jeudi 29 mars 2012

Comment avoir la banane ?

En ce moment c'est le stress au niveau professionnel, mais grave.

Je suis menacé de perdre mon taff, mais vous le savez déjà, j'ai appris que j'allais être inspecté dans une de mes classes, je suis pas du tout confiant, surtout que la classe en question est loin d'être ma meilleure, et je rappelle à toute fin utile que je n'ai jamais été formé pour faire ce taff. Tout ce que je fais en cours tiens donc d'un savant mélange d'improvisation et de feeling...

Mon réflexe habituel quand ça va pas c'est de me foutre minable et/ou au fond du lit et j'attends que ça passe. Là je peux pas, sinon je bousille toutes mes chances et je me retrouve au chômage...

Du coup, avec ma psy on parle beaucoup de mon futur burn out, elle s'inquiète... Je la comprend !

Je suis allé la voir hier, et malgré tous mes soucis, j'avais la banane, et plus je lui disais que ça allait pas, que j'angoissais, toussa toussa, plus je souriais. Elle finit par me dire "mais je trouve que vous prenez tout ça avec le sourire quand même, comment ça se fait ?"

Je pause et réfléchis deux minutes, et là, l'épiphanie, la vrai !

J'étais aller déjeuner chez la mère de mon filleul, j'ai joué avec lui pendant un moment et puis après le repas, je me suis mis sur le canapé, son petit frère qui a 18 mois est venu me voir et je lui ai dit "et bien j'ai pas eu mon câlin", et là le bébé est passé en mode koala, il m'a fait un grand sourire, m'a grimpé dessus et s'est couché sur mon ventre en passant ses bras autour de mon coup et en posant sa tête sur mon épaule, on a dormi comme ça une heure tous les deux.

Voilà ce qui m'a foutu la banane toute la journée...

Il m'a rechargé les batteries...

Mon filleul a finit par venir se coller à nous pour faire un câlin aussi, et on est resté tous les trois comme ça un long moment avec la mère qui n'osait pas nous déranger...

Mieux qu'un lexomil, mieux qu'une cuite, mieux que de la drogue : des enfants !

Voilà mon secret pour affronter mes merdes du moment !

mercredi 21 mars 2012

Direction Bakou !

Ma vie c'est pas super la joie en ce moment, mais des petits trucs comme ça, ça me redonne le sourire. Voilà le clip de la chanson d'Anggun pour le concours de l'Eurovision de cette année.

Oui, je suis hystéro-fan de l'Eurovision et j'assume complètement, ceux qui me suivent depuis longtemps le savent bien...


Alors peut-être que les mecs à presque-poil, le bisou tendancieux, et l'ambiance homo-érotique y sont pour beaucoup, mais je n'ai pas été emballé par une chanson de la France comme ça depuis, depuis, depuis jamais je crois !

Allez, peut-être qu'on finira pas dans les trois derniers cette année !

dimanche 18 mars 2012

Repousser les limites...

Je suis en train de matérialiser une phase de déni comme rarement je l'ai fait...

En ce moment ça se passe très mal pour mon avenir de professeur remplaçant. Je suis sur deux établissements, donc j'ai deux principals (ou principaux? tiens je sais pas comment le tourner...), mais l'un des deux est le principal de référence auprès du rectorat (mon vrai chef en gros), en fait je suis "prêté" au second établissement.

Sur les deux principaux, ça se passe très bien avec un et plutôt mal avec l'autre. Avec lequel ça se passe mal ? Je vous le donne dans le mille, celui qui va me noter et qui fait son rapport au rectorat bien sûr, sinon c'est pas drôle !

En fait je le trouvais plutôt bizarre avec moi, à me convoquer toutes les semaines ou presque pour la moindre broutille, au début j'ai pas fait attention, je pensais que mon jeune âge (30 ans pour l'éduc nat en dehors de la ZEP c'est super jeune), mes percings et mes tatouages le rendaient nerveux quand à ma capacité à ne pas offusquer parents et élèves de la banlieue dorée ou j'ai atterri...

Et puis il ya eu la prise de bec sur les horaires. Je ne peux matériellement pas être à l'heure deux jours de la semaine dans son établissement parce que je suis en cours dans l'autre établissement le matin, et je dois traverser toute l'agglo (plus une partie de la banlieue) avec périph', autoroute et nationales surchargées... La première fois qu'il m'en a parlé, je lui ai dit que j'en étais désolé mais qu'à moins d'un changement d'emploi du temps ou de me fournir un avion ou de manger en conduisant, je ne pouvais pas être à l'heure (le retard étant compris entre 2 et 5 minutes maximum). Il m'a répondu qu'il allait voir, et que dans le même temps je devais faire le maximum pour assurer mon service. Je lui ai répondu que je ne pouvais pas supprimer les 10 à 15 minutes que je m'accordais pour avaler un repas tout prêt sachant que ces deux jours là j'ai 7h de cours à assurer (de 8h à 17h non stop) à moins de risquer de tomber dans les pommes.

Comme un con j'ai attendu la suite.

Re-convocation.

Il ressort son discours sur mes retards à répétition qui sont inacceptables toussa toussa... Je reste un peu con et je lui dis que je pensais qu'il allait modifier mon emploi du temps. Il refuse et me dit que c'est à moi de m'adapter.

Je lui tiens tête et lui dis qu'il ne me fera pas renoncer à ma pose repas, ni modifier la circulation pour que je puisse faire les 30km en moins de 40 minutes (et 40 minutes c'est quand je roule comme un malade au mépris des limitations de vitesse, j'ai déjà perdu 3 points dans l'histoire...)

Il me dit : "mais vous savez que je vais vous noter à la fin de votre remplacement, et vu votre comportement je vais être sévère, je ne suis pas sûr que vous puissiez retrouver du travail dans l'éduc nat après ça!"

Je me crispe et commet l'irréparable. Malheureusement, il m'a fallu un mois pour le comprendre, je lui ai raconté mes deux derniers remplacements à la fin desquels pour cause d'homophobie j'ai été mal noté, et que donc après une fausse accusation de racisme et une mutation, une note dégradée par quelques retards me faisait plus sourire qu'autre chose... Vu que j'étais en poste dans deux des établissements les plus demandés et quotés de l'académie ! Et qu'en plus j'avais une porte de sortie dans mon "vrai" métier, à savoir la politique.

(Je résume hein, mais vous voyez l'idée)

A y repenser je devais être de super mauvais poil ce jour-là, moi qui passe 99% de ma vie professionnelle à m'écraser et à subir les injustice, voilà qu'au milieu de rien, je prends la mouche, me vexe et parle mal à mon supérieur !

Ça ne m'était jamais arrivé, enfin en dehors d'un job étudiant dont je me fous par essence... (faut voir comment je parlais à mes supérieurs quand je faisais du télémarketing, c'était jouissif et rendait le job supportable au final... Et je ne parle pas de mon passage à Quick !)

Bref, je me dis qu'il faut que je fasse preuve de bonne volonté, et qu'il est suffisamment intelligent pour ne pas monter l'incident en épingle, et que surtout il va regarder mon travail en classe avant de dire que je suis un prof merdique...

Mon remplacement se terminait le 9 mars, le jour même j'ai un rendez-vous avec un politique qui cherche un coordinateur de campagne, je suis super recommandé, super préparé, je vais avoir ce job. Je glisse donc au principal avec qui ça se passe bien que j'ai une opportunité que je ne peux refuser et que si elle se concrétise je ne renouvelle pas mon contrat, il me soutient, tout va bien !

L'entretien se passe bien, on me promet un réponse le lundi qui suit pour une prise de poste la semaine suivante, j'appelle donc le gentil-principal pour lui dire que je peux rempiler pour une semaine au moins en attendant de savoir, il accepte.

Le mardi, n'ayant toujours pas de nouvelles du politique, je me rend au secrétariat pour signer mon renouvellement de contrat jusqu'au 5 avril date retour du professeur en charge de ces classes. Le contrat s'arrête le 25 mars, je demande des explications, le principal sort de son bureau et me demande de le suivre : "Je vais être franc, j'ai demandé au rectorat de ne plus vous avoir comme professeur, ils ont refusé, j'ai négocié de vous faire un contrat de 15 jours en attendu une inspection d'une IPR afin de faire un rapport et de voir si on vous maintient dans vos fonctions"

Je suis sur le cul, la dernière fois que j'ai vu une IPR c'était pour me faire accuser de racisme en octobre et au final son rapport a amener le rectorat à me muter de force...

J'ai donc de très grandes chances de ne plus être prof là où je suis, voir de plus être prof du tout.

Le mercredi le politique me rappelle pour me dire que je suis pas retenu.

Le jeudi je reçois un courrier et un mail du parti pour me dire qu'ils ne peuvent rien pour moi malgré mes qualités blablabla...

Quand j'ai vu ma psy et que je lui ai résumé tout ça en une heure, elle a marqué une pause, et m'a dit avec sa voix la plus douce "quelque soit l'heure, le jour ou la raison, si ça va pas, vous m'appeler en attendant qu'on se revoit, ok ?"

Je me dis qu'elle exagère, ok j'accumule les problèmes, mais je peux gérer et traverser la tempête quand même.

Bien sûr...

Et sinon là on est dimanche, il est 16h passé, je n'ai pas dormi depuis vendredi matin 6h, j'ai pas déssaoulé depuis vendredi soir, je dois en être à 6 grammes de cocaïne à moi tout seul, j'ai baisé le petit copain d'une amie sachant qu'il est amoureux de moi et que ça va foutre la merde dans un groupe d'amis d'une dizaine de personne qui se connaissent depuis longtemps, j'ai pété un plomb en boite en présence de MisterBitch, j'ai fait 500km en voiture... (par contre j'ai dépensé que 50 euros pour tout ça, c'est la seule chose dont je peux me vanter sur les dernières 48h)

Je résume parce que hein ça serait trop long...

Mais c'est évident, je gère bien !

Très bien même...

Je vais avaler un lexo et aller dormir en espérant que je puisse aller bosser demain matin à 8h... Et faut que pense à donner mon corps à la science, je devrais être mort normalement, n'importe qui serait couché depuis longtemps... Il y aura sûrement des choses importantes à apprendre de mon cadavre ^^





jeudi 1 mars 2012

Postulator the come back

Avant hier, j'ai un peu pété un plomb dans le bureau de mon principal. Mon emploi du temps actuel a été calculé par une connasse au rectorat qui a estimé qu'on pouvait en 1h manger et faire 30km dans les bouchons pour aller d'un collège à l'autre. 

Je vous l'annonce officiellement ici : ce n'est pas possible.

Donc soit je mange, soit je suis à l'heure.

Alors moi gentil, moi pleure pour un changement d'emploi du temps, moi me faire envoyer sur les roses, moi en avoir marre d'avaler un demi sandwich dans la voiture quand je suis arrêté à un feu rouge dans une journée de 8h de cours, moi abandonne, moi a systématiquement entre 5 et 10 min de retard deux fois par semaine.

Mardi, je me pointe donc la bouche en coeur 4 minutes après la sonnerie du midi, mes élèves m'attendent dans le hall, la CPE me saute dessus et me dit "le principal veut te voir maintenant"

Et là c'est parti pour un tour : 

- Vous êtes encore en retard !
- Je vous ai expliqué que cet emploi du temps est très mal fait, vous refusez de le modifier, je ne peux pas rester 12h sans manger pendant que j'enseigne, donc je suis en retard oui !
- Vous vous rendez compte que je suis votre supérieur et que je vous note à la fin de votre contrat ?
- Vous pouvez faire pire que m'accuser d'être raciste pour vous débarrasser de moi parce que mon homosexualité dérange mes collègues ?
- ... mais je n'ai jamais rien dit de pareil !
- Vous non, mais le précédant chef d'établissement l'a fait, et voilà pourquoi je me retrouve chez vous, alors vous comprenez bien que vos menaces me passent au dessus ! De toute façon mon contrat chez vous se termine dans 10 jours, donc serrez les dents, vous serez bientôt débarrassé de mon insuportable et insubordonnée personne !
- Mais vous pensez vraiment qu'on va en rester là ?
- Ça ne me concerne plus...

Et je suis parti en claquant la porte.

En y repensant, j'aurais pas du, mais vraiment pas... Il a effectivement le pouvoir de me faire chier. 

MAIS BORDEL DE COUILLE À QUEUE DE MERDE !

J'en ai ma claque de me battre contre des cons qui ne peuvent pas sortir la tronche de leur directives ministérielles. Et le travail extraordinaire que je fais avec ces abrutis d'élèves ? Les louanges des parents ? Le fait qu'en quelques mois j'ai fait passé des élèves de l'état de légume cérébral à celui d'être humain pensant (la plupart n'était pas capable de faire des phrases de plus de trois mots, et maintenant je leur fais faire des rédaction d'une page, y compris aux sixièmes).

Alors oui, j'ai eu tort, je n'ai pas à arriver en retard. Mais j'aimerais qu'une fois, une seule fois, on regarde ce que je fais dans mes classes et qu'on me félicite un peu pour ce travail. Je ne suis pas le meilleur prof du monde, mais bordel je suis bon.

(et en manque de reconnaissance)

Alors quitte à être traiter comme de la merde, à bouffer des sandwichs, à faire des heures à ne plus pouvoir compter, le tout pour un salaire de misère, je préfère retourner à la politique !

J'ai envoyé 10 CV ce matin.

De toute façon, j'ai intérêt à le faire parce qu'il va pas me louper l'autre, et je risque un retour à la case Pole Emploi (et j'ai pas trop envie).

Gaugau postule, et il aime ça !

A bientôt pour la suite des évènements !

mercredi 22 février 2012

Psychothérapie ou blogothérapie ?

En fait je me servais beaucoup de ce blog pour raconter ce que je ne verbalisais pas... C'était ma thérapie à moi. Mais voilà, ma psy est plutôt efficace et elle me fait beaucoup parler. Du coup j'ai moins le besoin de venir ici, parce que j'ai l'impression de faire une redite.

C'est bizarre, je sais, mais je n'ai pas le courage de remettre ici tout ce qu'on se dit. J'aurais l'impression de ressasser...

Sachez juste qu'on fait un gros travail sur ma famille, mes problèmes avec mes parents, et surtout la grosse dispute avec mon frère. (qui m'attriste de plus en plus quoique je puisse en dire)

On parle aussi de mes amis, plus ou moins proche, j'ai l'impression de les analyser dans leur dos, cette semaine j'ai beaucoup parler de 7h48 par exemple, je ne sais pas pourquoi mais j'en ai eu besoin...

Il y a un mois on a parlé de mon filleul.

Ça parait hors sujet, mais ma psy m'a dit un truc qui m'a fait réfléchir : "quand vous me parlez de vos proches, vous avez l'impression de pas parler de vous, mais c'est faux, moi je n'entends pas les histoires de vos proches, je vois l'amour que vous leur portez, et ça nous permet quand même d'avancer, peut-être plus que quand on ne parle que de vous !"

Et quelque part elle a complètement raison, par ces histoires, je lui explique surtout mes angoisses par rapports à mes proches. Quand je lui raconte que je m'inquiète pour mon filleul parce que sa mère ne veut pas lui dire la vérité sur son père, en fait je lui explique à quel point je l'aime et à quel point son bien être m'importe...

Vous me suivez ?

Je demande parce que des fois j'ai du mal à me suivre ^^

La dernière séance a dérivé sur quelque chose que je n'ai pas du tout voulu : mes histoires de coeur. Je lui ai dit "je suis mort à l'intérieur, je ne peux pas m'intéresser à un garçon pour autre chose que du cul !" Au final j'ai pleuré, je pensais pas que ça arriverait, en tout cas pas sur ce sujet. Mais je me suis rendu compte que j'avais très envie d'être à nouveau amoureux. Et pas d'un ex, d'un fantôme de Baby Boy qui vit au Brésil, non, je veux un doudou bien présent avec lequel faire des calins et des bisous et surtout SURTOUT parler, m'engueuler, bref, vivre un truc plus gratifiant que les plans cul que j'accumule ces derniers temps.

J'avance, je ne sais pas ou je vais mais j'avance !

La suite bientôt ^^

jeudi 2 février 2012

Tout à une fin...

... surtout mes burn-out !

J'ai fini mon burn-out, c'est officiel. Je n'ai rien résolu bien sûr, mais j'ai fini de péter mon plomb. Cette fois ce fut plus violent et plus intense que d'habitude. Au niveau de la durée, par contre, j'ai été raisonnable, seulement 2 mois. Enfin, tout est relatif, mais au vu de ce que je me traine et depuis combien de temps je me le traine, c'est court.

Ce soir, ma psy m'a dit "ça va mieux, on peut ralentir les séances, mais il faut se projeter, vous êtes en analyse pour au moins 20 ans, vous le savez hein ?" Oui je le sais... Je vais passer ma vie sur un divan, mais bon on avance.

Ce gros moment de vide et de pétage de plomb m'a permis de me remettre en question au moins professionnellement. Je ne veux pas être prof, je le sais depuis que je le suis, mais maintenant je sais que je peux reprendre ma vraie passion, ce pour quoi j'ai fait mes études : la politique !

Et quelle meilleure année pour faire ça que 2012 ?

J'ai des contacts, plus ou moins sérieux, et je me laisse un mois, c'est à dire la fin de mon contrat en cours à l'education nationale, pour trouver celui ou celle que je vais accompagner dans les semaines/mois qui viennent. 

J'ai vraiment envie d'y retourner. Et cette fois je suis prêt !

J'ai grandi, je sais ce que je peux faire, ce que je veux faire, et surtout ce que je vais me prendre dans la gueule.

Il est clair que la dernière fois, j'étais trop jeune, trop plein de rêves dans ma tête pour supporter l'horrible réalité, maintenant j'ai grandi.

Ma psy me le dit depuis 1 mois maintenant "vous êtes prêt pour gérer, tout du moins une carrière dans la politique, au moins un echec dans votre vie, alors foncez, je refuse de vous laisser gâcher vos chances parce que vous avez peur !"

J'ai toujours peur, mais je vais le faire !

J'ai des rendez-vous la semaine prochaine...

Gaugau is back !

jeudi 19 janvier 2012

Comme une évidence...

... je recommence à mentir !

Je suis revenu au point de départ, je suis bloqué, j'ai remis mon masque... Y'a du boulot les enfants, j'vous l'dis !

Il me tarde les vacances, j'hésite, soit je pars en sucette intégrale dans mon délire jusqu'à ce que mort s'en suive (genre suivre un mec blindé de thunes qui me tane depuis des semaines pour aller sur son yatch en Espagne), soit je pars dans le Cantal voir ma famille et me poser le temps de faire le point. Les deux ont des avantages et des inconvénients, que faire ?

Dès que je me pose la question je pense à Baby Boy, c'est tellement con et anachronique et que je ne sais qu'en penser...

Si seulement j'étais vraiment un personnage de fiction, ça serait tellement plus simple...

Et avec tellement moins de conséquences au final.

Allez, je me laisse 3 semaines...

Cantal

Espagne

Brésil

Ça fait rêver comme triple dilemme non ?

^^

Un gaugau paumé !

lundi 9 janvier 2012

Je savais qu'il fallait pas...

... pourtant j'ai pas pu m'empêcher !

Avant de partir en vacances, ma psy m'a proposé de me foutre sous antiD le temps que je me remette d'aplomb, et surtout que je m'habitue à ne plus prendre de drogue. En gros son idée est la suivante : me droguer de manière à ce que je ne me drogue plus.

Perso, suis pas super fan...

Connaissant mon amour pour tout ce qui est addictif, je me dis qu'en rajouter une à la liste déjà longue des addictions qui me pourrissent la vie, c'est peut-être pas le mieux pour moi !

Je lui ai demandé de me laisser les vacances pour y réfléchir. Entre temps je me suis pris des méga-cuites, et en 3 semaines je n'ai pris qu'un mini tout petit demi g de coc qui trainait dans la poche d'une copine croisée en boite. Rien de facheux, mais rien de glorieux non plus...

Retour de vacances, je revois ma psy, et on fait le point. Je lui raconte mon merveilleux Noël, ma famille, mes soucis, mes angoisses, et on ne reparle pas d'antiD. Pas que j'ai fait exprès, mais elle n'a rien dit, et moi j'y ai pas pensé...

Par contre on a parler de l'anniv de la Bitch. Je l'ai vu mardi et vendredi cette semaine. Mardi elle me dit "bon vendredi on décide si vous y allez ou pas, mais moi je suis pas pour, vos amis, vos habitudes, l'alcool et les boites de nuit, tout ça c'est pas bon pour vous là!".

Bon, ça va je suis grand, je peux aller faire un bisous à mes amis sans me jeter sur le premier dealer qui passe et me foutre à l'envers !!!!!!!!

La semaine passe, je me lève vendredi matin en me disant "demain soir, je fais la fête !" et toute la journée, au taff, en mangeant, en fumant, toute cette putain de journée, je ne pense qu'à une chose "comment je vais organiser mon week-end et trouver la thune pour pouvoir me défoncer tranquillement !". 

Alors que je suis sur le divan de ma psy, je décroche pendant 10 bonnes minutes en faisant mes comptes pour vérifier que je vais avoir suffisamment de thunes. Elle sent que je suis plus avec elle. Elle me demande à quoi je pense, je lui réponds "en fait je ne suis pas prêt à aller à cet anniversaire je vais partir en vrille, c'est évident".

Le soir j'ai un repas chez moi, on tire les rois avec quelques amis, je mélange lexo, anti-douleurs et alcool, merveilleuse idée non ?

Moralité à minuit je fous tout le monde dehors pour filer en teuf...

Sur place j'ai des potes bien fourni qui m'arrosent toute la nuit (champagne et coc), je rentre chez moi à 10h du mat'.

Voilà, là c'est clair je n'irai pas à l'anniversaire de mon meilleur ami...

Mais qu'est ce qui tourne pas rond dans ma tête pour que je fasse des trucs pareil ?

Non mais franchement ?

Je ne sais pas...

J'ai passé 48h au lit malade comme un chien, mais je l'avais bien cherché, donc je me plains pas... Et je n'ose pas appeler les gens que j'ai planté par honte de mon comportement...

Un jour je vais me retrouver tout seul, et ça sera mérité...

Je revois ma psy mercredi, je vais prendre l'ordonnance, ça peut pas être pire de toute façon...

mercredi 4 janvier 2012

Le Cantal sera fatal !

Donc vous l'attendiez, le voilà, le résumé des vacances avec le vodka club !

Plantage de décor : en août, on parle des vacances de Noël, et MisteBitch nous propose son chalet de famille dans les Pyrénées, on accepte et on planifie. Malheureusement, un problème familial fait plonger le plan mi-octobre. On est tous fauché, une location c'est mal barré, que faire ? Mais suis-je bête, papa a une maison immense dans le Cantal qu'il prête si l'on demande gentiment, je demande donc gentiment, et il nous la prête. Voilà, décor planté.

A partir du Mardi 27, le vodka club se réuni donc au presque grand complet, dans la maison paumée de mon papa pour 6 jours de fol'ail !

On a prévu de faire du ski, il n'y a pas de neige ? Tant pis, on skiera quand même...

Le premier jour, mardi donc, les gens arrivent tard, donc on ne fait que manger, boire, fumer la beuh de mon frère (il est fou lui de laisser trainer ça...) et on se couche lamentablement à 1h du mat' complètement détruits.  Mais on fait quand même une vidéo :


Mercredi :

Le réveil sonne à 8h on est pas frais, mais on y va quand même. Beau soleil de malade, mais neige merdique. Il y a tous les niveaux chez les skieurs, du meilleur (MisterInfirmier et Gajal) au plus nul (7h48). Misterbitch nous annonce "moi je dévalais les rouge pendant mon adolescence !" on se dit qu'après quelques pistes ça va lui revenir.

Hum...

Comment dire ?

Soit Misterbitch était un ado tétraplégique, et il a descendu les pistes rouge sur le cul ou dans une civière, soit il nous a menti. Mistebitch ne sait pas skier...

On se moque bien de lui et le soir on immortalise la journée par un montage vidéo des enfers que voici :


Jeudi :

MisterBitch, pas fier de la veille, nous abandonne, et on file skier entre gens de bonne compagnie. Je décide de les emmener sur l'autre versant de la montagne, là où les locaux vont, moins de monde, donc plus de plaisir. Moi je connais très bien cette station, j'y ai appris a skier en même temps que j'apprenais à marcher en gros, mais j'avais oublié un détail : l'autre versant, c'est le versant nord. Et ça donne quoi le versant nord quand il fait un bon coup de blizzard ?

Je vous le dis, malgré mes pas trop mauvais restes de ski (moi je dévalais vraiment les pistes rouges à l'adolescence, et même quelque noires), je me suis retrouvé pétrifié en haut d'une verte qui longeait une crête. Ben oui, le verglas plus un vent de profil à presque 100km/h le tout dans le brouillard et la neige, c'est pas des conditions idéales pour skier. On a mis 1h a faire la dernière descente pour retrouver la voiture. 7h48 en a pleuré la pauvre. Mais je tiens quand même a le mettre par écrit, 7h, elle pleure, elle dit qu'elle va mourir, mais elle le fait, et on est rentré sans appeler un hélico !!!!

Chapeau 7h !!!!!

Le soir des gens arrivent, des couples d'hétéros, on se fait une raclette et on débriefe la journée, tout va bien, on est mort de fatigue.

Ça mérite donc une autre vidéo :


Vendredi : 

Le Vodka club au grand complet sur les pistes. Il neige abondamment, on a froid, très froid, trop froid, les gens sont très doués pour skier, trop pour 7h et moi-même qui passons notre temps sur des pistes bleues-vertes, pendant qu'ils dévalent des rouges, c'est fou ce que j'ai pu perdre en 8 ans d'arrêt du ski. Mes chaussures me font un mal de chien, j'ai un trou dans un molet à force de frotter au même endroit, j'abandonne à midi prétextant d'aller voir ma mamie, mais en réalité, je n'en puis plus !!!!!

Le soir on se fait un resto démoniaque. Je voulais le faire goûter la bouffe locale sans tomber dans le cliché de la soupe au choux. Donc j'ai appelé un ami de la famille qui a ouvert son resto exprès pour nous et nous a concocter un repas de malade : cuisses de grenouilles en persillades, civet de faon et ses petits légumes, truffade, chausson aux pommes et aux poires avec sa chantilly et sa boule vanille. Le tout arrosé de Saint Pourcain et de Boudes (des vins d'auvergne).

Et là je me suis rendu compte d'une chose : le vodka club ça sait boire, mais ça sait pas manger. Trois sont aller vomir, pas parce que c'était pas bon, mais parce qu'ils avaient trop manger !!!!

Bande de tafioles !!!!!

 NDLR : manger Bambie pendant les fêtes de fin d'année, c'est immonde psychologiquement, mais dieu que c'est bon ^^

On rentre, on décède, on refait une vidéo :


Samedi : 

On ne ski pas, on prépare la bouffe du soir. Je passe la journée en cuisine, menu : foie gras poêlé et au torchon, dinde farcie à l'armagnac et aux morilles, marrons, aligot, iles flottantes, gateau de savoie. Le tout arrosé par du Chateaugay et du Mombazillac, puis noyé dans de la Clairette de Dié.

Je suis mort à 19h, mais faut tenir. Tout le monde se met en tenu, thème de cette année : les dessins animés. Je fais Obélix... No comment...

Mais on est trop beaux ^^

Ça mérite une dernière vidéo : 


Le dimanche on décède, une partie des gens partent, une autre reste, on fini l'alcool, on se met une race monumentale, on refait une vidéo (postée dans le message précédant...), on se couche, le lundi on fait le ménage et tout le monde rentre !

Moralité : le Cantal a été fatal à notre foie et notre ligne, mais de dieu que c'était bon. Les coupaings on refait ça tout bientôt, les meilleures vacances de ma vie !

LES MEILLEURES !!!!!

Vous aime !

Un Gaugau tout flasque

dimanche 1 janvier 2012

Et donc bonne année les gens !

On est vivant, mais pas glorieux, avec le vodka club on a fêté dignement le passage à l'année de la fin du monde. Actuellement on regarde le concert du nouvel an en préparant un brunch...

J'espère que vous avez tous passé une bonne soirée, et je vous souhaite à toutes z'et tous une bonne année (surtout aux petits pédé de moins de 25 ans qui trainent encore par ici, je vous embrasse sur les fesses ^^)

mercredi 28 décembre 2011

mardi 27 décembre 2011

Premier cavalier de l'apocalypse

Ce soir, MisterBitch et son infirmier de petit copain viennent d'arriver dans la Cantal pour une semaine de débauche. 7h48 et Gajal sont en route, à une heure de la maison, le reste du vodka club suit.

Ceci, mes bien chers frères, mes bien chères soeurs, constitue le premier signe annonciateur de la fin de monde tel que vous le connaissez.

Dieu reconnaitra ses brebis, préparer vos valises, ça va roxxer sévère !

Un gaugau mystique.

Ps: vous aurez bien entendu le droit au résumé, aux vidéos, aux photos, et tout et tout ! Vive le Ski !

Un Noël marquant

Après mon réveillon plutôt mouvementé, j'ai pris un lexo pour arriver à dormir. Forcément, impossible de me lever avant 11h du mat' ce qui énerve mon père, mais ma mère ayant compris que les événements de la veille m'ayant fortement contrarié, il valait pas mieux en remettre une couche.

On se prépare donc pour aller rejoindre mes grands parents, qui sont en fait les parents de ma mère, ceux de mon père nous ayant déjà quitté comme dit précédemment. On arrive sur place à midi trente, ma grand mère a déjà tout préparé, et on se met à table : foie gras, escargots, chapon, truffade, buche aux fruits. 

Ma mère me raconte un passage de mon enfance que j'avais oublié qui nous fait tous hurler de rire. Quand je dis tous, c'est vite fait : mes parents, mes grands parents, et moi. Mon oncle, sa femme, ma cousine, son mari et son foetus ayant préféré aller skier que de passer Noël avec nous (mon oncle et ma mère sont en froid), et mon frère ayant préféré partir je ne sais où étant fâché avec ma mère et surtout avec moi.

Je vous raconte l'anecdote ? Allez, suis gentil. Donc j'ai trois ans, et je porte déjà des lunettes, mes deux parents sont présent lors de ma rencontre avec un nouvel ophtalmo suite à un déménagement. J'étais un enfant très docile et très gentil, mais il fallait pas me contrarier. Au moment où je m'installe sur la chaise, mon pied touche une partie de la chaise qu'il n'était pas censé toucher, et l'ophtalmo m'engueule copieusement. Je ne dis rien, mais ma mère remarque que je prends illico ma "gueule de con" comme elle l'appelle.

Les questions commencent, préalablement, l'ophtalmo avait vérifié auprès de ma mère si je savais reconnaitre les formes et les couleurs, ce qui est le cas, donc elle m'interroge : 

  • Bon, là tu vois quoi ?
  • Quoi...
  • Et ça c'est quoi là ?
  • Là...
  • Et cette couleur c'est laquelle ?
  • Laquelle...
  • Mais vous m'avez menti, il ne sait rien reconnaitre cet enfant, je ne peux pas le soigner, apprenez lui les formes et les couleurs et revenez dans 3 semaines !
Mes parents se retenaient d'exploser de rire, ils ne m'ont même pas engueuler, ils ont juste chercher un autre ophtalmo qui a pu me prescrire des lunettes vu qu'il a su me parler gentiment et donc obtenir de moi ce qu'il voulait ! Déjà à 3 ans fallait pas me prendre de haut, non mais...

Bref, il y a donc une bonne ambiance, grâce aux anecdotes, au vin, et à notre capacité à faire semblant...

Mes grands parents sont âgés, donc on s'occupe du service et de ranger/nettoyer après le repas, même si ma grand mère râle parce qu'elle ne supporte pas d'être diminuée, mais bon à 84 ans elle a le droit de se poser et de rien faire. Ce qu'elle finit par faire.

Elle s'installe sur une chaise pendant qu'on termine.

Ma mère coupe les cheveux de mon grand père et de mon père, quand je remarque que ma grand mère essaye d'avaler un médicament sans succès. Elle veut se vaporiser quelque chose dans la bouche, je lui demande ce que c'est. Elle souffre d'angine de poitrine, et doit lors d'une crise de fatigue, prendre un vasodilatateur en solution nitré (en gros, du poppers) ce qui me fait hurler de rire...

Ma mère l'aide et lui donne son médicament, on continue nos discussions. Après 2 ou 3 minutes, ma mère remarque que mamie est devenue très pâle, elle s'approche, lui parle, elle répond pas, elle lui prend la main, elle est glacée, elle répond par dans petits râles. Toute la famille s'affole, elle fait visiblement un gros malaise.

Je décroche le téléphone pour appeler le 15, ma grand mère dans un effort surement surhumain m'interdit d'appeler les secours parce qu'elle ne veut pas être hospitaliser à Noël, et que de toute façon ça va passer. On la lève de sa chaise pour l'allonger sur le canapé, je remarque qu'elle a mouillé sa chaise. Je tends donc le téléphone à ma mère en lui disant que si elle ne les appelle pas je vais le faire, elle s'exécute. Mon grand père fond en larme.

Les pompiers arrivent en 5 minutes, avec l'aide de ma mère ils vont vérifier ce qui lui arrive, la laver et la changer. Ils veulent l'hospitaliser, elle refuse, alors ils lui posent les questions de routine pour vérifier si elle a bien toute sa tête : 

  • Madame, quel jour sommes nous ?
  • Dimanche de Noël, vous voyez pas le chapon là ?
  • Et de quelle année ?
  • Mais il m'emmerde lui, ben on est en 2011 !
  • Et qui est le président ?
  • Le nabot comme l'appelle mon petit fils ! Mais il a finit avec ces questions à la con ? Il va nous pourrir notre journée de Noël si ça continue, et de toute façon je n'irai pas à l'hôpital j'ai déjà dit !!!!!

Le pompier prendra tout ça avec le sourire, et une fois que ma mère aura signé la décharge, ils repartiront en laissant ma mamie avec nous...

Verdict des pompiers : elle a juste pris trop de vasodilatateur, et à donc fait un blackout à cause de ça... Mais sinon elle va bien...

Grosse frayeur tout de même...


En entendant les réponses aux questions, je sais d'où je tiens mon côté espiègle quand quelqu'un me fait chier, merci mamie !

Entre temps, je laisse un message à mon frère et à ma cousine, pour les prévenir. Ma mère m'engueulera après en me disant "mais moi j'aurais préféré qu'on leur dise que ce soir, une fois que tout aurait été fini, avec une formule du genre "mais vous n'étiez pas là, ça n'aurait servi à rien" comme ils m'ont dit ce printemps alors que je cherchais ma mère partout pendant 24h et qu'ils ne m'avaient pas dit qu'ils l'avaient fait hospitaliser!"

Pas faux, mais sur le moment je ne pense pas à mal moi...

En fait le premier réflexe fut d'appeler mon frère en pensant "elle va mourir le jour de noël et à cause de notre dispute il ne sera pas là!"

Et surtout ça me rappelle un très mauvais souvenir, la dernière fois que j'ai vu une personne proche de moi mouiller son pantalon, c'était la mère de mon père, et elle est morte quelques semaines plus tard sans que j'ai pu la revoir, c'est la dernière image que j'ai d'elle, et je ne voulais pas que ce soit la dernière image que j'ai de mon autre grand-mère.

Je suis lucide, elle a 84 ans, une angine de poitrine, mon grand père a 87 ans et c'est un grand cardiaque, ils ont passé 2 mois à l'hosto cette année, il y a de grandes chances que ce soit notre dernier Noël, mais je ne suis pas prêt à leur dire au revoir, je ne le serai sûrement jamais...

Ce soir je suis tout seul dans la maison de mon père, mes parents sont parti en vacances, et j'attends le vodka club au presque grand complet pour une semaine de ski et de folie, j'en ai besoin, vraiment.

C'est aussi la première fois que je suis seul dans cette maison, la première fois que je suis seul dans une maison dans le Cantal, et j'en mène pas large, je n'ai pas forcément que de bons souvenirs ici, il ya eu plus de morts que de naissances dans ma famille depuis que je suis venu au monde et quatre ont eu lieu dans la maison où je suis...

Dépêchez vous les copains ^^

Un gaugau un poil morbide

samedi 24 décembre 2011

Noël en famille

Au vu de mon état psychologique en ce moment, les fêtes de Noël en famille étaient un moment important qui me permettaient de respirer et de m'éloigner, un temps, de certains de mes démons...

Mais voilà, dans la famille Gauthier y a toujours du sport, sinon c'est pas des réunions de famille...

Déjà mon petit frère ne vient pas passer les fêtes avec nous, parce qu'il est fâché avec ma mère et avec moi depuis le mois de septembre. 

En arrivant chez mon père ce soir, je me retrouve assi en face d'un cousin de 60 ans, jamais entendu parlé de lui, lui forcément connait tout de moi, moi le parisien, l'exilé, le traitre à sa patrie, et j'ai donc droit toute la soirée à des "ah ça tu n'en as pas à Paris, qu'est ce qu'il faut être con pour vivre là bas quand même !"

Mon oncle, avec qui j'ai autant d'affinités qu'avec Slobodan Milosevich, était forcément placé à ma droite, et m'a donc tout bonnement raconté sa vie de ... laitier ! "Et comment faire un bon fromage ? Hein ?"

MAIS SI TU SAVAIS CE QUE JE PEUX M'EN COGNER LE COQUILLAGE DE SAVOIR COMMENT TU FAIS TON FROMAGE !!!! TU PUES LE FROMAGE À 20 MÉTRES ET TU ME COUPES L'APPETIT AVEC TES DENTS POURRIES !

NDLR : je vous ai déjà dit que mon oncle n'avait pas jugé utile de prévenir mes parents quand ma grand-mère a été hospitalisée et que le médecin lui a dit "prevenez les proche, il lui reste 48h maximum", parce que bon, on est loin et qu'il voulait pas nous déranger, et qu'ensuite il a dilapidé toutes les économies de mon grand père, que quand il s'en est rendu compte, il en est mort ? Bizarrement, moi, j'ai très envie de lui foutre une baffe dès que je le croise depuis !

Mais c'est la famille et ça ne se fait pas, donc je souris, j'écoute, je complimente, je plussoie, toussa toussa et surtout je me contente de sourire bêtement. Fin du repas, mon père me tend une boite suspecte, il s'agit de sa réserve personnelle de beuh. Je m'en décroche la mâchoire, il me demande de lui rouler un joint, là comme ça, devant la famille, et se colle son pèt tranquille en l'accompagnant d'une coupe de champagne, et tout le monde trouve ça normal !

Je rappelle à l'auditoire que je n'ai pas été élevé dans une communauté hippie post-soixantehuitarde, mais dans une famille bourgeoise de province, bien catho, bien moralisante, bien intrusive...

Il faut croire qu'une fois à la retraite, tu as le droit de faire ce que tu veux au final...

Le repas se termine temps bien que mal.

NDRL : à toute fin utile je rappelle donc que nous sommes chez mon papa, et mes parents sont séparés.

Maman profite de la cohue générale pour aller visiter la maison et faire son inspection. La maison est sur trois niveaux, nous sommes au rez de chaussé, et nous entendons un bruit d'épouvante qui vous glace le sang venant du deuxième étage.

Ma mère hurle à la mort et profère tellement d'insultes à la minute qu'on ne comprend rien. Elle descend les escaliers en trombe, mon père et moi sommes seuls, tous les autres invités sont parti, on se regarde en coin et chacun se dit en silence "pourvu que ça soit pour l'autre, pourvu que ça soit pour l'autre !"

J'ai été exaucé, mon pauvre père a vu sa dernière heure venir...

Quel fut donc l'erreur commise qui mérite d'être conduit directement à l'échafaud ? Il a repeint en noir une table, lui a scié les pieds pour en faire une table basse "à la bonne hauteur pour poser ses pieds et regarder la télé". Vous me direz "et alors?"

Et alors je vous répondrai qu'effectivement ma mère est folle, mais là pour le coup je la suis parce qu'outre le fait que cette table lui appartienne, et que mon père l'avais juste en dépot dans son hanger en attendant qu'elle puisse la mettre chez elle, elle constitue un héritage familial, et était plus que bicentenaire (j'ai retrouver sa trace dans un contrat de mariage de 1804). Donc la transformer en repose petons pou la télé, ça énerve forcément...

Il a juste répondu "mais tu en as plein des tables..."

La logique de mon père et celle de ma mère ne sont vraiment pas les mêmes, et je comprends les raisons de leur séparation (même s'ils se voient tous les 15 jours, même s'ils passent leurs vacances ensemble, même s'ils couchent ensemble, ils sont séparés, cherchez pas, moi non plus je comprends pas)

Ma mère en a profité pour claquer toutes les portes de la maison une par une (j'ai compté, il y en a 15 !). Je suis donc monté me coucher en souhaitant un Joyeux Noël à mes parents bien sûr.

Et demain midi on recommence avec le repas chez papi et mamie, youpi !!!!!!

vendredi 23 décembre 2011

Blogothérapie ?

J'ai réfléchis à quelque chose cette semaine : pourquoi rouvrir le blog après tout ce temps où au final il ne m'apportait plus rien ?

La question m'a été en fait soufflée par un mail d'un de mes vieux lecteurs.

NDLR aux "vieux" lecteurs : je ne parle pas de vos âges quand je vous appelle comme ça, mais je fais référence à votre fidélité ici...

J'ai fermé le blog parce qu'il ne m'apportait plus rien, plus envie d'écrire, plus envie de partager. Et ça a coïncidé avec l'enfoncement dans ma dépression et l'addiction. J'avais honte de ce que je faisais de ma vie, honte de mentir à tout le monde. Je ne pouvais plus raconter ce que je ne disais pas à mes amis ici pour la simple et bonne raison qu'ils me lisent presque tous. Alors plutôt que de faire semblant, j'ai plié boutique.

Vous n'avez pas idée des mensonges qu'un toxico peut inventer pour pouvoir se droguer autant qu'il le veut. Des mensonges si bien ficelés qu'on finit par y croire soi-même. Me rendre compte d'avoir autant menti, à autant de gens qui m'aiment, non plus pour les protéger, mais pour me laisser la liberté de me plonger encore plus dans la drogue, l'alcool et le sexe, fait parti de ce qui m'a réveillé en ce début de décembre.

Je me suis donc promis, en plus d'arrêter, de me faire soigner et de retrouver une vie dont je serais fier, d'arrêter de mentir à mes amis.

Ils ne sont pas cons, ils savaient sans que j'ai eu besoin de le dire. Alors peut-être qu'ils pensaient pas que j'étais à ce point de désarroi, mais ils savaient que quelque chose de blanc, de poudreux, était en train de me changer et de me tuer à petit feu, au moins ça...

Je ne peux pas en parler tous les jours à tout le monde tout le temps. Non, ça serait trop difficile de me reconstruire si je passais la moitié de mes conversations à faire le point sur mes nevroses, mes progrès, mes rechutent avec tous mes amis. Parce qu'en plus, et ça je ne me l'explique pas pour le moment, enfin pas encore, c'est qu'il m'en reste plein des amis...

Donc j'ai trouvé plus simple, et plus sain au final, de faire revivre mon blog. Je m'en sers pour déverser tout ce qui doit sortir, un update qui ne se veut pas quotidien, mais suffisamment dense pour exprimer tout ce qui me semble essentiel qu'ils sachent. 

Libre à eux de venir lire ou pas, de m'en parler directement quand ils sentent que c'est necessaire. Mais au moins là ils ont la vérité, même si elle est brute, même si elle ne me met pas en valeur.

J'arrête de mentir !

Et j'avais oublié un détail, minuscule petit détail : j'eu mon heure de gloire, et dès le premier article j'ai eu plus de 300 personnes qui se sont connectés. Alors on est loin du nombre que vous avez pu être à la grande époque, mais après tout ce temps, avoir toujours 300 anonymes qui se soucient (ou se délectent ?) de mes malheurs, ben ça fait quelque chose.

Je ne savais pas trop comment réagir aux premiers messages, alors je n'ai pas répondu...

Aujourd'hui après ces quelques 3 semaines de reprise d'activité, vous avez tous (sans exception) montré que vous me souteniez, que vous vous souciez, que vous vous inquiétez même pour certains.

Je ne m'attendais pas à ça, vraiment pas...

Alors mon analyse, je la fais sur le canapé de ma psy. Mes excuses, je les fais à mes proches. Avec vous je partage une tranche de vie qui pourra peut-être servir à d'autres.

Mais je tiens à tous vous remercier, pour les commentaires, les mails, et tout cet amour que vous me témoignez. Ça fait un peu cucul-gniangnian, mais je tenais à le dire, parce qu'au final, vous m'aidez aussi.

MERCI

mercredi 21 décembre 2011

Un pas en avant

Aujourd'hui j'ai vu ma psy pour la troisième fois. Première fois que je rechute depuis que je la vois. On en a parlé. Ce que je retiens de la conversation c'est que j'ai tout fait pour lui plaire. Je voulais qu'elle me voit comme quelqu'un d'intelligent, de sympa... du coup je ne lui ai montré qu'une version faussée de ma personnalité.

Je veux que la thérapie fonctionne, donc je lui ai dit que je voulais tout lui dire, tout lui montrer, surtout ce que je ne dis pas à mes amis, mais que ça prendrait du temps, mais que je pensais qu'elle pourrait m'aider (en fait je veux qu'elle m'aide). Elle m'a répondu qu'elle n'était pas là pour me forcer, me culpabiliser, me tirer les vers du nez, qu'elle ne pourrait m'aider que si moi je le voulais, et qu'elle ne prendrait que ce que je voudrais donner.

Je lui ai dit que je déprimais, vraiment, beaucoup, trop. Elle m'a proposé de me voir deux fois par semaine au lieu d'une, et m'a demandé si je voulais des antidépresseurs. Elle pense que c'est une bonne idée. Moi je me laisse les vacances pour réfléchir, remplacer une addiction par une autre, hors de question, par contre combler mon manque de sérotonine pour essayer de ne plus (trop) voir la vie en noir, et avoir la force de regarder ce qui ne va pas dans le but de le fixer oui (fixer ici est un anglicisme, mais je ne vois pas comme le dire en français, réparer? non ce n'est pas exactement ça, je laisse le mot anglais qui correspond mieux au final).

Après mon rendez-vous j'ai retrouvé mes amis pour le Noël des amis, j'ai discuté avec Emma, grâce à qui je suis en thérapie parce que c'est elle qui m'a trouvé cette psy. Elle m'a dit qu'elle l'avait revu depuis dans le cadre de son travail et qu'elles avaient parler de moi. Ma psy lui a dit qu'elle avait bien fait de m'orienter vers elle, que j'étais quelqu'un d'intelligent, d'intéressant, de cultivé, et qu'elle voulait vraiment m'aider parce que mon mal être n'est que pur gâchis.

Ça m'a fait plaisir.

Mais j'ai peur, peur d'affronter mes démons, peur d'échouer autant que peur de réussir, je déprime depuis que j'ai 12 ans, autant dire que j'ai toujours déprimer, et si je dois devenir quelqu'un d'autre? Et si je dois VRAIMENT affronter mes problèmes? Et si je dois guérir ?

Serais-je la même personne ?

Je me deteste autant que je m'aime.

Je me fascine autant que je me fais peur.

Je veux mourir autant que je veux vivre. 

Je marche sur un fil et j'ai peur de le couper...

J'ai identifié un des (innombrables?) déclencheurs de mon burn-out récent : on me propose de devenir directeur de campagne avec ensuite un poste de directeur de cabinet mais j'en suis incapable en ce moment, mais c'est ce pour quoi j'ai autant travailler dans ma vie, et je m'en suis rendu compte. Echouer là, c'est échouer une fois de trop, je dois me soigner pour ne pas laisser passer cette chance. Un homme politique me trouve suffisamment intelligent et fiable pour me confier sa campagne et son cabinet, et moi je me drogue et couche avec des hommes qui me font me sentir sale et miséreux.

Il y a clairement un problème.

Je dois guérir, ou mettre mon plan de carrière à la poubelle.

Il le faut...

Il ne s'agit plus que de moi là !

lundi 19 décembre 2011

En fait

J'adore ma psy, mais avoir un (ou deux ou plus) ami avec qui parler de tout ça, ça me manque... Ils sont tous au courant, mais ils peuvent pas m'aider / me comprendre...

J'ai recommencé cette nuit...

J'ai envie de mourir tellement j'ai honte, je suis faible, je suis une épave, je me déteste...