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mardi 13 juillet 2010

Drame(s)

Ce week-end, mon petit frère et ma belle sœur sont passés par Paris pendant 3 jours avant de s'envoler vers l'Asie du Sud Est pour 6 mois de road trip sac à dos.

C'était l'occasion de passer un peu de temps ensemble avant de vivre la plus longue séparation avec mon petit frère depuis sa venue au monde.

Vendredi soir j'organise un apéro à l'appart avec quelques amis, on mange dans le jap en bas de chez moi, tout va bien dans le meilleur des mondes. Vers 22h30, on retourne chez moi. Et là, c'est le drame (le premier d'une série sympa).

On est 8, au moment où j'arrive devant la porte de mon immeuble, je reconnais une silhouette dans le hall, le retour du voisin...

TADADAAAAAAAAAAAAAAAAAA ! 
 (à dire avec une voix grave genre "Le retour de la poupée de chucky")

Son nouveau jeu c'est donc de passer la soirée dans le hall sans lumière ? Décidément il ne s'arrange pas... J'ouvre la porte et fait rentrer les gens. Mon frère est à la traîne, donc je l'attends. Le voisin me jette son regard le plus noir, je ne lui dis pas bonjour, il ne me dit pas bonjour, j'esquisse un sourire pendant que je le vois compter le nombre de gens qui me suivent. Il en profite pour s'éloigner et disparaitre dans ma rue.

Mon petit frère arrive et je lui dis "bon ben tu viens de louper mon voisin!", ni une ni deux, il veut le rattraper et "discuter".

NDRL: "discuter dans ce cas là pour mon frère ça veut dire "lui écraser sa gueule de con contre mon poing"

Je le calme en lui disant qu'il est trop loin, il jette un coup d'oeil sur la place et revient me voir en me disant "ouais, je suis sûr que c'est lui là bas, allez dis moi que c'est lui et je vais le voir". Moi je ne cherche pas le conflit, donc je l'oblige à rentrer et à se calmer.

On s'installe autour de ma table, on sort le champagne, le fils de 7h48 est avec nous, on le colle à la Wii. LEs fenêtres sont ouvertes, donc on fait le moins de bruit possible. 

10 minutes plus tard, les flics sonnent à ma porte. 

Mon gentil voisin qui était donc en train de partir, à moins qu'il ne vive dans le hall de l'immeuble maintenant, me voit rentré chez moi avec des gens, donc il se met sur la place au bout de ma rue et appelle les flics immédiatement. Avant même que je sois chez moi ! Les flics sont arrivés presque immédiatement...
Psychopathe...

Le flic me demande si j'ai un problème avec un de mes voisins, je réponds oui, il me demande si c'est M. Ducon, je réponds oui, il me dit "bon ben voilà quoi, fermez la fenêtre et ça sera bon, il n'y a pas de bruit, mais on vous entend parler dans la rue!". Je rappelle qu'il est 22h30, un vendredi soir, et qu'on a un enfant de 9 ans avec nous, donc l'appart est loin d'être une boite de nuit !

NDLR: je précise tout ça à l'attention de ceux qui vont encore me dire "ouais mais de toute façon tu le cherches, c'est bien fait!"

Au moment où je récupère mes papiers, le voisin débarque et disant "oui, je profite que vous soyez là (en s'adressant aux flics) pour parler avec Monsieur Gauthier, vous comprenez, il me nargue avec TOUTE (il insiste bien sur ce mot) sa famille, c'est insupportable!". J'ai juste ri et je suis rentré chez moi en disant aux flics "voyez, il est fou!"

Après quoi j'ai foutu tout le monde dehors. Mon frère était fou, il voulait aller lui "remettre les idées en place" (comprenez: "lui extirper le dentier par l'anus" ou tout autres joyeusetées du genre). Au moment de partir, on était en train de séparer sous les fenêtres de mon immeuble, ils ont tous commencés à dire que mon voisin était fou, con, psychopathe, qu'un jour il le paierait...

J'ai gentiment rappelé à l'assistance que c'est MOI qui vivait avec lui, MOI qui risquait de me faire coller la serrure ou de me faire démonter la tronche, bref c'est donc à MOI de l'insulter si j'en ai envie...

Non mais...

Après ce grand moment de ma vie, on est parti en boite pour vivre d'autres drames que je vous raconterai ultérieurement parce que j'ai été vachement long au final...

mercredi 14 octobre 2009

La sécu c’est bien…

… en abuser c’est mieux !


(je suis complètement conscient que mon jeu de mot est pourri au possible, mais je vous emmerde, je déprime, c’est officiel vu que c’est marqué sur mon arrêt de travail)

Lundi, j’ai donc été incapable de sortir de chez moi, en fait j’ai même été limite capable de sortir de mon lit… Mardi, pas mieux, mais j’ai réussi à aller chez mon médecin pour lui raconter mes malheurs.

En fait, c’est mon médecin traitant parisien, mais il me connaît que depuis deux ans, mon « vrai » médecin traitant qui me connaît depuis mes 5 ans est à Toulouse forcément. Du coup quand j’ai besoin d’une ordonnance du style lexo ou autre, c’est plus facile de passer un coup de fil à Toulouse et de me faire faxer tout ça que d’aller voir un honnête praticien en bas de chez moi qui pourrait être réticent à m’aider à me droguer légalement.

Là, je me dis que j’ai pas le choix. Je suis une épave comme rarement j’ai pu l’être. Je prends donc mon courage à deux mains, et je débarque dans sa salle d’attente avec un speach déjà tout prêt dans ma tête. Genre « bon gaugau, tu racontes le minimum, le principale c’est de repartir avec un peu d’anxiolytique, histoire de fermer l’œil ce soir ! ».

Une fois devant lui, il me regarde avec son plus beau sourire, et me demande « alors, qu’est ce qui va pas ? ». Et là j’ai fondu en larmes. Je lui ai tout raconté : le voisin, le vol, la coc, le manque de taff et le viol d’il y a quelque temps déjà… Bref, tout en vrac en moins de 2 minutes (d’ailleurs vu la vitesse à laquelle c’est sorti, c’est que je devais en avoir besoin !).

Il a fait une pause, puis m’a dit « bon, ok, je vais vous donner de quoi vous calmer 2 petites semaine,s mais faut me promettre d’aller consulter un psy, sinon ça ne servira à rien hein ! ».

J’ai promis. Et en moins de 5 minutes j’avais mon ordonnance de lexo et deroxat.

Je suis revenu chez moi à 16h, j’ai avalé un antiD et un anxio, et je me suis posé devant la tv en attendant que l’effet se fasse sentir. Mais c’est pas de la morphine, c’est pas immédiat.

J’ai passé la soirée à me dire que je n’arriverai toujours pas à dormir. Donc j’ai pris un autre anxio vers 22h. à 23h, j’ai appelé Emma, et là je me suis rendu compte que je commençais à me déconstruire (j’avais oublié le sentiment de flottement que cela pouvait procurer… je suis vraiment addict de toutes ces conneries putain, mais j’adore !)

Au bout de 15 minutes de conv, Emma me fait gentiment (mais fermement) comprendre qu’il faut que je me couche. Je file donc au lit, et j’entame un dodo réparateur de… 4h !

Oui, juste 4h !

Alors que j’ai pas fermé l’œil plus de trois minutes en cumulées depuis samedi midi !

AAAAAAAHHHHHHHH

Donc 3h du mat’, je suis debout et en forme… Je me mets à réfléchir à plein de choses. Comme le fait qu’il me fallait de nouveaux accessoires pour la Senseo que MisterBitch m’a pas encore offert bien qu’il me l’ait laissée en viager chez moi et que je pense qu’il a bien compris que plus jamais il pourra la récupérer (je t’aime MisterBitch !), donc je me mets en quête de ces fabuleux objets dont j’ai besoin à 3h du matin sur le net !

Je reprends un demi lexo, et je retourne me coucher. 6h, je suis debout, je tourne et retourne… Je me remets sur le net, cette fois je pense à tous les travaux de déco que j’ai envie de faire chez moi. Après 1h de surf intense je sais exactement quoi faire de mon entrée, de ma salle de bain et de ma cuisine. Me reste plus que le salon/chambre.

Je suis allé me raser, j’ai rangé ma salle de bain, et quand j’ai commencé à sortir la microfibre pour faire briller mes meubles, je me suis dit que j’étais malade, et je me suis remis au lit. Coma jusqu’à midi où j’ai été réveillé par le bruit de ma sonnette.

Le fameux bruit de ma sonnette.

Celui que même si je l’entends dans un film à la télé, ça me fout le cœur à 440 ! (réflexe de Pavlov powa !).

Je ne suis pas allé voir qui c’était, j’étais tétanisé !

Au bout d’une demi-heure, je me suis levé, j’ai continué à ranger, nettoyer. J’étais à deux doigts de refaire les joints de ma salle de bain quand le plombier est venu pour me changer une pièce de tuyauterie (c’était prévu depuis un moment, j’avais zappé ça).

Etant toujours dans une folie de rangement/réaménagement, je me dis que je dois avoir suffisamment de force intérieure pour sortir de chez moi plus de 3 minutes, et donc en profiter pour aller porter plainte.

J’ai passé 1h au commissariat à expliquer comment je me suis retrouvé dehors chez moi un dimanche matin à cause (je pense) de mon voisin psychopathe, et puis comment je me suis fait voler mon portable à l’arrachée dans la rue en bas de chez moi (oui je pouvais pas leur dire la vérité, c’était juste pas possible !).

Sur le trajet du retour, je suis passé devant un Confo (en fait non, j’ai fait un détour, mais chut, j’ai honte), et je m’en suis mis pour 100 euros de tapis supplémentaire. Là on ne voit plus le parquet chez moi, donc c’est techniquement impossible qu’il m’entende marcher…

Bien sûr le nouveaux tapis principale n’allant pas avec les rideaux, j’ai dû les changer. Je devrais lui envoyer toutes els factures à ce connard…

Bref…

C’est très con comme traitement. Ça me fait faire des trucs genre « vite maintenant, il me faut un tapis ». alors que je suis toujours pas capable d’envisager de me remettre au travail… De toute façon pour ce dernier point, j’ai 8 jours d’arrêt, et je je compte bien en profiter.

Merde !

De toute façon, vu ce que je suis payé hein…

Prochaine étape : il faut que je trouve une bonne âme pour garder mon appart quand je vais démonter tout le système de serrure pour aller chercher un équivalent neuf sans trou de perceuse chez le brico-bouffon du coin (oui je vais pas partir une demi journée en laissant ma porte ouverte, imaginez s’il s’en rend compte l’autre, il serait capable d’aller pisser dans mes foies gras !)

Donc, je pose la question : une bonne âme est libre dans les 48h ? (et si la bonne âme pouvait me trouver une caisse, ça serait super aussi !)

mardi 13 octobre 2009

Le tiercé dans l’ordre

Samedi soir, je suis chez moi, j’ai passé ma journée à travailler et à ranger mon appart. La veille je suis allé à la Fnac et au resto avec la sale môme et une copine. Bref, tout va bien dans le meilleur des mondes. Mais je m’ennuie un petit peu…

Alors vers 22h, j’appelle un fuck-buddy, on ne sort pas ni l’un ni l’autre, donc on prévoit de s’amuser toute la nuit et plus si affinité. Tout se passe bien, quand vers 3h et quelques le voisin vient sonner (oui moi quand je baise ça dure plus de 30 minutes ^^)

La semaine dernière il était déjà venu me dire que je faisais du bruit alors que j’étais en train de baiser avc ce garçon. Quand je suis avec lui c’est plutôt long et bruyant, donc cette fois, j’avais bien fait attention : j’avais placé des tapis sous l’ensemble du lit afin de limiter le bruit de frottement sur le sol, j’avais même mis un coussin pour éviter que le lit ne tape contre le mur. On ne sortait du lit que pour aller à la salle de bain ou se ravitailler en eau et autre carburant…

Bref, je ne vois pas comment faire moins de bruit, à part d’arrêter de baiser la nuit venue bien sûr !

Le voisin avait un regard de fou. Il m’a fait flipper, encore plus que d’habitude… J’ai demandé à mon « ami » de partir. Et je me suis précipité sous la douche pour me calmer. Rien n’y a fait, j’avais peur qu’il revienne et qu’il devienne violent comme il l’avait déjà fait. Il était 4h du matin, je n’avais pas beaucoup de portes où je pouvais frapper. Je suis donc parti en boite.

Une fois dehors, j’ai retrouvé des potes. On a picolé, je les ai suivis en after. J’avais pas envie de rentrer. Et le fait de reboire et de m’amuser en boite après une semaine si calme, m’a fait un bien fou finalement. Je me suis bien éclaté, sans me faire violence comme à l’accoutumée.

Alors que je m’apprêtais à partir, un mec, plutôt mignon, vient me dire qu’il m’a remarqué depuis un moment, qu’il est « hétéro », et qu’il aimerait bien venir passer la journée chez moi. Bien sûr, il faut pas qu’on nous voit partir ensemble, blablabla… Ça m’amuse les « hétéros », en plus il a eu une façon toute mignonne de me dragouiller, donc j’accepte.

On arrive chez moi, je n’arrive pas à enfoncer ma clé dans ma serrure. Je vérifie que je suis bien au bon étage (j’étais quand même bien bourré, hein, une erreur est si vite arrivée), mais non impossible. Je me penche sur le problème, et je remarque que ma serrure est pleine de ce qui semble être de la colle.

Impossible d’ouvrir donc…

J’appelle Europe Assistance pour qu’ils m’envoient un serrurier (la dernière fois que j’ai eu un problème du genre, je me suis rendu compte que mon assurance ne me couvrait que si je les appelais avant de faire démonter ma porte !). Le mec me dit « ah, c’est un acte de vandalisme donc ? Bon, ben c’est pas couvert… Mais je vous envoie un serrurier quand même ! ».

Merci, connard !

Le serrurier passe une heure à scier ma serrure blindée (c’est bien ce genre de serrure, ça fait fuir les voleurs, mais bon les serruriers ont du mal aussi à les ouvrir !). Entre temps, j’ai dit 20 fois au mec qui m’accompagnait de rentrer chez lui, qu’il n’était pas obligé de rester, blablabla. Le mec tenait à rester, il m’a dit qu’il se sentirait mal de me laisser gérer ça tout seul, que j’étais gentil et que je méritais pas ça…

Bref, ça m’a fait du bien de pas être tout seul. La police est venue constater, ils sont repartis en me disant « bon, ben vous pouvez porter plainte contre X mais ça servira à rien hein ! »

Ben voyons… Connards !

400 euros plus tard, je peux enfin aller pisser chez moi. Le mec me fait des câlins et des bisous. On passe une après-midi sympa… Vers 18h, il me dit qu’il se sent pas bien qu’il lui faut un truc fort. Je pige pas trop. Il me dit qu’il est dealer, il sort de ses chaussettes un petit tas de pochon de drogue, et commence à se droguer tranquillement sur ma table. Il prend 1g d’un coup. Je lui dis que ça serait peut-être bien qu’il rentre chez lui, que j’ai besoin de me reposer…

Il commence à pleurer en me disant que tout le monde se fout de lui, que personne ne l’aime. Puis il reprend un 1g, et là il devient carrément agressif, limite violent. Il se met à taper dans mes portes, mes murs, à me dire que je suis un salaud de la baiser et de le mettre dehors.

Il me fait carrément peur, je lui monte un bateau du genre « mes parents vont débarquer pour m’aider à réparer ma porte et aller parler à mon voisin, faut pas que tu sois là ! ». Il m’a regardé avec des yeux noirs, des yeux de fou…

Je ne savais pas quoi faire pour qu’il parte sans me foutre sur la gueule… Je me voyais mal rappeler les flics qui m’avaient vu avec lui quelques heures plus tôt bras dessus, bras dessous. Non, je me suis foutu dans la merde tout seul, je vais m’en sortir tout seul.

Au bout d’une heure trente d’un manège d’enfer, il finit par demander de lui filer du fric. Je comprends pas trop pourquoi je devrais le payer, il me répond que vu que j’ai juste voulu baiser avec lui je devais payer !

Je m’énerve même pas, non je suis à la fois tétanisé par la peur, et abasourdi par une telle demande…

Je lui réponds que j’ai pas d’argent, et qu’il doit partir de suite, que maintenant je ne suis plus gentil… J’ai dû prendre une voix différente, sans pour autant crier, parce que son regard a changé. Il a arrêté d’essayer de m’intimider, il m’a juste demandé à aller à la salle de bain.

Pendant ce temps j’étais dans la cuisine. Quand je suis revenu dans le salon, il était devant ma porte d’entrée, et il m’a dit « bon on se dit au revoir quand même ? », je lui ai tapé la bise, il m’a lancé un regard que je n’ai pas su interprété sur le moment.

Quand j’ai refermé la porte, je me suis rendu compte de suite qu’il manquait quelque chose chez moi, il était parti avec mon iPhone.

Je suis descendu en courant, je l’ai vu au bout de ma rue, je l’ai appelé, il s’est retourné, m’a fait un doigt et s’est jeté dans le carrefour plein de circulation, je l’ai perdu de vue.

J’ai compris à ce moment que le regard sur le pas de ma porte voulait dire « je t’emmerde, j’ai eu ce que je voulais connard ! ».

Voilà comment dans le même dimanche, je me suis retrouvé à sortir de chez moi en catimini pour éviter mon voisin, dépenser de l’argent que je n’ai pas en boite, appeler un serrurier pour ouvrir ma porte vandalisée, et voler mon portable par le mec que j’avais ramené chez moi.



Y a des jours comme ça…

Aujourd’hui (lundi) j’ai été incapable de sortir de chez moi, je suis resté dans mon lit 24h d’affilées. Demain (mardi), je vais aller porter plainte pour le téléphone et la serrure.

Entre-temps, mon père, excédé par mon voisin, a téléphoné à l’agence qui gère l’immeuble pour leur proposer un deal. En gros il veut qu’ils me trouvent un appart dans un autre de leur immeuble sans me faire payer de frais d’agence… Je pensais qu’ils l’enverraient chier sans autre forme de procès, mais non.

En fait le voisin m’a dit plusieurs fois qu’il avait envoyé des courriers au syndic pour me dénoncer, et qu’ils étaient de son côté. Je m’étais étonné de rien n’avoir reçu en retour, je pensais donc qu’ils s’en foutaient du moment que les gens payent leur loyer…

La nana de l’agence a expliqué à mon père qu’ils n’étaient au courant de rien, que j’aurais dû me plaindre. Ils ont demandé à ce que j’envoie copie des plaintes que j’avais déposé contre lui pour violence et vandalisme (même si dans les faits pour le vandalisme je n’ai pas de preuve que ce soit lui). Après quoi ils lui écriront pour lui rappeler que vivre dans un immeuble implique de vivre en collectivité, que des voisins ça fait du bruit, c’est normal, et que rien ne justifie son comportement.

Et, cerise sur le gâteau, même s’ils ne semblent pas être enclin à m’aider à déménager, ils m’ont fait un bien fou en nous apprenant que le voisin a déposé son préavis pour le 2 janvier 2010.

Trois mois, il faut que je tienne trois mois, et je pourrais enfin aller pisser sans avoir peur qu’il vienne me casser la gueule !

En même temps, si je dois faire venir un serrurier toutes les semaines, ça va me coûter cher de vivre ici… Je pense qu’il a fait ça, parce qu’il sait qu’il part et qu’il peut se lâcher sans rien craindre en retour. Après tout, il m’a cassé la gueule et à part une convocation au commissariat il n’a eu aucun problème. À sa place, je me sentirais tout puissant aussi…

Pour ce qui est de ramener un mec chez moi après une soirée, j’ai déjà eu le droit au viol, là c’est le vol, je pense donc avoir fait le tour avant la mise à mort dans ma cave ou ma baignoire, donc je vais définitivement arrêter…

Je baiserai en semaine, sobre, et après avoir emmener le mec au ciné, comme des gens normaux !

dimanche 4 octobre 2009

Introspection

Samedi soir, je passe la nuit devant la tv. C’est triste à en mourir, mais vital ! J’adore sortir, rencontrer des gens, voir mes amis, boire et plus si aff, mais voilà, j’ai abusé et là je suis coincé.

Comment ? Ben tout c’est simplement que je ne me souviens plus quand je me suis vraiment amusé la dernière fois…

Tout ce que je suis capable de faire c’est boire et me droguer à outrance jusqu’à plus soif, jusqu’à me boucher les narines, jusqu’à en devenir parano à la limite de l’overdose. Bref, la défonce ça marche, mais ça me fout juste en l’air sans que je puisse en tirer une quelconque jouissance.

Je ne m’amuse plus, j’oublie, je me défonce, je ne m’éclate plus…

J’oublie les soirées, les gens que je croise. Je raconte n’importe quoi à n’importe qui. Je m’emporte, je suis tour à tour triste et euphorique. Je suis juste déconnecté de tout sans être capable de rien apprécier.

Je ne m’aime pas beaucoup en ce moment. Ce n’est pas une grande nouvelle. J’ai tellement abusé de toutes ces substances « sociabilisantes » que je suis incapable de sociabiliser sans. Comprenez que pour être « moi-même », pour retrouver mon caractère « normal », je suis obligé d’être défoncé.

Finalement, je suis en perpétuelle descente. Descente de plus en plus difficile à gérer. De plus en plus longue. Et le seul moyen que j’ai d’en sortir, c’est de recommencer. Depuis quand je ne suis plus moi-même ? Je ne sais pas trop. Je dirais que je n’ai pas vraiment sorti la tête de l’eau depuis le début de l’année.

Mais en fait ça date de plus longtemps. Je me suis mis à glisser sur cette pente dangereuse mi 2006, j’ai perdu pied début 2008, j’ai totalement déconnecté début 2009, serais-je mort avant 2010 ?

J’en suis de plus en plus convaincu…

Une copine m’a dit cette semaine « mais tu sais que des gens meurent en vivant comme nous ! ».

Oui, je suis mortel, ça serait bien de m’en rappeler…

Tout ce que je fais ne peut pas être sans conséquence pour ma santé, mais ce discours n’a aucun impact sur mon subconscient (ni sur ma conscience d’ailleurs). J’ai été anorexique, je m’en suis sorti parce que j’ai eu honte du regard que mes parents avaient eu le jour où ils sont venu me chercher au fond de mon lit alors que j’étais en train de mourir d’une grippe intestinale (quand on pèse moins de 60 kg pour 1m94, ça peut rendre très malade une petite grippe intestinale). Je me suis sorti de ma dépendance aux médicaments parce que j’ai eu honte le jour où mon petit frère m’a trouvé à moitié inconscient au milieu de mon salon alors que je tentais d’aller aux toilettes.

Alors il faut que j’ai honte de mon addiction actuelle pour franchir le pas vers la « guérison » ? Oui sûrement… Mais jusque-là j’en ai fait suffisamment pour avoir honte une vie ou deux, et pourtant rien n’a marché encore.

Aujourd’hui je devrais me focaliser sur ce problème. C’est le déclencheur qui me permettra de rebondir professionnellement, et c’est ça qui me fera sortir de ma catatonie. Le professionnel ça a toujours été le plus important pour moi. Pour certains c’est l’amour, la famille, le fric, moi c’est le boulot, c’est la seule chose qui me fait réellement bander !

Tu me donne le choix entre être ministre ou gagner à Euromillion, je prends le poste de ministre !

Bizarre non ?

Mais j’ai un autre problème qui m’empêche de vivre depuis 6 mois maintenant et que personne ne comprend et ne semble prendre au sérieux au final. Ce qui me rend d’autant plus fragile finalement… C’est mon voisin !

Depuis le début de l’année, je ne me sens pas bien chez moi. Et me sentir bien chez moi c’est une des choses les plus importantes pour moi. Tout le monde ici semble savoir ce qu’il se passe dans mon appartement. C’est forcément ma faute, je fais forcément toujours du bruit, je mérite ce qui m’arrive même !

Alors je ne me défends plus, non c’est épuisant. Ce discours à la con m’est servi par tout le monde, donc je m’incline. Oui c’est ma faute. Je mérite d’avoir un voisin qui vient sonner chez moi parce que j’ose me lever la nuit pour pisser. Je mérite d’avoir des mots collés sur ma porte dénonçant mon manque de civisme parce que j’ose avoir une relation sexuelle en dehors des heures de bureaux. C’est normal que mon voisin me menace physiquement parce que mon « mode de vie » le dérange. Et enfin, c’est d’autant plus logique que la police accorde du crédit uniquement à ce qu’il dit.

Après tout, je ne suis qu’un jeune con !

Un jeune con qui a porté plainte pour violence et à qui on refuse de porter secours quand il est menacé parce que « les forces de l’ordre ont autres choses à faire monsieur ! ». Moi quand j’appelle parce qu’il vocifère des insultes à travers ma porte pendant 8h d’affilées ils ont autre chose à faire, par contre quand il appelle parce que j’ai « claqué la porte de façon ostentatoire en rentrant de boite un dimanche matin », là j’ai 4 flics qui sonnent dans les 10 minutes en me faisant les gros yeux !

Si seulement j’étais aussi irrévérencieux qu’on veut bien le dire et le faire croire. Si j’étais aussi grande gueule et snob qu’on le raconte. Si j’étais ce que l’on m’accuse d’être (et qui par ailleurs justifie tout ce qui m’arrive). Ça ferait très longtemps que ce connard serait calmé par voie légale ou pas !

Mais non, depuis 6 mois, je me fais de plus en plus petit. Jusqu’à refuser de rester chez moi. Alors je sors, je sors et je sors. Au moins quand je suis en boite, je ne fais pas de bruit chez moi. Je ne risque pas de me faire taper sur le pas de ma porte par un psychopathe que j’ose réveiller en osant rentrer de boite à 7h du matin !

Et au fond de moi, je sais bien que si je trouve un boulot à temps plein, qui me plait, ça ne fera que rallonger la peine. Il me faudra au moins 6 mois pour économiser de quoi déménager. Et si je passe 6 mois de plus ici, je vais devenir complètement fou…

Je suis un petit garçon apeuré qui appelle sa maman quand il fait une crise d’angoisse parce que son voisin vient de sonner chez lui à 7h du matin « juste pour vous réveiller comme vous le faites depuis deux ans toutes les nuits ! ».

Il n’y a qu’une solution : lundi je vais chercher une ordonnance et je me re-fous sous calmants.

Ça fait 2 ans que je m’empêche de replonger, là je ne peux plus y échapper !

jeudi 3 septembre 2009

Debrief’, part. 2

Suite de l'article d'hier...


Le chômage, un état d’esprit, un choix de vie !

Juste après ma semaine en enfer fin juillet, je remarque un message sur mon répondeur, il était là depuis quelques temps sûrement, j’ai passé quelques jours à ne pas me souvenir comment fonctionnait l’iPhone !

Le message disait quelque chose comme ça :

« Bonjour Monsieur Gauthier, je suis M Bidule-truc, directeur du lycée Machin-chose, j’ai trouvé votre CV en ligne, et comme je suis à la recherche d’un professeur pour la prochaine rentrée, j’aimerai vous rencontrer ! »

Ah bon…

Ben si maintenant on trouve du travail sans en chercher, mais où va-t-on ?

Ndlr : Le premier qui répond « Dans ton cul ! », je le sodomise avec la Senseo que MisterBitch m’a prêté !

Le lendemain, j’étais donc tiré à quatre épingle dans le bureau du proviseur d’un lycée privé dans un quartier chic de la capitale. Et après 1h d’entretien où il ne m’a ni demandé mon extrait de casier, ni mes diplômes, je suis reparti avec l’emploi du temps pour la rentrée 2009.

J’ai donc un mi-temps pour la rentrée, ça s’est sûr, il faut juste que j’en trouve un autre vu que je n’ai pas un mi-loyer à payer mais bien un complet !

Ndlr : je pourrais être un pédophile en probation avec un CAP charcutier, il m’aurait engagé quand même vu qu’il n’a rien vérifié ! Ça m’angoisse sur le type de gamin que je vais avoir… Ou alors, c’est les parents qui devraient angoisser, sachant ce qu’ils payent, on m’engage, moi, pour m’occuper de leurs rejetons privilégiés ? Je me gausse…

Entre-temps, j’ai décidé de relancer la machine à CV, j’en ai envoyé je ne sais combien au MAE (ils recrutent plus de contractuels que de fonctionnaires, merci Sarko !).

Je me dis qu’il faudrait que je relance certains contacts politiques, à supposer qu’ils se souviennent de moi… À ce propos, ça n’a rien à voir, mais mon ancien député de chef m’a envoyé une carte postale de son lieu de vacances, ça m’a fait hurler de rire ! J’aurais pu lui envoyer un mms de mes pieds dans l’eau si j’avais su !

Bref, la vie pro, elle est en route, mais elle a encore besoin de quelques bonnes nouvelles pour éviter de mal finir la prochaine catégorie.


Ma vie à Paris ?

Cet été fut riche en rebondissement dans le feuilleton préféré des français : mon voisin psychopathe et moi.

Après m’avoir cassé la tronche sur le pas de ma porte en mars, je ne l’avais quasiment pas revu. Je pense qu’il devait se faire petit suite à mon dépôt de plainte. Après une confrontation bien déplaisante en juin, il a, semble-t-il, repris du poil de la bête.

En effet, on est revenu à nos habitudes, à savoir qu’il vient frappé deux fois par jours à ma porte pour me déverser un flot ininterrompu d’insultes en tous genres.

Quelques exemples pour vous aider à vous faire une idée :

Un matin, quelqu’un sonne à 7h30, ça me réveille mais je ne vais pas ouvrir. Le soir, mon voisin psychopathe sonne aux alentours de 21h30, cette fois j’ouvre. Il me dit que je fais du bruit, que je l’empêche de dormir, que je suis insupportable, mal élevé, etc… Je m’offusque de la chose, en précisant que je venais de passer 35 min dans mon bain et que de toute façon à 21h30 j’avais encore le droit de pisser sans lui demander son avis ! Là il me dit qu’en fait je l’ai réveillé la nuit précédente, et que c’est pour ça qu’il est venu sonner à 7h30, pour me réveiller et me faire comprendre à quel point c’est désagréable ! Donc, en fait, j’ai dû me lever dans la nuit pour pisser (je ne vois pas d’autre explication, à moins qu’il y ait eu une teuf organisée dans ma cuisine sans que je m’en rende compte), et monsieur sonne avant de partir bosser pour me faire chier ? Ça présage rien de bon…

Effectivement, mon sentiment fut vérifié, le mois qui suivi fut riche en intervention du voisin ! Un soir, il revient me voir pour me dire que j’ai fait du boucan toute la nuit et qu’en plus je ne suis pas allé ouvrir quand il a sonné pendant plus de 15 minutes. En fait je n’étais pas là cette nuit-là, il pouvait effectivement sonner tout ce qu’il voulait. J’en ai profité pour lui dire « vous voyez, tous les bruits de l’immeuble ne viennent pas de chez moi ! »

Un matin, je rentre d’after avec Bradshaw et Baron Rouge, comme la veille il y a eu une énorme soirée dans mon immeuble et qu’aucun flic n’est venu, j’ai supposé que le psychopathe était en vacances. Raté, il était bien là. Il vient donc m’insulter, et on discute cette fois (en fait je me suis pas énervé, et je sais pas pourquoi mais ça a fini par le calmer et donc on a pu causer). Je lui fais remarqué qu’il appelle les flics quand je vais pisser, mais que quand un voisin invite 50 personnes sur son balcon jusqu’à 3h du mat’, que les gens hurlent et que la musique est à fond, il ne dit rien ! Bref, j’en viens à apprendre que c’est sa grosse qui lui fout une pression d’enfer pour qu’il n’y ai aucun bruit dans leur appart parce qu’elle fait des migraines. Je comprends au passage pourquoi tous les volets sont toujours fermés chez lui. Je lui fais remarqué que je ne fais pas de soirée chez moi, qu’il n’y a pas de bruit, si ce n’est le bruit de mes pas ou des portes ou du lit qui grince (^^). Il reconnaît qu’il n’aurait jamais dû me frapper et qu’il s’y est très mal pris avec moi à toujours appeler la police et envoyer des lettres anonymes plutôt que de venir me parler. Je suis tellement content de cette discussion, que je me dis que les ennuis sont finis et qu’on va pouvoir vivre en bonne intelligence (je promets de pas faire de soirée, chose que je fais déjà depuis plus d’un an au final, et il promet de pas venir me faire chier dés que je pète au lit !).

Forcément, ça n’a pas marché. Un dimanche, je suis assis sur mon canapé en train de discuter avec un garçon, il est 8h du matin, il n’y a aucun bruit dans l’appart, mais il vient quand même sonner. Là on s’est violemment engueulé, parce que franchement c’était de l’abus complet ! S’en ai suivi des menaces, des coups dans ma porte, et cerise sur le gâteau il a sonné chez moi toutes les demi heure jusqu’à 13h pour, je cite « me pourrir mon dimanche ».

J’ai caqué, mais complet. Je suis parti de chez moi en courant, avec ma valise sous le bras, j’ai prévenu mes gentils voisins qu’il m’avait menacé (au cas où il me saignerait dans l’escalier), je suis parti chez 7h48 avant de prendre le train pour m’enfuir dans le sud pour un temps indéfini.

J’ai tellement flippé au final, que je ne voulais pas revenir. Je voulais retourner vivre chez mes parents, le temps de mettre quelques sous de côté en bossant dans le secteur, puis reprendre un appart. J’envisageais même de retourner vivre de façon plus définitive dans le sud et de quitter Paris.

Mais voilà, il y a un autre paramètre que je n’avais pas pris en compte : mes parents !



La suite demain...

jeudi 12 mars 2009

Pour faire plaisir à mon voisin...

... j'ai acheté un tapis supplémentaire... Bientôt on ne verra plus mon super parquet d'ailleurs ! Mais là faudra pas qu'il vienne me dire qu'il m'entend quand j'ouvre le canapé pour dormir...

Je vous ai fait une photo pour vous montrer, je n'ai pas remis le couvre-lit en entier pour que vous puissiez juger par vous même qu'il y a aussi un tapis sous le canapé...



Bref, me voilà équipé au mieux je pense...

Je mange pas cette semaine, mais je suis équipé...




ps: par contre je surkiffe de marcher pied nu là dessus, je sais pas si on voit bien sur la photo mais c'est un tapis à poil tout long ! (l'horreur que ça va être à nettoyer ça d'ailleurs...)

mercredi 11 mars 2009

L’apocalypse a bien eu lieu

Samedi soir, je subis donc le débarquement de deux toulousains en partance vers le Japon. Comme convenu on fête ça dignement. Comme prévu ça ne se fera pas chez moi pour cause de voisin pointilleux sur le règlement toussa toussa…

MonsieurF se propose donc gentiment de nous prêter son chez lui. Et après avoir récupérer mon couple de futur apatride, Bradshaw et MisterBitch nous filons donc nous poutrer joyeusement la face quelque part dans Paris avant d’échouer au Banana pour faire honneur au vodka club !

Je vous passe les détails, ils sont relatés chez MisterBitch d’une façon qui ne mérite pas que je reprenne le plus gros (oui suis faignant !), je préciserais juste que je n’ai dragué personne et que surtout personne ne m’a dragué. Je suis définitivement plus coté à l’argus de la tafiole !

Ndlr : faut dire qu’avec 5g dans chaque bras, un œil qui se ferme tout seul et un filet de bave qui s’échappe de ma bouche à chaque fois que je tente d’articuler quelque chose, je ne suis pas au top de ma sexitude !


Je rajouterai aussi que j’ai failli me faire casser la tronche par un hétéro chatouilleux qui n’a pas apprécié que je demande en rigolant à sa copine s’il suçait ! Ben quoi ? Z’ont pas d’humour ces hétéros ? Tss tss…

Je lui ai gentiment (mais fermement) rappelé qu’il était en terre ennemie ici, et que si l’humour graveleux d’une tafiole imbibée le dérangeait, il n’avait qu’à aller tenter de pécho de la grosse velue au Métropolis. Ça aussi il l’a mal pris, il m’a suggéré qu’on aille régler nos comptes dehors.

En toute bonne tafiole courageuse que je suis, je me suis ruée sur le personnel en disant « le monsieur là, il veut casser du pédé, faudrait pas le mettre à la porte ou tout du moins lui rappeler de rester poli quand on l’insulte ? ». Chose qui une fois faite me permettra de pavaner en toute sécurité jusqu’à la fermeture sous le regard noir de mon nouveau meilleur ami « l’hétéro sans humour ».

Entre deux coupes de champagnes, je crée des liens avec des gens, je finis par embrasser un mec au moment où mes amis me forcent à partir, forcément… Je lui balance mon numéro et je me sauve.

Après avoir jeter une 7h48 dans un taxi avec un taux d’alcool indécent dans le sang, on dévalise un macdo et on file se coucher.

Il est 8h, on est mort.

C’est moche de vieillir !

Mention spéciale à MonsieurF pour le prêt de son appart. Mention ultra-spéciale pour la fin de sa vie sociale cordiale avec ses voisins (on a quand même montré nos fesses à la fenêtre, on a aussi hurlé sur du Marilyn Manson et bien sûr on a hurlé sur les Spice Girl !). Bref, MonsieurF, il roxxe sévère et pour ça je le respecte ! (et que dire du ménage, le pauvre…)

Une fois chez moi, je défais mon lit, je gonfle le matelas pneumatique pour coucher mes invités, on se met en tenu de combat (pyjama pour moi, boxer pour eux) et on se roule dans nos couettes. Enfin le repos du guerrier tant mérité et attendu…

La gueule de bois s’annonçant sévère on se shoote à l’aspégic et je prévois deux litres d’eau au pied de mon lit en plus des kleenex. Je suis fin prêt à affronter les prochaines 8h d’enfer qui s’annoncent !

Mais, parce qu’il y a toujours un mais, s’était sans compter sur mon voisin. Pour faire court, et parce que je ne veux ni ne peux entrer dans les détails, il m’a cassé la gueule sur le pas de ma porte.

Voilà.

J’ai bien fait de le nommer « le voisin psychopathe » la dernière fois.

Depuis je reste cloîtré chez moi, je n’en sors que pour les expertises médicales et les visites au commissariat. Une fois que tout ça sera fini, je vous raconterai, enfin je pense. En attendant mon médecin m’a prescrit quelques médicaments pour calmer mes angoisses et mes douleurs. Je suis shooté en permanence. C’est drôle. Ça faisait longtemps qu’un médecin n’avait pas joué au dealer avec moi…

Je vais peut-être être un peu absent ou tout du moins distrait par tout ça cette semaine.

Je mets mes japonisants dans l’avion ce matin, après ça je suis tout seul chez moi. j’en suis malade. Je pense que je vais rentrer quelque temps chez ma mère. Je ne me vois pas rester chez moi et prendre le risque de le croiser.

Non vraiment pas…

Personne ne veut venir dormir chez moi cette fin de semaine ou m’adopter pour quelques jours ? Non ? Je suis une fée du logis… Et moi je ronfle pas !







Ps : j'inaugure une nouvelle catégorie "le voisin psychopathe" j'ai tenté de répertorier toutes les fois où je fais mention de ces frasques...

jeudi 5 mars 2009

Que faire ?

Depuis que mon voisin s’est montré samedi, je m’interroge. Pas sur la réponse à donner à ses élucubrations, non mais à ce que je dois faire de ma soirée de samedi à venir. Je m’explique…

J’ai planifié une soirée samedi soir chez moi depuis mi-janvier pour une occasion unique et très particulière donc (vue qu’elle est unique). En effet, Mister Big et sa moitié, Mister Q, partent vivre au Japon. Etant donné que les vols Paris-Osaka ne sont pas vraiment donnés, je ne pense pas les revoir de sitôt.

Comme je suis pas le seul dans ce cas, toute la joyeuse troupe du vodka club souhaite leur dire au revoir d’une façon digne et mémorable. Comme ils passent par Paris pendant 4 jours en ce premier week-end de mars, je me suis logiquement dit « ben alors le samedi où ils sont là, c’est soirée de départ à la maison de moi ! »

Mais ça, c’était AVANT que le voisin psychopathe ne débarque…

Il est clair que s’il est venu m’aboyer dessus et qu’il m’envoi des recommandés, c’est parce qu’il veut m’intimider. Et pourquoi il se réveille au bout d’un an et demi ? Parce que les flics l’ont certainement envoyé chier et qu’il se retrouve un peu dos au mur.

Donc théoriquement je ne prends pas beaucoup de risque à recevoir quelques amis chez moi. au pire il fera quoi ? Me taguera encore la porte ? Me mettra du caca dans ma boite aux lettres ? Me clouera un pigeon cuit sur la porte ? Bref, pas grand-chose de bien dangereux dans le fond…

Mais, parce qu’il y a toujours un mais, je suis en attente de jugement pour un PV que j’ai eu le soir de mon anniversaire (au mois de mai de l’année dernière), et tant que je suis sage je ne risque pas grand chose. Le juge risque de classer l’affaire sans me faire payer d’amende vu que c’était la première et dernière fois et patati et patata.

Mais, donc, si j’en prends un autre, là je vais avoir des ennuis. Et j’ai pas trop les moyens de payer une amende en ce moment…

Oui parce que les soirées du vodka club ne sont pas les plus calmes qui soient, surtout quand on fête quelque chose de si particulier, surtout quand on écoute du Britney, surtout quand on est plus de 20 !

Je ne sais quoi faire…

J’ai fait le tour de tout le monde et personne ne veut ou ne peut le faire chez soi, donc il ne reste que 7h48 et moi. Et les deux on est pas super chaud… Parce que même si on ne danse pas, même si on ne met pas de musique, 20 personnes qui parlent ça fait du bruit. Et puis faut laisser la fenêtre ouverte (tout le monde fume), donc ça s’entend encore plus…

Tous les jours depuis lundi, je me dis « ce soir il faut que tu aies pris une décision ! », et tous les soirs je me dis « bon je verrais demain ». À ce rythme on va rapidement arriver à samedi quand même…

Bon allez, ce soir j’aurais trouvé une idée !




Ps : c’est la première fois que je me prends autant la gueule pour organiser une soirée, d’habitude j’en ai un peu rien à foutre du voisinage… Oh, non, ne vous inquiétez pas, ça ne veut absolument pas dire que je deviens adulte ou autre, c’est juste une question de calendrier, ça serait dans 15 jours j’en aurais rien à foutre, là c’est juste la proximité des événements qui m’angoisse…

mercredi 4 mars 2009

Mon voisin, mon amour

Voici le retour de votre sitcom « Gauthier et son voisin psychopathe ». Souvenez-vous, dans le dernier épisode Gauthier était convoqué au commissariat suite à un dépôt de main courante de la part de son voisin préféré pour tapage nocturne. Grâce à cette audition, qui ne sera suivie d’aucune amende ou réprimande, Gauthier avait obtenu ce pourquoi il aurait vendu sa mère sous forme de jambon séché : le nom du voisin qui lui pourri la vie depuis un an et demi.

Servez-vous votre vodka, prenez votre pop-corn, attention, voilà la suite !

Décor : samedi soir, Gauthier reçoit dans son appartement un échantillon représentatif de la tafiolitude parisienne, à savoir MisterBitch et Bradshaw. De la vodka et de la musique pour jeter l’ambiance, il est 22h.


J’adore toujours autant faire la fête chez moi, c’est vrai, je mets la musique que j’aime, je bois ce que j’aime, je reçois qui je veux, et si je suis trop bourré pour bouger, je peux m’endormir dans ma baignoire sans être obligé de me taper 1h de transport !

Samedi à 22h, on commence à être un peu saoul. Je décide de faire plaisir à MisterBitch, et sur un coup de tête, je mets la musique à fond pour danser. Je ne le fais jamais, pas que je tienne à respecter la tranquillité de mes voisins, non, mais pour vraiment pousser le son chez moi il faut que je tire un câble de la chaîne hifi et en général j’ai la flème de le faire !

Mais là je suis en forme, donc je branche l’iMac sur la chaîne et j’envoie le caca. La dernière fois que j’ai utilisé ce dispositif sonore c’était pour mon anniversaire, en mai donc (et après on va me dire que je fais du bruit tout le temps, voyez bien que c’est faux !). Donc nous voilà en train de danser sur Priscilla puis Lady Gaga (oui on a toujours des goûts musicaux de merde).

C’est extrêmement bruyant, on danse, on hurle, on saute, ça dure 10 minutes. Les meilleurs blagues sont les plus courts, donc c’était prévu pour ne pas durer plus de trois chansons. Au moment où je baisse le son et où j’attrape mon verre en rigolant de ce grand moment de n’importe quoi qu’on vient de vivre, j’entends ma sonnette retentir.

En fait s’il m’a fallu 45 sec pour aller ouvrir, la sonnette a retenti 45 sec. J’en suppute donc que la personne qui sonne est relativement énervée (oui je suis médium intérimaire). J’ouvre en me parant de mon plus beau sourire, et je tombe nez à nez avec un monsieur qui a les yeux injectés de sang.

- Bonsoir, je suis M. Tartampion, votre voisin du dessous, vous n’en avez donc réellement rien à foutre de faire du bruit en permanence au mépris des règles et des lois ?
- M. Tartampion ! (je force encore plus le sourire) Je suis ravi de faire enfin votre connaissance ! Bon alors, pour les tags sur ma porte et les lettres anonymes on fait quoi ?
- …


Oui j’aime provoquer, surtout que lui je l’attendais de pied ferme ! S’en est suivie une diatribe de sa part, je n’ai pas plus en placer une, il m’a traité de tout, me menaçant des flammes de l’enfer si je ne changeais pas au plus vite de comportement. J’ai quand même réussi à lui en placer une ou deux dont je suis très fier, à savoir : « si vous ne supportez pas les bruits de voisinages, retournez dans la Creuse ! » et mon préféré « la police s’excuse de me déranger à chaque fois que vous les appelez ! ».

Il est parti en hurlant (et ça c’est pas gentil pour mes voisins gentils qui n’avaient rien demandés !) « vous m’avez vu, c’est la première et dernière fois, je vous ai filmé, je saurais me défendre et faire valoir mes droits ! Je ne vous souhaite pas une bonne soirée ! », et il ramasse la caméra qu’il avait planqué dans un recoin de mon couloir.

J’explose de rire en lui souhaitant une agréable nuit…

Donc il m’a filmé pendant qu’il m’insultait (c’est vachement utile pour me faire un procès ça). Je pense qu’il devait avoir peur de moi, il s’est dit que si je lui cassais la gueule il aurait une preuve… Je sais pas trop en fait…

Bref, la soirée continue, il revient 2h après, et en remet une couche, cette fois il ne me filme pas et me parle beaucoup plus poliment. Il me ressert le même plat avec les bruits de talons toute la nuit, les meubles que je déplace, la musique et les bruits de voix… Et ce tous les soirs depuis un an et demi.

C’est bien connu, ma passion c’est de déplacer une armoire normande en talon aiguille à 2h du matin le tout en écoutant Britney à fond et en hurlant en Tchèque !

Ndlr : il entend peut-être des voix en fin de compte, parce qu’en tout cas c’est pas moi ! Je devrais lui suggérer un bon psy !


Enfin bref, il est fou, je lui ai dit qu’il fallait qu’il arrête de faire une fixation sur moi et qu’il se trouve un hobby. Et hier j’ai reçu une lettre recommandée m’enjoignant, je cite « très officiellement de cesser de faire du bruit le soir et la nuit ».

J’aimerais vous la recopier ici, c’est tellement drôle (et plein de fautes). J’y apprends qu’il a déposé un nombre incalculable de main-courantes contre moi. Il me ressort la même rengaine que samedi soir en me parlant de mon mode de vie, de ma façon d’être, etc… Bref je me fais traiter de sale pédé alcoolique en fin de compte (snob et puant aussi, oui il me l’a dit ! ah je ris…)

Alors je fais quoi ? Je continue à vivre ma vie (c’est-à-dire rejouer le match armoire normande / buffet auvergnat tous les soirs sur fond de techno moldo-slave), je me calme et me cloue du feutre sous les pieds aussi pour plus faire de bruit (j’en ai déjà sous tous mes meubles en plus des tapis !), ou je contre-attaque ?

Hum… Ça demande réflexion non ?

Je crois que je vais contre-attaquer…

La suite au prochain épisode ! En attendant n’oubliez pas : mangez un ours pour sauver les saumons !

mercredi 28 janvier 2009

Décidément, j’aime la campagne

Lundi soir, j’avais donc une soirée crêpe de prévue. Avec ma 7h48 sous le bras et un peu d’alcool dans le sang, je vais chez un pote pour bouffer et picoler gentiment. Tout le monde taffant le lendemain matin, c’était une soirée sans risque de débordement.

Ah ah ah ah ah ah

Pour vous la faire courte (mais bonne), on a mangé une ou deux crêpes chacun et bu un ou deux litres chacun. Vous imaginez l’ambiance décontractée à seulement 22h ! Ça commence à danser, à hurler, enfin ça s’amuse quoi.

J’ai perdu le contrôle assez tard personnellement, beaucoup plus tard que les autres participants, mais je l’ai perdu quand même.

On a réveillé la moitié de l’immeuble, grandiose !

Après un usage abusif de substances illicite, on décide d’aller finir la soirée chez moi. Le mec chez qui on est bosse, donc il faut dégager. On traverse Paris comme on peut. On s’installe chez moi avec plein d’alcool et autres. D’autres gens nous rejoignent.

On squatte gentiment là jusqu’à 5h30 du matin. Et quand je dis gentiment, c’était vraiment gentil, on discutait juste, la musique s’entendait à peine et tout le monde était pied nu (de toute façon tout le monde était avachi les uns sur les autres, il n’y avait pas beaucoup de mouvement, sauf pour attraper un verre), et chose miraculeuse, j’avais laissé fermé toutes les fenêtres pour qu’on ne nous entende pas.

Ben devinez la suite ?

Bingo : les flics !

Il faut vraiment que je choppe ce voisin de mes couilles. Mais vraiment. Je sais pas ce que je vais lui faire à lui, mais putain qu’il m’énerve ! Les flics qui donc s’excusent de venir vu que manifestement on est très sage, ils me conseillent juste de parler à voix basse. Mais attend ça commence à bien faire leur connerie merde !

Si ce connard de mes deux il supporte aucun bruit, il va vivre dans la Creuse ! Est ce que je fais un procès à tous les gens qui passent dans ma rue et que j’entends ? Est ce que je fais chier ma voisine qui vit en talon aiguille ? Est ce que j’envoie les flics pour le bébé qui pleure 24h/24 ?

Non, je vis en ville et j’en accepte les conséquences !

Bref, une fois les flics repartis je vois tout le monde s’activer pour retrouver ce qu’ils avaient planqué un peu partout chez moi ! Merci les amis, ça me fait super plaisir que vous vous déchargiez chez moi… Bref, le jour où les gens comprendront que les flics ne peuvent pas entrer chez toi dans ce genre de cas, ils stresseront peut-être moins !

Aux alentours de 6h du mat’ on décolle. Et c’est là que ça devient drôle. D’abord on se fait déposer par un des mecs qui étaient avec nous à une entrée de Paris. Il est aussi défoncé que nous, donc il ne veut pas conduire dans Paris. On se retrouve donc à marcher une demi heure avec la sale môme et une autre fille. Autre fille qui est très, mais alors très morte, tant et si bien qu’on a beaucoup de mal à la focaliser sur « comment marcher tout droit », et surtout sur « où habites-tu ? ».

Mais comme avec la sale môme on est des killeurs, on arrive à la ramener chez elle. Ensuite on file chercher une copine qui avait passé le début de soirée avec nous mais qui avait dû aller dormir parce qu’elle avait un entretien ce matin. Et devinez qui doit la conduire à l’entretien ? La sale môme… Je me propose de suite pour l’aider à passer le temps pendant qu’elle sera toute seule à attendre.

Donc on récupère la fille. Elle prend son petit-dèj avec ce qu’on lui amène (et non ce ne sont pas des croissants, c’est plus farineux on va dire). Direction le lieu de l’entretien. Tout le trajet on tape dans la voiture. Dieu qu’on est fou, on aurait dû mourir, quand j’y pense…

Je commence à trouver le trajet bien long, puis le soleil se lève, alors je finis par demander où on va, et là je réalise : on est dans le fin fond du 78. Un truc paumé comme on n’en voit pas ! On se serait cru en Auvergne… L’horreur… On peut dire qu’en 24h j’aurais eu ma dose de verdure !!!!

On débarque dans le PMU du village, le nez plein à 8h du mat pour prendre du champagne, malheureusement l’autochtone ne prend pas la CB et le seul DAB du village est en rade. Qu’à cela ne tienne, on prend d’assaut l’épicerie et on se fini dans la voiture sur le parking.

On a fait un safari photo dans les rues du village, dans les champs, sur la route principale. Bref on était déf et c’était bien drôle la campagne comme ça. Par contre on a été très triste de ne pas voir de vache ! Je pense que les gens qui nous on croisé ne s’en sont pas encore remis…

Le retour à Paris à 11h sera quand même plus calme (on fatigue à notre âge), j’ai même pioncer dans la caisse (c’te honte). Les filles passent chez moi pour finir les restes. Elles doivent rejoindre Miss Knorr pour sa pause déjeuner. Moi je peux plus. Je reste donc chez moi.

Et que fait un Gauthier à midi complètement détruit ? Il nettoie… Faut vraiment que je me fasse soigner bordel !!!!

J’ai un peu dormi, avant l’arrivé de MisterBitch le soir. Il faudrait pas que je lui fasse trop peur quand même !!!!!

samedi 3 mai 2008

Je vieillis

J’en ai marre, c’est tous les ans la même chose, au début du mois de mai, je prends un an de plus. Si ça continue comme ça, je vais vraiment finir par être vieux ! Mais c’est vrai quoi, pourquoi il faut impérativement vieillir comme ça ? Je peux pas avoir une dérogation non ? Après tout je suis beau et célèbre, je devrais avoir des passe-droits !

Donc me voilà à 27 ans. Putain 27 ans, ça sent le sapin ! Imaginez, dans 13 ans, j’en ai 40 !!!!!!!!!!! Je voudrais mourir… Quand je vois ma vie en ce moment, je me dis que ça ne va pas en s’arrangeant de toute façon. J’ai passé la semaine avec mes parents, on a fait des travaux chez moi, j’ai, entre autre, installé un plan de travail dans ma cuisine !

Et vous savez quoi ? Ben j’ai un orgasme à chaque fois que je regarde ce putain de plan de travail ! Je me dis « ouha je vais enfin pouvoir cuisiner, je vais pouvoir inviter des gens à manger, il faut que je m’achète un service de table correct ! blablabla ».

Moi, prendre un orgasme en pensant à ma cuisine ! Mais c’est la fin du monde ! Il y a pas si longtemps j’avais même pas remarqué qu’il y avait une cuisine dans mon appartement (enfin si, c’est là où je range le coca, mais c’est tout quoi !).

Je vieillis vraiment. Avec ma mère on a fait les boutiques hier, on a tourné dans le 1er et le 4ème arrondissement pour faire toutes les boutiques à la con pour elle et moi. Au bout de 3h j’étais exténué, mais complet. Tant et si bien que j’ai demandé à rentrer chez moi pour me poser 1h avant d’aller au resto !

Mais à quand le déambulateur bordel ?

N’empêche que j’ai vraiment une mère débile, je me dois de vous raconter l’anecdote qui illustre mon propos ! (oui cet article n’a ni queue ni tête et alors ?). Donc je suis dans le BHV Homme hier après midi, et ma maman est assise quelque part en attendant que je me décide entre un jean hors de prix et un autre jean hors de prix !

Mon téléphone sonne, c’est ma maman, je me dis qu’elle a dû descendre fumer une clope et qu’elle s’est perdue :

- Moi : ça coûte pas cher le téléphone !
- Maman : je suis en train de suivre Samantha ou Chantal, je sais pas lequel c’est, il a pas sa perruque, c’est pas facile de le reconnaître du coup !
- … (je sors du rayon et je vois ma mère en train de pister le comédien qui joue Samantha), mais pourquoi tu le suis ?
- Ben pour que tu le vois, tu le vois là ? Hein c’est drôle hein ? Ah j’adore Paris, t’as vu il a l’air comme tout le monde alors qu’il est connu, c’est bizarre hein ?
- Oui sauf que les gens pas connus ne sont pas poursuivis par une provinciale hystérique dans le BHV Homme !


Le moment de honte ultime passé, je me suis remis dans mes emplettes. Pour la petite histoire elle me dira après coup « ah ben je suis contente, ah, j’ai vue Samantha, ah je suis contente d’être venue ! ». Par pitié ne me dites pas que je partage 50% de mon patrimoine génétique avec elle !

Maman, je t’aime…

Bref, tout ça pour dire que je deviens vieux, ce soir, j’ai donc la bande à neuneu à l’appart pour festoyer comme il se doit. À ce propos, il risque d’y avoir quelques meurtres avec actes de barbarie dans mon immeuble ce soir.

Je vous explique, comme je suis gentil, j’ai décidé de prévenir les voisins de la soirée à venir. J’ai donc mis un mot des plus gentils, jugez par vous-même :

Chers voisins,

Ce samedi 3 mai, ça fera 27 ans que je suis sur cette terre. Étant de nature joviale, je profite de l’occasion pour passer un petit moment festif avec quelques-uns de mes amis dans mon appartement. Il se peut donc que vous entendiez de la musique, des voix, des gens qui dansent, qui rient, qui s’amusent en somme !

Si jamais vous étiez dérangé par cette nuisance sonore nocturne, je vous invite à vous faire connaître plutôt qu’à appeler directement les forces de l’ordre (qui doivent quand même avoir autre chose à foutre, les pauvres), ou qu’à tenter de repeindre ma porte et ma sonnette, de façon, certes, très post-moderne, mais complètement inappropriée selon le syndic !

Ainsi au pire je baisse le volume, au mieux je vous offre un cocktail de mon cru !

J’en profite par la même occasion pour vous souhaiter un excellent week-end.

Festivement votre,

Gauthier

Franchement c’était gentil non ? Comme réponse, j’ai vu mon mot arraché, et mon voisin psychopathe qui a posté un truc du style « ça fait 7 mois que vous fêtez votre anniversaire tous les soirs en vous promenant en talon chez vous et en déplaçant les meubles jusqu’à 2h du matin ! »

Je veux bien croire que j’ai pas une vie ordinaire, mais quand même pas au point de déplacer des armoires la nuit juché sur des talons aiguille ! Bref, j’ai collé mon mot 3 fois en 24h à des endroits différents, il l’a toujours arraché en moins d’une heure !

Le truc le plus drôle c’est que d’autres voisins sont venus me voir pour m’assurer de leur soutien dans la lutte contre, je cite, « le psychopathe ». Je dois dire que ça me rassure, parce qu’il me met pas très à l’aise le vengeur masqué (je ne sais toujours pas qui c’est !).

Moralité, aujourd’hui je vais prévenir le commissariat, ce soir, j’aurais sûrement les flics à la porte, peut-être que le psychopathe me repeindra encore la porte, peut-être qu’il déposera un poulet crevé dans un pentacle sur mon paillasson, je ne sais pas.

M’en fous, je ferai la fête quand même, dusse-je passer ma 27ème année en prison ! Non mais…

lundi 12 novembre 2007

Crémaillère open mind

Nous sommes lundi matin, je suis au travail, et je regrette de vieillir. Oui la chouille de samedi se fait encore sentir dans mes vieilles jambes. Bientôt après une cuite il me faudra une semaine de vacances pour m’en remettre, mes 20 ans me manquent…

Vous méritez un résumé, donc on y va. Gagnant en m2 je me sens d’humeur généreuse quand je lance les invitations lundi dernier. Tant et si bien que je n’ai aucune idée du nombre de mes amis qui vont se pointer. Au final je compte recevoir plus de 20 personnes. Dans 30m2 c’est du sport ! Mais on peut le faire.

Dans l’après midi précédant la soirée j’ai fini de défaire mes cartons et j’ai nettoyé. Au milieu de ça, saint gajal et sainte 7h48 m’ont amené cherché un meuble en banlieue (meuble acheté par mes parents le week end dernier, malheureusement il n’était plus disponible). Saint gajal et sainte 7h48 m’ont donc trimballé à travers la banlieue sud, après s’être bien perdu, nous finissons par arriver au dépôt de meuble.

Et là ce batard de gajal et cette connasse de 7h m’ont foutu la honte de ma vie et en faisant des tonnes (non 7h parler cunni-vibro alors qu’il y deux enfants à 2m de toi c’est pas drôle !). Bref eux ils ont ri, moi moins, mais c’est pas grave, un jour je me vengerai…

On revient chez moi, on fait les courses, et on file au resto, forcément on est en retard, donc les premiers invités arrivent alors qu’on est en train de s’empiffrer dans un barbecue coréen. Qu’à cela ne tienne, je pars m’occuper de mes invités, et laisse gajal s’occuper de l’addition (vengeance consommée)

Mes amis arrivent petit à petit, j’ai presque pas de perdus (ils sont doués, bon j’avais fait un super plan aussi !), et la soirée se déroule gentiment. Il y a assez d’alcool pour plonger dans le coma tout un régiment de sous-mariniers en permission. On a bien conscience qu’on ne finira pas tout, mais on s’en donne à cœur joie pour se faire honneur.

J’ai reçu moult et moult félicitations pour la déco de mon appart. J’ai fait sensation, je suis pas peu fier de ça. Oui mon appart il claque, et j’ai la place de faire des soirées sympa dedans, moi heureux !

J’ai un peu perdu le fil de la soirée, mais je sais que j’ai cédé à la demande populaire pour mettre un film sur Pinktv (c’est gratuit le premier mois), et que 10 minutes plus tard quelqu’un de fourbe a mis XXL (cf parenthèse précédente), on a donc arrêté la télé pour être sûr que personne ne vomisse sur le petit écran.

Vers 1h30 la moitié des invités sont parti, et on me fait remarquer que quelqu’un a tagé ma porte et ma sonnette. Etant le seul sinistré du palier, j’en déduis que la soirée a dû déranger un psychopathe. Youpi, j’ai des voisins sympas !

Une demi heure plus tard, les flics viennent, et estomaqués devant le saccage de ma porte et le non-bruit que je fais avec mes amis, ils s’excusent et me proposent de les accompagnés pour porter plainte. Chose que je ferais, mais plus tard, là j’étais saoule et il valait mieux pas que je reste trop longtemps avec des flics.

La soirée se termine vers 3 ou 4h, je ne sais plus vraiment. Les derniers invités s’en vont, et on se retrouve à trois pour ranger et nettoyer le plus gros. Et on boit un verre en regardant Pinktv, le « on » c’est moi et mon petit couple de chouchous.

Il s’en suivra une nuit à trois, pendant laquelle j’ai abusé du poppers (d’où des croûtes disgracieuses sous mon nez ce matin), et où je me suis fait prendre comme une princesse ! Oui moi une fois bourré et popperisé, ben je deviens le plus « ouvert » des passifs. J’en suis étonné moi-même…

Comme quoi tout arrive !

Sur ce je vais aller chercher un petit coussin pour m’asseoir plus confortablement, me mettre une perf’ de caféine, et prier pour que cette journée passe le plus vite possible… Le pire ? Si vous saviez la masse de boulot que j’ai, c’est à pleurer… Et en plus le calendrier politique n’est pas de mon côté…

I will survive…