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mardi 27 décembre 2011

Un Noël marquant

Après mon réveillon plutôt mouvementé, j'ai pris un lexo pour arriver à dormir. Forcément, impossible de me lever avant 11h du mat' ce qui énerve mon père, mais ma mère ayant compris que les événements de la veille m'ayant fortement contrarié, il valait pas mieux en remettre une couche.

On se prépare donc pour aller rejoindre mes grands parents, qui sont en fait les parents de ma mère, ceux de mon père nous ayant déjà quitté comme dit précédemment. On arrive sur place à midi trente, ma grand mère a déjà tout préparé, et on se met à table : foie gras, escargots, chapon, truffade, buche aux fruits. 

Ma mère me raconte un passage de mon enfance que j'avais oublié qui nous fait tous hurler de rire. Quand je dis tous, c'est vite fait : mes parents, mes grands parents, et moi. Mon oncle, sa femme, ma cousine, son mari et son foetus ayant préféré aller skier que de passer Noël avec nous (mon oncle et ma mère sont en froid), et mon frère ayant préféré partir je ne sais où étant fâché avec ma mère et surtout avec moi.

Je vous raconte l'anecdote ? Allez, suis gentil. Donc j'ai trois ans, et je porte déjà des lunettes, mes deux parents sont présent lors de ma rencontre avec un nouvel ophtalmo suite à un déménagement. J'étais un enfant très docile et très gentil, mais il fallait pas me contrarier. Au moment où je m'installe sur la chaise, mon pied touche une partie de la chaise qu'il n'était pas censé toucher, et l'ophtalmo m'engueule copieusement. Je ne dis rien, mais ma mère remarque que je prends illico ma "gueule de con" comme elle l'appelle.

Les questions commencent, préalablement, l'ophtalmo avait vérifié auprès de ma mère si je savais reconnaitre les formes et les couleurs, ce qui est le cas, donc elle m'interroge : 

  • Bon, là tu vois quoi ?
  • Quoi...
  • Et ça c'est quoi là ?
  • Là...
  • Et cette couleur c'est laquelle ?
  • Laquelle...
  • Mais vous m'avez menti, il ne sait rien reconnaitre cet enfant, je ne peux pas le soigner, apprenez lui les formes et les couleurs et revenez dans 3 semaines !
Mes parents se retenaient d'exploser de rire, ils ne m'ont même pas engueuler, ils ont juste chercher un autre ophtalmo qui a pu me prescrire des lunettes vu qu'il a su me parler gentiment et donc obtenir de moi ce qu'il voulait ! Déjà à 3 ans fallait pas me prendre de haut, non mais...

Bref, il y a donc une bonne ambiance, grâce aux anecdotes, au vin, et à notre capacité à faire semblant...

Mes grands parents sont âgés, donc on s'occupe du service et de ranger/nettoyer après le repas, même si ma grand mère râle parce qu'elle ne supporte pas d'être diminuée, mais bon à 84 ans elle a le droit de se poser et de rien faire. Ce qu'elle finit par faire.

Elle s'installe sur une chaise pendant qu'on termine.

Ma mère coupe les cheveux de mon grand père et de mon père, quand je remarque que ma grand mère essaye d'avaler un médicament sans succès. Elle veut se vaporiser quelque chose dans la bouche, je lui demande ce que c'est. Elle souffre d'angine de poitrine, et doit lors d'une crise de fatigue, prendre un vasodilatateur en solution nitré (en gros, du poppers) ce qui me fait hurler de rire...

Ma mère l'aide et lui donne son médicament, on continue nos discussions. Après 2 ou 3 minutes, ma mère remarque que mamie est devenue très pâle, elle s'approche, lui parle, elle répond pas, elle lui prend la main, elle est glacée, elle répond par dans petits râles. Toute la famille s'affole, elle fait visiblement un gros malaise.

Je décroche le téléphone pour appeler le 15, ma grand mère dans un effort surement surhumain m'interdit d'appeler les secours parce qu'elle ne veut pas être hospitaliser à Noël, et que de toute façon ça va passer. On la lève de sa chaise pour l'allonger sur le canapé, je remarque qu'elle a mouillé sa chaise. Je tends donc le téléphone à ma mère en lui disant que si elle ne les appelle pas je vais le faire, elle s'exécute. Mon grand père fond en larme.

Les pompiers arrivent en 5 minutes, avec l'aide de ma mère ils vont vérifier ce qui lui arrive, la laver et la changer. Ils veulent l'hospitaliser, elle refuse, alors ils lui posent les questions de routine pour vérifier si elle a bien toute sa tête : 

  • Madame, quel jour sommes nous ?
  • Dimanche de Noël, vous voyez pas le chapon là ?
  • Et de quelle année ?
  • Mais il m'emmerde lui, ben on est en 2011 !
  • Et qui est le président ?
  • Le nabot comme l'appelle mon petit fils ! Mais il a finit avec ces questions à la con ? Il va nous pourrir notre journée de Noël si ça continue, et de toute façon je n'irai pas à l'hôpital j'ai déjà dit !!!!!

Le pompier prendra tout ça avec le sourire, et une fois que ma mère aura signé la décharge, ils repartiront en laissant ma mamie avec nous...

Verdict des pompiers : elle a juste pris trop de vasodilatateur, et à donc fait un blackout à cause de ça... Mais sinon elle va bien...

Grosse frayeur tout de même...


En entendant les réponses aux questions, je sais d'où je tiens mon côté espiègle quand quelqu'un me fait chier, merci mamie !

Entre temps, je laisse un message à mon frère et à ma cousine, pour les prévenir. Ma mère m'engueulera après en me disant "mais moi j'aurais préféré qu'on leur dise que ce soir, une fois que tout aurait été fini, avec une formule du genre "mais vous n'étiez pas là, ça n'aurait servi à rien" comme ils m'ont dit ce printemps alors que je cherchais ma mère partout pendant 24h et qu'ils ne m'avaient pas dit qu'ils l'avaient fait hospitaliser!"

Pas faux, mais sur le moment je ne pense pas à mal moi...

En fait le premier réflexe fut d'appeler mon frère en pensant "elle va mourir le jour de noël et à cause de notre dispute il ne sera pas là!"

Et surtout ça me rappelle un très mauvais souvenir, la dernière fois que j'ai vu une personne proche de moi mouiller son pantalon, c'était la mère de mon père, et elle est morte quelques semaines plus tard sans que j'ai pu la revoir, c'est la dernière image que j'ai d'elle, et je ne voulais pas que ce soit la dernière image que j'ai de mon autre grand-mère.

Je suis lucide, elle a 84 ans, une angine de poitrine, mon grand père a 87 ans et c'est un grand cardiaque, ils ont passé 2 mois à l'hosto cette année, il y a de grandes chances que ce soit notre dernier Noël, mais je ne suis pas prêt à leur dire au revoir, je ne le serai sûrement jamais...

Ce soir je suis tout seul dans la maison de mon père, mes parents sont parti en vacances, et j'attends le vodka club au presque grand complet pour une semaine de ski et de folie, j'en ai besoin, vraiment.

C'est aussi la première fois que je suis seul dans cette maison, la première fois que je suis seul dans une maison dans le Cantal, et j'en mène pas large, je n'ai pas forcément que de bons souvenirs ici, il ya eu plus de morts que de naissances dans ma famille depuis que je suis venu au monde et quatre ont eu lieu dans la maison où je suis...

Dépêchez vous les copains ^^

Un gaugau un poil morbide

samedi 24 décembre 2011

Noël en famille

Au vu de mon état psychologique en ce moment, les fêtes de Noël en famille étaient un moment important qui me permettaient de respirer et de m'éloigner, un temps, de certains de mes démons...

Mais voilà, dans la famille Gauthier y a toujours du sport, sinon c'est pas des réunions de famille...

Déjà mon petit frère ne vient pas passer les fêtes avec nous, parce qu'il est fâché avec ma mère et avec moi depuis le mois de septembre. 

En arrivant chez mon père ce soir, je me retrouve assi en face d'un cousin de 60 ans, jamais entendu parlé de lui, lui forcément connait tout de moi, moi le parisien, l'exilé, le traitre à sa patrie, et j'ai donc droit toute la soirée à des "ah ça tu n'en as pas à Paris, qu'est ce qu'il faut être con pour vivre là bas quand même !"

Mon oncle, avec qui j'ai autant d'affinités qu'avec Slobodan Milosevich, était forcément placé à ma droite, et m'a donc tout bonnement raconté sa vie de ... laitier ! "Et comment faire un bon fromage ? Hein ?"

MAIS SI TU SAVAIS CE QUE JE PEUX M'EN COGNER LE COQUILLAGE DE SAVOIR COMMENT TU FAIS TON FROMAGE !!!! TU PUES LE FROMAGE À 20 MÉTRES ET TU ME COUPES L'APPETIT AVEC TES DENTS POURRIES !

NDLR : je vous ai déjà dit que mon oncle n'avait pas jugé utile de prévenir mes parents quand ma grand-mère a été hospitalisée et que le médecin lui a dit "prevenez les proche, il lui reste 48h maximum", parce que bon, on est loin et qu'il voulait pas nous déranger, et qu'ensuite il a dilapidé toutes les économies de mon grand père, que quand il s'en est rendu compte, il en est mort ? Bizarrement, moi, j'ai très envie de lui foutre une baffe dès que je le croise depuis !

Mais c'est la famille et ça ne se fait pas, donc je souris, j'écoute, je complimente, je plussoie, toussa toussa et surtout je me contente de sourire bêtement. Fin du repas, mon père me tend une boite suspecte, il s'agit de sa réserve personnelle de beuh. Je m'en décroche la mâchoire, il me demande de lui rouler un joint, là comme ça, devant la famille, et se colle son pèt tranquille en l'accompagnant d'une coupe de champagne, et tout le monde trouve ça normal !

Je rappelle à l'auditoire que je n'ai pas été élevé dans une communauté hippie post-soixantehuitarde, mais dans une famille bourgeoise de province, bien catho, bien moralisante, bien intrusive...

Il faut croire qu'une fois à la retraite, tu as le droit de faire ce que tu veux au final...

Le repas se termine temps bien que mal.

NDRL : à toute fin utile je rappelle donc que nous sommes chez mon papa, et mes parents sont séparés.

Maman profite de la cohue générale pour aller visiter la maison et faire son inspection. La maison est sur trois niveaux, nous sommes au rez de chaussé, et nous entendons un bruit d'épouvante qui vous glace le sang venant du deuxième étage.

Ma mère hurle à la mort et profère tellement d'insultes à la minute qu'on ne comprend rien. Elle descend les escaliers en trombe, mon père et moi sommes seuls, tous les autres invités sont parti, on se regarde en coin et chacun se dit en silence "pourvu que ça soit pour l'autre, pourvu que ça soit pour l'autre !"

J'ai été exaucé, mon pauvre père a vu sa dernière heure venir...

Quel fut donc l'erreur commise qui mérite d'être conduit directement à l'échafaud ? Il a repeint en noir une table, lui a scié les pieds pour en faire une table basse "à la bonne hauteur pour poser ses pieds et regarder la télé". Vous me direz "et alors?"

Et alors je vous répondrai qu'effectivement ma mère est folle, mais là pour le coup je la suis parce qu'outre le fait que cette table lui appartienne, et que mon père l'avais juste en dépot dans son hanger en attendant qu'elle puisse la mettre chez elle, elle constitue un héritage familial, et était plus que bicentenaire (j'ai retrouver sa trace dans un contrat de mariage de 1804). Donc la transformer en repose petons pou la télé, ça énerve forcément...

Il a juste répondu "mais tu en as plein des tables..."

La logique de mon père et celle de ma mère ne sont vraiment pas les mêmes, et je comprends les raisons de leur séparation (même s'ils se voient tous les 15 jours, même s'ils passent leurs vacances ensemble, même s'ils couchent ensemble, ils sont séparés, cherchez pas, moi non plus je comprends pas)

Ma mère en a profité pour claquer toutes les portes de la maison une par une (j'ai compté, il y en a 15 !). Je suis donc monté me coucher en souhaitant un Joyeux Noël à mes parents bien sûr.

Et demain midi on recommence avec le repas chez papi et mamie, youpi !!!!!!

mardi 18 janvier 2011

Famille je vous merde...

Je suis rentré dans ma famille mi-décembre. Le chômage ça a ses avantages quand même. Je me suis prévu un bon mois de glandouille au frais de papa-maman avant de reprendre le rythme effréné de la vie parisienne et de la recherche de job.

Le premier week-end, j'ai fait la fête en Dordogne pour les 30 ans de Lucie, ma copine qui me suit depuis la fac d'histoire. Soirée disco, on a donc fait péter les couleurs criardes et les perruques, pour ma part j'étais en reine du disco, ça donnait avec mes talons, collants roses, faux-cils roses et robe verte et rose. 

Je vous rappelle qu'on était en Dordogne. Le point d'orgue de la soirée a été quand la grand-mère de Lucie, 80 et quelques balais, est venue me voir alors que j'étais en train de nettoyer le sang qui s'écoulait de mes chaussures (oui ça fait mal les talons) et qu'elle m'a dit "mais je vous connais, vous êtes LE Gauthier de Lucie, vous êtes venu plusieurs fois manger à la maison plus jeune, vous n'aviez pas de perruque rose à ce moment-là !"

Legère envie de mourir...

Bref, après ce week-end éthyliquement chargé, j'enchaine sur la famille. J'avais oublié qu'ils étaient aussi épuisants. Dans l'odre mes parents n'ont toujours pas divorcé parce que, je cite maman, "j'ai besoin de ton père pour faire les travaux chez moi et ça m'amuse de décorer sa nouvelle maison!" Je trouve ça bizarre, mais je dis rien. Après un apéro un peu arrosé quelques jours plus tard, ma mère me lache très calmement "bon, tu t'en doutes, mais on recouche ensemble quand on se voit avec ton père !"

Je voudrais mourir, là maintenant, tout de suite !

Le jour de Noël mon petit frère revient de son voyage de 6 mois en Asie, je suis mal à l'aise, parce qu'on s'est quitté fâché, et puis je me dis "en même temps il a eu autre chose à foutre pendant 6 mois que de penser à la suite à donner à cette dispute!". Et effectivement les trois jours autour de Noël se déroulent sans accroc. Je suis donc super détendu quand on se retrouve dans la voiture pour 3h de route, tous les deux, tous seuls.

10 min après le début du voyage il attaque "bon écoute, j'ai passé 6 mois à repenser à ce qu'on s'est dit quand je suis parti, et faut qu'on parle"... Aucun échappatoire, à part sauter en route, je suis coincé, c'est parti !

Mon frère me laisse donc le choix : soit je dis à mes parents que je suis un gros tox incapable de gérer ma vie, soit il le fera...

...

Le but avoué étant de faire en sorte que mes parents ne me donnent plus un rond, pas qu'il en veuille pour lui, mais il estime qu'à mon âge, je n'ai pas à avoir besoin de l'argent de mes parents.

P'tit con !

Je lui ai répondu que je ferai ce que je veux, les parents aussi, et que ça ne le regardait pas... Et qu'en définitive tout ce qu'il arrivera à faire c'est nous fâcher à mort. Il m'a répondu qu'il s'en foutait et qu'il préférait ne plus me parler et que je reste en vie (et indépendant financièrement).

En gros il a décidé de régenter ma vie. En fait avant, il régentait celle de ma belle-soeur, sa copine, mais cette connasse elle l'a largué au Vietnam. Et maintenant qu'il est célibataire, il s'ennuie je pense !

A ce jour, ça fait trois semaines, et mon père vient de me filer 2000 euros, donc soit il a rien dit, soit ça n'a servi à rien, je ne sais pas, je ne lui parle plus trop.

Mais il s'est bien vengé, il a passé 3 jours dans mon appart pendant que je n'y étais pas, et il l'a ravagé, j'ai passé 3 jours à nettoyer et ranger. Il a poussé le vice jusqu'à dire à ma mère en se marrant "ouais j'ai rien nettoyé chez Gauthier, ça m'a fait rire de penser à sa tête quand il verrait tout le bordel!"

P'tit con bis !

Je suis donc fâché avec mon petit frère, et j'aime pas ça...

Mes parents me torturent avec leur divorce depuis 3 ans et demi pour finalement coucher ensemble et me le dire, et j'aime pas ça non plus...

...

J'en profite pour passer une petite annonce : jh 29+1 ans vend famille envahissante et bordélique, idéale pour mettre l'ambiance lors des mariages, enterrements, bar-mitzvah'...

mardi 15 juin 2010

Pour l'amour de Dieu

Ce week-end j'ai pris le train pour aller au mariage de ma cousine. Dans la famille on est pas très nombreux, en fait on est 9, voilà, c'est quand même vite fait. Donc du coup, quand ma cousine m'a annoncé son mariage, je me suis dit que ça sera l'occasion de voir les parents éloignés et surtout de rencontrer ses amis et la famille de son mec que je ne connais pas.

Pour vous planter un peu le décor, j'ai grandi avec ma cousine, on a le même âge, mais depuis nos 18 ans, on s'est un peu perdu de vue. Avec deux forts caractères de cochon, normal que ça accroche souvent.

Depuis plus de 10 ans, on se contente des banalités d'usages inhérentes à la vie de famille (Noël et anniversaires, point barre).

J'avais pas très envie d'aller perdre 48h de ma vie dans le Cantal pour son mariage. Je pensais m'ennuyer au milieu de ses copines "mariecharlotte" et avec la famille de portos cathos de son mec.

Quand je suis arrivé chez ses parents samedi à 14h, elle était dans l'entrée, dans sa robe, coiffée et maquillée avec grâce et discrétion. La robe bustier était faite de dentelle fine, brodée de perle, un jupon à cerceau et une traine d'un mètre pour rendre tout ça festif. Bref, une très belle robe, simple et recherchée à la fois.

Je suis sous le charme, j'ai limite la larme à l'œil. Je passe 1h à lui dire toutes les 5 min "tu es superbe!".

On file en cortège à la mairie, puis l'église. Avant de continuer, je suis obligé de faire un point "Gauthier et la religion".

Point Gauthier et la religion : toutes formes de spiritualité de masse (c'est comme ça que j'appelle les religions), quelles qu'elles soient, me filent la nausée. Je ne crois en rien, ni dieu(x), ni vie après la mort, ni grand ordre naturel de quoique ce soit. Je reste tolérant envers les (pauvres) gens qui y croient, en essayant de cacher autant que faire ce peut ma condescendance (pour moi croire en dieu ne peut provenir que d'un défaut d'éducation et d'ouverture d'esprit). La religion que j'abhorre le plus est celle que je connais le mieux : la religion catholique. Pour moi, entrer dans une église n'a qu'un intérêt historique, me faire réciter le Notre Père relève de la torture...


Je crois que ça vous donne une idée. Me voilà donc dans une église, je la connais bien pour l'avoir étudiée sous tous les angles pendant mes études, en plus il se trouve que mes aïeux ont offert le bourdon, donc je connais bien le bâtiment. Je suis en charge du film du mariage, je passe derrière l'autel pour pouvoir filmer les mariés.

Le curé me fait descendre de suite en me disant que je n'ai rien à faire là, je lui dis qu'on veut filmer la cérémonie, il me répond "vous filmerez très bien depuis la nef". Voilà, ça y est, il m'a gonflé. Et moi quand je suis énervé, ben ça redescend pas comme ça.

Je file donc sur la tribune pour avoir une belle vue et je filme un mariage de dos et en hauteur, au moins ils seront les seuls à en avoir un comme ça !

Et nous voici à chanter la gloire du seigneur, et vas y qu'il faut réciter les prières, ponctuer toutes les phrase du père Poliakov (il est polonais, donc ça sera son nom, vu que je ne connais pas le vrai) par des "Amen" ou des "avec votre esprit". Et que je te fais te signer, te lever, et bla et bla et bla.

1h que ça dure le supplice ! Mais je vais être sauvé par un évènement heureux. Ma cousine étant chasseur (on dit pas chasseuse hein?) et mon oncle aussi, ils ont fait venir la troupe des cors de chasse pour jouer au mariage. Voilà qu'à un moment, 6 gugus passe derrière l'autel, envahissent le cœur, tourne le dos au public, et commence à souffler dans les instruments.

Vous avez déjà entendu un cor de chasse ? Non ? Cherchez sur youtube, ça doit bien exister... Ben ça fait beaucoup, mais alors beaucoup de bruit, ça ne joue qu'une seule note et tout ça, dans une toute petite église. En fait, j'ai eu peur, je ne m'attendais pas à ça. Donc j'ai sursauté, puis étouffé un rire qui provenait de mon sentiment de ridicule d'avoir sursauté. Et alors que j'étouffais ce premier rire, je me suis dit "mais quand même, c'est pas très romantique et mélodieux ce genre de chose, pour un mariage y a mieux!".

Ce fut l'erreur fatale. J'ai commencer à rire comme un goret. Impossible de me calmer, j'étais tout rouge et je pleurais. Alors que je commençais à me contrôler, j'ai croisé le regard de ma belle-sœur qui était dans le même état hilarant que moi, et là ce fut la fin, je n'arrivais même plus à respirer.

Voilà comment j'ai eu mon plus beau fou-rire de l'année 2010.

N'y tenant plus, je suis sorti avant la fin, là j'ai retrouvé mon grand-père, 85 ans, en train de fulminer. Il se tourne vers moi et me dit "non mais il commence à me faire chier, moi je supporte pas ça, je suis sorti parce que sinon je serais aller lui foutre des baffes! Non mais tu vas pas me dire qu'elle est pas un peu con de se marier à l'église aussi ta cousine ? On en a rien à foutre de dieu et des curés. Sale race..."

Oui, je pense que je tiens mon anti-cléricalisme primaire de mon grand-père maternel qui, comme vous avez pu le voir, porte un amour sans faille à tout ce qui porte une soutane. Il est comme ça depuis qu'il a été élevé par des frères dans un pensionnat très dur où, apparemment, les sévices corporels étaient monnaie courante. Il a tenu à ce que ces enfants et petits enfants ne soient pas scolarisés dans le privé. Quand mon oncle y a mis ma cousine, ça été l'occasion d'une très belle engueulade père-fils dont tout le monde parle encore dans ma famille.

La suite de la soirée n'a pas grand intérêt. On a bu, on a mangé, on a chanté (karaoké mon amour), on a dansé. J'ai fini rond comme un cul de pelle à 5h du mat'. Avec mon frère dans le même état que moi (on a du boire 4 bouteilles de champ chacun après le repas), on a fini sur le parking avec Lady Gaga a fond dans la voiture à danser comme des malades.

LA honte...

Mais je suis ravi d'avoir fait le déplacement. Si on excepte qu'il a fallut que je supporte 1h de bondieuseries, c'était une belle réception. Ma famille au grand complet était là, et c'est plutôt rare. Je crois que la dernière fois c'était pour la communion solennelle de ma cousine.

Petit bémol, mes grands parents on pris un coup de vieux, et je me dis que c'est sûrement la dernière fois qu'on peut faire la fête avant d'être tous à nouveau réuni pour l'enterrement cette fois...

Enfin dernière remarque, j'ai retrouvé la cousine de mon adolescence. Délurée mais pas trop, qui boit du champagne, qui danse, qui chante, bref celle avec qui je m'étais tant amusé il y a plus de 10 ans a refait surface le temps d'un mariage.

Elle m'a envoyé plusieurs message depuis, me disant à quel point elle avait apprécié que je sois venu, je crois que pour tous les deux ça a été une surprise de nous retrouver comme ça et de s'amuser autant.

Bref, je vais passer la semaine à m'en remettre, mais ça valait le coup !


vendredi 11 juin 2010

Du riz !

Ce matin, je suis venu au boulot en jean. J'ai décidé d'instaurer le friday wear (ou casual as you want), au moins pour aujourd'hui. En effet, à 19h01 précises je serai dans le train direction Clermont Ferrand pour aller rejoindre ma famille dans le Cantal pour le week end et je n'ai donc pas le temps de repasser chez moi.

Et ça me faisait ch*** de partir en costard.

Alors pourquoi que je vais dans le Cantal ce week end? Ben parce que la seule cousine que j'ai du coté maternel, qui a mon âge à quelques mois prés, vient de trouver chaussure à son pied et passe devant monsieur le maire.

Je suis enchanté, vous n'avez pas idée.

Alors pourquoi que ça me fait chier? Parce qu'après tout, un mariage, c'est sympa. Déjà, je vous répondrai que vous ne connaissez pas ma cousine. Tout va être compliqué et chiant. Cette partie de ma famille représente parfaitement la petite bourgeoisie de province. Des gens chiants qui se compliquent la vie et adorent compliquer celle des autres.

Ensuite, je vais passer 1h dans une église. Et quand on connait mon amour pour toute forme de religion que ce soit, on se doute que l'heure sera longue. D'ailleurs, sur ce point, je pensais tenir compagnie à mon grand-père dehors (oui, il ne rentre plus dans les eglises sans avoir une irrésistible envie de tirer à la chevrotine sur le curé, donc il est dispensé à chaque fois). Mais non, trop facile.

Mon oncle m'a confié la gestion du camescope. Non seulement faudra que je sois dedans, mais en plus devant, et souriant. Bon l'avantage c'est que j'aurai une excuse pour ne pas chanter. Oui, je connais aucun des chants bibliques à la con, donc ça fait tache quand tout le monde te regarde et que tu es le seul à ne pas bouger les lèvres. Mais là je pourrai dire "mais non, c'était pour éviter qu'on entende que moi sur la vidéo".

Et connaissant ma voix quand je chante, c'est leur rendre service que de me la fermer. N'est ce pas le vodka club ? (oui j'ai tendance à chanter quand je suis bourré, et c'est un supplice pour tous mes amis, je profite de cette tribune pour leur demander pardon d'ailleurs).

Bref, le seul avantage de cette mascarade c'est que je vais quitter le taff pas trop tard avec ma valise et un costume flambant neuf sous le bras et que je vais passer 48h à faire une overdose d'oxygène.

Bon, sinon le taff ça se passe pas trop mal, ce matin je m'en suis pris plein la gueule de la part de client mécontents. Mais je gère bien les cons, j'ai de l'entrainement pour ça !

Voilà, voilà, allez j'y retourne, j'ai encore pas mal de chose à faire avant de partir jeter du riz sur le brushing de ma cousine.

See ya

mercredi 14 avril 2010

Ma mère...

J'étais en train de regarder des vidéos sur YouTube, quand je suis tombé sur une que je n'avais pas vue depuis longtemps. Et en la regardant, je me suis rappelé pourquoi elle m'avait fait autant rire quand je l'avais découverte.



En fait, ma mère c'est un peu Mado la Niçoise, et surtout dans ce sketch spécifique...

Vous comprenez pourquoi j'ai autant de problèmes existentiels maintenant ?

mardi 10 novembre 2009

Mes parents, mon combat

Ça y est, la maison de mes parents est officiellement vendue. Enfin c’est ce que j’ai compris quand ma mère m’a envoyé le texto suivant hier « maison vendue, sniff, maman sdf en janvier ».

Mais c’est sans compter sur la perfidie de ce couple de gorgones qui ne se sont accouplées que pour permettre la venue sur terre de l’Anti-christ : moi !

Ahem… Je m’égare…

Donc, maison vendue, ça me fout un coup quand même, j’y ai vécu de l’âge de 12 ans jusqu’à mes 19 ans, c’est en substance l’endroit où j’ai vécu le plus longtemps de toute ma vie…

Demain mes parents doivent se retrouver dans le Cantal pour finaliser le déménagement de la maison de campagne de mes grands-parents. Ça fait un mois qu’ils ne vivent plus ensemble, et donc un mois qu’ils ne se sont pas vraiment foutus sur la tronche. Je sais pas pourquoi, mais je sais au fond de moi que c’est pas normal et que ça va péter.

Je dois être médium intérimaire, parce que ça n’a pas loupé. Mon frère qui est avec mon père dans le Cantal, m’appelle pour me dire « tu as des nouvelles de maman ? Elle nous a raccroché au nez et ne répond plus depuis 2h ».

Je suis à 800km, mes parents ne se parlent plus, je vais donc faire le médiateur. Logique… Et après on s’étonne que le divorce de mes parents me fasse souffrir ? Bizarre…

J’appelle donc ma mère qui me dit « non mais de toute façon je boude, je refuse de leur parler, ils n’ont qu’à me laisser un message d’excuse costaud sur l’un de mes multiples répondeurs au lieu de t’appeler pour que tu viennes voir comment je vais ! ».

Elle ponctue sa déclaration par un fracassant « et je t’interdis de les appeler pour leur dire que je suis en vie, ça leur fait les pieds de s’inquiéter !!! ».

Bon, ben comme je suis un méchant garçon pas sage, j’ai désobéi et j’ai prévenu gorgone numéro 1 que gorgone numéro 2 boudait.

Là j’ai décidé de faire un break et de les éviter tout le week-end, parce que sinon, je sens que ça va mal se finir cette histoire…

Vite qu’ils divorcent, vite qu’ils n’aient plus rien à se balancer à la tronche, vite que je n’ai plus à gérer et à faire le tampon, ça m’épuise…

mardi 27 octobre 2009

Le Cantal ça vous gagne

J’ai passé le week-end chez mes grands-parents, c’est drôle, il faut que je vous raconte. C’est donc la dernière fois que je dors dans la maison de campagne de mes grands-parents avant qu’elle ne soit vendue.

La maison en question ne possède rien du confort moderne. Il n’y a pas de chauffage, pas d’eau chaude, et les chiottes sont dans l’écurie. Bref, le bonheur quoi. Surtout en octobre dans le Cantal…

J’arrive donc le vendredi soir avec dans mes affaires une énorme couette en plume. Ma grand-mère m’accueille en me précisant que ça fait deux heures qu’elle a mis une multitude de bouillottes dans mon lit et que je ne devrais pas avoir froid.

23h, tout le monde va se coucher, moi y compris. Putain à Paris c’est l’heure où je me lève le vendredi, ça va être dur de dormir. Une fois dans ma chambre, je réalise qu’il fait un royal 9°C. Je vais être bien !!!! Je regarde dans le lit, et effectivement ma grand-mère a sorti l’artillerie lourde. Il y a une bouillotte traditionnelle, et deux briques enroulées dans des torchons.

J’ai donc pour la première fois de ma vie dormi avec deux briques dans mon lit. C’est une expérience intéressante, surtout quand vers 2h du matin tu te retournes violemment et que tu t’éclates le genou sur une desdites briques !

Bref… Je l’ai voulu, j’assume.

Ndlr : en fait j’aurais pu aller dormir chez mon père à 30 km de là qui lui dispose de tout le confort moderne, mais je voulais impérativement dormir une dernière fois dans cette maison !


Finalement tant qu’on ne sort pas un bras ou un orteil du lit, ça va, on n’a pas froid. Par contre c’est psychologiquement intéressant de voir de la vapeur s’échapper de sa bouche dans un froid glacial alors qu’on est au lit bien au chaud…

J’ai passé le week-end à manger, dormir, et trier des vieux trucs. Aucun intérêt si ce n’est mon dimanche après-midi. Mon oncle vient me voir et me dit « il y a des tas de livres au grenier, il faudrait aller les brûler, tu t’en occupes ? »

Euh… « Brûler » et « livre » dans la même phrase c’est pas trop possible chez moi !!!! Il rajoute que de toute façon si je ne le fais pas, il le fera… Ma mère me jette un regard complice du genre « mais si tu peux le faire ! ».

J’avais déjà trié tous les livres que je voulais gardé cet été. Il ne restait normalement que des bouquins sans importance, en double ou bouffés par les rats. Mais je ne peux pas me résigner à les brûler quand même !!!

Je vais donc au grenier, et je sors tous les livres détruits pas l’humidité et les rats, des livres que vraiment on peut rien en faire, certains ne sont même plus entiers. Je les mets dans une caisse, et pars derrière la maison à l’endroit où mon père et mon oncle font un feu de joie de tout ce qu’ils ne veulent pas amener à la déchetterie.

Ndlr : je vous raconte le bilan carbone du week-end au passage. On a brûlé l’équivalent d’un camp de gitan. En même temps, ça fait 200 ans que ma famille entasse du bordel sur 450 m2, donc ça a fini par faire du volume !


Me voilà donc devant le feu, je tiens fermement dans ma main un livre sans couverture. Il est tellement abîmé que je ne peux pas dire ce que ce livre a pu être. Mais je ne peux me résigner à le foutre au feu…

Je reste planté 5 longues minutes qui me paraissent une éternité, et je me lance. Je jette le livre sur les flammes. Quelque chose se sert et se casse en moi. J’ai une larme qui monte. Je me dis que de toute façon ce livre ne mérite rien d’autre à par la poubelle. Et au moment où je surmonte la honte qui m’a envahie, mon oncle passe derrière moi (je ne l’avais pas vu, peut-être qu’il m’observait depuis un moment), il claque des talons, tend le bras et hurle « Her Colonel ! »

J’ai failli lui sauter à la gorge tellement j’ai eu peur !

Et voilà comment un prof d’Histoire a passé une après-midi à brûler des livres pourris. J’aurai vendu mon âme que ça n’aurait pas été pire…

À la fin de la journée, j’ai fait le bilan, j’ai sauvé les 4/5ème de ce qui aurait dû partir en fumée. Mon père me déteste un peu de remplir sa maison avec tous ces livres que je ne lirais jamais. Mais, on ne peut pas décemment demander à quelqu’un de normalement constitué de brûler un livre, même si c’est un roman offert avec les points shell en 1978…

Non mais…

La preuve en image du charnier :



jeudi 8 octobre 2009

À toute allure

J’ai l’impression que le monde tourne beaucoup plus vite que moi. L’avantage de se droguer en continue, c’est qu’on se rend plus trop compte du temps qui passe. Tant et si bien, que je me suis toujours pas fait à l’idée qu’on est en 2009 et que j’ai 28 ans. Mais le gros désavantage (oui je n’ai pas envie de dire inconvénient, donc je dis désavantage, je fais ce que je veux, na !), donc le gros désavantage c’est que je passe à côté de pas mal de chose juste parce que je me suis pas rendu compte !

Exemple précis : mes parents divorcent depuis deux ans maintenant. Ça prend un temps fou, mais dans ma tête, j’ai l’impression que ça a commencé hier et que ça ne finira jamais. Pourtant, samedi, ma mère m’annonce que mon père part vivre dans sa résidence secondaire à 400 km d’elle. Je le sais depuis longtemps qu’à l’automne il a prévu de déménager, mais je ne m’étais pas rendu compte que c’était déjà maintenant !

Mon début de semaine fut donc riche en nouvelles à absorber. Ils ont mis la maison où j’ai grandi en vente. Bon, c’est pas grave, ils vont mettre longtemps à la vendre. Je pourrais quand même y passer Noël, et surtout je pourrais toujours y vivre cette année en attendant de retomber sur mes pattes financièrement.

Mais non. Un événement m’est revenu en mémoire ce matin, et m’a beaucoup attristé. Mes grands parents ont mis en vente, cet été, la maison de famille. Ils ont plusieurs maisons, mais celle-là est dans la famille depuis 1893, elle a vu naître 4 générations (dont deux sont réellement né dans cette maison). C’est ma maison de cœur, celle que je pensais pouvoir sauver depuis que je suis en âge de comprendre qu’une maison de plus d’un siècle et de 450 m2 habitable ça demande un effort financier que peut peuvent fournir.

Je m’étais toujours dit « oui ils vont la vendre, mais avant ça je serai devenu riche, j’aurais gagné au loto ou je serai ministre, et je pourrai la racheter et la retaper comme je le voudrai ! ».

Le souci c’est qu’entre le prix de la baraque et les travaux à fournir, il me fallait au moins 300 000 euros. Inutile de dire que je ne les ai absolument pas.

Ndlr : c’est là que tu te rends compte que dans le Cantal pour 300 000 euros tu as une ferme du XIXème entièrement rénovée, de deux étages avec 6 chambres, trois salles de bains, 10 ha de terrain et pas de voisin, alors qu’à Paris tu as 40 m2 à retaper à Neuilly !!!!!!


Et voilà donc que cet été, la décision est prise, la maison sera mise en vente. Vu son état, son prix, les travaux, la situation géographique, je pensais qu’il faudrait attendre au moins 5 ans avant que quelqu’un ne daigne venir la visiter !

Elle a été vendue en trois semaines, 10% plus cher que ce que mes grands parents en avaient demandé (il y a eu surenchère parce que plusieurs personnes étaient intéressées !). Et là, ça m’a foutu une grosse claque.

Je ne pourrai plus aller y dormir, je ne pourrai plus me poser sous MON frêne et lire des romans en écoutant le clapotis de la fontaine, je ne pourrai plus me laisser bercer par la douce brise qui traverse la cour et m’enveloppe quand je m’allonge sur le transat, je ne serai plus jamais réveillé par les cloches des vaches qui passent dans le chemin, je ne sentirai plus l’odeur de confiture qui envahissait toute la maison quand ma grand-mère cuisinait…

Et ça m’a fait comme un trou dans le cœur…

Alors voilà, peut-être que mes parents vendront aussi vite leur maison, peut-être que je ne pourrai pas y pas y passer Noël, et ça me fait encore plus mal. Cette maison, c’est l’endroit où j’ai le plus vécu de toute ma vie. 10 ans, soit plus d’un tiers de ma vie passé dans ces murs. Je ne me vois pas sans ce repère.

Ça fait con de dire ça, mais c’est un endroit où je me suis toujours senti bien. Et sur les quatre maisons où je sais que je peux mourir paisiblement parce que c’est « chez moi pour la vie », cette année, j’en perds deux ? Ça fait beaucoup à avaler d’un seul coup…

M’enfin, l’avantage de mettre un frein à mes bêtises ces temps-ci, c’est que je vais pouvoir rattraper mon retard, partir dans ma famille, et profiter de mes derniers moments dans ces lieux plein de souvenir !

vendredi 4 septembre 2009

Debrief’, part. 3

La suite de l'article d'hier...


Génial, mes parents divorcent !


Quand je suis rentré en juillet, j’ai pas trop vu mes parents. Ils sont resté quasiment tout le temps dans leur maison de campagne. Ce qui fait que j’avais la maison de Toulouse pour moi tout seul !

Ndlr : cette dernière phrase pourrait présager une période d’euphorie, de barbecues endiablés avec des potes, de partouzes géantes dans le lit des parents. Mais bon, premièrement j’ai plus 18 ans, et vivre seul, je connais, donc pas besoin de transformer la demeure familiale en boite de nuit, et deuxièmement il me reste deux amies sur Toulouse, donc bon niveau « viendez les copains, c’est la teuf ! », je suis en reste…


Moralité, quand j’ai pris la mouche à cause du voisin et de la descente en rappel dans les gorges de Marie-Caroline, je me suis dit que vivre avec eux, ça serait pas si mal en fin de compte. Surtout que mon petit frère, qui était rentré passé l’été avec eux, avait retrouvé un appart pour début septembre. Donc j’aurais même pas à m’engueuler avec lui pour le partage de la salle de bain, et ça, ben, c’est vachement chouette !

Mais voilà, cette fois, ils ne sont pas en vacances, je les ai donc supporté à temps plein pendant 10 jours. Et putain, 10 jours, c’est long.

Un soir, je fume un joint avec mon frère sur la terrasse et là il me dit :

  • Mais tu sais, c’est impossible de vivre avec eux !
  • Tu as trouvé l’été long ? Mais c’est bientôt fini, tu as ton appart la semaine prochaine.
  • Oui, mais je te le dis au cas où…
  • Au cas où quoi ?
  • Attends, suis pas con, tu passe 1 mois complet ici dans ton été qui n’en compte que 2, et tu veux me faire croire que tu penses pas revenir vivre ici quelques temps ? Je suis pas con, on t’as jamais autant vu depuis que t’es parti à paris…
  • Ah…

Il est pas con mon petit frère… On a donc parlé de mes envies de sud et de fuite de la vie parisienne. Il m’a raconté son été avec les vieux, et j’ai entrevu que ça serait sûrement plus dur que ce que je le pensais.

Il faut donc savoir, pour ceux qui débarquent, que depuis presque deux ans maintenant, mes parents son en procédure de divorce. Procédure que je trouve vraiment, mais alors vraiment trop longue, au vue de l’énergie que tout le monde dépense à se taper dessus dans c’te famille de débile !

Bref, ce qui coince c’est la séparation des biens, une fois qu’ils seront d’accord il pourront recommencer une vie loin l’un de l’autre. Mais en attendant ils vivent toujours sur le même toit (parce que personne ne veut laisser la maison à l’autre), et donc ça fritte grave !

Et c’est affolant comme mes parents peuvent se détester au final. Je m’en étais pas vraiment rendu compte, parce que par téléphone ils essaient d’atténuer je pense (sauf quand ils m’appellent juste après une dispute, là on atténue rien, on en rajoute même) , mais en live, ils sont nature !

Je nous ai donc projeté, ma déprime et moi, dans cet univers de fiel et de coups bas pendant les prochains mois.

Verdict : je préfère mon voisin !


Résumé et perspectives

Partir m’installer à Toulouse chez mes parents pour me refaire une santé financière, nasale et hépatique est donc une fausse bonne idée.

Comme le disent Océane et Emma : « déménager pour fuir tes démons ça n’avance à rien, règle tes problèmes en y faisant face pour une fois ! »

Merci les filles, ça m’aide ! (mais je les aime quand même parce que bon elles ont raison ces putes en plus)

Je me suis donc fixé une date butoir : le 30 septembre. Si le 30 septembre, je n’ai pas trouvé un taff à temps complet ou deux mi-temps, je m’en fous, mais quelque chose qui me permet de vivre convenablement, je rends mon appart et je vais vivre avec ma mère. Puisque comme la vie est bien faite, mon père quitte le domicile familial le 1er octobre, ça on en est sûr de sûr !

Je prendrais un remplacement dans la région ou un job du genre, le temps de retomber sur mes pieds.

Si jamais je reste à Paris, il va falloir que je me fasse violence sur deux points : les dépenses et la défonce. Mais là je n’ai pas de recette, pas de plan, rien que mon envie de changer deux trois choses dans ma vie, mais aucune réelle volonté de le faire au final !

Voilà, j’ai fait le tour de tous les trucs bien chiants et bien saoulant qui me sont passés par la tronche cet été. Maintenant que tout le monde déprime bien, je vais vous raconter le côté fun. Ben vi, y a eu du fun, et du lourd ! Accrochez vous, c’est parti.



La suite bientôt...

vendredi 6 mars 2009

Les feux de l’amour

Je vous parle de temps en temps de ma famille de tarés et je sais que vous aimez ça, alors rien que pour vous voici le nouvel épisode de mon sitcom familial !

Ce matin, j’appelle ma mère pour lui dire, entre autres, que je démarre un gros rhume à l’orée de mon week-end de débauche à venir et que ça me contrarie un poil. On échange des banalités et elle me demande si j’ai appelé ma grand-tante dernièrement. Je ne suis pas un gentil petit neveu, ça fait 2 mois que je l’ai pas appelée (depuis les vœux en fait).

Je raccroche maman et j’appelle donc tantuche. Elle est toute contente de me parler, normal, tout le monde m’adore dans ma famille. On échange les banalités d’usage, et au bout de 5 minutes elle attaque. Dans l’ordre :

  1. Ma grand-mère (sa sœur) qui vieillit beaucoup plus mal qu’elle.
  2. Ma mère qui devrait vraiment prendre plus de vacances sans son mari (mon père donc).
  3. Mon oncle qui devrait couper le cordon avec sa fille (ma cousine).
  4. La vente d’une propriété familiale qu’elle a en copropriété avec ma grand-mère.

Autant j’adore dire du mal de ma famille, autant je n’aime pas que quelqu’un d’autre le fasse, même si c’est un membre de ladite famille. J’ai pris sur moi pour tout écouter. En plus à cause d’un début d’Alzheimer je dois me retaper certains point plusieurs fois au cas où j’ai pas tout bien compris au premier passage.

Et puis il y a le sujet qui fâche : la vente de la maison. Alors comme je ne pense pas en avoir déjà parler, je vais vous faire un topo. Dans ma famille d’auvergnat (oui je sais, aucun commentaire), on est relativement très attachés aux biens matériels (logique), et à force de mariages plus ou moins bien faits, on se retrouve avec un patrimoine immobilier croissant de génération en génération.

Depuis le début des années 70, ma famille a commencé à en vendre pas mal (en fait beaucoup, vu qu’on doit posséder 20% de ce qu’il y avait au départ). Ça correspond à la mort de mes arrières grands-parents. Une fois débarrassé des vieux la génération suivante à pu mettre au clou des terres, des fermes, des maisons, bref tout plein de choses qu’ils jugeaient inutile de garder sur le moment (et des fois, moi, je le regrette un peu quand même, mais passons).

Ndlr : pour comprendre pourquoi ils ont vendu : la génération de mes arrières grands parents étaient des propriétaires terriens qui ne cultivaient pas eux-mêmes, et celle de mes grands parents étaient des citadins qui ne voulaient absolument pas se faire chier à gérer tout ça.


Ils en ont profité pour arrêter de perpétuer une tradition bien de chez nous : ce qui est hérité appartient à tous les membres d’une même fratrie. Ça peut paraître ingérable, mais en fait il faut savoir que je descends d’une longue lignée de petite fratrie : 2 à 3 personnes maximum. Dans le lot, il y en avait toujours un ou une qui ne se mariait pas, et un ou une qui partait vivre loin et qui coupait les ponts. Ce qui fait que le patrimoine n’a jamais eu besoin d’être éclaté dans les faits. Et à ma connaissance, il n’y a même pas de descendants de ces branches-là de nos jours, ils ont eu la bonne idée de ne pas se reproduire (oui quand on nous connaît bien, on se dit que c’est un bien pour le monde, n’est ce pas cher lecteur ?)

Mais voilà, il y a toujours un mais ! Une vieille bâtisse, dans la famille depuis deux siècles, est restée en copropriété entre ma grand-mère et sa sœur. Au départ il était question que toute la famille puisse y venir en vacances quand bon lui semble, mais dans les faits c’est surtout mes grands-parents et mes parents et donc mon frère et moi qui en avons profité à fond. Le reste de la famille vivant trop loin ou n’étant pas intéressé par passer ses vacances dans le Cantal (ben vi, faut avoir envie quand même, il gèle dès le 25 août la nuit là bas !).

Et depuis 10 ans maintenant tout le monde se crêpe le chignon à savoir ce qu’on fait de ce truc. C’est quand même un peu un puit sans fond (400 m2 habitables et 10 ha de terrain, ça s’entretient pas tout seul). Chaque année au moment de payer les impôts, les retouches sur le toit ou l’entretien des arbres ça se frite dans tous les sens.

Y a trois clans bien distinct : ceux qui veulent vendre, ceux qui veulent la conserver, et ceux qui s’en foutent ! Moi je suis dans la troisième catégorie. Ça me fera mal au cœur le jour où je ne pourrais plus y aller, j’adore cette maison, j’y ai passé mes plus belles vacances et elle est chargée d’histoire. Mais franchement je ne me vois pas gérer un tel truc, et puis elle ne m’appartient pas, et comme je n’aimerais pas du tout que ma famille vienne me faire chier dans mes affaires, je ne me mêle pas des affaires des autres.

Ma mère et mon frère pensent comme moi. On est les trois seuls d’ailleurs. Du coup les deux autres clans nous prennent à partie dès qu’ils peuvent pour se faire passer les messages : « mais ton oncle il commence à me plaire hein, il veut la garder ? ben qu’il me paye ma part et qu’on n’en parle plus ! » ou encore « mais attend ta tante elle veut la vendre ? et elle aime bien y venir hein ? elle aime bien manger ce qui pousse dans le jardin ! vas-y qu’elle vende mais qu’elle vienne pas se plaindre après »

Euh moi j’ai rien demandé, appelez vous et parlez-en !

De toute façon c’est toujours pareil, c’est toujours le petit gaugau qui vit à Paris et qui ne demande rien à personne qui se retrouve témoin, et pris à partie même, dans tous les grands scandales familiaux du siècle…

Ah oui parce qu’ils se font des coups bas. Ça contacte le notaire d’un côté pour demander une estimation. Ça fait contre-expertise sur contre-expertise « parce que tu comprends, si on les laisse faire, ils vont nous entuber de l’argent en plus ! je les connais ! ». Ça dénonce dans tous les coins du genre « oh lala du sais que ton oncle il pense ça de toi en fait, hein, c’est pas gentil hein, bon alors du coup t’es d’accord avec moi, on vend ! », limite ils vont commencer à se verser des pots de vin pour acheter les votes ! C’est n’importe quoi…

Ma famille m’épuise… J’ai l’impression d’être au milieu d’une guerre froide pour quelques euros…

Je vends ma famille avec la maison si ça intéresse quelqu’un !







Ps : oui j’ai jamais dit que c’était un article rigolo, allez retourne bosser maintenant faignasse !

samedi 3 janvier 2009

2009 l’année de la teuf ?

Je sais, c’est nul, tout le monde a déjà repris la formule mille fois, mais bon je ne peux pas être original tous les jours ! En fait moi je dirais plutôt : 2009, l’année du 69 !

Oui, j’ai envie de sexe moi en début d’année…

Et puis faut dire aussi que je suis à la diète sexuelle depuis que je suis chez mes parents. Ben oui, je dors dans une chambre à moins d’un mètre de celle de mes parents. J’ai été soit saoul avec mes potes, soit malade, soit dans le Cantal, soit avec MisterBitch, bref j’ai pas eu beaucoup d’occasion de m’envoyer en l’air depuis que je suis en vacances.

Pour revenir sur ce début d’année. Je déteste présenter mes vœux, c’est un truc que c’est chiant. Avant on envoyait des cartes, après il y a eu les coups de fils, ensuite les textos, et puis les mails, et maintenant j’ai décidé de passer à la vitesse supérieure : les vœux par télépathie.

Oui, sachez que je vous souhaite à tous une bonne année, du plus profond de moi-même, vraiment, une très très bonne année, mais que ça me saoule de vous le dire à tous par quelque moyen que ce soit. Donc je le dis pas, je le pense, et vous le savez. Voilà !

Ndlr : comment anéantir une manne financière en 2 secondes, et surtout comment perdre des amis et de la famille…

Une fois les formules d’usage passées, je vais vous dire ce que j’ai fait la dernière nuit de l’année. J’ai bouffé. C’est étonnant non ? Mister Big et Mister Q nous avaient préparé un dîner digne de « c’est la fin du monde, prenons des forces ». Je ne peux pas vous le raconter, fallait le vivre : 5 entrées, 2 plats, 3 desserts…

Ça calme non ?

Bref, c’était très bon, orgiaque, mais très bon. On remercie tous Emma de nous avoir prêté son appart sans avoir été trop obligée (hein, on a demandé gentiment cette année, tu t’es pas sentie obligée, hein ?). On remercie les gens qui ont daigné venir (et on conchie les autres sur 35 générations).

On a tellement bouffé, qu’on a presque pas bu. Sur 9 bouteilles on en a descendu à peine 4, la honte. Et le lendemain on a remis ça, pour finir les restes. Le seul problème c’est que j’ai fait une énorme boulette. J’ai dit à Mister Big que le lendemain on finirait les restes AVANT qu’il fasse les courses. Moralité il avait prévu suffisamment de bouffe pour deux repas…

Non alors, Mister Big, si on prévoit de finir les restes avant même que tu cuisines, c’est parce qu’on sait d’avance que tu vas trop en faire ! Capich ?

Moralité on avait de quoi manger le soir du réveillon, le lendemain, et tous les soirs de la semaine suivante si nécessaire…

Une pensée émue pour ceux qui n’ont rien…

Si si, émue la pensée, grassement émue même (uhuh, jeu de mot à 2 balles).

En revenant du finissage de reste le lendemain, je n’avais toujours pas bu, mais j’ai quand même réussi à me distinguer. Il y a un petit portillon chez mes parents. En voulant entrer dans la propriété familiale par ledit petit portillon, j’ai glissé avec ma jambe droite. Moralité mon genou gauche a fini sa course dans la serrure de ce fucking portillon en métal de mes deux couilles bleues.

ET PUTAIN SA MÈRE QUE ÇA FAIT MAL !!!!!!!

Franchement, sur le coup, j’en ai pleuré de douleur. Oui, je fais 1m95 pour 85 kilos (enfin, 85+3 mais je vous demande si vous avez grossi vous pendant les fêtes ? pffff), mais quand je me fais mal, je pleure !

Moralité j’ai passé le vendredi à boiter comme un vieux clodo en fin de vie. Sympa d’aller au ciné et au resto en famille avec la patte raide… C’te honte ! À ce propos, Largo Winch c’est bien comme film.

Et voilà donc comment j’ai terminé mes vacances. J’ai pris mon avion à 14h45 et je suis revenu dans le froid parisien. Brrrr… Mais bon, ça m’avait manqué quand même. Oui j’ai beau apprécier le sud, ma famille, mes amis, je dois quand même le confesser : j’aime Paris !

Et ça n’a presque rien à voir avec le fait que 15 jours 24h/24 avec mon père c’est comme se couper une jambe à la lime à ongle en écoutant le dernier Mylène… Non… Mais la prochaine fois, je me renseignerai quand même « tu es en vacances ? donc tu seras avec moi toute la journée ? bon ben je peux pas venir, j’ai piscine ! ».



Taisez-vous, vous ne connaissez pas mon père !

vendredi 26 décembre 2008

J’ai mangé Bambi !

Je passe donc les fêtes de fin d’année en famille. Pour ceux qui suivent pas, ma famille est dans le Sud. Mes parents et mon frère vivent à Toulouse, tout le reste de ma famille est dans le Cantal.

Et quand on a un couple de grands-parents qui dépassent largement l’âge de 80 ans, ben pour Noël on va les voir. Oui, un vieux ça bouge mal ! Voilà pourquoi je passe 3 jours perdu au milieu de rien, dans le Cantal profond.

« Le Cantal profond », tu ne sais pas ce que c’est lecteur parisien ? Je t’explique… C’est le vide complet ! Des vaches, des champs, et des autochtones ! Mais j’aime ce vide, ça fait du bien. Ce que j’aime surtout c’est la pureté, la pureté de l’air, de l’eau, de la nourriture. J’aime l’odeur de cette campagne…

Quoique dernièrement je me suis rendu compte que j’étais vraiment pourri de l’intérieur, parce que l’eau du Cantal a un effet intéressant sur ma petite personne depuis que je vis à Paris : elle me fait pisser, mais grave.

Tu me diras lecteur, c’est pas grave, au moins l’élimine ! Mais bon quand tu dors au second et que tu dois aller au rdc pour pisser (parce que si tu vas au premier tu réveilles tout le monde), ben ça fait chier de devoir se lever trois fois dans la nuit.

Lecteur, j’expérimente pour toi l’incontinence sénile à 27 ans !

Bref, donc Noël en famille version « retrouve ton enfance ». Pour la première fois depuis 15 ans toute la famille est réunie (enfin la famille du côté de ma mère puisque du côté de mon père ils sont soit mort soit fâchés à mort). On est donc 13 à table (youhou c’te famille de fol’ail !).

Et ça fait quoi une famille de cantalou un jour de Noël ? Ça bouffe !!!!!! Alors pour ceux qui ne suivent pas, je rappelle que j’ai passé le début de semaine malade comme un chien, genre j’ai faillit mourir quoi. Donc j’appréhende un peu de manger comme 28, et puis des trucs pas lourds du tout quoi : du gras cuit dans du gras.

Tient, le menu, parlons-en : bien sûr il y a eu du foie gras, et puis du poisson, et puis du bon vin, mais surtout, il y a eu quelque chose que je pensais pas manger un jour : du faon ! Oui, à Noël, dans ma famille, on mange Bambi !!!!

Qui a dit « monstres » ?

En fait, mon oncle est un chasseur. Je ne le savais pas, mais c’est légal de tuer un faon et donc de le manger. Une sombre histoire de régulation des populations. C’est triste, mais bon c’est légal. J’étais un peu réticent. Je suis un grand amateur de viande. Mais en général je n’imagine pas la belle bouille du gentil n’animal que je m’apprête à manger. Et un faon, ben c’est quand même terriblement trognon.

Alors pour info, c’est pas mauvais, on dirait un rôti de bœuf un peu trop cuit, genre un peu sec, mais c’est bon…

Ndlr : Combien de végétariens sont en train de brûler leur ordi après avoir lu le début de ce post ?


Ce Noël fut donc exceptionnel sur deux points : la présence de toute ma famille et la bonne ambiance. Ce dernier point n’était pas gagné d’avance. Mais l’abondance de bon vin a détendu l’atmosphère. J’ai même parlé politique à table. C’est pour dire !

Ndlr : toute ma famille, sortie de mes parents et de mon frère, est à droite de chez à droite. C’est drôle…


Pour résumer le reste de ces trois jours, je dirais que j’ai abusé des dessins animés avec mon père et mon grand-père au grand désarroi de mon petit frère qui se demandait pourquoi j’étais resté coincé en enfance. Oui il paraît que regarder les dessins animés pendant son petit déj à 27 ans, ça fait gamin attardé… Pfff… Ben moi j’aime ça les dessins animés, et mon papy et mon papa aussi, na !

J’ai eu de beaux cadeaux, en vrac : une belle montre D&G, une chemise, une cravate rose, des chocolats, des sous, une tasse avec un système pour faire infuser le thé directement dedans (ça porte un nom à la con, mais j’ai oublié).

Du fait de mes trois jours de fièvre et de catatonie précédant Noël, je n’ai pas beaucoup mangé, donc je n’ai pas beaucoup grossi. Enfin presque, j’ai pris QUE un tout petit kilo !

Et puis j’ai trouvé que mes grands parents étaient en forme en fin de compte. Ma mère m’avait fait peur du genre « ouh mais ils vont mourir », alors que non, ils se portent bien. Bon ils vont peut-être pas faire le Dakar, hein, en même à 81 et 84 ans ça ferait bizarre… On va d’ailleurs fêter leur 60 ans de mariage au printemps !

Ça calme non ?

Quand tu vois que ma plus longue relation c’est 1 an… Misère…

Enfin truc non-négligeable auquel je n’ai pas arrêté de penser pendant ces trois jours : c’est mon dernier Noël avec mes parents. Je sais pas pourquoi j’y ai pensé. Mais du coup il fallait que tout soit parfait. Et je pense que c’est pour ça que je me suis autant comporté comme un gosse : regarder les dessins animés, demander à ma grand-mère de me faire des crêpes, me coucher tôt et me lever aux aurores, partir faire le marcher, aller me promener dans la neige avec ma maman et mon papy… Bref, c’est le dernier, et c’est triste…

Je ne sais pas si je vais autant aimer Noël après tout ça…

jeudi 4 décembre 2008

Il fallait que ça sorte

Hier soir, mon petit frère m’appelle. Jusque-là rien d’anormal. Sauf que mon petit frère a une légère tendance à me faire ponctuellement la gueule depuis près de 6 mois. On est très lunatique dans ma famille, et il arrive donc qu’on se prenne la gueule de façon catastrophique sur des conneries.

Ça dure depuis toujours, mais depuis 6 mois ça a tendance à revenir toujours sur le même point : ma relation avec les parents. Je sais pas pourquoi, mais il fait un blocage sur mon chômage et la façon dont les parents le prennent.

Je pensais qu’il était très jaloux, les parents lui refusant de l’argent, alors qu’ils me soutiennent. J’ai eu beau lui expliquer qu’ils ne me donnaient rien, il ne me croyait pas. J’en ai d’ailleurs parlé plus d’une fois ici (principalement dans cet article).

Hier donc on papote, et je lui apprends que je n’ai plus le droit aux allocations chômage, que je ne sais pas comment l’annoncer aux parents, et qu’effectivement à partir de maintenant je vais devenir une charge pour la famille.

Je m’attendais à ce qu’il explose et qu’il me traite de boulet… Mais non, il m’a dit qu’il était très triste pour moi, qu’il ne comprenait pas pourquoi je n’arrivais pas à trouver du travail et surtout qu’il me soutenait (jusqu’à me proposer de vivre chez lui si je ne voulais pas retourner vivre chez les parents)

Étant assez mélancolique hier, j’en ai profité pour lui avouer que j’avais eu de nouveau un problème avec la drogue ces derniers mois (mon frère m’a beaucoup aidé en 2003 lors de mon précédent « épisode » de dépendance destructrice).

M’attendant là aussi à en prendre plein la gueule (logique), il m’a soufflé en me disant quelque chose qui ne m’était jamais venu à l’esprit :

Ça fait 6 mois que les parents te culpabilisent à fond, ils te disent que s’ils divorcent pas c’est parce qu’ils doivent t’assumer, alors qu’en fait ils n’ont rien eu à assumer jusqu’à maintenant Par contre vivre seuls chacun de leur coté ça, ça les effraie plus que tout et ils te le reprochent à toi pour ne pas affronter leur problèmes. Et oser te dire ça, voyant ce que ça donne entre eux, c’est pire que tout, tu dois te sentir responsable de leur malheur et de tous les problèmes que ça créé dans cette famille de fous… Y compris mes problèmes avec eux en fait… Mais ils se rendent compte de ce qu’ils te font ? Mais c’est normal que t’aies replongé !!!!!


Il est entré dans une colère folle, j’ai passé une heure à le calmer et à lui faire jurer de ne rien leur dire. Je veux gérer mes soucis avec les parents tout seul, m’asseoir en face d’eux et leur dire que oui leurs réactions à mon égard m’ont fait du mal, que oui j’ai supporté tout le poids de leur divorce à venir sur mes épaules toute l’année, justement l’année où je suis au chômage.

Il fallait bien qu’on finisse par se parler avec mon frère. Ça fait plusieurs mois que j’essayais de lui faire entendre raison sur la réalité de ma situation et sur ma difficulté de gérer celle des parents. Il a enfin fini par comprendre, d’un coup, et ça a été violent.

Je ne sais pas ce qu’il va en sortir en fin de compte. J’ai assez peur que lors d’une dispute, avec ma mère par exemple, il lui déballe tout ça sans ménagement. Ce qui est sûr pour moi, c’est que si mes parents viennent à apprendre que j’ai repris de la drogue, je me retrouverais illico en cure dans le Cantal. Et tout le travail que j’ai fait avec eux depuis 2004 pour qu’ils me considèrent comme un adulte responsable de ma vie s’effondrerait d’un coup et de façon définitive.

Alors oui je suis loin d’être un adulte, et encore plus loin d’être responsable, mais franchement tant que mes parents en sont un minimum persuadés, ça me permet de souffler et de me gérer comme je veux, un peu n’importe comment en ce moment, soit, mais je ne veux pas qu’ils m’infantilisent comme ils ont pu le faire il y a 4 ans.

Ce qui a marché à 23 ans ne fonctionnera sûrement pas à 27 ans, j’ai besoin de régler mes problèmes tout seul, d’avancer tout seul et de mettre ma vie en place tout seul. Je vais le couper ce putain de cordon oui !!!!!



Je m’excuse pour cet article sans queue ni tête, mais fallait que ça sorte… Maintenant, qui vivra verra !

vendredi 21 novembre 2008

Petite chose fragile

Cette nuit en me couchant, comme tous les soirs, j’ai cogité. « Pourquoi je me sens si seul ? ». Cette réflexion partait d’un constat tout simple : il n’y a pas plus entouré que moi. J’ai des amis en veux-tu en voilà, j’ai une famille super présente à la limite de l’oppression, et pourtant je me sens tout seul, tout nu, tout abandonné.

Je ne suis quand même pas un oisillon tombé du nid !

Et pourtant…

En fait c’est ça le problème. Je n’ai jamais été seul de toute ma vie. Quand je parle d’être seul, je parle d’affronter mes problèmes et la vie. Dans l’enfance, j’étais le petit garçon sensible, qui n’était entouré que de filles, le pédé du village. Je ne me suis jamais fait casser la gueule par les gros bras. Pourquoi ? Parce que j’étais toujours protégé.

À l’école c’était deux filles un peu casse-cou qui m’avaient prise sous leurs ailes. Les mecs savaient que s’ils s’attaquaient à moi, ils auraient à répondre de leurs actes devant ces filles, et surtout devant leurs grand frères qui m’aimaient beaucoup. Ça les a tenus à distance le temps que j’atteigne ma taille actuelle et que je sois en mesure de faire peur tout seul (enfin de loin tout du moins).

Ndlr : quand on dépasse le mètre quatre-vingt à 14 ans pour 75 kg avec une musculature de nageur, même si on s’est jamais battu de sa vie, on peut tenir en respect pas mal de merdeux !


J’en veux beaucoup à mes parents de ne pas avoir su me protéger quand j’étais un petit enfant. Ils savent que j’avais des problèmes pour m’intégrer. Ils savaient que j’étais le souffre-douleur en puissance de pas mal de mes petits camarades. Mais ils n’ont rien fait.

Aujourd’hui, je comprends très bien pourquoi. Il aurait été désastreux pour moi que mon père arrive dans la cour de l’école primaire pour distribuer des baffes aux caïds. Il fallait que je règle ça tout seul. Maintenant je comprends, mais à l’époque je ne comprenais pas. Et malgré mes protecteurs, je me sentais seul et abandonné par ceux qui comptaient le plus : mes parents.

À la sortie de l’adolescence, j’ai eu un besoin vital de m’affranchir de mes parents. Un véritable ado attardé en somme. J’avais soif d’indépendance et de liberté. J’ai vécu dans un cadre très strict toute mon enfance et toute mon adolescence. Je devais me coucher à 21h30 au plus tard jusqu’à mon année de terminale. Je ne pouvais pas sortir le soir. Je n’avais pas le droit d’aller passer des après-midi dans le centre de Toulouse.

Je l’ai assez mal vécu. Surtout qu’en fait la crise d’adolescence m’a pris un peu tard et d’un seul coup. J’ai décidé de façon unilatérale qu’avoir 16 ans en terminale était un signe de maturité et de réussite suffisant pour inspirer la confiance à mes parents et obtenir ainsi quelques miettes de liberté.

Quand ils se sont violemment opposés, enfin principalement ma mère, j’ai pété un plomb, et je suis entré en guerre ouverte avec elle. Guerre qui durera toute l’année de terminale. Là encore je me suis senti seul et incompris. Mes parents ne voyaient pas que je grandissais, et que j’avais besoin d’avoir leur confiance pour me responsabiliser. Enfin ça je l’ai compris plus tard, sur le coup je les voyais juste comme des vieux cons réac’.

Une fois le bac en poche, ma mère s’est calmée d’un seul coup. Elle avait dû se fixer cette limite et se dire « il a son bac à 17 ans du premier coup, il entre en fac, il fera quelque chose de sa vie, j’ai réussi ! ». Et mon père de prendre le relais. Pendant 17 ans, il ne s’est jamais intéressé à moi, enfin ça c’est ce que je pensais, et puis voilà que du jour au lendemain il m’interdit de sortir.

Non mais il débloque le vieux !

Et j’ai passé un an à me battre avec mon père pour pouvoir faire ce que je voulais. Je n’avais pas le droit de découcher, je n’avais pas le droit de rester manger dans Toulouse avant de rentrer le soir, j’étais mineur qu’il disait et je devais obéir !

Non seulement je me sentais seul et incompris, mais surtout je me sentais complètement con face à mes potes qui eux faisaient ce qu’ils voulaient et en plus vivaient seuls ! Et puis ce fut le drame. Quand je pense à tous les problèmes que j’avais ado. Tout ces problèmes qui me paraissaient insolubles, qui m’ont maintes fois fait envisager de mettre fin à mes jours (dans la plus pure tradition ado de la chose hein !).

Franchement à la lumière de ce qui m’attendait, c’était quand même du pain béni, mais je ne pouvais pas m’en rendre compte. Donc voilà qu’un soir mes parents se rendent compte que j’aime bien sucer des bites.

Est-il besoin que je dise à quel point je me suis senti seul ce soir-là ? Surtout quand la première chose que votre mère vous dit est « tu as été malheureux dans ton enfance, tu vas aller voir un psy et ça va passer ! ».

Non maman, ce n’est pas une maladie…

Et là tout s’est enchaîné. Je finirais par partir de chez moi, par m’assumer financièrement tout en faisant mes études. Par tomber dans tous les travers : alcool, drogue, anorexie, médicaments… Jusqu’à ce beau matin de décembre ou j’ai laissé une partie de mon visage sur le volant de ma voiture.

Après 2 ans d’errances totale et de rupture familiale, j’ai retrouvé un foyer, un cocon qui m’avait tant fait défaut. C’est fou ce que l’imminence de la mort peut ressouder une famille éclatée. Non, franchement, ça vaut toutes les psychothérapies du monde !

Et puis la suite vous la connaissez, enfin pour ceux qui me lisent depuis le début tout du moins. Le constat est clair, je n’ai jamais été seul. On m’a toujours protégé. On m’a toujours soutenu. Que je le veuille ou pas, que je m’en rende compte ou pas. Mais j’ai toujours eu un filet de sécurité quoique je fasse dans ma vie.

Et aujourd’hui, à 27 ans bien sonnés, je me rends compte que c’est la chose la plus horrible qui me soit arrivée. Je ne serais jamais adulte si je compte toujours sur quelqu’un. Que ce soit des parents ou des amis, je dois réussir à avancer tout seul.

Le mois prochain ma mère va payer mon loyer et mon crédit parce que je n’aurais plus d’allocations. Ce n’est pas normal. Et pourtant c’est vital pour moi.

Et ça se ressent dans ma recherche d’emploi. Le petit confort de ma petite vie vole rapidement en éclats quand je me confronte au monde professionnel. Et les reproches de l’autre con de la semaine dernière ne sont pas infondés. Je suis un gosse gâté pourri et je m’en rends même plus compte.

Comment inspirer confiance quand moi-même j’attends tout des autres ?

J’en arrive même à dire des conneries du genre à 7h48 lundi soir « en fait, en politique, moi je rêve de me trouver un mentor, qui me forme et m’épaule pendant toute ma carrière ». Non mais ça va plus du tout ! Et pourquoi pas un père de substitution pendant qu’on y est ?

Le pire c’est que je suis incapable de me débrouiller tout seul, et ça m’angoisse moins que de me retrouver effectivement tout seul. En l’état actuel des choses, je ne survivrais pas à la mort de mes parents.

À 27 ans, j’attends encore que mon père vienne casser la gueule aux vilains méchants dans la cour de mon école…

dimanche 16 novembre 2008

Je ne trouve pas de titre

Dimanche soir, 22h et des brouettes, je suis en train de me faire ch*** sur le net à parler avec des tafioles éparpillées un peu partout en France et ailleurs. J’adore ma vie… Mais avant d’aller me foutre sous ma couette et de proférer des incantations vodoo sur la gent masculine tafiolique, je dois raconter mes dernières aventures !

Donc de mercredi midi à samedi midi, j’avais le bonheur ultime de recevoir mes parents. Douce famille qui me manque… En fait oui, ils me manquent, mais dès que je suis avec eux, je me rappelle plus pourquoi !

Ma mère est adorable, je m’entends très bien avec, et quand elle devient chiante, je lui dis et hop tout rentre dans l’ordre (genre, non maman, je ne rangerais pas mes verres comme ça, moi ça me plait comme c’est ! non mais oh !). Par contre mon père, c’est une autre paires de manches.

Comment vous expliquer ça sans tomber dans le gniangniantisme absolu… En fait mon père est chiant, mais vraiment chiant… (je pouvais pas faire plus court) Pour vous donner un exemple : il râle tout le temps, mais quand je dis tout le temps, c’est que tout le fait râler : le métro, les parisiens, les vieux, les voitures, les piétons, les gens, l’absence de gens, mes voisins, mon ascenseur, mon parking, ma cave, ma porte, ma télé, mon ordinateur, mon cendrier, ma mère et bien sûr moi !

Ça donne des situations surréalistes : on part faire les boutiques dans un grand centre commercial (les bouseux montent à la gran’ville, youhou !), et ben il est soit 3 mètres devant, soit 3 mètres derrière, il refuse de rentrer dans les boutiques avec ma mère et moi et quand il rentre dans une, il dit « non mais allez-y, je vous retrouverai ».

Autre exemple : il arrive chez moi après un passage par le métro, problème, un abruti a décider de se suicider pendant son trajet, verdict : 20 minutes à pied pour changer de ligne. Forcément ça énerve, moi le premier, donc je lui en veux pas d’être contrarié (pour une fois qu’il a une bonne raison).

Mais bordel de couille à queue, j’y suis pour quoi moi dans l’histoire ? Oui parce que pendant 15 minutes il va me gueuler dessus… Surréaliste…



Et pour en rajouter ma mère qui se rend même plus compte quand il fait ça de me dire « mais pourquoi tu fais la gueule Gauthier ? Y a quelque chose qui va pas ? », et ça m’énerve encore plus…

Bref, mes parents oui, mais loin !

Par contre le truc sympa, c’est que j’ai changé plein de choses chez moi : un nouveau fauteuil, deux nouvelles plantes, et un changement de places des affaires chez moi, plus un nouveau miroir magneuïfique !

Photos (qualité pourrie, mais j'ai la flemme de sortir l'apn donc c'est fait avec le tel, voilà) à l'appuie :



Oui, le baroque a encore frappé… (pour ceux qui se posaient la question) D’ailleurs va falloir que j’arrête, parce que ça frise l’overdose maintenant quand même.

Autre point négatif du séjour de mes parents : la bouffe, en trois jours j’ai pris 1,5 kg. Au rythme où vont les choses, il me faudra 3 semaines pour redescendre en dessous de 85 kg. Et psychologiquement ça m’affaiblit de savoir que je suis gros !

Du coup, samedi après midi j’ai battu le rappel pour fêter dignement mon retour à la liberté. Je n’ai pas vu mes amis depuis deux week-end (je parle de la bande à neuneu ou vodka club principalement). Donc j’invite tout le monde chez moi. En fin de compte personne n’est libre, et je me retrouve tout seul avec ma crève.

Dans un sens tant mieux, j’aurais eu l’air con avec 10 personnes chez moi pendant que je suis en train de décéder dans un coin pris de spasmes musculaires. Ça me fait penser qu’il va falloir que j’aille consulter parce que ça fait une semaine que je fais des trucs du genre : spasmes, fièvre, douleurs éparses mais surtout reins et tête, désordres intestinaux et tout ce qui rend glamour.



Mode hypochondriaque on

C’est quoi les symptômes du cancer ? Comment ça « lequel » ? Mais tous !

Mode hypochondriaque off

Vais quand même consulter pour être sûr hein ! Et puis comme ça en plus de coûter plein de sous à tout le monde parce que je suis au chômage, je vais aller me faire faire des analyses qui coûtent pleins de bras, pour le plaisir de creuser le trou de la sécu (et de ma mutuelle). Arf… Mais que voulez-vous, ça m’occupe au moins !

Et puis tant que j’y suis, je vous informe qu’on est en train de battre un record : ça fait 3 semaines que j’ai pas sexé ! (mais j’y pense, c’est peut-être pour ça que je suis malade, je suis jamais resté plus de trois semaines sans sexe, mon corps n’est pas habitué !)



Après vérification, je me suis rendu compte que trois week-end et trois semaines c’était pas pareil, donc en fait j’en suis à deux semaines. Mais quand même, ça commence à faire…

mercredi 12 novembre 2008

Pendant ce temps à Santa Cruz…

… hier j’ai eu 39°C de fièvre du milieu de l’après midi à minuit à peu prés. D’après ma maman c’est le stress qui m’a fait ça. Je psychomatise beaucoup, mais en général c’est plutôt des maux de ventre. Un peu de nouveauté donc apparemment !

Forcément, hier j’avais autre chose à foutre que d’avoir une poussée de fièvre. Je devais faire le ménage en grand, des lessives et du rangement. A 39°C, il semblerait logique que j’ai dû reporter tout ça et que j’ai légumé, non ?

Ben non. J’ai passé l’aspirateur en me tenant à lui pour pas tomber, je me suis moi même suspendu à mon étendoir à linge pour tenir arriver à nettoyer le carrelage de ma salle de bain, j’ai fais la vaisselle assis… Ça m’a pris 3h au lieu d’une petite heure, mais nom de dieu, j’ai tout nettoyé quand même !

Dieu que je suis con parfois quand même…

Mais la saleté et le bordel, ça m’obsède encore plus quand je suis malade, je peux pas guérir correctement si ma vaisselle n’est pas faite et s’il y a des traces de calcaire dans ma baignoire ! (je sais, faut que je me fasse soigner)

Et puis, aujourd’hui, aux alentours de midi par là, devinez qu’est ce qui se passe de ‘achement fun dans ma life de dépravé ?

MES PARENTS DÉBARQUENT CHEZ MOI !!!!!!!

-_-‘

Ça risque d’être une longue fin de semaine…

Non mais ne vous méprenez pas hein, j’adore mes parents, mais je les aime encore plus quand ils sont loin et surtout, surtout pas ensembles ! Parce que là, ça va être 3 jours d’engueulade mémorable !

Tu m’étonnes que je fasse un 39 de fièvre la veille, moi, après ça…

Allez, je serai peut-être pas trop présent jusqu’à la fin de la semaine, mais bon j’emmagasine plein de trucs drôles et je vous les raconte tout bientôt !



Ps : je ne parle pas de mon entretien d’embauche, parce que 1/ le truc est toujours en cours, alors par pure superstition, je dis rien et 2/ j’ai la flemme, mais grave !

mercredi 17 septembre 2008

Famille je vous haine

Bon ça fait quelques jours que je suis en vrac, et ce pour de bonnes raisons (enfin pour moi ça en est !). Je vais donc mettre à jour votre feuilleton préféré : la famille débile de Gauthier.

Il y a 15 jours, je suis rentré passer une semaine dans le sud. Je m’étais prévu un emploi du temps de premier ministre en campagne présidentielle dans le seul but de ne pas trop croiser mes parents. Ils étaient à la maison du mercredi (jour de mon arrivée) jusqu’au dimanche (jour du départ dans la résidence secondaire).

Je les ai vus que le samedi soir en fin de compte. Résumé de l’ambiance : je pense que si on installe à une même table un pédophile et la mère de l’enfant qu’il a violé et tué, ils seront plus courtois et affables l’un envers l’autre que ne le sont mes parents en ce moment.

Même Lucie qui en a vu d’autres (et qui se tape une vie de famille tout aussi tordue que la mienne en temps normal) s’est sentie mal à l’aise. Et c’est pas peu dire ! Je suis donc content de pas les avoir sur le dos les trois jours restant, j’ai pu me focaliser sur la détente et l’alcool, mes passions du moment !

Mais un constat s’est imposé : il faut qu’ils divorcent et vite, parce que là c’est plus tenable. Quand je suis à Paris, ma mère m’appelle tous les jours, et tous les jours j’ai le droit à la petite phrase du jour. Celle d’aujourd’hui par exemple « j’ai demandé à ton père pourquoi il n’a pas changé d’attitude quand je lui ai dit il y a 15 ans que je voulais partir. Il m’a répondu qu’il savait que je ne l’aimais plus depuis des années. Et quand je lui ai dit qu’à ce moment-là il aurait pu changer les choses, il m’a répondu qu’il pensait que j’aurais jamais le courage de partir ! Non mais t’imagine, ça le dérange absolument pas de rester avec une femme qui le déteste pendant 15 ans ! »

Je n’ai vraiment pas besoin de savoir ça…

Non vraiment pas…

N’empêche ma mère voulait que mon père change, et bien s’est chose faite. Elle a toujours fait ce qu’elle a voulu. Ma mère a un caractère assez fort, et mon père s’est toujours effacé. Elle est sortie, seule, avec qui elle voulait, bref elle n’a jamais eu à subir de la jalousie ou autre chose de la part de mon père.

Depuis qu’il sait qu’elle veut partir, il la flic, mais un truc de folie. Si elle rentre avec une demi-heure de retard du boulot il la presse de question et la soupçonne de tout et de rien. Elle a enfin le mari jaloux qui lui a peut-être fait défaut toutes ces années (elle a le même caractère que moi, on a besoin de sentir qu’on est indispensable !)

Lui il s’en rend malade. J’ai appelé à la maison la semaine dernière, il était limite en pleure parce qu’il ne savait pas où elle était. Je lui ai dit que son comportement était ridicule, et que de toute façon elle était au resto avec ses copines, il m’a répondu « c’est ce qu’elle te dit, mais on peut pas vérifier ! ». Et quand bien même, laisse la vivre bordel, ça fait 30 ans que tu la trompe toi !

Je n’ai pas besoin de savoir ça non plus…

Ils vivent ensemble pour deux raisons : ils n’ont pas l’argent pour lancer une procédure de divorce immédiatement, et si l’un d’entre eux se barre, l’autre peut s’en servir contre lui pendant la procédure, un truc appelé « abandon de foyer » je crois. Moralité ils vivent ensemble et c’est la guerre des roses.

Ils mangent plus ensemble, ils ne se parlent plus (ils peuvent passer une semaine entière sans s’adresser la parole), mon père se lève à 6h du matin pour aller courir (selon lui ça lui permet d’évacuer la tension qu’il aurait envie de transformer en baffes dans la gueule de ma mère).

Mais je pourrais arriver à gérer tout ça, s’il n’y avait pas le plus produit de ma famille de taré : mon petit frère !

Mon petit frère que j’aime et que j’adore, et ce n’est pas de l’ironie, mais que j’aimerais empaler sur le corps desséché de sa copine par moments ! Mon petit frère donc qui a vu pas mal de merdes s’accumuler dans sa vie depuis un mois. Et forcément il craque.

Alors je vous passe les détails, mais en fin de compte il se retrouve à déménager alors que c’était pas prévu et qu’il n’a pas d’argent pour le faire. Il n’a plus ses bourses à cause d’une loi scélérate adoptée en catimini pendant l’été. Et mes parents lui ont coupé les vivres (comme à moi) pour s’occuper de leur divorce.

Pour un seul petit frère ça fait beaucoup. Il pourrait évacuer tout ça dans plein de choses. Il pourrait en vouloir à plein de monde. Mais mon petit frère a une logique très propre, et voilà la conversation qu’on a eu samedi dernier (le pourquoi du comment que j’avais envie de voir personne samedi, vous aller comprendre)

- lui : Je suis obligé de prendre un second travail le soir, en plus de celui du week-end pour m’en sortir ! Je vais jamais tenir toute l’année !
- moi : mais tu n’es pas obligé de prendre un appart si vraiment c’est trop difficile ! Les parents habitent à 20 minutes de ton stage.
- Tu te vois vivre avec les parents toi ? Moi je peux pas…
- Je te comprends oui… Mais de toute façon maman m’a bien dit qu’elle continuerait à payer ton loyer, même si papa ne voulait pas… Il changera d’avis…
- Ah ouais ? Pfff… Il vient de s’acheter une voiture neuve, il veut faire des travaux dans l’autre maison, il veut garder tout son fric, et c’est pas juste ! Toi tu en as toujours eu autant que tu voulais, et moi je dois trimer !
- Ben depuis que je suis à Paris je leur coûte pas très cher, ils ont payé mon loyer pendant 3 mois, c’est tout ce qu’ils ont déboursé pour moi cette année…
- Et quand maman te donnait son salaire hein ? Et tu n’as jamais travaillé de ta vie ! Tu as fait des études de glandeur ! Et maintenant tu es au chômage et ils continuent à te supporter, à te donner du fric, à être patient, et moi j’ai le droit à rien. Rien du tout ! Tu bois, tu te drogues, tu fais rien de ta vie, et tu es quand même la fierté de la famille ! Et moi bordel ?
- …


Je ne vais pas vous retranscrire ma réponse, parce que ça serait très long. Mais en gros je lui ai rappelé que oui j’ai pris deux années sabbatiques, la première j’étais un junkie anorexique, la seconde j’étais un junkie qui avait eu un grave accident de voiture et qui était incapable de se réparer à l’intérieur. Oui j’ai certainement abusé de la gentillesse de mes parents, ils m’ont donné du fric à plus savoir qu’en faire, ils ont été d’une patience et d’une compréhension qui dépasse l’entendement. En même temps ils étaient persuadés que j’allais mourir, et ils n’avaient sûrement pas tort ! Bref ils ont géré comme ils ont pu.

Mais merde, c’est fini depuis 2004 tout ça. Alors bon c’est peut-être encore frais dans sa tête, mais je m’en suis sorti, je suis parti, et je m’assume tant bien que mal ! Et lui il me ressort toujours le même truc : la vieille jalousie. Il est jaloux de moi depuis toujours, ça vient de l’enfance. J’étais le plus intelligent, il était le plus beau, c’est comme ça que nos parents nous présentaient. Je suis clairement le préféré de mes grands-parents, ça ne fait qu’en rajouter.

Je ne sais plus quoi lui dire. Il en devient irrationnel, et je sais qu’il en souffre en plus.

En général ça passe tout seul, il me fait le coup deux fois par an. Mais là c’était la goutte d’eau. J’essaie de pas craquer, de donner le change, de gérer le divorce comme je peux en l’épargnant au maximum (c’est moi qui fait interface entre les parents, pas lui). Et il me reproche juste d’exister et de lui pomper tout ce à quoi il a droit !

J’attends la suite avec une grande impatience. Quelle suite ? Celle ou toute ma famille me reprochera le divorce…

Vous rigolez ? Mais je suis persuadé que c’est possible, vous ne les connaissez pas…

jeudi 3 juillet 2008

Marinade de Gauthier

18h48, j’ouvre une page Word pour vous parler de moi, je suis encore saoul de cette nuit. Ça a été épique encore une fois. Que je vous raconte…

Hier en fin d’après-midi, ma mère m’appelle pour parler de tout et de rien mais surtout de mon père et de ce qu’il a pu me dire ce week-end. J’évite de lui dire qu’il l’a traité de salope, et je passe à l’essentiel, à savoir qu’il ne m’avait rien dit de bien neuf.

Elle lâche pas le morceau si facilement et au bout d’un moment je craque et je lui dis qu’il est malheureux, qu’il se sent seul, qu’il lui en veut, et qu’il refuse de lui donner de l’argent puisque c’est elle qui part ! Elle m’explique alors qu’elle peut lui demander autant d’argent qu’elle veut, qu’elle ne le fait pas juste pour que ça se passe bien.

Je lui rappelle qu’il n’y a de toute façon par d’argent à partager… Et là elle me sort un merveilleux « de toute façon j’ai arrêté de travailler 8 ans pour élever ses enfants, je peux demander réparation ! »

« ses enfants » « réparation » ces mots résonnent encore dans ma tête. Ça m’a fait mal d’entendre ça. Je ne suis pas son fils, je suis l’enfant de mon père pour lequel elle s’est sacrifiée sans rien recevoir en retour !

Ça m’a fait mal…

Je sais qu’elle ne pensait pas à mal en me le disant. Ce sont juste des mots qui sont un peu sortis dans le désordre, mais ça m’a blessé. Je me rend compte que depuis que je leur ai menti en leur disant que j’allais mieux, que je déprimais plus, que j’avais arrêter la drogue et tout ça, ben ils me ménagent plus.

Pire ils me parlent comme si j’étais capable d’encaisser tout ça. Mais je ne suis pas capable de le faire, non surtout pas ! Et puis je leur ai menti, je vais pas bien moi en ce moment. Je suis un dépressif chronique depuis que j’ai 12 ans. Ça m’a valu d’être toujours surprotégé par toute ma famille.

On m’a toujours tout annoncé avec tact, on m’a caché beaucoup de chose, juste pour me préserver. Et là ça vient de s’arrêter de la façon la plus brutale qui soit. Le point d’orgue étant ma mère qui me dit « tu sais je vais avoir beaucoup de mal à le dire à mamie, j’ai peur de sa réaction, il faudra que tu l’appelles après pour lui expliquer et lui dire que tout va bien pour toi et ton frère ! »

Tu veux pas que je lui annonce moi-même pendant qu’on y est ?

Ça m’a foutu en l’air hier soir. Du coup une fois chez Grenouile (avec 2h de retard) j’ai bu le plus vite possible, juste pour finir morte poule en un temps record. Ensuite nous sommes aller écumer des bars sur les champs. à 4h du matin, j’étais fin rond de chez fin rond, je commençais à parler à tout le monde dans le bar, bref je m’amusais bien.

Gajal voulant ramener 7h48 chez elle, il me demande de les suivre, mais moi j’ai pas envie, en plus il vient juste de prendre une bouteille de champagne, faut pas gâcher. Devant mon refus obstiné de partir (je les retenais pas, je voulais rester tout seul, ça me posait pas de problème), Gajal n’a rien trouvé de mieux que de vider la bouteille de champagne presque pleine dans le seau en ajoutant « je fais ce que je veux, c’est moi qui l’ait payée ! »

Ça m’a un peu tout cassé mon trip (je vous ai dit que je m’amusais comme un petit fou ?), j’ai donc pris mes affaires, et j’ai sauté dans un taxi pour rentrer chez moi. j’ai reçu quelques textos dans la nuit me demandant où j’étais et ce que je faisais, en réponse Gajal reçu un fantastique « va mourir ».

Il semble évidant de dire que nous avons donc un souci avec Gajal, souci qu’il va falloir régler au plus vite, parce que comme il le dit si bien c’est 7h48 qui en souffre le plus ! Comment lui demander de choisir entre son presque petit copain (j’ai toujours pas compris s’ils étaient effectivement revenu ensemble) et son meilleur ami. C’est inhumain. Et puis j’ai peur de la réponse en plus…

Une fois chez moi, je m’effondre sur mon lit, j’en casse une latte (baleine power), j’appelle Baby boy parce que je suis triste (je suis pitoyable, je sais ! mais au moins ça m’a permis de savoir qu’il était en couple et heureux ! shit).

Au réveil, à 11h, j’écoute mon répondeur, un message d’une boîte pour laquelle je veux impérativement bosser. La madame drh me demande de la rappeler impérativement ce matin. Je suis saoul, mais d’une force, j’ai 4g dans chaque bras, mais je m’exécute.

Je vous raconterai ça au prochain épisode, là il faut que j’aille vomir histoire de vider tout cet alcool que j’ai encore partout dans mon tube digestif !

samedi 7 juin 2008

Léthargie stade terminal

Samedi 7 juin 2008, il est 00h40, je suis assis devant mon bureau. Ce soir je devais sortir voir un ami mixer. Le truc c’est que j’ai vraiment envie de sortir, en fait j’ai envie de boire, de me droguer, de faire n’importe quoi. J’ai juste envie de me retourner la tronche jusqu’à finir dans un caniveau et oublier tout !

La dernière fois que j’ai eu ce genre d’envie, j’ai fini en overdose. Je me suis donc interdit de sortir ce soir. J’ai une patate d’enfer, je tiens pas en place, mais non je ne sortirai pas… Je ne boirai pas un verre tout seul, je ne fumerai pas un joint tout seul, non je vais me légumer devant des Walt Disney et je vais attendre que ça passe.

Est-ce l’âge de raison ? Je ne sais pas, je ne pense pas en même temps. En tout cas j’ai suffisamment peur de moi-même pour m’enfermer chez moi à double tour et éviter toute situation/personne qui ferait que je pourrais boire ou me droguer…

Mais dieu que la soirée est longue. Je me suis levé à 16h, alors forcément j’ai la pêche moi à minuit. Mais grave la pêche même ! Je pourrais baiser, mais voilà j’en ai pas envie. J’ai pas envie de me taper un mec que je connais pas, j’ai pas envie de rappeler un fuck buddie, je n’ai pas envie de voir mon « mec », la seule envie que j’ai c’est sortir, boire et draguer au hasard.

Ce sont les plus belles rencontres en général. Regardez Connard d’ex, l’Américain ou baby boy, je les ai rencontré en boite, un soir où je devais pas sortir, et complètement bourré de surcroît.

Bon quand on fait le bilan de ma vie amoureuse on se rend compte que c’est plutôt désastreux. Alors peut-être qu’il serait temps que j’arrête de tomber amoureux d’un mec que j’ai ramassé dans le caniveau (ou qui m’a ramassé dans le caniveau).

Aaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaahhhhhhhhh j’ai envie de faire la fête bordel de couille à queue !

Pour rajouter à tout ça, je me suis encore pris un mal de tronche pas possible après quelques vodka mardi soir avec 7h48. Le genre de dose de vodka qu’on boit au petit déj normalement et qui moi m’a foutu une gueule de bois instantanée avant même d’avoir fini mon dernier verre.

Encore un signe que mon corps me dit merde et que je vieillis surtout.

Pour rajouter à ma nostalgie de mes week-ends passés, cette semaine j’ai relu quasiment toutes mes archives sur l’année 2006 pour les publier sur ce blog (suite au crash de la plateforme de mon ancien blog), et je me suis donc revu il y a deux ans. Les soirées étudiantes, les rencontres, les mecs, les délires, et surtout mes projets qui sont tous tombés à l’eau.

Je déprime…

Non seulement le déprime, mais en plus je m’interdis de m’amuser pour faire passer la pilule, donc j’ai vraiment le temps de penser à ma déprime. Cercle vicieux de merde… En même temps il est meilleur pour ma santé que l’autre cercle vicieux que j’affectionne : je me défonce, j’ai honte, je déprime, je me défonce, j’ai honte…

Tout ça pour dire que demain soir j’ai un diné avec le vodka club, ensuite je suis censé sortir et me retourné la tête. Enfin c’est pas vraiment comme ça que c’est prévu, mais c’est comme ça que ça va finir. Je me connais, une fois que j’aurais un verre dans le nez, on ne m’arrêtera plus…

Enfin je vais pas régler le problème ce soir, écrire cet article m’a au moins occupé 20 minutes, youpi, plus que 5h avant que j’ai sommeil, youhou !

Pour finir je me dois de vous retranscrire l’appel paternel du jour :

- Ils recrutent à Darty !
- Et en quoi cela me concerne ?
- Ils cherchent des commerciaux, c’est bien pour toi ça !
- Tu veux dire vendeur en magasin je suppose ?
- Oui, tu peux faire ça, c’est bien !
- Tu te fous de moi ? Qu’est ce que tu veux que j’aille vendre des blender à Darty ?
- A partir du mois prochain on ne te donne plus d’argent, en plus c’est à coté de la maison, ça sera parfait…
- Comment tu peux être au courant du recrutement de Darty sur Paris ?
- Je parlais de Toulouse…


Ça rejoint ce que m’a dit ma mère cette semaine, ils se sont ligués pour que je rentre vivre chez eux ! Mais hors de question, je ne serais pas leur alibi pour repousser le divorce et la vente de leur maison. Non je préfère encore vendre des hamburgers à Paris et vivre en foyer de SDF !

Me gonflent !