Non, je ne me suis pas fait prendre par Grenouille. Grenouille est toujours pas pédé, à mon grand désespoir du reste. Par contre son esprit m’habite pleinement, et ce week-end plus que d’habitude.
Je m’explique, j’ai l’habitude de me foutre de la gueule de notre chère Grenouille nationale en lui tenant le discours suivant « de toute façon c’est normal que tu finisses avec ta main droite après une soirée trop arrosée, puisque s’il y a 5 filles, tu dragues les 5 ! Il faut choisir, il faut cibler !!! ». Je dis ça en rigolant parce que la plupart du temps ce con fini avec une fille quand même, et il baise les 4 autres dans la semaine.
Bref, vendredi soir, je me suis senti très grenouillesquement habité ! Avec un ami on décide de boire une bouteille de vodka chez moi, puis une bouteille de champagne avec un ami à lui, puis on va au Pulp. Jusque-là tout va bien. Le Pulp je connais pas, on m’en parle depuis des lustres, mais j’avais jamais eu l’occasion.
C’est sympa comme boite : électro, des filles lesbiennes, des garçons pédés, deux hétéros (avec qui j’arrive à m’embrouiller), donc ça me plait bien. Revenons sur la parenthèse : il faut impérativement que j’arrête de me prendre le chou avec des gens quand j’ai bu ! N’empêche c’était pas ma faute. Je vous raconte ? Ok, ok arrêté de hurler, je vous raconte !
Je sors des chiottes, et là un mec me regarde et me dit « tiens tu viens pisser chez les mecs ? Non parce que les filles c’est à côté ! » (rires débiles avec son pote), je leur demande de me confirmer qu’ils sont bien hétéro, et si j’ai fait quoique ce soit qui mérite de me prendre une réflexion de la sorte ! Ce à quoi ils ne répondent que par des gloussements gutturaux dignes d’un troupeau de bœufs ! Je m’éloigne gentiment, sans rien ajouter, et sans envies de me venger, mais je remarque qu’ils s’enferment à deux dans les chiottes * idée* . Je m’approche de la dame-pipi (qui est un garçon super mignon), et je lui demande si c’est normal qu’un couple de mecs m’ait proposé de la drogue avant de s’enfermer ensemble dans les chiottes…
Vu à la vitesse avec laquelle il est allé les faire sortir, je pense que la réponse était « non » ! Vous avez dit pute ?
Après quoi j’ai passé la soirée à boire et à parler avec des inconnus, sympa, mais normal. À un moment je reviens du bar et je croise le regarde d’un chouchou. Je me dévisse la tête pour le voir passer, il fait pareil, je lui souris, il fait pareil, j’écarte les bras, il me fonce dessus et me fait un gros câlin : surréaliste autant que sympathique. Il me dit qu’il doit partir, je lui demande de rester, il m’embrasse en me disant « viens me rejoindre au dépôt ! ».
Non, le dépôt, j’ai fait une fois, pas deux ! Je retourne voir mes copains en me disant que de toute façon s’il va là-bas c’est juste pour se faire enfiler par des vieux poilus, et que donc je n’ai pas grand-chose à pleurer…
À la fermeture, on décide d’aller aux bains, sur le trajet je parle à tout le monde, mon pote me supplie de faire en sorte de fermer ma grande gueule, histoire de pas me la faire casser (le quartier est limite quand même !). Arrivé aux bains, on se casse le nez sur une porte close. Qu’à cela ne tienne, « allons au dépôt » que propose mon ami (on est à côté du coup) : oui mais non. Bien sûr comme je n’ai aucune volonté, et après avoir entendu la phrase magique « je t’offre l’entrée » (ce qui veut dire une conso !!!!), je suis en train de filer mes affaires au vestiaire du dépôt (aucune volonté j’vous dit !).
On fait trois pas et mon pote se retrouve arraché de force et emmené dans un coin sombre par un mec plutôt charmant ! Sympa, suis tout seul dans cette boite à cul qui sent la merde avec 15g, alors qu’il fait jour dehors… Je laisse mon regard errer au hasard : du thon, du thon, toujours du thon, un banc de thon !!!!!! Ah, un gros gros thon, vraiment pas beau, et vraiment énorme ! Ah non, s’il me paraît énorme c’est parce qu’il est très très prés de moi, il me touche la cuisse en souriant, il est hideux, et moi suis tout seul sans possibilité de fuir !
Un truc à dire… vite Gauthier trouve un truc ! Il m’inonde de compliments poétiques « tu sais que t’es super beau toi, j’te kiff ! », Ah Rimbaud, ah Verlaine… J’esquisse un mouvement pour m’enfuir, quand je me retrouve avec un mec dans mes bras (pas compris comment il est arrivé là celui-là !). Je le décolle un peu de mon torse histoire de voir sa tronche : mon câlin du Pulp vient de me retrouver, on se sourit, on se fait un ‘ti bisous et il me dit à l’oreille « le mec derrière moi ne me lâche pas, sers moi fort ! », je lui répond que j’ai également mon boulet ! Une fois débarrassé de nos boulets respectifs, nous allons au bar.
On s’assoit, on papote, il est adorable, il est mignon, il est serbe, on parle gagnante de l’eurovision. Son pote nous rejoins, mon pote réapparaît enfin ! Je demande à mon joli garçon de l’est s’il veut venir chez moi, il me dit qu’il ne peut pas ce soir, et que de surcroît il ne fait pas « ça ». Le « ça » en question se déroule à la télé qu’il me montre. Je lui réponds que vu ma fatigue je ne me vois pas reproduire ce genre de position ce soir (oui ils diffusaient un documentaire animalier comme vous avez pu le comprendre tout seul ! Et puis quoi diffuser d’autre dans un marché aux bestiaux ? Arf, je m’égare).
Son copain me regarde en riant, il m’embrasse et me glisse « non il ne fait pas le sexe avec les hommes !!!! ». Alors ça, ça n’arrive qu’à moi. Il m’embrasse, il me caresse, il me fait des câlins, mais il n’est « pas sûr d’être gay, donc il couche pas ».
Il prend mon numéro et s’enfuit en précisant qu’il va vraiment m’appeler, parce qu’il veut VRAIMENT me revoir, et me refait plein de bisous. Ça n’arrive qu’à moi, je suis dépité. Je décide de rentrer chez moi pour faire un bilan, mais mon pote me balance son sac et me demande de le garder le temps qu’il va, je cite, « se faire tirer le lait par un mec qui ne mérite que de finir en gang bang ! ». Je suis donc obligé de rester, décidemment ancré dans une ambiance des plus poétiques.
Ça tombe bien, mon banc de thons perso revient se coller à moi à l’instant précis où je pense mettre fin à mes jours.
**** La suite demain ****
Je m’explique, j’ai l’habitude de me foutre de la gueule de notre chère Grenouille nationale en lui tenant le discours suivant « de toute façon c’est normal que tu finisses avec ta main droite après une soirée trop arrosée, puisque s’il y a 5 filles, tu dragues les 5 ! Il faut choisir, il faut cibler !!! ». Je dis ça en rigolant parce que la plupart du temps ce con fini avec une fille quand même, et il baise les 4 autres dans la semaine.
Bref, vendredi soir, je me suis senti très grenouillesquement habité ! Avec un ami on décide de boire une bouteille de vodka chez moi, puis une bouteille de champagne avec un ami à lui, puis on va au Pulp. Jusque-là tout va bien. Le Pulp je connais pas, on m’en parle depuis des lustres, mais j’avais jamais eu l’occasion.
C’est sympa comme boite : électro, des filles lesbiennes, des garçons pédés, deux hétéros (avec qui j’arrive à m’embrouiller), donc ça me plait bien. Revenons sur la parenthèse : il faut impérativement que j’arrête de me prendre le chou avec des gens quand j’ai bu ! N’empêche c’était pas ma faute. Je vous raconte ? Ok, ok arrêté de hurler, je vous raconte !
Je sors des chiottes, et là un mec me regarde et me dit « tiens tu viens pisser chez les mecs ? Non parce que les filles c’est à côté ! » (rires débiles avec son pote), je leur demande de me confirmer qu’ils sont bien hétéro, et si j’ai fait quoique ce soit qui mérite de me prendre une réflexion de la sorte ! Ce à quoi ils ne répondent que par des gloussements gutturaux dignes d’un troupeau de bœufs ! Je m’éloigne gentiment, sans rien ajouter, et sans envies de me venger, mais je remarque qu’ils s’enferment à deux dans les chiottes * idée* . Je m’approche de la dame-pipi (qui est un garçon super mignon), et je lui demande si c’est normal qu’un couple de mecs m’ait proposé de la drogue avant de s’enfermer ensemble dans les chiottes…
Vu à la vitesse avec laquelle il est allé les faire sortir, je pense que la réponse était « non » ! Vous avez dit pute ?
Après quoi j’ai passé la soirée à boire et à parler avec des inconnus, sympa, mais normal. À un moment je reviens du bar et je croise le regarde d’un chouchou. Je me dévisse la tête pour le voir passer, il fait pareil, je lui souris, il fait pareil, j’écarte les bras, il me fonce dessus et me fait un gros câlin : surréaliste autant que sympathique. Il me dit qu’il doit partir, je lui demande de rester, il m’embrasse en me disant « viens me rejoindre au dépôt ! ».
Non, le dépôt, j’ai fait une fois, pas deux ! Je retourne voir mes copains en me disant que de toute façon s’il va là-bas c’est juste pour se faire enfiler par des vieux poilus, et que donc je n’ai pas grand-chose à pleurer…
À la fermeture, on décide d’aller aux bains, sur le trajet je parle à tout le monde, mon pote me supplie de faire en sorte de fermer ma grande gueule, histoire de pas me la faire casser (le quartier est limite quand même !). Arrivé aux bains, on se casse le nez sur une porte close. Qu’à cela ne tienne, « allons au dépôt » que propose mon ami (on est à côté du coup) : oui mais non. Bien sûr comme je n’ai aucune volonté, et après avoir entendu la phrase magique « je t’offre l’entrée » (ce qui veut dire une conso !!!!), je suis en train de filer mes affaires au vestiaire du dépôt (aucune volonté j’vous dit !).
On fait trois pas et mon pote se retrouve arraché de force et emmené dans un coin sombre par un mec plutôt charmant ! Sympa, suis tout seul dans cette boite à cul qui sent la merde avec 15g, alors qu’il fait jour dehors… Je laisse mon regard errer au hasard : du thon, du thon, toujours du thon, un banc de thon !!!!!! Ah, un gros gros thon, vraiment pas beau, et vraiment énorme ! Ah non, s’il me paraît énorme c’est parce qu’il est très très prés de moi, il me touche la cuisse en souriant, il est hideux, et moi suis tout seul sans possibilité de fuir !
Un truc à dire… vite Gauthier trouve un truc ! Il m’inonde de compliments poétiques « tu sais que t’es super beau toi, j’te kiff ! », Ah Rimbaud, ah Verlaine… J’esquisse un mouvement pour m’enfuir, quand je me retrouve avec un mec dans mes bras (pas compris comment il est arrivé là celui-là !). Je le décolle un peu de mon torse histoire de voir sa tronche : mon câlin du Pulp vient de me retrouver, on se sourit, on se fait un ‘ti bisous et il me dit à l’oreille « le mec derrière moi ne me lâche pas, sers moi fort ! », je lui répond que j’ai également mon boulet ! Une fois débarrassé de nos boulets respectifs, nous allons au bar.
On s’assoit, on papote, il est adorable, il est mignon, il est serbe, on parle gagnante de l’eurovision. Son pote nous rejoins, mon pote réapparaît enfin ! Je demande à mon joli garçon de l’est s’il veut venir chez moi, il me dit qu’il ne peut pas ce soir, et que de surcroît il ne fait pas « ça ». Le « ça » en question se déroule à la télé qu’il me montre. Je lui réponds que vu ma fatigue je ne me vois pas reproduire ce genre de position ce soir (oui ils diffusaient un documentaire animalier comme vous avez pu le comprendre tout seul ! Et puis quoi diffuser d’autre dans un marché aux bestiaux ? Arf, je m’égare).
Son copain me regarde en riant, il m’embrasse et me glisse « non il ne fait pas le sexe avec les hommes !!!! ». Alors ça, ça n’arrive qu’à moi. Il m’embrasse, il me caresse, il me fait des câlins, mais il n’est « pas sûr d’être gay, donc il couche pas ».
Il prend mon numéro et s’enfuit en précisant qu’il va vraiment m’appeler, parce qu’il veut VRAIMENT me revoir, et me refait plein de bisous. Ça n’arrive qu’à moi, je suis dépité. Je décide de rentrer chez moi pour faire un bilan, mais mon pote me balance son sac et me demande de le garder le temps qu’il va, je cite, « se faire tirer le lait par un mec qui ne mérite que de finir en gang bang ! ». Je suis donc obligé de rester, décidemment ancré dans une ambiance des plus poétiques.
Ça tombe bien, mon banc de thons perso revient se coller à moi à l’instant précis où je pense mettre fin à mes jours.
**** La suite demain ****


