samedi 30 septembre 2006

Putain, 1 an

Voilà, cette semaine ça fait un an que je vis à Paris. Et pour fêter ça, je rentre une semaine à Toulouse. Alors quoi, la capitale n’est pas faite pour moi. Oh que si !!!! Je pense même que Paris a été créé pour moi…

Je m’y sens bien, pourtant je n’ai pas de travail, je vis dans un placard, mes amis ne sont pas tous avec moi, je suis loin de ma mère (non ça en fait c’est un point positif ;) ). Mais je sais pas, ça doit être l’ambiance (je ne parle pas du parfum d’ambiance dans le métro !). Je suis aller à Londres le week-end dernier, et je ne m’y suis pas senti bien. Londres pour le shopping, boire un verre, flâner le long de la Tamise, ok, et Paris pour y vivre. Oui je vis dans un musée à ciel ouvert, c’est sympa non ? Bon il faut impérativement faire quelque chose pour tous ces touristes… Mais à part ça, c’est plaisant…

Bon outre le fait que je me sente bien ici, il va falloir assurer côté tune si je veux rester. Parce que Paris oui, banlieue plutôt mourir. Je vais pas aller me prendre un HLM dans une tour à la Courneuve, non, je veux un T3 dans le 7e ! Et accessoirement, j’assume complètement mon côté bobo. Oué le 7e c’est quand même la classe intégrale… Ou l’île Saint Louis, ça ne me déplairait pas non plus, ou le 8e, et même, soyons fous, le 6e ! En tout cas ça sera rive gauche !

Bon outrepassons ces circonvolutions mentales, et mes plans sur la comète, pour parler de l’essentiel : les parisiens ! Tout un poème ça aussi. Un parisien, c’est pressé, même à minuit le samedi quand il est saoul, il est pressé, il faut le savoir. Ami provincial qui vient en visite dans la capitale sache ceci : si tu te trouve sur le chemin d’un parisien et que tu n’avances pas/lui barre le passage, et que ça lui fait donc perdre plus d’une milliseconde, tu finiras la gueule dans le mur/caniveau, mais le parisien passera sans ralentir… La première fois on se demande où on est tombé, et surtout comment font les grands-mères dans le métro, ben en fait elles font comme tout le monde : elles courent !

Un parisien, ça ne sourit pas, quelque soit la circonstance, quelque soit la personne ! Au début je pensais qu’ils avaient des amendes s’ils souriaient, mais non, alors me suis dit qu’on leur avait tous sectionné les zygomatiques, non plus, un parisien ça fait la gueule, point barre…

Mais bon, je peux me moquer d’eux, parce que je fais exactement pareil, et franchement, j’ai peut-être mis 15 jours à adopter ce genre de comportement, donc c’est que ça doit être contagieux ;) Mais je garde quelque chose du sud en moi, parce que vous ne le voyez pas, mais au fond de moi je souris !!!!! (Ok c’est nul, mais j’ai rien trouver d’autre…)

Par contre, il y a quelque chose que je n’ai pas remarqué de suite, que ne m’a pas choqué de prime abord. Non il a fallut attendre de revenir deux ou trois fois chez moi, à Toulouse, pour comparer, avant que ça ne me saute vraiment au yeux. A Paris, suivant le quartier où tu vis, le niveau de vie que tu as, ou que tu veux faire croire que tu as, et tes origines, tu suis un code vestimentaire très strict. Les gars des banlieues, les pouffes du 16e, les pédales du marais, les étudiants du 20e, etc… C’est vraiment frappant, et ce n’est pas autant marqué chez moi.

Et je ne parle pas des relations humaines, à Paris elles sont vraiment exagérées. Dans le sens où les gens sont plongés au milieu d’une agglomération de 10 millions d’âmes, si je me souviens bien, mais sont souvent seuls. Et ce à cause de ce comportement typique du parisien « ignore moi autant que je t’ignore et nous vivrons heureux ! ». Bref du coup, dans ces relations, le parisien se comporte comme s’il habitait un petit village du Gers. Tout se sait, tout le monde se connaît, et si on regarde le fonctionnement de ces petits groupes, on se retrouve face à quelque chose que l’on a voulu fuir en arrivant ici ! Je ne prendrais pas d’exemple, mais je vais juste citer des banalités : « un tel à couché avec bidule, c’était nul », « machine est grosse », « bidule en veut à mon cul, et ça me stress »… Et toutes ces infos circulent à une vitesse folle. Ah, les cancans et les ragots ne sont pas l’apanage des petits bleds, loin de là…

MAIS QU’ON NOUS FOUTE LA PAIX BORDEL !!!!!! Voilà, ça c’est fait…

Bon, je ne sais pas ce que vous en pensez, mais je trouve ce bilan plutôt positif moi ! Si on rajoute à ça la quantité de sexe, d’alcool et de produits illicites que je peux m’envoyer dans cette ville, ça en fait presque un paradis sur terre ;)


Gauthier in Hell-Paris.


Ps : pourquoi je me prends la tête là dessus ? J’ai encore 3h de train, voilà pourquoi, et je peux pas fumer, ni manger, ni boire, alors je vous emmerde, voilà ! Alors heureux ?

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