mercredi 10 décembre 2008

Folle tordue

Ce blog est loin d’être un outil de propagande pour la cause gay. À la rigueur la seule chose que je peux et veux promouvoir ici c’est ma vie sexuelle ! (si, si, je vous assure, certains veulent encore coucher avec moi, il reste des fous).

Mais des fois, je suis obligé de ranger ma petite vie au placard, et je sors les étendards. Aujourd’hui manifestons contre les folles tordues.

Bouh, bouh, pas bien les folles tordues, ça fait du tort aux pédés bobos CSP+ qui adoptent des labradors et ou des enfants ! Bouh, pas bien, à bas les folles !


Voilà, ça c’est fait…



Non mais franchement, comment peut-on faire que les gays soient acceptés dans la société actuelle s’ils ne sont pas capables de se supporter entre eux ? Hein ?

Et je suis le premier, perso ne me parlez pas des pédés de droite, j’ai des montées d’adrénaline qui pourraient me pousser vers les meurtres avec actes de barbaries. De même j’ai du mal avec les vieux, les moches, les gros, bref tout ce qui n’est pas sorti d’un magazine…

En fin de compte, je suis plus homophobe que le pire des homophobes. Alors aujourd’hui, je fais mon mea culpa. Et j’en appelle à toutes les tafioles de France et de Navarre :

Sortez de vos placards, que vous soyez la dernière des folles ou le pire des nounours moustachus, que vous soyez coiffeuse ou ministre, ado ou retraité, on est toutes pareilles : on suce des bites !!!! (ou on aimerait bien le faire)


Ah, voilà, ça va mieux…



En fait je crois que je vois pas assez mes amis pédés, enfin ceux qui me restent. Et ça me manque grave d’aller faire ma dinde dans le marais ou ailleurs. C’est triste de voir que je suis devenu un plagia d’hétéro alors qu’il y a 7 ans je me promenais avec un tee-shirt L5 en strass, un pantalon jupe, des buffalos et des cheveux violets.

Vous avez dit folle tordue ?

Oui et alors !

Et vous, vous faisiez quoi de fou à 20 ans ?

mardi 9 décembre 2008

Pourquoi je tiens un blog ? Part. 3

Promis, c'est la fin cette fois...

Bravo à ceux qui ont trouvé, donc oui, comme je suis quelqu’un de sérieux et de réfléchit, je suis monté en voiture avec une fille qui avait autant de sang dans son alcool que 7h48 quand elle sort du Queen au petit matin ! (c’est gratuit chérie, moi aussi je t’aime)

Je suis rentré en un seul morceau au cas où vous en doutiez, et j’ai passé une bonne heure au tel avec Emma-qui-ne-dort-jamais (c’est son nom complet, je dis juste « Emma » sur le blog par facilité en fait), afin de lui raconter cette soirée haute en couleur et riche en rebondissements.

Si on résume, ce week-end je n’ai pas baisé, j’ai pris un vent (voire deux, mais ça c’est pour une autre fois), j’ai bu, je n’ai pas pris de drogue, je n’ai pas foutu les pieds en boite, je n’ai pas dépensé des fortunes (si on excepte la crème de sa mère la pute pour pas devenir vieille).

On avance !

(ou pas)


Ps: en fait j'ai écrit cet article d'un seul coup dimanche soir. Mais je me dois de réagir à vos réponses quand même : vous me prenez vraiment pour la dernière des putes alcooliques, hein ?

...

Mouais de toute façon vous avez raison dans le fond !

^^

Pourquoi je tiens un blog ? Part. 2

Suite de l'article d'hier...

Bizarrement je n’ai pas eu son numéro de téléphone ce soir-là. Donc je pensais pouvoir rattraper le coup samedi. Forcément il arrive accompagné. Je me dis que c’est juste un pote. Il me dit bonjour et me calcule plus pendant une bonne heure. Je me dis que c’est parce qu’il est timide et que je l’impressionne. Il enlace le cageot qu’il a osé ramener. Je comprends qu’il en a autant à foutre de moi que moi de l’augmentation du prix des tampax !

Juste après le départ du couple hétéro, le connard et son cageot de thon nous signifient leur envie de se rentrer. Ouais, c’est ça, même pas mal, je vais m’amuser et draguer tous les mecs de la soirée, j’aurais tellement l’embarras du choix que j’oublierai son existence en moins de 15 minutes.

Pour la compréhension de la suite du récit, il vous faut savoir qu’en fait il restait, donc, la maîtresse de maison (genre : femelle), une fille (cf. parenthèse précédente), mon couple d’amis et un garçon à la sexualité incertaine qui semblait fort intéressé par le décolleté extravagant de la maîtresse de maison.

Probabilité pour que je m’envoie en l’air avec l’un des participants : négative !

Donc j’ai bu… La maîtresse de maison ayant presque autant bu que moi, mais n’ayant manifestement pas mon foie de compet’, elle vomit partout et part se faire sauter par le garçon à la sexualité douteuse.

Ndlr : Sauter quelqu’un qui vomit, c’est ignoble, comment peut-on ? Je pensais qu’il n’y avait que moi pour faire ça… Et tous ceux que je ramène le week-end… Non en fait c’est relativement courant, j’ai rien dit, reprenons.


Le binôme du couple qui m’a introduit dans le cercle se rend compte que je suis quand même relativement contrarié, il me demande pourquoi. Je lui explique donc que j’avais fortement envie de mélanger mes fluides corporels avec le connard au cageot et que donc il fallait que ça passe (traduction : encore une bouteille de champagne et c’était oublié).

Là il me regarde avec toute la compassion du monde et me dit :

- Tu sais, c’est pas plus mal va, profite de la soirée…
- Ben quoi ? J’ai pas le droit à avoir une sexualité, tu me gardes que pour toi ? (il y a un petit jeu de séduction malsain entre-nous, ça vient sûrement du fait qu’on a couché ensemble, avec son mec aussi, enfin tous les trois quoi, bref)
- Oui, mais non, allez c’est mieux pour toi, crois-moi !
- C’est quoi son problème ? Il est bi ? Il en a une minuscule ? Avant c’était une femme ?
- Il est séropo…
- … merci, ça va beaucoup mieux !


On en revient donc à la mise en garde au début de l’article. Je n’en tire aucune fierté, croyez-moi, mais il est clair que je ne peux pas, en l’état actuel des choses, coucher avec un garçon séropositif. Même avec 4 capotes et du scotch, je peux pas. Dans le nombre j’ai couché avec des séropos sans le savoir, c’est obligé. Une fois j’ai fait une tri-T préventive à cause d’une capote qui a explosé, le mec me l’a avoué après coup. J’ai tellement eu peur ce jour-là, c’est de l’instinct de survie.

Alors peut-être qu’un jour, je tomberais amoureux d’un garçon séropo et là je serais bien obligé de revoir ma copie. Peut-être que je choperais cette saloperie et que je souffrirais d’un cruel dilemme : le dire et prendre le risque d’être rejeté à cause de ça ou mentir et faire prendre des risques à une personne qui n’a rien demandé ?

J’espère à ne jamais avoir à me poser cette question, mais le fait est qu’en l’état, je ne peux pas coucher avec un séropo en le sachant…

* Jetez vos pierres maintenant *

La soirée se termina comme elle a commencé, à savoir : n’importe comment. J’avais le choix :

  1. Payer un taxi pour rentrer chez moi, genre au moins 30 euros là où j’étais (onéreux mais sage comme décision)
  2. Rejoindre Bradshaw quelque part dans Paris pour faire je ne sais quoi, toujours en taxi mais pour un peu moins cher du coup parce que moins loin théoriquement, avec la promesse évidente de continuer à boire alors qu’il est 5h du mat’ (moins sage, voire dangereux pour ma CB et ma santé)
  3. Me faire ramener en voiture chez moi par une fille saoule que je connais à peine (carrément suicidaire d’un point de vue sécurité routière, mais bien pour ma CB)
  4. Dormir au milieu de mon couple d’amis qui en avait après moi pour autre chose que partager un café le dimanche matin (intéressant au niveau de ma libido, de ma santé et de ma CB, mais malsain au possible)

À votre avis, qu’est-ce que j’ai fait ?

Tiens, ça serait rigolo de vous laisser répondre à cette question, il n’y a rien à gagner, c’est juste pour le fun ! La réponse dans la journée, si vous êtes sage...

lundi 8 décembre 2008

Pourquoi je tiens un blog ? Part. 1

Parce que ma vie ressemble à Melrose Place…

Pour étayer ma thèse, je vais prendre en exemple mes péripéties du week-end. Vous allez voir, ça vaut le coup. Toutefois, avant de vous livrer ce récit qui va, je n’en doute pas, faire pleuvoir sur moi ce qui ferait passer pour une douce pluie d’été le feu divin lancé sur Sodome et Gomorrhe, je me dois de vous prévenir que ce que je vais dire risque de déplaire.

Ndlr : je tiens à préciser que j’ai tout à fait conscience à ce moment précis que la construction de ma dernière phrase est une insulte à la langue française, comme 99% de ce blog par ailleurs.


Je suis en période de probation. J’ai promis de mettre un terme à certaines choses et ça me travaille pas mal. Pour traduire : je suis sur les nerfs comme toute personne en manque normalement constituée. De ce fait toute contrariété, aussi infime soit-elle, s’élève immédiatement au rang de drame national sur mon échelle de valeur très personnelle.

Samedi soir, je suis invité à un apéro-dinatoire. En fait, un couple d’amis momosexuels m’a récemment introduit dans son groupe d’amis et ils m’ont donc gentiment convié chez une fille que je connais depuis 4h et qui donc m’adore parce que je suis, je cite, extraordinairement drôle et en plus je bois comme un trou et je suis encore plus drôle quand je bois !

Ndlr : cf la note précédente…


Oui, au début on m’aime, c’est après que ça se gâte. Donc, le rendez-vous est pris à 19h30. Je passe l’après-midi avec le psy et un ami de passage dans la capitale à dévaliser les boutiques de cosmétique (je ne mangerai pas en 2009, mais cette crème me donne vraiment l’impression d’avoir la même peau sur le visage que celle que mon filleul de 4 ans a sur les fesses !). À 18h30, je commence à traverser Paris avec une bouteille de Mumm dans le sac.

Mon téléphone sonne alors que j’en suis à ¾ d’heure de trajet, autant dire que je suis presque arrivé (oui je traverse Paris en métro, pas le Cantal à dos de vache Salers), c’est le binôme de mon couple qui me prévient que suite à un acte de vandalisme chez la fille qui reçoit, la soirée est annulée.

Difficile de recevoir 10 personnes pour un repas quand vous êtes d’un côté de la porte et que la bouffe et l’appartement se trouvent de l’autre cotés, et qu’il n’y a aucun moyen de passer cette porte sans l’aide de Chuck Norris.

Je retourne donc chez moi, légèrement contrarié par cette nouvelle, je le confesse aisément. N’ayant d’ailleurs rien d’autre de prévu en ce samedi soir honni, je me lamente sur mon sort au téléphone avec Océane.

Mais c’est sans compter sur la ténacité de mes amis à faire quand même la fête. C’est comme ça qu’au bout d’une heure, ils pensent à faire intervenir un serrurier pour pouvoir ouvrir ladite porte récalcitrante !

Sont forts mes amis, pas rapides, mais forts. Bref, le niveau de contrariété rebaisse et je me remets en route, toujours avec la bouteille de Mumm, toujours avec une fulgurante envie de m’amuser (ce qui veut dire boire, mais surtout draguer de la tafiole esseulée)

Une fois sur place, et après m’être perdu pendant 15 minutes à une porte de Paris (mais quelle idée aussi d’habiter à plus de 2 minutes de marche d’une bouche de métro ????), j’apprends qu’en fait le vandale serait un voisin, sûrement celui du dessous. Je vous raconte ? Allez, on est là pour ça après tout.

En fait la fille qui reçoit a prévenu ses voisins de la soirée, donc du bruit et tout et tout, et quelqu’un a consciencieusement arraché ses mots toute la semaine. Ça vous rappelle rien ? Et bizarrement en fin de journée, juste quand elle part chercher ce qui lui manque dans le Shoppy du quartier, quelqu’un a mis de la glue dans sa serrure. Bizarre non ?

Mes voisins à moi se sont contentés d’appeler les flics après avoir tagguer ma porte et ma sonnette… Bref, ça nous a fait un point commun de plus (ça et l’amour du champagne et des homos).

La soirée se passe bien, jusqu’à ce que je fasse une connerie. Donc en gros 10 minutes après être arrivé ! Je m’éclipse dans la cuisine pour fumer (ces gens-là sont majoritairement non-fumeurs, donc je suis obligé de m’exiler à chaque clope), je suis rejoint par un couple d’hétéro. Je ne les connais pas, ils me demandent qui je suis, je fais pareil, ils me disent qu’ils viennent de Lyon, je dis que j’aime pas Lyon, et c’est le drame.

En fait je connais pas Lyon, je n’ai rien contre Lyon et les lyonnais, c’est juste que j’y suis allé un week-end dans ma vie, pour une gay pride, et que je me suis fait royalement chier. Genre, y a plus d’ambiance au PMU de la Courneuve un soir de défaite du PSG que dans une boite gay à Lyon un soir de gay pride. Est-ce ma faute ?

N’empêche que la fille m’a regardé de travers toute la soirée, et dès que j’ouvrais la bouche elle se contentait de dire « AH ! » en haussant les épaules (genre le « AH » que tu fais quand tu veux énerver les gens, mais si ce truc que font les vieux en général là, enfin je peux pas l’expliquer faut le vivre).

Heureusement pour moi ils sont partis relativement tôt, de toute façon ils avaient vraiment l’air de se faire chier et je ne pense pas que ça soit complètement ma faute. Les hétéros en couple ont tendance à être chiant, c’est mathématique. D’ailleurs à « gens chiant en soirée » dans le dico y a « voir : hétéros en couple ». Si, si, vous pouvez vérifier…

Je digresse énormément, pardon. Donc, en fait si j’étais là, outre le fait de passer une bonne soirée avec des gens sympas et de boire un verre en écoutant de la musique de tafiole, c’est parce qu’il y avait ambiguïté avec quelqu’un. La dernière fois que j’ai fait une soirée avec ces gens-là, on m’a présenté un jeune homme fort sympathique, mignon de surcroît. Comme j’étais saoul comme pas permis, je lui ai signifié mon intérêt pour sa séduisante personnalité, ainsi que suggéré de rester en contact avec moi de la façon la plus diplomate et romantique que je connaisse, à savoir « t’as un cul d’enfer, viens, on va s’envoyer en l’air chéri ! »



Cet article étant monstrueusement long, il sera publié en plusieurs fois... Stay tuned !

samedi 6 décembre 2008

Prop 8 The Musical

Alors thanks to Mister Big, je viens de découvrir ce truc complètement hallucinant. Et forcément je suis over-fan...

Comme je vous aime je vous ai même trouvé une version sous-titrée. Du bonheur en boite !


vendredi 5 décembre 2008

Le monde des rêves

Tout le monde fait des rêves à la con en permanence, je ne suis pas le seul, je le sais. D’habitude je relève même pas ces putains de rêves tellement ils n’ont pas de sens. Au pire je vais en raconter un ou deux dans une soirée pour faire rire la galerie. Mais celui de cette nuit mérite un peu plus quand même.

Donc rêve en trois phases distinctes, le triptyque vient tout simplement du fait que je me suis réveillé, donc, trois fois !

Premier rêve : j’arrive chez mes parents pour les vacances de noël. Le jardin et l’aspect extérieur de la maison a un peu changé, mais sans vraiment changé, ça tient plus de l’impression qu’autre chose. J’ouvre la porte et je tombe sur une femme un peu vulgaire dans la cinquantaine tout droit échappée d’une émission « C’est du propre » (c’est l’impression directe que j’ai eu puisque je pense l’avoir effectivement vue dans une de ces émissions).

Je n’ai pas le temps d’ouvrir la bouche qu’elle m’informe qu’elle avait emménagé en lieu et place de mes parents. Et ajoute « ils m’ont prévenus que tu allais passé pour les fêtes, puisque tu n’avais pas de famille à toi, tu veux rester manger ? ». Je suis un peu secoué, dans ma tête je me dis « c’est vrai que j’ai pas de famille à moi, je n’ai ni femme ni enfant avec qui passer les fêtes, je devrais rester là ». Et mon regard se pose sur les meubles de la maison.

Ma mère avait vendu tous les meubles avec la maison, y compris les miens (ceux qui sont actuellement dans mon appart). Je me mets à pleurer, lui expliquant que j’avais déjà du mal à me séparer de la maison de mon enfance, mais que je pensais pas devoir me séparer de meubles qui sont dans ma famille depuis des générations. La femme un peu vulgos m’explique qu’en fait ma mère lui a tout vendu, tout. Je reste absent et elle ajoute « à partir de maintenant tu peux m’appeler maman » et à ce moment précis mon père sort du couloir et embrasse cette femme !

Réveil brutal…

Deuxième rêve : je suis dans ma chambre d’ado, les meubles ont changé, il y a plein de gens qui n’ont rien à foutre là. En l’occurrence il y a mes deux parents, mon petit frère et mon amie Lucie qui squatte la salle de bain qui se retrouve, par je ne sais quel miracle, contiguë à ma chambre (alors qu’il faut traverser un couloir normalement).

Bref, tout semble pas trop bizarre sauf que je suis en train de me préparer pour aller au lycée, mais j’ai bel et bien 27 ans dans mon rêve hein. Je suis juste retourné au lycée (ça, ça m’arrive souvent, surtout quand je doute, genre période de chômage quoi). Tout à coup, je vois un bébé sur le rebord de la fenêtre, il va fatalement tomber, je n’arrive pas à bouger assez vite pour le rattraper (vous savez cette impression que les muscles de votre corps refusent de répondre, que vous êtes complètement pétrifiés !)

Mais ce n’est pas n’importe quel bébé, non c’est le bébé cliffanger, il semble avoir 3 mois, mais il reste quand même accroché au rebord de la fenêtre. Je le rattrape donc, et le pose sur mon lit. Il a des bleus et des égratignures. Ma mère me suggère d’accélérer pour aller au lycée. Je m’insurge intérieurement et lui dit avec ma plus douce voix « tu sais, je n’ai qu’un cours de sport ce matin, je peux m’occuper de lui et l’amener faire des radios, on peut pas le laisser là tout seul alors qu’il a peut-être une hémorragie interne ! ». Dans ma tête à ce moment-là, je savais que ce petit bout de trois mois était mon deuxième frère. Perturbant non ?

Re-réveil brutal…

Le meilleur pour la fin, troisième rêve : je monte dans un taxi à New-York, je donne comme adresse au chauffeur « au coin de la 5ème et de la 57ème », dans les faits je ne sais même pas si ça existe vraiment. Je lui parle en anglais et il me répond en anglais. Il m’explique qu’il doit d’abord m’amener à la douane.

Je pars donc en taxi à la douane (mais bien sûr), sur le trajet, je lui explique que je suis le nouvel adjoint du Consul de France à New York (mais bien sûr bis). Mon téléphone sonne, c’est le Consul qui me demande où je suis, je lui fais un topo, toujours en anglais parce qu’il veut vérifier que je le parle bien.

Une fois à la douane, je laisse ma valise à l’entrée et je suis mon chauffeur de taxi jusqu’au guichet. Là un agent des douanes me parle en français et me demande mes papiers et d’ouvrir mes bagages. Oops ils sont resté à l’entrée. Il me suit donc jusqu’à l’endroit où j’avais abandonné ma valise en me disant « on est à New-York, ça risque rien d’abandonner ses bagages, les gens sont civilisés ici ! » (mais bien sûr ter).

Il regarde mes affaires, que des costumes et des chemises, toutes froissées les chemises, il me dit « ça va pas être mal pris que vous alliez bossé tout froissé ? », « ben non, j’ai mon fer à repassé sur moi » (véridique, même dans mes rêves je suis Bree). Il estime que tout est en règle, et me demande comment je compte vivre à New York avec juste des costumes et des chemises, je lui explique donc que le reste de ma garde-robe arrive par conteneur (rien que ça) avec mes parents (encore eux !) dans une semaine.

Il m’explique ensuite qu’il est obligé de me coller une étiquette, qu’on fait ça à tous les étrangers, au cas où ils se perdent, pour qu’on les ramène dans les bons quartiers. Il me regarde avec un grand sourire, et me colle une étiquette « GAY ». « Comme ça, on vous embêtera pas trop ! » (mais bien sûr quatrième).

Je suis tout embêté, je lui dis que le consul risque de mal le prendre. Alors il a une idée, et il me colle, par-dessus l’étiquette GAY, une autre qui stipule « bon chrétien, blanc, riche et cultivé ». Je suis soulagé en me disant qu’en plus ça plairait à Sarko (alors là va-t-en avoir ce qu’il vient foutre dans l’histoire lui). J’embarque mon Yorkshire et je monte des escaliers. ( ????)



Quelqu’un pourrait me dire ce que veut dire tout ça ? Je ne suis pas psy, mais je pense que je flippe à cause du divorce de mes parents et que je doute grave de pouvoir un jour faire quoique ce soit de ma vie (premier et second rêve), quant au troisième il cristallise tout ça, puisque quand je fais quelque chose c’est tellement absurde que je sais que je rêve (c’est le seul où j’en avais conscience en fait).

Voilà, je vais peut-être continuer la drogue, au moins quand je dors, je rêve pas, non, je suis dans le coma !

jeudi 4 décembre 2008

Il fallait que ça sorte

Hier soir, mon petit frère m’appelle. Jusque-là rien d’anormal. Sauf que mon petit frère a une légère tendance à me faire ponctuellement la gueule depuis près de 6 mois. On est très lunatique dans ma famille, et il arrive donc qu’on se prenne la gueule de façon catastrophique sur des conneries.

Ça dure depuis toujours, mais depuis 6 mois ça a tendance à revenir toujours sur le même point : ma relation avec les parents. Je sais pas pourquoi, mais il fait un blocage sur mon chômage et la façon dont les parents le prennent.

Je pensais qu’il était très jaloux, les parents lui refusant de l’argent, alors qu’ils me soutiennent. J’ai eu beau lui expliquer qu’ils ne me donnaient rien, il ne me croyait pas. J’en ai d’ailleurs parlé plus d’une fois ici (principalement dans cet article).

Hier donc on papote, et je lui apprends que je n’ai plus le droit aux allocations chômage, que je ne sais pas comment l’annoncer aux parents, et qu’effectivement à partir de maintenant je vais devenir une charge pour la famille.

Je m’attendais à ce qu’il explose et qu’il me traite de boulet… Mais non, il m’a dit qu’il était très triste pour moi, qu’il ne comprenait pas pourquoi je n’arrivais pas à trouver du travail et surtout qu’il me soutenait (jusqu’à me proposer de vivre chez lui si je ne voulais pas retourner vivre chez les parents)

Étant assez mélancolique hier, j’en ai profité pour lui avouer que j’avais eu de nouveau un problème avec la drogue ces derniers mois (mon frère m’a beaucoup aidé en 2003 lors de mon précédent « épisode » de dépendance destructrice).

M’attendant là aussi à en prendre plein la gueule (logique), il m’a soufflé en me disant quelque chose qui ne m’était jamais venu à l’esprit :

Ça fait 6 mois que les parents te culpabilisent à fond, ils te disent que s’ils divorcent pas c’est parce qu’ils doivent t’assumer, alors qu’en fait ils n’ont rien eu à assumer jusqu’à maintenant Par contre vivre seuls chacun de leur coté ça, ça les effraie plus que tout et ils te le reprochent à toi pour ne pas affronter leur problèmes. Et oser te dire ça, voyant ce que ça donne entre eux, c’est pire que tout, tu dois te sentir responsable de leur malheur et de tous les problèmes que ça créé dans cette famille de fous… Y compris mes problèmes avec eux en fait… Mais ils se rendent compte de ce qu’ils te font ? Mais c’est normal que t’aies replongé !!!!!


Il est entré dans une colère folle, j’ai passé une heure à le calmer et à lui faire jurer de ne rien leur dire. Je veux gérer mes soucis avec les parents tout seul, m’asseoir en face d’eux et leur dire que oui leurs réactions à mon égard m’ont fait du mal, que oui j’ai supporté tout le poids de leur divorce à venir sur mes épaules toute l’année, justement l’année où je suis au chômage.

Il fallait bien qu’on finisse par se parler avec mon frère. Ça fait plusieurs mois que j’essayais de lui faire entendre raison sur la réalité de ma situation et sur ma difficulté de gérer celle des parents. Il a enfin fini par comprendre, d’un coup, et ça a été violent.

Je ne sais pas ce qu’il va en sortir en fin de compte. J’ai assez peur que lors d’une dispute, avec ma mère par exemple, il lui déballe tout ça sans ménagement. Ce qui est sûr pour moi, c’est que si mes parents viennent à apprendre que j’ai repris de la drogue, je me retrouverais illico en cure dans le Cantal. Et tout le travail que j’ai fait avec eux depuis 2004 pour qu’ils me considèrent comme un adulte responsable de ma vie s’effondrerait d’un coup et de façon définitive.

Alors oui je suis loin d’être un adulte, et encore plus loin d’être responsable, mais franchement tant que mes parents en sont un minimum persuadés, ça me permet de souffler et de me gérer comme je veux, un peu n’importe comment en ce moment, soit, mais je ne veux pas qu’ils m’infantilisent comme ils ont pu le faire il y a 4 ans.

Ce qui a marché à 23 ans ne fonctionnera sûrement pas à 27 ans, j’ai besoin de régler mes problèmes tout seul, d’avancer tout seul et de mettre ma vie en place tout seul. Je vais le couper ce putain de cordon oui !!!!!



Je m’excuse pour cet article sans queue ni tête, mais fallait que ça sorte… Maintenant, qui vivra verra !

mercredi 3 décembre 2008

Trouver sa voie et s’y tenir

Il n’y a pas que des chômeurs en France, il y a aussi des gens qui travaillent. Et parmi ces gens-là y en qui ont une vocation comme ils disent. Je vous parle bien sûr des curés, docteurs et autres banquiers. Parce que le boulot est ingrat au possible, on ne parle pas d’argent, c’est mal poli, et surtout on a la reconnaissance qu’on mérite : à savoir rien du tout !

Ndrl : là tu te dis, cher lecteur, que le docteur échappe à cet état de fait, ben va te faire opérer par un mec qui te loupe, et tu verras la reconnaissance que tu vas lui témoigner après ça !!!!!


Bref, parmi tous ces emplois ingrats au possible, il y a mon préféré, j’ai même un temps pensé à en devenir un, je vous parle des profs. Oui, oui, si j’ai fait de l’Histoire avant science po c’est pas juste pour passer des heures à jouer à la belote au RU et avoir mes diplômes quand même. Non, j’avais envie de m’occuper de nos chères têtes blondes.

Puis en guise de tête blondes, je me suis rapidement rendu compte qu’on avait principalement affaire à des boutonneux qui n’en avait rien à foutre que tu sois là à tenter de les sortir de leur ignorance. Pire, s’ils croisent un géni, le deuxième voeux qui vient juste après la PSP à noël, c’est la mort de leur prof dans des circonstances qui ferait passer Hannibal Lecter pour un enfant de cœur.

Je me suis donc rapidement ravisé, mais certains se sont obstinés jusqu’à décrocher le fameux sésame. Et les voilà, après des années passées à étudier les crises christologiques du IVème siècle en Occident, devant une classe de 6ème qui pensent que, si, en Egypte de nos jours il y a effectivement des hommes à tête de faucon qui se baladent dans la rue ou qui se demande qui est le con qui a rebouché le canal que Moïse a construit pour traverser la Mer Rouge (véridique).

Là tu as deux possibilités si tu veux survivre : prendre du Xanax et attendre la retraite en tentant tant bien que mal de te faire muter dans un coin sympa à coup de pacs avec tes amis pédés. Ou alors, et on arrive au but de mon article : tu trouves un défouloir autre que kidnapper des élèves pour leur ouvrir le ventre et faire caca dedans avant de refermer avec des barbelés.

Peut-être n’as-tu jamais, cher ami lecteur mis les pieds sur le blog de Soph’, pourtant il est en lien là sur le coté depuis près de trois ans. Soph’ est une prof de français dans le Nord de la France qui après avoir un moment pensé à devenir serial killeuse (un métier d’avenir s’il en est), a décidé de croquer son quotidien sous forme de petits strips d’art brut comme elle aime à le dire elle même.

Le dessin est minimaliste, mais l’humour est là et bien là, et c’est du lourd (humour, lourd, tu vois le jeu de mot de la mort qui tue lecteur chéri ?). Et à force de faire rire la blogosphère avec ses 6ème OGM et son mascotte Émilie, elle a finit par passer sous la table d’un éditeur. Et la voilà en train de signer des autographes de son premier album.

Premier album que tu peux trouver dans toutes les bonnes crèmeries (mais ça sera quand même plus facile à la Fnac ou sur Amazon quand même), sobrement intitulé « The plus beau métier du monde ».


Alors j’en appelle à toi en ces temps de chasse au cadeau à la fois utiles et agréables, offre à ta famille ou à tes amis (ou à des inconnus si tu n’as personne dans ta vie, ça arrive aussi) ce magnifique album plein de chose qui feront rire les gens que t’aime et pas que (oui les gens que t’aime pas peuvent aussi avoir envie de rire, on y pense pas assez d’ailleurs !)

Ce message n’est pas du tout à but mercantile, non, je le fais juste pour une chose : si Soph’ vend suffisamment de bédés, elle pourra continuer à en écrire d’autres, mais surtout, surtout, surtout, elle ne reprendra pas sa carrière avortée de serial killeuse. Alors pour le bien de vos enfants, vous savez ce qu’il vous reste à faire.

Faites de cette prof une rentière de la bédé ! (moi qu’est ce que j’y gagne ? ben si ma prose lui plait, une planche dédicacée de la main du maître à ranger dans mon coffre-fort pour assurer mes vieux jours !)

Énième fois

Dans 6h je dois me lever pour un rendez-vous important, pourtant je suis assis devant l’ordi et je ressens le besoin d’écrire. Pour la énième fois, je viens de me rendre compte que je partais complètement en couille. Pour la énième fois, je viens de décider de mettre un terme à toutes ces conneries. Pour la énième fois, je ressens le besoin de vous en parler.

Ma dernière prise de drogue remonte à dimanche dernier aux alentours de midi. Une soixantaine d’heure après je ne ressens aucun signe de manque physique. Par contre dans ma tête, il se passe plein de choses.

Je n’ai pas envie de sortir de chez moi pour aller me défoncer la tête. Je n’en ressens nullement le besoin. Normalement je devrais juste être impatient d’être au week-end prochain pour pouvoir recommencer.

Mais aujourd’hui les choses sont différentes. J’en ai marre. Trois jours après j’ai encore du mal à respirer par le nez. Je vous passe les détails ragoûtants tels les saignements et autres croûtes, vous imaginez très bien j’en suis sûr.

Dimanche quand je suis rentré chez moi après une nuit de défonce ininterrompue, j’ai été très malheureux. Même dans ces moments où je pleure à chaudes larmes parce que ma vie est une merde, que je suis une merde et que le monde est une merde, je garde toujours quelque part au fond de moi une lueur de conscience. Elle me chuchote ceci « c’est chimique, ça va passer, tient bon, ça va passer… »

Dimanche la petite voix n’était pas là. Et j’ai craqué. J’ai fondu en larmes, appelé mes amis pour leur dire que j’avais honte, que je me sentais nul, sale, que je ne méritais pas leur amitié. La honte, la tristesse, le dégoût de soit, tout se mélangeait à une vitesse vertigineuse dans ce qu’il me restait de cerveau.

Je leur ai promis que j’arrêtais tout, que c’était la dernière fois, que cette fois je tiendrais bon. Je le dis tous les dimanches (ou lundi) depuis cet été, et jamais une fois j’ai fait le moindre petit effort pour m’en sortir.

Mais cette fois c’est différent. Trois jours après j’ai encore honte. Trois jours après je me dégoûte encore. Trois jours après j’angoisse à l’idée de voir arriver le week-end suivant. Trois jours après je n’ai pas envie de recommencer.

Trois jours, c’est peut-être rien pour vous. Mais pour moi c’est déjà énorme. J’ai déjà arrêté tout ça, plusieurs fois, que ce soit la drogue, les médicaments, même la cigarette. Je sais que je peux le faire, de façon ponctuelle tout du moins.

Alors à moi de me sevrer, de faire le ménage dans ma tête, mais surtout dans ma vie, et de m’accrocher. Je n’ai pas envie d’être cette épave avachie à l’arrière d’un taxi incapable de prononcer le nom de sa rue. Je ne veux plus être cette tafiole pathétique qui drague un mec uniquement pour ne pas dormir seul. Je ne veux plus être cet ami qui préfère traverser Paris pour prendre un rail avec des inconnus plutôt que de passer du temps avec les gens qu’ils l’aiment.

Ce message s’adresse principalement à mes vrais amis de la vraie vie, ceux que je suis en train de perdre en ce moment. Je vous demande pardon pour tout ce que j’ai fait (mais surtout pas fait) ces derniers mois. Je vous demande de me laisser une chance de vous prouver que je peux changer et que je peux redevenir celui que vous avez apprécié.

Il s’adresse également à tous ceux que j’ai pu rencontrer ces derniers temps dans des circonstances neigeuses et éthyliques. À tous ceux-là je vous dis : attendez-moi, laissez-moi un peu de temps. Et si l’amitié qui est né pendant cette parenthèse malheureuse se base sur quelque chose de vrai, alors nous nous retrouverons.

À tous ceux qui j’ai déjà perdu ou que je vais perdre : pardon.

mardi 2 décembre 2008

Ça vient de sortir


Le nouveau Sensitif est donc sorti. Vous le trouverez dans toutes les bonnes crèmeries du Marais et autre (genre il y a une vie en dehors du Marais ? M'aurait-on menti ????).

Pour ceux qui connaissent pas, c'est un gratuit, il y a dedans des infos, des potins, des photos, des reportages, enfin tout ce qui donne envie de passer un peu de temps à le lire (et je dis pas ça uniquement pour l'espèce de bombe atomique à demi-nue en double page !)

Allez, on va donc sur le site pour télécharger le pdf histoire de passer un bon moment, moi je vais accrocher quelques photos de blond aux yeux bleus un peu partout chez moi histoire de me rendre la vie plus chouette !

La nature humaine

Je viens de passer la nuit à regarder deux films sur la seconde guerre mondiale : le journal d’Anne Frank et Un amour à taire. Je les avais enregistrés il y a plusieurs semaines, voire même plusieurs mois pour le second, et je n’avais jamais eu le courage de les regarder.

Oui, je parle bien de courage. Il m’en faut beaucoup pour affronter ces pages sombres de la nature humaine. Mes angoisses actuelles m’empêchant de dormir, il faut bien que je m’occupe. J’ai donc décidé de me faire pleurer devant la télé.

Je me suis toujours interrogé sur la nature humaine. Moi petit garçon blanc issu de la classe moyenne, né à la fin du 20ème siècle, comment je pourrais comprendre tout ce que mes aïeux ont pu traverser ?

C’est en partie pour ça que j’ai fait des études d’Histoire. Je voulais comprendre. Oui, comprendre, ça a toujours été une obsession. Le monde qui m’entoure est tellement compliqué que je suis obligé de me plonger dans le passé pour tenter d’y voir plus clair.

J’ai la chance de vivre dans une époque où l’historiographie n’est pas la pire. Les historiens d’aujourd’hui tente, tant bien que mal, de poser un regard objectif sur le passé et d’en restituer toutes les facettes.

Je me confronte à ces petites histoires et je me retrouve face à des exactions, des crimes, des génocides d’un autre temps. Comment un homme ou une femme, un militaire ou un politique, un marchand de journaux ou un cheminot, un nanti ou un ouvrier un chrétien ou un juif, un allemand ou un français, un japonais ou un américain ont pu en arriver là ?

Comment une puis deux guerres ont pu ravager l’Europe en moins d’une génération ? Comment des peuples ont pu se haïr au point de vouloir s’exterminer mutuellement ? Comment ces guerres ne pu ne pas rester les dernières ?

Pourquoi l’Homme n’arrive-t-il pas à tirer les leçons de son passé ?

La peur de l’autre est elle inhérente à la nature humaine ?

Les Grecs appelaient barbares ceux qui n’étaient pas citoyens des cités de la mer Egée, jusqu’à rejeter les peuples de l’Epire. Pour les Romains, les barbares étaient ceux qui ne parlaient pas latin. Puis virent les païens, les hérétiques, les infidèles, tous ces noms qu’un peuple a pu donner à un autre peuple, ou un autre groupe de peuple, tous ces noms issus de l’incompréhension, de la méconnaissance et donc de la peur de l’autre. Tous ces noms qui ont conduit à des guerres et à des crimes horribles tout au long de l’Histoire.

Nous savons aujourd’hui, grâce à la science moderne, que tous les hommes sont effectivement égaux. Et pourtant les guerres continuent. Toutes les raisons sont invoquées pour justifier ce qui reste des crimes odieux. Toutes sauf une, la seule qui est réellement la base de tout : la peur de l’autre.

Aujourd’hui encore on tente de convertir l’autre par la force : religions, capitalisme, démocratie occidentale, théocratie, socialisme. Aujourd’hui encore on tente de créer de nouvelles idéologies pour justifier puis véhiculer des idées, qu’elles soient vieilles comme le monde ou pas.

L’homme n’apprendra donc jamais ?

Combien de journal d’une petite fille de 13 ans morte parce qu’elle n’était pas de la « bonne religion » faudra-t-il encore pour que l’homme comprenne ?

Combien de commémorations ? Combien de lois nationales ou internationales ? Combien de procès ?

L’Homme ne révèle son génie que dans l’atrocité, le progrès technique en est la preuve. Le moteur de l’humanité ne peut pas être sa vocation à s’entretuer. Je me refuse à m’y résigner.

lundi 1 décembre 2008

La neige

Samedi soir, j’étais invité à manger par Connard d’ex. J’avais réservé dans un petit resto du Marais. On a passé le dîner à se raconter nos vies, comme d’hab, le tout arrosé d’un bon Saint-Émilion.

On a ensuite filé au Printemps pour la before organisée sous la coupole. Je n’y avais jamais foutu les pieds, le cadre est magnifique. La musique est plutôt electro-pouff (comprenez de la pop de tafiole bien remixée). Moralité la population allait bien avec.

En effet, prenez un cadre somptueux, genre la coupole du Printemps, ça claque quand même, rajoutez-y de l’electro-pouff saupoudrez d’une dose de « ze place to be du moment » et fatalement y a que des tafioles habillées en Gucci en train de se la péter avec leur coupe de champagne.

J’aime ce genre de pédale. Ça mange pas pendant un mois pour se payer le dernier sac Versace et ça te regarde de haut parce que tu n’es pas habillé en Rykiel ! Quand on veut se la péter on en a les moyens sinon on s’écrase… Ahem…

Donc voilà petite before bien sympa, merci à ceux qui me l’ont faite découvrir. Connard d’ex et moi même nous enfuyons avant la fin du métro pour aller rejoindre notre boite préférée. À la sortie on se prend la neige. C’est magnifique.

La neige, ça me rend fou, on dirait un gosse, je cours partout en essayant d’en avaler (Connard d’ex aussi, je vous raconte pas la touche qu’on avait). On a fait traîner le parcours du métro à la boite pour en profiter un maximum et voir les monuments de Paris sous la neige. C’était magique.

Forcément à faire le con sous des flocons gros comme le poing pendant 20 minutes, on arrive trempés jusqu’au slip. La soirée en boite se passe bien, on picole, on rit, Connard d’ex drague un vieux moche repéré la semaine précédente et celle encore d’avant.

Ndlr : bon que je sois jaloux de tous les mecs qui s’approchent de Connard d’ex, c’est tout à fait normal. Je dis pas que c’est sain, je dis juste que c’est normal. Mais bon là en plus il est vraiment vieux et moche celui-là !!!!!


Avant de partir j’avais laissé mon itinéraire à Bradshaw par mail, au cas où il veuille venir boire un verre. Tout à coup on me tape donc sur l’épaule, je me retourne et il est là. C’était’y pas magique la blogosphère ????

Ce garçon est adorable, on a papoté une bonne partie de la nuit, bref c’était une bonne surprise. La boite ferme, et tout le monde se fait foutre dehors, certains plus que d’autres.

Ndlr : il semblerait que je sois persona non grata après avoir pour la énième fois fait du bruit dehors. Oops… Va falloir que je me trouve un autre débit de boisson pour mes soirées du samedi !


On se sépare et on rentre se coucher. Mais c’est sans compter mes acharnées de l’after préférées, la sale môme et une de ces amis. Sans savoir trop comment, je me retrouve donc dans le 19ème une fois de plus avec un Bradshaw sous le bras pour une after soupe knorr.

Si, si, si, y avait que ça à bouffer, boire, sniffer, de la soupe knorr. On décide donc de relever un peu le niveau, deux bouteilles de champagne et un peu de neige plus tard, l’after commence à ressembler à quelque chose !

J’ai des souvenirs très flous de cette matinée. Je suis rentré chez moi sur les coups de 14h, non sans avoir tenté de violer Bradshaw (le pauvre, faut que je lui fasse livrer des fleurs, c’te honte). Une fois chez moi, tout seul, forcément je me sens tout triste. J’ai donc passé 1h au tel avec tous ceux qui voulaient bien me répondre le temps de me calmer et de trouver le sommeil (mes amis méritent d’avoir tous une place qui porte leur nom, ce sont des saints avec moi, ils ont une patience en or !)

J’ai dormi et regardé des conneries à la télé depuis. Je viens juste de retrouver une activité synaptique normale (disons que je me rapproche de l’activité cérébrale de l’être humain après avoir passé 24h en mode paramécie unicellulaire !)

Le résumé de ces derniers jours sera donc : dites non à la drogue mais la neige ça claque !



EDIT

Chose promise, chose due ! Le nouveau Sensitif est disponible ici. Bonne lecture !

samedi 29 novembre 2008

J’ai 12 ans

J’ai passé la majeure partie de mon enfance à Toulouse. Avec mes parents, j’ai fait pas mal de choses, je n’ai pas à me plaindre. On a voyagé, visité une partie de la France, fait des trucs sympas pendant les vacances. L’avantage d’être issu de la classe moyenne. J’ai connu très tôt la mère, l’océan, la neige, la rando, et tous ces genres de trucs.

En revanche, de par la situation géographique de Toulouse, je n’ai pas pu profiter des parcs d’attractions que les petits franciliens ont a disposition. Au mois d’août de cette année, j’ai donc mis pour la première fois de ma vie les pieds au Parc Astérix. Et je m’y suis éclaté comme un petit fou.

Grâce à la sale môme, vendredi j’ai découvert Disney pour la première fois de ma vie aussi. Le Parc était réservé pour un CE toute la fin de journée jusqu’à minuit. Il n’y avait donc pas grand monde comparativement à l’ordinaire (d’après ce qu’on m’a dit vu que je n’ai aucun point de comparaison). C’était donc la façon la plus sympa de traîner dans Main Street et de me faire vomir sur Space Mountain.

Quand on a passé les portes et que j’ai vu le château de la Belle au Bois Dormant tout scintillant, j’ai régressé. J’avais 12 ans. J’ai fait des photos avec pleins d’étoiles dans les yeux. C’était beau, c’était magique. Ils avaient même poussé le vice jusqu’à mettre de la neige artificielle un peu partout. De toute façon la fausse neige ne faisait pas si fausse que ça vu le froid de canard qu’il faisait.

On était un petit groupe d’une dizaine de personnes, dont un couple avec des ados, et on a couru dans tous les sens pour faire le maximum de truc. Mon préféré ? Space Mountain ! ‘Tain que c’était bon, ça m’a fait peur bien sûr, mais c’était génial. Je veux y retourner, je veux y retourner, je veux y retourner.

On a loupé le feu d’artifice parce qu’on était en train d’hurler dans Space Mountain justement. Mais quel bon souvenir.

Ndlr : milles mercis ma chérie de m’avoir fait profiter de ta place en plus, c’était géant, merci, merci, merci.


Maintenant quelques remarques sur le Parc à la souris. Tout d’abord, si on tient compte du caissier à l’entrée, du vendeur de peluche, du serveur du fast-food, de l’employé qui vendait les photos prises sur les attractions, on se demande si ce parc n’est pas une annexe du Marais.

De la tafiole en veux-tu en voilà…

Ce n’est pas pour me déranger, mais en plus là c’était des folles tordues… Alors je vous le demande : y a t il une politique volontariste de la part du DRH de Disney de recruter à la sortie de l’école de coiffure ? Hein ?

^^

Ensuite comme partout il y a des cons, et alors que le parc est réservé à un CE, on tombe sur des cas. On est quand même en mesure de s’attendre à un minimum de tenu et de bon esprit quand des gens d’une même entreprise fêtent noël ensemble ! Non ?

Ben nous on a décroché le pompon. La sale môme était en train de me parler quand la fille devant elle se retourne et hurle :

- Non mais t’as pas bientôt fini de me toucher non ? Ça commence à bien faire !
- Euh… On est dans une file d’attente, c’est normal qu’on soit un peu bousculé, en tout cas ce n’était pas volontaire, restons calme…
- Non, tu arrêtes c’est tout, ou j’te défonce la gueule ! C’est quoi ton problème ? T’es gouine ou quoi ?
- …


Il se trouve que dans le groupe on avait justement un couple de gouines comme elle dit, à ça on rajoute votre tafiole de serviteur et la communauté était quand même bien représentée. La sale môme, elle est adorable, mais faut pas la chercher, sa grande sœur non plus. Les gens autour de nous ont commencé à prendre parti pour la fille agressive. On est passé à deux doigts d’un pugilat général dans Space Mountain. Sur le coup on se demande vraiment sur quelle planète on est. Surtout quand je fais remarquer l’incident à la fille qui surveille la file d’attente et qu’elle me sort « non mais c’est pas un peu vous qui avez cherché la merde aussi ? »

Ok, au vue de la façon de parler de la fille agressive, des gens autour de nous et de la nana de Disney, je pense qu’il y a une connivence entre les échappés du 9-3.

Bref on en est sorti vivant quand même…

Donc c’était malgré tout une bonne soirée, j’ai chopé une pneumonie, j’ai failli mourir dans une bagarre, mais j’ai vu le château de la Belle au Bois Dormant scintiller, et ça, ben ça vaut tout l’or du monde !

J’ai 12 ans, et je suis trop content d’avoir vu Mickey !

Brit-brit

Ah que je l'aime...

Alors en attendant de lire mes aventures du week-end (et y a du lourd les enfants), voilà quelques vidéos, la première en Allemagne, la seconde sur la plateau de la tache academy !

Enjoy !








Ps: il faut que j'aille la voir en concert, quelqu'un a des infos sur une possible tournée ?

vendredi 28 novembre 2008

Donnez donnez donnez...

En cette fin d'automne très, mais alors très fraîche, des gens se mobilisent dans les rues avec bonnets et écharpes pour vous soutirer des sous. Crise oblige, on est moins enclin en filer de la thune à tous ceux qui nous le demandent. Surtout quand il faut sortir le porte monnaie par -15, enlever les gants et tout et tout.

Alors moi je vous propose de faire un don ici, tranquillement au chaud, et pour une bonne cause en plus, puisqu'il s'agit de la lutte contre le sida.

Voilà donc jusqu'à la fin de l'année il y aura un petit lien là en haut à droite ---- >

Suffit de cliquer et de donner deux trois sous pour aider une association qui fait bien son travail et qui malheureusement a de plus en plus de choses à faire.

Parce que ceux qui avaient besoin de vous avant la crise en ont encore plus besoin maintenant !

Hop hop

Oyé, oyé,

J'ai modifié deux trois choses sur le blog. Rien de bien grave, mais je tenais à vous expliquer. En raison de certaines difficultés financières évidentes, j'ai décidé de céder complètement aux sirènes du capitalisme. Et oui, il y a de la pub sur mon blog. Normalement ça devrait me rapporter pas grand-chose à la limite du rien, mais bon c'est toujours ça de gagné.

Ensuite j'ai mis un nouveau truc, que je connaissais pas, vous pouvez vous abonner en tant que "lecteurs fidèles", je ne sais pas trop ce que ça va changer pour vous, mais bon je l'ai mis et pis si ça sert à rien ben je l'enleverai...

Toutes ces nouveautés sont là à droite, cherchez au milieu de tout ce foutoire et vous devriez trouver !

jeudi 27 novembre 2008

Junk-sex

L’avantage quand on va pas bien mais que ça va encore un peu c’est qu’on ne ressent plus que les besoins primaires : on se nourrit, on se lave, on avale les médicaments, on boit de l’alcool, on ingère des substances illicites. Bref on fait tout ce qu’il faut pour huiler la machine, même si on ne veut plus s’en servir.

Quand je parle de m’en servir, je parle de sexe bien sûr. Ben oui, je reste un mec avant tout et je ne suis guidé que par mes instincts de prédateur en rut perpétuel !

Quoique sur ce dernier point justement ces temps-ci c’est pas la joie. On peut dire que ces dernières semaines, j’ai eu une libido de poulpe mariné à la plancha. Prenant la chose avec philosophie, je me suis dit que c’était peut-être le moment de faire un bilan.

En plus ça fait longtemps que j’ai pas fait de bilan, et je sais que c’est vous manque. Alors allons-y gaiement dans le « pourquoi gaugau il baise plus et qu’est ce qu’il pourrait bien inventer pour s’occuper ? »

Vous avez trois heures…

Donc les faits d’abord : plus envie de sexer ne veut pas dire que la machine ne fonctionne pas. Niveau masturbation, tout va bien, merci Bel Ami ! Par contre, j’ai complètement arrêté de me retourner dans la rue sur des bombasses atomiques (ou presque). J’ai complètement arrêté de me faire livrer des mecs à pas d’heure juste pour me faire sucer limite en continuant à regarder la télé tellement c’est l’éclate de ma vie (ou presque). J’ai complètement arrêté de ramener des épaves encore plus épaves que moi quand je sors (ou presque, mais vous l’avez compris hein !).

Ce qui est sûr c’est que même si dans les faits j’ai toujours une vie sexuelle, je me fais chier au pieu, mais grave, et c’est surtout ça le problème. C’est pas de passer de deux mecs par semaines à 3 par mois qui veut dire que je ne baise plus. Non j’ai juste l’impression de me faire une pédicure à chaque fois que je visite l’anatomie d’un ou plusieurs partenaires.

Et j’aime pas me faire chier au lit. Non, vraiment pas…

Après les faits, on essaie de comprendre pourquoi. J’ai besoin de tomber amoureux pour m’éclater au lit ? Ah ça non, parce que sinon j’aurais pas eu beaucoup d’orgasmes ! J’ai besoin de connaître mon partenaire pour bien m’éclater au lit ? Non, ça c’est vrai que ça aide, mais j’ai pris mon pied comme jamais avec de parfaits inconnus au détour d’une porte cochère (je vous raconterai un jour, si vous êtes sages !). J’ai besoin d’être bourré et/ou défoncé pour grimper ? Non, je dirais même plus que dernièrement ça a eu tendance à me rendre pas très performant de baiser défoncé (ces deux mots mis côte à côte, ça m’émeut !).

Alors c’est quoi le problème docteur ? Qu’est ce qui cloche chez moi ? Pourquoi non seulement j’ai plus envie, mais en plus quand je le fais je me fais chier ? Hein ?

Et bien hier soir, j’ai trouvé la solution, si si si, je vous assure… En fait je me suis juste tapé une vieille série de loosers. Oui, j’ai enchaîné, contre mon grès, des pierre richard du cul. Que je vous raconte ma nuit.

Hier donc, je me fais livrer un mec pas mal pour une histoire de fesse librement consentie entre adultes frustrés et chauds comme la braise. On papote toute la nuit, tant et si bien que le jour fini par se lever. Ça faisait un moment que ça ne m’était pas arrivé. Le pire ? On avait même pas fait un chaste bisous, rien du tout.

La fatigue venant, la frustration et le désir ne s’étant pas évanouis, on se saute dessus comme la vérole sur le bas clergé. Et là s’en est suivie une partie de jambe en l’air mémorable. Un cours de cul comme j’en ai rarement donné (et reçu aussi). Ce garçon était bon pour tout, il embrasse bien, il suce bien, il bouge bien, il gémit bien, bref, il baise comme un dieu.

Et deux dieux du sexe dans un lit, ça fait quoi ? Ça fait grincer le parquet jusqu’à midi.

J’étais mort comme rarement une fois l’acte reproducteur arrivé à sa fin. J’en avais des crampes dans des muscles que je ne connaissais même pas. J’en ai encore mal aux couilles tiens… (et lui je pense qu’il va s’asseoir avec un petit coussin pendant quelques jours !).

Bref, j’ai envie de recommencer ce soir. Pas avec lui, non, enfin si, mais c’est pas ça le souci. J’ai pris mon pied comme rarement, et du coup ça me donne envie de repartir en chasse et de m’envoyer la terre entière…

Voilà tout ce qu’il me fallait, une fellation faite correctement, un déhanché de princesse, et nous voilà un gaugau tout retapé près à écumer les sorties des vestiaires à la recherche de fesses en quête de nouveaux horizons ! (oui mon sexe s’appelle « nouveaux horizons »… elle était facile, mais j’assume complètement mon humour de merde !)

Arf… Ça fait du bien, z’avez pas idée !

Faut que je me refasse un stock de capote, je vais jamais tenir le week-end, j’en ai plus que 6…

mercredi 26 novembre 2008

À quoi bon

À quoi bon aller me coucher alors que je n’ai pas besoin de me reposer en prévision d’une journée bien remplie ?

À quoi bon faire attention à ce que je mange alors que je n’ai pas du tout envie que qui que ce soit me touche ou me voit nu ?

À quoi bon mettre des crèmes sur le visage alors que de toute façon je n’ai plus envie de plaire ?

À quoi bon prendre soin d’un corps que j’ai fini d’exécrer pour carrément l’ignorer ?

À quoi bon me laver tous les jours alors que je peux passer 5 jours sans sortir de chez moi ?

À quoi bon faire le ménage dans un appartement où je n’invite plus personne ?

À quoi bon classer mon courrier quand tout ce que j’y trouve ne sont que des factures que je ne peux plus payer ?

À quoi bon rester connecter en permanence alors que je ne veux pas parler aux gens ?

À quoi bon me mettre sur des chats de rencontre alors que je ne veux rencontrer personne ?

À quoi bon laisser mon téléphone toujours ouvert ?

À quoi bon faire semblant de m’intéresser à la vie des autres alors que sincèrement je m’en contrefous ?

À quoi bon chercher du travail alors que je suis incapable de sortir de mon lit ?

À quoi bon essayer encore et toujours de donner le change ?

À quoi bon mentir à mes parents sur mon mal-être ?

À quoi bon mentir à mes amis sur mes idées noires ?

À quoi bon me mentir à moi-même en me disant que je vais m’en sortir, comme j’ai toujours fait ?

À quoi bon continuer ce blog alors que je n’ai plus aucune envie d’écrire sur une vie qui me dégoûte ?

À quoi bon lire vos commentaires qui me blessent ?

À quoi bon me prendre la tête à cause de ce qui m’entoure ?

À quoi bon m’accrocher alors que manifestement ça ne sert plus à rien ?

J’ai toujours aimé les questions, parce qu’on peut y trouver toutes sortes de réponses, selon son vécu ou tout simplement son humeur. Mais là, plus que les questions, ce que j’aime c’est la réponse.

À quoi bon tout ça ? Et bien parce que je veux vivre, et je veux vivre comme je l’entends et aussi longtemps que je l’aurais décidé. N’en déplaise à certains ? Qu’ils aillent cracher plus loin…

Mes contradictions, mes addictions, mes failles, mes casseroles, mes idées noires, mes coups de gueules, mes sautes d’humeur, mes envies, mes angoisses, mes déboires, mes joies, mes doutes, mes peines et moi-même nous resterons aussi longtemps que nous le souhaiterons !

À bon entendeur…

mardi 25 novembre 2008

Lu-ci-di-té !

Il se passe pas mal de chose dans ma tête en ce moment. Ça vient probablement du fait que je suis en train de traverser une des pires descentes de ma jeune vie de dépravé. De ce fait j’ai un peu de mal à me focaliser sur telle ou telle angoisse existentielle.

Par extension il m’est impossible d’écrire un article. Même une bouse pondue en 10 minutes histoire de remplir un peu et justifier que des magazines parlent de moi en des termes plutôt élogieux. Non, pas envie, pas capable, donc je ferais pas…

Oh et puis merde, je suis lancé alors je termine. Le souci c’est que je vais tout vous pondre en vrac, sans aucune analyse, humour ou détachement, et je vais me griller pour toute une semaine de sujets à traiter.

Vendredi soir, je suis sorti, ouh que c’est original. Je me suis poutré la tronche comme un alcoolique en permission. Un truc à faire passer Gainsbourg pour un enfant de cœur. J’ai donc fait n’importe quoi en boite, surtout dit n’importe quoi, un truc à vous foutre la honte sur des années plutoniennes !

Ndlr : plutonienne ? plutonesques ? plutonides ? D’après le correcteur orthographique ça serait plutonienne… Mais que ce mot me semble ridicule, pas vous ?


Donc moi + surplus d’alcool + boite à tafiole = faut que je ramène un mec. N’importe quoi fera l’affaire, on s’en fout, c’est pour du cul. Et quand je dis « n’importe quoi » là j’ai fait fort. Étant donné mon état, je n’étais pas en mesure de supporter un refus. Quelqu’il soit, il m’aurait anéanti. J’ai donc choisi un garçon moche.

Oui vous avez bien lu, je suis allé voir un petit gros, me disant en mon fort intérieur « ça doit pas lui arriver souvent, il dira oui », et ça a marché. Mais quel personnage horrible en arrive à faire ça ?

C’est pour moi que j’ai honte, que j’ai même de la pitié. Choisir délibérément un moche pour rentrer avec lui ! Faut vraiment que je me fasse soigner.

Pour la petite histoire, il est donc rentré avec moi, on a sexé, il est parti le lendemain, et depuis j’ai reçu un texto pour qu’on se revoit. Je suis même pas foutu de donner un faux numéro, tant pis je fais le mort.

*insérer vos insultes ici*


Le samedi, je suis très malade. Je sors quand même de chez moi pour squatter le salon de 7h48, après un repas et de la vodka, la maîtresse de maison sombre dans un profond coma aux alentours de 4h du mat’. La troupe se disperse dans le calme.

Dimanche, j’ai un anniversaire en fin d’après-midi. Oui oui, vous avez bien lu, j’ai rendez-vous à 16h30. Forcément j’arrive à 18h passés. L’anniversaire est très bien organisé, mes hôtes ont dû lire le manuel du parfait recevoir de notre chère Nadine.

Forcément je connais personne à part le couple d’amis, forcément je bois dans mon coin pour me donner de la contenance, forcément je finis morte poule, forcément j’ai foutu la honte à mes amis et racontant et faisant n’importe quoi devant une salle plus médusée qu’amusée.

Sur une échelle de 1 à 10, si 10 est la note maximale qu’un être humain puisse obtenir en foutant une honte intersidérale à des amis, dimanche soir j’étais à 9,5 facile. Et encore, j’avais pas pris de drogue !

J’en avais encore sous la pédale. Je vous passe les détails de ma traversée de paris à minuit, à parler aux gens dans la rue, à arrêter des voitures, et à saouler des taxis. Oui j’étais perdu, et avec une grosse envie de parler, j’ai donc dû réussir à saouler tout un arrondissement !

Record…

Oui mais moi le 13ème je maîtrise pas aussi…

Bref, je finis par atterrir là où je suis attendu. Ça sera une orgie at home avec tout ce que vous pouvez imaginer. Je suis rentré à 9h lundi matin. J’ai réussi à réellement dormir à 10h ce matin. Je sais pas exactement ce qu’il y avait dans ce que j’ai pris, mais c’était un poil violent…

Bref, je suis en vrac, avec un gros sentiment de honte, mais un gros. Tant et si bien que je suis pas sûr de pas avoir perdu quelques amis en route (notamment le couple de dimanche soir). Voyons les choses avec lucidité, je ne me gère absolument plus. Et si ça continue comme ça, il va m’arriver plus que des hontes à répétitions…

Mais nous savons tous que le week-end prochain je vais recommencer. Et qu’en fin de compte, personne, à part moi, ne peut mettre un terme à ce cercle vicieux.

Le titre est une référence subtile à l’actualité politique du week-end, celui qui trouve gagne une pipe. Moi je vais rendre ma carte et arrêter de croire que les gens ne sont pas si cons que ce que le jounal de TF1 veut nous faire croire…

vendredi 21 novembre 2008

Petite chose fragile

Cette nuit en me couchant, comme tous les soirs, j’ai cogité. « Pourquoi je me sens si seul ? ». Cette réflexion partait d’un constat tout simple : il n’y a pas plus entouré que moi. J’ai des amis en veux-tu en voilà, j’ai une famille super présente à la limite de l’oppression, et pourtant je me sens tout seul, tout nu, tout abandonné.

Je ne suis quand même pas un oisillon tombé du nid !

Et pourtant…

En fait c’est ça le problème. Je n’ai jamais été seul de toute ma vie. Quand je parle d’être seul, je parle d’affronter mes problèmes et la vie. Dans l’enfance, j’étais le petit garçon sensible, qui n’était entouré que de filles, le pédé du village. Je ne me suis jamais fait casser la gueule par les gros bras. Pourquoi ? Parce que j’étais toujours protégé.

À l’école c’était deux filles un peu casse-cou qui m’avaient prise sous leurs ailes. Les mecs savaient que s’ils s’attaquaient à moi, ils auraient à répondre de leurs actes devant ces filles, et surtout devant leurs grand frères qui m’aimaient beaucoup. Ça les a tenus à distance le temps que j’atteigne ma taille actuelle et que je sois en mesure de faire peur tout seul (enfin de loin tout du moins).

Ndlr : quand on dépasse le mètre quatre-vingt à 14 ans pour 75 kg avec une musculature de nageur, même si on s’est jamais battu de sa vie, on peut tenir en respect pas mal de merdeux !


J’en veux beaucoup à mes parents de ne pas avoir su me protéger quand j’étais un petit enfant. Ils savent que j’avais des problèmes pour m’intégrer. Ils savaient que j’étais le souffre-douleur en puissance de pas mal de mes petits camarades. Mais ils n’ont rien fait.

Aujourd’hui, je comprends très bien pourquoi. Il aurait été désastreux pour moi que mon père arrive dans la cour de l’école primaire pour distribuer des baffes aux caïds. Il fallait que je règle ça tout seul. Maintenant je comprends, mais à l’époque je ne comprenais pas. Et malgré mes protecteurs, je me sentais seul et abandonné par ceux qui comptaient le plus : mes parents.

À la sortie de l’adolescence, j’ai eu un besoin vital de m’affranchir de mes parents. Un véritable ado attardé en somme. J’avais soif d’indépendance et de liberté. J’ai vécu dans un cadre très strict toute mon enfance et toute mon adolescence. Je devais me coucher à 21h30 au plus tard jusqu’à mon année de terminale. Je ne pouvais pas sortir le soir. Je n’avais pas le droit d’aller passer des après-midi dans le centre de Toulouse.

Je l’ai assez mal vécu. Surtout qu’en fait la crise d’adolescence m’a pris un peu tard et d’un seul coup. J’ai décidé de façon unilatérale qu’avoir 16 ans en terminale était un signe de maturité et de réussite suffisant pour inspirer la confiance à mes parents et obtenir ainsi quelques miettes de liberté.

Quand ils se sont violemment opposés, enfin principalement ma mère, j’ai pété un plomb, et je suis entré en guerre ouverte avec elle. Guerre qui durera toute l’année de terminale. Là encore je me suis senti seul et incompris. Mes parents ne voyaient pas que je grandissais, et que j’avais besoin d’avoir leur confiance pour me responsabiliser. Enfin ça je l’ai compris plus tard, sur le coup je les voyais juste comme des vieux cons réac’.

Une fois le bac en poche, ma mère s’est calmée d’un seul coup. Elle avait dû se fixer cette limite et se dire « il a son bac à 17 ans du premier coup, il entre en fac, il fera quelque chose de sa vie, j’ai réussi ! ». Et mon père de prendre le relais. Pendant 17 ans, il ne s’est jamais intéressé à moi, enfin ça c’est ce que je pensais, et puis voilà que du jour au lendemain il m’interdit de sortir.

Non mais il débloque le vieux !

Et j’ai passé un an à me battre avec mon père pour pouvoir faire ce que je voulais. Je n’avais pas le droit de découcher, je n’avais pas le droit de rester manger dans Toulouse avant de rentrer le soir, j’étais mineur qu’il disait et je devais obéir !

Non seulement je me sentais seul et incompris, mais surtout je me sentais complètement con face à mes potes qui eux faisaient ce qu’ils voulaient et en plus vivaient seuls ! Et puis ce fut le drame. Quand je pense à tous les problèmes que j’avais ado. Tout ces problèmes qui me paraissaient insolubles, qui m’ont maintes fois fait envisager de mettre fin à mes jours (dans la plus pure tradition ado de la chose hein !).

Franchement à la lumière de ce qui m’attendait, c’était quand même du pain béni, mais je ne pouvais pas m’en rendre compte. Donc voilà qu’un soir mes parents se rendent compte que j’aime bien sucer des bites.

Est-il besoin que je dise à quel point je me suis senti seul ce soir-là ? Surtout quand la première chose que votre mère vous dit est « tu as été malheureux dans ton enfance, tu vas aller voir un psy et ça va passer ! ».

Non maman, ce n’est pas une maladie…

Et là tout s’est enchaîné. Je finirais par partir de chez moi, par m’assumer financièrement tout en faisant mes études. Par tomber dans tous les travers : alcool, drogue, anorexie, médicaments… Jusqu’à ce beau matin de décembre ou j’ai laissé une partie de mon visage sur le volant de ma voiture.

Après 2 ans d’errances totale et de rupture familiale, j’ai retrouvé un foyer, un cocon qui m’avait tant fait défaut. C’est fou ce que l’imminence de la mort peut ressouder une famille éclatée. Non, franchement, ça vaut toutes les psychothérapies du monde !

Et puis la suite vous la connaissez, enfin pour ceux qui me lisent depuis le début tout du moins. Le constat est clair, je n’ai jamais été seul. On m’a toujours protégé. On m’a toujours soutenu. Que je le veuille ou pas, que je m’en rende compte ou pas. Mais j’ai toujours eu un filet de sécurité quoique je fasse dans ma vie.

Et aujourd’hui, à 27 ans bien sonnés, je me rends compte que c’est la chose la plus horrible qui me soit arrivée. Je ne serais jamais adulte si je compte toujours sur quelqu’un. Que ce soit des parents ou des amis, je dois réussir à avancer tout seul.

Le mois prochain ma mère va payer mon loyer et mon crédit parce que je n’aurais plus d’allocations. Ce n’est pas normal. Et pourtant c’est vital pour moi.

Et ça se ressent dans ma recherche d’emploi. Le petit confort de ma petite vie vole rapidement en éclats quand je me confronte au monde professionnel. Et les reproches de l’autre con de la semaine dernière ne sont pas infondés. Je suis un gosse gâté pourri et je m’en rends même plus compte.

Comment inspirer confiance quand moi-même j’attends tout des autres ?

J’en arrive même à dire des conneries du genre à 7h48 lundi soir « en fait, en politique, moi je rêve de me trouver un mentor, qui me forme et m’épaule pendant toute ma carrière ». Non mais ça va plus du tout ! Et pourquoi pas un père de substitution pendant qu’on y est ?

Le pire c’est que je suis incapable de me débrouiller tout seul, et ça m’angoisse moins que de me retrouver effectivement tout seul. En l’état actuel des choses, je ne survivrais pas à la mort de mes parents.

À 27 ans, j’attends encore que mon père vienne casser la gueule aux vilains méchants dans la cour de mon école…