lundi 28 août 2006

Sainte Maman de moi

Ça fait longtemps que je ne vous ai pas parlé de ma famille. Oui je sais, je suis assez monomaniaque en ce moment, je n’ai qu’un nom à la bouche « connard d’ex ». Alors oui ami lecteur, j’ai pitié de toi, sache-le ! Je vais aujourd’hui te parler de ma maman. Tu vas voir, tu vas rire !

Pour planter un peu le décor, je vais préciser deux trois points. Mes parents vivent dans un petit village du sud-ouest. Gentil petit village où j’ai grandi, où tout le monde se connaît, et où, surtout, tout le monde connaît la vie de tout le monde (ouép c’est ce qui rend la vie parisienne si paisible quelque part !). Donc ma mère connaît tout le monde et tout le monde la connaît, bla bla, vous avez pigé le principe…

Il y a quelques jours, elle se rend donc dans l’unique boulangerie du village. Elle connaît le boulanger, bla bla, il vient boire le café à la maison avec sa femme, bla bla… Devant ma maman se trouve un jeune homme d’obédience tafiole, option « super-tafiole ». Pour m’aider à situer le personnage quand elle me raconte elle me dit « comme ton ancien très bon pote là, super super super efféminé, tu vois ? Ben pareil mais pire ! ». Ok merci maman pour la précision, c’est vrai que j’ai pas l’habitude d’en voir des tafioles, c’est mieux que tu prennes un exemple…

La jeune tafiole achète ce qu’elle est venue acheter, et paye. Entre temps elle a un mot gentil pour ma maman, et pour le boulanger. Ma maman salue le boulanger alors que la diva passiva quitte les lieux. Et au lieu de donner une baguette à ma maman et demander comment va mon père, le boulanger ne peut s’empêcher de commenter la scène :

- Non mais ça, c’est une ????? (ma maman ne se souvient pas de l’expression utilisée, peut-être une occultation volontaire de son cerveau) !
- Mais pourquoi tu dis ça Roger ? (le boulanger ne s’appelle pas Roger, les prénoms sont changés pour conserver l’anonymat des participants)
- Ben tu l’as vu ? Non mais c’est pitoyable… (rires)
- Mais d’où tu te permets de le juger ? Et de me dire ça en plus ? Qu’est ce que tu connais de sa vie à ce gentil garçon ? En plus il a été très gentil avec toi et avec moi !!!! (pas de rires : ma mère était de mauvaise humeur…)
- Mais attends, c’est pas normal ce genre de pédales-là, ça devrait pas exister, non mais tu l’as vu ? Si c’est pas fait exprès pour qu’on se foute de sa gueule !!!!
- Et d’où tu oses me dire ça à MOI ???? Mais pour qui tu te prends pour juger les gens ? T’es mieux que lui ? Et tu me tiendrais ce genre de discours si je te disais qu’un de mes fils était gay ? (mais alors pas de rire du tout du tout !)
- … ben enfin, je te connais, voyons…
- Ben justement non ! Gauthier est gay, et ça me fait énormément de mal que tu dises des choses comme ça ! Tu n’as pas le droit !!!
- Mon dieu… mais je ne le savais pas, je suis désolé, vraiment je ne voulais pas te faire du mal, il faut pas m’en vouloir… Et tu le vis bien ? Et ton mari ? Et Gauthier ? C’est pour ça qu’il est parti ? (il parlait de mon départ, mon père n’est pas parti lui !)
- Je le vis très bien, Gauthier aussi, s’il est parti c’est pour ses études, et mon mari aussi il aime son fils. On n’a pas eu le choix, on a deux fils et on les aime autant l’un que l’autre. Tu te rends compte des conneries que tu peux dire ????


Sur ce, ma mère dans un mouvement digne d’une sitcom hollywoodienne tourne les talons et sort telle une reine de la boulangerie…

En arrivant à la maison, elle tombe sur mon père qui, l’air contrarié, lui demande pourquoi le boulanger vient de l’appeler pour lui dire « Je sais que tu aimes ton fils même s’il a choisi d’être gay, je ne voulais pas vous insulter, je suis vraiment désolé, dis le bien à ta femme, hein ? ». Et là ma mère explose de rire, et lui raconte la scène en pleurant, prise d’un fou rire incontrôlable.

Pour la petite histoire, mon père lui a fait une scène pas possible du genre « mais vas-y, raconte la vie sexuelle de mes enfants à tout le monde ! ». Et le boulanger a rappelé ma mère pour être sûr qu’elle ne fasse pas la gueule ! Genre elle va se taper 10 km pour acheter son pain pour plus voir ta gueule ducon !!! Elle a que ça à foutre ma mère !!!!!!

Donc voilà, moi qui pensais que tout le monde savait que je suçais des bites dans mon petit village, il en reste encore quelques-uns qui tombent des nues… Ma gentille maman adore se targuer d’avoir un fils pédé qui réussit sa vie. Mais attention, elle ne fait pas ça de façon malsaine, elle ne fait pas ça pour être à la mode non plus ! Elle est juste fière de moi, dans mon intégralité !

Et du coup parfois, j’ai l’impression d’avoir une famille plus militante que moi pour les droits des homos. Que ce soit ma mère, mon frère ou mon père, ils ont mouché leurs lots de connards, mais toujours quand j’étais absent (parce que quand je suis là et qu’on assiste à ce genre de scène, j’ai le droit à un regard genre « euh, on est censé faire quoi là ? », et ils perçoivent dans le mien que je ne veux pas de scène, donc tout le monde range les couteaux).

Maman je t’aime, et pas uniquement parce que tu me fais rire.

jeudi 24 août 2006

Connard d’ex

On termine doucement (et fraîchement) le mois d’août. Il n’y a pas grand monde à Paris (excepté les touristes) et nos chers lecteurs semblent tous en vacances, heureux, sous des latitudes plus propices à la farniente. Et franchement je ne peux pas leur en vouloir, si j’avais le choix… Bref, nous ne sommes pas ici pour parler de mes envies de vacances au soleil ! (quoique, je fais ce que je veux après tout, si je veux en parler j’en parle, mais en fait non j’ai un autre sujet d’article pour aujourd’hui !).

De plus, notre chère Nina est quelque peu overtendue du string en ce moment, du taff, encore du taff, rien que du taff (et un peu de sexe aussi, mais ça c’est une autre histoire…), donc je lui donne un petit coup de main pour la continuité de ce blog en vous narrant, un peu plus que d’habitude, mes angoisses, mes délires, bref ma vie…

Sujet de préoccupation du jour (que dis-je « du jour » ? De la semaine, du mois, de l’année, et même de ma vie d’adultolescent !) : connard d’ex. Je sais je ne parle que de lui en ce moment, mais bon ça me perturbe, alors voilà, vous en faites les frais ! Donc, il a encore frappé, et plus fort que d’habitude en plus.

Recadrage de situation, pour les deux du fond qui dorment depuis juin, connard d’ex a refait une apparition perturbante dans ma petite vie tranquille au milieu du mois de juin. Il m’a promis monts et merveilles sur une hypothétique reformation de notre couple (brisé par son départ il y a 4 ans ! Le couple a été brisé, hein, pas moi, quoique si moi aussi j’ai été brisé, mais ça c’est une autre histoire…). Moi je n’étais pas forcément chaud au départ, sachant qu’il devait quitter Paris pendant tout l’été, je préférai qu’on ne tire pas de plans sur la comète, ne sachant pas trop d’ailleurs ce que « couple » pouvait vouloir signifier avec lui !

Mais très vite (genre après 3 minutes d’intense réflexion) je décide de retenter le coup. Bon ok, je n’avais pas toute ma tête (il était en sous-vêtement dans mes bras, et ça m’a distrait). Je ne pouvais pas envisager ce qui allait se produire. Pourquoi ? Parce que j’ai attendu 4 ans, 4 longues années pour qu’il me reprenne dans ses bras comme ça, alors j’allais pas tout foutre en l’air parce que je me posais des questions.

J’ai donc décidé unilatéralement d’arrêter de me poser des questions, afin de vivre à fond le moment présent. « Unilatéralement », c’est là que réside le fond du problème. Parce que lui il n’a pas décidé de faire comme moi, bien au contraire.

Donc voilà j’en fini avec le flash-back, il ne m’a pas appelé de l’été, puisque « de toute façon on se voit en septembre », et moi j’ai fait ma Pénélope tout le mois de juillet (bon une Pénélope un peu revisitée certes, mais une Pénélope quand même !). Jusqu’à ce que je reçoive un texto (cf. article de la semaine dernière), et là j’ai explosé.

Comme le dit si bien Nina, il suffira de peu pour que j’efface ces semaines de haine, surtout que de l’amour à la haine, il n’y a qu’un pas. Comme il est hors de questions que je le méprise, ou qu’il me laisse indifférent, je suis toujours coincé. Donc voilà, il suffisait, à ce jour, qu’il m’envoie une jolie lettre. Pas forcément une lettre d’amour enflammée, non non, je connais bien le phénomène, autant lui demander de se couper trois couilles… Non juste une jolie lettre, personnelle, manuscrite, que je puisse garder et relire à l’occasion. Et j’aurai trouvé mon attitude des derniers jours vraiment excessive, je m’en serais voulu, et j’aurai attendu son retour, telle la brebis égarée attend son divin berger !

Que nenni, j’ai reçu une carte postale. Jolie certes, mais il n’en reste pas moins que c’est une carte postale (la possibilité d’y écrire un roman est quand même réduite !). De plus, il arrive à faire une faute dans mon nom de famille (et ça, mais ça m’énerve ! ! ! ! Vous n’avez pas idée !). Et il aurait pu envoyer cette carte à sa grand tante Berthe qu’il ne voit plus depuis ses 12 ans tellement elle était vide de tout propos et surtout pleine des banalités suivantes « je vais bien, il fait beau, j’ai mal au pieds parce que je marche beaucoup, c’est pas trop dur de bosser pendant que certains sont en vacances ? J’espère que tout va bien à Paris, à bientôt, connard d’ex ».

TOUS DES CONNARDS ! ! ! ! ! !

Je ne sais même pas pourquoi je m’énerve, ça ne sert à rien. Manifestement il ne me comprend pas, je ne le comprends pas, et ça nous (ME) fait souffrir ! Même si la possibilité d’effacer tout ça pour repartir sur des bases saines en septembre reste possible, je ne sais même pas ce qu’il faudra qu’il fasse pour que je pardonne.

Le pardon est possible, le vrai pardon, le pardon sans conditions, mais il va juste falloir que j’en évalue le prix. Parce que, quoi qu’il arrive cher connard d’ex de mon cœur, ça va te coûter très cher ton petit été papillonnant dans le sud. Oui très cher, et fais-moi confiance, je sais être dur quand il le faut.

Sur ce je souhaite de bonnes vacances à tous ceux qui y sont encore ou qui vont l’être. Je retourne dans mes dossiers.


Gauthier in Pénélope memory

PS : Connard d’ex rentre ce week-end (26 août), et vous savez quoi ? Ben j’ai toujours pas de nouvelles depuis sa carte (où il ne parle absolument pas de nos « retrouvailles »)…

Moi j’en connais un (moi au hasard) qui va beaucoup boire ce week-end… Si on ajoute à ça la surcharge de travail que j’ai en ce moment, si je finis dans le service d’Emma avant la fin du mois, vous saurez pourquoi…

Je vais finir lesbienne, des volontaires ?

TOUS DES CONNARDS !!!!!!!!!!

lundi 21 août 2006

Would you marrie me ? Yes…

J’ai dû commettre des crimes affreux dans une vie antérieure, parce qu’à ce jour je trouve le prix à payer très élevé… Je suis chanceux sur bien des points, je n’ai pas à me plaindre, excepté quand on parle d’amour. Là c’est plus des casseroles, mais une batterie de cuisine d’un restaurant 3 étoiles que je me traîne en permanence !

Que je vous raconte mon week-end. Vendredi, je suis fatigué, je décide donc de rien faire chez moi, je regarde la télé, je me couche pas trop tard, bref soirée « on recharge les batteries ». Samedi, je passe mon après-midi à faire le ménage, je dois également repasser et faire mes courses pour la semaine (je suis un parfait petit homme d’intérieur !). Problème, monsieur poppers (celui du week-end passé), me propose de remettre ça. Je suis attendu à 20h à l’autre bout de Paris pour un dîné, je n’ai pas fait mon repassage, ni mes courses, je refuse. Et pis j’en ai pas envie.

Je suis un oiseau de nuit moi, mes envies sexuelles ne se font sentir que passé 22h, pas avant. Mais devant l’instance dudit monsieur poppers, et la promesse d’un orgasme bien mérité (depuis le petit dijonnais je n’ai rien fait, donc ça fait déjà 5 jours…), je capitule. Les courses et le repassage c’est pas primordial, enfoncer ma bite dans un anus consentant, oui !

Donc on baise, mais je suis pressé, et j’ai pas vraiment vraiment envie, donc j’expédie ça en 25 min (ouais des fois j’ai honte). Et je me rend à mon dîné (hôtesse : 7h48 under Xanax effect !). Je rencontre des gens que je ne connaissais qu’à travers les blogs, je revois des gens que je connaissais déjà, très bonne soirée. Un peu arrosée, mais 7h48 sait recevoir, c’est indéniable ! ! ! Merci encore pour ce délicieux repas mon cœur.

Il est tard, je devais rejoindre une amie en boite, elle me fait faux bond. Cham se propose de me déposer chez moi, je lui demande de me déposer plutôt en boite. Une fois installé à mon comptoir, je me noies dans une vodka sunrise. Le barman et le patron s’inquiètent de ma vitalité, proche de celle du bulot cuit. Je leur précise que je suis mort de fatigue, et sous l’emprise somnolente de plusieurs bouteilles de vins (de tous les coins de France, ce pays est fantastique par moment…).

Alors que je n’attends rien du tout de cette soirée, un jeune homme (que j’avais repéré 20 min auparavant) s’avance et me pose la question qui tue à 4h du mat’ (avec, en plus, 4g dans chaque bras) :

- Do you speak english ?
- My english is dead tonight…
- It’s not a problem… I just want to say you look very « french » !


C’est quoi cette nouvelle insulte ? Je suis « vraiment » français et ça se voit ? Mais pour qui il se prend lui… Alors moi pas peur, moi 4g, moi engage conversation. Et il s’en suit un échange hautement intéressant. Il s’avère que je suis vraiment le français type tel qu’il se le représentait, du coup je suis « cute, gorgeous, kind, lovely… ». Il est brésilien, en transit par Paris pendant 4 jours, il part vivre à Londres (il était prof d’anglais au Brésil).

On reste là à papoter jusqu’à la fermeture de la boite. Je lui propose de venir dormir chez moi. Il accepte. S’en suit une mémorable partie de jambes en l’air (j’adore le sexe avec les étrangers, c’est tellement… exotique !). Il me dit des mots doux en portugais et ça me fait vraiment plaisir (en même temps il aurait pu me dire « je pisse sur le cadavre encore fumant de ta pute de mère ! » que j’aurais trouvé ça trop mignon étant donné mon niveau en portugais…). Et comme on est dans le délire, il me demande en mariage, et moi j’accepte.

Alors j’aimerais juste poser une question. Ce petit homme, tout mignon, tout gentil, tout caliente (arf l’amérique du sud sait comment produire des bons amants !), s’en va de façon définitive vivre à Londres mardi soir. Et moi, il me restera mes yeux pour pleurer, et mon découvert pour m’empêcher de prendre l’Eurostar avant un petit moment. Ok c’est pas la mer à boire Paris-Londres, mais c’est quand même plus loin que Paris-Courbevoie ! Alors pourquoi quand je tombe toujours sur des garçons fantastiques, ils ne sont pas français ou résident en dehors de la France ? ? ? ? POURQUOI ? ? ? ?

Nina m’a dit hier soir « tu les trouves fantastiques parce que tu sais que ça ne peut pas durer, avec ton américain c’était pareil ! Si ce type vivait à Paris tu l’aurais baisé au mieux et basta ! ». Ok il se peut que je sois adepte du masochisme en amour (cf connard d’ex). Mais bon il se trouve que j’aimerais bien comprendre pourquoi ça tombe toujours sur moi. Surtout que je ne les cherche pas. Je ne traîne pas dans des endroits fréquentés par des touristes, je ne leur adresse pas la parole, ils me tombent dessus comme la misère sur le pauvre monde.

Alors ok pendant 1 jour, 1 semaine, 1 mois (suivant la durée de leur séjour) j’en profite à fond. Mais après ? Ben après je me sens seul, je me sens con, et je retombe dans une spirale « j’ai besoin d’amour, je vais pardonner à connard d’ex ! »

AH NON, SURTOUT PAS, JE ME LE SUIS PROMIS ! ! ! ! ! Connard d’ex, plus jamais (ben voyons…)

Bref, je vais donc profiter de mon brazilian boy jusqu’à demain soir (on ne se quitte plus, et si j’avais pas eu cette fucking réunion à préparer pour demain 15h, ils m’auraient pas vu au ministère pendant 2 jours, ben oui ça sert à quoi les conjonctivites ?). Ensuite je passe la fin de semaine sous ma couette à déprimer, ce week-end je bois, et j’espère que je vais en trouver un autre tout aussi intéressant (et beau, et gentil, et prévenant, et parfait ! ! ! !). Promis, bientôt je me fais soigner et je me cherche un mec pour de bon…


Gauthier Brazil addict

lundi 14 août 2006

J’aime la moutarde

Je suis un personnage public. Comme à chacune de mes amies les stars, cela m’apporte son lot d’inconvénients et d’avantages. Mais les avantages sont bien au-delà des inconvénients (cette semaine tout du moins).

Dimanche, après un mois d’échanges et de tractations en tout genre, je prends un TGV, direction le tiers-monde (Dijon). Pourquoi ? Parce qu’un charmant blogueur, âgé de 18 ans et deux minutes, insiste pour que j’abuse de sa personne pendant tout un week-end. Moi je suis serviable, donc j’accepte forcément…

Mais il faut quand même préciser que tout le monde n’est pas à même de me faire faire 1h40 de TGV un lendemain de cuite, après avoir couché avec deux mecs dans les dernières 24h. Là c’est un cas à part. Quand je dis « cas », ce n’est pas péjoratif !

Ce jeune homme me touche particulièrement. Il est sensible, un peu fou, un peu torturé, mais il a la tête sur les épaules, et, malgré son jeune âge, il sait ce qu’il veut : coucher avec le grand Gauthier.

Ouais, bon j’entends encore les deux du fond qui se marrent en hurlant que j’ai la grosse tête, et que je me sens plus… Mais pas du tout (enfin si un peu, mais j’ai mes raisons). Il a pris contact avec moi pour une raison bien précise, et il a su faire ce qu’il fallait pour l’obtenir, il faut le reconnaître et le féliciter, non ?

Donc la révélation lui est venue après la lecture d’un de mes textes sur les Vingtenaires, il était en couple, ça ne lui convenait pas trop, mais il ne savait pas exactement pourquoi. À la lecture de ma prose, où je devais encore m’étendre sur une de mes soirées de débauche, il s’est dit « mais c’est comme ça que je veux vivre ! c’est ça que je veux ! ». Il m’a donc envoyé un mail pour me dire qu’il me trouvait génial blablablabla, mais que son admiration n’avait pas de but sexuel.

Qu’à cela ne tienne, on ne couchera pas ensemble puisque le monsieur veut juste échanger sur mes débauches ! Dans le même temps, il largue quand même son mec, sans me le dire immédiatement… Et puis un mois après, au milieu de rien, je reçois un mail qui commence comme suis « Finalement j'ai changé d'avis, je veux bien qu'on se voie et qu'on baise. ». Soit, mais j’ai peut-être le droit de donner mon avis non ?

On échange quelques photos, et comme je suis un garçon facile, j’accepte de le rencontrer. Mais problème, il est de Dijon et, contrairement à d’autres, ne veut (peut ?) pas venir à Paris. Je ne prendrais pas le TGV pour baiser un inconnu, j’ai ma fierté !

On discute un peu, et devant le désir qu’il fait naître en moi, je me surprend à commander un aller-retour pour Dijon (en première quand même, vais pas voyager avec les pauvres !). Et me voilà parti ! Mais ça va plus mon pauvre Gauthier… Tu traverses la France (oui j’exagère encore !) pour baiser un inconnu, yen a pas assez des inconnus sur Paris ? Pfff... Me suis surpris aussi à flipper comme quand je prenais la voiture à 18 ans à peine et que j’arpentais la région toulousaine pour retrouver mes plans culs, je pensais que cette période était révolue…

En vrai il est adorable et sexy (pas que j’en doutais, mais bon j’ai plus trop l’habitude de faire ça !). Et donc tout c’est très passé. Je ne vous dirai pas le nombre de capotes qu’on a utilisé, ni le nombre de pièces dans lesquelles on a fait des cochonneries, tout le monde s’en fout. Mais pour un jeune garçon de 18 ans, il a un sacré potentiel ;)

Donc voilà, je ne suis pas plus heureux maintenant, je traîne toujours mes casseroles, lui les siennes, mais au moins on a passé un bon moment. Et ça dans la vie d’un pédé dépravé ça n’a pas de prix (qu’est ce que je peux aimer les compliments quand même, c’est à se demander si j’en ai pas besoin pour vivre !).

Merci pour ce moment petit homme, en espérant que ça débouche sur une suite convenable mais tout aussi intéressante ;)


Gauthier serial fucker.

Ps : au réveil, il m’a dit : « si je m’étais imaginé, il y a un mois, quand je t’ai envoyé ce mail, que tu serais dans mon lit un jour… ».

Pps : je me suis fait mater par un mec dans le train au retour, un truc de ouf, il a passé 1h40 à me regarder droit dans les lunettes de soleil. Il était plutôt mignon, mais j’étais physiquement incapable de l’emmener dans les toilettes… Je vieillis… Mais quand je dis que plus on baise plus on est désirable, j’invente rien…

dimanche 13 août 2006

Overdose

Je suis dans une spirale. J’ai besoin d’oublier. C’est une de mes plus grandes qualités, cette magnifique propension à me mettre la tête dans le guidon pour ne surtout pas voir ce qui ne va pas. Mais qu’est ce qui peut me poser problème aujourd’hui ?

Tout va bien. J’ai fini mon année, je l’ai réussie au-delà de toutes espérances. J’ai obtenu un stage de folie, dans lequel je me sens bien, j’en suis sûr maintenant, je sais ce que je vais faire dans ma vie professionnelle. Je suis jeune, je suis beau, je suis amoureux… Bref pourquoi j’éprouve ce besoin inconditionnel de me foutre minable tous les week-end, d’aller toujours plus loin, toujours plus vite, toujours plus haut.

J’ai suffisamment brûlé la vie par les deux bouts pendant cinq ans, je devrais éprouver le besoin de goûter à cette vie que j’ai failli perdre tant de fois. Non je m’obstine à vouloir l’accélérer en permanence…

Comme si je n’étais jamais satisfait, comme si je savais que je ne serais jamais satisfait. Mais que, peut-être, dans une semaine, un mois, un an, dix ans, ça sera mieux. Alors vite, pas de temps à perdre, il faut que je me dépêche pour arriver à ce moment de plénitude, pour pouvoir enfin y goûter.

Oui mais à courir comme ça, je vais passer devant (peut-être est-ce déjà fait), sans le voir et je vais me retrouver au seuil de la mort avec un grand sentiment de vide. Regarder dans le rétro pendant le dernier repas avec la grande faucheuse, et n’y voir qu’une succession de futilités morbides, non ! Plutôt mourir de suite, ma vie sera inutile ? Ok, alors elle sera courte…

Je suis en overdose, je vis en overdose. Il m’en faut toujours plus, je suis sur le fil, toujours chancelant, mais bien accroché. Cette folie me fait prendre conscience de ce que je suis (insignifiant) et de ce que je ne suis pas (immortel). Se sentir humain, se sentir vivant parce qu’en excès de tout, oui, mais vouloir mourir à cause de l’excès, non.

Pourtant tous les lendemains, ou surlendemain de l’excès, je fais toujours cette promesse « plus jamais, je n’ai pas besoin de ça, c’est fini, j’arrête ! ». Et avant d’avoir eut le temps de goûter à la vie banale, je replonge, de plus bel.

Ce week-end, j’ai bu, encore plus que le week-end précédent, et pourtant j’ai été malade la semaine dernière, et j’avais promis de ne pas recommencer. J’avais partagé la couche d’un jeune homme que je trouvais très beau en boite, et qui s’est avéré ne pas l’être une fois le jour levé et l’alcool descendu.

Là je suis dans un TGV, je vais rejoindre un garçon pour une nuit, je ne le connais pas, il ne me connais pas, pourtant je traverse la moitié du pays pour passer quelques heures dans ses bras. Hier soir j’ai baisé un homme sous poppers, deux heures après un ami est venu me rejoindre, on a bu, on a bu, on a bu, on est sorti. J’ai allumé tout ce qu’il y avait dans la boite, je me suis fait draguer par deux beaux mecs, j’ai embrasser un ex pendant une heure (de façon très chaude), j’ai navigué d’un garçon à l’autre, d’une bouche à l’autre, d’une paire de fesse à l’autre, sous leurs yeux manifestement excités par la situation. Et moi dans tout ça ? Ben je suis rentré avec mon ami, on a dormi (câliné, bisouté, suçoté) ensemble…

Pourquoi ? Je ne sais pas. Mais là c’est sûr, quand j’ai reçu le texto de connard d’ex ce matin, j’étais heureux de pouvoir lui balancer « oui je vais bien, je baise à chaque fois que j’ai envie de t’appeler, tu vois je tiens mes promesses, je ne t’ai pas appeler de l’été, par contre je commence à fatiguer, et ça me coûte cher en capotes, tes parents vont bien ? ». Je pense que le message a été plutôt clair… Le problème c’est que j’ai fait ça dans mes rêves. En vrai je lui ai dit que j’allais bien, et je lui ai même fais un « bisous ».

(Merveilleux outil que le blog, je déverse ma haine ici, et fais contre mauvaise fortune bon cœur in real life). Je fais ça pour t’oublier connard, pour ne pas penser à toi chaque seconde, pour ne pas devenir fou en attendant un improbable coup de fil. Un texto, un seul texto depuis le 4 juillet, et on est le 13 août. Je te hais plus que je ne t’aime aujourd’hui, tu me fais du mal en me retournant une image de moi que je déteste. Je suis obligé de te haïr pour ne pas me haïr moi-même. Je ne flancherai pas, pas maintenant, pas à cause de toi.

De l’amour à la haine il n’y a qu’un pas, et je viens de le franchir. Tu resteras dans ma mémoire comme l’erreur monumentale de ma vie ? Si seulement… Toute cette énergie pour t’aimer et te faire m’aimer, j’aurai du la mettre ailleurs quand on voit ce que je récolte.

La vie est une pute, je vais payer mes excès un jour, et ce jour-là je veux regretter ce que j’ai fait, mais surtout pas ce que je n’ai pas fait. Cette fuite en avant c’était pour te rejoindre là où tu m’attendais, là ou tu serais aimant et heureux avec moi. Mais aujourd’hui je me rends compte qu’elle va me servir à passer devant toi sans me retourner. J’en ai besoin.

Je te hais mon amour, lâche ma main avant que je m’étiole, que je me fane, et que je meure dans ton ombre. Certaines personnes ne sont pas faites pour être ensemble, le reconnaître c’est aller de l’avant.

Je t’aime.

samedi 12 août 2006

Ça fait du bien

Comme ça fait un petit moment que je te délaisse lecteur, j’ai décidé d’être gentil. Oui, moi, gentil ! Tu as bien lu !!!!!! Je vais donc te parler de sexe !!! (j’ai toujours pas le droit de parler de mon travail, alors il me reste plus que ça comme sujet de conv’)

En ce moment je retrouve petit à petit une vie sexuelle normalisée. Connard d’ex est parti depuis un mois et il ne me donne aucune nouvelle (donc pas de scrupules), je suis séronégatif (jusqu’à preuve du contraire), j’ai jamais été aussi gros (oui bon ok, ça devrait avoir l’effet inverse, mais bon je ne me l’explique pas moi non plus !), j’ai un appétit de pédophile lâché dans une cours de récré après 15 ans d’incarcération… Donc je baise ! Je suis revenu à mon rythme de croisières (1 à 2 mecs par semaines, ben oui je me fais vieux, les semaines avec 5 mecs différents ça m’épuise môa !).

Ce soir, je viens de faire une nouveauté. Je pensais pas qu’il me restait encore des trucs sympa à découvrir. Un gentil monsieur (oui il a 31 ans, donc c’est plus trop un jeune homme), est venu partager ma couche pour un petit 5 à 7 (en fait c’était un 20h 22h, mais bon c’est le même principe !). On s’était déjà mélangé, il y a quelques mois, mais on avait dû écourter la séance pour cause de précocité dudit monsieur (ça tombe bien, j’étais méga en retard ce jour-là de toute façon). Mais comme je suis gentil, je lui donne une seconde chance (bon j’en avais envie aussi, hein, suis pas mère Thérésa quand même).

On se déshabille mutuellement, on s’embrasse (eurkh mais il fait quoi avec sa langue ? Pourquoi il la sort comme ça ? Il veut me lécher tout le visage ? MAIS RENTRE TA LANGUE, C’EST DÉGUEU !). Bref on se met sur le lit, je le fellationne, il me fellationne (oui il va y avoir des détails !). On fait monter un peu la sauce… Je lui demande s’il y a une contre-indication pour tout ce qui est « marques de morsures » et autres « suçons voyants », il me demande juste de ne pas en faire au dessus de la cravate ! Chouette, je suis toujours dans ma phase « attention je vais vous mordre monsieur ». Je m’occupe un peu (beaucoup) de ses fesses, il me fait comprendre que je dois enfiler viteuf une capote pour embrayer rapidement ! Je m’exécute (ben oui suis poli moi, quand on me demande de m’introduire, je m’introduis !).

Et là, il me demande si j’aime le poppers. Je réponds :

- Oui bien sûr, mais je n’en prends que quand je bois, ça me fait rire, mais en baisant non, ça me file mal au crâne…
- C’est dommage, moi j’adore, ça te dérange si j’en prends ?
- Non pas du tout, on est là pour s’éclater…


Le monsieur prend donc une rasade nasale de poppers, et hop je m’introduis (tout en délicatesse, parce que je suis quand même gentil !). L’action se déroule à la perfection (je vous ai déjà dit que j’étais un Dieu au lit ? Oui, ah bon, je le redis pour les deux du fonds qui suivaient pas…), normal, je suis un Dieu au lit ;) (et hop c’est fait !). Et il se refout une rafale de poppers à la faveur d’un retournement de situation. Pfff, j’aime pas être dessous, ils savent pas bouger, je m’endors quand un mec s’empale comme un manche…(oh joli jeu de mots ! Nan ? Si…). Donc pour ne pas me sentir trop frustré, je lui demande un peu de poppers (et pis si j’ai mal au crâne, ça me permettra d’arrêter sans lui dire que c’est parce qu’il est nul !).

Et là, c’est le pied, l’éclate, bref le nirvana !!!!! Je saurais pas expliquer, mais j’avais envie de faire l’amour à la Terre entière, et à ce moment précis d’envie de communion sexuelle avec 6 milliards d’individus, un beau mâle est assis sur mon sexe, et en plus il sait comment s’y prendre ! AAAAAAAAHHHHHHHH MAIS C’EST TROP BON ! Et comme je suis pas bourré, ben ça dure beaucoup plus longtemps ! Et je me prends un mini-orgasme de 5 minutes, putain le pied !!!!!! Encore, encore, encore…

Et en plus ça me rend imaginatif, je me prends pour un acteur porno, je le retourne dans tous les sens, on a réécrit le Kama-Sutra, et ça a duré plus d’une heure. Une heure rien que de pénétration, c’est très rare avec un plan cul, il faut que je sois en couple et que je connaisse le mec par cœur pour arriver à maintenir le plaisir chez les deux partenaires sans jouir. Ben là ça s’est fait le plus naturellement du monde, sans pause, avec un niveau de plaisir rarement atteint.

Tant et si bien que quand l’orgasme (le vrai, avec épandage de cellules fraîches sur mon ventre) est arrivé, ben j’ai failli clapser. Ça m’était pas arriver depuis plusieurs années d’avoir le cœur qui s’emballe comme ça !!!

Bon le plaisir était en grande partie artificiel. Rien ne vaut le vrai plaisir me direz-vous ! Je suis d’accord, dans l’absolu. Parce que là quand même, c’est un bon palliatif. Et il me tarde de réitérer l’expérience…


Rocco Gauthier.

mardi 8 août 2006

Concours : déclaration d'amour

Il y a quelques temps, Gauthier avait lancé un concours, la plus belle déclaration d’amour. Méchants que vous êtes, vous n’avez rien envoyé alors que merde, c’est pas tous les jours qu’on peut faire une déclaration d’amour (même si on aime personne). Donc, moi, je me prête au jeu, au risque de tomber dans le mielleux ou romantico-concon mais même pas peur.

« Je t’aime.

Ma vie d’avant toi me semble irréelle, fausse et inutile. Vide, tellement vide. Depuis que tu es entré dans ma vie, tout a changé. Il a suffi que tu poses ton regard sur moi pour que mon cœur se remplisse d’amour et batte à tout rompre. C’est si fort et si bon. Des fois, ça me fait peur mais je ne veux ni ne peux me détacher de cette sensation, comme un saut en parachute permanent.

Le matin, quand je te quitte, je ne pense qu’au moment où je te retrouverai le soir. Ma journée défile, je la mène tambour battant. Mais à chaque seconde, je pense à toi. Tu me rends si heureuse, je prends tout avec le sourire. Et en cas de coup dur, je sais que tes bras me recueilleront. Avec toi, je suis tellement forte que demain ne me fait pas peur, je pourrai tout surmonter. Sens-tu à quel point nous sommes indestructibles ensemble ?

Mais j’aime cette absence, aussi, ces moments que je vis seule et que je te raconterai plus tard. Te quitter, c’est créer le bonheur de te retrouver. Quand je le fais, je suis frappée par ta beauté, mon cœur s’emballe à chaque fois comme si c’était la première fois. On dirait que tu es tellement magnifique que ma mémoire ne peut stoquer toute ta grandeur, comme si elle n’y croyait pas. Je te touche, je t’embrasse, pour bien me prouver que tu es réel. Mes yeux ne te quittent que rarement du regard. Tu es mon eau, mon oxygène, mon euphorisant. Tu sublimes mon monde, tout est merveilleux à tes côtés. Tout ce que tu me dis m’enchante, je suis là quand tu vas bien mais aussi quand ça va pas. Je te soutiens du mieux que je peux, pour te rendre tout le bonheur que tu me donnes.

Dans tes bras, plus rien ne compte. Je ne vois plus le temps passer, je voudrais tant rester pour l’éternité ainsi. Oublier les jours et les mois, tout oublier et ne garder que toi. Dans tes bras, rien ne m’atteint, il n’y a plus que toi qui m’émeut, encore et toujours. La flamme est si forte qu’elle ne s’éteindra jamais. Je pourrais mourir là que je n’aurais aucun regret car je t’ai connu, je t’ai aimé. Dès que tu me touches, je frissonne comme une jeune adolescente. Tu me rappelles à quel point l’amour est un sentiment pur qui se renouvelle à chaque fois. Quand ta bouche m’effleure, quand ton corps touche le mien, mon cœur explose littéralement de bonheur, je pourrais même en pleurer.

Avec toi, les mots sont inutiles. Je sais que tu me comprends, que tu lis en moi comme dans un livre ouvert et je te laisse faire car j’ai confiance. Je sais que tu me respectes et que même mes défauts, tu les acceptes. Que tout ce qui fait mon moi, tu l’aimes. Même mon impatience, même ma susceptibilité, même mon mauvais caractère. Je n’ai pas besoin de me cacher ou de porter un masque. Avec toi, je suis moi.

Alors regarde-moi dans les yeux et tu y liras à quel point je t’aime.

Nina.

PS : bon, les enfants, à votre tour, maintenant !

vendredi 4 août 2006

Stagiaire Gauthier au rapport chef !

Il est 17h19, et je suis rentré chez moi depuis une bonne demi-heure ! C’est décidé, je fais ma vie dans l’administration. Le vendredi, on fini à 16h30 (voire même 16h comme aujourd’hui), et j’ai appris cette semaine que je faisais le pont du 15 Août. YOUPIIIIIIIIII !!!

Mais faut pas se leurrer, je taffe quand même un peu (beaucoup ?). Hein ! Je mérite d’être en week-end prolongé, je fatigue ! Bref comme vous vous en doutiez, je vais vous faire un compte rendu de ma semaine de boulot.

Commençons par le taff à proprement parler, alors lundi, j’ai rencontré tout le monde (en jean, je le rappelle, c’te honte !), j’ai pris mes marques, on m’a présenté ce que je suis censé faire pendant le stage. Donc c’est très simple je dois xxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxx, sachant que bien sûr dans le cas où le xxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxx , mais il y a peu de chance que xxxxxxxxxxxxxxxxx, toutefois xxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxx je me suis rendu compte quexxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxx Tout ça pour dire que xxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxx !!!!! Mais ça vous vous en doutiez déjà au vu de ma démonstration et de mon rôle dans tous ces dossiers !

Ah ben merde le secret défense à tout censuré (ou presque), bon ben vu que je peux pas vous dire ce que je fais, ben je vais vous parler du matelot !

Oui ami lecteur, je travaille avec des militaires, bon la plus part étant des officiers (un officier par nature c’est vieux, tu savais lecteur que pour être colonel il faut avoir 37 ans ? Ben moi non plus…). Donc je regarde tout ce qui n’est pas officier. Alors il y a plein de filles (beurkh !), mais il y a quelques garçons.

Et là je m’arrête donc deux minutes sur le beau matelot qui officie dans le bureau à côté du mien. Je n’ai pas encore trop compris ce qu’il faisait, mais en tout cas il est là tous les jours. Et moi ben forcément j’ai une panne d’imprimante (merci mon dieu !). Donc je suis tous les jours dans son bureau avec ma clé USB. Bon à force de lui faire imprimer n’importe quoi, il va finir par se poser des questions.

Objectif de la semaine : le regarder et baver (ça c’est fait), la semaine prochaine je lui demande son nom et je lui propose de déjeuner avec moi… Quoique non, c’est trop direct, je vais lui proposer une pose clope et/ou café. De toute façon il est trop beau, il faut que je sois fixé, sinon je vais plus dormir. Et vu que cette semaine je partage ma couche avec Mister Big, ça serait du plus mauvais effet si je lui sautais dessus dans mon sommeil et hurlant « oh ouiiiiii montre moi ton gros sous-marin !!!!!!!!! »


Hm, je m’égare… Bref vous l’aurez compris, je suis fan de ce beau mec en uniforme, échappé d’une pub JPG (brun, les yeux bleus, grand, et beau putain sa mère !).

Voilà, en fait comme je n’ai qu’un sujet de conversation, je vais m’arrêter là (oui je sais que ce n’est pas une conversation, mais bon c’est presque pareil !)

Allez, je vais faire la sieste, ce soir je sors !


Stagiaire Gauthier.

lundi 31 juillet 2006

Parce que j’aime vous faire rire…

… je vais vous raconter ma première journée de stage. Warning : explicits words inside !

Aujourd’hui c’est donc le grand jour, je rentre de vacance, gonflé à bloc pour entamer ma première journée de stage. Si je me demmerde bien, j’ai un boulot à la clé. Donc il faut que je sois à 4000% de mes capacités.

Déjà j’apprends, par hasard, que je suis tout seul au mois d’août pour expédier les affaires courantes. Stress niveau maximum. Je me pointe le sourire aux lèvres ce matin, après avoir attendu mon bus 25 min (donc j’arrive pile à l’heure alors que je voulais être en avance, pour faire style « celui qui est en avance le premier jour » quoi !). Bref, la stagiaire que je remplace m’accueille avec une pause café-cigarette, je vais me plaire ici !

Je remarque que les autres stagiaires garçons sont en costard. Ça me mets un peu le stress je dois avouer. Oui que je m’explique, mon stage c’est au ministère de la défense, c’est rempli de militaires. Lors de mes entretiens précédents, je n’avais rencontré que des gens de l’armée de terre, principalement, deux stagiaires (filles), et pas de civils garçons. Et comme on en m’a rien dit, ben suis venu en jean-chemise-rasé de près-raie sur le coté-enlevage de percing sur la tronche. Bref j’ai rarement été aussi présentable de toute ma vie. Mais là je dois avouer, je fais tache !

Mais bon, je fais contre mauvaise fortune bon cœur. La stagiaire m’explique que pour mon bien, il vaut mieux que demain je sois en cravate (fuck !). Elle m’informe qu’en plus de gérer mon bureau tout seul comme un grand, je devrais gérer celui d’à côté (tout le monde est en vacances !), là le stress niveau plus que maximum (j’en ai des palpitations !). En gros, je fais le travail de deux officiers traitants, et de leurs assistants pendant un mois.

Z’avez un peu de cocaïne svp ?

Pour en rajouter une couche, la fille que je remplace a reçu les félicitations de quelqu’un de très très haut placé, pour services rendus. Moralité le premier jour, je suis bourré au champ’ à cause du pot de félicitation que ses collègues ont organisé. C’est la première fois que ce quelqu’un très haut placé félicite (par écrit !) un stagiaire, tout le monde est donc très empressé de féliciter aussi ladite stagiaire. Là un des chefs se tourne vers moi :

- C’est vous qui la remplacez ?
- Oui !
- Il faudra faire au moins aussi bien qu’elle ! Quoique c’est impossible en fait… Mais bienvenu quand même parmi nous !
- Mer… merci !


Et voilà qu’en plus le stress me fait bégayer ! Pffff connerie de journée… Voilà c’est tout pour aujourd’hui ! Demain je vais bosser en cravate, parce que j’ai craqué 300€ chez Brice en rentrant.


Gauthier le plus beau des stagiaires

dimanche 30 juillet 2006

Mes vacances (Mimi la salope montre son cul !)

Lecteurs, lectrices, autres, me voilà de retour dans notre bonne vieille capitale. En ce dimanche pluvieux (vive le nord !) je m’en vais te conter mes vacances. Flash-back :

Vendredi soir, je termine ma dernière journée de taff dans mon truc merdique que je conchies sur 47 générations. Je fais des adieux émouvant « oui promis on s’appelle ! ». Je me sauve en courant. Je fais le ménage à fond chez moi (ça fait 15 jours que je squatte, ça sent un peu le vieux rat mort option vestiaire après match !) : cuisine, salle de bain, lessives, sol, carreaux, poussière… Tout brille, tout sent bon ! Je mets le réveil, et hop au lit !


Paris-Toulouse ou « le périple » :

Samedi matin, mon vol est à 8h50, il faut que je sois à Orly au plus tard à 8h30 (fin de l’enregistrement), je décide donc de me lever à 6h, de prendre un tacos, pour y être à 7h30 (pour les départs en vacances, 1h avant tu arriveras). Le réveil sonne à 6h (enfin je suppose), moi quand j’ouvre les yeux, il est 7h28 à mon micro-onde (alors ok il avance de 4 min, mais même avec ça, je sais que j’ai loupé mon avion). Comme depuis peu je suis catholique pratiquant, je décide d’y croire encore, je pars en courant de chez moi (je finis de fermer la valise dans l’ascenseur, tout en appelant un taxi). Je promets un pourboire au taxi s’il me jette à Orly avant 8h30.

8h24 j’arrive à Orly (il a eu son pourboire, on a fait du 140/160 dans Paris quand même !). Je fonce au comptoir, argh elle est où c’te conne de navette ? Ben voyons, ils l’ont foutu à l’autre bout de l’aéroport ! Je traverse Orly en courant (valise de 25kg, sac avec l’iBook, et le tricycle de mon filleul en plus, je vous raconte pas comme j’étais gracieux en courant avec tout ça !). Je me jette sur le comptoir au moment même où la pouffe annonce la fin de l’enregistrement pour mon vol. Je fais mon plus grand sourire, ça ne sert à rien, ils ont surbooké, le vol est complet.

RAAAAAAAAAAAAAAAAAAAGE !!!!!!

Bon au vu de ma fatigue nerveuse et physique, je me mets à pleurer. Je me dirige vers le comptoir Air France pour acheter un autre billet.

- Bonjour, je viens de rater mon vol, le prochain pour Toulouse est à quelle heure ?
- C’est tout complet monsieur, je n’en ai pas avant 13h50.
- Bon, ben tant pis, je vais pas annuler mes vacances pour ça !
- Je vous dis le prix quand même, 325€.
- …

Je me suis remis à pleurer, mais là c’était les grandes eaux, je lui dis que c’est pas grave, que je me débrouillerais autrement, et je m’en vais. J’ai vraiment dû lui faire pitié, parce qu’elle m’a rattrapé pour me demander si j’étais étudiant. À ma réponse affirmative, elle m’a alors sorti un merveilleux « on va pouvoir s’arranger ». Et voilà donc que j’obtiens, pour la modique somme de 82,50€ Maryse, un billet pour l’avion de 14h50.

Là ça va déjà mieux, je regarde ma montre, il est 8h42, ça va beaucoup moins mieux en fait. Voilà comment passer le premier jour de ces vacances à Orly. Orly et son salon d’attente, Orly est ses activités de plein air (fumage de clope devant la station de taxi), Orly et son wifi payant (30€ l’heure !), Orly est ses impondérables retards !

Oui lecteur alors que je m’avance vers le comptoir d’enregistrement une voix retentie « Suite à une panne du tapis bagage, un retard d’une heure est à prévoir sur tous les vols, veuillez nous excuser pour la gêne occasionnée ». AAAAAAAAAAAHHHHHHHHH !!!!!

Et voilà comment on devient terroriste en 6h ! Il faut pas grand-chose ! Bon pour finir j’ai réussi à prendre un vol, j’ai atterri à 17h au lieu de 10h puis 16h (dans l’ordre des catastrophes). Je me suis rendu dans le parking pour récupérer la voiture que mes parents avaient abandonnée là ! J’embarque Océane, son mec, son fils, et direction le Cantal où mes parents nous attendent depuis le matin.

Le cantal ou « comment faire de la glande une activité Olympique » :

Ben là en fait j’ai rien à raconter… J’ai mangé, j’ai dormi, j’ai vu mes parents, mes grands-parents, mon filleul (et sa mère) ont découvert les vaches, les poules, les tracteurs, et autres autochtones ! Grands moments certes, mais franchement tout le monde s’en fou donc je zapp !

Back to Toulouse ou « toi aussi ne casse pas la voiture » :

Bon comme vous le savez tous, je suis une calamité en voiture. Pas que je conduise mal, non je suis même relativement doué. Mais en fait, je pense, qu’une autorité supérieure (que je ne nommerai pas ici) m’en veut, et me le fait payer. Donc dès que je suis au volant, il peut, et à tout moment, surgir une moto, une voiture, un scooter, un piéton, une vache, un T-rex, bref n’importe quoi, ça me coupe la route, et j’ai un accident (où je ne suis pas en tort, mais je casse quand même la voiture). Voilà une des raisons qui me fait apprécier la capitale, ici je n’ai pas de voiture. Donc je flippe grave quand je rentre chez mes parents, parce que je conduis la voiture de maman.

Pour en rajouter en une semaine, j’ai prévu de faire plus de 1500 km. Ça en fait des opportunités d’accidents ça… Donc je suis allé dans le Cantal, puis à Figeac voir mon petit frère, puis à Narbonne voir la mer, plus mes allers-retours entre chez mes parents et Toulouse centre, on arrive à 1499,25 km pour être précis (oui je me suis fait chier à calculer ça sur mappy, rien que pour vous !).

Mais je n’ai qu’un accident par vacances. Donc une fois que c’est fait, on en parle plus. Et là je dois dire merci Mister Big. Oui Mercredi soir je suis chez lui, on boit avec Emma et Océane, il me présente son « mumur » (comprenez son homme), donc on boit, on boit, on boit, bref je finis morte poule encore une fois. En partant je me rends compte que j’ai oublié les clés, donc j’appelle notre Mister Big national, et je lui dis « je monte, j’ai oublié mes clés », je n’ai pas le temps de finir ma phrase que je reçois mon trousseau de clés balancé du 3ème étage. Bon ok il était déjà en train de baiser, mais c’est pas une raison bordel !!!!! Moralité, la clé qui fait « bip-bip » et qui ouvre la voiture à distance ne fonctionne plus. Ben oui une fois qu’elle explose en deux avec la pile qui vole, c’est fou ce qu’elle marche moins bien…

Merci Mister Big, j’ai eu le moins coûteux des accidents grâce à toi ;)

Bon pour faire court, je vais raconter ma semaine quand même : mardi à Figeac, je vois mon frère, Nina m’accompagne, on bronze (cuit ?) au bord de la piscine ou mon frère officie en tant que maître-nageur. On en profite après la fermeture (on est vip ou on l’est pas !). On rentre tard, on mange avec les parents de Nina. Dodo.

Mercredi, dodo, puis soirée « je me retourne la tête » chez Mister Big, j’avais au préalable inviter plein de gens à manger chez lui (suis sympa comme ami moi quand même !). Mais bon il m’aime bien alors il a accepté sans presque trop râler, et puis je me suis fait pardonner avec deux bouteilles de champ’ rosé. Ensuite je vais en boite avec un flic hétéro que j’avais pas vu depuis des lunes… Je finis par embrasser tous les mecs présents (hétéros je le rappelle, puisque je suis dans une boite hétéro, donc c’est logique), limite s’ils s’excusent pas d’aimer le vagin. Et même pas on m’a embêté, bon peut-être parce que j’étais avec des flics… Mais bon, on aurait pu quand même m’embêter ! Ah oui tient ya ça aussi, moi saoule, moi veut payer bouteille, moi sort carte bleue, moi réfléchir au code de ladite carte bleue, moi me tromper une fois, puis deux, puis trois, moi plus avoir de carte bleue ! (mais qu’il faut être con… j’ai honte des fois… juste des fois…). Bref je rentre chez moi par l’opération du Saint Esprit, et je fais un coma sur mon lit (je sais même pas comment j’ai pu atteindre ce foutu lit !).

Jeudi, Mister Big, Emma et une collègue de Mister Big arrivent chez moi à 13h30, on part à Narbonne plage. Gloria Gaynor à fond sur la route, remix perso d’Amel Bent (le cd saute). Plouf plouf toute la journée, resto dégueulasse, on rentre, on se fait payer un verre par 7h48 qui se trouve être chez son frère dans le sud-ouest pour la semaine (elle est bronzée !!!! je la déteste…).

Vendredi, je dors 15h, je récupère… Je croise mon frère et sa copine, on bouffe, je pars en boite à Toulouse. Deux copines se joignent à moi. Dans le lot il y a une ancienne collègue de promo, elle est venu avec une copine à elle, elles se retrouvent bourrées au bout de 4 verres. Mais bourrées malades ! Avec mon autre copine, on ne comprend pas trop, pourtant je sais que mon ancienne collègue de promo teint bien l’alcool ! Bon on doit être plus entraîné qu’elle ! En fin de soirée, je lui propose :

A On boit.
B On change de boite.
C On va se coucher.
D On prend de la coc et on baise le premier qui passe.

Elle me répond D ! Youpi !!!!! On rigole un coup, et je me remets dans mon verre. Là elle m’accroche le bras, et me susurre à l’oreille

- Oui mais pas sur le comptoir, on va où ?
- Attends, mais tu parles de quoi là ?
- Ben la coc, je l’ai foutue dans une capote, mais je peux pas la sortir sur le bar !
- … euh en fait c’était de l’humour… mais je comprends mieux maintenant !


En fait elle était tazé, et sa cop’s aussi, d’où la violente montée d’alcool qu’elle a eu dans la soirée. Moi je peux encore fièrement le dire « j’ai dit non à la drogue ! ».

Je rentre chez moi vers 7h30, mon frère se lève pour partir bosser à Figeac (donc il a quand même 200km à faire !). Moi j’ai pas sommeil. J’aurais pas dû embrasser toute la nuit une tazée, ça a dû passer par la salive, parce que je tiens une de ces pêches moi à 7h30 !!!!!! Donc je me colle sur le net. Hop un ex plan cul se connecte, je lui propose de venir partager ma couche un moment, il accepte, on baise jusqu’à midi. Là par contre je suis fatigué, je vais dormir.

Le samedi est donc bien entamé quand je me rends à Toulouse pour manger au resto avec des amis, on passe une bonne soirée. Je rentre, je prépare mes affaires, je me couche. Il est déjà dimanche matin. Emma sonne à ma porte, elle me dépose à l’aéroport, Paris me voilà !

Bilan :

J’ai pas casser la voiture à ma mère, Mimi Mouse (accrochée au rétro de ma maman) à montrer son cul à tous mes passagers (la salope !!!!) et elle s’est pris de sacrés rafales (mais bon, on a décidé que Mimi était SM, donc elle prend son pied !), j’ai pris une cuite anthologique, j’ai pas pris de drogue, j’ai fait 1500 km en 7 jours (sans compter l’avion !), j’ai baisé avec un garçon formidable qui ferait mieux d’habiter Paris (histoire que j’ai une vie sexuelle un peu plus palpitante), je n’ai toujours pas de nouvelles de connard d’ex (alors qu’on était à 80 km pendant une semaine et qu’il le savait), je déteste vraiment Paris et Paris me le rend bien (non mais vous avez vu ce temps ?????).

Demain je commence mon stage, et j’ai rien préparer !!!!! AAAAAAAAAAHHHHHHHHHH



Gauthier en désintox

Ps : la pollution c’est nul, je transpire comme un porc !

samedi 22 juillet 2006

Cantal

Cher vous tous, je suis arrivé à un stade de ma vie où de grandes décisions s’imposent ! Pour y réfléchir, je me dois de me mettre au vert quelque temps… Oui, j’entends d’ici vos suppliques et vos lamentations. Il va falloir être fort les enfants, je n’aurais pas le net pendant quelques jours ! Mais comprenez-moi, je me dois de me retirer de ce monde de luxure, de paillettes, d’alcool, d’excès, bref j’ai besoin de purifier mon âme et mon corps… Et pis si je survis à cette overdose d’oxygène, ben on se revoit dans pas longtemps ;)

Bon ok, ça marche pas… Voilà, en fait, je pars dans ma famille dans le fin fond du Cantal. La seule raison qui me pousse à faire ça ? Ben j’en ai envie ! Et en plus j’assume… Par contre c’est clair, je n’aurais pas le net ;)

Allez, on se revoit bientôt ! Bonnes vacances à tous, et surtout à ceux qui bossent (comment ça c’est pas compatible ? M’en fous quand je suis en vacances, j’estime que tout le monde l’est !).


Gauthier au vert.

mercredi 19 juillet 2006

Tu veux du sexe ? (ou coucher avec ta rock-star ?)

Oui lecteur, je m’adresse à toi. Ce soir Nina m’a vexé, détails de la conversation msn (on parle des stats sur le blog qui sont en baisse l’été, alors que faire pour motiver son lectorat à prendre le wifi à la plage ?):

Gauthier dit :
il faut que je parle plus de cul en fait!

Nina dit :
Oui, mais tu fais rien, pas de détails croustillants, pas de plans à 3, tu racontes même pas quand tu dépucelles un mec

Gauthier dit :
Putain tu me fous la loose là, je reviens, je vais pondre un article cul!

Nina dit :
Cot cot


Elle est con, mais je l’aime ! Donc oui je parle plus du fait que j’aimerais baiser, et moins du fait que j’ai baisé. C’est pas ma faute si j’ai la vie sexuelle du poulpe mort. Enfin si, je le cherche, mais pour me racheter et satisfaire vos instincts voyeurs, je m’en vais vous conter quelques histoires interdites aux moins de 18 ans, les mineurs sortez svp.

En fait je vais en raconter une seule histoire (parce que toutes les autres c’est déjà fait, ou trop ancien pour ne pas être de l’archéologie !). Je vais te conter, cher lecteur, ma vie sexuelle sur le blog.

Je traîne mes guêtres sur la blogosphère depuis près d’un an, et, durant tout ce temps, j’ai eu très (trop) peu de propositions indécentes. J’ai mis ça sur le fait que c’est pas parce que les gens aiment lire ma vie qu’ils ont envie d’en faire parti, logique ! Mais en fait il semblerait qu’il y est autre chose…

Un blogueur que je ne citerais pas ici (en fait tout le monde a compris de qui je parle, et si ce
n’est pas le cas, je compte sur ses com’s pour vous mettre sur la voie ;) ), m’a fait une proposition indécente il y a de cela quelques semaines. Il souhaite me rencontrer. Soit, je rencontre volontiers mes lecteurs, surtout quand ils sont pédés, ça nous fait déjà un sujet de conversation.

Bon, se voir, ok, mais pour faire quoi ? En plus il faut faire des km, donc il faut rentabiliser. Il propose de suite une « activité » : le jeté-retourné-levrette sur mon lit ! Ma foi, ça peut s’avérer intéressant… On décide (enfin je finis par dire « oui ») de se voir.

Entre temps, j’apprends que le monsieur n’est pas très expérimenté sexuellement. En fait à part un petit lèche-zizi dans un lieu public, il n’a rien fait. Ouch, ça fout la pression ça ! Il faut que je sois bon. Entendons-nous bien, j’adore dépuceler, en tout cas j’adorais. J’étais même très réputé pour ça il y a quelques années, je les choppais à 16/17 ans sur le net, un premier verre en boite à pédé, et une première levrette. J’ai acquis une solide réputation de « serial dépuceleur ». Je dois dire que c’est jouissif de savoir qu’on sera le premier, même s’il y en a 3000 après, je resterais toujours le premier. Donc entre ça et mes « hétéros curieux » j’en ai visité des intimités inviolées, j’en ai entendu des « c’est la première foi que j’en touche une autre que la mienne », ou encore « j’ai toujours rêver de faire ça, et c’est encore mieux que dans mes rêves ». En général après on me sert un jouissif « mon dieu que c’était bon, tu sais que t’es vraiment doué pour ça ? ». Oui je sais darling ;)

Donc me voilà à rencontrer un blogueur presque vierge. Il connaît toute ma vie, enfin tout ce que je sers ici, j’en connais pas mal de la sienne, enfin tout ce qu’il a bien voulu me servir lui aussi. On s’apprécie sur le net, mais comment la rencontre va-t-elle se passer ? Vais-je être à la hauteur ?

En fait je n’aurais pas dû me poser la question comme ça, parce que lui c’est pas ce qui le préoccupait. Il était clair que je serais à la hauteur, le problème c’est justement la « hauteur ». On ne parle pas de ma taille ici (bien que je sois grand), on parle de ma « grande » notoriété. Je ne me considère pas comme une star, il manquerait plus que ça ! Je suis taré mais pas à ce point. Je suis juste un blogueur, donc une espèce de « personnage » mi-public, mi-secret. Et il paraît que ça (je cite) : fascine et intimide !

J’ai dû, et ce pour la première fois de ma vie, rassurer un garçon, le détendre, et le clamer. Franchement, j’avais l’impression qu’il couchait avec sa rock-star. Vous avez déjà dû faire ce fantasme dans votre vie, vous envoyer quelqu’un de connu et d’intouchable ! Ben j’ai eu l’impression d’être cette personne pour ce jeune homme.

Une fois l’euphorie retombée (oui ça m’a super flatté quand même !), la pression s’est faite ressentir. Il fallait que je sois encore meilleur que d’habitude. Il fallait que je lui fasse entrevoir des sommets insoupçonnés. Je ne pouvais pas le décevoir. Surtout que là, il n’y avait que du sexe. Donc c’est parti, on retrousse les manches, on fait chauffer les capotes, et on est un Dieu du sexe Gauthier !

Tout ce que j’accepterais de dire ici sera sa réaction post-coïtale « tu m’avais prévenu, je le savais, tu le dis, tu l’assumes, mais je pensais pas que c’était à ce point là, putain t’es un dieu du sexe ! ».

Alors j’ai envie de dire : Au suivant !


Gauthier à votre service ;)

mardi 18 juillet 2006

Je t’aime

Petit être de chair qui illumine ma vie à chacun de tes sourires, sache que je t’aime plus que tout sur cette Terre. Tu es si fragile, si petit, si tendre, si beau, tu es le soleil qui illumine ma vie et celle de ta mère.

On a attendu ta venue en paniquant, serions-nous faire ? Allons nous savoir nous occuper de ce petit bout ? Tant de questions que nous refusions de nous poser pendant que tu étais au chaud et que tu poussais tranquillement loin du tumulte de ce monde. Puis tu es venu, en avance, comme si tu étais pressé de vivre, pressé de nous rencontrer et de croquer la vie à pleine dent.

Aujourd’hui ça fait deux ans que tu es là. Deux ans déjà, que je n’ai pas vu passer, pour moi tu seras toujours ce petit bout de 2080g qu’une infirmière installa dans mes bras pour faire sa première sieste digestive alors que ta mère se remettait de ta venue au monde. Deux ans de bonheur, d’angoisse, de rire, de fatigue, de crise, de joie, d’émerveillement. Ton premier sourire, ton premier rire, le premier objet que tu as attrapé, les premiers pas que tu as faits tout chancelant, le premier mot que tu as prononcé, la première fois que tu m’as parlé au téléphone, la première fois que tu m’as appelé papa !

Je ne suis pas ton père, de façon biologique en tout cas. Mais tu ne le connaîtras sûrement jamais, enfin pas temps que tu ne seras pas assez grand pour aller sonné à sa porte, parce que lui ne veut pas te connaître pour le moment. Mais je suis là, je t’aime, je te regarde grandir, je t’aide à comprendre ce monde qui t’émerveille tous les jours. Je t’aime petit bout.

Un jour, ta maman va se marier et tu auras un papa à domicile qui t’aimera autant que moi, mais je serais toujours là, pas loin. Tu as un parrain pour faire tout ce que ta maman t’interdit de faire, pour partir en vacances, pour profiter encore plus de la vie. Tu es mon petit bonheur.

Un jour, j’aurai un fils ou une fille qui vivra avec moi, je l’aimerais de tout me cœur. Mais je ne cesserai jamais de t’aimer toi qui n’es pas avec moi tout le temps, toi qui a déjà une famille, toi que je ne peux pas élever.

Alors je te souhaite un joyeux anniversaire, je te souhaite de continuer à grandir aussi bien, je te souhaite de profiter de la vie en étant en bonne santé. Tu es heureux petit homme, ça se voit, et je continuerai à contribuer à ce bonheur à ma façon, à mon niveau. Un jour tu deviendras un homme, tu combleras de bonheur ta maman, tes grands parents, et moi-même, et à ce moment-là je regarderai par-dessus mon épaule et je serai fier de tout ce qu’on a accompli ensemble.

Je t’aime petit bout, continu de faire le bonheur de toutes les personnes qui t’entourent. Tu es la plus belle chose qui nous soit arrivée.

samedi 15 juillet 2006

Les week-end se suivent…

… et se ressemblent ! Petit compte-rendu de ma soirée d’hier. Commençons par la journée, mon ami toulousain de passage sort jeudi soir, je suis nase, j’ai envie de me faire livrer un mec, je ne l’accompagne pas et je reste chez moi scotcher au net jusqu’à 4h du mat’. Forcément je ne trouve pas chaussure à mon pied (ou cul à ma bite) donc je me branle et je vais dormir. Midi, mon pote rentre d’after ! Alors petit rappel des lieux, je vis dans 18 m2, donc s’il veut dormir toute la journée et pas moi, ben, je dois sortir. Je prends une douche froide (putain de chaudière définitivement en panne !), et je file en ville. Je retrouve Lefroid et une de ses copines, ainsi que Larouquine.

On traîne dans Paris, on échoue dans le marais pour manger (une heure pour trouver un resto qui accepte de nous servir un truc à manger à 17h, ben oui on fait pas comme tout le monde nous !). On papote, on rit, on mange, on boit, 20h on se sépare, je suis saoul, tout va bien. Je retrouve mon ami chez moi qui vient de se lever et qui me propose un apéro, je refuse, et je blablate sur le net pendant qu’il part se saouler.

Il revient vers minuit, les filles ne seront pas de la partie. On boit, on boit, on boit, et on file dans ma boite fétiche. Mon ami est plutôt clubber, et là il se retrouve à tafiole-land avec du Beyoncé en bande son. Il fait un peu la gueule, on sympathise avec un beau gosse. On rit, on boit, on rit, on boit.

6h30, on rentre, le beau gosse nous ramène chez moi, il monte boire un verre. Je le veux, mon ami le veut, lui je sais pas qui il veut. De toute façon il est impensable que je couche avec un pote, donc pas de plans à trois. Ils décident d’aller faire ça chez un troisième larron rencontré pendant la soirée aussi. Ils ont leur plan à trois, moi je m’effondre sur mon lit. Le beau gosse me fait comprendre qu’il aimerait me voir le lendemain, j’accepte.

Moralité ce matin (17h), j’émerge, le nez rempli de croûtes dues à l’abus de poppers, la tête douloureuse due à l’abus de vodka, les jambes coupées dues à l’abus des deux substances susnommées. Ce soir, je dois sortir pour retrouver mon ex qui m’a gentiment fait comprendre qu’il passerai bien la nuit avec moi. Et le beau gosse attend mon coup de fils. Damned, il faut que je fasse un choix là ! Et puis, moi je suis pas censé être fidèle et attendre l’autre con qui est parti en vacances ?

Mon cul ! Je suis pas quelqu’un de bien, je baiserai ce soir, ou demain, avec au moins l’un des deux, mais pas les deux, ils se connaissent, ça se fait pas. Si, des fois, j’ai une morale, bon bien sûr s’il y a moyen de finir à trois, je vois pas pourquoi je m’en priverai ;)


Gauthier is back, faites chauffer le latex ;)

vendredi 14 juillet 2006

Keep off wall

Bon ça fait un petit moment que je ne me suis pas épanché sur vos épaules. Alors comme la blogo-thérapie a remplacé la psychothérapie, on va m’analyser un peu… Il y a quelque temps, j’ai fait la plus grosse connerie de ma vie (non je ne parle pas du fait de coucher avec un séropositif, j’ai fait pire, sisisisi j’en suis capable). Pour celles et ceux qui lisent mon blog, j’en ai parlé là.

Pour les autres, petit cours de rattrapage. Flashback, nous voilà en 2001.

Gauthier est à l’université depuis deux ans, c’est le printemps, il vient de décider de mettre un terme à son analyse. L’analyse, c’est quelque chose de merveilleux, de confortable, mais bon quand la psy vous raconte ses problèmes de famille, c’est qu’il est temps de voler par vos propres ailes ! Je suis rassuré sur mon orientation sexuelle, sur ma normalité, sur mes envies, sur mes besoins, je peux donc me plonger à corps perdu dans cette grande aventure qu’est la vie.

Je me souviendrais toujours de cette phrase que j’ai eue lors de mon dernier rendez-vous d’analyse « Tout va bien pour moi, il ne me manque plus qu’un homme à aimer ! ». J’aurais mieux fait de m’arracher un bras… 27 mars 2001, minuit passé, le téléphone sonne, je sors d’un spectacle au Zénith :

- Salut Gauthier, je vais chercher un mec pour aller boire un verre, tu viens ?
- Dis donc toi, t’es pas maqué et fidèle ? Tu te fous de moi ? Fais demi-tour de suite, sinon je t’étripe ! (j’avais passé le week-end à l’écouter me parler de son merveilleux, son sublimissime mec dont il était éperdument amoureux, et il s’apprêtait à le tromper ? En me prenant pour couverture ? Mais ça va pas non ?)
- Allez, viens avec moi, comme ça je serai sage…
- Non, je rentre me coucher et toi aussi !
- Putain, je le vois, il est trop trop trop beau, viens de suite, c’est un ordre !
- Mais… (et il me raccroche au nez)


J’avais 19 ans, je croyais encore au principe de fidélité et d’amitié, je décide donc d’aller jouer les chaperons alors que je n’avais pas dormi plus de 4h dans la semaine. J’arrive dans notre bar, et je le vois. Nom de dieu… Mais il avait raison, il est trop beau ! En disant bonjour à mon pote, je lui annonce qu’il n’a pas de soucis à se faire, je repars avec le beau gosse, et lui il se masturbera en pensant à nos ébats, comme ça pas d’infidélité (je suis sympa comme pote, non ?).

Je fais connaissance avec le bel âtre, il se fait draguer par tous les mecs présents, je suis on ne peut plus pressant pour marquer mon territoire. Là je me souviendrais toujours de ce que m’a dit mon pote en le regardant :

- Ok là il est parfait, mais c’est le genre de mec, à 22/23 ans, qui aura du bide !
- Mais je m’en fou complètement de sa gueule dans 4 ans, je l’encule ce soir, et on en parle plus !


Mais on fond de moi ça ne se passait pas aussi bien. Il me sourit, je suis aux anges, il parle à un mec qui lui touche le bras, j’ai envie de tuer tout le monde. Mais pourquoi je réagis comme ça ? J’ai autant de mecs que je veux, et même plus, mais c’est celui-là que je veux. Un coup de foudre ? En tout cas, ça y ressemble…

On se sépare, je lui propose de prendre mon num, il est nouveau, on a le même âge, je lui propose d’être son guide dans la jungle de pédé-land. Il refuse poliment. Je suis tout triste quand je rentre chez moi… Je sais que je le reverrais jamais, j’insiste alors auprès de mon pote pour qu’il me file son tel, son mail, n’importe quoi qui me permette de le retrouver, mais ce gros chacal refuse, normal il veut se le faire…

Deux semaines plus tard, je me console dans les bras d’un autre homme depuis quelques jours, je suis sur le net. Un garçon vient me parler, c’est lui ! Putain je le crois pas ! Je le lâche pas, sur le net je suis beaucoup plus direct :

- Tu m’as fait très forte impression, pourquoi tu as refusé mon numéro ?
- Je ne sais pas quelles sont tes intentions, et ça me gênait…
- Alors je vais te le dire : tu m’épouses quand ?
- …

S’en suivent des heures de dials, des coups de fils interminables, et enfin, le grand rendez-vous, le 29 avril (il m’aura fait courir celui-là !). On se fait un resto, on boit un verre, Lucie nous rejoint, on va en boîte, et enfin il se décide à m’embrasser. Grand moment épique ça aussi. Ça faisait quelques heures que je tendais des perches, et toutes sont passées au dessus, je commençais à me résigner, quand enfin, lâchant un merveilleux « tip top moumoute ! » il se jette sur mes lèvres ! Oui bon ok, ça mérite une explication. Cette expression débile, on la sortait tout le temps, et on l’a dite peut-être 200 fois dans la soirée, à un moment, je dis sur la piste de danse « alors les boîtes à pédés tu en penses quoi ? », réponse de l’intéressé « tip top moumoute ! »… Mais je vous jure que c’était vachement mignon sur le coup, bon ok il faut être moi pour voir le romantisme dans cette scène, mais bon… Bref, la suite est censurée, on s’est mutuellement violé sur les banquettes, Lucie a dû nous rappeler à l’ordre !

S’en est suivie une année très mouvementée. Deux fois je pris mon envol, une fois il fit ses bagages. J’avais peur, je pense, d’un amour possible, à 20 ans, on ne se rend pas compte. Et lui aussi ne savait pas comment gérer tout ça. On s’est fait du mal, je l’ai trompé (lui je ne sais pas, et je ne veux pas savoir). Et je suis toujours amoureux de lui, quatre ans après qu’il m’ait brisé le cœur.

Il a été le seul que j’ai vraiment présenté à mes parents (comprenez, le seul que j’ai invité à manger chez eux, ceux que ma mère croisait à mon bras à Carrefour, ça compte pas !), il était là pour mes 20 ans lors de mon coming-out définitif devant tous mes amis, il était là quand j’ai pris mon premier appartement, il est le seul garçon avec qui je suis parti en week-end, il est le seul que j’ai jamais aimé. Et je suis incapable de passer à autre chose. Pourquoi ?

Il m’a fui pendant 4 ans, et le mois dernier, on va boire un verre ensemble, comme on le fait deux fois par an à peu près, pour se raconter nos vies. Je reste dormir chez lui parce que j’ai loupé le dernier métro, et du coup on a le temps de parler, et surtout aucun des deux ne peut s’enfuir. Et là il vide son sac, pourquoi a-t-il gardé tout ça pour lui pendant quatre ans ? Pour pas me faire souffrir, mais surtout pour pas se faire souffrir, ne pas en parler ça aide à se persuader que c’est faux.

Résultats des courses : je l’aime, je veux revenir avec lui (de mon côté, vous remarquez que c’est plutôt clair !). Il a des sentiments pour moi, il n’arrive pas à passer à autre chose, les autres garçons ne l’intéressent pas, il ne se voit pas passer sa vie en couple, mais si ça doit se faire ça ne peut-être qu’avec moi, il a envie de vivre de façon plus consumériste (comme moi en gros : boire, sortir, baiser…), mais il en est incapable, mais il ne veut pas se mettre en couple pour la vie sans avoir fait ça avant, mais il ne sait pas si ça va marcher, mais il ne veut pas me faire souffrir, mais de toute façon il faut réessayer quand même sinon on ne s’en sortira pas, mais après bon dans 5 ans quand il va vouloir partir vivre en province moi je ne voudrais jamais le suivre, et puis il aime pas les chats, et puis il ne l’a toujours pas dit à sa mère (qu’il était pédé, pas qu’il aimait pas les chats, c’est bon vous suivez ?), et puis je suis grand, brun, avec une bonne situation en devenir, et puis je suis beau, et puis il m’embrasse et me demande de le serrer fort dans ses bras toute la nuit…

Vous avez compris quelque chose vous ? Moi j’ai du mal… Là il est parti en vacances, je vais passer deux mois sans le voir. La seule chose que je lui ai demandé, enfin les deux choses en fait, me donner des nouvelles, et répondre quand je l’appelle ou me rappeler dans les heures qui suivent, et ne pas me dire s’il touche un autre mec. Et on fait le point en septembre.

On s’est déjà engueulé parce qu’il me laisse 4 jours sans nouvelles (quoi psychopathe ? mais c’est juste que j’aime qu’on me réponde, surtout lui d’ailleurs), donc j’ai explosé, il m’a répondu « c’est comme ça et puis c’est tout ! ». J’ai pris ça pour un « tu m’saoule, bye ! », mais en fait pas du tout, il compte bien reprendre en septembre, sans me donner de nouvelles pendant deux mois.

Et je fais quoi moi ? J’ai pris une grande décision : je bois, je sors, je couche avec tout ce qui bouge, et si je suis encore en vie en septembre, il n’aura qu’à m’épouser, mais je garanti pas la gueule de la marié après 2 mois de débauche non-stop…

Programme du week end : trouver de la coc, trouver un mec, puis un autre, puis un autre… Vais pas me laisser emmerder parce que je suis amoureux d’un connard égoïste non ?


Gauthier part en vrille.

PS : selon lui l’égoïste dans l’histoire, c’est moi… ça s’annonce mal cette histoire !

PPS : Nina et moi en ce moment on a un grand délire sur les murs, vous savez ces murs qu’on voit arriver de loin, mais on fonce quand même dedans en dansant et en chantant. Heureusement que les copains sont là pour nous ramasser après. Donc là je fonce clairement dans un mur, nous sommes d’accord. Et hier j’ai acheté un tee-shirt « Keep off wall », ce qui signifie d’après un pote bilingue « Evitez le mur » ! Faut vraiment que je me remette à l’anglais…

Mort de faim

J’ai faim… de cul ! L’abstinence, la fidélité, tous ces trucs c’est pas mon fort… Cette semaine, j’héberge un ami de passage. Du coup la frustration est grandissante. Ben oui, dans 18 m2, j’ai du mal à m’isoler pour me masturber… Ah oui au fait, je vais parler de cul, au cas où vous ne l’auriez pas compris…

Là il est en boite, et moi sur le net. J’en peux plus, je me connecte à tous les chats. Putain, le « mort de faim » est devenu payant ? Tant pis, je paierai pas pour baiser, je vais me contenter des autres… J’ai jusqu’à 6h du mat’ au plus tôt pour trouver une âme en peine (ou un cul en feu, au choix), je devrais y arriver.

1h plus tard, toujours rien. Fait chier… Je chope le portable, 3€ plus tard, me voilà sur le chat « mort de faim ». C’est merveilleux, en 10 min, on se fait livrer un mec. Bon là ça fait 15 min que j’y suis, et j’ai toujours personne autour de mon sexe, damned ! Par contre le nombre de plus uro, hard, sm, nokpot que l’on vient de me proposer me fait peur ! On a dit « mort de faim », pas « mort tout court ». Putain ils sont lourds…

Là je parle de mon envie de nécrophilie avec Larouquine, apparemment elle a chaud elle aussi (toutes des s…… ? OUI ET ALORS ?). Quand je parle de nécrophile lecteur, rassure-toi, c’est juste en rapport à mon expression-fétiche « j’enculerai un mort ! ». Rien de sale comme tu peux le constater ;)

Bon, moralité, je vais aller me branler devant un film X (oui j’ai des films X chez moi, et alors ?). Et peut-être qu’avant mes 30 ans, je retrouverai une sexualité décadente…


Gauthier en manque.

samedi 8 juillet 2006

Je suis envahi

Ma vie est un calvaire continu ! Mais ça vous le saviez déjà. Je pense que je paye pour des vies antérieures de débauche et de crimes contre l’humanité. Parce qu’en arriver à ce point là, c’est pas humain, c’est plus des casseroles que j’ai, c’est la batterie de cuisine complète ! Je m’explique…

Je ne suis entouré que de filles, plus ou moins importantes, plus ou moins aimées, plus ou moins aimantes. Il y a un carré de tête, les Moumours. C’est quoi donc une moumour ? C’est ma punition divine pour mes crimes antérieurs… Et comme j’ai été très vilain, j’en ai trois (plus une). Il s’agit en fait de mes amies de fac (plus une d’enfance mais que je ne vois plus que une fois l’an maintenant, donc elle ne compte plus).

Déjà pourquoi « moumour » ? Étant un garçon très affectueux, j’appelais mes deux copines (Nina et Sylvia) « amour », et très vite ce terme est devenue « moumour », je ne sais plus trop pourquoi ni comment, et du coup elles m’appelaient « moumour », je les appelais « moumour », et nous voilà donc devenu la secte des moumours ! Quelques mois plus tard, Lucie s’est jointe à notre joyeuse bande, et est rapidement devenue une « moumour » aussi.

Voilà donc comment on se retrouve entouré de filles qui très vite se mettent à régir votre vie. Sans même que l’on s’en rende compte, elles surveillent, épient, complotent, commentent, jugent, critiquent, bref, elles envahissent !!!!!! AAAAAAAAHHHHH Mais au secours !!!!!

Sur Paris, j’en ai qu’une en permanence, Nina. Sylvia vit en Andorre, et Lucie à Toulouse pour l’instant, avant de partir en Guadeloupe. Donc la pression s’est relâchée ? Mais pas du tout, c’est encore pire. Le téléphone, le mail, le bouche-à-oreille, tous les moyens sont mis à contribution pour piloter ma vie à distance. Et à grand renfort de « je vais appeler ta mère », « tu m’énerves », « mais tu veux que je meure ? » ou encore ma préférée « je vais le dire à Lucie ! », elles me font presque culpabiliser quand je fais n’importe quoi de ma vie (j’ai bien dit « presque »).

Pourquoi ce coup de gueule aujourd’hui ? Parce que ce week-end, en plus de ma Nina, j’ai Lucie qui partage ma couche pour 3 jours. Et je sens que ça va être ethnologiquement intéressant.

« tu manges n’importe comment »
« tu dépense trop d’argent »
« de toute façon tu sais que j’ai raison »
« putain je vais appeler ta mère »

AAAAAAAAAAAHHHHHHHH Pourquoi moi ? Hein ? Qu’ai-je donc fait de si horrible ? Nous ne le saurons probablement jamais… Mais je dois quand même confesser quelque chose, c’est que je les aime mes tortionnaires (sinon je me ne laisserais pas faire !).


Gauthier envahi

jeudi 6 juillet 2006

On tend vers zéro

Virologie :

Sérodiagnostic du HIV 1 et 2

Conclusion : le test est négatif

Technique 1 Ortho VITROS Anti HIV1 + HIV2
Technique 2 Vidas HIV DUO Quick


Voilà ce que j’ai eu dans ma boîte aux lettres ce soir. Mes connaissances en médecine sont très limitées, mais il semblerait qu’à ce jour, je sois encore séronégatif. Mon médecin m’a dit « si ce test est négatif, on tend vers zéro, rien n’est gagné, mais c’est déjà très bon signe ! ».

Grande démonstration de l’art de la psychologie en milieu hospitalier ! Verdict final le 9 août. J’y crois encore…


Gauthier croyant.

lundi 3 juillet 2006

La peur au ventre

Aujourd’hui je suis malade. Bon, je vous rassure tout de suite, je ne suis pas à l’article de la mort. Mais je suis un peu trop indisposé pour rester 8h30 dans un bureau de La Défense (problèmes gastriques). J’en profite donc pour faire du rangement dans mes papiers, et je retrouve des ordonnances. Là je panique, ça fait trois mois cette semaine, et j’avais complètement oublié !

Et oui, déjà trois mois que je me suis retrouvé (pas tout entier, juste mon sexe), dans l’anus d’un séropositif avec un préservatif explosé… Trois mois, c’est l’heure du verdict… On en parlait avec Nina dernièrement, ni l’un ni l’autre n’envisageons que je puisse être séropositif, est-ce un bien ? (optimisme) Est-ce un mal ? (insouciance, inconscience). Je ne sais pas, c’est juste un fait…

Je décide donc d’aller à l’hôpital, pour être fixé. Sur le trajet, je croise ma deuxième angoisse. L’attentat terroriste ! Je m’explique… J’arrive sur le boulevard en bas de chez moi, et là, de la fumée partout. Je ne distinguais plus les immeubles d’en face. Je regarde partout, personne… Je passe devant la station de métro, une femme en sort avec un foulard sur la bouche, la fumée vient du métro. Une fumée épaisse, blanchâtre, peu odorante, peu étouffante, mais bien réelle. Il y a eu un attentat ? Panique, panique, panique, panique, paniiiiiiiiiiiiiiiiiiique !!!!

Oui je suis complètement traumatisé par les attentats. J’en ai peur, mais vraiment. J’y pense à chaque fois que je monte dans un RER à l’heure de pointe. Je sais c’est débile, mais je ne peux pas m’en empêcher. Tant et si bien que je sais que si ça doit péter je serais forcément dedans (voilà, ça recommence…)

Bon je vous rassure de suite, je ne sais toujours pas pourquoi la station de mon métro était enfumée à midi, mais ça doit pas être grave, vu qu’ils n’en parlent nulle part.

Pour ce qui est de la cause de la première crise de panique de la journée, je serais fixé en Août, et oui il faut attendre 4 mois après l’exposition pour être sûr. Je l’ai appris aujourd’hui… Des fois la science me désespère…

Promis, je me remets au Lexomil et j’arrête de flipper tout le temps ;)


Névromaniaquement votre, Gauthier.

samedi 1 juillet 2006

Seulement 74,95 € Maryse !

Je suis une poufiasse, je l’assume, je le revendique même… Alors après « poufiasse » selon les personnes, ça ne veut pas dire la même chose. Pour ce qui est de ma personne vous avez déjà dû commencer à faire le petit tour de la question…

Hier soir, j’ai été payé. Et comme je suis très (mais alors très) mécontent de mon salaire, il faut que je me venge. Oui adieu rêve de vacances, envolées plages ensoleillées, bienvenu Paris tout l’été, grrrrr

Je vais passer l’été ici ? Fauché de surcroît ? Très bien, direction Conforama, il faut que j’améliore mes 18m2… Et là que vois-je ? Un « purificateur d’air », c’est complètement inutile, donc totalement indispensable…

Me voilà donc équipé d’un tout nouveau joujou, qui purifie (il s'attaque au polluant de l'air avec des ions négatifs), rafraîchi (ça marche à l'eau et aux glaçons), et ventile mon placard. Et en plus pour le prix, il est livré avec une télécommande !!!! Que demande le peuple ?

Promis, la prochaine fois, je regarde s’ils font des soldes sur les cerveaux ;)

Bon week-end à vous tous.

Gauthier pierrebelmarisé.