lundi 31 juillet 2006

Parce que j’aime vous faire rire…

… je vais vous raconter ma première journée de stage. Warning : explicits words inside !

Aujourd’hui c’est donc le grand jour, je rentre de vacance, gonflé à bloc pour entamer ma première journée de stage. Si je me demmerde bien, j’ai un boulot à la clé. Donc il faut que je sois à 4000% de mes capacités.

Déjà j’apprends, par hasard, que je suis tout seul au mois d’août pour expédier les affaires courantes. Stress niveau maximum. Je me pointe le sourire aux lèvres ce matin, après avoir attendu mon bus 25 min (donc j’arrive pile à l’heure alors que je voulais être en avance, pour faire style « celui qui est en avance le premier jour » quoi !). Bref, la stagiaire que je remplace m’accueille avec une pause café-cigarette, je vais me plaire ici !

Je remarque que les autres stagiaires garçons sont en costard. Ça me mets un peu le stress je dois avouer. Oui que je m’explique, mon stage c’est au ministère de la défense, c’est rempli de militaires. Lors de mes entretiens précédents, je n’avais rencontré que des gens de l’armée de terre, principalement, deux stagiaires (filles), et pas de civils garçons. Et comme on en m’a rien dit, ben suis venu en jean-chemise-rasé de près-raie sur le coté-enlevage de percing sur la tronche. Bref j’ai rarement été aussi présentable de toute ma vie. Mais là je dois avouer, je fais tache !

Mais bon, je fais contre mauvaise fortune bon cœur. La stagiaire m’explique que pour mon bien, il vaut mieux que demain je sois en cravate (fuck !). Elle m’informe qu’en plus de gérer mon bureau tout seul comme un grand, je devrais gérer celui d’à côté (tout le monde est en vacances !), là le stress niveau plus que maximum (j’en ai des palpitations !). En gros, je fais le travail de deux officiers traitants, et de leurs assistants pendant un mois.

Z’avez un peu de cocaïne svp ?

Pour en rajouter une couche, la fille que je remplace a reçu les félicitations de quelqu’un de très très haut placé, pour services rendus. Moralité le premier jour, je suis bourré au champ’ à cause du pot de félicitation que ses collègues ont organisé. C’est la première fois que ce quelqu’un très haut placé félicite (par écrit !) un stagiaire, tout le monde est donc très empressé de féliciter aussi ladite stagiaire. Là un des chefs se tourne vers moi :

- C’est vous qui la remplacez ?
- Oui !
- Il faudra faire au moins aussi bien qu’elle ! Quoique c’est impossible en fait… Mais bienvenu quand même parmi nous !
- Mer… merci !


Et voilà qu’en plus le stress me fait bégayer ! Pffff connerie de journée… Voilà c’est tout pour aujourd’hui ! Demain je vais bosser en cravate, parce que j’ai craqué 300€ chez Brice en rentrant.


Gauthier le plus beau des stagiaires

dimanche 30 juillet 2006

Mes vacances (Mimi la salope montre son cul !)

Lecteurs, lectrices, autres, me voilà de retour dans notre bonne vieille capitale. En ce dimanche pluvieux (vive le nord !) je m’en vais te conter mes vacances. Flash-back :

Vendredi soir, je termine ma dernière journée de taff dans mon truc merdique que je conchies sur 47 générations. Je fais des adieux émouvant « oui promis on s’appelle ! ». Je me sauve en courant. Je fais le ménage à fond chez moi (ça fait 15 jours que je squatte, ça sent un peu le vieux rat mort option vestiaire après match !) : cuisine, salle de bain, lessives, sol, carreaux, poussière… Tout brille, tout sent bon ! Je mets le réveil, et hop au lit !


Paris-Toulouse ou « le périple » :

Samedi matin, mon vol est à 8h50, il faut que je sois à Orly au plus tard à 8h30 (fin de l’enregistrement), je décide donc de me lever à 6h, de prendre un tacos, pour y être à 7h30 (pour les départs en vacances, 1h avant tu arriveras). Le réveil sonne à 6h (enfin je suppose), moi quand j’ouvre les yeux, il est 7h28 à mon micro-onde (alors ok il avance de 4 min, mais même avec ça, je sais que j’ai loupé mon avion). Comme depuis peu je suis catholique pratiquant, je décide d’y croire encore, je pars en courant de chez moi (je finis de fermer la valise dans l’ascenseur, tout en appelant un taxi). Je promets un pourboire au taxi s’il me jette à Orly avant 8h30.

8h24 j’arrive à Orly (il a eu son pourboire, on a fait du 140/160 dans Paris quand même !). Je fonce au comptoir, argh elle est où c’te conne de navette ? Ben voyons, ils l’ont foutu à l’autre bout de l’aéroport ! Je traverse Orly en courant (valise de 25kg, sac avec l’iBook, et le tricycle de mon filleul en plus, je vous raconte pas comme j’étais gracieux en courant avec tout ça !). Je me jette sur le comptoir au moment même où la pouffe annonce la fin de l’enregistrement pour mon vol. Je fais mon plus grand sourire, ça ne sert à rien, ils ont surbooké, le vol est complet.

RAAAAAAAAAAAAAAAAAAAGE !!!!!!

Bon au vu de ma fatigue nerveuse et physique, je me mets à pleurer. Je me dirige vers le comptoir Air France pour acheter un autre billet.

- Bonjour, je viens de rater mon vol, le prochain pour Toulouse est à quelle heure ?
- C’est tout complet monsieur, je n’en ai pas avant 13h50.
- Bon, ben tant pis, je vais pas annuler mes vacances pour ça !
- Je vous dis le prix quand même, 325€.
- …

Je me suis remis à pleurer, mais là c’était les grandes eaux, je lui dis que c’est pas grave, que je me débrouillerais autrement, et je m’en vais. J’ai vraiment dû lui faire pitié, parce qu’elle m’a rattrapé pour me demander si j’étais étudiant. À ma réponse affirmative, elle m’a alors sorti un merveilleux « on va pouvoir s’arranger ». Et voilà donc que j’obtiens, pour la modique somme de 82,50€ Maryse, un billet pour l’avion de 14h50.

Là ça va déjà mieux, je regarde ma montre, il est 8h42, ça va beaucoup moins mieux en fait. Voilà comment passer le premier jour de ces vacances à Orly. Orly et son salon d’attente, Orly est ses activités de plein air (fumage de clope devant la station de taxi), Orly et son wifi payant (30€ l’heure !), Orly est ses impondérables retards !

Oui lecteur alors que je m’avance vers le comptoir d’enregistrement une voix retentie « Suite à une panne du tapis bagage, un retard d’une heure est à prévoir sur tous les vols, veuillez nous excuser pour la gêne occasionnée ». AAAAAAAAAAAHHHHHHHHH !!!!!

Et voilà comment on devient terroriste en 6h ! Il faut pas grand-chose ! Bon pour finir j’ai réussi à prendre un vol, j’ai atterri à 17h au lieu de 10h puis 16h (dans l’ordre des catastrophes). Je me suis rendu dans le parking pour récupérer la voiture que mes parents avaient abandonnée là ! J’embarque Océane, son mec, son fils, et direction le Cantal où mes parents nous attendent depuis le matin.

Le cantal ou « comment faire de la glande une activité Olympique » :

Ben là en fait j’ai rien à raconter… J’ai mangé, j’ai dormi, j’ai vu mes parents, mes grands-parents, mon filleul (et sa mère) ont découvert les vaches, les poules, les tracteurs, et autres autochtones ! Grands moments certes, mais franchement tout le monde s’en fou donc je zapp !

Back to Toulouse ou « toi aussi ne casse pas la voiture » :

Bon comme vous le savez tous, je suis une calamité en voiture. Pas que je conduise mal, non je suis même relativement doué. Mais en fait, je pense, qu’une autorité supérieure (que je ne nommerai pas ici) m’en veut, et me le fait payer. Donc dès que je suis au volant, il peut, et à tout moment, surgir une moto, une voiture, un scooter, un piéton, une vache, un T-rex, bref n’importe quoi, ça me coupe la route, et j’ai un accident (où je ne suis pas en tort, mais je casse quand même la voiture). Voilà une des raisons qui me fait apprécier la capitale, ici je n’ai pas de voiture. Donc je flippe grave quand je rentre chez mes parents, parce que je conduis la voiture de maman.

Pour en rajouter en une semaine, j’ai prévu de faire plus de 1500 km. Ça en fait des opportunités d’accidents ça… Donc je suis allé dans le Cantal, puis à Figeac voir mon petit frère, puis à Narbonne voir la mer, plus mes allers-retours entre chez mes parents et Toulouse centre, on arrive à 1499,25 km pour être précis (oui je me suis fait chier à calculer ça sur mappy, rien que pour vous !).

Mais je n’ai qu’un accident par vacances. Donc une fois que c’est fait, on en parle plus. Et là je dois dire merci Mister Big. Oui Mercredi soir je suis chez lui, on boit avec Emma et Océane, il me présente son « mumur » (comprenez son homme), donc on boit, on boit, on boit, bref je finis morte poule encore une fois. En partant je me rends compte que j’ai oublié les clés, donc j’appelle notre Mister Big national, et je lui dis « je monte, j’ai oublié mes clés », je n’ai pas le temps de finir ma phrase que je reçois mon trousseau de clés balancé du 3ème étage. Bon ok il était déjà en train de baiser, mais c’est pas une raison bordel !!!!! Moralité, la clé qui fait « bip-bip » et qui ouvre la voiture à distance ne fonctionne plus. Ben oui une fois qu’elle explose en deux avec la pile qui vole, c’est fou ce qu’elle marche moins bien…

Merci Mister Big, j’ai eu le moins coûteux des accidents grâce à toi ;)

Bon pour faire court, je vais raconter ma semaine quand même : mardi à Figeac, je vois mon frère, Nina m’accompagne, on bronze (cuit ?) au bord de la piscine ou mon frère officie en tant que maître-nageur. On en profite après la fermeture (on est vip ou on l’est pas !). On rentre tard, on mange avec les parents de Nina. Dodo.

Mercredi, dodo, puis soirée « je me retourne la tête » chez Mister Big, j’avais au préalable inviter plein de gens à manger chez lui (suis sympa comme ami moi quand même !). Mais bon il m’aime bien alors il a accepté sans presque trop râler, et puis je me suis fait pardonner avec deux bouteilles de champ’ rosé. Ensuite je vais en boite avec un flic hétéro que j’avais pas vu depuis des lunes… Je finis par embrasser tous les mecs présents (hétéros je le rappelle, puisque je suis dans une boite hétéro, donc c’est logique), limite s’ils s’excusent pas d’aimer le vagin. Et même pas on m’a embêté, bon peut-être parce que j’étais avec des flics… Mais bon, on aurait pu quand même m’embêter ! Ah oui tient ya ça aussi, moi saoule, moi veut payer bouteille, moi sort carte bleue, moi réfléchir au code de ladite carte bleue, moi me tromper une fois, puis deux, puis trois, moi plus avoir de carte bleue ! (mais qu’il faut être con… j’ai honte des fois… juste des fois…). Bref je rentre chez moi par l’opération du Saint Esprit, et je fais un coma sur mon lit (je sais même pas comment j’ai pu atteindre ce foutu lit !).

Jeudi, Mister Big, Emma et une collègue de Mister Big arrivent chez moi à 13h30, on part à Narbonne plage. Gloria Gaynor à fond sur la route, remix perso d’Amel Bent (le cd saute). Plouf plouf toute la journée, resto dégueulasse, on rentre, on se fait payer un verre par 7h48 qui se trouve être chez son frère dans le sud-ouest pour la semaine (elle est bronzée !!!! je la déteste…).

Vendredi, je dors 15h, je récupère… Je croise mon frère et sa copine, on bouffe, je pars en boite à Toulouse. Deux copines se joignent à moi. Dans le lot il y a une ancienne collègue de promo, elle est venu avec une copine à elle, elles se retrouvent bourrées au bout de 4 verres. Mais bourrées malades ! Avec mon autre copine, on ne comprend pas trop, pourtant je sais que mon ancienne collègue de promo teint bien l’alcool ! Bon on doit être plus entraîné qu’elle ! En fin de soirée, je lui propose :

A On boit.
B On change de boite.
C On va se coucher.
D On prend de la coc et on baise le premier qui passe.

Elle me répond D ! Youpi !!!!! On rigole un coup, et je me remets dans mon verre. Là elle m’accroche le bras, et me susurre à l’oreille

- Oui mais pas sur le comptoir, on va où ?
- Attends, mais tu parles de quoi là ?
- Ben la coc, je l’ai foutue dans une capote, mais je peux pas la sortir sur le bar !
- … euh en fait c’était de l’humour… mais je comprends mieux maintenant !


En fait elle était tazé, et sa cop’s aussi, d’où la violente montée d’alcool qu’elle a eu dans la soirée. Moi je peux encore fièrement le dire « j’ai dit non à la drogue ! ».

Je rentre chez moi vers 7h30, mon frère se lève pour partir bosser à Figeac (donc il a quand même 200km à faire !). Moi j’ai pas sommeil. J’aurais pas dû embrasser toute la nuit une tazée, ça a dû passer par la salive, parce que je tiens une de ces pêches moi à 7h30 !!!!!! Donc je me colle sur le net. Hop un ex plan cul se connecte, je lui propose de venir partager ma couche un moment, il accepte, on baise jusqu’à midi. Là par contre je suis fatigué, je vais dormir.

Le samedi est donc bien entamé quand je me rends à Toulouse pour manger au resto avec des amis, on passe une bonne soirée. Je rentre, je prépare mes affaires, je me couche. Il est déjà dimanche matin. Emma sonne à ma porte, elle me dépose à l’aéroport, Paris me voilà !

Bilan :

J’ai pas casser la voiture à ma mère, Mimi Mouse (accrochée au rétro de ma maman) à montrer son cul à tous mes passagers (la salope !!!!) et elle s’est pris de sacrés rafales (mais bon, on a décidé que Mimi était SM, donc elle prend son pied !), j’ai pris une cuite anthologique, j’ai pas pris de drogue, j’ai fait 1500 km en 7 jours (sans compter l’avion !), j’ai baisé avec un garçon formidable qui ferait mieux d’habiter Paris (histoire que j’ai une vie sexuelle un peu plus palpitante), je n’ai toujours pas de nouvelles de connard d’ex (alors qu’on était à 80 km pendant une semaine et qu’il le savait), je déteste vraiment Paris et Paris me le rend bien (non mais vous avez vu ce temps ?????).

Demain je commence mon stage, et j’ai rien préparer !!!!! AAAAAAAAAAHHHHHHHHHH



Gauthier en désintox

Ps : la pollution c’est nul, je transpire comme un porc !

samedi 22 juillet 2006

Cantal

Cher vous tous, je suis arrivé à un stade de ma vie où de grandes décisions s’imposent ! Pour y réfléchir, je me dois de me mettre au vert quelque temps… Oui, j’entends d’ici vos suppliques et vos lamentations. Il va falloir être fort les enfants, je n’aurais pas le net pendant quelques jours ! Mais comprenez-moi, je me dois de me retirer de ce monde de luxure, de paillettes, d’alcool, d’excès, bref j’ai besoin de purifier mon âme et mon corps… Et pis si je survis à cette overdose d’oxygène, ben on se revoit dans pas longtemps ;)

Bon ok, ça marche pas… Voilà, en fait, je pars dans ma famille dans le fin fond du Cantal. La seule raison qui me pousse à faire ça ? Ben j’en ai envie ! Et en plus j’assume… Par contre c’est clair, je n’aurais pas le net ;)

Allez, on se revoit bientôt ! Bonnes vacances à tous, et surtout à ceux qui bossent (comment ça c’est pas compatible ? M’en fous quand je suis en vacances, j’estime que tout le monde l’est !).


Gauthier au vert.

mercredi 19 juillet 2006

Tu veux du sexe ? (ou coucher avec ta rock-star ?)

Oui lecteur, je m’adresse à toi. Ce soir Nina m’a vexé, détails de la conversation msn (on parle des stats sur le blog qui sont en baisse l’été, alors que faire pour motiver son lectorat à prendre le wifi à la plage ?):

Gauthier dit :
il faut que je parle plus de cul en fait!

Nina dit :
Oui, mais tu fais rien, pas de détails croustillants, pas de plans à 3, tu racontes même pas quand tu dépucelles un mec

Gauthier dit :
Putain tu me fous la loose là, je reviens, je vais pondre un article cul!

Nina dit :
Cot cot


Elle est con, mais je l’aime ! Donc oui je parle plus du fait que j’aimerais baiser, et moins du fait que j’ai baisé. C’est pas ma faute si j’ai la vie sexuelle du poulpe mort. Enfin si, je le cherche, mais pour me racheter et satisfaire vos instincts voyeurs, je m’en vais vous conter quelques histoires interdites aux moins de 18 ans, les mineurs sortez svp.

En fait je vais en raconter une seule histoire (parce que toutes les autres c’est déjà fait, ou trop ancien pour ne pas être de l’archéologie !). Je vais te conter, cher lecteur, ma vie sexuelle sur le blog.

Je traîne mes guêtres sur la blogosphère depuis près d’un an, et, durant tout ce temps, j’ai eu très (trop) peu de propositions indécentes. J’ai mis ça sur le fait que c’est pas parce que les gens aiment lire ma vie qu’ils ont envie d’en faire parti, logique ! Mais en fait il semblerait qu’il y est autre chose…

Un blogueur que je ne citerais pas ici (en fait tout le monde a compris de qui je parle, et si ce
n’est pas le cas, je compte sur ses com’s pour vous mettre sur la voie ;) ), m’a fait une proposition indécente il y a de cela quelques semaines. Il souhaite me rencontrer. Soit, je rencontre volontiers mes lecteurs, surtout quand ils sont pédés, ça nous fait déjà un sujet de conversation.

Bon, se voir, ok, mais pour faire quoi ? En plus il faut faire des km, donc il faut rentabiliser. Il propose de suite une « activité » : le jeté-retourné-levrette sur mon lit ! Ma foi, ça peut s’avérer intéressant… On décide (enfin je finis par dire « oui ») de se voir.

Entre temps, j’apprends que le monsieur n’est pas très expérimenté sexuellement. En fait à part un petit lèche-zizi dans un lieu public, il n’a rien fait. Ouch, ça fout la pression ça ! Il faut que je sois bon. Entendons-nous bien, j’adore dépuceler, en tout cas j’adorais. J’étais même très réputé pour ça il y a quelques années, je les choppais à 16/17 ans sur le net, un premier verre en boite à pédé, et une première levrette. J’ai acquis une solide réputation de « serial dépuceleur ». Je dois dire que c’est jouissif de savoir qu’on sera le premier, même s’il y en a 3000 après, je resterais toujours le premier. Donc entre ça et mes « hétéros curieux » j’en ai visité des intimités inviolées, j’en ai entendu des « c’est la première foi que j’en touche une autre que la mienne », ou encore « j’ai toujours rêver de faire ça, et c’est encore mieux que dans mes rêves ». En général après on me sert un jouissif « mon dieu que c’était bon, tu sais que t’es vraiment doué pour ça ? ». Oui je sais darling ;)

Donc me voilà à rencontrer un blogueur presque vierge. Il connaît toute ma vie, enfin tout ce que je sers ici, j’en connais pas mal de la sienne, enfin tout ce qu’il a bien voulu me servir lui aussi. On s’apprécie sur le net, mais comment la rencontre va-t-elle se passer ? Vais-je être à la hauteur ?

En fait je n’aurais pas dû me poser la question comme ça, parce que lui c’est pas ce qui le préoccupait. Il était clair que je serais à la hauteur, le problème c’est justement la « hauteur ». On ne parle pas de ma taille ici (bien que je sois grand), on parle de ma « grande » notoriété. Je ne me considère pas comme une star, il manquerait plus que ça ! Je suis taré mais pas à ce point. Je suis juste un blogueur, donc une espèce de « personnage » mi-public, mi-secret. Et il paraît que ça (je cite) : fascine et intimide !

J’ai dû, et ce pour la première fois de ma vie, rassurer un garçon, le détendre, et le clamer. Franchement, j’avais l’impression qu’il couchait avec sa rock-star. Vous avez déjà dû faire ce fantasme dans votre vie, vous envoyer quelqu’un de connu et d’intouchable ! Ben j’ai eu l’impression d’être cette personne pour ce jeune homme.

Une fois l’euphorie retombée (oui ça m’a super flatté quand même !), la pression s’est faite ressentir. Il fallait que je sois encore meilleur que d’habitude. Il fallait que je lui fasse entrevoir des sommets insoupçonnés. Je ne pouvais pas le décevoir. Surtout que là, il n’y avait que du sexe. Donc c’est parti, on retrousse les manches, on fait chauffer les capotes, et on est un Dieu du sexe Gauthier !

Tout ce que j’accepterais de dire ici sera sa réaction post-coïtale « tu m’avais prévenu, je le savais, tu le dis, tu l’assumes, mais je pensais pas que c’était à ce point là, putain t’es un dieu du sexe ! ».

Alors j’ai envie de dire : Au suivant !


Gauthier à votre service ;)

mardi 18 juillet 2006

Je t’aime

Petit être de chair qui illumine ma vie à chacun de tes sourires, sache que je t’aime plus que tout sur cette Terre. Tu es si fragile, si petit, si tendre, si beau, tu es le soleil qui illumine ma vie et celle de ta mère.

On a attendu ta venue en paniquant, serions-nous faire ? Allons nous savoir nous occuper de ce petit bout ? Tant de questions que nous refusions de nous poser pendant que tu étais au chaud et que tu poussais tranquillement loin du tumulte de ce monde. Puis tu es venu, en avance, comme si tu étais pressé de vivre, pressé de nous rencontrer et de croquer la vie à pleine dent.

Aujourd’hui ça fait deux ans que tu es là. Deux ans déjà, que je n’ai pas vu passer, pour moi tu seras toujours ce petit bout de 2080g qu’une infirmière installa dans mes bras pour faire sa première sieste digestive alors que ta mère se remettait de ta venue au monde. Deux ans de bonheur, d’angoisse, de rire, de fatigue, de crise, de joie, d’émerveillement. Ton premier sourire, ton premier rire, le premier objet que tu as attrapé, les premiers pas que tu as faits tout chancelant, le premier mot que tu as prononcé, la première fois que tu m’as parlé au téléphone, la première fois que tu m’as appelé papa !

Je ne suis pas ton père, de façon biologique en tout cas. Mais tu ne le connaîtras sûrement jamais, enfin pas temps que tu ne seras pas assez grand pour aller sonné à sa porte, parce que lui ne veut pas te connaître pour le moment. Mais je suis là, je t’aime, je te regarde grandir, je t’aide à comprendre ce monde qui t’émerveille tous les jours. Je t’aime petit bout.

Un jour, ta maman va se marier et tu auras un papa à domicile qui t’aimera autant que moi, mais je serais toujours là, pas loin. Tu as un parrain pour faire tout ce que ta maman t’interdit de faire, pour partir en vacances, pour profiter encore plus de la vie. Tu es mon petit bonheur.

Un jour, j’aurai un fils ou une fille qui vivra avec moi, je l’aimerais de tout me cœur. Mais je ne cesserai jamais de t’aimer toi qui n’es pas avec moi tout le temps, toi qui a déjà une famille, toi que je ne peux pas élever.

Alors je te souhaite un joyeux anniversaire, je te souhaite de continuer à grandir aussi bien, je te souhaite de profiter de la vie en étant en bonne santé. Tu es heureux petit homme, ça se voit, et je continuerai à contribuer à ce bonheur à ma façon, à mon niveau. Un jour tu deviendras un homme, tu combleras de bonheur ta maman, tes grands parents, et moi-même, et à ce moment-là je regarderai par-dessus mon épaule et je serai fier de tout ce qu’on a accompli ensemble.

Je t’aime petit bout, continu de faire le bonheur de toutes les personnes qui t’entourent. Tu es la plus belle chose qui nous soit arrivée.

samedi 15 juillet 2006

Les week-end se suivent…

… et se ressemblent ! Petit compte-rendu de ma soirée d’hier. Commençons par la journée, mon ami toulousain de passage sort jeudi soir, je suis nase, j’ai envie de me faire livrer un mec, je ne l’accompagne pas et je reste chez moi scotcher au net jusqu’à 4h du mat’. Forcément je ne trouve pas chaussure à mon pied (ou cul à ma bite) donc je me branle et je vais dormir. Midi, mon pote rentre d’after ! Alors petit rappel des lieux, je vis dans 18 m2, donc s’il veut dormir toute la journée et pas moi, ben, je dois sortir. Je prends une douche froide (putain de chaudière définitivement en panne !), et je file en ville. Je retrouve Lefroid et une de ses copines, ainsi que Larouquine.

On traîne dans Paris, on échoue dans le marais pour manger (une heure pour trouver un resto qui accepte de nous servir un truc à manger à 17h, ben oui on fait pas comme tout le monde nous !). On papote, on rit, on mange, on boit, 20h on se sépare, je suis saoul, tout va bien. Je retrouve mon ami chez moi qui vient de se lever et qui me propose un apéro, je refuse, et je blablate sur le net pendant qu’il part se saouler.

Il revient vers minuit, les filles ne seront pas de la partie. On boit, on boit, on boit, et on file dans ma boite fétiche. Mon ami est plutôt clubber, et là il se retrouve à tafiole-land avec du Beyoncé en bande son. Il fait un peu la gueule, on sympathise avec un beau gosse. On rit, on boit, on rit, on boit.

6h30, on rentre, le beau gosse nous ramène chez moi, il monte boire un verre. Je le veux, mon ami le veut, lui je sais pas qui il veut. De toute façon il est impensable que je couche avec un pote, donc pas de plans à trois. Ils décident d’aller faire ça chez un troisième larron rencontré pendant la soirée aussi. Ils ont leur plan à trois, moi je m’effondre sur mon lit. Le beau gosse me fait comprendre qu’il aimerait me voir le lendemain, j’accepte.

Moralité ce matin (17h), j’émerge, le nez rempli de croûtes dues à l’abus de poppers, la tête douloureuse due à l’abus de vodka, les jambes coupées dues à l’abus des deux substances susnommées. Ce soir, je dois sortir pour retrouver mon ex qui m’a gentiment fait comprendre qu’il passerai bien la nuit avec moi. Et le beau gosse attend mon coup de fils. Damned, il faut que je fasse un choix là ! Et puis, moi je suis pas censé être fidèle et attendre l’autre con qui est parti en vacances ?

Mon cul ! Je suis pas quelqu’un de bien, je baiserai ce soir, ou demain, avec au moins l’un des deux, mais pas les deux, ils se connaissent, ça se fait pas. Si, des fois, j’ai une morale, bon bien sûr s’il y a moyen de finir à trois, je vois pas pourquoi je m’en priverai ;)


Gauthier is back, faites chauffer le latex ;)

vendredi 14 juillet 2006

Keep off wall

Bon ça fait un petit moment que je ne me suis pas épanché sur vos épaules. Alors comme la blogo-thérapie a remplacé la psychothérapie, on va m’analyser un peu… Il y a quelque temps, j’ai fait la plus grosse connerie de ma vie (non je ne parle pas du fait de coucher avec un séropositif, j’ai fait pire, sisisisi j’en suis capable). Pour celles et ceux qui lisent mon blog, j’en ai parlé là.

Pour les autres, petit cours de rattrapage. Flashback, nous voilà en 2001.

Gauthier est à l’université depuis deux ans, c’est le printemps, il vient de décider de mettre un terme à son analyse. L’analyse, c’est quelque chose de merveilleux, de confortable, mais bon quand la psy vous raconte ses problèmes de famille, c’est qu’il est temps de voler par vos propres ailes ! Je suis rassuré sur mon orientation sexuelle, sur ma normalité, sur mes envies, sur mes besoins, je peux donc me plonger à corps perdu dans cette grande aventure qu’est la vie.

Je me souviendrais toujours de cette phrase que j’ai eue lors de mon dernier rendez-vous d’analyse « Tout va bien pour moi, il ne me manque plus qu’un homme à aimer ! ». J’aurais mieux fait de m’arracher un bras… 27 mars 2001, minuit passé, le téléphone sonne, je sors d’un spectacle au Zénith :

- Salut Gauthier, je vais chercher un mec pour aller boire un verre, tu viens ?
- Dis donc toi, t’es pas maqué et fidèle ? Tu te fous de moi ? Fais demi-tour de suite, sinon je t’étripe ! (j’avais passé le week-end à l’écouter me parler de son merveilleux, son sublimissime mec dont il était éperdument amoureux, et il s’apprêtait à le tromper ? En me prenant pour couverture ? Mais ça va pas non ?)
- Allez, viens avec moi, comme ça je serai sage…
- Non, je rentre me coucher et toi aussi !
- Putain, je le vois, il est trop trop trop beau, viens de suite, c’est un ordre !
- Mais… (et il me raccroche au nez)


J’avais 19 ans, je croyais encore au principe de fidélité et d’amitié, je décide donc d’aller jouer les chaperons alors que je n’avais pas dormi plus de 4h dans la semaine. J’arrive dans notre bar, et je le vois. Nom de dieu… Mais il avait raison, il est trop beau ! En disant bonjour à mon pote, je lui annonce qu’il n’a pas de soucis à se faire, je repars avec le beau gosse, et lui il se masturbera en pensant à nos ébats, comme ça pas d’infidélité (je suis sympa comme pote, non ?).

Je fais connaissance avec le bel âtre, il se fait draguer par tous les mecs présents, je suis on ne peut plus pressant pour marquer mon territoire. Là je me souviendrais toujours de ce que m’a dit mon pote en le regardant :

- Ok là il est parfait, mais c’est le genre de mec, à 22/23 ans, qui aura du bide !
- Mais je m’en fou complètement de sa gueule dans 4 ans, je l’encule ce soir, et on en parle plus !


Mais on fond de moi ça ne se passait pas aussi bien. Il me sourit, je suis aux anges, il parle à un mec qui lui touche le bras, j’ai envie de tuer tout le monde. Mais pourquoi je réagis comme ça ? J’ai autant de mecs que je veux, et même plus, mais c’est celui-là que je veux. Un coup de foudre ? En tout cas, ça y ressemble…

On se sépare, je lui propose de prendre mon num, il est nouveau, on a le même âge, je lui propose d’être son guide dans la jungle de pédé-land. Il refuse poliment. Je suis tout triste quand je rentre chez moi… Je sais que je le reverrais jamais, j’insiste alors auprès de mon pote pour qu’il me file son tel, son mail, n’importe quoi qui me permette de le retrouver, mais ce gros chacal refuse, normal il veut se le faire…

Deux semaines plus tard, je me console dans les bras d’un autre homme depuis quelques jours, je suis sur le net. Un garçon vient me parler, c’est lui ! Putain je le crois pas ! Je le lâche pas, sur le net je suis beaucoup plus direct :

- Tu m’as fait très forte impression, pourquoi tu as refusé mon numéro ?
- Je ne sais pas quelles sont tes intentions, et ça me gênait…
- Alors je vais te le dire : tu m’épouses quand ?
- …

S’en suivent des heures de dials, des coups de fils interminables, et enfin, le grand rendez-vous, le 29 avril (il m’aura fait courir celui-là !). On se fait un resto, on boit un verre, Lucie nous rejoint, on va en boîte, et enfin il se décide à m’embrasser. Grand moment épique ça aussi. Ça faisait quelques heures que je tendais des perches, et toutes sont passées au dessus, je commençais à me résigner, quand enfin, lâchant un merveilleux « tip top moumoute ! » il se jette sur mes lèvres ! Oui bon ok, ça mérite une explication. Cette expression débile, on la sortait tout le temps, et on l’a dite peut-être 200 fois dans la soirée, à un moment, je dis sur la piste de danse « alors les boîtes à pédés tu en penses quoi ? », réponse de l’intéressé « tip top moumoute ! »… Mais je vous jure que c’était vachement mignon sur le coup, bon ok il faut être moi pour voir le romantisme dans cette scène, mais bon… Bref, la suite est censurée, on s’est mutuellement violé sur les banquettes, Lucie a dû nous rappeler à l’ordre !

S’en est suivie une année très mouvementée. Deux fois je pris mon envol, une fois il fit ses bagages. J’avais peur, je pense, d’un amour possible, à 20 ans, on ne se rend pas compte. Et lui aussi ne savait pas comment gérer tout ça. On s’est fait du mal, je l’ai trompé (lui je ne sais pas, et je ne veux pas savoir). Et je suis toujours amoureux de lui, quatre ans après qu’il m’ait brisé le cœur.

Il a été le seul que j’ai vraiment présenté à mes parents (comprenez, le seul que j’ai invité à manger chez eux, ceux que ma mère croisait à mon bras à Carrefour, ça compte pas !), il était là pour mes 20 ans lors de mon coming-out définitif devant tous mes amis, il était là quand j’ai pris mon premier appartement, il est le seul garçon avec qui je suis parti en week-end, il est le seul que j’ai jamais aimé. Et je suis incapable de passer à autre chose. Pourquoi ?

Il m’a fui pendant 4 ans, et le mois dernier, on va boire un verre ensemble, comme on le fait deux fois par an à peu près, pour se raconter nos vies. Je reste dormir chez lui parce que j’ai loupé le dernier métro, et du coup on a le temps de parler, et surtout aucun des deux ne peut s’enfuir. Et là il vide son sac, pourquoi a-t-il gardé tout ça pour lui pendant quatre ans ? Pour pas me faire souffrir, mais surtout pour pas se faire souffrir, ne pas en parler ça aide à se persuader que c’est faux.

Résultats des courses : je l’aime, je veux revenir avec lui (de mon côté, vous remarquez que c’est plutôt clair !). Il a des sentiments pour moi, il n’arrive pas à passer à autre chose, les autres garçons ne l’intéressent pas, il ne se voit pas passer sa vie en couple, mais si ça doit se faire ça ne peut-être qu’avec moi, il a envie de vivre de façon plus consumériste (comme moi en gros : boire, sortir, baiser…), mais il en est incapable, mais il ne veut pas se mettre en couple pour la vie sans avoir fait ça avant, mais il ne sait pas si ça va marcher, mais il ne veut pas me faire souffrir, mais de toute façon il faut réessayer quand même sinon on ne s’en sortira pas, mais après bon dans 5 ans quand il va vouloir partir vivre en province moi je ne voudrais jamais le suivre, et puis il aime pas les chats, et puis il ne l’a toujours pas dit à sa mère (qu’il était pédé, pas qu’il aimait pas les chats, c’est bon vous suivez ?), et puis je suis grand, brun, avec une bonne situation en devenir, et puis je suis beau, et puis il m’embrasse et me demande de le serrer fort dans ses bras toute la nuit…

Vous avez compris quelque chose vous ? Moi j’ai du mal… Là il est parti en vacances, je vais passer deux mois sans le voir. La seule chose que je lui ai demandé, enfin les deux choses en fait, me donner des nouvelles, et répondre quand je l’appelle ou me rappeler dans les heures qui suivent, et ne pas me dire s’il touche un autre mec. Et on fait le point en septembre.

On s’est déjà engueulé parce qu’il me laisse 4 jours sans nouvelles (quoi psychopathe ? mais c’est juste que j’aime qu’on me réponde, surtout lui d’ailleurs), donc j’ai explosé, il m’a répondu « c’est comme ça et puis c’est tout ! ». J’ai pris ça pour un « tu m’saoule, bye ! », mais en fait pas du tout, il compte bien reprendre en septembre, sans me donner de nouvelles pendant deux mois.

Et je fais quoi moi ? J’ai pris une grande décision : je bois, je sors, je couche avec tout ce qui bouge, et si je suis encore en vie en septembre, il n’aura qu’à m’épouser, mais je garanti pas la gueule de la marié après 2 mois de débauche non-stop…

Programme du week end : trouver de la coc, trouver un mec, puis un autre, puis un autre… Vais pas me laisser emmerder parce que je suis amoureux d’un connard égoïste non ?


Gauthier part en vrille.

PS : selon lui l’égoïste dans l’histoire, c’est moi… ça s’annonce mal cette histoire !

PPS : Nina et moi en ce moment on a un grand délire sur les murs, vous savez ces murs qu’on voit arriver de loin, mais on fonce quand même dedans en dansant et en chantant. Heureusement que les copains sont là pour nous ramasser après. Donc là je fonce clairement dans un mur, nous sommes d’accord. Et hier j’ai acheté un tee-shirt « Keep off wall », ce qui signifie d’après un pote bilingue « Evitez le mur » ! Faut vraiment que je me remette à l’anglais…

Mort de faim

J’ai faim… de cul ! L’abstinence, la fidélité, tous ces trucs c’est pas mon fort… Cette semaine, j’héberge un ami de passage. Du coup la frustration est grandissante. Ben oui, dans 18 m2, j’ai du mal à m’isoler pour me masturber… Ah oui au fait, je vais parler de cul, au cas où vous ne l’auriez pas compris…

Là il est en boite, et moi sur le net. J’en peux plus, je me connecte à tous les chats. Putain, le « mort de faim » est devenu payant ? Tant pis, je paierai pas pour baiser, je vais me contenter des autres… J’ai jusqu’à 6h du mat’ au plus tôt pour trouver une âme en peine (ou un cul en feu, au choix), je devrais y arriver.

1h plus tard, toujours rien. Fait chier… Je chope le portable, 3€ plus tard, me voilà sur le chat « mort de faim ». C’est merveilleux, en 10 min, on se fait livrer un mec. Bon là ça fait 15 min que j’y suis, et j’ai toujours personne autour de mon sexe, damned ! Par contre le nombre de plus uro, hard, sm, nokpot que l’on vient de me proposer me fait peur ! On a dit « mort de faim », pas « mort tout court ». Putain ils sont lourds…

Là je parle de mon envie de nécrophilie avec Larouquine, apparemment elle a chaud elle aussi (toutes des s…… ? OUI ET ALORS ?). Quand je parle de nécrophile lecteur, rassure-toi, c’est juste en rapport à mon expression-fétiche « j’enculerai un mort ! ». Rien de sale comme tu peux le constater ;)

Bon, moralité, je vais aller me branler devant un film X (oui j’ai des films X chez moi, et alors ?). Et peut-être qu’avant mes 30 ans, je retrouverai une sexualité décadente…


Gauthier en manque.

samedi 8 juillet 2006

Je suis envahi

Ma vie est un calvaire continu ! Mais ça vous le saviez déjà. Je pense que je paye pour des vies antérieures de débauche et de crimes contre l’humanité. Parce qu’en arriver à ce point là, c’est pas humain, c’est plus des casseroles que j’ai, c’est la batterie de cuisine complète ! Je m’explique…

Je ne suis entouré que de filles, plus ou moins importantes, plus ou moins aimées, plus ou moins aimantes. Il y a un carré de tête, les Moumours. C’est quoi donc une moumour ? C’est ma punition divine pour mes crimes antérieurs… Et comme j’ai été très vilain, j’en ai trois (plus une). Il s’agit en fait de mes amies de fac (plus une d’enfance mais que je ne vois plus que une fois l’an maintenant, donc elle ne compte plus).

Déjà pourquoi « moumour » ? Étant un garçon très affectueux, j’appelais mes deux copines (Nina et Sylvia) « amour », et très vite ce terme est devenue « moumour », je ne sais plus trop pourquoi ni comment, et du coup elles m’appelaient « moumour », je les appelais « moumour », et nous voilà donc devenu la secte des moumours ! Quelques mois plus tard, Lucie s’est jointe à notre joyeuse bande, et est rapidement devenue une « moumour » aussi.

Voilà donc comment on se retrouve entouré de filles qui très vite se mettent à régir votre vie. Sans même que l’on s’en rende compte, elles surveillent, épient, complotent, commentent, jugent, critiquent, bref, elles envahissent !!!!!! AAAAAAAAHHHHH Mais au secours !!!!!

Sur Paris, j’en ai qu’une en permanence, Nina. Sylvia vit en Andorre, et Lucie à Toulouse pour l’instant, avant de partir en Guadeloupe. Donc la pression s’est relâchée ? Mais pas du tout, c’est encore pire. Le téléphone, le mail, le bouche-à-oreille, tous les moyens sont mis à contribution pour piloter ma vie à distance. Et à grand renfort de « je vais appeler ta mère », « tu m’énerves », « mais tu veux que je meure ? » ou encore ma préférée « je vais le dire à Lucie ! », elles me font presque culpabiliser quand je fais n’importe quoi de ma vie (j’ai bien dit « presque »).

Pourquoi ce coup de gueule aujourd’hui ? Parce que ce week-end, en plus de ma Nina, j’ai Lucie qui partage ma couche pour 3 jours. Et je sens que ça va être ethnologiquement intéressant.

« tu manges n’importe comment »
« tu dépense trop d’argent »
« de toute façon tu sais que j’ai raison »
« putain je vais appeler ta mère »

AAAAAAAAAAAHHHHHHHH Pourquoi moi ? Hein ? Qu’ai-je donc fait de si horrible ? Nous ne le saurons probablement jamais… Mais je dois quand même confesser quelque chose, c’est que je les aime mes tortionnaires (sinon je me ne laisserais pas faire !).


Gauthier envahi

jeudi 6 juillet 2006

On tend vers zéro

Virologie :

Sérodiagnostic du HIV 1 et 2

Conclusion : le test est négatif

Technique 1 Ortho VITROS Anti HIV1 + HIV2
Technique 2 Vidas HIV DUO Quick


Voilà ce que j’ai eu dans ma boîte aux lettres ce soir. Mes connaissances en médecine sont très limitées, mais il semblerait qu’à ce jour, je sois encore séronégatif. Mon médecin m’a dit « si ce test est négatif, on tend vers zéro, rien n’est gagné, mais c’est déjà très bon signe ! ».

Grande démonstration de l’art de la psychologie en milieu hospitalier ! Verdict final le 9 août. J’y crois encore…


Gauthier croyant.

lundi 3 juillet 2006

La peur au ventre

Aujourd’hui je suis malade. Bon, je vous rassure tout de suite, je ne suis pas à l’article de la mort. Mais je suis un peu trop indisposé pour rester 8h30 dans un bureau de La Défense (problèmes gastriques). J’en profite donc pour faire du rangement dans mes papiers, et je retrouve des ordonnances. Là je panique, ça fait trois mois cette semaine, et j’avais complètement oublié !

Et oui, déjà trois mois que je me suis retrouvé (pas tout entier, juste mon sexe), dans l’anus d’un séropositif avec un préservatif explosé… Trois mois, c’est l’heure du verdict… On en parlait avec Nina dernièrement, ni l’un ni l’autre n’envisageons que je puisse être séropositif, est-ce un bien ? (optimisme) Est-ce un mal ? (insouciance, inconscience). Je ne sais pas, c’est juste un fait…

Je décide donc d’aller à l’hôpital, pour être fixé. Sur le trajet, je croise ma deuxième angoisse. L’attentat terroriste ! Je m’explique… J’arrive sur le boulevard en bas de chez moi, et là, de la fumée partout. Je ne distinguais plus les immeubles d’en face. Je regarde partout, personne… Je passe devant la station de métro, une femme en sort avec un foulard sur la bouche, la fumée vient du métro. Une fumée épaisse, blanchâtre, peu odorante, peu étouffante, mais bien réelle. Il y a eu un attentat ? Panique, panique, panique, panique, paniiiiiiiiiiiiiiiiiiique !!!!

Oui je suis complètement traumatisé par les attentats. J’en ai peur, mais vraiment. J’y pense à chaque fois que je monte dans un RER à l’heure de pointe. Je sais c’est débile, mais je ne peux pas m’en empêcher. Tant et si bien que je sais que si ça doit péter je serais forcément dedans (voilà, ça recommence…)

Bon je vous rassure de suite, je ne sais toujours pas pourquoi la station de mon métro était enfumée à midi, mais ça doit pas être grave, vu qu’ils n’en parlent nulle part.

Pour ce qui est de la cause de la première crise de panique de la journée, je serais fixé en Août, et oui il faut attendre 4 mois après l’exposition pour être sûr. Je l’ai appris aujourd’hui… Des fois la science me désespère…

Promis, je me remets au Lexomil et j’arrête de flipper tout le temps ;)


Névromaniaquement votre, Gauthier.

samedi 1 juillet 2006

Seulement 74,95 € Maryse !

Je suis une poufiasse, je l’assume, je le revendique même… Alors après « poufiasse » selon les personnes, ça ne veut pas dire la même chose. Pour ce qui est de ma personne vous avez déjà dû commencer à faire le petit tour de la question…

Hier soir, j’ai été payé. Et comme je suis très (mais alors très) mécontent de mon salaire, il faut que je me venge. Oui adieu rêve de vacances, envolées plages ensoleillées, bienvenu Paris tout l’été, grrrrr

Je vais passer l’été ici ? Fauché de surcroît ? Très bien, direction Conforama, il faut que j’améliore mes 18m2… Et là que vois-je ? Un « purificateur d’air », c’est complètement inutile, donc totalement indispensable…

Me voilà donc équipé d’un tout nouveau joujou, qui purifie (il s'attaque au polluant de l'air avec des ions négatifs), rafraîchi (ça marche à l'eau et aux glaçons), et ventile mon placard. Et en plus pour le prix, il est livré avec une télécommande !!!! Que demande le peuple ?

Promis, la prochaine fois, je regarde s’ils font des soldes sur les cerveaux ;)

Bon week-end à vous tous.

Gauthier pierrebelmarisé.

lundi 26 juin 2006

Le grand saut

Je suis amoureux depuis mes 20 ans d’un homme qui me torture. Il m’a brisé le cœur, il me le brise encore, il me le brisera toute ma vie ? Non, mais je ne peux m’empêcher d’entretenir cette « relation » autodestructrice. Je suis consumériste parce que ma vie est vide. Ma vie est vide d’amour. L’amour est à sens unique et je sais très bien que je ne peux rien attendre en retour. Mille fois j’ai voulu mourir, mille fois j’ai voulu le tuer, mille fois j’ai pleuré, mille fois je me suis promis que c’était la dernière fois.

Je l’aime tant. Mais pourquoi ? Il y a une raison à tout amour. Les miennes sont mauvaises, ou tout du moins l’étaient. Il était mon anti-dépresseur. Je sortais de l’adolescence, je découvrais mon homosexualité, je découvrais la vie, j’avais tant de problèmes à régler. Et il arrive sans crier gare, il entre dans mon cœur, et plus jamais je n’ai pu l’en déloger. Pourquoi l’ais-je laisser faire ? J’avais besoin de lui, comme on a besoin de lexomil. Il est parti et mon monde s’est effondré, j’ai mis du temps à comprendre que ce n’était pas lui le problème, mais bel et bien moi. Pourquoi lui, pourquoi à ce moment précis ? Concours de circonstance ? Coup de foudre ? Je ne sais pas. Mais je suis incapable de l’arracher, sans arracher mon cœur.

Cœur qui ne fonctionne plus. Il est parasité, telle la maladie chronique, il se rappelle à moi, il me fait saigner de l’intérieur, il me fait souffrir… Paradoxalement je ne me sens jamais plus vivant que dans ces moments-là. Le cœur saigne, la raison s’effondre, mais le cœur bat, et la raison se tait. Je suis vivant donc je souffre, je souffre donc je suis vivant ! Lequel vint en premier ? Dans mon cas, la question reste sans réponse…

Masochisme ? Sadisme ? Lequel a tort, lequel a raison ? Celui qui part, celui qui reste, celui qui revient, celui qui repousse ? Le jeu dure depuis trop longtemps. On est exsangue, on ne sait même plus pourquoi on joue… Les raisons étaient là il y a 4 ans. Aujourd’hui il ne reste que l’évidence d’un amour toujours vivant. Un amour qui va, peut, nous détruire tout autant que nous construire. Mais construire quoi, et avec qui, et dans quel but ? Trop de questions qui doivent rester sans réponses pour que la chose reste belle, adolescente, innocente. Un contrat ? Non !

Il souffre, il est en attente, mais il ne sait pas de quoi. J’ai tant à lui donner ! Mais j’ai tant à lui prendre, peut-il me donner ? Il doute. Je ne peux pas le rassurer. Je l’aime, seul l’amour compte. Pourtant il y a 4 ans, ça ne suffisait pas. Mais nos vies ont changées. Je n’ai plus besoin de lui, j’ai envie de lui. Il n’a plus peur de moi, mais a-t-il envie de moi ? Il ne sait pas ce dont il a besoin. Je lui demande ce dont il a envie.

Il me sert dans ses bras, je pleure. Sa peau est toujours aussi douce, ses lèvres sont toujours sucrées. Son corps semble dessiné pour épouser le mien. Ses mains sont confiantes, elle connaissent, elles savent, les miennes aussi. Mes lèvres redécouvrent ce corps qu’elles ne connaissent que trop. Tout est parfait, tout est magique. La douceur, la passion, la puissance, la fébrilité, la tendresse, la complicité, tout est là ! J’ai l’impression d’avoir dormi dans ses bras la veille. Rien n’a changé. Mais tout est différent.

Je sais pourquoi je suis là, je sais avec qui je suis. A-t-il compris lui ? Vais-je pleurer ? Vais-je vouloir mourir ? La nuit que j’attends depuis 4 ans se déroule comme dans un rêve. Mais il faut déjà partir. Il faut recommencer à se poser des questions, les mêmes questions. Mais cette fois les choses seront clairement dites, la lumière sera faite, les aveux seront signés.

Un contrat, oui peut-être, mais pas n’importe comment, pas à n’importe quel prix. On souffre chacun de notre côté, on mérite de savoir ! Et si ça marchait ? Mais si ça ne marche pas, on ne se posera plus la question. 4 ans de questions qui prennent fin, pour s’ouvrir sur un milliard d’autres, encore plus inquiétantes.

Mais ce soir, je suis heureux, heureux de me poser ses questions, de ne pas m’y attarder, parce que je sais que je le vois après-demain, et que je vais le serrer dans mes bras.

Je t’aime, tu es l’homme de ma vie, tu m’as rendu heureux autant que tu m’as rendu malheureux, je veux me perdre dans tes yeux et avancer avec toi sur ce chemin tortueux qu’est la vie. Est-ce le grand saut ? Peut-être, mais ça sera à notre rythme, et je sais que ça sera beau…

samedi 24 juin 2006

Tous des connards

Vendredi soir, minuit quarante, je suis seul chez moi devant un verre de coca et le film X de Pinktv. Je dis du mal des hommes avec Nina sur msn. Vous avez dit vie pathétique ? Je réponds : bienvenue chez moi…

Aujourd’hui Nina a essuyé une (grosse) déception sentimentale. Une de plus, une de trop ? À force de lui briser son petit cœur, je ne suis pas sûr qu’elle arrive à recoller les morceaux et qu’il refonctionne. Tous des connards.

Je suis « revenu », comme certain l’ont dit dans les com’ de cette semaine. Oui, mais pourquoi ? Je suis alcoolique ? Je suis un baiseur invétéré ? Je suis dépendant de la consommation excessive ? Oui mais je me consume plus qu’autre chose. Je ne veux pas repartir dans une fuite en avant, mais des fois c’est nécessaire, une heure, une nuit, une semaine, mais c’est nécessaire. Tous des connards

Je veux rencontrer le prince charmant ? Je veux baiser tous les mecs que je croise ? En fait j’en sais rien. Je ne sais qu’une chose, en ce moment il y a deux hommes que je veux voir : l’un vit à 10000km, l’autre ne daigne même pas répondre à mes coups de fils. Tous des connards.

Je plais, je séduis, je fascine, j’intimide, mais que voient-ils ? Une épave qui permet de se faire limer ? Une star que l’on veut accrocher à son tableau de chasse ? Le plan cul parfait qui permet de s’abandonner quelques heures ? L’anxiolytique gratuit ? Je suis superficiel, je traite les hommes comme des objets, j’utilise, je jette quand j’ai fini, je ne m’ouvre pas, je ne montre que ce que l’on veut voir, mais des fois j’ai envie que l’on me surprenne, que l’on m’étonne, que l’on me touche. Tous des connards.

J’aime le contrôle, j’aime la facilité, j’aime la quantité, j’aime la distance. Mais pourquoi je dissocie tant les choses ? Quelle force me pousse à fermer mon cœur au fur et à mesure que j’ouvre ma braguette ? Et pourquoi suis-je incapable de voir autre chose que le cul d’un mec ? Pourquoi je ne m’intéresse pas à lui ? Pourquoi ça me saoule quand il me raconte sa vie ? De toute façon je ne me souviendrais pas de son prénom dans 4 jours, alors pourquoi se sent-il obligé de me parler de sa tante Berthe qui a vomi sur son cousin pendant le mariage de sa sœur ? Mais suce-moi, au moins tu as la bouche occupée. Tous des connards.

De toute façon je m’en fous. Je n’ai pas besoin d’amour. J’ai mes amis, l’alcool, le sexe, les sorties, le tourbillon de la vie… Alors pourquoi je ressens un vide ? Je veux m’accomplir dans ma vie professionnelle, je suis insatisfait, malgré ma réussite incontestable, je n’arrive pas à me sentir complet. Il manque quelque chose. Un diplôme de plus ? Un salaire plus conséquent ? Des amis supplémentaires ? Une paire de bras (jambes) de plus dans lesquels m’abandonner quand j’en ai besoin ? Non c’est autre chose… Mais c’est dans ma tête ou dans mon cœur ? Tous des connards.

Anastacia a dit « I’m not that kind of girl », moi oui, et alors ? J’ai fait un énorme travail sur moi. La trithérapie, la fin de ma vie étudiante, l’accomplissement d’un projet professionnel ambitieux, tout ça m’a poussé à me remettre en question. Je ne peux pas rester ado toute ma vie, il va falloir commencer à vivre comme un grand un jour, et si ce jour était arrivé ? Aïe, je pensais qu’on me préviendrait. Je ne suis pas sûr ! Et si j’arrêtais de vivre trop tôt, et si je pouvais encore repousser quelques limites ? Et si je me perdais et que j’étais incapable de revenir… Il faudrait que quelqu’un me retienne. Mais tu n’es pas là. Tous des connards.

Les gens se réjouissent de me revoir tel qu’ils m’imaginent, tel qu’ils me connaissent. Pour moi c’est facile d’être cette personne-là. Les encouragements ou les félicitations quand je raconte que je me suis bourré la gueule à oublier où j’habitais, à baiser un mec qui gueule « vas-y baise-moi la chatte, hum elle est bonne ta queue », ça me fait gerber… Oui je me suis amusé ! Mais pourquoi je ne suis pas applaudi quand je fais pénitence, quand je me retiens, quand je change, quand j’avance… Tous des connards.

Je suis futile, je suis fatigué, je suis attiré par le fond. Je regarde en haut, je fais un effort, je regarde en bas, je me complais. Ce soir Nina m’a dit « Je bois, je suis malade, je dors, comme ça je touche le fond, un coup de talon et je remonte ». Moi je ne veux pas toucher le fond, je ne veux pas que les gens que j’aime touche le fond. Tous des connards.

Je suis un connard. Moumour je t’aime. Je suis incapable d’écrire un article aussi beau que celui que tu m’as écrit, alors je ne tente même pas. Je t’aime, je suis là, tu es là, et un jour tous ces connards ne nous toucheront plus. Ta vie sera plus belle que dans tes rêves les plus fous, parce que s’il y a bien une chose que tu mérites, c’est ça.

Je t’aime.


Gauthier.

vendredi 23 juin 2006

Recette pour une bonne vieille régression

Bon je vous avais promis un article pour raconter mon week-end de débauche, c’est parti !


Ingrédients :
85 kg de Gauthier
15 litres de Vodka
15 litres de Champagne
1 bonbonne de coca
6 paquets de cigarettes
2 paires de draps
1 boite d’anxiolitiques
6 préservatifs
2 hommes (pédésexuels si possible)
1 tonne de figurants
1 mère de Gauthier
1 meilleure amie
1 plan « craka-miaou »
1 ami toulousain de passage
1 boite de nuit pédé
1 taxi
1 abonnement RATP
1 CB avec découvert autorisé


Laissez mariner le Gauthier dans une longue semaine de travail bien monotone, saupoudrez d’une pointe de manque de sexe et d’alcool et réservez jusqu’au Vendredi.

Pendant ce temps, faites monter à Paris 1 ami toulousain de passage pour le week-end. Prévenez le Gauthier 2 h avant qu’il est en galère de logement, et qu’il doit s’incruster pour la nuit. Sortez le Gauthier de sa marinade de boulot et faites lui faire le ménage du sol au plafond dans son appartement, attention, vous avez 2h pour que tout soit nickel !

Mélangez le Gauthier et l’ami toulousain de passage pendant une soirée, laissez reposer les médisances qu’il en ressort, et savourez ce grand moment langue-de-pute !

Le samedi, laissez partir l’ami toulousain de passage, pour qu’il puisse préparer son oral de Lundi. Pendant ce temps, envoyez le Gauthier (sans l’avoir nourri), avec 1 meilleure amie à un apéro blogueur à 15h. Installez tout le monde dans l’herbe, en ayant pris soin d’habiller le Gauthier avec un panta-court blanc ! Puis réservez dans un bar, arrosez généreusement de vodka. Il est 18h30, le Gauthier et la Meilleure amie sont fin saoules, vous avez 1h30 pour les amener en banlieue sud (option tiers-monde) pour le reste de la soirée.

Pendant ce temps, faites faire des galipettes sexuelles à l’ami toulousain de passage. Reproduisez l’expérience pour qu’il est une heure de retard à son rdv avec le Gauthier et la meilleure amie. Réservez dans un RER B préchauffé à 45°C, laissez cuire 30 min.

Démoulez le tout dans le 94. Et servez dans une soirée taffioles. Vous aurez pris le soin de n’inviter que des homos entre 15 et 30 ans, surchauffés sexuellement, et relativement alcooliques. Remarquez la gêne (relative et très passagère), de la meilleure amie, quand elle s’aperçoit qu’elle est la seule vaginalement équipée de la soirée.

Arrosez généreusement de vodka et de champagne jusqu’à 3h du matin. Faites monter l’excitation en créant des couples qui forniquent dans les buissons, sur les bancs, dans les chambres, sur le canapé, dans la salle de bain… Pensez à arroser régulièrement pour ne pas risquer de laisser le Gauthier se dessécher, puis laissez le parler. Remarquez à quel point il bave sur le plan « craka-miaou » qui l’a invité à cette soirée. Souvenez vous que ce plan faillit se concrétiser, il y a 3 ans, et marrez-vous en sachant que le Gauthier va ronger son frein toute la soirée. Admirez avec quelle dextérité il hurle à qui veut l’entendre qu’il a fait une trithérapie préventive, il y a quelques semaines. Admirez enfin sa classe quand il vomit pendant 15 min dans les chiottes.

Envoyez la meilleure amie, l’ami toulousain, et le Gauthier prendre un bus de nuit pour rentrer. Mais pensez préalablement à laisser un message de sa mère sur son répondeur (message déposé impérativement après minuit). Installez le Gauthier sur un trottoir avec son téléphone pour qu’il écoute le message de sa mère, et réservez le temps que les autres en aient marre de l’attendre et qu’ils partent sans lui.

Prenez une CB (celle du Gauthier de préférence), et renvoyez le Gauthier demander au plan « craka-miaou » d’appeler un taxi pour lui (parce qu’il ne sait plus comment fonctionne son tel). Réservez sur le trottoir le temps que le taxi arrive, saupoudrez d’un vomi dans le caniveau.

Livrez un taxi incapable de rejoindre Paris avant que ça ne coûte 35€, et déposez le Gauthier dans une boite de nuit pédé. Arrosez de champagne, et réservez jusqu’à l’ouverture du métro. Admirez comment le Gauthier se ridiculise devant tout le monde en se cassant la gueule, et déclarant son amour à son ex-plan cul débile, ou à son ex-plan cul chéri. Notez que le Gauthier ne remettra plus jamais les pieds dans cette boite de toute sa vie.

Laissez mariner le Gauthier dans sa confusion mentale, et servir sur à un plateau à un homme en manque (mais alors très en manque) de sexe. Faire sortir le Gauthier de la boite, et le ramener chez lui, mettre sur la route de l’homme en manque « besoin d’aide ? », « je ne sais plus où j’habite », « je t’accompagne ».

Réservez dans un métro plein d’odeurs suspectes. Observez le self-control du Gauthier qui refuse de vomir en public, et qui ignore (oublie ?) l’homme qui l’accompagne. Servez le couple dans un appartement surchauffé, et mélangez jusqu’au coma éthylique. Remarquez la tête du Gauthier au réveil quand il se rend compte qu’il a enculé un métis toute la journée (grande première). Sortez du lit à 16h, lavez, et virez l’homme sans avoir oublié d’avoir regardé sa carte d’identité pour vérifier son âge et son nom (le Gauthier est encore saoul, mais il n’aime pas qu’on lui mente, il aime avoir raison, mais comme il est encore saoul il se fait piquer « Tu as regardé ma carte d’identité ? » « Non, tu me l’as dit hier soir… »).

Laissez reposer le Gauthier 2h devant Internet, puis faites sonner son tel. 7h48 lui propose un repas avec son petit frère et Nina. Faites enfiler au Gauthier un panta-court blanc (le même, mais taché, il ne s’en apercevra qu’une fois arrivé à destination), et envoyez le dans le Marais. Remarquez sa démarche chaloupée (les claquettes c’est pas fait pour marcher quand on est bourré de la veille). Réservez le groupe d’épave dans un resto rose, et arrosez de vodka et de bouffe grasse. Remarquez que le Gauthier ne peut s’empêcher de s’enfiler 4 litres de coca à la minute : la cuite, ça dessèche… Ecoutez la conversation, tout le monde flotte encore dans ses vapeurs d’alcool, la vie est triste (belle ? simple ? on s’en fou, on ne se rend plus compte là…)

Pendant ce temps, préparez la vengeance divine. Les intestins du Gauthier lui rappelleront ainsi qu’il n’a plus 20 ans. Et observez avec quelle dextérité il traverse deux arrondissements en courant pour ne pas salir son panta-court (encore blanc ?). La malédiction de la chiasse post-cuite sera t elle fatale ou pas ?

Réservez aux toilettes pendant 40 min. Admirez le talent du Gauthier qui a réussi son défi divin. Ensuite mettez la viande dans le torchon. Mais avant, changez les draps maculés des restes de la journée (non ce n’est pas du sperme, non ce n’est pas du vomi… Vous avez trouvé ? Maintenant vous pouvez vomir ;) )

Faites sonner le réveil à 8h, et plongez le Gauthier dans une nouvelle semaine de monotonie anxiolisée. Laissez mariner jusqu’à la Gay Pride.

Vous obtenez une magnifique régression marinée dans son jus de vodka et de sperme vomitif, à servir chaud avec un bon champagne lexomilé.

Ps : relisez les ingrédients, quelque chose doit vous choquer, allez, je vous mets sur la voie, il s’agit du nombre d’hommes. Ça vous parle ? Oui, le Gauthier a eu un homme dont il n’est pas fait mention dans cette recette… Les paris sont ouverts… (qui, quand, où, comment, pourquoi…). La réponse quand j’en aurais envie ;)

lundi 19 juin 2006

Si seulement…

… j’avais le temps de vous raconter ma folle vie de ces trois derniers jours… Vous en rougiriez ! Mais promis, je prends le temps avant la fin de la semaine pour vous raconter tout ça.

Et peut-être que je devrais censurer. Je suis sûr que vous ne m’en tiendrez pas rigueur gentil lectorat que j’aime temps ;)

Le bisou là où ça fait du bien.

Gauthier over-tendu-du-slip.

dimanche 18 juin 2006

Drame domestique

Mon sitcom familial


Aujourd’hui, je reçois le coup de fil quotidien de ma chère et tendre génitrice ! Elle m’informe qu’un de mes chats a manqué à l’appel pendant 2 jours, elle a fini par revenir, mais elle ne voulait pas m’en parler de peur que je me mutile sous le poids de la contrariété (oui ma mère me préserve un peu trop !). Il se trouve que j’aime énormément mes chats et s’il devait leur arriver quelque chose, surtout en ce moment, ça me mettrait un bon coup au moral ! C’était donc une bonne idée de ne rien me dire.

On enchaîne sur le résumé du week-end pascal, mes parents étaient en famille (oncles tantes, grands parents, cousins, cousines…), et il s’en est passé de bonnes ! Je vais vous épargner ici le récit Sunset-Beachien de mes histoires de familles : en gros des larmes, des cris, des pleurs, des histoires de fric et d’amour… Ma vie est un sitcom de toute façon, mais ça on le savait déjà !

Nous voilà à parler du petit frère, en ce moment il vit une période difficile avec son ex-petite amie, il est malheureux et on ne peut rien y faire, sauf l’aimer… Mon frère a un certain penchant pour la drogue qui se fume, et en ce moment il n’en a pas assez. Ce qui crée des problèmes de « manque ». ma mère s’en inquiète. On reparle de mes errances passées, et je la rassure en lui rappelant que moi j’ai dit non de façon définitive à toutes substances illicites ! Bon ok je fume encore un peu, mais plus de cachets, plus de poudres, c’est déjà ça !

Et là, c’est le drame :

- Tien au fait, j’ai fait du tri dans les papiers que tu as laissés chez nous…
- Ah, ben je verrai ce que je veux garder quand je reviendrais !
- Oui, ce n’est pas le problème, il y a de la place ici, mais par contre je suis tombé sur quelque chose de très très intéressant, un texte que tu as écrit, ça raconte une semaine de ta vie à Paris.
- … de quoi ? …
- Oui, tu y parles d’alcool, de drogues, de mecs, de tout ça quoi !
- Mais pourquoi tu as lu ça ?
- Ben c’était pas caché, si je le trouve c’est que c’était pas caché, donc je l’ai lu, c’est tout, mais je suis contente tu dis bien que tu ne touche plus à la drogue, c’était intéressant, mais par contre tu te moques de moi quand tu dis que tu es sérieux, j’ai les preuves maintenant ! Et ça continue ? Tu me mens toujours ?
- Mais bien sûr que non…


Oh putain ! Ma mère a donc lu un article des vingtenaires, que j’avais imprimé pour Océane parce qu’elle était privée de net pendant quelques semaines. Qu’y a t il dans cet article ? Morceaux choisis :

(…) Le dimanche donc Océane me propose une soirée « lâchage complet » dans une boite hétéro très fréquentée le dimanche soir, pleine de beaux gosses rugbypèdes et pétés de tunes ! Je suis nase, je me lève le lendemain pour filer à Paris, ma valise n’est pas prête, je n’ai plus d’argent. Donc je dis oui ! Et là c’est le drame : une bouteille de vodka à trois, je parle aux poteaux, je me fais draguer par la serveuse « parce que mon meilleur ami qui tient un resto est gay et tu es tout à fait son genre », moralité : couché 6h complètement saoul, levé 9h direction la capitale.
À 17h30 dans le RER j’étais encore saoule.
(…)
Donc je monte à Paris dans l’espoir de trouver une fac, une formation, un travail, un appart, bref une nouvelle vie. Donc je me fais un programme d’enfer : passer dans les facs et faire un premier repérage dans les administrations où je serais amené à bosser. Moralité j’arpente 4 arrondissements à pied et je meurs d’une crise d’ampoules aux pieds !!! Là je comprend que je ne peux pas en une semaine trouver des opportunités de travail, encore moins un appart, donc je prend une grave décision : je suis en vacances pour une semaine !!!!
(…)
Elle (Nina) part dîner avec ses parents, et je me retrouve seul devant mon iBook. J’avoue je cherche du cul, oui ça commence à gratter. J’ai passé la nuit avec un beau jeune homme, mais comme on était dans les rues de Paris, nous n’avons pas consommé. Bon ok j’ai un peu mis sa main dans son boxer, ok j’ai un peu mis ma bouche sur son sexe derrière un buisson, mais ça compte pas ! (oui les jardins du Louvres sont très réputés pour ça paraît-il…). Donc je suis en manque devant mon iBook. Et là un charmant motard de dix ans mon aîné m’informe qu’il habite à trois minutes à pied de là où je me trouve. Il est beau, il est motard, je fonce chez lui.

Il est encore plus beau en vrai, il est gentil, délire, presque autant que moi, et il m’excite grave. Forcement il est actif, donc il m’informe que ça restera soft, tant pis j’ai faim. On se dénude après une bonne heure de papotage. Je le chauffe, je le chauffe tellement qu’il se jette sur sa boîte de capote, m’équipe et se met à plat ventre. Pas besoin de répéter l’invitation, je vais pas me faire prier, miam ce cul d’enfer qu’il a !!!!!!! Ce mec est un dieu vivant du sexe. Sisisisi un dieu !!!!!! Normalement, je ne fais aucun bruit quand je baise, donc je dois me forcer. Je trouve ça plus excitant les petits bruits qui rythme l’acte. Ça me permet de gérer mon plaisir, le sien, bref c’est de la « simulation utile » ! Mais là, j’ai dû me contrôler pour ne pas crier, un dieu de la fellation, un dieu tout court. Après un orgasme cosmique, il m’annonce que je suis son meilleur coup depuis x années. Normal, on me le dit à chaque fois, mais pour une fois j’ai été obligé de retourner le compliment…
(…)
Donc nous voilà sérieusement attaqués à la vodka quand nous arrivons dans LA boite pd du coin. La soirée se déroule plutôt normalement, j’embrasse deux hétéros, je me fais offrir à boire par plein de gens (grand moment de solitude quand même quand je me retrouve avec un verre de champagne dans une main, et une Eristoff Ice dans l’autre : je fais comment pour fumer ????).
(…)
Comme il est 10h du mat’ je devrais éviter de rouler à 160, mais bon que voulez-vous, j’ai bu et je ne suis pas quelqu’un de très respectueux en général. Je passe donc à 160 devant la gendarmerie et je coupe la route à une fourgonnette de la gendarmerie nationale ! OOPSSSSSS !!!! J’ai donc droit à une queue-de-poisson de la part d’un gendarme relativement irritable en ce beau dimanche ensoleillé (ou alors c’est peut-être parce que je me suis pas arrêté quand il m’a fait des appels de phares ! Bref nous ne le saurons jamais !). Je baisse la vitre, je ne baisse pas mes lunettes de soleil, je fais mon plus beau sourire. Il m’informe que c’est limité à 50 en ville, je m’excuse, il me demande mon permis, je prie pour qu’il ne me demande pas la carte grise (recouverte de cocaïne), et pour qu’il oublie de me faire souffler. Il me rend mon permis et me dit « ça va pour cette fois, circulez, que je ne vous y reprenne pas ! ». là je n’ai qu’une chose à dire : DIEU EXISTE !!! Bon c’est pas une raison pour faire comme moi les enfants, y a des morts tous les jours sur les routes, mais quand même avouez, y a de la chance que pour les crapules loooooooool


Voilà donc ce que ma mère a lu (entre autres), soit deux articles où je raconte mes excès de la fin de l’été 2005. J’ai très, très honte, je ne sais plus où me mettre, c’est la fin de tout. Je vais m’ouvrir les veines avec ma lime à ongle !

jeudi 15 juin 2006

Triste vie

Je suis en manque de tout, de sexe, d'alcool, de drogue, d'amour, d'argent, de sommeil, de fun... Et j'en oublie!!! Par contre je suis en overdose de pollution, de Paris, de parisiens, de mon boulot, de stress, de manque de tout ;) (en overdose de manque? C'est joliment dit non?). Bref c'est fou ce que je rigole en ce moment... En fait si je rigole. La moindre occasion, je la saisis : Nina qui dit une bêtise, Nina qui fait une bêtise, Nina qui dit qu'elle va faire une bêtise!

Putain je viens de me rendre compte que si j'avais pas ma Nina, je me serais ouvert les veines depuis longtemps... Mais ça on le savait, Sainte Nina priez pour nous pauvres pécheurs (YES C'EST BON LE PÊCHÉ!!!!). Enfin je ne vais pas vous faire l'hagiographie de Nina, faut pas déconner non plus. Parlons de moi... Après tout, nous sommes là pour ça, non?

Bon je voulais faire un article triste, mais en l'espace de 2 min (le temps d'écrire ces deux paragraphes), mon humeur a changé, et je suis tout content (ne me demandez pas pourquoi, je suis lunatique, je suis incapable de savoir pourquoi je suis heureux ou malheureux...). Je vais quand même vous parler de mes déboires sentimentaux.

Présentation des personnages:

L'ex : Une année tumultueuse passée ensemble, je le trompe, je le largue, je l'aime pas, puis je l'aime, il s'éloigne, il revient, mais reste "loin", puis part définitivement. Moralité: je passe 4 ans à déprimer à la simple mention de son prénom (que j'adore, et j'arrête pas d'en rencontrer d'autres en plus, et ils sont tous beaux!!!). Mais on garde contact. La relation se normalise avec le temps, même si de temps en temps je pète un plomb parce que je l'aime.

L'américain : Il passe un mois dans ma vie, un mois de rêve, un mois d'insouciance, il ne fallait surtout pas penser au lendemain, puisque il repartira à Seattle... Un mois à me promener main dans la main avec LE mec parfait, beau, intelligent, qui fait des études de Sciences Politiques et de journalisme, et surtout qui me dit qu'il "m'aime beaucoup"...

Le Gauthier: névroso-psycho-socio-déprimo-alcoolo-sexo-pathe (en remission? nan...)

Donc les personnages sont plantés, le décor aussi, passons au déroulement de l'action... Le Gauthier se retrouve en phase d'intense réflexion post-traumatique (je rappelle donc l'incident de préservatif et la trithérapie préventive d'un mois qui s'en suivit pour ceux qui prennent le blog en route), il a du temps pour réfléchir, puisqu'il ne baise plus. Oui conscience de merde qui m'interdit de baiser avant d'avoir les résultats définitifs en juillet grrrrr

Et là il se repasse ses films. Je suis sûr que vous faites pareil. On s'ennuie, on trouve la vie triste et morne, et on se repasse les moments de joies et d'extases (réelles ou pas...). Moi je me repasse donc successivement de folles nuits de sexe, et de fous moments de romantisme... Alors j'avoue que quand je repense à mes folles nuits de sexe c'est plutôt le soir avant d'aller au lit, quand je vois que le mien est complètement vide, et que je n'ai que ma main droite pour me faire du bien. Les moments de romantisme surgissent plutôt quand je passe le long de la Seine la nuit et que je me rends compte que personne ne tient cette foutue main justement, et que je suis seul à profiter de la fraicheur de la soirée et du romantisme de la ville de Paris (à la tombée du jour cette ville devient un décor pour film!!!! C'est flippant!).

Bref le gaugau il est tout seul, tout seul, tout seul... Et ça lui pèse... Alors il déconne! L'américain ne donne pas de nouvelles. Il m'envoie un mail au moment de mon anniversaire, pour me demander mon adresse postale "au cas où il ait quelque chose à m'envoyer", ça sent le cadeau à plein nez ça!!!! Depuis je dors dans ma boîte aux lettres, alors ok j'ai l'habitude de vivre dans un petit appartement, mais passer un mois dans une boîte aux lettres, ça laisse des traces... Bref comme vous pouvez le soupçonner à ce jour je n'ai toujours rien reçu :( Et en plus je n'ai plus de nouvelles. Trois semaines sans le moindre mail, et c'est long. Alors ok on ne s'est rien promis, il n'y avait rien à promettre, 10 000km c'est de la SF... Mais il devait (peut-être) revenir passer quelques jours cet été, et (sûrement) venir faire une année d'étude à la Sorbonne à partir de cet automne. Alors moi qu'est-ce que je fais? Je joue ma pénélope... Mais bon comme je sais pas tricoter c'est beaucoup moins glamour... Enfin je reçois un mail pour me dire "je vais bien, je travaille beaucoup, je sais pas si je pourrais venir te voir, on en reparle, bisous, tu me manques", je résume mais à peine... Moralité: je suis remonté dormir dans mon lit, je déteste ma boîte aux lettres...

L'ex s'est beaucoup inquiété quand il a su pour mon état de sérologie incertaine... Il m'a fait (un peu) la morale, et il m'a dit qu'il était là si je voulais en parler, si j'avais besoin d'aide, blablabla... Moi pas bien, moi malheureux, moi tout seul, moi vouloir câlin de mon ex... (si en fait il y a une logique dans l'enchaînement psychologique de ces faits, mais cet enchaînement est très personnel, ça c'est sûr!). Donc je commence à l'appeler, le texter, le mailer, bref lancement du plan "harcèlement de l'ex". Je l'aime beaucoup, c'est un garçon adorable, mais il a un énorme défaut: quand il bosse, il bosse. Et donc je peux passer 3 semaines à l'appeler tous les jours, s'il n'a pas le temps/envie de répondre, il ne le fera pas, quelque soit la raison de mon appel (j'ai déjà essayer le chantage au suicide dans des grands moments de déprime, ben ça marche pas non plus... Peut-être qu'il me connaît suffisamment pour savoir que c'est du bluff!). Donc voilà je passe 15 jours sans news... Et un matin je sors de boîte complètement bourré, et le gentil ex overbooké m'avait laissé un message "désolé de pas avoir répondu, je suis en week-end, on se voit bientôt", quelque chose dans le style... Gentil, pas trop froid, mais certainement pas chaud... Et là j'explose, et je l'insulte par texto! Bon certes il y a des choses qu'il vaut mieux ne pas top garder, sinon ça sort n'importe quand, et moi je me suis retenu pendant 1 an de l'insulter, mais c'est vrai que depuis j'ai plus rien à lui reprocher. Mais il a fallut que ça sorte là, à ce moment-là précisément... Il s'en est pris plein la gueule le pauvre. Et moi j'ai eu très honte pendant 4 jours. Puis après réflexion je me suis dit "vaut mieux tard que jamais", donc ça tombe pas du tout dans les temps, mais au moins il sait ce que j'ai eu sur le coeur pendant des mois et des mois. Bon je ne suis pas sûr de le revoir tout de suite, mais il semblerait qu'il ne m'en veuille pas, et qu'il mette ça sur le compte de l'alcool... Tant mieux pour moi...

Voilà donc je pars un peu en vrille... Et pour couronner le tout, je me fais draguer par des hommes... Si si si si, des hommes, c'est dégueulasse non? (Je crois que je déraille...). Enfin pas tant que ça non plus. Mais bon ça reste virtuel! Ben oui: je peux pas baiser, et je me vois pas tomber amoureux, alors que faire? Il faut attendre Pénélope, il faut attendre...

Gauthier-Pénélope

mercredi 14 juin 2006

Ma mère

J’ai une relation relativement étouffante avec ma mère, enfin c’est plutôt elle qui aurait tendance à m’étouffer. Mais moi ça me plait, après tout je suis pédé et ça restera la seule femme de ma vie ! Donc, on s’appelle tous les jours, la plupart du temps, nos conversations se limitent à :

- Tu vas bien ? Tu as reçu mon colis ?
- Oui, je suis occupé, on se rappelle demain !


Mais des fois elle me raconte des trucs intéressants : les derniers potins de la famille, du village où elle vit, de son boulot… Bref, nous sommes langue de pute de mère en fille ;)

Et ce soir, elle m’a sciée. Je sais maintenant d’où vient mon gène « loose ultime », de ma mère. Elle fume tranquillement sa clope devant son boulot, quand un mec l’aborde, elle se dit que c’est encore pour lui taxer une clope, ma mère doit être croisé avec un bureau de tabac, tout le monde la taxe tout le temps, c’est fatigant… Mais là non, pas du tout même :

- Madame, je viens d’apprendre une très bonne nouvelle, et j’ai envie de partager ça avec quelqu’un ! Je vous offre un café pour que nous puissions partager ce moment ensemble !
- Non merci, je retourne au travail…
- Non mais j’insiste, juste 5 min, j’ai envie de partager ça avec vous.
- Non vraiment je ne peux pas.
- EH CONNASSE, SALOPE, PUTAIN MAIS JE SUIS TROP MOCHE POUR QU’UNE FEMME ACCEPTE DE BOIRE UN CAFÉ AVEC MOI ? PUTAIN SALOOOOOOOPE, CONNASSE, PUTE !

Ma mère explose de rire et me dit « Ben tu vois, j’ai bien fait de refuser ! J’en ai marre d’attirer toujours des cas ! ». Maman je t’ai comprise !!!!! Je sais d’où vient ma loose, je vais peut-être lui faire un procès !

Gauthier fier de ses gènes, sauf que là…

mardi 13 juin 2006

Ce n'est pas parce que j'aime le saucisson que je suis obligé de me taper tout le porc © 7h48

Cher vous tous, je peux mourir heureux ! Oui je suis un pédé accompli, enfin. Quand j’ai commencé à bloguer, c’était pour faire plaisir à Nina. Sincèrement au début je trouvais ça même plutôt débile d’aller lire la vie des autres, ces autres que je ne connais pas, et que je ne devais pas rencontrer. Et puis petit à petit je me suis pris au jeu. Tant et si bien qu’aujourd’hui je déplore de ne plus avoir le temps de com’er sur tous les blogs que j’aime, je me sens même exclu de ce monde que j’ai mis du temps à apprécier !

Et puis je me suis tellement pris au jeu que j’ai ouvert mon propre blog, je me suis découvert des affinités avec pleins de gens qui font maintenant partie de mon quotidien, et j’ai mes stars. Oui je suis fan de quelques blogostars. Bon yen a pas tant que ça, Maliki fut la première, puis vint Nicolin et Ced qui sont également très bon. Ensuite j’ai découvert les blog écrits. Et là je suis tombé amoureux, presque en admiration totale, attendant fébrilement chacun de ces post comme une bouffée d’air pur dans ma vie quelquefois bien morne, j’ai nommé l’immense, la splendide, l’unique, la magnifique (euh, j’ai fait pas trop là ça va ?), bref l’incontournable 7h48.

En faisant le tour des blogs je me suis rendu compte qu’elle était en lien partout, tout le monde l’aime, mais c’est normal en même temps. Alors voilà au début j’ai lu en anonyme, puis j’ai commencé à me faire connaître. Elle m’a répondu, et elle est venue chez moi. Je me souviens de son premier commentaire chez moi, j’étais heureux comme un gosse devant le sapin le matin de noël !!!

« ma pauvre coton, ce type est ignoble......j'adore, continue!!! »


Voilà, et ça rien que pour moi !!!! Si c’est pas la seu-cla quand même ? Et puis on s’est promis de se faire une soirée vodka-pomme. Mais nos vies trépidantes ne nous ont pas permis de le faire de suite. Et voilà que vendredi soir, je rentre après une semaine de boulot épuisante et je trouve ce mail :

Salut Gauthier !

Je m’y prends peut-être un peu tard, mais je me demandais si tu étais dispo ce soir pour une petite vodka pomme ? (hein depuis le temps)

Je te laisse mon numéro car je pars du taf et je n’aurais plus le net d’ici là !

06 xx xx xx xx

biz

7h48 !


Nom de dieu ! Je m’y attendais pas du tout… Donc je prends mon courage à deux mains, et je l’appelle. De toute façon si j’avais dû réfléchir j’aurais décliné l’offre. Ben oui après avoir lu sa vie pendant tant de mois, j’ai peur de la rencontre « et si ce n’est pas à la hauteur ? Et si je ne suis pas à la hauteur ? Et si ça cassait un mythe ? ». Des fois il vaut mieux fonctionner à l’instinct, ça marche mieux.

Nous voilà donc à prendre rdv pour manger dans le Marais. Forcement j’ai 15 min de retard (ah le quart d’heure toulousain me perdra !). Mais elle m’attend tout sourire quand même. Bon moi je sais à quoi elle ressemble (comme tous ces lecteurs), mais elle ne m’a jamais vu, elle ne connaît même pas mon vrai prénom d’ailleurs. Et je sais pas pourquoi mais ça me faisait plus flipper que si j’allais à un rdv galant, des fois suis con quand je m’y mets !

Le serveur du resto nous met tout de suite dans l’ambiance :

- Si vous vous installez là, sachez qu’on va vous écouter parler, et on fait nos commentaires, il faudrait pas que ça vous dérange !
- Pas de soucis, on adore avoir un public ;)


On passe la soirée à discuter de nos vies, de nos envies, de nos angoisses, de tous ce qu’on dit à demi mot dans nos blogs, d’une partie de ce qu’on ne veut pas dire. Bref je me sens bien, comme si je revoyais une vieille copine de lycée ou de fac. Alors que « in real life » on ne se connaît pas ! Elle est exactement comme je me l’imaginais : drôle, incisive, décapante, naturelle, citadine, affranchie, rebelle, sociable et alcoolique !!!! Je suis sous le charme. Si tu n’étais pas une fille 7h48… Bref…

On s’est bien marré, on a bien mangé, bien bu, et j’espère remettre ça régulièrement. Pour vous expliquer le titre, on parlait de nos vies sexuelles :

- Gauthier : Comme je dis tout le temps « c’est pas parce que j’y met ma bite que j’y met mes sentiments ! », mais ils ne semblent pas comprendre…
- 7h48 : Moi je dis plutôt « Ce n'est pas parce que j'aime le saucisson que je suis obligé de me taper tout le porc ! »


Elle m’a scié… J’en ris encore ! Alors voilà chère 7h48, ne change pas d’un pouce, et merci pour cette fabuleuse soirée. De toute façon il faut que tu acceptes de me revoir au moins pour que je te présente Nina, elle m’en veut de t’avoir rencontré en juif…

Gauthier under your spell