changement d'emploi du temps, moi me faire envoyer sur les roses, moi en avoir marre d'avaler un demi sandwich dans la voiture quand je suis arrêté à un feu rouge dans une journée de 8h de cours, moi abandonne, moi a systématiquement entre 5 et 10 min de retard deux fois par semaine.

Mardi, je me pointe donc la bouche en coeur 4 minutes après la sonnerie du midi, mes élèves m'attendent dans le hall, la CPE me saute dessus et me dit "le principal veut te voir maintenant"

Et là c'est parti pour un tour : 

- Vous êtes encore en retard !
- Je vous ai expliqué que cet emploi du temps est très mal fait, vous refusez de le modifier, je ne peux pas rester 12h sans manger pendant que j'enseigne, donc je suis en retard oui !
- Vous vous rendez compte que je suis votre supérieur et que je vous note à la fin de votre contrat ?
- Vous pouvez faire pire que m'accuser d'être raciste pour vous débarrasser de moi parce que mon homosexualité dérange mes collègues ?
- ... mais je n'ai jamais rien dit de pareil !
- Vous non, mais le précédant chef d'établissement l'a fait, et voilà pourquoi je me retrouve chez vous, alors vous comprenez bien que vos menaces me passent au dessus ! De toute façon mon contrat chez vous se termine dans 10 jours, donc serrez les dents, vous serez bientôt débarrassé de mon insuportable et insubordonnée personne !
- Mais vous pensez vraiment qu'on va en rester là ?
- Ça ne me concerne plus...

Et je suis parti en claquant la porte.

En y repensant, j'aurais pas du, mais vraiment pas... Il a effectivement le pouvoir de me faire chier. 

MAIS BORDEL DE COUILLE À QUEUE DE MERDE !

J'en ai ma claque de me battre contre des cons qui ne peuvent pas sortir la tronche de leur directives ministérielles. Et le travail extraordinaire que je fais avec ces abrutis d'élèves ? Les louanges des parents ? Le fait qu'en quelques mois j'ai fait passé des élèves de l'état de légume cérébral à celui d'être humain pensant (la plupart n'était pas capable de faire des phrases de plus de trois mots, et maintenant je leur fais faire des rédaction d'une page, y compris aux sixièmes).

Alors oui, j'ai eu tort, je n'ai pas à arriver en retard. Mais j'aimerais qu'une fois, une seule fois, on regarde ce que je fais dans mes classes et qu'on me félicite un peu pour ce travail. Je ne suis pas le meilleur prof du monde, mais bordel je suis bon.

(et en manque de reconnaissance)

Alors quitte à être traiter comme de la merde, à bouffer des sandwichs, à faire des heures à ne plus pouvoir compter, le tout pour un salaire de misère, je préfère retourner à la politique !

J'ai envoyé 10 CV ce matin.

De toute façon, j'ai intérêt à le faire parce qu'il va pas me louper l'autre, et je risque un retour à la case Pole Emploi (et j'ai pas trop envie).

Gaugau postule, et il aime ça !

A bientôt pour la suite des évènements !

mardi 8 juin 2010

Du changement !

Depuis peu, j'ai été contractualisé par l'éducation nationale. Alors, je vous rassure, je ne suis toujours pas un vrai prof, mais en fait, maintenant, je peux bosser toute l'année, à temps plein, et même me faire payer les congés payés et autres primes de précarité. Je peux même, et là on tombe dans le grand luxe, cotiser au chômage.

OUHOUHOUH

Si c'est pas la classe ?

Bon le souci c'est que maintenant, je bosse à plein temps, et quand je finis un contrat, ben on m'en repropose un d'office. C'est plus confortable pour moi, c'est sûr, mais ai-je vraiment envie de faire ce métier encore pendant un an ?

Oui, parce qu'à partir du moment où je suis contractualisé, ils ne sont pas obligés, mais ils vont forcément me rappeler en septembre dès qu'un prof commencera sa dépression...

Voilà, je me pose donc plein de questions depuis mon retour d'Égypte et depuis que j'ai retrouvé mes chères têtes blondes...

Mais tout à une fin, j'ai appris lundi dernier que le prof que je remplace depuis janvier reviendra finalement prendre ses classes le 7 juin. Je suis donc au chômage le 4 juin au soir. Je n'ai pas trop eu le temps de contacter le rectorat ou de chercher ailleurs, vu que je voulais terminer mes corrections de copies et bien avancer le programme. Je me suis dis que je verrai en temps voulu.

Entre temps, une amie me contacte et me dit qu'elle a un poste qui se libère dans sa société. Elle a pensé à moi sans savoir si j'étais disponible, c'était juste "au cas où".

Et ce "au cas où" tombait plutôt pas mal au final... Me voilà donc en entretien pour un poste de chef de projet dans le privé.

La dernière fois que j'ai passé un entretien c'était en 2008 (en fait tout début 2009, mais c'était le 5 janvier). Depuis, je n'ai pas eu l'occasion de me cravater et de transpirer dans le bureau d'un DRH en me disant "mais qu'est ce que je fous là? je comprends même pas l'intitulé du poste!".

Alors j'y suis allé détendu du string, un truc de folie, j'ai passé plus de temps à me faire beau qu'à peaufiner mon entretien. Il faut dire que je ne suis pas vraiment qualifié pour ce job, il y a beaucoup de points techniques que je ne pige pas. Ma force, c'est mon bagoo et ma capacité à proposer 47 idées nouvelles à la minute pour booster la marque, mais pas de comprendre un bilan comptable.

Une fois assis devant le PDG, ma confiance en moi a fondue comme neige au soleil. J'avais envie de partir en courant et en hurlant "RENDEZ-MOI MA ZEP".

On a discuté une petite demie-heure, et il m'a demandé de pondre un business plan dans les prochaines 48h.

Normal.

Facile.

Fingers in the ass.

J'ai fait ça toute ma vie !

...

Et sinon, c'est quoi un business plan déjà?

Je suis donc rentré un poil paniqué, j'ai envoyé un message à Grenouille (lui il sait ce que c'est ce genre de choses), et j'ai passé mon samedi à essayer d'être crédible devant un tableau excel.

J'ai rendu ma copie samedi soir avec 12h d'avance, et je suis sorti fêter ça.

Contrairement à d'autres jobs que j'ai pu louper ces trois derniers années, là je ne m'étais mis aucune pression. Pourquoi? Premièrement parce que je savais que je n'étais pas crédible dans ma démarche, et ensuite parce qu'entre temps le rectorat m'avait trouvé une autre place dès lundi matin à 10 min en bus de chez moi.

Donc pas de chômage en vue avant un mois, pas de stress, tout va bien.

Dimanche matin, je suis en after avec des potes de province, mon iPhone est en train de passer en boucle du Lady Gaga, il fait un bruit bizarre, je vais voir ce qu'il me veut, j'ai reçu un mail :

Félicitations Monsieur Gauthier, votre business plan a retenu mon attention, je vous attends demain dans nos locaux, nous avons de grandes choses à accomplir ensemble, mais je sais que les défis ne vous font pas peur !

Ben tient...

J'en ai pleuré, un truc de ouf...

Je suis chef de projet, et je n'ai toujours pas compris comment j'ai pu réussir un truc pareil !








mardi 26 janvier 2010

Histoire de vous tenir au courant

Bon, je sais que je suis pas super sympa avec vous en ce moment. Je n’ai pas fait de « vrai » article depuis un mois. Alors comme ce blog n’a pas vocation à devenir une plateforme d’échange de vidéos, mais que c’est bel et bien censé parler de moi (et surtout de moi), je vais vous raconter un peu ce qui se passe chez Gaugau en ce moment.

Fin décembre, je suis rentré passer les vacances dans le sud, avec en ligne de mire une démission et un déménagement.

La vie à Paris ne me convenait pas. C’est le moins qu’on puisse dire d’ailleurs. Tous les trois jours, j’avais une nouvelle idée à la con « je vais aire des remplacements dans l’académie de Toulouse » ou « je vais travailler à Darty à côté de chez mes parents », et puis « je vais devenir steewart », et enfin « et si je partais faire manœuvre agricole dans le Cantal ? ».

Bref, quand je commence à pondre des idées comme ça, c’est que ça va pas bien du tout.Je suis revenu à Paris avec une énorme déprime. Je me suis rendu compte que mes parents n’étaient pas prêt à supporter une énième de mes idées à la con. En même temps je peux pas leur en vouloir, ils me supporte depuis 28 ans, fallait bien qu’ils me disent non un jour !

Alors il fait quoi le Gaugau ? Il se saoule comme jamais le soir du réveillon. Le réveil fut difficile vu qu’on m’avait cassé la gueule pour me voler mon portable et mon cash (120 euros, ce qui représente une fortune pour moi en ce moment).

Arrivé à Paris, je m’enferme dans mon appart, avec la ferme intention de n’en sortir que pour bosser. Surtout que, histoire d’en rajouter une couche, j’ai appris pendant mes vacances, que mon voisin qui devait déménager le 2 janvier, ne part plus. Donc je suis bloqué au-dessus de ce fou pour une durée indéterminée.

Le lundi, je vais au lycée. J’avais annoncé mon intention de partir à la fin du mois de janvier avant de partir en vacances. A mon arrivée, je tombe sur mon remplaçant. M’auraient-ils prévenus ? Non, penses-tu. Je fais la liaison et je me casse. Je n’ai même pas pu dire au revoir à mes élèves.

Je suis resté très digne dans le bureau de la directrice quand elle m’a fait son discours « je peux pas me permettre d’avoir quelqu’un qui peut me lâcher dans mon équipe, donc je vous ai remplacé ».

Une fois le coin de la rue passée, j’ai éclaté en sanglot.

Je suis resté en position fœtale sur mon lit pendant 24h. le mardi, je me dis « bon mon coc, tu as deux options, tu reste là à te morfondre jusqu’à ce que ton père vienne te déménager de force, ou tu te sors les doigts, une bonne fois pour toute ! ».

J’ai pris mon téléphone, j’ai fait tous mes contacts, même ceux que je ne pensais jamais rappeler.

Trois jours après, j’étais dans un collège de la banlieue nord de Paris. Le rectorat ne m’a donné aucune indication, je ne savais pas où j’allais tomber. Une fois dans le hall du collège, je comprends pourquoi ils me proposent à moi un poste de si longue durée (jusqu’à la fin de l’année normalement). Il y a un palmier dans le hall !

Pourquoi un palmier dans le hall d’un collège peut me filer la trouille ? Et bien tout simplement parce que plus le collège est beau, neuf, suréquipé, plus c’est une ZEP. Et j’avais raison d’avoir peur. C’est une vraie ZEP du nord de Paris. Avec tout ce qu’on peut imaginer dedans (sauf des profs heureux !).

Depuis trois semaines maintenant, je suis donc en charge de classes plus difficiles les unes que les autres. J’ai quand même une préférence pour la troisième insertion. C’est quoi donc que tu te demandes lecteur ? Ben les 3 i (jargon professionnel), c’est des gamins déscolarisé, violents ou tout simplement limité intellectuellement, qui ont donc un niveau de CM2 (et encore pour les meilleurs d’entre eux).

Aujourd’hui pour te donner une idée, j’ai dû faire intervenir une CPE, deux surveillants et le PP de la classe pour les calmer. Je ne pouvais rien faire. J’ai failli foutre ma main dans la gueule d’une gamine de 14 ans qui avait atteint un niveau d’insolence qu’on ne pense voir que dans les films.

Tu as vu La journée de la jupe ?

Ben c’est mon quotidien…

Je devrais déprimer, vouloir mourir, me barrer dans le Cantal (ce qui revient à mourir pour moi), mais non, finalement j’y trouve presque du bon là dedans. Alors soyons clairs que je ne passerais pas ma vie à faire ça. Mais je dois quand même avoir une vocation cachée là-dedans parce que j’arrive à aimer ce que je fais.

Je me sens super utile, pas dans la façon « de toute façon je ne peux que leur faire du bien tellement ils sont cons », mais plutôt « j’enseigne et je suis pas si mauvais que ça ».

Voilà, la vie du Gaugau vite fait. Je ne vous parle pas de mes problèmes de fric, non, Haïti à coté de mon compte en banque, c’est Monaco. Je ne vous parle pas de ma vie sentimentale, Sœur Emmanuelle aurait eu plus de prétendants que moi.

Si je suis vivant, je te referai un point route dans pas longtemps ami lecteur, trice et autre.





Ps : ce soir, je bois ! Na…

lundi 19 octobre 2009

Postulator, le comeuh-baqueuh !

Les cachets commencent vraiment à faire effet. Je vous passe le côté génial des effets secondaires ? Non, je ne vous épargne rien, donc : j’en ai fini avec la diarrhée et les insomnies, maintenant c’est les douleurs musculaires. Chouette, quand on veut se détendre d’avoir mal partout, j’ai comme l’impression qu’il y a un truc incompatible dans l’histoire !

Bref…

Après un week-end bien reposant (ennuyeux, chiant, long, merdique, utilisez le mot que vous voulez), je me suis réveillé ce matin (12h15) avec une énoooooorme envie de rien. Mais alors quand je dis rien, c’est rien de chez archi rien.

Comme si ces petites pilules qui enlève l’angoisse et la peur, enlevaient en fait absolument tout. Je n’ai pas envie de dormir, mais je n’ai pas envie de me lever, je n’ai pas envie de sortir, mais je n’ai pas envie de rester chez moi, je n’ai pas envie de regarder la télé, mais je n’ai pas envie de me mettre sur le net, mais je n’ai pas envie de lire.

Bref, envie de rien de chez rien…

Alors plutôt que de faire le compte de ce que j’aurais envie de faire, j’ai pris le parti de faire le compte de ce que je n’ai SURTOUT PAS ENVIE de faire. Deux choses se sont imposées, limite contradictoires d’ailleurs, mais bon, sinon, ça serait moins drôle :

  1. Je n’ai vraiment, mais alors vraiment pas du tout envie de foutre le nez dehors.
  2. Je ne veux surtout pas retourner bosser en tant que prof, non ça me gave au plus haut point ce truc, faire ça « en attendant que » c’est encore plus ridicule que d’aller bosser chez Macdo !

Donc, une fois ce constat effectué, je me suis mis sur mon ordi (même si j’en avais pas envie), et je me suis transformé en Postulator !

Je peux fièrement dire que demain (ou dans la semaine selon la vitesse de travail des fonctionnaires), tous ce que compte comme hommes et femmes politiques de premier plan à gauche aura mon CV sur son bureau (enfin plus précisément dans la corbeille à CV posée prés de la poubelle de la secrétaire à moustache qui ouvre le courrier !).

Truc de ouf, quand on me connaît, je me suis même fendu d’une lettre où j’ai tutoyé (oui lecteur, je suis un fou, tu lis bien « tutoyé ») mon ancien chef, lettre dans laquelle, en gros, je le supplie de me trouver du taff. J’y ai mis les formes, mais je supplie bien, y a pas à tortiller…

C’te honte quand j’y pense…

Ndlr : autant je peux vendre des lunettes de vues à un aveugle, autant la seule chose que je suis incapable de vendre, c’est moi. Ce qui doit expliquer mes longues périodes de chômage à répétition, d’ailleurs !


Bref, j’ai donc relancé la machine, dans l’espoir que ça prenne pas trente ans encore. Demain, donc mardi pour ceux qui suivent pas, je retourne voir mon médecin pour qu’il me prolonge et me refourgue une dose d’antiD suffisante pour que je puisse me casser 15 jours dans le sud voir ma famille.

Ça me fera le plus grand bien !





RAJOUT DE DERNIÈRE MINUTE HYPER IMPORTANT :



Ce soir Emma était énervée !



(voilà, t'es contente ? Je peux aller pioncer maintenant ?)

vendredi 16 octobre 2009

Youpi !

Je viens de recevoir le texto suivant:

Pole emploi Montrouge vous invite à une réunion sur une formation CAP fleuriste le mercredi 21 octobre à 14h


...

Sarko ne va pas être content, mais je pense que je vais sécher...

L'ANPE, toujours aussi compétents, ça me sidère...

mardi 29 septembre 2009

Impasse

J’arrive au terme du délai que mes parents m’ont laissé pour arriver à l’équilibre budgétaire. Ben vi, tout le monde n’est pas l’état français, je n’avais donc pas comme objectif 2012 mais septembre 2009 !

Chiotte…

J’ai donc un mi temps dans un pitit lycée tout tranquille. Je m’y plais bien, quoiqu’on puisse en dire. Ce n’est pas le métier que je veux faire, ce n’est même pas le métier que j’aime faire, mais entre ça et vendre des frites à Macdo, ben voilà, ya pas photo !

J’y resterai bien un peu plus, mais je n’ai pas trouvé de boulot supplémentaire. Bon faut dire que je me suis pas trop fait violence non plus. Je pourrais très bien être serveur ou téléconseiller le week-end et m’occuper de mes gosses de riches la semaine. Mais non. Je ne vais pas faire deux boulots que j’aime pas juste pour gagner ma vie.

Non, moi j’ai besoin d’autre chose pour avancer. J’ai besoin d’avoir un but à court terme. J’ai passé ces 10 dernières années à faire des trucs « en attendant de… », et j’estime que j’ai passé l’âge.

Je ne vais pas m’inscrire à l’Agreg « juste au cas où ». Je ne vais pas travailler dans l’éducation nationale « en attendant des jours meilleurs ». Non, je n’en ai ni la force, ni l’envie.

Soyons réalistes !

C’est comme aller faire un remplacement à Mantes-la-Jolie, non mais ils sont rigolos au Rectorat, moi là-bas ? Mais mon espérance de vie y serait inférieure à celle d’un piéton bourré qui tenterait de traverser le périph’ !

Autant me pointer à un rassemblement de religieux fanatiques habillée en Zaza Napoli gloussant « Et béééééééé, il veut quoi le barbuuuuuuu ? »

Ahem…

Donc voilà, je suis coincé. Soit je fais quelque chose que je n’aime pas doublé d’autre chose que j’aime encore moins, et je tiens le coup en me poutrant un max le week-end et plus si aff, et dans ce cas, je suis mort avant 2010. Soit je jette l’éponge, je vais vivre chez ma mère, et je tiens le coup en me poutrant le week-end et dans ce cas là je suis mort… ben avant 2010 aussi !

Donc j’ai le choix entre deux façons d’arriver à l’overdose fatale incessamment sous pneu !

Je pense que la meilleure solution serait encore d’aller consulter. Histoire de régler mes problèmes d’addiction qui ne sont là que pour masquer une dépression de plus en plus handicapante !

Si j’avais le courage je vous raconterai où en sont mes relations amicales. Mais c’est tellement triste, que je préfère me foutre la tête dans le sable et ne plus y penser.

Bref, comme vous pouvez le constater, le gaugau il pète la forme !!!!!

Il est 3h du mat’, je suis tout seul chez moi, mais je pense que je vais me faire une vodka et un rail en écoutant de la zic toute la nuit, juste pour le fun, parce que sinon je vais m’asseoir dans mon placard et pleurer…

Ndlr : j’envoie mon préavis lundi prochain, qu’au moins si je meure, mes parents n’aient pas trop de loyers en retard à casquer !


Bonne semaine z’à toutes z’et à tous !

jeudi 3 septembre 2009

Debrief’, part. 2

Suite de l'article d'hier...


Le chômage, un état d’esprit, un choix de vie !

Juste après ma semaine en enfer fin juillet, je remarque un message sur mon répondeur, il était là depuis quelques temps sûrement, j’ai passé quelques jours à ne pas me souvenir comment fonctionnait l’iPhone !

Le message disait quelque chose comme ça :

« Bonjour Monsieur Gauthier, je suis M Bidule-truc, directeur du lycée Machin-chose, j’ai trouvé votre CV en ligne, et comme je suis à la recherche d’un professeur pour la prochaine rentrée, j’aimerai vous rencontrer ! »

Ah bon…

Ben si maintenant on trouve du travail sans en chercher, mais où va-t-on ?

Ndlr : Le premier qui répond « Dans ton cul ! », je le sodomise avec la Senseo que MisterBitch m’a prêté !

Le lendemain, j’étais donc tiré à quatre épingle dans le bureau du proviseur d’un lycée privé dans un quartier chic de la capitale. Et après 1h d’entretien où il ne m’a ni demandé mon extrait de casier, ni mes diplômes, je suis reparti avec l’emploi du temps pour la rentrée 2009.

J’ai donc un mi-temps pour la rentrée, ça s’est sûr, il faut juste que j’en trouve un autre vu que je n’ai pas un mi-loyer à payer mais bien un complet !

Ndlr : je pourrais être un pédophile en probation avec un CAP charcutier, il m’aurait engagé quand même vu qu’il n’a rien vérifié ! Ça m’angoisse sur le type de gamin que je vais avoir… Ou alors, c’est les parents qui devraient angoisser, sachant ce qu’ils payent, on m’engage, moi, pour m’occuper de leurs rejetons privilégiés ? Je me gausse…

Entre-temps, j’ai décidé de relancer la machine à CV, j’en ai envoyé je ne sais combien au MAE (ils recrutent plus de contractuels que de fonctionnaires, merci Sarko !).

Je me dis qu’il faudrait que je relance certains contacts politiques, à supposer qu’ils se souviennent de moi… À ce propos, ça n’a rien à voir, mais mon ancien député de chef m’a envoyé une carte postale de son lieu de vacances, ça m’a fait hurler de rire ! J’aurais pu lui envoyer un mms de mes pieds dans l’eau si j’avais su !

Bref, la vie pro, elle est en route, mais elle a encore besoin de quelques bonnes nouvelles pour éviter de mal finir la prochaine catégorie.


Ma vie à Paris ?

Cet été fut riche en rebondissement dans le feuilleton préféré des français : mon voisin psychopathe et moi.

Après m’avoir cassé la tronche sur le pas de ma porte en mars, je ne l’avais quasiment pas revu. Je pense qu’il devait se faire petit suite à mon dépôt de plainte. Après une confrontation bien déplaisante en juin, il a, semble-t-il, repris du poil de la bête.

En effet, on est revenu à nos habitudes, à savoir qu’il vient frappé deux fois par jours à ma porte pour me déverser un flot ininterrompu d’insultes en tous genres.

Quelques exemples pour vous aider à vous faire une idée :

Un matin, quelqu’un sonne à 7h30, ça me réveille mais je ne vais pas ouvrir. Le soir, mon voisin psychopathe sonne aux alentours de 21h30, cette fois j’ouvre. Il me dit que je fais du bruit, que je l’empêche de dormir, que je suis insupportable, mal élevé, etc… Je m’offusque de la chose, en précisant que je venais de passer 35 min dans mon bain et que de toute façon à 21h30 j’avais encore le droit de pisser sans lui demander son avis ! Là il me dit qu’en fait je l’ai réveillé la nuit précédente, et que c’est pour ça qu’il est venu sonner à 7h30, pour me réveiller et me faire comprendre à quel point c’est désagréable ! Donc, en fait, j’ai dû me lever dans la nuit pour pisser (je ne vois pas d’autre explication, à moins qu’il y ait eu une teuf organisée dans ma cuisine sans que je m’en rende compte), et monsieur sonne avant de partir bosser pour me faire chier ? Ça présage rien de bon…

Effectivement, mon sentiment fut vérifié, le mois qui suivi fut riche en intervention du voisin ! Un soir, il revient me voir pour me dire que j’ai fait du boucan toute la nuit et qu’en plus je ne suis pas allé ouvrir quand il a sonné pendant plus de 15 minutes. En fait je n’étais pas là cette nuit-là, il pouvait effectivement sonner tout ce qu’il voulait. J’en ai profité pour lui dire « vous voyez, tous les bruits de l’immeuble ne viennent pas de chez moi ! »

Un matin, je rentre d’after avec Bradshaw et Baron Rouge, comme la veille il y a eu une énorme soirée dans mon immeuble et qu’aucun flic n’est venu, j’ai supposé que le psychopathe était en vacances. Raté, il était bien là. Il vient donc m’insulter, et on discute cette fois (en fait je me suis pas énervé, et je sais pas pourquoi mais ça a fini par le calmer et donc on a pu causer). Je lui fais remarqué qu’il appelle les flics quand je vais pisser, mais que quand un voisin invite 50 personnes sur son balcon jusqu’à 3h du mat’, que les gens hurlent et que la musique est à fond, il ne dit rien ! Bref, j’en viens à apprendre que c’est sa grosse qui lui fout une pression d’enfer pour qu’il n’y ai aucun bruit dans leur appart parce qu’elle fait des migraines. Je comprends au passage pourquoi tous les volets sont toujours fermés chez lui. Je lui fais remarqué que je ne fais pas de soirée chez moi, qu’il n’y a pas de bruit, si ce n’est le bruit de mes pas ou des portes ou du lit qui grince (^^). Il reconnaît qu’il n’aurait jamais dû me frapper et qu’il s’y est très mal pris avec moi à toujours appeler la police et envoyer des lettres anonymes plutôt que de venir me parler. Je suis tellement content de cette discussion, que je me dis que les ennuis sont finis et qu’on va pouvoir vivre en bonne intelligence (je promets de pas faire de soirée, chose que je fais déjà depuis plus d’un an au final, et il promet de pas venir me faire chier dés que je pète au lit !).

Forcément, ça n’a pas marché. Un dimanche, je suis assis sur mon canapé en train de discuter avec un garçon, il est 8h du matin, il n’y a aucun bruit dans l’appart, mais il vient quand même sonner. Là on s’est violemment engueulé, parce que franchement c’était de l’abus complet ! S’en ai suivi des menaces, des coups dans ma porte, et cerise sur le gâteau il a sonné chez moi toutes les demi heure jusqu’à 13h pour, je cite « me pourrir mon dimanche ».

J’ai caqué, mais complet. Je suis parti de chez moi en courant, avec ma valise sous le bras, j’ai prévenu mes gentils voisins qu’il m’avait menacé (au cas où il me saignerait dans l’escalier), je suis parti chez 7h48 avant de prendre le train pour m’enfuir dans le sud pour un temps indéfini.

J’ai tellement flippé au final, que je ne voulais pas revenir. Je voulais retourner vivre chez mes parents, le temps de mettre quelques sous de côté en bossant dans le secteur, puis reprendre un appart. J’envisageais même de retourner vivre de façon plus définitive dans le sud et de quitter Paris.

Mais voilà, il y a un autre paramètre que je n’avais pas pris en compte : mes parents !



La suite demain...

vendredi 20 mars 2009

Ayé !

J'ai trouvé un travail...

YIIIIIIIIIIIPPPIIIIIIIIIIIIIIIIII !!!!!!

Voilà pourquoi je vous ai fait des cachotteries toute la semaine... J’avais rendez-vous sur rendez-vous sur angoisses et remises en cause existentielles. Bref ça s’est fait dans le sang, la sueur et presque les larmes, mais c’est fait !

Je risque d'être pas mal occupé les premiers temps, mais bon je garderai toujours un peu de temps pour faire n'importe quoi et donc vous le raconter !

Pour ce qui est d’avoir des détails, je suis désolé, mais il va falloir se contenter des quelques miettes que je vais bien vouloir vous laisser. Je ne peux pas trop en dire. J’effectue un remplacement dans une branche que je n’avais pas vraiment envisagée de façon sérieuse. Je suis terrifié à l’idée de me planter. Mais ça sera sûrement une magnifique expérience humaine.

Réjouissez-vous, je vais peut-être redevenir drôle qui sait !

mardi 27 janvier 2009

La campagne, ça vous gagne

Grâce à la tempête qui a ravagé le sud-ouest ces derniers jours MisterBitch est coincé à Perpignan. Heureusement car je n’ai absolument rien nettoyé ou rangé chez moi après le week-end lexo/calins. Il est censé arrivé ce soir chez moi.

Hier, je me lève pas trop tard pour mettre un peu d’ordre. Au milieu de tout ça je vais m’inscrire au RMI (youpi). Grand sentiment de solitude quand la nana du centre commence à m’expliquer toutes les démarches et que je lui dis avec mon plus grand sourire « oui, je sais, c’est pas la première fois que je viens vous voir ! ».

Me voilà donc officiellement un boulet complet à la charge de la société. Cette fois vous pouvez le dire, ce sont vos impôts qui vont financer mes soirées ! Alors heureux ?

Ndlr : ça me fait penser à la discussion que j’ai eu avec l’un d’entre vous ce week-end qui me suggérait d’ouvrir un fond de cotisation pour que vous puissiez financer ma vodka ! Après tout, je vous divertis, je mérite une rétribution, non ?


En revenant chez moi, je m’arrête à une pharmacie pour me ravitailler en lexo. J’ai des ordonnances d’avance que me fait mon médecin de famille. Au besoin je pioche et hop je vais chercher ce que je veux. Le souci c’est que la nana elle avait pas l’air contente.

Une ordonnance renouvelable je ne sais plus combien de fois, faites à 600 km d’ici il y a plusieurs mois ça énerve les pharmaciennes apparemment. Elle a donc passé 10 minutes à la retourner dans tous les sens pour chercher la petite bête. Elle finit par céder et part chercher ce que je suis en droit de prendre. Elle grimace un sourire, puis en jetant un dernier coup d’œil elle me dit « ah mais en fait elle n’est plus valable, il y a une durée de 6 mois, elle a périmé la semaine dernière ». Et de ranger les médocs avec son plus grand sourire qui voulait dire « et dans le cul la balayette ! ».

Connasse !

Tu veux jouer ? Jouons…

Je file chez le médecin en bas de chez moi, je me fais faire une ordonnance et je retourne illico à la pharmacie. Non mais oh !

Je suis toujours étonné de la facilité avec laquelle on peut se faire prescrire toutes ces conneries… (au passage ça fait 22 euros dans le cul de la sécu, alors que si elle avait pas sa conne…)

Une fois chez moi j’en avale un et je décide de finir mon ménage posément puis de préparer des crêpes pour la soirée à venir. Mon téléphone sonne :

« Monsieur Gauthier, je suis Monsieur bidule-truc de la société machin-chose, j’aimerais vous rencontrer ce soir à 17h, c’est possible ? »

Il est 15h45, je suis pas rasé, je n’ai pas de chemise repassée, et je dois me rendre dans un bled dont je ne connaissais même pas l’existence. Une fois sur le site de la RATP j’apprends qu’il y a un département 77 en bordure lointaine de Paris et un RER E pour s’y rendre (et même que la ligne elle est violette, si c’est pas cool ça !)

Un métro, deux RER et un bus plus tard je suis en retard de trente minutes !

Ndlr : question existentielle numéro 7328 : ils font comment les pauvres dans leur banlieue pourrie pour vivre de façon civilisée quand il faut attendre minimum 25 minutes un train sur un quai glacial ?


L’entretien sera un désastre. Le mec qui me reçoit me demande de me dire ce que je fous là vu que, je cite, « je viens juste d’apprendre que vous venez, je n’ai même pas encore lu votre CV ». Ben voyons, j’ai que ça à foutre connard !

Je lui raconte ma vie, il me coupe au bout de trois minutes et me sort « non mais soyons sérieux, moi ce que j’ai à vous proposer c’est de porte-à-porte pour 1000 euros par mois, je doute d’arriver à vous faire bander avec ça ! Je me trompe ? »

Effectivement, j’ai explosé de rire… On s’est donc quitté en bon terme, et ça faisait longtemps que j’étais pas aussi content de pas avoir été engagé. La fatigue, le lexo, et l’angoisse de la campagne environnante devait y être pour quelque chose aussi !

Je retourne à l’arrêt de bus, il fait nuit, je suis au milieu des bois, il n’y a pas un chat, je suis obligé de me mettre sur la route si je veux pas flinguer mes pompes, il n’y a pas de trottoir ! Je me dis que je pourrais très bien mourir là et que personne ne me retrouverait ! Mais quel est l’abruti qui a pensé à aller planter une société au milieu des bois ?

Y en a qui se lance de ces défis à la con, j’vous jure !

Je n’ai plus de liquide sur moi, et vu que les arbres ne sont toujours pas équipés de distributeurs de billets de série, je monte dans un bus sans payer pour la première fois depuis très longtemps (mais je m’en excuse auprès du chauffeur quand même, ben oui, suis poli merde !).

Bus, gare, RER, métro, je suis chez moi à 19h, j’en peux plus. Je n’ai toujours pas mangé de la journée, je n’ai plus le temps de préparer les crêpes pour ma soirée. 7h48 me rejoint, on se boit une petite coupe pendant que je me change et on file à la soirée sans autre cérémonie.

Au moins j’aurais vu des arbres !

mardi 20 janvier 2009

Postulator, épisode 4742

Bon, je suis toujours au chômage. Alors je fais quoi ? Je reste en boule au fond de mon lit et j’attends la mort ou je cherche un travail de merde pour passer le temps ou je deviens serial killer ?

Franchement, j’ai longtemps hésité. Serial killer, ça me plaisait bien. Je serais entré dans l’histoire. Je me suis demandé quel genre de tueur en série il fallait que je sois pour marquer les esprits et surtout créer un buzz médiatique.

Parce que quand même tout a déjà été fait, alors bon si c’est pour passer pour un piniouf qui copie des débiles mentaux, je vois pas l’intérêt…

Manquant cruellement d’imagination et n’étant pas complètement psychopathe, malgré les rumeurs d’ailleurs, je me suis tourné vers une autre solution : je vais aller faire un job de merde.

Et voilà comment j’en suis donc réduit à envoyer des CV pour des jobs merdiques. Tellement merdiques que quand j’étais étudiant j’étais déjà surqualifié pour la plupart d’entre eux !

Mais bon avec environ 100 000 offres d’emploi sur le site de l’ANPE pour 2 millions de chômeurs, on va pas faire la fine bouche.

Mais je n’ai pas grand espoir, il faudrait que j’apprenne à mentir, et ça je ne sais pas faire…

Non mais franchement, comment ne pas exploser de rire quand je dois écrire une lettre de motivation pour être agent de recouvrement, ou téléconseiller pour une société d’informatique, ou surveillant, ou prof pour adulte, ou rédacteur ?

Comment je peux être motivé, hein ?

Ben j’y arrive pas, je fais donc des lettres de 15 lignes où je dis strictement rien d’autre que « coucou, je suis au chômage, tu m’engages ? ». Non, je peux pas être motivé, je peux pas…

Allez, on s’en fout, je vais me mettre devant l’investiture d’Obama et je reprendrais mes candidatures demain, ça suffit pour aujourd’hui !

De toute façon entre être au RMI et regarder la télé ou me faire chier avec des cons à faire un truc à la con pour gagner le SMIC, franchement, j’hésite…

jeudi 8 janvier 2009

Dénouement

Avant les vacances, j’ai passé un entretien pour un job qu’il est bien. Je n’avais jamais réellement pensé à faire carrière dans cette voie, c’est Grenouille qui m’a soufflé l’idée. Après avoir tourné la question pendant quelques heures dans ma tête, il m’est apparu que oui, je pourrais être un très bon commercial.

Alors me voilà prêt à me vendre au grand capital pour le meilleur et pour le pire. Le pire parlons-en, j’adore ça le commerce moi. J’adore l’idée d’être payé à la prime, j’adore l’idée d’être un requin dans une mer infestée. N’avais-je pas hésité pendant plusieurs mois entre science po et l’ESC de Toulouse ?

J’ai donné le meilleur de moi-même dans un entretien qui s’est magnifiquement bien déroulé. Tant et si bien qu’ils ont voulu me revoir à la rentrée. Chose faite lundi dernier (souvenez-vous le petit post depuis les bus de la RATP, ben voilà), et l’entretien s’est tout aussi bien déroulé.

Me voilà tout content, me disant que tous mes échecs de ces derniers mois avaient pour unique but de me permettre de changer de voie et de trouver un vrai travail dans lequel j’allais enfin pouvoir projeter ma vie entière. Bref j’étais plutôt confiant.

J’arrive chez moi lundi après midi après le rdv, j’enlève ma cravate, le téléphone sonne :

- Monsieur Gauthier ?
- Oui…
- Monsieur truc-muche DGA de la société bidule-chouette, je souhaite vous rencontrer ce soir à 18h, ça vous va ?
- Je remets ma cravate et j’arrive !


Sur le coup j’ai pris ça comme une bonne nouvelle, le DGA, c’est pas n’importe qui, et il veut me rencontrer, c’est donc que j’ai réussi tous les autres rdv ! Pendant le rdv, j’ai dit une bêtise, forcément, mais je l’ai senti de suite, et j’ai passé 30 minutes à noyer le poisson. Au vu de son grand sourire et du fait qu’il me dise « si vous commencez, vous commencez lundi, maintenant parlons salaire et avantages sociaux », qu’on parle de ma façon d’envisager une négociation et tout et tout, je pensais que c’était bon.

J’étais sur un petit nuage, je me suis dit que ça y est, j’avais enfin réussi. Putain 9 mois, presque 10 d’errance, et enfin je trouvais un job génial, bien payé, super bien payé même, dans un domaine pas si éloigné que ça de ma base, et qui me permettait de vraiment évoluer, et rapidement en plus !

Bref, le pied intégral quoi !

Je me couche là-dessus. Mardi, je me repasse l’entretien, et je me rends compte de l’énorme bêtise que j’ai pu dire, mais je me rassure en me disant que non, j’ai dû assurer comme une bête, et puis merde il va pas s’arrêter sur une phrase alors que j’ai rencontré 4 personnes différentes et que tout le reste a roulé ?

Hier soir, je suis en train de regarder Sex and the City, the movie, avec l’ex du pont quand le téléphone sonne. C’est ma Grenouille qui a eu des nouvelles de ma candidature. Et forcément les nouvelles ne sont pas bonnes. Le DGA a mis sont véto, je ne suis pas engagé.

Mon monde s’est un peu écroulé. J’étais chez l’ex du pont, j’ai dormi avec lui, il ne fallait pas que je sois seul hier, non il ne fallait pas. Et en m’endormant je me suis repassé l’entretien que j’ai foiré, et je me suis demandé ce que j’avais bien pu dire de si terrible dans le fond. Parce que bon, ok, j’ai dit une bêtise, mais ça ne peut pas être ça quand même.

Et l’évidence est apparue. Vous voulez savoir quoi dire pour être sûr de ne pas être embauché ? Allez, c’est cadeau, je vous le dis :

« Je pense que je suis trop jeune pour faire de la politique »


Parce que lui il a compris quoi ?

« Je viens faire ça en attendant, et dans 1 an ou 2 j’y retourne… »


Ce qui est évidemment faux, mais bon je n’ai pas su lui faire passer le message, je ne peux m’en prendre qu’à moi…



Et il me reste plus qu’une barrette de lexo…



Les prochains articles risquent d’être moins drôle, je préviens…

lundi 17 novembre 2008

Un goût amer

Je vous l’avais promis, voilà le dénouement de ma série d’entretiens de la semaine dernière. Pas la peine de laisser planer un suspense à la con, au vue du titre, vous l’avez compris, j’ai pas décroché le job.

Mais plutôt que de s’attarder sur ce job que je n’ai pas eu, je vais vous expliquer pourquoi je ne l’ai pas eu. Vous allez voir, c’est beaucoup plus drôle. Je n’en fais pas un mystère, je suis quelqu’un de complètement snob à la limite du supportable même. J’en joue pas mal. Mais tous mes amis savent que c’est une façade, que dans le fond je suis quelqu’un de profondément gentil et attentionné.

Enfin c’est ce que je pensais, parce que là y a de quoi se remettre en cause quand même. Donc aujourd’hui j’appelle un des mecs que j’ai vu en entretien. A la fin dudit entretien d’ailleurs il m’avait dit « je vous prends, parce que j’ai vraiment besoin de vous, on valide ça après les rdv avec le drh et le directeur ».

Du coup j’ai quand même passé la semaine sur un petit nuage moi. Et là aujourd’hui il me dit « non on va pas donner suite ». Motif invoqué ? « Vous avez un discours qui ne correspond pas avec ce que vous êtes ».

En gros : je pète plus haut que mon cul et je suis complètement déconnecté de la réalité. Ça serait drôle si ce n’était pas dans le cadre d’un recrutement, venant d’un mec qui m’assure que le retour aux 39h pas payées plus est salvateur pour les petits salaires.

Et la justification qui est venue après, du petit-lait : « vous avez tout à fait les compétences pour faire ce travail, vous seriez même devenu un très bon élément, sinon un des meilleurs, vous auriez apporté quelque chose de nouveau et de très bon à cette entreprise. Mais moi je vous vois pas rester avec nous, vous faites pas de cette carrière un premier choix, mais vous le faites par dépit ou en attendant quelque chose d’autre. Et moi je peux pas me permettre d’engager quelqu’un qui finira par partir ».

C’est en gros ce qu’on me dit à chaque entretien. Donc cette fois j’avais essayé de parler franchement de mes rêves et de mes projets pour essayer de lui faire comprendre que je pouvais très bien changer de voie sans me renier. Que je pouvais m’investir complètement dans un travail, même si celui-ci n’était pas en adéquation totale avec mes rêves d’enfants.

Mais bordel de couille à queue, qui, aujourd’hui, fait le job de ses rêves ? Qui ???????

Alors soit je suis le seul couillon à pas réussir dans ma branche et à chercher ailleurs, soit je suis le seul qui soit pas capable de mentir à un recruteur.

Dans le cas où c’est la seconde possibilité, je pense que ça fait de moi quelqu’un de bien justement…

Je vais aller m’asseoir dans un coin de mon appartement, ouvrir une bouteille de champagne pour lui dire au revoir dignement, poser mon préavis, mettre définitivement tous mes rêves dans une petite boite et y foutre le feu…

Je perds mes indemnités à la fin du mois…

jeudi 13 novembre 2008

Petit Jésus, le retour

Ça faisait longtemps que je n’avais pas essuyé une bonne vieille blague divine, voilà chose faite. Je m’en vais donc de ce pas vous conter ma journée qui s’achève. Moi je dis, ce 13 novembre 2008 va rester dans les annales (mais non pas là ! mais je parle pas de cul… bande d’obsédés !!!!!)

Donc ce matin j’avais le rdv retour de celui de lundi. Je ne vous en dirais pas plus sur ce qui s’est passé lundi ou ce matin lors des entretiens, j’attends de voir la suite. Par contre ce qui s’est passé avant est très intéressant ! (après aussi d’ailleurs)

Donc, rdv à 9h à l’autre bout de Paris. Pour être à l’heure je dois partir de chez moi à 8h15, je calle donc mon réveil à 7h (ça fait que je me lève à 7h15, que je pars de chez moi à 8h et que donc j’ai les 15 minutes de la mort qui tue d’avance pour faire genre « je suis quelqu’un de bien »)

Hier, j’étais pas mal nase, et pour être sûr d’être bien nase, j’ai essayé l’herbe à chat que cultive mon frère chaque été. Y a pas à dire, mon petit frère, il a la main verte (ou comment me coller un fou rire, tout seul chez moi, pendant 2h). Donc quand je sombre, vers 1h du matin, je suis bien bien nase.

J’angoisse de pas me réveiller à l’heure, donc forcément, je me réveille tout seul, comme un abruti, à 6h43… Grrrr, veux dormir moi… J’en profite pour lancer le chauffage dans la salle de bain, et je me recouche. Ben vi, 17 minutes, c’est 17 minutes !

Mon réveil sonne à 7h, je flémarde donc au lit 15 minutes, comme prévu. Vous savez le petit quart d’heure où on fait semblant de dormir, qu’on se réveille tout doucement en écoutant le bruit dans la rue, en sortant fébrilement un bras et en le rentrant tout de suite parce que ça caille.

Moi j’aime ce moment, et j’en ai besoin. Je m’étire donc dans tous les sens sous ma couette. 7h17, je décide que ça suffit et je me mets en branle (ce verbe marque une action qui n’a rien à voir avec la masturbation, merci de garder vos blagues vaseuses !). 7h21 j’ai lancé l’eau de mon thé et j’allume l’ordi.

Msn s’ouvre, Isia me gratifie d’un « ben alors, ça fait plaisir de te voir connecté avant 15h ! C’est l’effet « j’ai mes parents ce week-end » ? ». Muarf, il m’arrive d’avoir des activités diurnes et matinales, bande d’andouilles…

Ndlr : j’aime mes amis hein, mais des fois ils se moquent de moi, et le matin, au réveil, j’ai pas d’humour moi !


Je commence donc à la saluer comme il se doit avec un amical « vieille truie ! », quand quelque chose sur mon bureau m’agresse le regard. Une horloge s’obstine à afficher 8h31. « Diantre, elle est cassée elle ! ». Je regarde mon portable pour vérifier, il est bien 7h21. Dans le doute je vérifie l’heure sur mon ordi : 8h31.

Aïe…

« Euh… Isia, il m’arrive un truc de ouf là, il est quelle heure dans ta partie du monde (elle vit en banlieue, c’est pas pareil la banlieue !) ». Et de me répondre qu’il est aussi 8h31 dans son monde à elle…



J’ai rendez-vous à 9h pour un entretien d’embauche…



Le premier entretien d’embauche pour un job intéressant depuis plus de deux mois…



ET MON PUTAIN DE TÉLÉPHONE PORTABLE DE MES DEUX C…. DÉCIDE DONC TOUT NATURELLEMENT AUJOURD’HUI D’AVOIR 1H15 MINUTES DE RETARD SUR LE RESTE DU MONDE À GMT+1 ??????????????????

AAAAAAAAAAAAAAAAAAAHHHHHHHHHHHHHHHH

Il me reste donc 29 minutes pour me raser, me laver, me cravater et traverser la capitale ! Finger in ze nose…

Résultat des courses : je suis arrivé avec une heure de retard et une énorme envie de mourir.

Alors je lance une réflexion, comme ça, pour essayer d’obtenir une réponse, parce que là, ça commence à bien faire : je suis la réincarnation de quel dictateur sanguinaire ?

Non parce que pour avoir une loose pareille, je suis au moins à l’origine d’une demi-douzaine de génocide ! Non ?

Quand je vous dis que petit jésus il m’aime pas et que je suis son plus grand moyen de distraction…

Le reste de la journée n’aura aucune utilité. Sauf que j’ai fait les boutiques avec mes parents, enfin avec ma mère pendant que mon père râlait devant la porte du magasin. Que je me suis fait agressé verbalement par un animateur pour les hôtels F1 alors que je voulais juste lire une affiche :

- Allez, n’ayez pas peur, venez tenter votre chance à notre graaaaaaaaaaaaand jeu, venez défier crazyboy et gagner plein de douceurs !!!!!
- (tente de lire une affiche sans lunettes)
- Allez, approchez, oui jeune homme, approchez, n’ayez pas peur !
- (se dit qu’il devrait porter ses lunettes plus souvent mais continue à lire l’affiche)
- Jeune homme, venez, approchez !
- (se barre sans avoir rien compris à l’affiche, sûrement à cause du con qui beugle dans son micro à 3 mètres de là !)
- JEUNE HOMME EN NOIR, VENEZ, APPROCHEZ !!!!!!!
- Gné ? (à ma mère) Mais c’est sur qui qu’il hurle là ?
- (ma mère explose de rire, et me jette un regard genre « c’est à toi qu’il en veut, fais gaffe il arrive », le temps que je me retourne il est à 15 cm de moi, et toujours dans son micro en hurlant) Vous avez une bouteille de coca, vous aimez les douceurs, j’ai plein de douceurs, venez avec moi, ça prends 5 minutes !
- Mais, mais, mais, je voulais juste lire une affiche moi… et je…
- (éloignant le micro de sa bouche, et me regardant droit dans les yeux avec ses magneuïfiques yeux verts parfaits) Non mais c’est pas une obligation, mais si tu veux tu peux avoir des douceurs, voilà tout…


Et là, comme un con, je me suis barré en bredouillant un « nior’voir m’sieur », parce que la seule chose que j’aurais pu dire d’autre aurait été « je veux bien de la douceur avec toi, mais il ma faudra plus de 5 minutes, et je suis pas sûr de rester doux tout le temps ! »

Que je suis allé voir Vilaine au cinéma, et que ce film il roxxe sa mère la pute en string tellement j’ai failli me faire pipi dessus de rire ! (moi si je me suicide un jour, ça sera comme Marie-Lou Berry dans ce film). Que j’ai mangé dans un resto cantalou, et que j’ai trouvé une autre forme de suicide, inconnue à ce jour, mais qui promet de faire des ravages dans le palmarès des « suicides les plus drôle de 2008 » : le suicide par indigestion de truffade !

… blurp…

Tu en veux de la vie de rêve lecteur, en voilà !

… blurp…

Allez, un kilo de citrate de bétaïne et au lit la grosse ! (plus jamais je mange, plus jamais)

… blurp…

‘tain mais il était beau l’autre con avec son micro… (frustration : one point !)

… blurp…

lundi 10 novembre 2008

Mon monde à l’envers

4h30, je viens de finir de repasser mes chemises de costume, j’ai ciré mes chaussures, je me suis rasé de prés, j’ai même fait un gommage pour avoir un teint de jeune fille. Vous vous dites que je vais vraiment pas bien pour faire ce genre de chose au milieu de la nuit au lieu de dormir comme tout le monde !

Et vous n’avez pas tort…

En fait je suis censé me lever dans moins de deux heures pour un entretien d’embauche. Oui il y a des gens qui ne font pas le pont et qui collent des rendez-vous important à 9h un lundi matin à l’autre bout de la région parisienne. Et dans l’angoisse ultime de ne pas me réveiller, j’ai préféré ne pas dormir.

Je suis complètement fou, je vais avoir la tronche dans le cul pour passer mon premier entretien depuis plus de deux mois !

Et le plus drôle dans l’histoire c’est que j’ai le même jeudi matin à 9h !

Youhou !

Mais je ne vais pas me plaindre, non, je suis trop content d’intéresser encore un recruteur…

Je vais profiter de cette insomnie imposée pour vous raconter mon week-end. Personne ne me lira demain, parce que vous ne me lisez que du boulot et je sais que vous faites tous le pont, mais moi ça m’occupe !

Donc vendredi soir, j’ai revu ma Queen Mum pour un petit repas avec sa sœur. On a bien mangé, on a bu une bonne bouteille, on a dit du mal des mecs, tout allait bien dans le meilleur des mondes.

23h, la sœur va se coucher, la Queen Mum et moi-même sommes passablement éméchées, et nous décidons d’aller nous finir dans le Marais. Le bar est sympa, plein de monde, mais on se fait un trou au comptoir très rapidement. Là tout s’emballe. On commande 4 shots, on en boit 6, puis on en commande 8 on en boit 12 (c’est dingue cette inflation !).

On fait rire le barman apparemment qui nous arrose donc avec délectation jusqu’à ce que mort s’en suive. La mort qui ne tarde pas pour nous deux. J’ai très peu de souvenirs à partir de minuit trente.

J’ai quelques flashs, je me suis à moitié engueulé avec un ex de la Queen Mum, j’ai parlé avec une sourde (je l’ai même embrassée je crois), j’ai tenu les cheveux de mon pote qui se répandait dans le caniveau quasiment sur les chaussures du videur (classe !), j’ai dragué le serveur (honte puissance mille).

Vers 3h30 on était plus du tout attribués, je trouve la force de dire à mon pote qu’il faudrait qu’il rentre, histoire de pas dormir dans le caniveau. On est tout à fait conscient que l’un comme l’autre on est incapable de la ramener chez lui (affreusement loin de là où on était). Il décide donc d’aller dormir chez un pote à lui pas loin.

On réveille donc un illustre inconnu pour moi à 4h moins le quart du matin, le mec gentil et serviable prend l’alambique sous son aile. Alambique qui me laissera un message des plus drôles par la suite « je… je… je… suis chez… hips… un ami… il faut pas… t’inquiéter ! » et derrière l’ami en question de dire « mais il le sait, il t’a amené chez moi ! ».

^^

Je me moque parce que je fais pire, tu sais que je t’aime chérie !

Bref, je me retrouve sur le trottoir avec un taux d’alcool indécent. Je ne trouve pas de taxi. Un mec en moto s’arrête et me propose (contre rémunération) de me déposer quelque part. Je n’ai jamais fait de moto de ma vie, je suis saoul à en mourir, donc j’accepte. J’arriverai entier à mon point de chute. Dieu est grand…

J’arrive donc en boite, je suis rond, cuit, mort, détruit, je n’ai quasiment pas de souvenir. Je sais que j’ai dragué un joli garçon, puisque je ne suis pas rentré seul. Une fois chez moi tout est encore plus flou, je crois même que j’ai pleuré à un moment. En tout cas si je lui ai pas fait peur je lui ai suffisamment fait pitié pour qu’il ne me rappelle pas !

Ndlr : je sais qu’il a mon numéro, ça j’en suis sûr ! Y a des trucs comme ça qui restent…


J’ai passé mon samedi très très très malade, je me suis promis de ne plus jamais retoucher une goutte d’alcool de ma vie (comme d’hab !). J’ai dû annuler mon repas avec Connard d’ex tellement j’étais pas bien… Et pour que j’annule un repas gratuit, c’est que je vais pas bien du tout, hein !

Bref j’ai été minable à souhait, même pas foutu de ramener un mec sans le faire fuir… Pathétique…

Mais c’est pour ce genre de récit à la con qu’on m’aime ! Hein ?

Bon, je vais finir de me préparer pour l’entretien, je suis fou !

vendredi 7 novembre 2008

Une journée ordinaire

Mon jeudi a été… intéressant ! Je ne vois pas d’autre mot. Laissez-moi vous conter tout ça.

Je me suis encore levé atrocement tard. Je n’arrive pas à me remettre à l’endroit, je dois voir le soleil (derrière les nuages) moins d’une heure par jour avec mes conneries, mais ça n’empêche pas d’avoir des nuits bien remplies !

Au saut du lit, je reçois un coup de fil d’un journaliste de Têtu. Il fait un papier sur les jeunes gays qui tiennent un blog. On a papoté pendant une vingtaine de minutes. Il m’a bien caressé dans le sens du poil. D’après une copine, elle-même journaliste, c’est parce qu’il faut « flatter son sujet ». Jalouse, il m’aime peut-être beaucoup ce journaliste, c’est tout !

Ndlr : l’article en question est à paraître dans le numéro de janvier. J’aurais l’occasion de revenir là-dessus pour me la péter encore plus !


Je vous raconte pas comment ça m’a gonflé l’égo. Je ne tiens pas ce blog pour me la péter grave avec mes milliards de lecteurs quotidiens, mais pour moi. Et là qu’un journaliste vienne me voir de son propre chef parce qu’il trouve ce que je fais intéressant, ben ça va m’empêcher de passer les portes pendant quelques temps.

Une fois les pieds revenus sur terre, je me mets en branle, une longue soirée m’attend. En effet c’est jour d’élection chez les militants socialistes. Je ne vous ai pas embêté avec ça ici ces derniers jours, mais ça m’a remis un peu le pied à l’étrier tout ça.

Depuis fin septembre, je n’ai plus de contact avec les hommes politiques, je cherche du taff juste dans le privé, persuadé que ça ira plus vite que tenter de (re)faire mon trou auprès d’un gens important investit d’un mandat.

Et cette semaine, mon téléphone et ma boite mail se sont affolés de toutes parts. C’était la chasse au vote. Ils sont venus chercher MON vote ! Parce que bizarrement quand je leur écris pour leur dire que je suis chômeur en fin de vie d’indemnités et que j’ai besoin d’un taff, on me répond pas. Par contre quand il faut voter pour eux, tout de suite ça va dans le « on se tutoie hein ! bon alors tu as décidé pour qui tu votes ? »

Mouais…

Le fait est que j’avais fait mon choix depuis longtemps de toute façon. Ce qui a d’ailleurs donné un échange surréaliste avec un sénateur qui voulait me faire changer d’avis… « Embauche-moi et promis, je change mon vote ! ».

Non je ne lui ai pas dit ça, mais j’aurais peut-être dû !

Je me suis donc rendu tout guilleret dans ma section. C’est la première fois que je vote en tant que militant, je suis donc un peu perdu, je suis pas sûr d’être à jour dans mes cotisations. Je galère pour trouver et comprendre le bulletin de vote. Bref, tout va bien…

Une dizaine d’élus sont venus me dire bonjour, tient, ils se souviennent que j’existe eux aussi ? Dont un qui m’a carrément tapé la bise et dont j’ai complètement oublié le nom (honte à moi).

En repartant, je bute dans un autre élu, il me salue chaleureusement, me ressort le fameux « on se tutoie hein ? ». Oui parce que pour être tout à fait honnête, je suis incapable de tutoyer les élus, je sais pas pourquoi, mais je fais un blocage, et eux ils aiment pas, on est socialistes, donc on se dit « tu » !

Bref on échange des banalités, il est en train de parler à mon ancien boss donc celui-ci me salue chaleureusement et me gratifie d’un « alors qu’est ce que tu deviens ? » et la conversation de l’impossible s’engage :

- Ancien boss : bon alors j’ai reçu des tas de coups de fils te concernant, tu as été très sollicité dis-moi !
- Moi : oui c’est surtout moi qui ai arrosé toute la classe politique parisienne !
- Alors tu as choisi de travailler avec qui ?
- Ben en fait je suis toujours au chômage, personne ne m’a proposé de travail encore…
- Ah bon ? (air consterné et compatissant à la fois)


On s’est quitté non sans me rappeler que j’avais son numéro personnel et qu’il ne fallait pas que j’hésite à m’en servir. Il m’a aussi promis de regarder s’il pouvait faire quelque chose pour moi. Manifestement il m’aime bien. Je n’en étais pas complètement persuadé, dans le sens où je n’ai pas été en mesure de lui prouver que je pouvais être un bon élément vu que mon contrat s’était déroulé dans des conditions plus que particulières…

Je me suis dirigé vers la sortie le cœur léger. C’est con, mais les revoir tous, qu’ils se souviennent de moi, tout ça, tout ça, ben ça m’a regonflé. Je suis peut-être pas complètement nul en fin de compte. Et surtout peut-être pas complètement inutile et irrécupérable !

Sur le trajet du retour, je suis passé voir le nouvel appart de MonsieurF et j’ai eu des nouvelles de ma queen mum qui a eu quelques soucis dans son couple. Bref j’ai eu un jeudi hyper sociabilisé. Ça rattrape ma semaine mode « grumphf je reste sous ma couette pour gérer ma descente ! ».



Tu m’étonnes que je tienne un blog ! T’en connais beaucoup des gens qui ont ma vie toi ?

^^

samedi 18 octobre 2008

Du bonheur ?

Il y a quelques jours, j’ai pris une décision qui a fait rire beaucoup de gens. Que ce soit mes amis ou vous, chers lecteurs, personne n’a vraiment cru que je pourrais vraiment décider de me ranger le temps de retrouver un travail.

C’est très dur pour moi d’affronter la réalité. Ça l’a toujours été. Ma vie n’est qu’une perpétuelle fuite en avant. Je me noie dans tout ce qui me permet d’oublier. Mais en fin de compte qu’est ce que je veux vraiment oublier ?

Je ne vais pas vous sortir le couplet tant rabattu du « je n’ai jamais été heureux dans ma vie », tout d’abord parce que c’est faux. Je ne pense pas qu’il y ait beaucoup de gens sur cette Terre qui aient plus de chance que moi dans la vie.

J’ai tout pour être heureux, je ne sais juste pas apprécier à sa juste valeur la vie, ma vie en fin de compte. Je le sais, je sais beaucoup de choses en fin de compte. Certains disent qu’un esprit comme le mien, quelqu’un d’un peu intelligent, d’un peu sensible, d’un peu anxieux, ne peut que se sentir à l’écart du reste des gens.

Je ne me sens pas supérieur, je me sens un peu à part, voilà tout. Pourquoi je ne peux pas me contenter d’un banal bonheur que j’aurais envie d’appeler « terrestre » quand tout le monde le fait ?

Depuis une semaine, je prends mes anxiolytiques. Ça doit jouer pas mal sur mon état d’esprit. Depuis une semaine, je ne déprime plus. Plus au sens où on l’entend en tout cas. Je n’ai plus d’idées noires, je n’ai plus d’envies morbides.

Je ne pensais pas que les médicaments marchaient encore sur moi, j’en ai tellement pris pour tout et surtout n’importe quoi. Le fait est que quelque chose s’est cassé, ou bien remis en route chez moi.

Ce soir, je suis chez moi, prêt à aller au lit. Bien sûr j’ai eu envie de sortir, de boire, de rencontrer des gens. Mais non, je suis resté chez moi. Je ne dis pas que j’aurais dit non si quelqu’un m’avait proposé de faire quelque chose, le fait est que ça ne s’est pas produit, et je ne ressens pas de frustration.

Ce soir, j’ai fumé une cigarette, assit à ma fenêtre, regardant le ciel dans la nuit, pensant à ma journée passée, à celle à venir, et je me suis sentit bien. J’étais tout simplement bien. Je ne sais pas ce que je vais faire demain, je n’ai rien fait aujourd’hui à part finir de monter une armoire à rangement dans ma cave pour entreposer des bouteilles de vins (oui je suis en train de me constituer une cave petit à petit, j’aime le bon vin que voulez-vous, je ne peux pas tout arrêter !)

Je ne sais pas ce que je vais faire la semaine prochaine. Je ne sais pas si je retrouverais du travail rapidement. Je ne sais pas si l’ultimatum posé par mes parents sera suivi d’effets. Je ne sais pas et pourtant je suis serein. Je pense que j’ai retrouvé foi en moi. C’est peut-être tout ce qu’il me manquait !

Ndlr : je perds mes alloc le mois prochain, mes parents ne voulant pas et surtout ne pouvant pas m’assumer, ils donneront la sortie de mon appartement le 30 novembre et me déménageront à noël si je n’ai pas un contrat de travail d’ici là !


Ce soir, je n’ai pas pris mes anxiolytiques. Je vais aller me coucher une fois cet article fini, et je sais que je vais bien dormir. Je n’ai pas toujours fait les bons choix dans ma vie, mais je n’ai jamais permis à personne de décider pour moi. Je ferais toujours ce qui me semble juste et bon, et ce, quoiqu’en pense les gens.

Au moment où je m’endormirai, je penserai à ce conseil d’administration d’une grosse société où le vice-président a soutenu ma candidature à un poste de directeur aujourd’hui. Et je serai serein parce que je sais que j’ai fait tout ce qui était en mon pouvoir pour obtenir ce poste. La réponse ne sera peut-être pas celle que j’espère, mais je l’affronterai sans me tourner vers mes vieux démons.

J’ai foi en moi !

jeudi 16 octobre 2008

Moi vs ANPE, épisode 4832

Depuis le début du mois d’avril, je me bats joyeusement contre le monde entier pour avoir le droit de glander chez moi aux frais de la princesse (la princesse étant vous, petits travailleurs, qui cotisez !), le monde entier étant l’ANPE et l’Assedic.

Voilà pour la présentation des personnages principaux, passons maintenant à l’épisode du jour.

Au début du mois d’octobre, j’ai eu mon rendez-vous mensuel (qui chez moi en fait est trimestriel, puisque depuis le mois d’avril j’ai été convoqué deux fois). Il en est ressorti, comme d’habitude, que l’ANPE ne peut strictement rien pour moi et qu’il valait mieux que je me démerde tout seul !

Mais je suis tombé sur une demi-warrior qui m’a proposé un truc, pour justifier son salaire sûrement. Me voilà donc inscrit à une formation pour apprendre à faire des CV. Oh joie oh délectation, oh bonheur intense ! Je dis oui parce que j’ai rien d’autre à foutre, en me disant que de toute façon ça fait toujours une demi journée ou je serais pas obligé de regarder Virgin 17 ou NRJ 12.

Le truc, c’est que la formation à la con a lieu le lundi suivant à 9h. Ah, la blague ! Sur le coup je relève pas. Forcément le lundi en question faisant suite à mon dernier dimanche de débauche en date (souvenez-vous, le matin où j’ai compris que la drogue c’était pas bien pour ma santé !), ben je me suis pas réveillé.

De toute façon, quand bien même j’aurais pu mettre un pied devant l’autre, j’aurais pas été d’une grande utilité à baver au fond de la salle avec l’œil vitreux ! Bref, je m’inquiète pas plus que ça, vu que c’est une formation basée sur le volontariat et que je vais à mes convocations.

J’envoie donc un mail à ma conseillère lui sortant une vieille excuse du genre « j’avais un entretien d’embauche, désolé, on annule la formation, ça ne m’intéresse plus ! », et je retourne à mes occupations (donc NRJ 12 et Virgin 17 !).

Et hier je reçois un joli courrier pré-imprimé qui raconte en gros :

Cher bâtard,

Tu as 15 jours pour te justifier d’avoir loupé la formation, sinon plus d’alloc pendant 15 jours.

Dans ta face,

La directrice de l’agence de ton trou !


Je me suis senti un poil agressé par ces connards. Non seulement à chaque fois que je les vois, la seule chose qu’ils sont capables de me dire c’est « et vous êtes inscrit sur Monster ? Oui ! Ah et Apec ? Aussi ! Et Keljob ? Oui ! Bon ben vous allez trouvé, à bientôt ! », mais en plus ils me pondent un tyrolien qui chante en viet’ parce que je loupe une formation de mes couilles !

AAAAAAAAAAAAAHHHHHHHHHHHHH

J’ai donc pondu une jolie lettre, dans laquelle j’explique à la gentille directrice à quel point elle et l’institution qu’elle représente sont inutiles et que je vais me démerder tout seul pour trouver du taff. Et qu’elle n’a donc pas intérêt à me sucrer mes alloc sous peine que j’éventre sa mère pour y faire caca dedans avant de la refermer avec du fil barbelé !

Non mais…

jeudi 9 octobre 2008

Résolution(s)

Je ne vais pas bien. Ça s’est dit, même si c’est pas à dire. Ça se sent largement dans mes écrits depuis ce printemps. Alors avant de partir complètement en couille et de finir sur un lit d’hôpital ou dans une petite urne sur la cheminée de mes parents, je prends quelques résolutions afin de me remettre en selle de la meilleure façon qui soit.


Résolution 1 :

Je trouve un travail. Ouais, c’est peut-être con à dire, mais le fait est qu’il faut que je me motive en fin de compte. Parce que bon j’ai pas un CV si moche que ça, je suis pas si con que ça, et j’ai pas le QI d’une caissière*, donc je peux m’en sortir. Encore faut-il que je le veuille complètement et intensément. Là c’est fait. Je ne fais plus que ça : chercher, chercher et encore chercher. Je finirais bien par trouver non ?

Ndlr : les autres résolutions ne sont en fait qu’un moyen pour atteindre la résolution numéro 1. Parce que si j’ai la motivation pour aller bosser, je l’ai surtout pour tout plein de choses qui me parasitent. Dont la liste qui suit.



Résolution 2 :

J’arrête de sortir. Alors en fait la vraie résolution serait « j’arrête de boire et de me droguer ». Mais en fin de compte, je m’en passe très bien, quand je suis chez moi ou dans tout autre endroit qui n’est pas une soirée pleine de tentation. Donc j’arrête les tentations. Plus de sorties en boite ou de fêtes quelles qu’elles soient avant que j’ai signé un contrat de travail.

Jusque-là je m’étais juste réservé une chose pour fêter mon retour à l’emploi : le massage offert par mes amis pour mon anniversaire. Manifestement ça ne me motive pas assez. Je pense que l’appel du club et de la fête en général aura plus vite raison de moi.

Parce que quand je fais la liste de ce qui me sort du lit ou qui me fait avancer ces dernières semaines (voire derniers mois) c’est quoi ? La possibilité de me foutre minable en boite ou chez des potes avec de l’alcool et/ou de la drogue sur fond de musique de pute.

Ça c’est fini.

Les week-end vont être longs et tristes. Je ne sais pas combien de temps je vais tenir. Qu’à cela ne tienne, il me faut un sevrage. Il sera violent, long, tout sauf agréable, mais il est vital !


Résolution 3 :

Plus de shopping. Plus rien du tout de ce côté-là. Je m’achète plus que de la bouffe et des clopes. Pas pour sauver mon porte-monnaie, non, ça fait longtemps qu’il n’y a plus d’espoir de ce côté-là. C’est juste pour me motiver un peu plus. Je veux une nouvelle télé ? Ça attendra le premier salaire, tout comme le renouvellement de ma garde-robe, le remplacement de mon iMac et de mon iPod… (en fait il va falloir plus qu’un premier salaire, mais ça c’est un autre problème !)

Et ça, vous avez même pas idée à quel point ça peut me motiver. Je représente la moitié de la consommation nationale à moi tout seul !


Résolution 4 :

Je ne baise plus. Alors là vous allez me dire « mais qu’est ce que ça vient foutre dans l’histoire ? ». Ben en fait quand on regarde ma vie amoureuse depuis Baby Boy ça fait pleurer. Ça vient en parti du fait que je ne suis absolument pas en mesure de me mettre avec un garçon bien. Regardons où je drague : en boite complètement déchiré ou sur le net complètement en manque. Dans les deux cas, je ramènerais un chien mort pour le sauter pour peu qu’il m’ait fait de l’œil.

Et puis il y a l’acte en lui-même. Je ne prends plus de plaisir. Je suis trop défoncé ou pas assez. Le résultat est toujours le même : le sexe est devenu d’un ennui sans fond. Je me fais chier comme pas possible. J’ai l’impression d’être une pute au turbin. Et encore je suis sûr qu’une pute peut prendre son pied plus facilement que moi. La preuve, ça doit faire depuis le cuistot toulousain de juillet que j’ai pas pris mon pied (et j’en ai baisé un bon nombre depuis).

Et quand je dis « pas prendre mon pied » c’est que j’éjacule même plus… Alors si c’est ça une vie sexuelle, je peux m’en passer en ce moment. Je pense même que ça sera le plus facile en fin de compte.


Voilà, j’ai fait le tour, je pense que c’est un bon début. Ça ressemble un peu à une vie de moine qui fait pénitence. Je ne sais pas si je vais tenir plus de 48h (sachant que dans 48h c’est le week-end). Mais j’ai bon espoir de faire un peu de ménage dans ma vie.

Et quand j’en aurais bien marre de bien me faire chier, et ben peut-être que je me donnerai tous les moyens pour avancer et sortir du confort du chômage**.





* Oui je dénigre les caissières, et alors ? Je suis puant au possible, si tu n’avais pas encore compris ça lecteur, je suis heureux que ça soit fait maintenant !

** Alors je ne dis pas que c’est confortable le chômage. Ce qui est confortable c’est la déprime qui en découle et qui excuse toutes mes dérives… Voilà !


jeudi 25 septembre 2008

Panne ?

J’aimerais vous livrer une introspection dont j’ai seul le secret. Le souci c’est que je peine à mettre tout ça dans l’ordre et à l’écrire. Ce n’est pas une vraie panne dans le sens où je sais de quoi j’ai envie de parler, mais c’est juste que je sais pas comment le formuler.

Je sais pas pourquoi j’ai autant de mal à bloguer en ce moment. Tout ce que je sais c’est que je peux pas me passer de vous. Une nouvelle addiction à rajouter à ma liste déjà honteusement longue.

Quand j’y repense, je comprends pourquoi je suis un sujet d’étude intéressant pour des psys en mal de sensations fortes… Ahem…

Je pense que tout simplement je re-rentre dans un cercle de déprime relativement profond. Oui parce qu’on peut pas dire que je m’en sois sorti ces derniers mois, c’était juste que l’été aidant, mes voyages et mes amis, ben j’ai pas trop déprimé. Me suis amusé, et j’ai profité, en attendant la rentrée.

Et j’avais plein d’espoir pour le mois de septembre. Plein de choses devaient aboutir. Des choses à but professionnel bien sûr. Dont une, quand même, en route depuis mi-avril, qui devait déboucher sur une embauche cette semaine.

Quand j’y pense, comment j’ai pu espérer quoique ce soit. Faut-y pas être désespéré pour croire quelqu’un qui vous dit « là j’ai rien, mais dans 6 mois j’aurais quelque chose à vous proposer » ?

Alors moi, plein d’espoir, et presque heureux de rien avoir trouvé entre temps, je le recontacte lundi. Je me fais envoyer sur les roses par un « envoyez moi un mail, là je suis débordé », chose que je fais le sourire toujours collé aux lèvres. Après tout il a le droit d’être débordé ce monsieur.

Et le lendemain le verdict tombe sous forme d’un mail de trois lignes envoyé par une collaboratrice de mon contact dont je n’ai jamais entendu parler, trois ligne dans lesquelles on me dit « Nous ne sommes malheureusement pas en mesure de lui donner une suite favorable pour le moment. »

L’italique et le gras sont d’origine.

Et moi je suis assez con pour penser que ces gens ne m’avaient pas menti… En fait les recommandations c’est bien, ça permet d’avoir des rdv. Des rdv dans lesquels on ne vous dit jamais non, mais dans les faits on vous envoie chier de la pire façon qui soit, puisque on ne vous le dit pas.

Que je peux être crédule, ils doivent bien se marrer tient…

Là dessus s’est greffé une nouveauté que je n’attendais pas. Souvenez-vous l’entretien téléphonique des enfers. J’ai été recontacté par le big boss qui m’assure de son soutien. Je lui dit que je ne comprends pas trop pourquoi puisqu’il est clair que la directrice ne veut pas de moi.

Et là j’en ai appris de bonnes. Madame est en sursis, personne ne peut la voir, ils n’attendent qu’une chose, qu’elle fasse une boulette pour qu’ils puissent la mettre à pied et la virer même par la suite. Le pire ? Elle refuse de me rencontrer parce que je suis pistonné, alors qu’elle même a été parachutée et qu’il ne savent pas quoi en faire vu qu’elle ne sait rien faire…

Ah, c’te revanche…

Donc le big boss prend le dossier en charge personnellement, et il fait en sorte de me faire passer l’étape « directrice » pour m’envoyer directement dans le bureau du DG. Mais bon ça dure depuis février toute cette histoire, alors suis pas sûr d’être reçu avant décembre, et je peux espérer une prise de poste en août 2009 !

Je me rends compte qu’en ayant aucune idée de comment vous raconter ma vie, j’ai encore écrit des lignes et des lignes sans m’en rendre compte… Comme quoi, l’appétit vient en mangeant…

Y a pas à dire, je sais peut-être pas prendre soin de ma santé, de mes amis, de mes amours, de mes lecteurs, mais je sais écrire pour ne rien dire, c’est un truc qu’on ne pourra pas m’enlever !

Ndlr : je risque d’être un peu absent les jours qui viennent. Ce soir, je suis à la We are the 90’s, demain je décède, samedi je reçois un troupeau de provinciaux, dont un MisterBitch survolté. On va finir aux bains pour ceux que ça intéresse, enfin normalement… Je devrais pas vous dire ça, vous allez me traquer pour avoir un autographe !