samedi 22 avril 2006

Sitcom Gauthier, épisode 4728

Vous le savez tous, je suis beau, intelligent, et tellement désirable que tous les hommes me courent après. C’est plus une malédiction qu’autre chose par moments. Quoique je m’en accommode très bien la plupart du temps. Oui ça me permet d’avoir une vie sexuelle complètement débridée. Alors bon, en ces moments de vaches maigres, je repense à tous ceux que j’aurais pu avoir et à qui j’ai dit non. Souvent c’était plutôt une bonne idée, d’autres fois ça me retourne l’estomac, genre : à m’en mordre sauvagement les doigts (et le reste).

Je vais vous raconter une énième anecdote sur ma vie si riche en rebondissement. Dernièrement j’ai fait la connaissance de Larouquine, fille délicieuse s’il en est. Elle est jeune (salope, moi suis vieille à côté !), gentille, cultivée, douce, complètement barrée, alcoolique, et moi je suis fan ! Lors de notre première rencontre, elle me fait une impression du feu de Dieu, elle me parle de tous ces pédés qu’elle côtoie (son frère en étant un, forcement, ça aide), de ces soirées VIP où elle traîne, bref je décide d’en faire ma nouvelle meilleure amie (Moumour pleure pas, tu reste la number 1 !). Et on en vient à causer cul (forcément). Et elle me parle de son mec.

Donc son homme, pour situer, est acteur porno gay, si si si si vous avez bien lu « acteur porno gay ». Sur le coup ça fait un choc, je sais. Alors moi pas peur, je demande des infos complémentaires. En fait il tourne de temps en temps pour une boîte de prod dont je tairais le nom. Il est bisexuel à la base. Moi je lui demande « mais comment peux-tu accepter que ton mec te trompe comme ça, et en plus des pervers se masturbent devant ses prouesses ! ». Le pire c’est que je fais partie des pervers sans le savoir, bref on s’en fou ! Donc elle m’explique que c’est avec des mecs, qu’en plus il est payé pour ça, et ça ne la dérange absolument pas. On entre dans les détails et elle m’explique qu’elle ne voit pas non plus pourquoi elle interdirait à son mec de coucher avec d’autres mecs, du moment qu’elle est au courant. Elle, de son côté, pourrait se permettre quelques infidélités. Bref je suis sur le cul, un tel couple je pensais que ça n’existait qu’à la télévision moi !

Quelque temps après, je rencontre son copain. PUTAIN MAIS IL EST BEAU !!!!!!!! Oui bon forcément qu’il est beau, mais il a quelque chose de … sexuel… et d’indescriptible, ça me mets en feu ! Et je crois que ça se voit que je suis en train de baver, donc les blagues vont bon train sur mes envies de lui profaner la tombe ! Pour rajouter à son dossier, il est gentil, agréable, et on peut parler de tout et de rien, bref il y a de quoi tomber sous le charme de suite ! Après ce premier contact, ma copine rouquine me dit quelque chose comme ça :

- Mais Gauthier tu en penses quoi de mon homme ?
- Ben il est très beau, tu en as de la chance !
- Tu sais on parlait des gens qui dégage sexuellement, tu sais les hormones, les gens qui sentent le cul, ils se reconnaissent entre eux, t’es pas d’accord ?
- Si, moi je repère les chauds comme ça, j’ai un radar, et j’en attire pas mal !
- Oui on est d’accord tu sens le cul Gauthier, comme mon mec et moi…
- Oui c’est plus flagrant pour ton mec de mon point de vue, vu que je suis gay !
- Tu as envie de coucher avec ?
- …
- Non parce que lui, oui, donc si vous voulez moi ça me dérange pas, et je dois avouer que l’idée m’excite d’ailleurs !
- …


Alors là, le Gauthier il ne sait plus quoi dire ! Et une fois que je retrouve mes esprits, je réalise donc qu’une bombe sexuelle, acteur porno, petit ami d’une amie, veut coucher avec moi, et tout le monde trouve ça tout à fait normal !

La semaine qui suit on en reparle, et Larouquine milite pour que je fasse une partie de jambes en l’air avec son homme ! Mais moi je peux pas. Je peux pas vous expliquer pourquoi, mais ça me bloque complètement. Si je ne connaissais pas Larouquine, peut-être que j’y arriverais. Et encore il faut que je me décomplexe, parce que coucher avec un mec qui a fait de la fellation et de la sodomie son métier, ça me complexe grave. Je ne suis pas Rocco Siffredi bordel ! Et quand bien même je suis un Dieu du sexe, j’ai peur de ne pas pouvoir rivaliser. Et puis s’il simule ? Comment le saurais-je ??? ARGH monde cruel !

Donc voilà où j’en suis : coincé par ma conscience et mes complexes, je pensais pas que ça pourrait m’arriver un jour, vraiment là je suis emmerdé. Je préfère quand je suis une enflure de première, je fais n’importe quoi sans me poser de questions, et tout le monde y trouve son compte (surtout moi).

Mais bon le problème ne se pose plus, je suis sexuellement non-opérationel pour quelques semaines. C’est juste que ça me perturbe « et si je l’avais fait avant ? », chienne de vie !

jeudi 20 avril 2006

AAAAAAAAAAAHHHHHHHHH Putain !

Bon là c’est la catastrophe intégrale. Demain dans vos journaux, vous pourrez lire « Un jeune étudiant pète les plombs et massacre une centaine de personnes à Paris ». Petit résumé de la situation : ce matin, je me lève aux aurores pour aller passer un entretien d’embauche pour lequel je suis moyen moins motivé. Mais avant ça il y a eu ma nuit, fantastique nuit !

Minuit : Lucie m’appelle :

- Allo moumour ? Je suis saoule ! Tu m’aimes ?
- Oui je t’aime, mais demain je me lève tôt, tu m’appelles pas passé 1h du matin, ok ?
- Oui promis moumour, à tout à l’heure !


À 1h du matin, elle s’exécute, pour m’informer qu’elle est encore plus saoule. Pute de copine, moi j’ai pas le droit de boire, grrrr. Je me couche après ça, et je m’endors comme un bien heureux ! 2h37, téléphone sonne :

- Moumour ? Il faut que tu m’aides !
- Je dors, et je suis à 700km de toi, tu peux pas te demmerder ?
- Non, parle à mon collègue et convainc le de me ramener chez moi !
- Monsieur, ayez l’obligeance de la ramener chez elle, elle va pas vous lâcher de toute façon, c’est ça ou elle dort avec vous ! (oui je connais la bête, elle est chiante quand elle boit !)
- Ok, je m’occupe d’elle !


Je me rendors pas, forcément j’ai loupé mon train de sommeil, donc à 3h je rappelle la dite saoularde pour vérifier si elle dort bien. Portable éteint, je suppute qu’elle dormasse. Moi je m’effondre. 3h17 :

- Bouhouhouhouhouhou…
- Moumour, ça va pas ? Pourquoi tu pleures ? Quelqu’un t’as fait du mal ? Dis-moi, parle-moi ! (le mec pas du tout affolé, j’imagine le pire : un viol, un meurtre, un lynchage, un braquage à la lime à ongle, bref tout !)
- (À dire en pleurant et en sanglotant) Je vais partir en Guadeloupe, bouhouhouhou, tu vas me manquer, bouhouhou, je t’aime, bouhouhouhou…
- (Ouf !) Oui mais ma moumour, on en a déjà parlé de ça, tu vas partir travailler là-bas, mais on va s’appeler, on se verra par web cam et deux fois par ans on se verra, une fois là-bas, une fois ici ! Allez tu vois tout en noir à cause de l’alcool, c’est pas grave !
- Bouhouhou, je t’aime, j’aimerais que tu me serres dans tes bras, bouhouhouhou, et puis de toute façon tu sais pas économiser, tu viendras jamais me voir, bouhouhou (lucide la fille quand elle bad-trip !)
- Mais ma moumour, c’est toi qui géreras mon argent, ok ? Comme ça j’aurai de quoi venir te voir ! (oui ben, j’invente ce que je peux, moi j’ai sommeil !)
- Bouhouhouhou (répéter pendant 15 min)


Je raccroche, il est 3h32, je me retourne près à sombrer dans un profond coma salvateur. 3h37 : texto de Mr Big « Putain, qu’est-ce qu’il faut pas faire pour avoir une vie sexuelle ! Je viens de passer 1/2h au tel avec un mec qui veut me niquer… ! Suis HS moi… veux dodo ! », ET MOI DONC CONNARD ! Puisque les forces toulousaines se liguent contre ma nuit de sommeil, je décroche mon tel et je papote avec le dit Mr Big le temps de m’en griller une.

Là cette fois, c’est bon, je dors ! 4h35 : texto d’une ex collègue de promo de l’année dernière « Je t’aime mon cœur, tu me manque », MAIS ILS ONT TOUS DÉCIDÉ DE SE MURGER ET DE PENSER À MOI CE SOIR ????? J’abdique, je m’écroule.

Je me lève quand même à l’heure. Je traverse Paris en costard-cravate (super à l’aise le mec). Je me détruis les pieds avec des chaussures en cuir qui ne se feront jamais à mes pieds ! Je rentre chez moi après un entretien d’embauche des plus catastrophiques, il est 11h30. Je mange un bout, et je décide de dormir 2h, histoire de compléter un peu ma nuit. C’est pile poil le moment où mon cher et tendre voisin décide de démonter sa porte d’entrée pour en mettre une autre. Là il est 16h, il est toujours en train de jouer de la perceuse, du burin, du marteau, et surtout il tape sur mes nerfs. Sachant qu’un connard de clébard taille XXS (si vous savez les mini-ballons de foot là, Yorkshire), se retrouve enfermé sur le balcon en face, et donc aboie en continue depuis 3h maintenant.

ET MOI J’EN PEUX PLUS, JE VAIS TOUS LES FLINGUER, DONNEZ MOI UNE ARME BORDEL, JE VEUX DU SANG, JE VEUX DES CRIS, JE VEUX DE LA MORT ET DE LA SOUFFRANCE ! AAAAAAAAAAAHHHHHHHHHHHHHHHHH PUTAIN DE BORDEL À QUEUE DE MES COUILLES DE MERDE !!!!!

Ben vous savez quoi ? Ça n’a pas fait arrêter le bruit, mais ça va beaucoup mieux d’avoir gueuler ! Sur ce j’abandonne toute idée de révision aujourd’hui, et je vais me poser sur une terrasse de café quelque part, et le premier que je croise qui me regarde de travers je lui sors le dentier par l’anus !

La vie active

Moi je suis un intellectuel, pas un manuel (c’est ma grand-mère qui le dit, pas moi !). Par contre, comme tout le monde, j’ai besoin de travailler. Alors bon je finis mon année universitaire dans quelques jours, mon stage commence en Août, et je cherche du travail pour 3 mois. Je vous en avais déjà parlé, il y a quelques semaines. Aujourd’hui je suis allé à un entretien d’embauche.

Alors donc pour faire dans l’ordre, dans la nuit de vendredi à samedi, 3h00 du matin, je me décide à aller faire un tour sur www.anpe.fr histoire de voir ce qu’il y a dans ma branche. Quelle est ma branche ? Ben le télémarketing, je suis doué, je sais le faire (depuis que j’ai le bac, j’en ai fait des boulots à la con, mais c’est celui-là que j’ai le plus fait). Donc je regarde un peu ce qu’on me propose. Et je tombe sur une annonce « 35h, Paris centre, 1250€ par mois », bon c’est pas si mal ! Je me lance et j’appelle cette boîte mystère hier matin (enfin à 15h00 quand je me lève). Et ils me filent rancard aujourd’hui, à deux rues de chez moi, YOUPIIIIIII, pas de transport fastidieux, je vais bosser en bas de chez moi !

Je me pointe un peu en avance, rasé de près, avec mon cv de bac+5 à la main. L’entretien est collectif, et c’est une boîte d’intérim, donc je ne bosserai pas sur place : crotte ! On me demande de remplir une fiche de renseignement : nom, prénom, date de naissance, nationalité, niveau d’études, bref ça, ça va, je maîtrise. Et là, surprise : « réécrivez les frases suivantes, don selle si, s’en faire de fotes d’orthografe », c’est une blague ? Je m’exécute, en riant un peu ! Ensuite : « trouvez un slogan pour le portail www.lavieetudiante.com », mouais, là j’ai mis « le portail des étudiants », oui ok je me suis pas foulé. Je retourne la page « dictée ». on va nous faire faire une dictée ???? MOUMOUR HELP JE SUIS NUL EN AURTOGRAFE ! Le temps que la nana arrive pour nous faire faire la dictée la fille à côté de moi me demande :

- Tu as mis quoi là ?
- On te demande les 3 adjectifs qui définissent le mieux tes qualités !
- Ok mais tu as mis quoi ?
- Ben par exemple, tu peux dire « ponctuelle ».
- Ah c’est ça un adjectif alors ?
- …

Ok, je vais peut-être me sentir seul ici ! On se présente tour à tour, et je remarque que deux autres nanas sont en bac+4 et cherchent un boulot pour l’été. Tous les autres sont au chômage après un CAP coiffure ou secrétariat. Je me présente, je dois dire pourquoi je suis motivé, j’ai du mal, alors je fais rire la recruteuse avec mes histoires de télémarketing, elle semble séduite. Je pense pas être retenu, je suis surdiplômé, qualifié, et complètement démotivé, et ça se voit, mais bon j’ai essayé de jouer le jeu. Pour la dictée, les deux du fond se sont fait reprendre parce qu’elles copiaient ! Je me suis cru au collège…

Bref je viens de faire une dure immersion dans la vie active, enfin son prélude, et je me sens pas prêt à montrer ma motivation pour un boulot sous-payé. Surtout que je vais me retrouver sur un plateau de télémarketing entre Marie-thérèse, 45 ans, élevant seule ses trois enfants, et Franck, 21 ans, monté à Paris avec son BEP méca en poche. Limite, je serais plus motivé pour faire des ménages !

Bon et demain (jeudi), je dois me rendre à un rdv dans la boîte paternelle. Mon gentil géniteur a décroché son téléphone, et il a obligé le DRH à me prendre en rdv. Mais l’autre il ne s’exécute que pour faire plaisir à mon père, du coup je suis encore moins motivé. J’aime pas me faire pistonner, j’ai l’impression de devoir les choses, et j’aime pas, je veux pouvoir me débrouiller tout seul. Je suis assez grand ! Surtout que là pour pas foutre la honte à mon vieux, je dois me présenter en costard, tiré à 4 épingles, et je dois faire très bonne impression. Là c’est pas gagné. Moi en costume ? Je ressemble à un croque-mort, et je suis à l’aise là-dedans, c’est un vrai bonheur… Je me sentirais mieux en tutu ! Chienne de vie !

mardi 18 avril 2006

Je suis snob !

Plus le temps passe et plus je m’en rends compte : je suis snob ! Alors quoi, j’ai attrapé ça comme j’aurais chopé une bléno et ça peut se soigner ? Non je crois que mon cas est beaucoup plus désespéré que ça !

Je suis parisien, certes, mais pas depuis toujours, en fait ça ne fait même pas un an encore que je vis ici. Mais c’est fou ce que j’ai bien pris le pli : je détestais les touristes dès ma deuxième semaine, je déteste les gens qui m’abordent dans la rue, je déteste les jeunes cons sur les Champs, je hais totalement les gens qui me disent « mais de toute façon t’es parisien ! ». OUI ET ALORS CONNASSE ? Pfff… Je rêve !

Donc avec Nina on sort à tour de bras des réflexions très bien pensées du style « mais elle est trop conne, tu crois qu’elle s’en rend compte ? », « non mais ils se rendent comptent qu’ils sont ridicules là ? », « non mais tu as entendu ce qu’il vient de dire ? Oh mon dieu, je pensais pas qu’on puisse être aussi stupide ! », « ça me fatigue les gens comme ça… ». Là, juste après ce genre de phrase l’un de nous dit : « mon dieu moumour, qu’on est snob ! », et on éclate de rire, très discrètement bien sûr !

Le problème pour les gens qui nous entourent c’est que souvent on n’a pas besoin de parler pour se moquer d’eux : un regard, un geste, une allusion glissée dans la conversation, bref rien de visible pour le commun des mortels, mais nous, on vient de sérieusement se foutre de votre gueule ! Alors quoi ? Ça vous gêne ? Pffff, jaloux !

Et puis c’est pire quand on boit. Oui parce qu’autant on va se contrôler quand on est sobre, pour le politiquement correct, mais une fois à 4g, on ne répond plus de rien. Ça donne quelque chose comme ça :

- Ma moumour, t’es trop intelligente, suis trop fier de toi, et en plus t’es belle ! (oui on se fait des compliments quand on boit trop)
- Toi aussi mon moumour, si j’avais la moitié de ton intelligence… Hep barman, il est beau mon pote, hein ? Pas comme le cageot là ! Alors pourquoi tu ne sors pas avec ? Mon copain, il est génial, je suis snob et si c’est mon ami, c’est forcément quelqu’un de génial !
- …

Pour la petite histoire, le barman n’a pas cédé, mais bon pourtant je trouve que j’ai été super bien vendu, pas vous ? Et ça donne d’autres situations périlleuses : un mec me demande qui c’est la blonde à côté de moi, réponse « ma femme ! », et je me refou dans mon verre. Là il s’énerve, et me dit qu’il peut me faire jeter de la boite, que je ne sais pas à qui je parle, qu’il ne faut pas que je me foute de sa gueule. Alors j’explose de rire, et je demande à qui j’ai l’honneur. Et il me sort une carte d’un ministère (j’ai pas pu lire ce qu’il y avait dessus), j’en déduit que ce monsieur est fonctionnaire, « et alors ? » demande-je gentiment !

- Et alors ? Ben je te fous dehors si je veux !
- Le seul qui me foutra dehors ici, c’est le patron ! Pas un petit fonctionnaire qui se la pète et qui s’habille en Zara !
- Ah bon et tu fais quoi toi ?
- Je suis attaché auprès du Ministre de la Défense, je m’occupe de l’armement nucléaire !
- … Bonne soirée !


Oui j’ai menti, et alors ? Il était tellement saoul que j’aurais pu lui dire que j’étais son chef, il m’aurait cru !!!! Arf les cons, ça m’émeut… Une fois qu’il a tourné le dos, on l’a rhabillé pour l’hiver !

Alors voilà on râle tout le temps, contre tout le monde, personne ne nous arrive à la cheville, et tout est sujet à moqueries et autres démontages en séries. Le moindre petit rien nous met en orbite jubilatoire. Dernièrement on prend notre pied en allant sur des Skyblog ! Oh joie !!!! Je vous assure, c’est énorme ! La dernière fois, je lisais une présentation, ça donnait à peu près ça : « kikou, b1venu, laché vos cooooooooooooooom », et le mec à mon âge ! MON ÂGE BORDEL ! Je ne savais pas s’il fallait rire ou pleurer en fait ! Nina essaye régulièrement de causer en langage sms, elle est très douée, moi je n’y arrive pas du tout… Et puis vous allez pas me dire qu’ils ne cherchent pas un peu le bâton ces andouilles sur leurs blogs ? On apprend beaucoup de chose en les déchiffrant : pourquoi les gens nous paraissent si cons, parce qu’ils le sont réellement, pourquoi il vaut mieux vivre à Paris intra-muros que dans le 9-3, parce que manifestement ça laisse des traces…

Donc, nous sommes snob oui, mais en même temps nous sommes so « délicieusement subversifs » ;)

Moumour power !

lundi 17 avril 2006

Gauthier Inc.

En cette fin de week-end pascal, je suis sur MSN et je ne demande rien à personne. Je devrais réviser mes partiels, mais bon j’ai pas vraiment envie. Quand tout à coup une copine que je n’ai pas vu depuis quelques mois vient me sonner :

- Salut, j’ai un truc à te demander !
- Je t’écoute…
- Voilà la sœur de ma meilleure amie se marie en Juin, tu te souviens d’elle ?
- Oui oui, je l’ai vu trois fois il y a 3 ans !
- Voilà, bon ben elle aimerait que tu sois là, elle m’a dit « Invite Gauthier, il mettra l’ambiance ! »
- …


Je ne sais comment je dois le prendre ! Donc remettons les choses à leur place, cette copine est une amie très proche, même si ces derniers temps nous avons 1000 Km qui nous sépare. Sa meilleure amie je l’ai fréquentée pendant 3 ans lors de soirées éthyliques, on est parti en vacances chez elle, mais bon, on ne peut pas dire que je sois un proche de cette fille quand même ! Et sa grande sœur que j’ai vue 3 fois, en boite, complètement saoule (elle et moi), m’invite à son mariage ??? Pour mettre l’ambiance… Ça vexe un peu non ?

Nina m’a dit « mais elle a personne à inviter ou quoi ? ». En fait non, il semblerait qu’il y ait plus d’une centaine d’invités. De plus c’est une famille riche et complètement bourgeoise. Donc c’est sûr, ils ont besoin du pédé de service pour foutre l’ambiance. Mais je m’en fous, suis super content, je vais avoir une excuse pour aller faire les boutiques ! En plus ça se passe à Perpignan, je vais dormir sur un catamaran (je vous ai dit qu’ils étaient riches ?), et je vais faire la fête dans une propriété de plusieurs ha, la maison fait, je crois, 450m2 !!!!! Ça en fait des recoins pour vomir ça !!!!!! Je vais m’amuser !!!! Et peut-être trouver un gay qui s’ignore dans la haute bourgeoisie provinciale, miam…

De cette anecdote est parti une réflexion avec Nina : et si je me louais pour les mariages, et autres bartmizvas ? Après tout, quand je ne suis pas à l’article de la mort, je suis un gay luron ! (notez l’habile jeu de mot siouplé !). Et un pédé c’est tellement tendance ! Donc je vais officiellement enregistrer ma société à la chambre du commerce.

Gauthier Inc. vous propose une animation toujours garantie pour vos soirées. Tarif de base 300€ la soirée, prévoir hébergement et transport pour banlieue et province. Possibilité d’accompagnement : mon harem (au choix de l’organisateur, ou du prestataire de service, plus de 100 filles à disposition). Prévoir alcool et/ou drogues. N’accepte pas d’être payé en nature, possibilité de prestations « personnalisées » (strip-tease, fellation, gang-bang) avec surplus ou pas (la fellation est gratuite pour tout Brad Pitt pouvant attester de son identité !). Réduction de 20% pour les étudiants, et de 30% pour les mineurs, carte vermeil refusée !!!!

Vous en pensez quoi ? Je sens que je tiens le bon filon pour financer ma fin d’année moi ;)
Pourquoi j’irais me faire chier à faire du télémarketing ???????

jeudi 13 avril 2006

Mon corps, ma tête, et moi

Je suis un être humain. Mon cœur bat, je suis en vie. Mes yeux voient, mes oreilles entendent, mes bras et mes jambes bougent, mes lèvres goûtent, je suis chanceux. Mon cerveau comprend le monde qui m’entoure, je suis conscient de mon insignifiance au plan cosmique, je sais que je vais mourir un jour, je sais que je ne laisserai qu’une petite trace dans le cœur des gens que j’aime, je suis cartésien, je suis mortel, je ne suis rien.

Pourtant j’existe. Je respire. Je suis capable du meilleur comme du pire. Je peux donner la vie, je peux la prendre, ou la reprendre. Je peux changer le monde ou le laisser me changer. Je peux sentir, ressentir, souffrir… Mais surtout je peux vivre ! Je peux oui, mais est ce que je veux ? Suis-je capable de prendre la mesure de ce que j’ai ? Je ne vois que ce qui me manque, que ce qui me fait envie, que ce qui me fait peur, que ce qui me pousse ou me retient dans ma bulle.

Je n’aime pas mon corps, je suis fier de ma tête, je ne m’aime pas, je veux qu’on m’aime. Mon corps, ce problème, cette douleur, ce poids. Déjà on m’a brisé le cœur. La faute à qui ? La faute à quoi ? La faute à mon corps. Ma tête est parfaite, mon cœur est pur. Il ne veut plus de moi ? Non il ne veut plus de mon corps. Mon corps doit disparaître. La dépression m’emporte et m’excuse. Le mal-être m’envahit, la vie m’écœure, je me dégoûte. Je ne suis rien, mais je suis quand même. Je ne veux plus être, mais je ne peux pas m’effacer.

Alors j’efface mon corps, cet appendice que je traîne avec moi, que les autres voient. Ils ne voient que ça. Ils ne peuvent voir ma tête, mon âme, mon cœur, non ils ne voient que le corps. Ce corps que j’expie tels mes péchés, ce corps responsable de tout. La tête c’est la raison, le cœur la passion, le corps la tentation, moi je suis l’équilibre. Je vis parce que je pense ? Non. Je vis parce que j’aime ? Non. Je vis parce que je ressens ? Oui. Je ressens par mon corps. La tête analyse, le cœur saigne, le corps vit.

Alors comment vivre sans le corps ? Impossible. Si je supprime mon corps, je supprime ma vie. Mais si je détruis mon corps, je vis encore. Alors je le détruis lentement, méthodiquement, mais sûrement. Et je ne vis que plus intensément. Je repousse les limites, je me mets en danger, ce corps que j’exècre doit souffrir. Ainsi ma vie prend-t-elle un sens ? Non, mais elle n’est que plus intense.

L’anorexie, la drogue et l’alcool sont mes piliers. Le corps souffre, se tort, se raidi, mais il est encore là. Il me gêne moins, je vis avec. Je vais mieux. J’intériorise mes angoisses tout en exaltant mes passions. Je me fixe des buts, je les tiens. Rien ne m’arrête, je maîtrise tout. Ma vie, ma destruction, tout est à moi, tout est pour moi. Jusqu’à ce soir d’avril où je perds le contrôle.

Tout est calculé. A chaque limite atteinte, je stop la machine. Devant chaque barrière, ma tête ou mon cœur reprend le contrôle. Juste une décharge, courte mais intense comme pour dire « tu dérapes ». Et mon corps de repartir de plus belle dans une autre voie, un autre excès, tout aussi maîtrisé, tout aussi contrôlé, tout aussi aseptisé. Ce mal du siècle : la dépression ou le besoin de reconnaissance ? Et si l’un ne pouvait aller sans l’autre… Je ne suis pas psy, je suis juste dérangé, j’ai des questions, mais pas de réponses.

Je suis de la jeunesse dorée, de la jeunesse sans problèmes. Je dois inventer mes souffrances. Elles sont toutes plus folles les unes que les autres. Elles sont encore plus dangereuses parce qu’elles sont nécessaires. Mais une fois qu’elles sont là, je ne peux plus dissocier le réel du fantasme. Cette fois je suis tombé sur plus fort que moi. Plus fort que mon cœur, plus fort que ma tête. Trop fort pour mon corps ? Tout est remis en question, tout est suspendu. Mon corps a touché l’interdit, il a franchi la barrière. Et je ne peux plus me sauver, tout du moins pas seul. Je dois me laisser faire, accepter de l’aide, accepter de perdre le contrôle pour sauver mon corps, et donc sauver ma vie.

Ma tête et mon cœur ne le supportent pas. Je ne tiens plus. Mon équilibre vole en éclats. Moi, je ne suis plus rien, juste un pantin sous trithérapie préventive qui attend qu’on le sauve. Je ne contrôle pas parce que cette barrière, cette limite, je ne voulais pas la franchir. Ce danger je ne voulais pas l'affronter. Et pourtant il est bien là, réel, au-delà de tous mes fantasmes. Trop réel, trop fort. Pour la première fois j’ai envie de vivre? Non, la question n'est pas là. J'avais déjà envie de vivre, mais autrement, et aujourd'hui je le regrette.

Sauvez mon corps, sauvez-moi... S'il vous plait !

I will survive

(article publié chez les vingtenaires)
At first I was afraid
I was petrified
Kept thinkin' I could never live without you by my side
But then I spent so many nights
Thinkin' how you did me wrong
And I grew strong
I learned how to get along
And so you're back from outer space
I just walked in to find you here with that sad look upon your face
I should have changed that stupid lock
I would have made you leave your key
If I'd have known for just one second you'd be back to bother me
Go on now, go
walk out the door
Just turn around now
You're not welcome anymore
Weren't you the one who tried to hurt me with goodbye
Did I crumble
Did you think I'd lay down and die?
Oh no not I
I will survive
Oh, as long as I know how to love I know I'll stay alive
I've got all my life to live
I've got all my love to give
And I'll survive
I will survive
Hey hey
It took all the strength I had not to fall apart
Kept trying' hard to mend the pieces of my broken heart
And I spent oh so many nights
Just feeling sorry for myself
I used to cry
But now I hold my head up high
And you see in me
Somebody new
I'm not that chained up little person still in love with you
And so you feel like droppin' in
And just expect me to be free
But I'm savin' all my lovin' for someone who's lovin' me

Oui ce sont bien les paroles de l’indémodable tube disco par excellence : I will survive de Gloria Gaynor. Pourquoi je vous les balance ici ? Je vais essayer d’être court et surtout compréhensible (pour autant que je puisse l’être). J’adore cette chanson. Elle ne représente pas vraiment quelque chose pour moi, c’est juste que je la trouve gaie et entraînante. Ça tombe bien, c’est le but premier du disco.

Je ne l’écoute pas souvent. La plupart du temps, je la mets en soirée quand j’ai bien bu pour hurler un bon coup, ou je me déhanche dessus dans une boite minable (une boite qui passe encore du Gloria Gaynor ça existe aussi à Paris, faut pas croire… pffff). Bref, du fun, encore du fun, toujours du fun. Ça tombe bien je suis quelqu’un de fun.

Nina ma la chante depuis une semaine sur MSN pour me faire rire. Et je l’écoute en boucle dès que je suis devant mon mac. Pourquoi ai-je un tel besoin de disco débile en ce moment ? Non pas parce que je suis une grosse tafiole dénuée de goût musical (Manu Katché si tu nous regardes : des fleurs !). Non j’ai juste besoin de me remonter un peu le moral.

Dimanche soir, j’ai pris un TGV lancé à pleine vitesse dans ma gueule. La sale mauvaise nouvelle, celle que je ne pouvais pas sentir venir. Et depuis j’accuse un peu le coup. J’aurais voulu vous amener ça de façon plus tendre peut-être plus littéraire aussi. Mais j’en ai pas du tout l’envie, et encore moins la force. Je suis vidé de toute consistance (déjà qu’à la base c’est pas la joie !).

Pour planter le décor : je couche avec un inconnu, la capote explose, je m’en rends compte après le coït, il flippe, je ne comprends pas pourquoi. Je lui dis que je suis séronégatif, il flippe toujours. Il me dit qu’il est séropositif, je comprends pourquoi il flippe. Et moi ? Ben je suis sous trithérapie préventive depuis le début de la semaine. Alors je n’ai qu’une chose à dire à ce fucking virus : I WILL SURVIVE !

Ps : je sais que ça ne se fait pas, mais j’en parle sur mon blog. Je ne voulais pas faire un grotesque copié collé de mes post de la semaine. Vous méritez mieux que ça. Alors en attendant que je sois capable de reprendre sur les deux fronts, je vous invite à lire ce que j’ai publié sur mon blog. Promis la semaine prochaine je vous consacre plus de temps.

mercredi 12 avril 2006

Journée de merde

Ya des jours comme ça où tout part en couille ! Hier je me couche le cœur léger, en effet mes nausées et mes diarrhées m’ont enfin laissé quelques heures de répit. Ça y est me dis-je, je me suis habitué au traitement (les effets secondaires ne durent que quelques jours d’après les médecins). Ce matin je me réveille, et là c’est le drame !

Non je n’ai pas eu d’accident nocturne (beurkh). Je suis juste passé au stade suivant : douleurs musculaires, douleurs osseuses, et salive modifiée. Alors la salive qui se modifie me direz-vous, c’est pas le pire ! Ben en fait si, elle s’épaissit, et ça donne un vieux goût de rouillé dans la bouche, je peux pas l’expliquer, sauf que j’ai l’impression d’avoir sucer robocop toute la nuit, et je dois mâcher du chewing-gum en permanence. Pas top !

En plus aujourd’hui je dois aller faire la révision des 10 000. Comprenez qu’en fait, je dois aller me faire tripoter le visage par un chirurgien qui va vérifier si les plaques qu’on ma foutu sous la peau sont en bonne santé, et moi aussi par la même occasion. Verdict de la révision :

- Monsieur je vous conseille de garder vos plaques, elles sont recouvertes par l’os et une intervention serait douloureuse à ce stade, vous les supportez bien, non ?
- Ben j’ai des douleurs diffuses quasi-permanentes…
- Oui mais si on les enlève vous aurez mal de toute façon, et c’est pas sûr qu’après ces douleurs disparaissent.
- Je ne suis pas très chaud pour anesthésie générale là aussi il faut dire !
- Bon alors Monsieur, vous allez vivre avec vos plaques. Allez merci d’être venu !
- Je dois consulter régulièrement ?
- Non, non, allez bon vent ! (mais dis-le si je te dérange! J’ai le droit d’être inquiet non ?)


Connasse ! On voit que c’est pas toi qui vit avec des bouts de métal dans la face depuis 2 ans et demi ! Et puis je suis complètement hypochondriaque, alors si je veux re-consulter dans un an qui m’en empêche ? Non j’ai pas peur d’être ridicule, une fois j’ai dit à mon médecin : « Euh, j’ai mal au sinus, ça n’a rien à voir ? », mon médecin n’a répondu que par un sourire condescendant… Mes plaques sont sur la mâchoire inférieure… Et alors tout est relié bordel !!!! On ne sait pas tout !!!!

Ok je suis hypochondriaque et je me tais… Enfin cette histoire me fait penser à la fois où j’ai consulté un dentiste de grande renommée. Elle me dit « Bon vous avez un déséquilibre dans votre bouche, vous n’arrivez pas à faire contact avec vos dents correctement lors de l’occlusion, je vais vous rééquilibrer ! » . À mon grand air étonné, elle comprend qu’elle doit s’expliquer. Elle me demande de tendre le bras, je m’exécute, de serrer la mâchoire, je m’exécute, et elle appuie sur le bras et me force à le faire descendre. Après quoi elle me lime un demi-millimètre sur une molaire inférieure, et me demande de retendre le bras. Quand elle appuie dessus cette fois elle n’arrive pas à le faire descendre. J’ai retrouvé ma force, parce qu’elle m’a rééquilibré dans la bouche. Ne cherchez pas à comprendre, perso j’ai rien pigé. Dans tous les cas ça m’a coûté 50€ non-remboursable, parce qu’elle pratique des honoraires libres ! À ce tarif-là, je peux me limer les dents tout seul connasse !!!!! Bref comment voulez vous que je ne finisse pas obsédé par le « tout est relié, je sais pas comment, mais tout est relié ! ». Je plains mon généraliste, dire qu’il me supporte depuis que j’ai 5 ans.

Bon passons à la suite du programme. Je prends mon téléphone à midi pour demander des renseignements à mon médecin sur les conséquences de la trithérapie sur mon foie. Je n’arrive pas à le joindre. J’essaye Sida Info Service. Quelqu’un me répond :

- Oui bonjour, je m’excuse de vous déranger… Voilà je suis sous trithérapie préventive depuis 48h, et j’ai des questions concernant mon foie.
- Je ne sais pas si je vais pouvoir vous répondre monsieur, appelez votre médecin ! (il m’envoie bouler une fois !)
- Il ne répond pas, c’est pour ça que j’ai pensé à vous. Vous allez trouver ça très bête, mais je fête mon anniversaire dans 15 jours, mes amis viennent de loin, la date est arrêtée depuis longtemps, et je ne sais pas si je peux me permettre de faire une fête dans mon état.
- Il y a des choses plus importante que la fête monsieur… (et de deux !)
- J’en suis conscient, c’est pour ça que je vous appelle ! (je ne sais même pas pourquoi je suis encore aimable là)
- Si vous faites un excès avec la nourriture, l’alcool ou la drogue, vous allez solliciter votre cœur et surtout votre foie, et vous risquez un coma hépatique. De même que si vous associez des stupéfiants et de l’alcool, vous comprenez ? Mais vous pouvez faire la fête quand même ! (vas-y fou toi de ma gueule connard !)
- Merci… (sale con !)


C’est pas sa faute, mais ça fait du bien de râler contre quelqu’un !!!! Donc ma décision est prise, je viens d’envoyer un texto à tous mes invités pour annoncer que je ne pourrais pas faire la fête le jour dit, mais une quinzaine plus tard, s’ils veulent encore de moi ! Je vais avoir 25 ans, et le jour dit, je vais me coucher à 22h après avoir avaler deux boites de lexomil pour me calmer…

Le séropo avec qui j’ai couché et qui est donc entièrement responsable de tout ça (oui je suis de mauvaise foi et alors ?), m’a proposé d’aller boire un café pour parler de tout ça. Je vais peut-être accepter en fin de compte, juste pour lui foutre un coup de boule libérateur…

mardi 11 avril 2006

Stupid Girls

Quoi de plus normal que de me faire une petite dépression en ce moment. Mais je n’y arrive pas. Et là je me sens vraiment con ! Tout ce dont j’ai envie c’est de m’éclater à fond : shopping, copines au tél pendant des heures à raconter des conneries, resto, boites, alcool, drogue, sexe… Oui moi je m’éclate quand je déconne avec mes copines au tél, bon chacun sa façon de s’amuser…

Alors pourquoi ? Ben je ne sais pas trop… J’ai peut-être envie de penser à autre chose maintenant. De toute façon je ne peux pas faire grand chose à part prendre 4 pilules le matin et 4 pilules le soir. Le reste, c’est entre mon corps, la médecine moderne, et Dieu s’il passe par là ! Oui je deviens mystique quand je vais pas bien, désolé.

Et puis après tout peut être que le 10 juillet 2006 (trois mois à après l’impact, on sera exactement ce qu’il en est), ma vie sera finie ! Alors autant vivre à 3000% avant. Et puis si tout se passe bien, j’en remettrai une couche après. « La vie est un cadeau », oui et ce cadeau, on me l’a fait, je vais pas le foutre à la poubelle. En tout cas pas maintenant, pas comme ça, pas à cause de ça.

Hier un ami m’a dit ceci sur msn : « Mais ma fille t’es tellement mauvaise que ça doit se passer comme ça en ce moment dans ton corps :

- Tes anticorps : vous êtes qui vous ? Qu’est ce que vous foutez là ?
- Les virus : ben on contamine…
- Tes anticorps : NON MAIS ÇA VA PAS NON ! ALLEZ OUST, DEHORS !!!!
- Les virus : ah pardon, on s’en va…


Ils vont s’en souvenir de leur passage chez toi ! ». Et ce con au passage, il a réussi à me faire hurler de rire, alors que je venais d’apprendre la nouvelle donc je n’étais pas très en forme !

J’en deviens donc un model de futilité, je suis en train de me « paris hilton-iser ». Mon plus gros soucis actuel ? Je ne peux plus boire de vodka pendant un mois !!!!! Non mais vous imaginez un peu le truc ? Moi sans vodka ? Mais c’est la fin du monde… Apparemment j’ai le droit de boire du vin, mais pas d’alcool fort. Alors ok, cuite au champagne tous les week-ends ! Non je pense pas que ça soit autorisé aussi (mais dans le doute je vais quand même poser la question tout à l’heure). Plus de drogues ? Le cannabis je peux ? Oki, je me transforme en cheminée !

Ok je dis que je vais bien, mais peut être que cette envie inexplicable de faire la fête, d’exploser ma CB, et de boire ne serait que mon dérivatif ! Qu’est ce que c’est ? Une théorie de Nina, elle propose toujours des dérivatifs quand on a un problème. En ce moment elle se sort difficilement d’une histoire compliquée avec un mec, ben, elle a acheté un rameur, et elle s’en fait des ampoules tellement elle rame ! (Oh le jeu de mot !) Bref donc j’ai besoin d’un dérivatif pour pas devenir cinglé, nous sommes d’accord. Mais je pourrais me défouler dans mes révisions, ça serait plus sérieux…

Y a ça aussi, les examens dans deux semaines… Putain que je ne suis pas prêt du tout !!!!! Que fais-je ? J’ouvre mon livre sur les problèmes religieux du XXIe siècle ? Nan… Je vais faire du shopping, j’ai besoin de me faire épiler aussi, ah oui et je tuerais pour un bon massage là !!!!

Allez hop en selle ma fille, va faire ta blonde en ville, ça va te détendre !

lundi 10 avril 2006

Pourquoi ?

La vie est parfois gaie (gay ?), parfois moche. Pour moi elle fut alternativement l’un ou l’autre. Je ne suis pas plus à plaindre qu’un autre, je ne suis pas plus malheureux qu’un autre. J’ai même beaucoup de chance. Je suis jeune, je suis beau, je suis intelligent. J’ai un cercle d’amis super, j’ai des bons diplômes, une très belle perspective d’avenir.

Ça n’a pas toujours été le cas, plusieurs fois j’ai voulu mourir, j’ai voulu finir dans le caniveau. Je me suis détruit pas la drogue, l’alcool, la nourriture. Tous ces désordres extérieurs ne faisaient que refléter un grand désordre intérieur. Milles fois j’ai mérité le pire, milles fois je l’ai évité. Milles fois j’ai recommencé… Le tourbillon de la dépression m’a emporté dans ses profondeurs abyssales. Que la vie est confortable quand on ne va pas bien, que la vie est douce quand tout est excusé par le mal être qui vous dévore.

Une nuit, j’ai fait une rencontre, cette rencontre a changé ma vie pour toujours. C’était avec le conducteur d’une 306 sport. Il entre dans un tunnel à 130 km/h en ville, à contre-sens, j’arrive en face. Il s’enfuit, me laissant pour mort avec la moitié de mon visage sur le tableau de bord. Je me suis réveillé aux urgences, un chirurgien parlait à ma mère. Elle pleurait, il venait de lui expliquer qu’il ne savait pas s’il pouvait reconstruire mon visage. Alors ça y est, c’est fini ? Tous mes excès, toutes mes errances ont trouvé leur issue : je vais finir ma vie défiguré. Quelle pire punition pour quelqu’un qui vit dans le paraître, qui se sert de son corps et de sa beauté comme d’une arme de persuasion, qui fait passer l’apparence avant tout le reste. Tous ces gens que je ne déniais pas regarder parce qu’ils étaient moche… Quelle ironie !!!

Mes parents n’ont pas baissé les bras, ils ont passé la journée au téléphone, appelant toutes leurs connaissances, enfin une équipe de chirurgiens accepte de tenter quelque chose, mais sans promettre un résultat quelconque. Et je passe 7h sur une table d’opération. Quand je reviens enfin à moi ma mère pleure toujours. L’opération a raté ! Non elle pleure de joie. D’ici quelques jours, mon visage aura dégonflé et je redeviendrais celui que j’ai toujours été.

En fait pas tout à fait. Oui, à l’extérieur ils ont fait des miracles, tous les médecins/chirurgiens/dentistes que j’ai pu voir depuis me disent tous la même chose : je suis un miraculé de la médecine moderne. Si jamais ça avait eu lieu ne serait ce qu’un an plus tôt, ils n’auraient pas pu opérer. Mais à l’intérieur, tout a changé, j’ai décidé d’en finir avec ma « vie d’avant ».

Que dire de quelqu’un qui vous avoue que la meilleure chose qui lui soit arrivée c’est un grave accident de voiture ? C’est mon cas, et je l’assume, j’avais besoin de ça, le timing était parfait, je pouvais encore reprendre le contrôle , 6 mois après ça aurait été trop tard. Je me suis reconstruit entièrement. J’ai fait du vide dans mon entourage, j’ai changé de cursus universitaire, je me suis rapproché de mes parents. À y regarder de plus près, le parcours paraît presque mystique. Mais chacun son interprétation.

Je ne suis pas plus fort maintenant. Je maintiens ma barque tant bien que mal. Je suis à flot, je maîtrise les petites vagues. Mais que faire si une grosse devait repointer le bout de son nez ? Une vague scélérate m’engloutirait à coup sûr. Je suis fatigué de remonter des pentes pour les dévaler à coup sûr. Je me suis promis que c’était la dernière fois que je remontais, pour une bonne raison : je ne compte plus redescendre.

Printemps 2006 : je finis mes cours, je prépare mes examens, j’attends avec impatience d’entrer dans la vie active avec un pont d’or (un stage de folie), je sais que je peux encore aimer (mon cœur bat pour un bel Américain qui a fait un passage éclair dans ma vie), je sais que je peux devenir quelqu’un de très bien. Mais il ne faut pas m’appuyer sur la tête, je ne sais pas à quel point je suis accroché. Je peux lâcher à tout moment.

Ce soir, je discute avec un jeune homme sur Internet, en fait ça fait un mois que l’on discute. Il est mignon, il veut mon corps. Mais, pour tout un tas de raisons, je n’ai pas pu lui donner ce qu’il attend depuis un mois. Ce soir, j’abdique. Il vient chez moi. S’en suit une merveilleuse partie de jambes en l’air. Ça fait du bien. Du sexe avec un inconnu, pas de prise de tête, pas de questions, pas de réponses bien sûr. Mais ça fait du bien. Je m’abandonne dans les bras de mon exutoire.

Je me retire, je veux retirer le préservatif, il a explosé ! Le garçon semble très perturbé. Je reste calme. Il s’inquiète que j’aie joui en lui. Je lui annonce que je suis séronégatif, il me dit que lui aussi. Et il revient à la charge pendant 20 minutes. Je le sens très perturbé, alors je le rassure en lui disant qu’il n’y a aucune chance que je sois contaminé, je mets toujours des préservatifs. La dernière fois qu’une capote a explosé j’ai pris un traitement d’urgence. Donc s’il ne me croit pas (et il a le droit, on ne se connaît pas) je lui explique qu’il peut aller à l’hôpital en demander un. Il semble rassurer et il s’en va.

Trois heures après mon téléphone sonne, c’est lui. Il me dit qu’il m’a menti, qu’il s’en veut beaucoup, il est séropositif depuis deux ans. Ma vie vient de s’arrêter.

Pourquoi moi, pourquoi maintenant, pourquoi comme ça ? POURQUOI ?

vendredi 7 avril 2006

Cogito ego sucum © Larouquine

« Je pense donc je suce », merci Larouquine pour cette nouvelle maxime qui manquait tant à ma vie de débauche…

Je dois ici m’excuser publiquement, oui en effet j’ai encore vécu dans le péché toute cette semaine. Je vous ai récemment pondu un article sur l’alcoolisme, pourquoi tout d’un coup me suis-je interroger sur l’alcool et sa dépendance alors que je bois comme un trou depuis des années ? Parce que j’étais en panne d’inspiration ? Non bien au contraire, je suis en surdose d’inspiration.

Je vous explique mon cas en quelques lignes. Samedi soir, je me retrouve à l’anniversaire d’une copine de ma promo. Forcement on boit comme des trous avec la Nina. Et on échoue (plus totalement attribué) dans notre club favori. Là il est déjà quelque chose comme 4h30 du matin. Pour vous donner une idée de notre état de délabrement mental, on a engagé une discussion sérieuse dans le taxi. Oui pour paraître pas trop saouls et pour éviter de devoir aller du 17e au 1er arrondissement à pied, il faut savoir donner le change dans un taxi, donc la discut’ ça donne ça :

- J’achète trop de revues, j’ai pas le temps de tout lire, c’est la honte quand même !
- Oui ben moi c’est pas mieux, et dire que je suis journaliste !
- Comment ils font pour les droits d’auteurs dans Courrier International ? Non parce que ça doit poser des problèmes quand même !
- Ben écoutes, je me suis jamais posé la question, mais maintenant que tu m’en parles, il faut que je me renseigne…


Ben du coup le chauffeur il ne nous a pas parler, ET TOC ! Bon passé ce grand moment de solitude intellectuelle, nous voilà donc dans notre club. « TAVERNIER À BOIRE !!!!! ». Et ça picole, ça picole, ça picole… Là mon regard se pose sur la foule, et que vois-je ? Mon mec…

Ah oui je vous ai pas dit, j’ai un mec. Alors pour faire vite, l’américain en partance, j’étais très malheureux, donc j’ai décidé pour faire passer ma douleur de me prendre une béquille. Qu’est-ce qu’une béquille ? Ben le mec de transition, le mec dont tu n’as rien à foutre, mais qui te permet d’avoir une vie sexuelle et des câlins et des mots gentils, mais toi, donc, tu t’en fous royal !

Donc mon mec est visible (enfin autant que je peux voir) à l’horizon. Je titube jusqu’à lui, je l’embrasse bruyamment, et je repars dans mon coin. Il me fait comprendre qu’il aimerait me présenter des gens (il me reste 3g de sang dans l’alcool à ce moment-là). J’acquiesce. Et il me dit la chose de la façon suivante :

- Gauthier, je te présente ma sœur Fabien !
- Ah… Z’êtes sœurs ? Yen a une des deux qui est mieux réussie quand même !


Je fais un clin d’œil et je m’éclipse en hurlant de rire. Alors que c’est-il passé dans ma tête tordue ? Ben mon mec (mignon) me présente un autre mec (moche), en parlant au féminin (je déteste que mon mec fasse ça, si j’aime les hommes c’est pour une raison bien précise). Alors moi voulant faire de l’humour, je lâche cette petite phrase rigolote. Mais si c’est drôle, avouez… Nan ?

Bref la « sœur » a très mal pris la chose, mon mec n’en parlons pas. Mais moi je me rends pas compte de suite, et je continue à descendre joyeusement des vodkas sunrise avec Nina. Le patron nous présente un « hétéro » qui en fait se retrouve à violer un mec moins de 15 min après contre le miroir. Bref la soirée se déroule sans encombre. Jusqu’à ce que mon mec réapparaisse.

« Gauthier, ton mec te demande » me dit le barman. Je me déplace donc pour rejoindre l’élu de mon cœur, tout sourire (autant que je puisse l’être en tout cas). Et là je me rends compte que lui il sourit pas du tout… Oupsssss !!!! Et je m’en suis pris plein la gueule comme quoi j’ai pas été correct et bla bla bla… Il me demande de m’excuser auprès de la « sœur », je m’exécute, mais apparemment ça se voyait beaucoup que j’étais un poil hypocrite. Donc je ne fais qu’envenimer les choses.

Je retourne à ma Nina qui se retrouve attaquée lâchement par un hétéro qui lui parle en la regardant droit dans le décolleté (mais moumour c’était indécent ce que tu portais, c’est normal que ce brave garçon nous ait payé pleins de verres !). Et donc on boit à l’œil ! Merci moumour. Au bout de quelques verres, et des quelques tapes aux fesses de ma part pour le barman, je retourne voir mon cher et tendre. Et là que vois-je, que découvris-je, que découvra-je ? Mon abruti de mec dans les bras d’un autre, à se bécoter joyeusement ! Donc mon sang ne fait qu’un tour, et la suite de la soirée est censuré…

En gros je suis parti avec pertes et fracas…

Le lendemain, je reçois un charmant texto de mon doudou « il fo kon parl dier soir ». Z’avez pas compris ? Arf oui j’ai oublié de préciser, il est gentil, mais un peu jeune, un peu bac – 12 et bilingue langage sms. Moi je finis par traduire qu’il veut parler de notre rencontre de la veille. Là c’est la panique, j’appelle Nina et je lui demande ce qu’il s’est passé. Oui je n’ai aucun souvenir !!!! Moumour c’est ma boite noire ;)

Donc je laisse traîner un peu, il se trouve que cette semaine c’est la dernière semaine de cours de ma vie. Et j’ai un devoir important à rendre. Donc je me mets à fond là-dedans, espérant que l’autre il m’oublie un peu, ou qu’il me largue (ce qui m’arrangerait beaucoup !). Finalement il ne lâche pas le morceau, et il décide de prendre le taureau par les cornes (moi). Et je me retrouve à avoir une discussion philosophique, un poil ésotérique avec doudou d’amour. Et là j’en ai pris plein la gueule : je suis hautain, mal élevé, j’en ai rien à foutre de sa gueule, je ne mérite pas qu’il soit malheureux pour moi, bla bla bla bla. Moi tout ce que j’ai répondu c’est « je ne me souviens pas, j’étais bourré » et « je ne m’excuserais pas pour quelque chose que j’ai fait sous le coup de l’alcool, je ne suis pas responsable ». On a fini par casser (oh joie !), et là il me dit « mais je trouve ça dommage, ça aurait pu être bien nous deux… »

La naïveté humaine m’émeut au plus haut point… Ce garçon est formidable de naïveté ! Suis-je un monstre ? Oui complètement… Et alors ?

lundi 3 avril 2006

Les moches ont le droit d’être beaux

Peut-être que vous n’êtes pas câblé, et dans ce cas-là vous ne pouvez pas vous délecter de l’émission la plus pathétique du PAF. C’est un reality show, diffusé en vo doublée, deux épisodes par semaine, sur une chaîne pleine d’émotion (je tairai le nom de la chaîne, j’ai trop honte d’avouer ici que je la regarde !).

Cette émission c’est : relooking extrem. Le principe : on prend un moche, vraiment moche, pas bien dans sa peau, pas bien dans sa vie. Les amis et la famille témoignent pour dire des gentilles choses du style « oui ma fille est très gentille, elle est très sociable, elle gagne à être connu, mais elle n’est pas belle, regardez-la, elle ne trouvera jamais de mari ». Ou encore « j’aime mon mari, il est fantastique avec moi, mais il est persuadé d’être moche, moi je l’aime comme il est, mais je suis très impatiente de voir le travail que vous allez faire avec lui ». Genre, tu l’aimes comme il est, mais ça te dérange pas beaucoup qu’on te change ton mec couillasse !

Alors que fait la production de ces GM ? On les envoie deux mois à Hollywood, ils quittent leurs amis, leurs familles, et ils ne se verront plus durant tout le temps du relooking. Alors un relooking c’est quoi ? Ben on change les vêtements, le maquillage, la coupe de cheveux... Mais là on est aux States, et là-bas on fait pas comme tout le monde, on fait toujours plus grand, plus haut, plus fort ! Donc le plus gros du travail sera fait par des chirurgiens esthétiques.

Donc récapitulons, le/la moche est envoyé deux mois loin de ces proches pour se faire refaire le visage et le corps, après on change sa façon de s’habiller, de se maquiller, et de se coiffer. En moyenne ils subissent 5 à 12 opérations esthétiques en un temps record. Pour certains on les fait maigrir de façon « conventionnelle » parce qu’on ne peut pas enlever 20kg de graisse par liposuccion. On leur refait aussi très souvent les dents, et on fait des « miracles » avec des implants capillaires ou des rajouts.

Bref ces gens-là sont complètement modifiés, à tel point que certains ne se reconnaissent pas dans la glace, et quand leurs proches les voient, ils ne les reconnaissent pas. Par contre ils se ressemblent tous, tous des clones après être passé par les mains de ses chirurgiens. Le même nez, le même front, les mêmes yeux. Il y a une mode du corps comme il y a une mode vestimentaire. Ces dernières années, il faut un corps de brésilienne (poitrine normale, grosse fesse, ventre plat), il y a une dizaine d’année, il fallait ressembler aux stars de Dynastie, ou à Samantha Fox (grosse poitrine et taille de guêpe, jusqu’à se faire enlever des cotes !). Aujourd’hui on rajoute des formes aux femmes, imaginez vous dire à Victoria Principal dans les années 80 « mais d’ici 15 ans il faudra te faire mettre des implants dans les fesses pour être parfaite » elle aurait bien rit, et elle aurait eu raison.

Alors dans 10 ans tous ces gens seront démodés ? Ils repasseront sur le billard ? Ils redeviendront malheureux ? À supposer que ces changements les rendent vraiment heureux de façon durable…

Le dimanche soir je regarde FBI : portés disparus, je ne sais pas si vous connaissez, mais bon en gros le bureau du FBI recherche les gens qui disparaissent à New York. Un des derniers épisode c’était une réponse à cette émission (très controversée même aux Etats-Unis), une fille pas belle gagne l’émission et devient très belle (et célèbre un moment aussi comme toutes les « stars » de télé réalité), et elle n’est pas heureuse. Tant et si bien qu’elle décide de tout se faire enlever tous les rajouts, de défaire toutes ces opérations, parce que toutes ses souffrances n’ont rien changé dans sa vie, elle est toujours aussi triste !

Je pense que cette émission est dangereuse parce qu’elle encourage des gens malheureux, qui ne se sentent pas bien dans leur peau, et c’est compréhensible pour la plupart, à s’endetter pour se faire refaire le nez, comme si ça allait changer leurs vies !

Attention je ne suis pas un détracteur de la chirurgie esthétique. J’en ai bénéficié suite à un accident de la route qui m’avait défiguré, alors ça serait le comble que je me mette à cracher dans la soupe. Je pense que quand l’heure sera venu je me ferais lifter pour gagner quelques années, et pour me sentir bien devant la vieillesse qui se présente. Mais de là à refaire tout mon corps, non ! Bien sûr j’ai des complexes, bien sûr il y a des choses que j’aimerais changer, mais je ne comprends pas ce qui pousse ces gens dans cette démarche…

L’alcool, ce douloureux problème de société

Il y a différentes formes d’alcoolisme, et je vais essayer d’identifier la mienne à l’aide d’un article à 45% (non dilué s’il vous plait).

Donc je vais commencer par mon préféré : l’alcoolisme mondain. Qu’est ce que c’est ? Tout simplement une forme élitiste de l’alcoolisme pmu-esque (que nous verrons tout à l’heure). L’alcoolique mondain se targue assez régulièrement d’une particule ou d’une dizaine de couv’ de Télé 7 jours. Les deux n’ont aucune importance, sauf pour celui qui les revendique fièrement. Un alcoolique mondain ça ne paye pas ses consommations. Il boit dans les dînés, dans les cocktails, dans les soirées VIP (Very Important People), toujours à l’œil. Et oui plus on est riches moins on doit dépenser d’argent. D’ailleurs heureusement pour lui, parce que s’il boit autant c’est pour oublier qu’il est has been, ou has never been… et donc complètement fauché ! Moi je paye trop souvent ce que je bois donc c’est pas moi.

Voyons maintenant l’alcoolisme domestique. L’alcoolique domestique (alcoolicus domesticus) est un être troublé et troublant. Tout le monde est susceptible de le devenir après une rupture, un défilé JPG raté, une baisse des taux d’intérêts ou une hausse du prix du tabac… Bref les déclencheurs sont différents, mais le résultat reste le même. Le pauvre bougre boira tout le temps, en permanence, et du levé au couché, il aura une bouteille pleine à moins de 2 m de lui où qu’il soit. C’est pour ça qu’il sort peu, les femmes sont plus touchées, en effet, il n’est pas convenable pour une femme de se foutre minable en public, donc elle se cache ! Toutes les CSP peuvent être touchées. Donc l’alcoolique domestique boira de la villageoise, de la bière, de la vodka, de l’armagnac ou du champagne. Du moment qu’il y a de l’alcool… Mais lui il paye sa consommation, il se cache quand il achète les bouteilles au Shoppy, faisant jusqu’à trois superettes par jour pour brouiller les pistes. La désociabilisation est souvent le corollaire de cette forme d’alcoolisme. Je ne suis pas concerné, je ne bois pas tout seul chez moi, je suis hyper sociabilisé, et je n’ai aucune honte à boire comme un trou…

L’alcoolisme pmu-esque fait des ravages dans nos campagnes principalement. Où que vous viviez, qui que vous soyez, vous êtes déjà entré dans un PMU, ne serait ce que pour demander votre chemin. Et là votre regard se perd dans la foule des habitués, là un vieux à moustache, avec un gros nez rouge et un béret de travers, entre deux lampé du gros rouge qui lui sert de carburant, il réajuste son mégot de gitane maïs et se gratte la tête avec des ongles qui engendrerait un cataclysme par attaque cardiaque dans un salon de beauté… Là une femme, blonde décolorée délavée, avec un pull marin sale et déformé, elle doit avoir 29 ans sur sa carte d’identité, mais les poches sous ses yeux et ses dents pourries lui donne 48 ans, elle tient un verre de blanc, et fume des gauloise sans filtres. Là bas un homme, le mari de la blondasse apparemment, il fini vite son demi pour aller chercher leur progéniture à l’école, il ne s’est jamais brossé les dents de sa vie… l’alcoolique pmu-esque paye ses consommations, le plus souvent avec son RMI ou sa retraite. Si quelqu’un a pensé que ça pouvait être mon cas je le brûle sur place !!!! Je suis jeune, je suis beau, je dépense une fortune en crème miracle pour paraître frais en toutes circonstances, je m’asperge de parfum à 70€ la bouteille, et j’ai une hygiène irréprochable !!!! Non mais…

Il reste une catégorie : l’alcoolisme étudiant. Le brave étudiant qui travaille comme un forcené toute l’année pour obtenir des diplômes qui lui permettront un jour de rentrer, tête haute, dans son agence ANPE pour s’inscrire au RMI. Il doit décompresser, et donc que fait-il le week end ? Il boit avec ses potes. Alors après les modalités diffèrent, il peut se mettre minable à domicile avec une bande de potes, ou sur un quai de seines, toujours avec ses potes, mais aussi, encore avec ses potes plus quelques autres, dans la boite du coin. L’étudiant alcoolique a une espérance de vie réduite du moment qu’il vit en province et qu’il doit conduire pour rentrer… Les platanes ne sont pas vos amis, ils viennent se mettre juste devant votre voiture (mais que fait Sarkozy ?). Avec un peu de chances, il croisera la route du Lieutenant Lebo de la Gendarmerie de Péquins s/ Argoules qui lui retirera poliment son permis de conduire avant de le reconduire chez ses parents qu’il connaît depuis le collège. L’étudiant alcoolique est le plus souvent très gentil, très amoureux quand il boit un peu trop. Mais il y a aussi la forme bourrine : deux verres et il veut casser la gueule de tous ces cons qui le regardent de travers sur la piste. J’ai une très grande expérience du mec qui veut me dessouder parce que je parle avec sa meuf. Il me chope par le col et m’informe qu’il va me faire sortir les dents par l’anus, là s’armer de son plus beau sourire et tout en posant une main sur ses fesses lui dire : « Mais je préférerais faire autre chose avec mon anus, on t’a déjà dit que tu avais un cul d’enfer ? ». Là c’est quitte ou double, et perso je m’en suis toujours bien tiré, le bourrin arrête tout net, de peur que je le viol sur place. C’est fou ce que les hétéros ont peur des pédés ! Quelque part je suis un étudiant alcoolique, certes, mais je ne paye pas suffisamment mes conso pour ça, je sors trop souvent dans des endroits fréquentés par des VIP (Very Important Poufiasse).

Donc résumons, je suis un savant mélange d’alcoolisme mondain et d’alcoolisme étudiant… Nous voilà bien avancé… Mais dans tous les cas la seule chose à retenir c’est que je bois comme un trou, que j’aime ça, et que je l’assume complètement !!!! Maintenant il faut s’attaquer à l’autre souci : les trous de mémoire en soirée… Si vous avez un remède autre que « mais arrête de boire Gauthier bordel » je suis preneur…

vendredi 31 mars 2006

La recherche d’emploi

Je finis mes cours dans une semaine, après quoi j’ai deux semaines de vacances/révisions, une semaine d’examens. Et là nous serons déjà fin avril, mon stage commence le 1er août ARGH

Que faire pendant trois mois ? M’installer à une terrasse de café avec mon iBook tous les jours ou presque ? Partir en vacances, faire le tour du monde, passer voir mon américain, me mettre sur une plage des Seychelles ? Sortir tous les soirs, boire, baiser, m’amuser ? Écrire un livre philosophique ? Et comment je paye mon loyer moi ????? En me prostituant ? Nan…

Seule solution : trouver un job ! Là ça devient un problème. Je suis diplômé bac + 5 (enfin presque) en Sciences Politiques. Faisons un bilan : je connais sur le bout des doigts les conflits dans le monde de ces dernières années, je suis incollable sur les religions et les conflits qui en découlent, je suis blindé en économie régionale, je suis spécialiste de l’Asie, un peu moins du Moyen Orient, un peu moins des continents Américain et Africain, je suis capable de pondre un analyse de 15 pages sur quelque chose que je ne connais pas en moins de 3h… Maintenant essayons de faire entrer ses compétences dans une grille de job : où puis-je postuler ?

Le constat est amer, et là je cite un grand de ce monde Louis de Funès dans La folie des grandeurs « Qu’est ce que je vais devenir ? Je suis ministre… Je ne sais rien faire !!!! ». Alors me voilà reparti à faire des lettres de motivations pour des jobs qui me motivent mais alors pas du tout. Et autant je suis bon menteur (normal je suis dans la politique) autant des fois, je cale. Alors oui je bosse depuis que j’ai 18 ans pour financer mes études, et j’en ai écumé des taffs de merde, ça j’ai un CV bien rempli de tous ces jobs et autres boulots à la con. Mais là j’ai pas envie d’y retourner, j’ai plus envie de faire un boulot sans reconnaissance, sans salaire potable, sans avenir, sans motivation… Sachant ce que je vais faire à partir du 1er août en plus, ça me fout encore plus les boules…

Alors voilà ça fait une heure que je suis devant word, page vide, avec l’entente de la société, et je sèche complètement. Est-ce que si je mets « je souhaite travailler dans votre entreprise parce que j’ai besoin d’un salaire et d’une occupation pour les trois prochains mois » ça passe ou pas ? J’en doute fortement…

Allez, je me motive, je me motive, je me motive, je me motive… Je vais aller faire les boutiques et je m’occuperais de ça lundi ;)

Le week-end porte conseil (surtout la vodka)

jeudi 30 mars 2006

Mon américain

Mon coeur,

Je suis triste aussi, et je ne réalise pas que tu es parti, loin, si loin... J'écoute des chansons tristes ce soir, ce n'est pas une bonne idée, je suis fatigué, mais je n'ai pas envie de dormir, je ne peux pas... Je ne peux pas te parler, je peux juste écrire un mail. Mais comment décrire ce que je ressens? Je ne peux pas... Si seulement je maîtrisai la langue de Shakespeare, si seulement tu maîtrisais la langue de Molière... Je pourrai trouver les mots, pour te dire comment mon coeur se serre, comment il se vide, comment il s'éteint, comment tu l'as rallumé.

Tu ne le connais pas, mais j'écoute Jacques Brel ce soir, une très belle chanson française "Ne me quitte pas"

Ne me quitte pas
Il faut oublier
Tout peut s'oublier
Qui s'enfuit déjà
Oublier le temps
Des malentendus
Et le temps perdu
A savoir comment
Oublier ces heures
Qui tuaient parfois
A coups de pourquoi
Le cœur du bonheur
Ne me quitte pas
Ne me quitte pas
Ne me quitte pas
Ne me quitte pas

Moi je t'offrirai
Des perles de pluie
Venues de pays
Où il ne pleut pas
Je creuserai la terre
Jusqu'après ma mort
Pour couvrir ton corps
D'or et de lumière
Je ferai un domaine
Où l'amour sera roi
Où l'amour sera loi
Où tu seras reine
Ne me quitte pas
Ne me quitte pas
Ne me quitte pas
Ne me quitte pas

Ne me quitte pas
Je t'inventerai
Des mots insensés
Que tu comprendras
Je te parlerai
De ces amants-là
Qui ont vu deux fois
Leurs cœurs s'embraser
Je te raconterai
L'histoire de ce roi
Mort de n'avoir pas
Pu te rencontrer
Ne me quitte pas
Ne me quitte pas
Ne me quitte pas
Ne me quitte pas

On a vu souvent
Rejaillir le feu
D'un ancien volcan
Qu'on croyait trop vieux
Il est paraît-il
Des terres brûlées
Donnant plus de blé
Qu'un meilleur avril
Et quand vient le soir
Pour qu'un ciel flamboie
Le rouge et le noir
Ne s'épousent-ils pas
Ne me quitte pas
Ne me quitte pas
Ne me quitte pas
Ne me quitte pas

Ne me quitte pas
Je ne vais plus pleurer
Je ne vais plus parler
Je me cacherai là
A te regarder
Danser et sourire
Et à t'écouter
Chanter et puis rire
Laisse-moi devenir
L'ombre de ton ombre
L'ombre de ta main
L'ombre de ton chien
Ne me quitte pas
Ne me quitte pas
Ne me quitte pas
Ne me quitte pas.



Tout est dit... J'aimerais que tu sois là... J'aimerais pouvoir te parler avec mes yeux, et que tu me répondes avec les tiens. Je ne m'étais pas senti aussi bien avec un garçon depuis 5 ans. Cinq années de traversée du désert, en étant persuader de connaître les ficelles, de ne plus pouvoir souffrir, de savoir éviter les pièges. Mais quel doux sentiment ce fut de se laisser prendre dans le tien. Je me suis senti vivre, revivre...

Avec le temps, tout passe... Je garde au fond de moi ton image, ta douceur, ta candeur... Je t'embrasse.



Gauthier.

mercredi 29 mars 2006

Il est parti

Mercredi 29 mars 2006, 8h02, je suis malheureux…

Mon bel américain vient de claquer ma porte, il est en route pour l’aéroport, il est parti, et moi je suis tout seul… Premier réflexe ? J’allume une clope et j’allume mon iBook pour coucher mes impressions sur le clavier… Vie pathétique de merde !

Je n’ai pas envie d’écrire des pages aujourd’hui, je n’arrive pas à me comprendre, je ne veux même pas essayer de me comprendre. Je pense que je vais avaler un lexomil et me remettre au lit. Peut-être que j’ai encore le temps de regarder l’épisode de Totally Spies sur Jetix. Ça me fera du bien…

Et si je l’avais serré plus fort ? Et si je lui avais dit ce que ça me faisait de le voir partir ? Et si je l’avais accompagné à l’aéroport ? Pfff… Pourquoi faire ? Pleurer dans ses bras, pleurer en refermant la porte, pleurer à la porte de la zone de transit internationale ? Non… Ma vie est peut-être une mauvaise sitcom par moments, mais elle ne deviendra pas un très mauvais film américain…

Je vais juste éviter les fast-foods et autres appendices de la culture US quelques temps… J’ai besoin de penser à autre chose…

lundi 27 mars 2006

Je suis désolé

Mais je suis obligé de vous livrer une énième introspection. Mais ce n’est pas ma faute. Je me pose des questions suite à une aventure des plus banales. Laissez-moi vous exposer la situation, et mon analyse.

Jeudi soir, je viens de boire quelques verres en compagnie de Nina, Sab, et La Rouquine. Soirée charmante, en compagnie de filles charmantes. Il est 21h et quelques et je suis très en retard à mon second rendez-vous de la soirée. En effet j’ai donné mon numéro à un charmant jeune homme quelques jours auparavant alors que j’étais à 4,5g d’alcool dans chaque bras, accroché à mon bar, à grand renfort de « je suis désolé de te draguer alors que je suis saoul, mais tu es trop mignon, ça fait 15 jours qu’on nous a présenté et je pense tout le temps à toi depuis… blablablabla ». Bref le pauvre, il a souffert, j’ai dû le saouler bien 30 min, mais le pire c’est qu’il rappelle et me file rancard. Elle est pas belle la vie ? Donc je suis très en retard… Que faire ? Prendre un Taxi bien sûr !

Et là c’est le drame !!!! J’arrive à la station de Taxi, je monte illico dans le premier qui passe (pour une fois j’attends pas 1h, ça me change). Le chauffeur, un vieux métis de 40/45 ans au moins, laid comme un poux, me fait la causette. Je ne sais pas s’il y a des chauffeurs de taxi qui nous lisent, mais dans le doute je voudrais faire passer un message. On prend le Taxi pour éviter le métro, le bus, ou la rue, bref pour être tranquille, assis confortablement, au chaud, et au calme ! Oui au CALME ! Alors pourquoi vous sentez-vous toujours obligé de disserter sur le temps, les parisiens, les transports en commun, le maire de Paris, les travaux, les manifestations, etc.. Hein, POURQUOI ???? Et alors ce qui me gonfle le plus c’est « et vous allez où en fait ? » sous entendu « tu vas voir qui ? tu vas faire quoi ? tu me racontes ta soirée ? » Ou pire encore « mais sinon vous faites quoi dans la vie ? » MAIS JE TE DEMANDE SI TA SŒUR ELLE SUCE ????? Putain ça fait du bien !!!!! Putain de pays de merde où il n’y a pas de limo à chaque coin de rue, au moins le chauffeur on le fout derrière une vitre et il ferme sa gueule !

Donc mon vieux chauffeur me pose mille et une question, dont la traditionnelle :
- Mais en fait vous allez faire quoi là-bas ?
- Je vais boire un verre dans tel club…
- Ah… Tout seul ?
- Euh… Non, je suis attendu…
Il me sourit et enchaîne illico :
- Vous allez dans des saunas ?
- … Pardon ?
- Oui, les saunas, vous connaissez bien non ?
Là c’est le drame, ce chauffeur s’est rendu compte que j’allais dans un club gay, il est gay, et donc forcément, il va me draguer… Là je transpire à grosse gouttes !
- Non je ne vais pas dans les saunas, je n’aime pas ça… Je trouve ça glauque, c’est sale, ça pue, et c’est rempli de vieux pervers trop fauché pour s’offrir une pute !
- Ah… C’est votre droit ! Mais il faut bien draguer quelque part !
- Je suis maqué…
J’ai vraiment été super désagréable, j’ai répondu au lance-pierre, à ce moment précis je me dis qu’il a compris le message, et qu’il va fermer sa gueule…
« C’est dommage, t’es mignon ! » MAIS IL ME TUTOIE MAINTENANT ! Je rêve… Mais je ne suis pas au bout de mes surprises… Il arrête la voiture dans une petite rue, et se retourne :
- Tu as retenu le chemin pour venir plus vite ici ?
- Oui merci, c’est gentil… (en fait je lui avais demandé de me déposer à un endroit un peu éloigné de la boite parce que je ne savais pas comment aller directement devant, mais lui il connaissait bien par contre)
- Je vais me garer un peu plus loin ? On pourra se détendre…
- Se quoi ??? (j’ai très très peur là)
Et là c’est LE DRAME !!!! À ce moment précis, il passe sa main entre mes jambes et la pose sur mes couilles ! J’ai la nausée… Je repousse sa main et lui demande de se tenir tranquille. Il revient à la charge. Je lui précise que mon petit copain est super jaloux et qu’il m’attend à l’entrée de la boite. Que s’il voit la scène, il va lui casser la gueule (oui je mens et alors il ne me connaît pas, je dis ce que je veux na !). Mais non il insiste. Bon je vais pas me faire violer par un vieux con dans un taxi quand même ! Je lui dis très clairement :
- Arrêtez ou je descends sans vous payer !
- Ouh lalala c’est bon, il faut pas s’énerver, j’ai le droit de tenter ma chance !
- Non, il ya des façons de le faire… Et ça n’en est pas une !
- Oui mais c’est pas la peine de le répéter, tu le diras à personne hein ?
Je suis gentil, parce que j’ai quand même payé ma course, et je n’ai même pas relevé le numéro de la plaque pour le signaler… Mais pour qui il se prend ? Maintenant je m’en veux de pas avoir noter son numéro de plaque, parce que s’il fait ça à un petit jeune qui ne sait pas se défendre, et qui n’ose pas dire non de façon énergique, il peut avoir des problèmes. En tout cas je suis consterné par le culot de ce mec… (c’était une 406 blanche c’est tout ce dont je me souviens, voilà)

Et là je me pose la question : pourquoi s’est-il permis de me toucher ? Y avait-t-il quelque chose chez moi qui lui a laissé penser qu’il pouvait le faire ? Tout chez moi ne montre qu’une chose : vient coco, je vais te donner du plaisir ! Non je ne crois pas… En tout cas, ce message ne s’adresse pas à tout le monde !

Alors je fais le point sur ma vie, et je me fais peur (comme à chaque fois). Je sors avec un model américain, beau, gentil, agréable, bref parfait… Je vais en boite pour rejoindre un jeune homme de 21 ans, beau comme un cœur, après qui tout le monde court, il a un visage d’ange, et il me fait un effet indescriptible ! Depuis ce rendez-vous, on sort aussi ensemble. Dans la semaine, je me suis « offert » un amant en cdd renouvelable. Un gentil cadre de passage sur Paris pour quelque temps (il est envoyé ici en formation). Il rentre tous les week end chez lui, mais il aime bien venir se mettre à quatre patte devant moi dans la semaine ! Et mon amant du mois dernier refait surface en m’annonçant fièrement « j’en suis sûr, je ne suis pas bi, je suis pédé, j’aime trop quand tu me défonces ! », on est heureux de le savoir… Et donc forcement, il veut que je le « défonce » le plus rapidement possible pour fêter ça !

Bon 4 « mecs », mais toujours qu’une bite, et surtout une absence totale de cœur, malgré un soupçon de scrupules (mais c’est juste pour la forme). Donc oui peut être que je transpire le sexe… Maintenant parlons de mon week end. Jeudi, le petit jeune mignon m’éconduit au métro « pas le premier soir » qu’il me dit. Tant pis… Mon cdd renouvelable fera l’affaire ce soir. Le lendemain, je me pose un peu. Le samedi, mon américain débarque à 15h, on baise comme des castors jusqu’à 21h. On va dans un bar avec quelques amis, il me dit qu’il doit rentrer se coucher tôt, tant mieux ! Le petit jeune m’attend en boite. Je le rejoinds, il rentre avec moi cette fois. On baise tout dimanche. 16h il repart, mon américain m’appelle :

- Je peux venir ?
- Euh… non j’ai beaucoup de travail en retard, on se voit demain, ok ?
- Je suis triste mais travail bien !


Oui, j’avoue, je n’ai pas du tout bossé, je me suis reposé, je ne pouvais pas avoir encore du sexe, je ne suis pas acteur porno… Maintenant voyons ma semaine : lundi je vois mon américain, il passe la nuit avec moi, mardi on passe la journée ensemble. Il rentre mercredi dans son pays, donc mardi soir je reste tranquille chez moi à verser une petite larme. Mercredi, je passe la journée avec mon petit jeune. Il passe la nuit chez moi. Jeudi, j’ai cours, en fin de journée mon ex-bi nouvellement homo me rejoint en fin d’aprèm pour fêter sa conversion. Vendredi, je souhaite un bon week end à mon cdd renouvelable !

Et ce week end ? Je ne sais pas qui je baise… Mais par contre je vais boire, ça c’est sûr. J’ai un anniversaire. Et la copine qui fête ses 24 ans m’a dit, pour être sûr que je viennes le sourire au lèvres « j’ai un ami qui a craqué sur ta photo, il sera là, je suis sûr que vous ferez un beau couple, il va trop te plaire »… Je ne sais pas du tout comment je vais organiser mon emploi du temps la semaine prochaine, mais ça promet.

Moi je dis, Paris est une ville magnifique… Il me faut juste un chauffeur perso pour que mon bonheur soit parfait ;)

jeudi 16 mars 2006

Le petit garçon

C’est l’histoire d’un petit garçon ordinaire. Il grandit dans une famille normale. À 2 ans, ses parents décident d’aller vivre en banlieue parisienne. Le petit garçon est sage et gentil. Il est peut-être plus timide que les autres, plus calme que les autres. Mais ses parents sont si fiers de tout ce qu’il peut faire, ils l’encouragent tout le temps. Le petit garçon est plus éveillé que ces camarades de classe, et au lieu de jouer avec ses copains de maternelle, il reste pendant les récréations pour dessiner avec la maîtresse. Très vite la maîtresse demande aux parents de venir, et devant le refus de leur fils de s’intégrer, ils décident de le faire passer dans la classe supérieure.

Dans sa nouvelle classe, il se lie d’amitié avec une gentille petite fille plus âgée que lui. Il la suit partout, il veut la protéger. Un jour un « grand », un méchant « grand », décide de soulever la jupe de la gentille fille devant tout le monde pendant la récréation. Le petit garçon s’enflamme en un quart de seconde, il fonce tête baissée, et envoie le « grand » dans le grillage. Le grand saigne et pleure devant tout le monde. Les maîtresses qui assistent à la scène convoquent encore une fois les parents du petit garçon. Tout le monde s’inquiète de ce geste. Alors les parents du petit garçon ont une idée…

Quelque mois plus tard, à l’orée de ses quatre ans, le petit garçon hérite d’un petit frère. En voilà une idée de génie ! Le petit garçon ne sera plus tout seul… Mais cette « nouveauté » se révèle très vite être très embarrassante. Un petit frère ça pleure, ça réclame l’attention toujours grandissante de ces parents, ça grandit et ça vient dans la chambre du petit garçon, ça déplace ses jouets, ça utilise ses jouets, ça gêne…

Un soir, la maman monte dans la chambre du petit frère, alors âgé de 3 ans, et surprend le petit garçon en très mauvaise posture. Il tient fermement la tête de son petit frère entre ses petites mains, et il a un genou posé sur sa nuque. La maman se fige, elle sait que si elle ne réagit pas convenablement l’aîné de ses fils peut, dans un geste qu’il ne contrôlera pas, qu’il ne comprendra pas, briser la nuque de son petit frère. Elle hurle… Le petit garçon lâche prise ne comprenant pas les cris hystériques de sa maman, et la baffe démesurée qu’il reçoit une fois que son petit frère touche le sol.

Outre ses petits problèmes domestiques, le petit garçon comble ses parents. Il réussit très bien à l’école, il n’a pas beaucoup d’amis, mais il est sage, il est poli, il est la fierté de ses parents. Alors que son petit frère est turbulent, agité, mauvais élève. Les parents ne se rendent pas compte, mais ils disent à leurs amis et à la famille que l’aîné est très intelligent et que le second est très beau. Dans la tête d’un enfant, ce genre de discours se transforme très vite, et devient « l’aîné est moche, le second est bête ». Les deux petits garçons en souffrent, chacun de leur côté, mais ils continuent à se détester, pour la forme tout du moins. Le petit garçon ne s’entend pas avec les autres petits garçons de son école, il ne joue qu’avec des filles, les filles sont plus gentilles avec lui, elles le comprennent. Le petit garçon ne sait pas jouer au foot, il joue à la marelle, le petit garçon ne sait pas jouer aux billes, il joue à la corde à sauté, le petit garçon ne sait pas espionner les filles dans les vestiaires, il joue à papa-maman.

Le petit garçon a une nouvelle petite copine, ils se font des bisous, à 7 ans il sait déjà qu’il faut introduire sa langue dans la bouche de la fille et tourner. Il ne comprend pas trop pourquoi, mais ça lui fait plaisir de le faire. Il ne comprend pas non plus pourquoi son zizi s’obstine à devenir tout dur quand il fait des bisous à sa copine. Ils promettent de se marier, ils auront trois enfants. Ils s’enfuiront tous les deux quand ils auront fini le CM2, pour éviter que le papa de la petite copine ne tue le petit garçon. Le papa est un ex-taulard, plein de tatouages, et un jour il a dit au petit garçon qu’il ne laisserait aucun garçon toucher sa fille. Le petit garçon a très peur, il touche déjà sa fille tous les jours.

Un matin pas comme les autres il arrive à l’école et la maîtresse vient lui dire que sa petite copine est parti vivre très loin. Le petit garçon pleure… Il se sent seul, il n’a que 8 ans, et il a le cœur brisé. Après ça le petit garçon ne sera plus jamais le même pense-t-il.

Il rencontre un petit garçon dans un repas d’entreprise de son papa. L’autre petit garçon n’est pas comme les autres, il vient lui parler, ils jouent ensemble, ils rient. C’est la première fois que le petit garçon s’amuse avec un autre petit garçon de son âge. Il est heureux. Les parents des deux petits garçons sont tellement contents de voir leurs progénitures, d’habitude si solitaires, s’amuser ensemble qu’ils décident de se revoir. Les parents se lient d’amitié, les petits garçons aussi. Les petits garçons grandissent ensemble, ils se voient très souvent, ils jouent au docteur ensemble, ils jouent à papa-maman, ils ont 8 ans et ils s’embrassent. Ils sont heureux.

Un soir, les parents du petit garçon entrent dans la chambre où les deux enfants dorment ensemble, ils sont tous nus dans le lit, ils ont 8 ans. Ils ne comprennent pas ce qu’ils font. Ils jouent, ils apprennent, ils sont innocents. Les parents hurlent, pleurent, donnent des baffes…

Les petits garçons ne seront plus jamais les mêmes, surtout un. Un jour, ils discutent, ils ont 12 ans maintenant, l’ami du petit garçon lui dit :
- Moi j’aime pas les pédés
- Mais on a été pédés nous ! répond le petit garçon.
- Non, on s’amusait juste…
- …
Le petit garçon pleure. Il ne comprend pas, il ne se comprend pas. Son corps change, il découvre l’excitation sexuelle, le désir, et ce désir, il ne l’éprouve que pour son ami, pourquoi ? « Les pédés, ils sont pas normaux, les pédés ils sont malades dans leurs têtes ». Le petit garçon n’est pas pédé, il est normal, il n’est pas malade dans sa tête, il est normal… Il aime son ami, il le désire, mais il doit se taire, il doit taire se qui le brûle de l’intérieur, ça passera.

Le petit garçon a 16 ans, il est en terminale, il est populaire, il a bien changé depuis son enfance, il est devenu beau, il n’a que des amies mais il s’en moque, les garçons sont toujours trop bêtes. Il sort avec la plus belle fille du lycée. Sa petite amie, plus âgée, lui demande de lui faire l’amour. Le petit garçon hésite, il ne l’a jamais fait encore. Mais il a envie. Il a oublié son amour pour l’autre petit garçon. Il franchit le pas, mais, après quelques semaines, quelque chose ne va pas. Le petit garçon se sent sale, il a envie de vomir, il ne supporte pas de toucher cette fille, si belle, si douce, si tendre. Non il ne peut pas. Il ne peut plus. Pourquoi ? Alors que tout se passait si bien, pourquoi il a tant envie de mourir ?

Une nuit le petit garçon se réveille en sursaut, il est en sueur, il tremble, et son cœur va exploser. Il vient de faire un rêve. Dans son rêve, il faisait l’amour à l’autre petit garçon, et il ne peut pas chasser cette idée de sa tête. Il doit savoir, il le faut, sinon il va devenir fou, il le sent, il est en train de franchir une autre ligne. Cette barrière qu’il avait refermé et tenté d’oublier lors de cette discussion, alors qu’il n’avait que 12 ans.

Le petit garçon décide d’attendre d’être à la fac. Il choisit un inconnu sur le net, et après plusieurs mois d’échanges, et deux séances de psy hebdomadaire pour le convaincre qu’il est « normal », il saute le pas. Il le fait. Il couche avec un homme. Il vient d’avoir 18 ans.

Le petit garçon est gay ? Non ce n’est pas si simple, il faut encore quelques années d’errances, quelques excès, tous les excès, il frôle la mort tant de fois, mais il a besoin de se mettre en danger pour savoir où sont ses limites. Il finit par les trouver, et il peut fièrement annoncer au reste du monde, ses parents, sa famille, ses amis, qu’il est gay. Il en est fier, il est normal. Mais à force de se consumer, il a détruit la seule chose qui faisait de lui ce petit garçon si formidable : son cœur.

Ce soir le petit garçon pleure. Il vient de regarder une série. Dans cette série, deux hommes s’aiment et se le prouvent de la plus belle façon qui soit, l’un d’eux renonce à vivre sa vie, pour sauver celle de l’autre. Le petit garçon avait oublié ce qu’était l’amour ? Non, il a tenté de le faire, comme il a tenté d’oublier ce qu’il ressentait pour l’autre petit garçon à l’âge de 12 ans.

Le petit garçon a peur, il sait qu’il doit refaire battre son cœur. Mais il ne sait pas comment s’y prendre.

samedi 11 mars 2006

J’ai le melon

Comme vous le savez peut-être, ou peut-être pas, je ne suis pas un model de modestie, ni d’humilité, et encore moins de compassion. Bref mes amis les plus proches peuvent vous le dire, je suis plutôt puant comme mec quand je m’y mets. Alors forcément comme je suis bien élevé, je fais des efforts pour « bien passer » en société. Je ne peux pas décemment cracher mon fiel ou me mettre en avant 24/24h 7/7j, sinon je serais bien seul.

Oui parce que comme tout spécimen d’homo insupportabilus (Mister Big si tu nous regardes des fleurs…), je suis aussi hyper sociable, j’ai besoin d’avoir un milliard d’amis, d’être complètement overbooké, bref ça me permet de me sentir encore plus important.

Pourquoi je vous parle de ça aujourd’hui ? Parce que j’ai atteint des sommets ces derniers temps. Oui j’ai une chance insolente, tout me réussi, ça en devient indécent. Par où commencer ?

Vous le savez sûrement, mais je suis encore étudiant, et je passe beaucoup de temps à sortir, à baiser, bref à m’amuser. Mais j’ai quand même validé mon semestre avec brio (j’ai loupé la mention, mais comme la moitié de la promo s’est fait recaler, ben ça donne de la valeur à mes notes). En plus, pour la petite histoire, quand je me suis retrouvé devant ma feuille d’examens j’ai été super déçu par les sujets. Je suis en bac + 5, le minimum c’est, à mon avis, de vérifier si l’on sait réfléchir, analyser, synthétiser, bref si on a un cerveau suffisamment développé pour devenir des cadres supérieurs. Perso j’attache très peu d’importance et de crédit aux gens qui sont capables d’apprendre par cœur et de le recracher pendant un examen. Ça va, on est plus au lycée. Ben nos profs nous ont simplement demandé de recracher le cours, du par cœur, à la virgule près. Le truc bête et méchant, n’importe quel couillon avec un QI suffisamment élevé pour pouvoir nouer ses lacets tout seul est capable d’apprendre par cœur et de réciter. Donc au lieu de passer 3h dans la salle pour chaque examen, j’y suis resté entre 1h30 et 1h45, juste le temps de remplir deux copies doubles, c’est quand même très scolaire tout ça… Donc le fait que tous ceux qui sont recalés sont resté les 3h à se prendre la tête sur des sujets niveau bac (pour moi) ben ça me regonfle encore plus le melon démesuré qui me sert de boite à cerveau ces temps-ci.

Parlons du reste. Je suis dans un master professionnel, il me faut donc un stage pour valider mon année. Je suis quelqu’un de très pragmatique quand il le faut. Donc ma recherche de stage, ça donnait à peu près ça : « bon ça c’est bien, mais tu seras jamais pris ! ça aussi c’est génial, mais tu n’as pas le niveau ! oh là ! alors celui-là il est parfait, mais il y a 700 candidatures, comment peux-tu être pris ? tient, je vais postuler là, c’est nul, je devrais y arriver ! ». Donc j’envoie mes dossiers de candidature, je fais un beau CV, de belles lettres, je mets une belle photo de moi, bref je fais les choses bien. Et puis je me dis « et merde, après tout, ça te coûte qu’un timbre, postule pour le stage parfait où il y a 700 candidats pour un poste, on sait jamais ». Eheheheheh, donc je peux officiellement l’annoncer, j’ai un stage, et lequel à votre avis ? Ben oui mesdames z’et messieurs, j’ai écrasé 700 personnes pour l’avoir : JE SUIS TROP FORT ! Bon par contre j’en ai presque pleuré, et j’ai pas encore tout à fait réaliser, mais bon le fait est que je vais faire un stage de la mort qui tue. J’aimerais bien vous expliquer, mais sous couvert de préserver un semblant de vie privée et d’anonymat, je ne peux pas. Et en plus j’ai pas le droit de parler de ce que je vais faire (les plus perspicace aurons sûrement une piste avec ce que je viens de dire). Donc on refout une couche au melon, là c’est officiel, je passe plus les portes…

À cela s’ajoute ma vie sexuelle, tout le monde a pu lire mon précédant article, mais si… Celui où j’explique que j’ai enculé un futur mannequin américain, qui m’a hurlé du « Djisseus Kraïste » toute la nuit !!!!! Donc oui j’avoue, je me tape des bombes, des mecs à vous faire vous dévisser la tête quand vous les croisez dans la rue. Le genre de mec qu’on voit dans un magazine, et on se dit « mais ça n’existe pas des mecs comme ça, regarde-le, il est trop beau !!! ». Ben si mesdames z’et messieurs, ça existe, et je dois même avouer quelque chose, il est très gentil, et il me fait des compliments par rafales. Moi là c’est officiel, j’en peux plus, c’est plus un melon que j’ai, c’est une montgolfière. Je suis tellement gonflé que je touche plus Terre…

Donc pour revenir au problème de base, je suis puant. Je dénigre et je critique. Je me sens largement supérieur. En même temps, c’est pas ma faute, les gens sont médiocres, et ils se complaisent dans leur médiocrité. C’est affligeant. Vous aussi je suis sûr que vous savez de quoi je parle. Je suis en plus de tout, mais en fait ça va ensemble, complètement élitiste. Regardez derrière vous, et repensez à vos camarades de collège ou de lycée. Je suis sûr que vous ne voyez plus 95% des gens que vous fréquentiez à l’époque. Là vous en recroisez un/une par hasard dans une soirée. Ça fait super plaisir ce genre de truc, perso suis toujours super content de les recroiser, bref. Donc vous commencez à papoter, et ça donne quelque chose comme ça :

- Alors tu fais quoi de ta vie ?
- Je suis en Science po, je vis à Paris, et je suis gay et toi ?
- J’ai arrêté en première, je me suis marié avec marc, on a deux gosses, je suis caissière à Ecomarché, et je fais construire ma maison à côté de celle de mes parents.
- …


Comment peut-on ???? Cet exemple est tiré d’une histoire vraie, et la fille a rajouté « putain je suis bien contente de te revoir, c’est tous des ploucs au village, je les supporte plus, il faut trop que tu viennes boire le café » Et toi t’es quoi ? T’es pas la reine des ploucs peut-être ??? Je rêve… Ma meilleure amie au lycée, enfin mes trois meilleurs amis au lycée sont dans cette situation : bac – 2, marié, presque des enfants, travaillant pour le smic, et super heureux ! Moi je ne comprends pas… Alors je ne choisis pas mes fréquentations selon leurs diplômes, ni leur culture, mais il faut bien avouer que s’ils sont incapables de tenir une conversation je ne vais pas les voir souvent et ils ne deviendront jamais des amis. J’ai essayé de passer outre ça, et ça donne des situations super compliquées, où à la fin on se dispute façon « j’ai 12 ans, t’es plus ma copine, je vais te pourrir ta vie, bouh vilaine ». Perso je trouve ça fatigant à mon age d’avoir encore ce genre de relations humaines.

Donc oui je suis puant, élitiste, et j’ai un melon inimaginable. Et alors ??? Je n’oblige personne à me supporter. Et le plus fort c’est qu’apparemment c’est ce qui me rend si attractif quand on me rencontre. Parce que je suis la personne avec qui tu vas pouvoir t’isoler dans un cocktail pour dire du mal de l’ensemble de la salle. Et ça, c’est pas complètement jouissif ? Pour une plus ample compréhension du phénomène « lange de pute », reportez vous à l’article de Nina. Bref j’assume complètement mes défauts, j’en fais même des qualités. C’est normal, je suis tellement intelligent !!!!

lundi 6 mars 2006

Ma vie est un sitcom porno

Sous titre : Dieu est partout.

Sous la pression générale, je suis obligé d’écrire un article pour vous raconter mon week end, et plus particulièrement ma soirée de samedi. Je n’avais pas vraiment envie, parce qu’à part une ou deux anecdotes, on reste dans quelque chose que vous n’avez que trop l’habitude de lire : de l’alcool, du sexe, de la débauche…

Mais apparemment il faut quand même que je le raconte, alors je m’exécute…

Plantage du décor : semaine de merde, Nina a déprimé toute la semaine, moi je me suis cogné 38 à 39°C de fièvre en continue, ça a démarré par une jolie rhino, puis c’est devenu grippal et ça se termine en bronchite façon cancéreux en fin de vie… Alors pour rappeler quand même, cette semaine je passais un entretien très important pour mon avenir professionnel. Vous imaginez qu’avec la fièvre et 2h de sommeil dans les jambes, j’ai été au maximum de mes capacités intellectuelles !!!!! Si je croise Dieu, je le fume ! Heureusement au milieu de tout ça j’ai appris que j’avais validé mon semestre (ouf !).

Donc me voilà abordant le weed end avec une réelle appréhension, que peut-il se passer après une semaine pareille ? Ben n’importe quoi voyons ! Donc ma collègue de promo russe m’informe que je suis obligé de me rendre à sa soirée de samedi. Oui je trouve aussi qu’on m’oblige à faire beaucoup de choses en ce moment, mais que voulez-vous, je suis faible môa ! Donc je prends Nina sous le bras et nous voilà devant un étal de vodka sibérienne.

Pour être sûr que je vienne ma russe m’avais préciser « on ne sera pas nombreux, il a moins d’alcool, et surtout on ne fête rien, donc ça sera calme ». L’embuscade de folie !!!! Mais comment avec tout mon entraînement j’ai encore pu me faire avoir ? Mais ça sentait le piège à 20 bornes et moi j’y fonce la bouche en cœur !!!! Je suis nul quand je m’y mets quand même… Donc fatalement on se retrouve à une petite quinzaine, avec du champagne parce que son mec a eu son concours de la fonction publique ! ON FÊTE RIEN DE PARTICULIER ? Pfffff Je suis parti à minuit trente avec 4,5 g dans chaque bras… Une épave…

La mère Nina elle était déconstruite, elle a passé une bonne partie de la soirée sur une poire, à bader une étagère fixée à 2m du sol en face d’elle, j’ai des photos, elle est belle, mais plus totalement attribuée (il n’y a plus personne, c’est flippant, elle est floue à force de boire !). Donc elle fini par migrer vers le canapé, ce qui la rapproche de son étagère, et elle lui déclame son amour, et se lance devant une assistance médusée à l’explication du pourquoi du comment qu’elle a une vie sexuelle avec les étagères ! (on l’a déjà expliqué 20 fois, relisez les vieux articles)

Donc direction le métro, et retour dans nos quartiers, je suis quand même très très saoul, et j’ai envie de sortir… Mais pour d’obscures raisons je dois me lever à 11h le dimanche matin, et Nina aussi, alors que faire ? Oui tient avant de continuer, je vais quand même préciser ceci : on l’a fait une fois (de se lever aux aurores un dimanche), on le fera pas deux, la prochaine fois par pitié passe un soir, tu verras on sera en meilleure forme, bref on se refait ça quand tu veux… Mais pas un matin, ok ? Fin du message personnel...

Donc il est plus raisonnable de rentrer, Nina s’exécute, et elle vous racontera, si elle le souhaite, sa nuit tout en triptyque… Moi je décide de partir en boite, forcement, et me promettant de rentrer pour 3h du matin ! Je suis drôle de dire ce genre de connerie, je sais… Donc me voilà au bar, je commande mon verre, et le temps que le serveur me le prépare, je lance un regard bovin à l’assemblée, et je passe en mode radar « le premier qui me sourit je passe la soirée avec ». Personne ne me sourit, forcement, donc désabusé je me retourne vers le barman, je prend mon verre, et là mon regard croise celui de la bombe qui est assise à la droite, je ferme un œil (très classe) pour ne pas le voir en double, il est très beau, je souris, il me sourit, il rougit, je lui propose un verre, il accepte. YES, JE VAIS BAISER CE SOIR ! Non vous n’avez pas loupé d’épisodes, il suffit que le mec accepte quelque chose venant de moi, ça veut dire qu’il est prêt à parler, et donc il se fera avoir et finira avec ma bite dans son cul, c’est mathématique, je transforme toujours l’essaie… N’est pas sex symbol qui veut…

Donc on papote, on papote, et il m’apprend qu’il est américain, il vient de Seattle, il passe un mois sur Paris, il me trouve très beau, il adore la France et les français, je n’ose pas lui demander son age, je ne suis pas sûr qu’il soit totalement majeur en fait… Il me demande s’il peut passer la nuit avec moi, avec un accent très prononcé, je ne peux malheureusement pas vous le reproduire ici. J’accepte, mais le problème c’est qu’il vit avec plusieurs autres américains, bref chez lui c’est pas possible. Qu’à cela ne tienne, allons chez moi !

ET MERDE ! J’ai oublié un léger détail, un détail tout frisé, un détail avec un accent toulousain, un détail qui dort dans mon lit ce soir : Emma ! Que faire ? Rentrer, mettre Emma dans la baignoire, et baiser comme des castors toute la nuit à côté ? Non quand même ça ne se fait pas voyons… Il reste une solution : prendre un taxi et aller à l’hôtel ! Nous sommes samedi soir, nous sommes sur Rivoli, il est 3h du matin, nous cherchons un taxi, et donc nous allons à l’hôtel à pied (note pour plus tard : brûler un taxi pour se défouler de ne jamais en trouver quand c’est important). Et on se couche gentiment dans une chambre double avec deux petits lits côte à côte. Oui ben moi quand j’ai pas de chance j’ai pas de chance, et il n’y avait plus de grand lit voilà. Et je me fais violer…

Oui vous avez bien lu, violer, le petit il était entreprenant, et il savait ce qu’il voulait, voilà ! Il me demande très poliment si je veux bien « aller en dedans de lui ». MAIS BIEN SÛR !!!!! Et là c’est le drame. Oui parce que c’est une fois qu’il a un sexe « au dedans de lui » que l’américain se dévoile. Vous avez déjà vu un film X homo (oui parce que dans les hétéros je sais pas) américain ? Pour ceux qui connaissent pas ça donne à peu près ça : « Oh Yeah, fuck, fuck my ass, fuck da ass, fuuuuuuuuck, oh yeah baby, come on, fuck me, fuck, fuck, fuck, fuck, i’m gonna cum, oh yeah jesus ! », en gros je suis obligé de couper le son sinon j’ai envie de rire ! Je pensais que c’était juste pour les films, une espèce de légende urbaine tirée de je ne sais quel réalisateur tordu… Et bien pas du tout !!!!

Ce charmant jeune homme c’est acharné à hurler le nom de Jésus Christ Notre sauveur tout le long de l’acte sexuel ! Et moi ya des moments où je n’ai pas vraiment envie d’entendre parler de Jésus. Ça donnait quelque chose comme ça « Oh fuck, jesus christ, oh jesus, fuck, fuck, jesus, oh jesus christ, oh yeah, jesus !!!!! ». Là l’alcool m’a beaucoup aidé, oui je me suis concentré sur ce que je faisais pour ne pas rire. Et puis au bout de 5/10 min de « JESUS, OH YEAH FUUUUUCK », j’ai perdu pied, je me suis lâché, j’étais dans mon film X rien qu’à moi, et il en a eu pour ces « fuck » le petit américain croyez moi. Donc, comme dans les films, on change de positions toutes les trois minutes, on fait des trucs acrobatiques, qui relèvent plus de l’exploit sportif que de la recherche simple du plaisir, des trucs à vous filer des crampes pour vos trois prochaines vies, bref des trucs de ouf. Je pensais pas être aussi sportif au passage… Donc après trois portés en levrettes transversales il m’informe qu’il va jouir « oh fuck, i’m gonna cum ». Enfin je peux dormir, merci mon dieu !

Le lendemain on remet ça au réveil, je vous raconte pas, c’est pareil… Et on se met à papoter, et comme je ne suis plus morte poule, je me souviens de ce qu’il m’a dit. La vision qu’un américain a de Paris et des français est très intéressante. Par exemple en parlant de la Tour Montparnasse il me dit « on dirait une noire queue, mais une grande ! », voilà no comment ! J’apprends également qu’il est venu à Paris pour devenir « model », et je dois avouer qu’il a du potentiel ce petit, il est beau, il est beau, il est beau, IL EST BOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOO !!!!!!!!!

Je viens de recevoir un mail de sa part, il veut me revoir très rapidement, je pense que je vais répondre par l’affirmative, bien entendu je vous tiendrais au courant de ma vie sexuelle avec un futur mannequin.