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mercredi 17 octobre 2007

Gauthier vs reste du monde, round 2027

Voilà c’est définitif, je déteste ma vie. Ben oui quoi, pas vous ? Non je vous demande pas si vous détestez votre vie, je m’en fous complet de vous (crise de mégalo), non je vous demande ce que vous pensez de la mienne…

Alors ?

Rien ?

Bon de toute façon c’est nul comme effet d’annonce vu qu’au moment où je noircie cette page word aucun de vous ne va me répondre, logique ! Ben ouais j’ai fait des études et des fois je réfléchis…

Alors revenons à nos pendus, pourquoi je déteste ma vie ? Parce que le calendrier est pourri. Mais ça vient de l’humour particulier de Petit Jesus (mais si, lisez là, vous allez comprendre). Donc soit j’ai tout, soit j’ai rien, soit j’ai trop, soit j’ai pas assez.

Si on prend l’année qui s’écoule. Je suis sans emploi, rmiste de mon état, et je rame comme pas permis. Au début de l’été on me propose deux, puis trois jobs coup sur coup, je fais mon marché et j’en choisi un. Puis en septembre on me propose un autre job, je démissionne du premier, et avant même d’arriver au second je me fais embarqué dans un troisième sortie d’on ne sait où !

Bref après 10 mois de rmi, j’aurais pu cumuler 4 ou 5 jobs en 2 mois, ça pouvait pas arriver un peu plus tôt ? Ou plus étalé dans le temps ? Mais non, parce que sinon c’est pas drôle, et je pense que je suis une sorte de divertissement pour Dieu (Gauthier, comique préféré de la trinité).

Et puis après ce trop plein, il y a eu le trop vide d’appartement. C'est-à-dire qu’à l’instant où je sors la tête de l’eau niveau boulot, plouf je replonge et je suis sdf… Qu’est ce qu’on rigole, non ?

Et voilà que depuis 15 jours je vous raconte ma vie avec tatie danièle puissance 10, vous vous marré aussi, dieu se marre, tout le monde se marre, sauf moi. Mais mooi on s’en fout, hein ? Je devrais être remboursé par la sécu tien…

Donc 15 jours de sdfisme ou j’enchaîne les visites. Je pleure, je supplie, mais rien n’y fait, ça passe pas. Et depuis hier, j’ai du entrer dans un nouveau cycle. Enfin, un demi cycle quand même, mais bon ça semble se modifier.

A l’heure ou je vous parle j’ai un appartement sûr à Neuilly, il faut juste attendre que le proprio entame les travaux et donne une date d’entrée, je pourrais signer à ce moment là, mais l’appart est pour moi. J’ai l’appart à Boulogne, même si la connasse de l’agence se marre beaucoup en me torturant, il semble que je suis sûr à 99.9% de l’avoir, il ne manque qu’à régler les modalités de remise des clés (avec, je le sens, de la torture). Ce matin, j’ai visité un petit bijou d’appartement à Montrouge, on est deux sur le coup, mais mon dossier est très bon, et des dires de l’agence « il n’y a aucune raison que ça ne passe pas). Et enfin, j’ai reçu un coup de fil d’une autre agence pour un appartement à Vincennes « il est à vous si c’est votre père qui le prend à son nom »

Bon…

C’est bien beau tout ça…

Mais je fais quoi moi ?

Votez et choisissez où Gauthier va vivre !

  1. Boulogne : 680€, 30m2, parking cave, cuisine américaine, refait à neuf, rangements, moquette, immeuble moderne et sécurisé, à 10 minutes du bus pour aller bosser (45 minutes de trajet) et 7h48 et à 15 minutes pour faire la fête. L’agence ne me permet pas de le louer à mon nom, donc pas de caf.
  2. Montrouge : 700€, 30m2, parking cave, cuisine séparée, sur rue piétonne commerçante, immeuble moderne, sécurisé, appart entièrement refait à neuf, à 4 minutes du métro pour aller bosser (20 minutes de trajet). J’ai le droit de le prendre à mon nom, donc caf.
  3. Neuilly : 635€, 25m2, immeuble ancien, sur cours (c’est une école), pas d’ascenseur, cuisine séparée, parquet mais tout doit être refait, peu ou pas de rangements, peu lumineux, sur rue semi piétonne, proche commerce, à 10 min de chez Grenouille, 5 minutes du métro pour aller bosser (20 minutes de trajet). A mon nom, donc caf.
  4. Vincennes : 620€, 20m2, sur cours, peu lumineux, ascenseur, petit mais magnifiquement refait (qualité des finissions incomparable), du cachet, pas de place pour le lave linge, à 1 minute du métro pour aller bosser (20 minutes de trajet). Pas de caf (doit être au nom de mon père).

Clôture des votes, ce soir 17h.

mardi 16 octobre 2007

« Gauthier cherche un toit », l'épisode du jour

Ce matin j'ai repris contact avec la pouffiasse de l'agence qui avait envoyé chier ma pauvre maman hier matin. Non, je n'ai pas passé ce coup de fil dans le but de proférer des insultes à caractère umpophobe.


En fait, le précédent locataire s'étant pris de pitié pour ma personne (si si si ya des gens bien sur terre qui me plaignent vraiment), il a décidé de mettre un coup de pression à l'agence en leur disant que merde je méritais cet appart. Moralité elle me propose donc de prendre une colocation fictive avec mon père pour que le dossier passe.

Non mais j'vous jure, bientôt faudra hypothéquer un rein pour avoir un appart à Paris.

Bref, donc je la rappelle pour savoir comment qu'on fait pour signer (hein en gros), et elle me sort :

- Le dossier est incomplet ! (sèche comme jamais)
- C'est possible, que vous faut-il comme documents supplémentaires ? (le plus aimablement du monde)
- Votre feuille d'imposition, votre contrat de travail, vos fiches de paies.
- Je n'ai pas encore de contrat de travail vu que je viens de commencer, je n'ai pas de fiches de paies pour la même raison, quant à ma feuille d'imposition elle ne vous sera d'aucune utilité vu que j'été étudiant l'année dernière (donc sans aucun revenu !)
- Ah bon, et vous avez fait quoi ?
- Master 2 de Sciences Politiques (en général c'est là que les gens se taisent, mais pas elle, non non non…)
- Et vous gagnez si peut que ça ? Ben vous feriez mieux d'aller voir Sarkozy, vous seriez mieux payer (rires sadiques)
- Je commence juste, et ma situation me convient…
- (en train de rire) Ah bon ? Vraiment ? Et ça vous fait pas mal de pas arriver à trouver un logement parce qu'ils sont pas foutus de vous payer correctement ?
- (je garde mon calme) Je vous amène le dossier à quelle heure ?
- Envoyez le, je ne vais pas vous faire traverser Paris, vu comment vous vous faites exploiter je ne vais pas en rajouter… (et elle raccroche)
Comment dire… Je sais pas trop… Je vais être vulgaire… Mais c'est fou ce que je peux m'écraser comme une sous-merde quand je suis en demande… Je ne me connaissais pas cette capacité à vrai dire. Presque j'aurais honte !

Donc ça fait un demi appartement. A ça se rajoute l'appartement que j'ai visité hier. Il est tout à refaire, et l'agence m'a rappelé ce matin pour me dire qu'ils me le mettaient de coté le temps que le proprio fasse les travaux. Mais je n'ai pas de délais, et je n'ai rien signé.

Donc me voilà avec deux moitiés d'appart en quelques sommes. Des engagements oraux, des promesses, mais rien d'écrit. Qui c'est qui va rester chez tantuche encore un moment ? C'est bibi !

Tantuche… Est-ce nécessaire de vous faire une compil de ces meilleurs moments ? Bon ok, mais vite fait alors.

Minuit, dimanche soir, à travers le porte de ma chambre :

- elle : ARRÊTE DE FAIRE DU BRUIT, JE PEUX PAS DORMIR !!!!!
- moi : je ne fais pas de bruit, c'est le voisin…
- elle : je t'ai dit d'arrêter c'est tout, j'ai sommeil (j'entends qu'elle s'éloigne, je sors pour lui parler et elle fonce dans le couloir)
- ce n'est pas moi qui fait du bruit, c'est le voisin !
- …
- tantuche ?
- …
- tu m'entends ? (elle est rentré dans sa chambre entre temps)
- …
- OH TU M'ENTENDS ?
- Quoaaaaaaaaaaaaa ????? (semblant émerger d'un sommeil)
- C'est le voisin qui fait du bruit pas moi !
- Ah ok… OH LE VOISIN C'EST PAS BIENTÔT FINI !!!! (et elle tapera contre le mur pendant ¼ d'heure)
22h, lundi soir, je suis sur le balcon en train de téléphoner à Mister Big à l'aide d'une oreillette sans fil (elle n'a toujours pas compris comment je pouvais dire que j'étais au téléphone alors que le téléphone restait dans la chambre par exemple, mais c'est un autre sujet), le balcon donne sur la cuisine, la porte est fermée, elle regarde la télé dans la cuisine :

- moi : blablabla Mister Big blablabla
- elle : arrête de rentrer et sortir de la cuisine !
- c'est la première fois que je rentre, je viens prendre à boire et je vais fumer dehors.
- (grogne)
- blablablabla Mister Big blablablabla (je suis sur le balcon)
15 minutes plus tard

- moi : blablablabla Mister Big blablablabla (je traverse l'appartement pour aller chercher des cigarettes)
- elle : mais c'est pas bientôt fini que tu me suives ? Je peux pas regarder la télé en paix ? (elle s'était déplacée dans le salon, apparemment ma conversation avec Mister Big était trop bruyante)
- je viens juste chercher une cigarette et je repars !
- tu fais trop de bruit de toute façon, tu parles fort, et tu fais du bruit ! (je ne la vois pas, mais je devine ses yeux plein de fureur)
- je ressors…
30 minutes plus tard, je sors des toilettes quand :

- elle : j'ai envie d'aller aux toilettes !
- moi : c'est libre !
- oui mais tout à l'heure ça ne l'était pas !
- non, en effet, excuse moi…
- oui ben non, tu passes trop de temps aux toilettes !
- j'y suis resté 3 minutes…
- non c'est faux, tu y es tout le temps !
- …
A la réflexion je me demande si elle démarre par Alzheimer. Parce que là quand même c'est inquiétant… Je vous fais grâce de la crise de ce matin sur le fait que je n'ai pas pris de petit déjeuner. J'ai cru qu'elle allait m'étriper…

Je vais craquer…

Si, si, si, je vais craquer…

lundi 15 octobre 2007

Lundi pourri

Y a des jours où il vaut mieux rester au lit ! Et en ce lundi 15 octobre 2007, je le dis haut et fort : j’aurais du rester au dodo…

Pourquoi donc ?

Ben parce que j’ai commencé la journée par me lever en retard suite à une nuit agitée du fait de l’activité nocturne du voisin de ma tante (je pense qu’il a déplacer des armoires à 2h du matin, je ne vois pas d’autres explications). Là-dessus je reçois un texto de ma banque m’informant que j’étais à moins de chez moins sur mon compte (20% en dessous de ce que j’ai le droit normalement), ce qui présage un IB demain matin (la banque est fermée le lundi), si je ne trouve pas l’argent sous un cailloux d’ici là…

Arrivé au bureau, je fais un crochet par la DRH pour signer mon contrat de travail. Contrat rédigé d’une façon plus que fallacieuse, ce qui me laisse penser que je me suis fait eu sur la durée du dit contrat (CDD au lieu de CDI, mais bon c’est juste pour la forme de toute façon il était dit que je giclais au début du printemps), mais ce n’est pas le plus grave. Non, j’ai étais officiellement engagé le 1er octobre, sauf que moi j’ai commencé le 24 septembre. Et la semaine en plus ? C’est pour la gloire…

Le DRH me dit « signez le tel quel, on vous paiera ce mois ci, et on fera un avenant pour vous payer la semaine qui manque le mois prochain ». Soit, ça m’arrange j’ai besoin d’un salaire la semaine prochaine. Je rentre au bureau et je dis à ma chef qu’il y a eu comme une couille dans le bonbel, et elle me dit toute désolée « ah mais tu n’aurais jamais dû signer, ils voulaient qu’on t’engage au 1er octobre on a fait des pieds et des mains pour le 24 septembre, et maintenant que tu as signé ils vont jamais vouloir faire l’avenant… J’aurais dû te prévenir ! ». Dans le cul la balayette !

Je m’en retourne à mes dossiers en me disant « de toute façon, là j’ai touché le fond », et j’attrape mon téléphone pour déposer un dossier à l’agence qui loue le magniifiiiiiiiiiique appartement qu’un de mes adorables lecteurs a bien eu la gentillesse de me faire visiter vendredi soir. Un petit bijoux cet appart, moi j’ai passé le week end à faire des plans « où mettre ce meuble, de quel couleur repeindre ce mur, etc ». La nana de l’agence devait ne pas avoir baiser depuis 1978, puisqu’elle m’envoie chier comme la dernière des merdes au moment où je lui dit mon salaire.

Mais moi aucun amour propre (moi sdf) moi lui précise que j’ai mes parents en caution, ce à quoi elle rétorque qu’elle s’en fout et que si je veux louer un truc chez elle c’est pas plus de 500€ par mois. Autrement dit, rien du tout puisque ça n’existe pas avant la zone 4… Elle se permet bien sûr de rajouter « quand on a pas les moyens on revoit ses goûts de luxe à la baisse, vous n’avez pas besoin d’un appartement récent et aussi grand de toute façon ! »

MAIS DE QUOI JE ME MÊLE POUFFIASSE ?

Je raccroche la larme à l’œil, et j’appelle ma maman. Elle me demande le numéro de l’agence pour, je cite « leur expliquer qu’on est plein de fric et qu’ils peuvent te louer leur clapier hors de prix ! ». Mouais, suis pas sûr qu’elle le prenne bien la madame. Mais ma maman est quelqu’un qui sait être calme quand il faut…

Elle l’appelle, commence à lui expliquer et se fait mettre en attente pendant 15 minutes. Comme le combiné est posé sur la table elle entend la conversation. La madame de l’agence semblait très irritée par sa poste qui ne lui avait toujours pas amener le courrier. Ma mère raccroche et rappelle, elle demande à ne pas être mis en attente parce qu’elle n’a pas que ça à faire et lui expose le problème. La bonne femme aigrie lui répond qu’elle a autre chose à foutre que de s’occuper d’elle et de son fils pauvre puisqu’elle est très contrariée par ces « abrutis de fonctionnaires fainéants de la poste ».

Pause dans le récit, trois précisions sont ici très importantes :

1/ Il n’y a pas de fonctionnaires à la poste au sens où tout le monde l’entend. Il y a des agents de services publics (emploie à vie après un concours), ils ne sont pas payés par vos impôts mais par la poste qui fait des bénéfices sur ses produits bancaires et postaux.
2/ Ne jamais traiter un employé de la poste de « fonctionnaire fainéant », c’est dangereux pour la santé.
3/ Ma maman travaille à la poste depuis 20 ans.

Ma mère prend sur elle, et lui dit que travaillant elle-même à la poste, elle peut, peut-être, lui prodiguer quelques conseils bien avisés. Ce à quoi elle s’entend répondre « Vous travaillez à la poste ? Alors sachez que j’en ai rien à foutre de votre fils et de vous… Et je t’emmerde vieille connasse ! ».

Est-il besoin de préciser que si la gentille et adorable madame de l’agence ne bénéficiait pas d’une distance de sécurité de quelques 800km par rapport à ma mère elle serait actuellement en train de baigner dans ses tripes ?

Ma mère, faut pas la chercher… (cf l’article sur le boulanger homophobe)

De là ma mère m’appelle, je ne l’avais plus entendu autant en colère depuis des années, elle voulait la faire virer, faire fermer l’agence, faire brûler la banlieue sud de Paris et faire empaler sarko (rien à voir mais ça fait toujours du bien…)

Mon père s’est donc joint à la partie, mais heureusement pour eux ils n’ont pas décroché. J’ai donc passé 2h au téléphone avec les géniteurs pour les calmer. Je pense que j’ai réussi. J’ai honte comme rarement dans ma vie, mais en même temps c’est vrai que la nana elle n’était pas sympa. Et quand ça fait des semaines qui tu cherches à aider ton fils sdf, ya des trucs qui doivent te faire déboulonner rapidement…

Là-dessus, je décide de refaire le tour des agences, j’ai donc rdv cette après midi pour visiter un appartement, puis un autre mercredi matin. Bref les affaires reprennent, je ne vais pas me laisser abattre, même si je suis pauvre !

Je suis quand même aller voir l’assistante sociale de mon travail, qui a promis de m’aider, mais elle m’a fait gentiment comprendre qu’il y avait pire que moi (des gens qui travaillent avec moi dorment dans leur voiture ou dans leur bureau, c’est totalement hallucinant, je n’en reviens pas…). Mais que dès qu’elle entend parler de quelque chose elle me tient au courant.

Ça ne servira peut-être à rien, mais ça m’a fait du bien de tomber sur quelqu’un de gentil et compréhensif qui m’a laissé m’épancher pendant 20 minutes (je lui ai tout dit), je pense qu’il fallait que certaines choses sortent…

jeudi 11 octobre 2007

Cours Forest, cours !


Aujourd’hui je vais courir, et Dieu sait que je n’aime pas ça. Parisien d’adoption (certains me le rappellent encore régulièrement), je suis originaire du Sud, et de là d’où je viens, la nonchalance est de rigueur. Donc courir dans tous les sens, ce n’est pas inné.

Quoiqu’en fait je m’y suis plutôt bien habitué, et j’aime mon mode de vie actuel. Enfin bref, revenons à nos moutons. Donc aujourd’hui pourquoi je cours ? A 12h45 je visite un appart porte d’It, et à 13h15 un autre à Vincennes, le temps de trajet entre place d’It et Vincennes et de… 30 min !

En gros le premier appart, je rentre, je regarde s’il y a une fenêtre et un toit, et je dis « ouha super, je dépose mon dossier, tenez moi au courant, merci au revoir ! ». Et je fonce prendre le métro pour visiter le second. Le proprio du second appart n’aura pas droit à mieux puisque qu’il me faut une demi heure pour revenir au boulot depuis Vincennes et que je devrais reprendre à 13h30, donc même phrase, même jeté de dossier et re-course contre la montre dans l’autre sens.

Entre temps j’aurais avalé un demi sandwich dégueu dans une rame de métro, j’aurai bu une bouteille de soda, et j’aurai fumé des demi-clopes à chaque fois que j’en aurai eu l’occasion.

Bref, je vais m’amuser !!! Et demain ? Ben demain pareil, sauf que là j’en visite qu’un seul, mais toujours à Vincennes par contre…

Avec tout le mal que je me donne je vais finir par en trouver un d’appart bordel de couille à queue de merde ! (oui un peu de vulgarité ne fait jamais de mal…).

Ce soir je ne vais pas me reposer pour autant, je vais à une dégustation de vin (enfin je crois, j’ai pas tout pigé) et au resto avec la bande à neuneu. J’ai proposé à l’américain mais il n’est pas disponible, snifff…

En revanche il m’a répondu « mais vendredi je suis libre » et donc il a bloqué toute sa soirée pour la passer avec moi… Suis fan ! Il faudrait d’ailleurs que je vous en parle un peu de lui, mais pas de suite.

Je tiens donc à le dire ici : je suis crevé, et j’en ai marre ! Mais je suis grand, beau et fort et je vais donc m’en sortir, et la tête haute (et dans un 30m2 avec vue sur le château de Vincennes, non mais…)

Sur ce je vous souhaite à tous une bonne journée. Désolé pour le post sans intérêt, mais ça me fait du bien d’évacuer tout ça… Promis d’ici la fin de la semaine je vous fais un best of des meilleures de ma tante ! Veinards…

mardi 9 octobre 2007

Banlieue or not banlieue ?

That is the question !

Ben voilà, après 24h de colocation avec ma gran’tatie, j’ai pris une graaaaaaaaaaave décision : je regarde les appart en banlieue. Non, non, non, aie, pas la tête, aie !

Oui bon je sais, plus snob parisien que moi tu meurs, moi qui appelle la banlieue « le tiers-monde », me voilà trop pauvre pour prétendre à un appart dans Paris, et surtout trop pressé pour attendre que des appart se libère dans 3 mois, et trop occupés pour visiter 40 appart par jour. Donc il me reste ce que personne ne veut : la banlieue !

Enfin quand je dis ça, c’est l’image que j’en avais. « Qui serait assez débile pour aller vivre en banlieue ? Personne, donc il doit y avoir moultes appart vides pour 80€ par mois… ». Oui je suis un peu naïf…

Alors j’ai commencé doucement, j’ai regardé à Neuilly, et vous savez quoi ? Ben il n’y avait rien du tout… Donc j’ai bifurqué sur Vincennes, là quelques appartement, dont un qui me plait beaucoup, j’attends de fixer un rdv avec l’agence aujourd’hui. Mais bon un appart c’est peu, alors je me suis dit « où vas-tu chercher ? », là le seul choix possible s’impose : Montrouge.

Pas que je sois particulièrement amoureux de Montrouge, mais c’est juste que c’est la seule banlieue que je connais où je n’ai pas peur pour ma vie et où c’est pas « trop » moche (tout est moche en dehors de Paris de toute façon). Je jette un œil, et là que vois-je ? 30m2, chambre, balcon, 11e étage, vue sur la Tour Eiffel, dans mes prix ! J’appelle de suite, forcément c’est loué, mais le monsieur me dit qu’il a autre chose à me faire visiter, je plussoie, et j’attends la confirmation demain.

Et voilà comment en moins de 3 minutes, je passe de parisien snob qui refuse de traverser le périph’ (j’en ai des crises d’angoisse à chaque fois), à parisien qui rêve de s’exilé en banlieue ! Quand je vous dis que je vais pas bien, il vous faut quoi de plus comme preuve de ma non-santé mentale ?

Bref, ne nous emballons pas, ça reste à voir comme on dit, mais bon l’idée me plait bien si je peux prendre une ligne directe pour bosser et me retrouver dans un cadre agréable, et sortir sans que ça me coûte la peau du cul en taxi… Et si en plus je peux avoir une vue imprenable et une chambre, c’est le pied !

Déjà à Toulouse j’ai connu ça, après un an en centre ville dans un appartement pourri mais super bien placé, j’avais opté pour quelque chose de plus grand et de plus classe un peu en périphérie (enfin à Toulouse quand on parle de « quartier périphérique » on est toujours dans la ville et pas en banlieue, puisque la banlieue là bas c’est les champs…)

Donc je me dis que c’est peut-être pas plus mal… Et puis comme dis l’adage « ceux qui m’aiment prendront le train » … ou le vélib ;)

lundi 8 octobre 2007

Les vieux faudrait tous les tuer à la naissance

Cette phrase attribuée à Coluche, si je ne dis pas de bêtise, résume bien mon humour du moment. Pour ceux qui débarquent de je ne sais où, je vis donc depuis ce week-end avec ma gran’tante, adorable petite mémé de bientôt 80 ans.

Quand je dis adorable, ce n’est pas ironique, elle l’est assurément. Mais il faut juste ne pas envahir son quotidien. Parce que là toute gentille petite mémé qu’elle soit, elle devient la pire des tatie Danièle que la terre ait portée !

Exemple 1, dimanche après midi :

- elle : tu ne peux pas laisser tes affaires ici, je risque de tomber et de me casser le col du fémur !
- moi : bien sûr, je vais les mettre sous le lit (il s’agit de cartons que je ne peux pas laisser dans sa cave, puisque la dite cave s’est fait fracturer pendant l’été).
- non surtout pas ! Comment je passe l’aspirateur moi sous le lit ?
- ah, ben je vais les mettre sur l’armoire !
- non mais c’est affreux sur l’armoire !
- je ne peux pas les laisser par terre, je ne peux pas les mettre sous le lit, je ne peux pas les mettre sous l’armoire, j’en fais quoi ?
- je sais pas, tu as trop d’affaire, c’est tout !

Et elle s’en va comme elle est venue, j’ai opté pour « sur l’armoire même si c’est moche ! »

Exemple 2, dimanche soir :

- elle : tu manges quoi ?
- moi : rien, je n’ai pas faim, merci !
- oui, ok, mais tu manges quoi ?
- … en général ? plein de choses surtout des…
- (me coupant la parole, et montrant son énervement) non mais CE SOIR je te prépare quoi ?
- ah, rien, c’est gentil, j’ai trop mangé, et en général le soir je ne mange pas de toute façon…
- mais c’est pas possible, comment veux-tu être en forme après ça ? et tu te nourris de coca et de nicotine…
- exact… (sortant de la pièce pour couper court)
- (me rattrapant dans la cuisine) bon et je te fais quoi à manger ?
- (me demandant si Alzheimer la guette)…
- du poulet ?
- je vais fumer et dormir, merci !

Exemple 3, dimanche soir (10 minutes après le coup du repas) :

- elle : et tu feras attention à l’eau que tu utilise !
- moi : oui bien sûr, je sais être économe !
- mais ne me traite pas de radine, c’est pas pour ça, c’est pour la planète (elle n’achète et ne consomme que du bio depuis les années 70)
- bien sûr je ferai attention…
- c’est pas le tout de le dire, tu utilises trop d’eau, tu te nourris n’importe comment, tu fumes, tu prends des taxis, et voilà à qui je laisse la planète après avoir fait tant d’effort pour la préserver ? ben merci…
- (étant en train d’hésiter en rire et pleurer, je ne fais pas attention à la poubelle dans laquelle je jette ma canette de coca)
- NOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOON c’est l’autre poubelle !
- … oui mais là je vais avoir besoin d’une balayette (sous la surprise j’ai envoyé la bouteille contre le mur, elle est donc en morceau)
- oui et bien nettoie, et fait attention à l’eau quand tu te brosses les dents ou quand tu prends ta douche !

Exemple 4, dimanche soir, 3 minutes après le drame du coca :

- elle : je sais que je suis chiante, mais j’ai mes habitudes !
- moi : tu n’es pas chiante, et puis tu as la gentillesse de m’héberger, ce serait très mal poli de ma part de ne pas respecter tes règles de vie !
- voilà, viens je vais te montrer comment nettoyer la salle de bain après chaque douche que tu prendras…
- …

Exemple 5, lundi matin, 8h59, je viens de me lever alors que c’est l’heure où j’avais prévu de partir :

- elle : je te fais chauffer l’eau pour ton thé ?
- moi : non j’ai pas le temps, il faut que je file en vitesse sous la douche !
- et le gâteau que je t’ai fait ?
- je le mangerais ce soir !
- MAIS TU MANGES PAS LE SOIR ! TU MANGES PAS LE MATIN ! TU MANGES QUAND ?
- A midi…

Voilà… Quand on me connaît, on sait que me parler avant ma première clope du matin (qui intervient en général 1h après mon réveil) c’est un acte de guerre, sauf pour m’annoncer votre mort certaine dans la minute qui suit, et encore c’est pas sûr que je réagisse. Alors me faire engueuler au réveil parce que je ne déjeune pas… comment dire ça sans être vulgaire… ça me saoule !

Moralité, aujourd’hui j’ai passé la journée au tel avec des agences, des particuliers, pour des appart, et ça a intérêt à vite se débloquer, parce que sinon j’annonce un gran’tanteticide pour avant la fin de la semaine. Genre meurtre avec acte de barbarie… (vais pas refaire mon lit au carré, mettre mes chaussures sous mon lit, et laisser couler l’eau pendant que je me brosse les dents, ça va la tuer direct !)

Le pire dans toute cette histoire c’est que je l’adore ma gran’tatie, mais de dieu, qu’est ce qu’elle est chiante !

Allez à demain pour de nouvelles aventures de « gaugau est son improbable colocataire », et j'inaugure une nouvelle catégorie!