vendredi 29 mai 2009

Je suis un monstre

Je suis en train de devenir le prof le plus détesté du collège où je bosse. En effet, les notes s’arrêtant d’ici une à deux semaines selon les classes et les niveaux, je suis en train de faire passer les derniers DS (devoir surveillé) à toutes mes classes.

Autant, je suis un prof gentil et rigolo quand je fais cours, autant je suis une peau de vache quand il s’agit de contrôler les acquis. Les gamins me détestent.

Florilège donc d’insultes déguisées sur la semaine dans le désordre :

Monsieur c’est trop dur !
Normalement on ne fait pas ça comme devoir !
Mais on a pas vu ça en cours !
Monsieur je comprends pas ce que je dois faire, on m’a jamais, mais JAMAIS, demandé de répondre à des questions comme ça !
(et mon préféré) De toute façon on préférait le prof d’avant !


^^

Le pire ? Je m’en contrefous royal !

Non mais ils attendent quoi, que je fasse des interros où tout le monde à 20 ? Là le souci c’est qu’on tombe dans l’excès inverse. Par exemple, pour mes troisièmes, sur un sujet type brevet (mais allégé quand même parce qu’ils sont un peu bêtes), j’ai 4 gamins qui ont la moyenne, 4 de plus qui ont entre 5 et 10, le reste de la classe c’est en dessous de 5.

Carnage…

Avec quand même des perles mémorables (écrites telles quelles !) :

Le mur de Berlin est détruit en 1997.
Le président des Etats-Unis (Bill C.) déclare la guerre au président de l’URSS (Mikhaïl G.) parce qu’il a envahi Cuba et envoyé des missiles sur Washington.
La guerre froide et le mur de Berlin démarrent à peu prés en même temps.
Le mur de Berlin c’est une bonne occasion de se taper dessus.
La guerre froide c’est juste pas juste pour les gens.


Et j’en passe…

Bon sur le coup, je me sens fragile en tant que prof quand même… Mais bon, est-ce ma faute s’ils ne savent rien et qu’ils ont un niveau de français de 6ème ? Non, je ne suis que le remplaçant, là pour quelques semaines, je peux pas rattraper 15 ans de conneries !

Le pire, c’est qu’ils peuvent passer au lycée avec ce genre de niveau. Et c’est eux qui vont payer ma retraite ? (enfin, non, vu que je serai mort avant, mais vous voyez l’idée quoi !!!).

Bref, je suis donc un monstre, mais je le vis plutôt bien. N’empêche que le monstre, il doit corriger encore 120 copies avant de pouvoir profiter de son week-end de 4 jours. Qu’il doit préparer des cours et des interros pour d’autres classes. Et qu’il a qu’une seule envie, c’est d’aller dépenser sa paye dans du champagne et autres trucs que je ne peux citer sur un blog !

Sniff…

Bon allez, je vais laisser dormir Emma encore une heure, ensuite je la fous dehors et je m’attaque aux copies de 5ème !

Youpi !!!!!!!

lundi 25 mai 2009

Flaque...

Il fait actuellement 72°C dans ma salle de cours... Je suis une flaque... Je vendrais père et mère pour avoir le droit de faire cours en boxer...

Je me meure...

Liquidement votre, Gauthier.



Ps: promis je vous fais un article plus consistant dès que je retrouve une température corporelle satisfaisante ! Là j'y retourne, youpi !!!!!

jeudi 21 mai 2009

Mise à jour violente

Que j’ai honte, que j’ai honte, que j’ai honte…

Franchement, ce n’est pas que j’ai pas le temps d’écrire, non c’est que je n’y pense même plus en fin de compte. Je suis dans ma petite vie bien rythmée « métro-boulot-dodo », et je vous délaisse comme pas permis.

Bon du coup en un article je vais tenter de vous raconter 15 jours de ma vie. Ya du taff, prenez un café, une clope, et installez vous confortablement, c’est parti Ginette !

Déjà, je sais plus où j’en étais… (check l’historique des publications) je vous ai raconté mon anniversaire, et depuis plus rien, ok donc on raccroche les wagons !


Le lendemain de ma soirée d'anniversaire, je suis allé dans une banlieue de type Desperate Housewives pour une soirée électro. Le décalage entre la pelouse tondue à 5,2 cm, les rosiers assortis, et un groupe de teufeurs complètement def’ sur fond de minimale est assez saisissant…

J’adore !

Lundi, le téléphone sonne. Je suis encore collé à mon traversin par mon week-end de fol’ail, il est midi, je commence à 14h30, j’ai le temps. Je réponds au tel :

- Bonjour Monsieur Gauthier, Mademoiselle Tartampion, c’est moi qui vous remplace, je vous appelle pour voir avec vous où vous en êtes !
- Mais de quoi elle me parle ? (je vous ai dit que j’étais encore déf’ ? ^^)
- … Je vous remplace à partir de ce matin, le rectorat m’a prévenu jeudi dernier !
- Vous avez de la chance, parce que moi personne ne m’a appelé !


Effectivement, suite à coup de pute magistral de la part de l’administration je me suis retrouvé remplacé du jour au lendemain. Personne n’a jugé bon de me prévenir. Bref, ce lundi, je suis donc d’une humeur particulièrement joyeuse !

J’ai quand même passé tout mon jeudi et tout mon vendredi à bosser pour préparer des interros et des cours. L’administration savait depuis le début de la semaine que je ne garderais pas ces classes et ils ne m’ont rien dit, de peur sûrement que je refuse de faire le lien le temps que le « vrai prof » arrive.

De colère, je n’ai pas corrigé les devoirs que j’avais fait passé. C’est pas sympa pour la fille qui prend la suite, mais j’en avais un peu ras-le-bol de bosser à l’œil. Parce qu’entre les vacances de Pâques et le week-end de mon anniversaire, j’ai bossé 6 jours complets et j’ai été payé 8h de cours. Cherchez l’erreur…

J’appelle ensuite le rectorat pour leur vomir dans le slip. Je me suis ravisé, puisqu’ils m’ont trouvé un autre poste. En fait, ils m’avaient trouvé un autre poste depuis une semaine (depuis que j’avais officiellement perdu l’autre), mais personne n’a jugé bon de me prévenir…

Et encore quand je dis « mais vous pouviez pas m’appeler ? », je me suis fait répondre « comme si on avait que ça à faire ! ». Je dream in blue…

Bref, j’ai donc récupéré un autre poste, dans un autre collège, toujours pas loin de chez moi, jusqu’à la fin de l’année. Mais cette fois je suis sûr de pas dépasser les 200h et de ne pas être contractualisé. Tant pis pour mes vacances d’été, il me reste un mois pour trouver un travail…

Le côté sympa avec ce nouveau collège c’est que je remplace quelqu’un qui est parti en stage, donc les gosses ne sont pas sans prof depuis un mois, il n’y a pas des tas de copies à corriger, par contre ils sont grave en retard dans le programme…

Le deuxième effet kisscool, c’est que je suis tombé dans la vraie banlieue chic, avec des gosses supers, polis, gentils et disciplinés. Tant et si bien que le premier jour avec une de mes classes, je leur ai demandé si s’était normal qu’ils ne bavardent pas !

Ben quoi, on fini par se dire que c’est la normalité de se faire insulter par les élèves et d’être la cible des boulettes de papiers !

Bref, donc j’ai radicalement changé d’univers.

Le truc drôle c’est que j’ai gardé ma façon de faire cours plus zep. Je m’explique. Les gosses que j’avais avant ne m’écoutaient pas, à un point tel que pour les accrocher à ce que je faisais je me suis mis à leur parler comme eux. Et quand je dis comme eux, c’est que je suis limite grossier quand je raconte une histoire. Et oui, je raconte des histoires pour qu’ils écoutent et retiennent quelque chose du cours.

Je suis prof depuis très peu de temps, mais cette façon de faire cours marche plutôt bien avec les classes difficiles !

Changement de décors donc avec le nouveau collège, moi j’ai gardé mes habitudes. Je me suis donc retrouvé à dire à des petits 6ème (dont la moitié sont scouts) que « les Grecs avaient foutus une branlée aux Perses ! ».

Oui, bon, ça m’a échappé…

Bizarrement, les parents d’élèves ont appelé la direction pour dire « le nouveau prof d’histoire insulte ma fille ». Déjà j’insulte pas ta fille connasse (là par contre je t’insulte, tu vois la différence ?), ensuite les gamins, scout ou pas, ils en disent des gros mots, alors je vois pas pourquoi, moi, j’aurais pas le droit !

L’histoire a fait le tour de l’établissement très vite. Certains de mes élèves sont venus me supplier de continuer à faire cours comme avant, parce qu’au moins avec moi « on comprend et on retient tout ce que vous dites monsieur, avant moi je dormais presque pendant le cours d’histoire ! ».

Pendant une semaine donc les rumeurs sont allés dans tous les sens, allant du « prof qui insulte les élèves » au « prof qui révolutionne l’enseignement ». Bref, moi ça m’a plutôt fait rire, et je n’y prêtais aucune importance finalement. Jusqu’à ce qu’une collègue vienne me mettre en garde.

En fin de compte il semblerait que les accusations n’aient pas débuté à cause de parents d’élèves choqués, mais à cause d’un prof qui, n’ayant aucune vie en dehors de son bahut, se mêle de la vie des autres. Il a donc demandé aux enfants comment se passaient les cours avec « le nouveau », et n’ayant pas aimé ce qu’il a entendu, il a agité le spectre de la sorcellerie pour me faire rentrer dans le rang.

Ben oui, ça se fait pas…

Surtout que bon, les gosses n’arrêtent pas de dire à qui veut l’entendre (et principalement aux autres profs), que mes cours ils sont géniaux et que c’est quand même vachement mieux avec moi !

Jusqu’à me réclamer dans d’autres matières quand même…

Ah je ris…

Bref, je risque de finir immoler en place publique, mais au moins je prends mon pied avec les gosses. Parce que là je peux vraiment faire cours avec toutes mes classes. Et c’est quand même super de bosser dans une bonne ambiance.

Voilà pour la mise à jour niveau taff.

Niveau teuf, pas grand chose à dire, je suis pas mal fauché vu que le rectorat ne m’a toujours pas payé, donc les sorties doivent être limitées ! C’est triste…

Par contre j’ai rencontré un hypothétique futur membre du vodka club. Il aime faire la fête, il boit comme un trou et plus si aff, il a suffisamment de cynisme et d’autodérision pour me faire rire, et en plus il est pédé…

Bref une bonne recrue en perspective le Baron Rouge, à creuser ! (il lui reste encore quelques épreuves éliminatoires pour être membre officiel, on vous tiendra au courant !)

mardi 12 mai 2009

Gauthier, tes amis sont des putes…

Avec quelques jours de retard, je vais vous raconter ma soirée d’anniversaire. Je l’ai donc fêté vendredi 1er mai avec une partie du vodka club. Mais avant ça, je dois vous raconter la semaine qui précède, vous allez voir, c’est drôle !

Tout commence le mardi d’avant. Je suis tranquillement chez moi, je rentre de mon petit collège d’où je pensais m’être fait viré, puis non, puis si, mais je bosse quand même. Bref l’éducation nationale m’occupe bien les pensées, je n’ai donc pas beaucoup de temps à consacrer à mes amis.

Vers 23h ce mardi là je reçois un texto de Misterbitch « je déteste Paris, j’en ai marre, je vais me casser de ce trou pourri ! ». Je me dis qu’il a du encore se faire faire une pipe avec les dents et qu’il a fondu un plomb. Jugeant que ça serait passager je lui renvoie un amical « rentres dans ton trou counnasse et fais pas chier ! ».

Je vais me coucher et passe à la suite (comprenez, ma journée de travail du mercredi). Mercredi soir donc, j’appelle 7h48 pour prendre des news. Et là c’est le drame :

- Tu sais que Misterbitch m’avait laissé son chat ce week-end ?
- Oui, d’ailleurs ça c’est bien passé ?
- On peut dire ça oui, en fait il devait venir le chercher lundi, puis il était fatigué, alors je lui ai dit de passer hier (mardi), et une demi-heure avant qu’il arrive il a pissé sur mon canapé, alors qu’il avait été sage tout le week-end !
- Pauvre chérie, tu es bonne pour un bon nettoyage…
- Non mais attends, c’est pas ça le souci, le souci c’est que pendant que j’étais dans la cuisine, 10 minutes après, j’entends un cri horrible, je me précipite dans le salon, et là je vois mon fil avec un pique à fondu dans une main et le chat en sang qui court partout !
- Mais qu’est ce qui s’est passé ?
- Mon fils m’a dit que pour punir le chat d’avoir fait pipi il lui avait crevé un œil !


S’en suit une discussion sur l’imminence de l’enfermement thérapeutique de son fils. Elle m’explique que c’est pour ça que Misterbitch voulait quitter Paris, et que depuis il ne lui adressait plus la parole.

J’essaie de l’appeler à mon tour, il décroche et m’annonce qu’il a démissioné de son taff et qu’il déménage le week-end suivant. Rien de ce que je dis ou fait ne le fait changer d’avis. Il déteste Paris, les parisien, et plus particulièrement mes débiles mentaux d’amis !

Youpi !!!

Le lendemain, j’apprends qu’un couple d’amis se sépare. Ils avaient quand même prévu de se marier dans l’année. Une sombre histoire de cocufiage et de marie-couche-toi-là…

Je passe de plus en plus de temps au tel avec tous mes amis pour essayer de comprendre ce qu’il se passe. Au passage j’apprends que vu le scandale de Misterbitch et le couple qui éclate, certains ont pris parti, et donc personne ne veut venir se battre le soir de mon anniversaire. A ce stade on est 8 sur la vingtaine prévue.

Dans l’après midi, je reçois un mail de Le froid me demandant ce qu’il se passe avec Elle. Je lui réponds que j’en ai aucune idée, que je n’ai pas eu de ses nouvelles de la semaine. Et là elle me met en copie d’un mail qu’Elle a envoyé à tout le monde.

En gros : Elle est enceinte, elle ne veut pas le dire à Grenouille de peur qu’il la plaque, elle a donc décidé de le lui cacher jusqu’à ce que l’avortement ne soit plus possible. En outre, elle n’est pas sûr que l’enfant soit bien de Grenouille, et si c’est pas le cas il risque de s’en rendre compte vu que la couleur de peau dudit enfant illégitime pourrait lui mettre la puce à l’oreille ! De toute façon c’est pas grave, elle a trouvé une bague dans ses affaires, elle attend donc qu’il la demande en mariage, ensuite elle accelère un peu le process pour être mariée avant la naissance du gosse et là elle pourra plus se barrer la grenouille !

Moi je suis à Sunset Beach, au milieu du plus mauvais des sitcom de la Terre.

On est jeudi soir, et je suis atterré, je passe des tonnes de coups de fils à tout le monde pour essayer de voir ce qu’il se passe dans la tête de mes amis. Je me dis qu’il y en a deux ou trois (Elle et Misterbitch pour ne pas les nommer) qui sont vraiment en train de fondre leur plomb, et qu’il va falloir sévir ou couper les ponts, parce que là c’est juste plus possible.

J’en parle même à ma mère, qui se morfond d’apprendre toutes ces mauvaises nouvelles (elle connaît la plupart de mes amis).

Le vendredi matin, je reçois un mail de cham m’annonçant qu’elle vient de passer la nuit avec Julien Doré, que c’est un putain de bon coup, et qu’ils doivent se revoir. Je la remercie de m’annoncer enfin une bonne nouvelle dans ma semaine de sitcom intégral.

Vendredi soir, 20h, 7h48 arrive chez moi avec du champagne, on passe 2h à discuter de la thérapie que doit suivre son fils, on fait le tour de toutes les nouvelles à la con de la semaine, on égraine les gens qui seront finalement là le soir. Sur le trajet je reçois un coup de fil de la sale môme qui m’annonce qu’elle est malade et qu’elle ne viendra pas. Youpi, je vais fêter mon anniversaire avec 5 personnes. Les autres étant mourantes ou fâchées.

28 ans, mon amour, me voilà !

Dans le taxi qui nous conduit à la soirée, j’avoue à 7h48 que je me suis demandé à un moment si toutes ces nouvelles à la con n’étaient pas juste une mauvaise blague pour mon anniversaire, puis j’enchaine par « vous ne seriez pas aussi horrible ! ».

Une fois dans le bar, je bois une bouteille à moi tout seul pour me remettre de tout ça. On est effectivement 5, on discute, on s’amuse, 7h48 disparaît pendant 40 minutes, je mets ça sur le coup des nouvelles de la semaine.

Un mec que je connais pas s’avance vers moi et me tend une enveloppe, il me souhaite un joyeux anniversaire, et me tape la bise. Dans l’enveloppe, il y a une lettre qui commence par « Gauthier, tes amis sont des putes, mais ça tu le savais déjà… », et d’enchainer sur un énorme et grotesque démenti de toutes les nouvelles à la con que j’ai reçu en pleine poire toute la semaine.

Les cons !

Ils ont osés !!!!!!

Et au moment où je lève les yeux pour accrocher un regard ami dans la salle, je remarque que tous ceux qui avaient annulé pour x et y raisons étaient bel et bien là (en fait ils attendaient dehors depuis presque une heure).

Mes amis sont des putes, ils m’ont fait vivre dans sunset beach pendant une semaine, et moi je n’ai pas marché, j’ai couru !!!!!!

Me vengerai… Oui, et ça sera terrible (je sais pas encore comment, mais je me vengerais !)

Voilà, le reste de la soirée n’a aucun intérêt, on s’est amusé comme des fous jusqu’à 9h du mat’… Ah, si, y a quand même le fait que j’ai mis 7h48 dans un métro à 9h du mat’ complètement déf’ en lui disant qu’il n’y avait pas de taxi, ma vengeance est en route !

Gniark gniark gniark…

La suite de mes aventures, bientôt !

jeudi 7 mai 2009

Je sais...

... c'est pas bien !

Mais j'ai tellement envie/besoin de faire la fête en ce moment, que je remets ça ce soir ! Et promis, un jour, je décuve et je vous raconte !

En guest : Baron Rouge et MisterBitch ce soir (si à nous trois on brûle pas Paris...)

Des câlins et des bisous.

mardi 5 mai 2009

Appel urgent !

Si vous me connaissez en vrai et que vous m'aimez (et que je vous aime, parce que des fois c'est pas tout le temps réciproque), et que vous aimez Misterbitch : vous pouvez m'appeler sur mon portable pour nous rejoindre tout les deux à notre soirée "le mardi des enfers !".

A tout de suite (ou pas)

^^

Avis de décès

La dernière connexion synaptique de votre blogueur vient de griller... Veuillez recharger cette page ultérieurement.

(en gros je vous raconte quand je serai moins cramé)

dimanche 3 mai 2009

Putain, 28 ans !

Il y a 28 ans, pile poil, je venais au monde (oui à 3h12 du matin, j'étais déjà chiant et noctambule, ma pauvre mère quand j'y pense...)

Le plus important c’est quand même de se dire : « putain il est encore en vie ? », parce que bon c’était pas gagné…

Un bilan s’impose. Oui j’adore les bilans…

Donc l’année de mes 27 ans a été, comment dire, bien pourrie ? Oui je pense que je peux employer le terme « pourri » sans top m’avancer ! J’ai relu l’article que j’avais posté pour mes 27 ans, ça m’a permis de me souvenir avec émotion du temps où je ne connaissais pas mon voisin psychopathe le bien nommé.

Mais bon c’est pas le pire cette année, ça peut même être drôle avec le recul de se faire casser la gueule sur son pallier par un psycho-rigide qui m’accuse de déplacer des armoires à 2h du mat’ par pur racisme !

Bref…

Non, le plus dur cette année, ça a été mon chômage. Putain, que j’aime pas l’inactivité. Mais bon j’ai fini par trouvé un taff, et pas des plus pourris. Ça me demande beaucoup en temps et en neurones (surtout en temps en fin de compte), mais ça me fait un bien fou.

La preuve, j’ai pas pris un seul lexo (ou autre) depuis mi-mars. Comme quoi le boulot c’est mieux que les cachets !

J’ai retrouvé un appétit sexuel normal (en fait le printemps doit y faire aussi, j’ai envie d’enculer tout ce qui porte un caleçon et qui passe à moins de 2 mètres).

J’ai presque des sous sur mon compte (presque).

J’ai des amis géniaux (mais ça je le savais déjà, c’est juste que ces derniers mois je ne pouvais plus être l’ami de qui que ce soit dans mon état de décomposition avancé)

Par contre il reste un point sur lequel je dois bosser, mon amour de tout ce qui est illégal. Le fait de reprendre le taff ne m’a absolument pas fait arrêté tous mes débordements enfarinés, et ça c’est pas bien (ouh que c’est pas bien !).

Mais je me dis qu’avec le temps, et le surplus de travail à venir (merci brevet blanc, merci voyages scolaires), je devrais réduire ou arrêter sans même m’en rendre compte (oui je bosse quand même moins bien quand je suis défoncé…)

En fait, ce qu’il me manque là maintenant tout de suite, c’est un chouchou. Avec un chouchou j’aurais moins de temps pour me sentir seul… Ouais, mais non j’aime trop faire la fête !

Bon, donc, le but de cette nouvelle année, me trouver un mari. En plus je perds du poids sans le vouloir. J’ai retrouvé mon poids de forme sans m’en rendre compte. Je suis désirable comme jamais. Y en a bien un qui va me forcer à l’épouser d’ici peu ?

^^

Pour finir, une photo de moi tout nu (depuis le temps que vous m’en demandez une !)




Ne suis-je pas à croquer ? Pour info j’avais 3 mois et depuis je n’ai plus ce léger strabisme convergent qui faisait mon charme quand j’étais un petit bébé tout potelé (en revanche je suis toujours un peu potelé, mais mes poignées d’amour c’est ce qui fait mon charme !).

Bonne fin de week-end à tous !




Ps : article écrit vendredi, s’il le faut je n’ai pas survécu à ma soirée d’anniversaire ou à celle de la sale môme, et c’est donc un article posthume… Si c’est le cas ne me pleurez pas trop, et venez plutôt boire du champagne en écoutant du disco sur ma tombe !

vendredi 1 mai 2009

1er mai ?

Ce nouveau travail a plein d’avantages, on est vraiment des planqués nous les profs. Démonstration :

J’assure 19h de cours par semaine pour un peu plus de 2000 euros par mois. Je bénéficie de plein de vacances. C’est pas juste pour les gens qui bossent 40h 47 semaines par an pour une misère…

Ça c’est ce qu’il y a sur le papier. Il faut ajouter les 6h que je passe au collège en plus pour les diverses réunions entre collègues, les corrections, les colles, les recherches au CDI ou dans la salle info que je suis obligé de faire.

Il y a aussi les 20h que je passe en moyenne chez moi à préparer les cours et corriger les copies, et ce toutes les semaines. En fait, je passe mon mercredi après midi, mon jeudi après midi et mon vendredi matin à taffer chez moi. Le lundi soir et le mardi soir je suis jamais couché avant minuit parce que j’ai bossé jusqu’à 22h30 minimum (et pis il faut que je mange, que j’alimente ce blog, que je baise aussi des fois, toussa toussa).

Et que dire des week-ends ? Je bosse au moins un jour complet (en général le dimanche, ce qui fait que je sors pas le samedi soir).

Et aujourd’hui 1er mai, jour ou toute la France ne fout rien, moi je me lève à 9h du mat’ pour préparer mes cours, mes interros, et corriger un paquet de copies bien chiantes sur l’église au Moyen-Age…

Vous pensez toujours que c’est un boulot de planqué ?

Moi j’en doute de plus en plus…

En tout cas je ne bosserai pas ni demain ni dimanche parce que je serais trop détruit. Et oui, dimanche j’aurais pris un an de plus, donc ce soir je bois. Samedi je bois aussi à cause de la sale môme qui prend un an.

Dur week-end en perspective…

Allez, je retourne à mon « unité italienne ». L’histoire, ma passion…

Grumphf



Ps : le pire c’est que j’aime pas les programmes de collège, c’est d’un chiant ce qu’on doit leur apprendre, tu m’étonnes qu’ils s’en foutent les gosses ! Vivement les nouveaux programmes…

Pps : mon dieu, je parle comme un vrai prof !

Ppps : si vous êtes parisiens, ce soir je serais dans un bar puis dans une boite de Bastille, cherchez moi pour me faire un bisous, j'adore qu'on me fasse des bisous et des câlins !

jeudi 30 avril 2009

La corde au cou

Hier et avant-hier j’ai remplacé au pied levé le prof qui était revenu puis reparti aussi vite que l’éclair. Pendant « la récré » d’hier (ouais ça me plait de dire ça !) j’ai demandé si je devais revenir ce matin pour prendre en charge ses cours, le directeur m’a répondu « venez et puis s’il est là tant pis, mais que les élèves ne restent pas sans prof encore toute une journée ! ».

Ben voyons, je rappelle que je suis payé à l’heure, donc s’il est là ben moi j’ai pas de pépettes !

Je suis rentré chez moi après une matinée éreintante. Ils m’ont bien fait chié les petits cons. Mais je me suis monstrueusement bien vengé. Vous allez voir, un prof ça peut être bien vicieux.

Je n’arrivais pas à faire un cours correct à mes 5ème. Après leur avoir dit « je n’ai jamais vu des enfants aussi abrutis que vous ! » ou encore « mais que vous êtes cons ! » et mon préféré « à vous deux vous avez le QI d’une poule naine morte ! », j’ai pris sur moi de m’en foutre.

J’ai donc fait mon cours, dès que je pouvais plus en placer une, au lieu d’hurler, de prendre les carnets, de distribuer des heures de colle ou des punitions, je me suis assis et si au bout de 2/3 minutes le silence n’était pas revenu, je disais le plus calmement du monde « j’estime que cette partie du cours est faite, on passe à la suite ». Au bout de trois paragraphe sautés, certains élèves se sont inquiétés, mais le bordel a continué !

Et à la fin du cours j’ai pris mon plus beau sourire et j’ai dit « au fait la semaine prochaine vous avez un devoir sur table d’une heure sur les deux leçons qu’on vient de finir ». Je dois être sadique, parce que j’ai pris mon pied à voir leur mine défaites. On pouvait lire dans leurs yeux « oh le con, il a osé ». Donc je m’attends à mettre une volée de bonnes notes comprises entre 0,25 et 4 sur 20, mais je m’en fous, au moins j’espère que ça servira de leçon !

Je rentre chez moi complètement usé donc. Le sentiment du devoir accompli, en me disant que s’il le faut c’était mon dernier cours, et que ce grand moment de sadisme ne serait pas suivi d’effet.

Après avoir avalé mes sushi, je vais faire une sieste (oui le mercredi c’est sushi-sieste, un petit rituel qui me fait du bien !). Quand j’émerge, 3h plus tard (oui ben j’étais fatigué, na !), j’ai un message d’un numéro inconnu. C’est le prof que je remplace.

Il m’a annoncé qu’il ne reprendrait pas cette année…

J’en déduis donc que vu la lettre de recommandation longue comme le bras que le directeur m’a fait, qu’il va vouloir me garder ! Et dans ce cas ça veut dire que je suis en poste jusqu’à la fin de l’année.

Et si je me démerde bien, je pourrais être payé pendant les vacances d’été !

^^

Bon on va où en vacances cet été les enfants ? C’est le contribuable qui paie !!!!!!

^^

Je suis content, pas trop flippé, et soulagé d’avoir quelque chose d’un peu plus stable qu’un contrat à la semaine.

Va falloir que je bosse à fond, je vais me taper les brevets blancs, les réunions parents-profs, les conseils de classe, les voyages scolaires (oui le prof d’histoire, il est toujours dans tous les voyages linguistiques, c’est un poste de planqué !), et le brevet tout court…

J’adoIre !

Appelez-moi Monsieur le Professeur !


Ps : au moment où j’écris cet article, je n’ai pas encore eu la confirmation du rectorat que je suis bel et bien en poste jusqu’en juillet. Il y aura peut-être un démenti, mais j’y crois pas trop !

mercredi 29 avril 2009

Mais bien sûr!

Cette nuit, à 3h42 je me suis réveillé en sursaut parce que j'avais perdu mon serre tête! Je l'ai cherché dans mon lit pendant 5 bonnes minutes avant de me dire que je pouvais dormir sans...

Ndlr: je ne porte pas de serre tête, j'étais juste en train de rêver!

Ce matin, j'ai ouvert les yeux à 7h11. Il faut que je parte à 7h20 pour être à l'heure.

J'aime déjà cette journée...

mardi 28 avril 2009

Karma pourri

Ce matin, je me lève à 8h pour ramener mes livres, copies corrigées et notes diverses et avariées au prof que j’ai remplacé. Je passe 2h dans les couloirs du collège à finaliser tout ce que j’ai à finaliser. Bien sûr tout ça sera pour la gloire aussi.

Je repars quand même avec une lettre de recommandation des plus élogieuses en me disant que tout compte fait, même si certaines classes vont me manquer (2) les autres n’ont qu’à aller se faire foutre (4). J’appelle le rectorat pour dire que je suis libre et que je veux bosser.

Ndlr : les chiffres entre parenthèses correspondent au nombre de classes que je regrette ou abhorre.


Je passe une heure à discuter avec le prof qui me pique mon boulot en décidant de sortir de sa dépression. Si je l’ai trouvé si froid avec moi de prime abord c’est parce qu’il avait de quoi m’en vouloir, mais moi je le savais pas. Figurez-vous que le directeur l’a reçu à son retour par un magnifique « mais pourquoi vous êtes revenus ? On préfère vraiment garder M. Gauthier ! Heureusement qu’il était là pour rattraper toutes les conneries que vous avez faites depuis le début de l’année ! Prenez exemple sur lui ! »

Tu m’étonnes qu’il n’ait pas envie de tailler la bavette avec moi après ça…

Bref donc on sympathise, et je me casse chez moi le cœur léger, embarquant au passage un dernier tas de copies à renvoyer par la poste dans la semaine.

14h, je suis chez moi, coup de téléphone :

- Gauthier, c’est le secrétariat du collège.
- J’ai oublié quelque chose ?
- Non, tu es où là ?
- Ben chez moi !
- Tu peux être là dans combien de temps ?
- 1h30, il faut que je mange, c’est quoi le problème ?
- Il est parti manger et il n’est pas revenu, tu peux assurer les cours, au moins aujourd’hui et demain ?
- …


Non seulement il ne m’a rien dit ce matin, mais en plus il a juste passé un petit coup de fil alors que les élèves étaient déjà en classe à l’attendre pour dire qu’il prenait deux jours et qu’il verrait s’il reprenait après ça.

Et bibi lolo il fait quoi ? Il avale une pizza en deux minutes et il fonce faire cours aux classes les plus chiantes de la création.

Forcément je lui ai laissé mes cours, forcément je lui ai laissé mes notes, forcément j’ai pas pris la peine de vérifier où ils en étaient. J’ai donc complètement improvisé cette après-midi (j’ai quand même les cours que j’ai tapé chez moi, mais je les modifie ne permanence en fait).

Et puis il y a eu le plus produit : l’alarme à incendie qui se déclenche deux minutes après le début de mon premier cours, j’adIore !

Bilan : demain, j’y retourne. Jeudi, je sais pas. Vendredi, c’est férié.

Et moi je fais quoi alors ? J’attends qu’il veuille aller chez le coiffeur et qu’il me laisse faire cours une heure de temps en temps ?

Non mais oh !

Moi je veux un vrai contrat…

Donc je laisse pisser cette semaine. Si par contre lundi j’ai pas l’assurance que j’ai un vrai contrat de plus de 4h par-ci par-là, je demande au rectorat qu’ils me mettent ailleurs (oui je suis devenu croyant dans la nuit, et alors ?)

Petit Jésus se venge d’une façon qui lui est propre, ça doit le faire hurler de rire, mais moi, ça m’épuise…

J’aurais pas dû coucher avec un mineur, je le paye…

^^

Fight for Kisses

C'est'y pas trop mignon ?



Franchement ils se surpassent en ce moment les marketeux ! C'est bien, j'aime ça...

lundi 27 avril 2009

Pour la gloire

Depuis que je suis rentré de Toulouse, je prépare consciencieusement mes cours pour ma rentrée. Je ne suis pas sûr d’avoir encore un poste, vu que le congé maladie du prof que je remplace prenait fin au début des vacances. Mais dans le doute, je ne peux pas arriver comme une fleur au collège sans avoir rien fait des vacances.

Je me suis mal organisé, et puis je suis un peu fainéant. Du coup je n’ai pas eu le temps de corriger la montagne de copies que j’ai sur mon bureau. Je me suis plutôt concentré sur la préparation des cours.

Moralité, hier soir à 22h j’avais suffisamment de cours pour tenir tout le mois de mai dans toutes mes classes.

Si c’est pas le pied ça ?

En plus y a pas mal de ponts en mai, donc ça me laisse du temps pour bien gérer ma semaine.

Pourquoi j’ai plutôt privilégié les cours ? Parce que autant je peux corriger des copies sans être réveillé (oui c’est pas très demandant en connexions synaptiques !), autant je dois être bien en forme pour pondre un cours structuré, compréhensif et vivant.

Hier donc, à 22h, mon téléphone sonne, c’est Bradshaw « on va au Queen ? ». Bon j’ai vu personne depuis 5 jours, je suis un légume vidé de toute substance à force de passer mes journées à pondre, par exemple, un cours sur le printemps du peuple, donc je ne bosserai plus ce soir.

Banco, allons au Queen.

En plus le lundi, je commence à 14h30, elle est pas belle la vie ?

Soirée tranquille chez Bradshaw avec vodka et consort. On arrive au Queen un peu après 2h du mat’, c’est un festival de Sous-Préfètes, on boit, on danse, on s’amuse quoi !

Je reviens chez moi à 7h, le temps de manger et de retrouver mon lit, il est 8h. Je suis chargé comme une mule, donc je dors 40 minutes en cumulé (en plus quand je dors je rêve du Pape, va comprendre…)

J’arrive comme je peux au collège (et en avance s’il vous plait !), je croise deux de mes élèves « Ah monsieur vous êtes encore là ! Chouette, l’autre n’est pas revenu alors ? ». Je me rends compte que je ne suis peut-être pas censé être là si toutefois « l’autre » est revenu. Je passe la tête par la porte du secrétariat et la secrétaire me dit avec un sourire gêné « ah ben, il est revenu, il est là depuis 2 minutes, je n’ai pas eu le temps de vous prévenir ! »

Youpi…

Je suis toujours déphasé, mais je vais voir celui à cause de qui je ne vais pas travailler aujourd’hui. Il est fatigué et largement sous lexomil (ou autre). Le pauvre, il va se faire bouffer, les élèves l’attendent au tournant…

Je lui file mes cours, il me répond « ah ben c’est bien, ça m’arrange, j’avais rien préparé moi ! ». Ah putain, mais un élève me dit ça, je le flingue et là c’est le prof ?

Bon de toute façon, thanks to me, il a des cours tout prêt pour un petit moment.

Et là, j’ai un éclair douloureux « mais je fais quoi des copies ? ».

Verdict : je dois les corriger !

De toute façon si je les lui laisse, je suis pas sûr qu’il les leur rendent un jour, vu qu’il y a dans son casier des copies qui datent des vacances de Noël…

Voilà comment j’ai passé l’après-midi à corriger des copies. Je remets ça demain et sûrement après-demain. Je vais aller au collège à 8h demain matin pour lui demander si je peux faire la correction moi-même ou tout du moins rendre les copies moi-même si les élèves ont des questions.

Si on ajoute à tout ça les vacances passées à préparer mes cours…

Je fais tout ça pour quoi ? POUR LA GLOIRE !

Ben vi, je suis payé à l’heure (joie d’être vacataire). Mais j’ai une conscience, qui sort de je ne sais où d’ailleurs, qui m’interdit de lui envoyer par la poste tout ce que j’ai chez moi avec un post-it « demmerde toi ! ». Non, je veux le faire moi-même.

Et pis j’ai aussi envie d’avoir l’occasion de leur dire au revoir. Parce que même si certains m’ont fait chier, ben je me suis attaché quand même !

Je crois qu’en fait petit jésus m’a puni pour ma nuit de débauche (et toutes celles des dix dernières années).

MAIS J’AIME ÇA, OH OUI VAS-Y PETIT JÉSUS, PUNI-MOI !!!!!!!!!

Ahem…

Allez, je vais manger, ça me fera du bien…




Ps : je n’ai toujours pas été payé, par contre on m’a bien supprimé les allocs. La semaine prochaine je suis en prison pour cause de prélèvements impayés. J’aime pas les oranges, envoyez plutôt du chocolat, merci !

vendredi 24 avril 2009

Le retour du héro, part. 3

Suite et fin de mes aventures toulousaines (le début et )



Océane et moi-même décidons de rentrer (oui parce que même si dans les faits on pouvait plus sortir, ben c’est quand même notre décision de rentrer ! Na !). On prévoit de passer par un quick ouvert 24/24. Je suis un peu cuit, voire complètement, et je me sens pas de passer par la route pleine de flic (une autre nouveauté ça, les contrôles routiers, avais jamais connu ça moi de mon temps).

Et afin de conserver mon permis, je décide de prendre la route touristique, sans quick donc, comprenez que je me suis engagé sur des chemins de traverses moins larges que la voiture. Même les flics ils les connaissent pas ceux-là, il faut être né dans le coin pour maîtriser !

Bref nous voilà donc vers 6h30 sur une petite route tortueuse. Océane dort à l’arrière (dans la même position que son fils la veille en rentrant de chez ses grands parents, ce qui me fait pensé que la génétique est quand même formidable !). Au sortir d’un virage plutôt serré, je remarque quelque chose dans le fossé. Oui ce sont bien 4 roues qui regardent vers le ciel. Sur la route il y a des traces de dérapage et de terre. L’accident semble frais.

Je pile des 4 fers, et j’engage une marche arrière. Je sors de la voiture un peu tremblant en me disant que je vais trouver des gens morts, ou pire en train de saigner dans ce qu’il reste de l’épave.

Océane se réveille et me passe commande pour le quick. Elle mettra 5 minutes à raccrocher et à réaliser qu’on est en rase campagne et que non elle n’aura pas son Quick’n’Toast. Vous auriez vu la déception sur son visage, la fin du monde…

Je jette un coup d’œil furtif dans l’habitacle, personne. Bon, ben y a plus qu’à rentrer. Quand tout à coup j’entends « youhou, on est là !!!! ». Je lève les yeux et je vois deux garçons un peu plus loin sur la route. Arrivé à leur hauteur je leur demande « c’est vous qui avez fait ça ? » en parlant de la voiture retournée, en réponse j’aurai « il y a eu des sangliers… et après trou noir… et la twingo de ma mère… elle est sur le toit ! ».

Je propose de les ramener, ils nous demandent de rester boire un café avec eux. En fait il n’y a jamais eu de sanglier, ils étaient bourrés les petits. Je dis « petits » parce qu’ils ont à peine 20 ans. Les parents sont en déplacement, et ils ne savent pas comment leur annoncer la nouvelle.

Je suis à 1km de chez mes parents, il est 7h du matin et je babysitte deux petits qui viennent de faire des tonneaux. Oui je dis bien babysitte, parce qu’ils nous ont demandé de rester avec eux. On leur a fait à manger, on a examiné les blessures, on a pesé le pour et le contre d’une intervention des pompiers, d’un médecin, de l’assurance et tout ce genre de choses.

Finalement au bout de deux heures, on les laisse aller dormir. La phrase de la soirée sera du conducteur de la twingo morte « putain je suis content d’être en vie, mais lundi quand mes parents vont rentrer, je vais me faire DÉ-FON-CER ».

Ndlr : Océane et moi-même on l’aurait bien défoncé le petit en question, mais pour des raisons plus bassement sexuelles… Oui je sais, il faut que j’arrête de fantasmer sur les mecs de 20 ans à peine, mais bon, moi, un petit cul rose et imberbe, ça m’émeut !


Ça nous a bou-le-ver-sé. J’ai repensé à toutes les voitures que j’ai moi-même explosé dans ma prime jeunesse…

Notez que bon, les parents ne sont pas à plaindre, une putain de barraque j’vous jure : ferme rénovée, deux patios dont un avec un arbre qui pousse à l’intérieur, piscine, parc de je ne sais combien d’hectares. Le tout dans le village de bourges du coin. Océane n’a pas osé chercher les toilettes de peur de ne jamais retrouver la cuisine. Cuisine équipée d’un merveilleux piano de cuisson.

C’était le moment « coté maison » du blog de Gauthier.

Bref, je finis par rentrer, mes parents sont debout, on leur raconte notre sauvetage, ma mère explose de rire, apparemment elle connaît bien les parents qui vont commettre un infanticide lundi !

Dimanche il ne se passe rien. À part un repas gargantuesque à base de chevreau aux morilles pour fêter mon anniversaire en famille (et avec les copains).

Lundi, j’ai corrigé le mémoire de mon petit frère (alors que j’ai fait exprès de pas prendre les copies de mes élèves, il faut qu’il me fasse taffer ce con ! tss tss tss). Le soir avec Océane on fini la bouteille abandonné au B le samedi après une séance au cinéma.

À ce propos, je vous conseille d’aller voir Monstres contre Aliens si ce n’est déjà fait. À 12,60 euros la place ça m’a fait mal au cul, mais en fait c’est parce que c’est en 3D. Sur le coup j’ai pas trop vu l’intérêt de la chose, mais finalement un film en 3D ça roxxe sa mère la pute grave. J’étais complètement dans le film, limite à se reculer sur son siège au début quand on a l’impression que le mec qui joue au jokari va t’en foutre une dans la tronche !

Impressionnant.

Fatiguant pour les yeux, mais impressionnant.

Il me tarde d’aller voir le prochain Pixar qui devrait utiliser la même technologie d’après ce que j’ai compris !

Voilà donc des vacances bien remplies comme on les aime. Retour à Paris mardi soir, et je plonge dans mes copies et mes cours. Youpiiiiiiiii !!!!!!




Ps : + 4kg en 4 jours, un record. Je mange plus avant 2010 !

Pps : première fois depuis que je vis à Paris que je ne vois pas MisterBig lors de mes vacances à Toulouse… Je m’étais pas vraiment rendu compte qu’il n’était plus là. Mais là tu m’as manqué sale con ! Grave… T’as intérêt à faire en sorte que j’imagine que tu ne peux pas vivre sans moi là-bas pour que je puisse un peu mieux supporter tout ça… Nonméo !

jeudi 23 avril 2009

Rase toi partout!

Un message pour nos amis hétéros mâles...

Les marketeux ont pensé à vous avec ce site super bien fait. Bon d'accord c'est principalement fait pour vous faire dépenser des sous, mais quand même les poils ça pue, c'est moche, et c'est bien quand y en a pas !

Hein les filles que j'ai pas raison ?

Tu as beau sucer Brad Pitt, si tu t'étouffes avec des poils qui restent coincés entre les dents (ou comme moi cette semaine qui s'entourent dans mon piercing à la langue !!!!!), ben ça te fait vachement chuter la libido !

Alors une 'tite vidéo et pis un 'tit lien rien que pour vous (et puis moi le monsieur je lui ferais bien l'amûr, pas vous ?)


Le retour du héro, part. 2

Suite de mon week-end de fol'ail !


La soirée de samedi fut tout aussi riche en rebondissements divers et variés (même plus). Ça commence donc par un resto délicieux, il est tenu par un ami, et putain que c’est bon ce qu’il fait.

On file en boite. Arrivé à à peine minuit on se dit qu’il est de bonne augure de prendre une bouteille, histoire de pas passer la nuit à courir après un serveur. Et puis à 60 euros, pas besoin de se priver.

On s’installe et on boit. On sort fumé à tour de rôle pour éviter de se faire piquer la vodka (et surtout la place). Comme je suis en minorité sexuelle, les filles y vont ensemble et moi je reste tout seul à la table. Là dans la fumé (pas de cigarette, mais la fumé de la machine, comme on faisait il y a 10 ans, ben là bas ça existe encore !), j’aperçois un mec qui semble me dévisager.

Il fait trop sombre, donc je le fixe pour tenter de voir s’il est mangeable. Le verdict tombe au bout d’une interminable minute : il a deux fois mon âge et le charme d’un alcoolique qui brûle son RMI au PMU du village.

Je retourne donc à mes occupations (vider mon verre), là dans la pénombre, le viel alcoolique semble s’agiter. En fait il m’a refait le sketch du loup de Tex Avery, sauf qu’en plus il a fini par s’allonger sur le dos en levant les jambes et en les gesticulant dans tout les sens. Tout en me faisant son plus beau sourire (édenté).

Là j’ai pas su si je devais rire ou pleurer. Je me suis donc tourné dans l’autre sens et j’ai attendu que les filles reviennent. Quelques instants plus tard, Océane m’informe que le vieil alcoolique manifeste un grand intérêt pour ma personne. Je la remercie en lui expliquant que je suis au courant. Mais ça n’empêche pas mon nouvel ami de venir me taper la discut’.

Il a tout tenté pendant 5 minutes pour me décrocher autre chose qu’une réponse monosyllabique. Je dois quand même reconnaître la performance. Parce qu’il n’y a pas pire que moi qui ne veut pas adresser la parole à un prétendant. Le pauvre quand j’y pense… Bref il est reparti comme il est venu, il tentera trois fois dans la soirée de renouer le contact, sans succès bien sûr !

Vers 2h52 du matin, la musique s’éteint et la lumière se rallume. On pense à un problème technique. Le barman prend le micro « merci d’avoir passé la soirée avec nous, veuillez vous diriger vers la sortie en prenant vos vestiaires, et à demain dès 21h ! ».

WHAT THE FUCK ?

Après avoir demandé audit barman, effectivement le bar où j’ai passé toute ma jeunesse, celui qui fermait à 2h en semaine et à 5h le week-end, dont je sortais respectivement à 3h30 et à 8h au plus tôt pendant plus de 5 ans, ce bar où une fois la porte fermée, avec les habitués, on finissait les bouteilles en faisant des chorés endiablées au milieu du personnel qui picolait en faisant le ménage, ce bar, donc, ferme maintenant à 3h le samedi !

Bon, kékonfé ?

Une fois sur les allées Jean Jaurès, les filles veulent aller à l’Opus, haut lieu de la perdition rugbypède du coin. Elles ne savent pas où c’est, elles me tannent pour que je les y emmène. Je refuse. Ce qu’elles ignorent c’est qu’on est précisément à 100 mètres de l’Opus à ce moment-là, je crois même qu’on voit l’entrée. Mais elles sont trop bourrées pour s’en apercevoir.

Elles insistent, je bouge pas. Elles me cassent les burnes, je craque et lâche : « mais je n’ai pas du tout envie d’aller me faire chier dans une boite pleine d’hétéros cons comme leur pieds ! Je veux m’amuser moi aussi ! ». À ce moment précis 4 mecs dans la force de l’âge sont en train de croiser notre route. Vous le croirez ou pas, mais je me suis fait traité d’hétérophobe, et ils m’ont dit que « c’était pas gentil pour eux, qu’ils étaient gentils et qu’il fallait pas juger les gens sur leur sexualité ! ».

Mondeàl’envers.com bonjour !

Ndlr : tout ceci c’est fait dans la bonne humeur la plus totale, il n’y a pas eu pugilat ou d’acte a proprement parlé hétérophobe…


Bref je lâche rien et j’obtiens ce que je veux : direction le kléo, la boite où y a tout la planète tafiole du sud-ouest. Ce fut affligeant. Il faisait au bas mot 75°C sur la piste, je n’ai survécu qu’en m’accrochant au ventilateur. On a bu, les filles se sont fait peur quand elles se sont rendu compte que des lesbiennes hors d’âge leur tournaient autour. J’ai croisé un ex à MisterBitch (anthologique, y a des ex à MisterBitch partout !). Et à 6h du matin rebelote « allez hop, dégagez bande de cons ! ».

Le kléo j’en suis jamais sorti avant 8h, et souvent même on partait vers 10/11h… Et là à 6h il faut dégager ?

Toulouse est morte les enfants, morte…

Ça m’a fait mal au cœur. Mal au cœur pour moi et mes vacances à venir, mais surtout mal au cœur pour mes amis, et puis également mal au cœur pour toutes ces soirées qu’on a fait et qu’on ne pourra plus faire…

Et dire qu’on doit ça au nouveau maire PS. C’est un truc à te faire rendre ta carte ça !!!!!!



Suite et fin demain...

mercredi 22 avril 2009

Le retour du héro, part. 1

Me voilà dans le train du retour après 4 jours mémorables dont voici le résumé. Je ne vais pas vous faire ça dans le détail, on va aller vite sur certains points et s’étendre plus que de raison sur d’autres. C’est parti.

Jeudi, je débarque donc à pas d’heure à la gare après 5h à mon contorsionner sur mon siège de 1ère. Y a pas à dire la 1ère c’est supportable quand c’est vide. Sinon c’est juste une 2nde remplie de gens qui se la pète et qui bouffent quand même mon espace vital.

(J’aime pas les gens)

Donc 5h à manger mes genoux parce que la pouffiasse d’en face avait décider que le tarif lui permettait de mettre ses pieds quasiment sous mon siège. Je ne dois mon salut qu’au départ précipité de mon voisin, visiblement dérangé parce qu’il ne pouvait pas profiter de TOUT le compartiment à son aise. J’ai ainsi pu m’allonger en prenant deux sièges.

Non mais !

Bref, ceci n’a aucun intérêt, si ce n’est vous montrer qu’en descente je suis toujours autant de mauvaise humeur. Ben vi après 5 jours non-stop d’élagage de neurone, il faut bien redescendre, et moi j’ai amorcé la mienne dans le train.

La soirée de jeudi n’a pas grand intérêt si ce n’est le repas que mon petit frère m’a amoureusement préparé, et le joint des enfers qu’il m’a fait fumé en accompagnement. Minuit jeudi soir, je rigole tout seul devant un clip de Khaled qui passe en boucle sur une chaîne musicale à la con !

Ça commence bien !

Vendredi, je passe la journée avec mon filleul et sa mère, le soir je mange en famille, et après un éclatage de panse à grand renfort de confits et de foies gras, on se met minable chez Emma en vue d’une sortie en boité hétéro.

Ndlr : je passe volontairement sous silence les deux heures où je me suis lamentablement perdu pour aller chez les grands-parents de mon filleul. Parce que deux heures pendu au tel avec Emma qui m’a fait traverser des bleds aux noms improbables sur une départementale moins large que la twingo maternelle, ça n’a aucun intérêt (et surtout ça entache mon image de maître de l’orientation et de la conduite)


Le soir donc après une cuite apocalyptique chez Emma, je décide de faire découvrir le Purple à Océane. Le Purple, pour ceux qui connaissent pas, c’est la boite prout-prout du coin. J’y sortais de temps en temps quand j’étais étudiant, je retrouvais tout Science Po, on buvait du champ’ dans le carré VIP. Il n’y avait que la jeunesse dorée et les gens de la nuit, c’était bien sympa. Pas de quoi fouetter un chat, mais sympa quand même.

Et ben ça a bien changé. Comment vous expliquer sans dénaturer ? Tu vois la boite dans laquelle ta cousine Berthe, caissière du Auchan de la zone indus’ de Dunkerque, a enterré sa vie de jeune fille quand elle a épousé son mécano de fiancé, rencontré lors d’un colloque de Tunning sur la plage de Berk s/ mer ? Tu sais la boite qu’elle t’a assuré être « à la pointe de tout » parce qu’ils ont reçu en guest le DJ vedette du Métropolis il y a 10 ans et que depuis il y a toujours son autographe au vestiaire. La boite où quand tu enterres ta vie de jeune fille on te fais boire de la bière à l’entonnoir ! La boite classe quoi !

Ben là c’était pire. J’ai vu des parades nuptiales sorties de nulle part. Même les paysans du Cantal qui vont en boite avec le tracteur draguent avec plus de distinction que ces gens là. Il y avait de tout : un clone de Sean Paul, des mecs en Eden Park, des filles en Mango, des putes et des macs…

Bref le haut du panier de Toulouse…

J’en aurai ri si on avait pas mis beaucoup d’espoir dans cette sortie (genre s’amuser en dansant, en buvant et en discutant avec des gens intéressants). Moralité on a décidé de boire quand même et de dire du mal. Ça a été un florilège. Toutes les 5 minutes, on avait droit à un sketch. Du petit lait…

Le pompon ? Quand Sean Paul et pute numéro 2 se sont finalement rentrés dedans et on fini par s’embrasser. Oui, ils ont le droit de se reproduire ! Et qui c’est qui doit éduquer ce qui sort de ce genre de truc ?

Bibi-lolo !

Ça m’épuise…

Bref, on rentre pas trop tard, on dort, on se fait réveiller par mon filleul qui veut jouer à tout pleins de choses bien bruyantes, on s’enfuit à 20h pour aller au restaurant.



La suite demain...