J’en suis à 8 jours de traitement Déroxat/Lexo, un point s’impose ! Déjà, le lexo, j’en ai pris pendant des années, je sais ce que ça fait, et j’étais pas chaud à l’idée de recommencer. Quand en 2004 il a fallu que je me sèvre de c’te merde, j’ai passé la pire semaine de ma vie. Je pense que j’aurais dû arrêter l’héro ça aurait pas été pire…
Le Deroxat, ou tout autre antiD en fin de compte, je ne connaissais pas du tout. Enfin, pas que j’en ai jamais entendu parler, non je vis en France, le pays où l’on consomme le plus de ces merdes au monde, et j’ai une mère sur-médicamentée, comme toute tafiole qui se respecte… C’est juste que je n’en avais jamais pris personnellement.
Huit jours après donc, voyons ce que ça a changé, ou pas, dans ma vie. Déjà, je n’ai plus touché à la drogue. C’est un bon point, vu que c’est un peu le but de la chose. Ensuite, je n’ai pas eu d’attaque de panique ou d’angoisse depuis mercredi dernier. Enfin je dors bien depuis vendredi dernier.
Et ça, retrouver un sommeil complet, un sommeil réparateur, un sommeil normal quoi, c’est le pied. Surtout quand depuis près d’un an la seule façon que j’avais de me reposer c’était de faire un coma éthylique ou d’aller bosser…
Je me suis débarrassé assez rapidement des effets secondaires indésirables, à savoir dans mon cas : diarrhées, insomnie (cf paragraphe du dessus) et douleurs musculaires. Et aujourd’hui, je suis en pleine forme, reposé, de bonne humeur, etc…
Le truc le plus fou, c’est que toutes les idées à la con du genre « ouais je vais écrire à tous les dirigeants de la planète pour leur proposer mes services », que je ne pouvais avoir qu’après l’ingestion d’une quantité d’alcool et de drogue qui aurait foutu en l’air un régiment de légionnaires, je les ai mises en pratique en étant sobre.
Ndlr : peut-on dire qu’être sous antiD et anxiolytique fait de moi quelqu’un de sobre finalement ? Là est la question…
Ndlr 2 : en guise de « tous les dirigeants de la planète », il s’agit principalement d’hommes et de femmes politiques parisiens… On commence petit…
Bref, j’ai donc repris confiance en moi, et ça c’est quand même l’autre grand but de la manœuvre de désintoxication ! Mais, parce qu’il y a toujours un mais, il y a un autre effet indésirable sur lequel je n’avais pas du tout, mais alors pas du tout compté. Naïf que je suis…
Mes érections sont aussi dures et vigoureuses que celle d’un homme de 95 ans sous respirateur et morphine. Quant à l’idée de jouir, je l’oublie complètement.
Mon sexe, que j’aime beaucoup au demeurant, comme tout mâle qui se respecte, ne me sert plus qu’à pisser !
Et dieu sait que j’ai essayé : lundi soir j’ai passé 1h30 devant ma collection de films cochons (faites pas ceux qui s’offusquent, on en a tous !), à m’astiquer dans toutes les positions : assis, debout, couché, rien à faire, ça reste flasque et ça me fait autant de bien qu’une épilation des bourses à la cire chaude… Au final je me suis juste retrouvé avec la bite douloureuse, irritée, et toujours irrémédiablement mole !
Alors je vous le demande, que suis-je sans ma sexualité ?
Non parce qu’en plus de ne plus fonctionner, j’ai la libido de ma grand-mère décédée. J’aurais Brad Pitt la rondelle en fleur sur mon lit en train de ronronner, je lui dirais que c’est pas une YMCA chez moi et je le foutrai dehors, lui, sa rondelle fleurie, et mon amour-propre…
Ndlr : pourquoi mon amour-propre ? Parce que si je rate une occasion pareille, je me suicide de suite ! Pas vous ?
Alors, bon, en fait si, il me reste bien une envie, j’ai des envies de câlins. Je rêve d’avoir un doudou tout doux à serrer très fort contre moi toute la nuit. De préférence avec la peau douce et sans trop de poils le doudou (toujours ce problème sous-jacent de pseudo-pédophilie, mais je me soigne pour ça aussi !).
Que me reste-t-il aujourd’hui ? Je ne bois plus, je ne me drogue plus, je ne sors plus, je ne baise plus, je ne suis même plus capable de me branler !!!!!!
Alors, question : ce traitement va me changer, c’est un fait, mais en quoi ?
Réponse : ma grand-mère…
HELP !!!!!!!!