mardi 15 avril 2008

Avis de décès

Je n’en fais pas souvent, mais là ça s’impose. Figurez-vous que je viens de perdre ma grand tante, la sœur de mon grand père (non, pas tantuche, une autre). Et je suis officiellement un monstre. Oui, parce que je m’en fous, mais grave !

Bon en même temps, je ne me souviens plus à quoi elle ressemblait, la dernière fois que je l’ai vue, ben j’avais, pfff, quelque chose comme 4 ans. Même ma mère ne se souvient pas de la dernière fois où je l’ai vue et elle n’est pas sûre qu’elle ait connu mon petit frère !

En revanche ça me fait de la peine pour mon grand père, c’est le dernier de sa famille, toute sa fratrie, sans parler de ses parents, cousins et autre, bref le dernier quoi ! En même temps à 84 ans, ça doit être normal, non ?

Par contre j’aurais vraiment voulu la connaître, juste pour une chose, lui parler, et qu’elle me raconte sa vie. Imaginez, elle est née en 1915. Elle a quasiment traversé un siècle ! Quand on sait tout ce qui s’est passé depuis la première guerre mondiale, ça doit être énorme d’avoir tout ce recul ! En même temps d’après ce que j’ai compris elle n’avait plus vraiment toute sa tête.

La dernière fois qu’elle a vu ma mère, elle pensait que c’était ma cousine, et elle l’a engueulé quand elle a compris qui elle était parce qu’elle ne lui avait pas dit qu’elle s’était mariée et qu’elle avait eu des enfants !

C’est triste de perdre la tête comme ça !

Si je meurs à 93 ans comme elle (ce qui me paraît fort peu probable au vue de mon taux d’alcool résidant de mon amour pour toutes formes de substances plus ou moins chimiques), je serais encore de ce monde jusqu’en 2074 ! Ça en fait des années et des années…

Je me rends pas bien compte !

De toute façon, je tiens plus de la famille de mon père, ils meurent tous jeunes (genre 70 ans max), alors que la famille de ma mère ya de l’octogénaire à la pelle (mon arrière grand mère née en 1892 nous a quittée en 1978, belle perf’ non ?).

La seule chose que je retiens de ce départ c’est la famille qui reste. Elle avait perdu son mari et son fils. Elle était fâchée avec sa petite fille. Moralité c’est mon oncle qui est devenu son tuteur. Et maintenant les gens s’engueulent à savoir où ils vont la mettre, quel caveau, quelle cérémonie, quelle boite ?

Le seul intérêt à se battre, c’est le coût de tout ça, les vautours veulent récupérer un max de fric et foutre la vieille là où ça coûte le moins. C’est horrible. Je ne veux pas finir comme ça. Je veux partir entouré et aimé. Je veux que les gens respectent mes volontés, non pas parce que j’en aurais quelque chose à foutre, mais juste pour prouver que j’aurais laissé un souvenir suffisamment bon et fort pour que les gens me respectent !

D’ailleurs ce n’est pas vraiment compliqué ce que je veux, je vais vous en parler tient vu que j’ai que ça à foutre aujourd’hui ! Si, si ça me fait plaisir de coucher mes dernières volontés maintenant. Rien de morbide, mais au moins ça sera fait !

Je veux être incinéré (comme dirait Mister Big, comme ça vous pouvez revendre mes cendres à 80€ le gramme !), une cérémonie laïque (si vous croyez à la vie après la mort je vous déconseille de parler de Dieu ce jour là, je reviendrai vous hanter sinon !), sur un fond de disco ! Je veux des gens qui chantent, qui dansent, qui rient, que profite d’être encore en vie, le tout en buvant le meilleur champagne, bien sûr !

Ensuite j’aimerais que mes cendres soient dispersées. Pour l’instant le lieu est d’un banal affligeant, à savoir un petit prés très joli qui est dans ma famille depuis des siècles, perdu dans le Cantal le plus profond, avec un point de vue magnifique, et dans lequel pousse les meilleures morilles du monde (suis pas sûr qu’elles continuent à pousser une fois que je l’aurais polluer, mais bon). Je pense que ça changera avec le temps. J’espère dans ma vie m’attacher à d’autres lieu qui me donne envie d’y reposer éternellement, mais pour l’instant c’est là que je suis le mieux sur Terre !

Alors après bien sûr, dire tout ça n’a aucun sens, vu que je ne crois en rien. Pour moi une fois qu’on est mort, on est mort de chez mort ! Mais par excès de mégalo (parce que je suis quand même un peu grave de ce côté là), ben j’aimerais bien que ça se passe comme ça ! Le seul problème c’est que ça sera la seule fête de toute ma vie en mon honneur où je ne serai pas là ! J’ai peur que les invités ne s’amusent pas bien du coup !, Avouez que ça serait la honte !

Parce qu’un Gauthier c’est l’assurance d’une fête réussie !

Quant à l’épitaphe, je pense à quelque chose de très conventionnel, comme « il est parti comme il est venu, en dormant » (en fait j’étais mort à la naissance, ils se sont acharnés, je sais, ils n’auraient pas dû !), ou alors « il est parti comme il a vécu, trop vite », « à force de se prendre des murs, on fini par y rester » (ces deux là sont en cas d’accident de voiture, fort probable si je me remets à conduire un jour), ou mieux « viagra l’a tuer ! » (ça serait ma façon préférée de mourir, en train d’en dépuceler un dernier, so Louis XIV, je sais !).

Je me dis juste qu’il vaut mieux que je reste en bon terme avec tout le monde si je veux pas me retrouver avec un « bon débarras » et finir dans les chiottes de la station service la plus proche !

Demain je vous parle de celui qui me fait tremper mes draps en ce moment !

lundi 14 avril 2008

Perces-toi !

Avant de vous conter mon week-end, je dis faire le point sur l’article de vendredi ! Vous avez été au-delà de tous mes espoirs, je ne pensais pas qu’il y avait autant de gens partout partout qui me lisaient (enfin si mais vous étiez juste des chiffres, là vous vous êtes montré, merci !). On a battu un record de commentaire, ça me fait plaisir aussi !

Je vais demander à l’Unesco de m’inscrire au patrimoine mondial de l’humanité, je vais finir par être plus connu que la Tour Eiffel moi ! (oui je me la pète grave et alors ?). Je suis déçu pour le texan anonyme, sniff, ça doit donc bien être un bug ! Je n’ai pas encore décidé qui avait gagné, je m’en occupe cette après-midi (il faut que je relise tout bien), et je vous tiens au courant ! Maintenant place à la débauche de ce week-end !

Vendredi soir, je suis allé manger avec une ancienne collègue qui se trouve avoir, tout comme moi, des racines cantaliennes. On s’est donc envoyé une truffade au Plomb du Cantal (petit resto dans le 14e que je vous recommande si vous aimez la bouffe légère des monts d’auvergne !). Après un repas qui auraient fait se suicider tous les tenants d’un alimentation saine et équilibrée, nous allons nous promener (digestion). En route on parle ciné, et on tombe d’accord pour se dire qu’on devrait aller voir Horton. Chose faite dans l’heure.

Grosse déception, alors qu’il est annoncé en VO, on nous balance la bobine de VF, et merde ! Et en fin de compte, passé les deux premières minutes où il faut occulter que c’est Dany Boon (que je n’aime pas du tout en fin de compte, je serais probablement le seul français à ne pas aller voir les ch’tis), ben c’est génial. Non mais vraiment vraiment vraiment génial ! Un vrai dessin animé pour gosse, il n’y a pas du second degré de partout comme avec un Shrek par exemple ! Mais c’est géant, j’en ai rit à tomber de ma chaise. Ça m’a fait un bien fou, voilà !

Ensuite dodo devant californication (décidemment fan de cette série aussi). Le samedi, je zone et je me prépare pour l’anniversaire de Raphy. Il y a forcément un thème à la con, cette fois c’est « tektonik ou gothique ». N’ayant pas de quoi faire des folies pour me déguiser, je décide de faire avec ce que j’ai chez moi. Un constat s’impose, j’ai dû être goth’ à un moment.

Des tonnes de bracelets en cuir, bracelets à clous, bracelets de force, des bagues pour chaque doigt (dont une avec des arêtes de poisson ou des pas de vis ! la honte), des chaînes, bref avec les vêtements noirs qui remplissent 80% de ma garde robe (oui le noir amincit !), je suis allé m’acheter un vernis noir et le tour était joué !

Une fois dans ma salle de bain, je me dis « tiens je pourrais remettre mes percings », mais ça fait deux ans que je les ai enlever, je n’ai pas beaucoup d’espoir. Ben figurez-vous que quand on est un gros bourrin qui force, on peut remettre des percings à l’oreille et à l’arcade qui n’ont pas servit depuis deux ans !

J’ai souffert ma race en string ! Mais c’est passé ! Le plus vexant par contre, c’est que personne ne les remarquait, comme s’il était logique que j’ai des trucs planté dans le visage partout ! Alors que seulement deux m’avaient vu avec, les autres avaient dû voir des photos. Bref c’est pas comme si je les avais enlever il y a 3 semaines merde !

Bref j’ai donc traversé Paris avec ma tronche de goth’, pour ajouter à l’aspect j’avais arrêté l’auto bronzant et toute crème qui donne bonne mine deux jours avant, ce qui fait que j’avais repris ma couleur naturelle : cadavre putréfié ! Tu rajoutes du noir autour des yeux, et du rouge à lèvre très foncé (genre Marilyn Manson), ben je fais vraiment peur !

Et j’ai pris le métro comme ça !!!!!! Non je vous mens en fait une fois maquillé, et avec une 7h48 tektonisée de la tête au pied, on a pas osé le métro, on a faiblit et fini dans un taxi !

La soirée était excellente (merci raphy), on a bu, mangé, danser (la tektonik), il y avait des looks hallucinants (big up à ceux qui se reconnaîtrons !), et bref ça faisait longtemps que le vodka club n’avait pas festoyer au complet comme ça !

Soirée finie vers 4h30, rentré 6h (un gajal qui avait besoin de parler sur le retour m’a retarder !). Le dimanche se passera au fond du trou, enfin dans mon lit ! Voilà, ça n’apporte rien au schmilblick des week-end comme ça, mais ça fait juste du bien ! Et puis maintenant j’ai une vidéo du vodka club qui danse la tektonik, ça en fait des gens que je peux faire chanter !!!!!

vendredi 11 avril 2008

Appel à témoin

Lecteur, trice, autre, l’heure est grave. J’ai besoin de toi ! Oui, une fois encore, je te mets à contribution. Mais bon, faut bien que je vous fasse travailler un peu, sinon c’est pas drôle ! Et à tous ceux qui pensent qu’à chaque fois que je vous demande quelque chose je n’en fais rien après, sachez que c’est faux. Tout est archivé, tout est mémorisé, tout reste là-haut bien au chaud dans ma tête, et ça me sert en permanence.

Après ce petit intermède, je vais m’expliquer. Ce blog a une audience certaine. Vous en êtes la preuve d’ailleurs. Donc ni modeste ni énorme, juste stable en fin de compte. De toute façon je n’ai aucune idée de ce qui est « normal » ou « raisonnable » pour ce genre de blog. C’est quoi une audience normale ? 10, 100, 1000, 10 000 lecteurs quotidiens ? Je ne sais pas. Je trouve de toute façon que vous êtes beaucoup trop nombreux dans le sens où je ne pourrais jamais tous vous inviter à manger chez moi.

Je m’égare encore. Donc j’ai des gens qui me lisent (vous), et des outils pour me le dire (en l’occurrence moi j’utilise Xiti, pas de pub, juste une remarque), dans ses outils d’une complexité affolante (enfin pas trop vu que je comprends), j’ai accès à pleins de données (adresses, numéros de téléphone et code de CB… non c’est une blague) qui me permettent de mieux vous connaître !

Je sais par exemple que vous êtes 88% (en moyenne) à me lire sur un écran 32 bits (si c’est pas indispensable de savoir ça quand même), mais je sais surtout quels mots vous tapez dans les moteurs de recherche pour arriver ici (et là je pense à tous les enfants qui cherchent des infos sur les Totally Spies, vous n’êtes pas au bon endroit les enfants !), et où vous êtes !

Et c’est là où je voulais en venir, déjà je suis pas content, parce que ce blog est monstrueusement parisien, et je me rends compte que ça n’intéresse que les parisiens (52%), et que seulement 2% de mes lecteurs sont à Toulouse (snifff). En revanche, j’ai des lecteurs aux quatre coins du monde. Amérique, Océanie, Asie, Afrique, les frontières ne sont rien pour moi (bon ok en Australie ils sont 3, mais bon ils ont le mérite d’exister). D’ailleurs il semblerait que je doive la plupart de ces lectures venues de l’étranger au PNC (d’Air France par exemple, merci chéri). Oui il semblerait que je sois un sujet de conversation prisé dans les zones de transit !

Message personnel : je tiens à remercier publiquement tous les PNC qui me lisent ! Vous faites un travail fantastique, surtout quand vous devez m’apporter de l’aspirine parce que je prends encore l’avion en pleine descente ! Et toujours avec le sourire ! Merci, merci mille fois !


(Il faut savoir flatter son public paraît-il, c’est bon j’en ai pas trop fait ?). Donc j’en viens à mon appel à témoin, ma question existentielle du jour, ce qui va m’empêcher de dormir :

Si tu me lis quotidiennement et que tu vis dans le Texas, j’aimerais que tu m’envoies un mail, ou que tu me laisses un com, ou n’importe quoi ! Parce que j’ai TOUS LES JOURS un seul lecteur dans le Texas ! (État américain où la sodomie entre adultes consentants est passible de peine de prison ferme pour ceux qui l’ignorent !)

S’il te plait, si ce n’est pas un bug de la matrice, dénonce toi ! Et tant que j’y suis, si tu me lis d’un endroit atypique, j’aimerais que tu te fasses connaître ! N’importe quoi : îles du Pacifique, bateau de la Marine Nationale, Station polaire ou lunaire, ou depuis la Creuse, fais toi connaître !

Le plus atypique gagnera quelque chose (je ne sais pas encore quoi, faut que j’y réfléchisse ! peut-être une éloge sur mon blog écrite de mes blanches mains !). Allez, faites-moi plaisir, c’est pas comme si j’en avais besoin en plus en ce moment (savoir apitoyer son public ça marche aussi ?).

jeudi 10 avril 2008

Décadence

DÉCADENCE, subst. fém.
(…)
B.− Au fig., usuel. État de ce qui commence à se dégrader et évolue progressivement vers sa fin ou sa ruine (…)


Voilà une partie (toute petite partie) de la définition de ce mot dans le Trésor (oui parce que le Trésor quand ça définie quelque chose ça fait pas semblant). Pourquoi je vous colle ça ici alors que ce blog en lui-même est une définition de ce mot (d’ailleurs je devrais leur dire au Trésor de me citer, parce que bon Flaubert et Maupassant ça va hein, moi aussi je suis un grand classique, non ?). Tout simplement parce que je viens de vivre une expérience qui peut en rajouter une autre couche !

En pleine recherche d’emploi, je postule à tout ce qui bouge, j’envoie des tonnes de CV et de lettre de motivation. Je suis donc devenu une espèce de super expert de la lettre de motivation. En 5 minutes je peux t’en faire une ex nihilo ! Bref un vrai pro de la LM quoi !

Hier j’ai reçu un coup de fil intéressant. Un politicien cherche un assistant, et grâce à mes contacts, il a eu mon CV en main. Son bureau m’appelle donc pour prendre rdv, je suis tout content. Au moment de raccrocher la secrétaire me dit « il faudra m’envoyer une lettre de motivation manuscrite ».

Je réponds « bien sûr », je raccroche et je retourne vaquer à mes occupations (neverwinternights 2 mon amour). Ce matin après un rendez-vous ANPE aussi inutile que long, je rentre chez moi et décide de me coller à l’exercice de la lettre écrite avec mes jolies mimines ! Et là c’est le drame !

Je ne sais plus écrire avec mes mains. Il m’a fallu 1h10, 30 essais, une crampe du feu de dieu, pour obtenir un résultat équivalent à celui d’un enfant de 6 ans paraplégique ! Une horreur, je l’aurais écrite avec mes pieds sous exta ça serait plus propre et plus lisible. Je ne sais plus écrire du tout.

Une fois le torchon fini, je m’interroge « j’ai toujours mal écrit, certes, mais je pouvais écrire des pages et des pages sans aucun souci, pourquoi je n’y arrive plus ». En effet lors des examens par exemple, je pouvais noircir 4 copies doubles en moins de deux heures sans aucun souci, qu’est ce qu’il s’est passé ?

En fait je n’ai rien écrit depuis la fin de mes examens de Master 2, à savoir avril 2006. Deux ans que je n’ai rien écrit d’autre que des adresses ou des gribouillis sur des post-it. Et voilà le résultat, je ne suis plus capable d’écrire sans un clavier d’ordinateur.

Je sais pas vous mais moi ça me fait un peu penser à une forme de fin de civilisation. 5000 ans que l’homme écrit, et en l’espace de quelques années il a tout simplement perdu cette capacité à cause de l’informatique. Parce que je me suis renseigné auprès de mes amis qui ne sont plus étudiants (donc presque tous) et ils sont dans le même cas que moi, ils ne tiennent un stylo que pour signer un chèque, alors que tous on rempli des pages et des pages sur un écran tous les jours !

Je sais pas vous, mais moi ça me fait peur quand même…

Enfin bref, tout ça pour dire que je vais passer à côté d’un boulot super parce que je ne sais plus écrire, et ça me fait chier, mais vous avez même pas idée !

mercredi 9 avril 2008

Paisible

00h48 : je rentre de chez 7h48. Elle avait fait à manger pour trois continent, je suis éclaté du bide, surtout quand on voit tout ce que je n’ai (pas) manger depuis jeudi dernier ! J’ai rencontré D**** ce soir. Elle était flippée la 7h, c’était mignon à voir. Avant qu’il arrive elle m’a dit « j’ai l’impression que je vais le présenter à ma mère ».

Si seulement j’avais pas été à 2 de tension, j’aurais pu être méchant et horrible comme d’habitude. Au lieu de ça j’ai été juste une grosse épave endormie. Verdict : on a un peu papoté, c’est un gentil garçon, mais je n’ai pas officiellement donné mon aval, faudra que je le vois dans mon état normal !

Sans ça, je voulais vous parler de mon état d’esprit ce soir. Je suis tout simplement paisible. Je viens juste de rentrer donc. Je me suis déshabillé et préparé à aller au lit (je vous passe les détails tout le monde s’en fout), et je m’assois à mon bureau. J’ouvre une fenêtre word en me disant « il faut bien que je leur parle un peu », sans trop savoir ce que je vais dire. Le temps que l’application se lance je jette un coup d’œil autour de moi.

Tout est rangé à sa place, tout est propre, tout sent bon, tout brille, tout est parfait, tout est paisible. Je suis envahi et donc paisible à mon tour.

Voilà le secret quand ma vie déraille. Je range, nettoie, astique, déplace, lave, et ainsi je me sens bien chez moi, et ce bien être fini par passer un peu dans ma tête. Ce n’est pas la solution miracle, non, sinon ça se saurait. Mais ça me fait au moins autant de bien qu’un lexo, et c’est sans conséquence sur ma santé.

J’ai décidé de ne pas prendre de médicaments pour gérer la descente, ça risque donc d’être un peu compliqué. Mais je suis sûr que ça ne me fera que du bien. Dans le sens où je vais vraiment la sentir c’te putain de descente (rien de mieux pour me forcer un peu plus à me calmer). Je ne sais pas si ça se passera convenablement, je vous tiendrai au courant.

Je commence déjà à avoir mal à la tête, mais ça doit venir des deux vodkas et du verre de pif chez 7h pour accompagner les magrets. Je vais donc me mettre dans le noir après avoir bu un litre d’eau.

A l’ancienne, mais je vais tenir !

En tout cas, je me sens bien, c’est le principal. J’arrive même à supporter les douleurs dans le nez, les joues, la bouche, la mâchoire, enfin toute cette zone quoi !

Je vais peut-être me regarder un Disney pour me vider un peu plus la tête…


Ps : vous avais promis d’être drôle dans le dernier article, désolé, mais promis je me rattraperais !

mardi 8 avril 2008

Filles perdues cheveux gras

« Le monde me donne la gueule de bois, l’alcool me soigne »

C’est pas de moi, mais ça aurait pu. Je viens de tomber par hasard sur le film « filles perdues cheveux gras » qui est quand même un monument pop-rock français, s’il en est. Je vous le conseille fortement si vous ne l’avez jamais vu. Perso, j’étais allé le voir au ciné à l’époque (on était trois dans la salle, les trois entrées qu’il a dû faire au niveau national, mais bon).

Je trouve que ce film et son titre résument assez bien ma vie du moment. Je suis paumé et sale ! Sale, ça s’arrange vite, paumé c’est plus compliqué ! Après 15 jours de chômage je suis revenu à mon niveau le plus bas. Un truc que je n’ai pas atteint depuis plus de 5 ans, je ne sais même pas comment ça a pu revenir aussi vite !

Quand je vous dis qu’on ne guéri jamais de toutes ses blessures… Bref en 3 jours je me suis tout repris dans la gueule. Il n’y a rien à analyser pour le moment, je n’ai aucun recul, et j’ai besoin d’en prendre, mais vraiment.

J’ai fait des trucs très drôles, comme accoster un mec sur la piste d’une boite hétéro et lui dire « tu viens avec moi dans les chiottes et je te suces ! », le pire c’est que le mec est venu ! Je suis resté en after jusqu’à 17h dimanche. J’ai mélangé drogues, alcool et médocs, je ne sais pas comment ni pourquoi je suis encore en vie !

Dans les trucs moins drôles, j’ai ressenti une tristesse post-traumatique intense (alors que techniquement on ne peut pas dire qu’il y ai eu traumatisme, ou alors je n’ai pas encore analyser ce traumatisme). J’ai fini par appeler mes parents pour leur dire des horreurs du genre « vous ne m’aimez pas », enfin la rengaine habituelle.

Et dieu sait qu’ils m’aiment les pauvres, même si dans ces moments là ils préféreraient sûrement pouvoir s’en foutre de ce fils qui se fait du mal et qui dilapide des fortunes dans des conneries !

Dans la série trucs pas drôles, j’ai aussi l’état physique dans lequel je me trouve, je ne vous parle pas des saignements de nez, non c’est inutile, je ne vous parle pas non plus de la façon dont je me nourris, c’est inutile aussi !

Tiens je vais aller me peser, histoire de me faire peur !

*va à la salle de bain*

Trois kilos de perdus en trois jours, pas mal non ? Je devrais breveter mon régime moi ! Bref je passe aussi sous silence les blessures sur mes doigts, mes bleus et autres contusions diverses.

Une épave…

Le seul avantage que je retire de toute cette histoire, c’est que je vais être obligé de me calmer. Oui parce que c’est toujours le même problème, je dis que je vais arrêter, qu’on ne m’y reprendra plus jamais. Que je suis plus fort que l’alcool ou la drogue. Mais franchement, tu te mettrais de la coc sur le cul je viendrais le lécher !

Aller voir un psy ? Mouais, je sais pas si je vais lui raconter grand chose ! Rentrer quelques jours chez mes parents ? J’ai tellement honte que je suis incapable de soutenir leur regard ! Retrouver du travail ? Faudrait que j’en cherche vraiment un. Me marier ? Franchement, qui veut de moi ?

La blague…

L’euphorie, la nausée, la honte, l’oublie. Tout est liée, j’ai besoin des uns pour avoir l’autre, j’ai besoin d’eux pour me sentir vivant. Savoir que je suis au fond pour remonter. Sauf que cette fois j’ai peur de plus avoir envie de remonter.

Si j’ai envie !

Je ne suis juste pas fait pour la vie que je me suis programmé. Il faut que j’arrête !

Je finirais sur un mail de Mister Big qui résume assez bien la situation :

1)Le problème est qu'avec Gauthier, faut qu'il soit au fond du trou pour songer à remonter à la surface...

2) Et le problème en ce moment, c'est que pour y arriver au fond du trou, il peut finir dans un joli trou avec une pierre dessus s'il ne se raisonne pas avant...

3)Donc je demande le placement sous tutelle avec confiscation immédiate de la carte bleue et séjour prolongé en maison de repos....

*rayez la mention inutile...* ;)




Allez, demain on rigole, promis !

lundi 7 avril 2008

N'importe quoi

J'ai juste fait n'importe quoi, j'ai encore trop honte pour en parler. Ce qui est sûr c'est qu'il y aura un avant et un après 6 avril 2008 pour ma part ! Bonne semaine à tous, je reviendrais, mais je ne sais pas quand !

samedi 5 avril 2008

Plein le nez

Je profite d’un retard de la part de mes amis pour vous raconter l’après grosse crise de la nuit de jeudi !

Vendredi, je me suis donc levé (enfin j’ai fini mon coma) à 16h quelque chose comme ça, c’est encore flou. Je traîne en buvant du coca et en fumant clope sur clope ! Mon tel sonne, c’est ma mère, elle a choisi ce jour-là pour me parler de l’avancée du divorce. Je bénis les dieux, mais vraiment.

Mais je vous reparlerai du divorce de mes géniteurs plus tard. Je m’enfile donc un autre lexo, histoire de maintenir le taux suffisamment élevé pour pouvoir dire « merci » si on me crache dans la gueule, j’en ai besoin. Ensuite je passerai plus d’une heure au tel avec Emma (merci de m’aimer Emma). Emma c’est un peu une gosse pilule pour moi, quand ça va pas je peux lui parler, elle sait m’écouter, me parler, et elle a une voix qui me calme, tout de suite. C’est affolant. Bref Emma me rassure, et je décide de me mettre en mouvement pour ma soirée.

C’est l’anniversaire d’un copain d’un copain. Bref je vais faire un peu cheveux sur la soupe vu que je ne connais pas grand monde. Pour dissiper le malaise je me ramène avec un sac chargé d’alcool (4 bouteilles) et je me dis que ça devrait les rendre content de me voir !

Arrivée là, c’est l’horreur, genre réunion de grands mères autour d’une verveine, ambiance de mort. Super, on va trop s’amuser. Avec mes potes on décide de prendre les choses en main, et une fois une bouteille de vodka descendue à trois en un temps qui ferait pâlir Gainsbourg, on commence à se mélanger aux gens pour blablater.

Après trois boulettes mémorables de ma part (oui je suis le roi du « pied dans le plat »), je décide d’arrêter de parler aux gens. Je me mets donc en quête de drogue, j’en trouve, et ça sera le début de la fin.

Je me suis fait trois copines trop drôle, tout le monde part à une deuxième soirée où moi et mes potes on ne connaît personne, ils décident de nous emmener avec eux (forcément on est très drôle).

La deuxième soirée était beaucoup plus marante, 50 personnes dans 50m2 à deux pas de mon ancien appart. Musique à fond de chez à fond avec des gens qui hurlent, qui vomissent, qui dansent, qui baisent. Dommage, il n’y avait que 4 pédés et c’étaient tous mes amis. Tant pis je vais donc faire peur aux hétéros. J’en suis à 3 traces quand je jette mon dévolu sur un militaire (j’ai passé 5 minutes à essayer de lui toucher les fesses, mais il est très gentil, il ne m’a pas tapé). Après la 4ème tout devient plus flou, je me souviens avoir dit à un mec qui avait les cheveux long « les cheveux long s’est sympa pour s’accrocher pendant la levrette ! ça te dis d’essayer ? ». Il avait l’air tout timide, alors pour le décoincer je lui dis « tu sais je suce très bien, ça va te plaire ». Là je pense que j’ai fini de l’achever, je suis un monstre.

Mais j’aime faire peur aux gens timides ! Tant et si bien qu’une fille que je connais depuis peu ponctuait toutes mes intervention de « ça c’est Gauthier ! », genre « fais pas gaffe il mort pas ! ». Je me suis fait un autre ami, un hétéro dans un état pire que moi qui n’arrêtait pas de me faire des câlins, lui c’est clair qu’en demandant gentiment j’aurais pu le sucer, mais je ne voyais pas l’intérêt, moi ce que j’aime c’est le défi !!!!!

Vers 5h30 je finirai par prendre un taxi en déclinant l’after parce que je commence à avoir mal à la tête et surtout je sens la mauvaise humeur pointer ! Je rentre, je m’assomme de médocs, et je dors.

Là je suis en train de boire une bouteille de champagne rosé que je devais amener à la soirée où je suis attendu, mais comme mes potes sont en retard, je prend un peu d’avance, et puis j’ai de la vodka et de la bière à offrir, ça devrait aller !

J’ai le nez à l’envers de chez à l’envers, un truc de ouf. Je me souviens que quand j’étais dans l’ascenseur pour rentrer chez moi cette nuit j’ai remarqué que j’avais de la poudre sur la moitié du visage ! La honte intégrale !

Ce soir ça sera le même topo, si je survis je vous raconte ça demain ! Bon samedi soir à toutes z’et tous !

vendredi 4 avril 2008

Je me fais vomir

5h18, je viens de parler à Baby Boy sur msn. Il me manque bien sûr, mais là n’est pas le sujet. Notre histoire si belle, si compliqué fut elle, est finie et je le sais. Mais je vais pas bien ces jours-ci. Pas mal de soucis en plus de ma recherche de job qui ne donne rien. Je ne veux pas en parler, pas en ce moment, parce que rien que d’écrire un article dessus me ferait encore plus de mal que de bien.

J’ai pris un lexo vers 2h, puis des anti douleurs, puis encore des anti douleurs parce que je voulais juste planer en allant me coucher pour ne plus penser à rien. Puis un mec est venu pour que je le saute. Ça s’est très mal passé, mais vraiment. Je vous en parlerais peut-être plus tard quand j’aurais digéré l’info. J’ai l’impression de m’être fait violer. Dans mon appartement, dans mon lit, un viol oui c’était ça !

Je finirais égorgé dans ma baignoire un jour, je sais que je finirais par ouvrir la porte à un psychopathe, juste parce que je voulais ne pas être seul. Me sentir désiré pendant quelques futiles minutes.

J’ai repris un lexo, pour oublier, mais malheureusement le lexo ça ne fait rien oublier, non ça endort juste ma main et mon esprit, me rend encore plus vulnérable. Je ne veux pas être seul ce soir, je ne veux pas dormir seul, alors j’ouvre une page blanche et j’écris. Ça n’a ni queue ni tête, mais il faut que ça sorte, que je noircisse une page pour ne pas ouvrir la fenêtre et sauter.

Du pathos à en vomir. Voilà ce que je suis capable de faire. Mettre mon cerveau en off et m’abandonner. Ce soir j’ai fait le mauvais choix. Ça aurait pu être pire, mais ça ne m’a fait que du mal, encore plus de mal, plus que je ne peux en supporter en ce moment.

J’ai essayé de me souvenir pourquoi je faisais ça. Pourquoi je reviens toujours au même point. Pourquoi je fais monter des inconnus chez moi pour m’envoyer en l’air. Pourquoi je ne rappelle jamais les gentils garçons que je croise en soirée ou ailleurs. Pourquoi je ne m’accroche qu’à du cul sans lendemain. Du cul sale, de la saleté.

Et j’ai repensé à cet article que j’ai écrit un soir où j’étais dans le même état. Un soir ou je me donnais envie de vomir, un soir où j’aurais pu décider de tout arrêter, mais où j’ai préféré en rire. Un soir où je me suis posé la question « je change de vie, ou j’arrête de vivre ? ni l’un ni l’autre, je tourne ma vie en dérision et j’avance ! », c’était le 18 janvier 2006 !

Ce soir, je me pose la même question, mais je ne trouve pas de réponse satisfaisante. Envie d’en finir, oui, mais finir quoi ? Ma vie, hors de question… Ma vie telle qu’elle est ? Impossible, je ne peux ni ne veux changer quoique ce soit.

La seule réponse que j’ai c’est que j’ai envie que tu me changes. Que tu m’acceptes tel que je suis, mais que tu me ramènes vers la lumière, doucement mais sûrement. Mais qui est ce « tu » ? Ma famille ? Mes amis ? Mes plans culs ?

Personne…

Je suis le seul fautif, je suis donc le seul qui peut mettre un terme à tout ça. Je ne mérite pas de finir égorger dans ma baignoire, je ne mérite pas de finir en overdose dans mon vomi, je ne mérite pas de finir HIV positif… Non, mais je n’ai jamais autant senti que c’était possible que ce soir.

Un électrochoc ? Je ne sais pas… Le dernier c’était parce que j’avais laissé la moitié de mon visage sur mon volant. Les chirurgiens m’ont réparé, mais qui a réparé l’intérieur ? Personne, je garde mes failles, mes doutes, mes falaises… Je vais finir par y tomber. Au fond, il n’y aura que ce reflet de moi qui me donne envie de vomir et rien d’autre. Personne ne sera là pour passer l’éternité à vomir avec moi sur ce reflet. Personne ne m’attendra en haut, personne ne lancera de corde. Corde que je ne saurais voir de toute façon. Corde que je ne saurais attraper, bien trop occuper à vomir, vomir tout ce que je suis, vomir tout ce que le monde me renvoit, vomir tout ce que j’aurais dû être, vomir ce que je ne serais jamais, vomir pour me vider et disparaître…





L'article de ce fameux 18 janvier 2006 pour comprendre:

La saleté :

Minuit : bilan de la journée, levé à 14h, je traîne toute l’après midi en sous-vêtements, nourriture : nicotine et caféine. Je réponds à mes mails. Je passe sur les chats, je vérifie le blog. Je pars manger à l’extérieur. Des gens me regardent dans le métro, d’autres m’ignorent. Tout est normal, Paris est pleine de gens seuls qui ne communiquent qu’à travers des regards dans le métro. Merveilleuse avancée technologique que le portable, on peut parler, mais pas directement, pas avec les gens que l’on croise, uniquement avec ceux de notre cercle. Ces gens-là, assis en face de moi, ce sont les « autres », je ne les regarde que pour avoir matière à analyser, ou critiquer, ou montrer mon indignation. Ils sentent mauvais, ils ne sont pas beaux. Les « autres » c’est la saleté.

Cette saleté me poursuit, s’insinue partout en moi. Elle me dérange. Je dois encore mettre ma main sous mon nez pour respirer du parfum. Je dois détourner le regard, la saleté est visuelle : les SDF, les pauvres, les cons, tout sent mauvais, tout est saleté.

Je passe la soirée sur le net, je ne parle qu’aux gens qui m’intéressent, les gens beaux, les gens que je connais déjà, mes amis. Je zappe les autres, toujours ces autres, ils sont partout, la saleté est chez moi. Je me sens agressé, j’ai la nausée. Comment puis-je retrouver le sourire ? Comment pourrais-je avoir envie d’aller vers les autres ? C’est impossible. Je dois conserver ce que je suis, ceux que j’aime, je dois me protéger.

Je me sens seul. Personne ne me regarde chez moi, personne ne me parle, personne ne respire mon air, je me protège trop ? Non si j’ouvre la porte les autres vont entrer, et je serais sali.

Un homme veut venir se faire baiser. Encore un, c’est le quatrième ce soir qui me le propose. J’accepte, j’ai besoin d’un miroir dans lequel me trouver beau, me trouver important, même si ça ne dure qu’une heure. Je prends une douche, je dois me débarrasser de la saleté, des odeurs, des sensations, je dois être neuf, presque vierge, pour supporter que quelqu’un me touche, me sente, me baise… Je frotte, je commence déjà à me transformer, je le sens. Je suis beau, je suis désirable, je suis cet homme à qui j’aimerais tant faire l’amour, à qui j’aimerais tant donner, sans rien attendre en retour. Comment pourrait-il résister ? J’ai besoin d’être sûr qu’il soit séduit au premier regard, qu’il me déshabille avec ses yeux, qu’il me regarde avec ses mains.

La sonnette retentie, avant d’ouvrir la porte je regarde une dernière fois ce visage dans le miroir, j’aime ce reflet. Je mouille mes lèvres quand j’ouvre la porte. Mon cœur s’emballe quand je pose mes yeux sur lui. Il entre en me souriant, il me regarde, il a une lueur dans les yeux. Mais il ne me voit pas, il ne voit que cet homme que j’offre à tous ces amants de passage. Je suis devenu celui que j’aspire à rencontrer, celui que je ne suis pas. Il flatte un étranger, il lui dit les choses qu’il a besoin d’entendre pour se laisser aller. Je deviens complètement l’autre, je sais qu’il est à moi, je l’ai séduit, je le tiens. On s’étend, on se caresse. Nos transpirations se mélangent, nos râles se synchronisent. L’odeur de sa peau, l’odeur de son sexe, l’odeur de son excitation, l’odeur de son plaisir, tout m’envahit et me transporte. Je lui donne tout, je viens en lui, le voile se déchire et je retombe.

Je me retire, fébrile, et tel un puceau découvrant l’orgasme je m’effondre sur le lit, je ne le regarde pas, il me parle encore, il me flatte toujours. Je ne suis plus là, je ne veux plus être là. Je touche mon ventre, mon torse, mon sexe, tout est moite, tout est sali. La saleté, elle est encore là, elle vient de moi, elle vient de lui, elle vient de nous. Je ne la subis pas, je l’ai désiré, je la chéris. Pour la première fois de la journée je ressens et j’exalte, bref je vis.

Qui sont les autres ? Cet homme dans le métro qui me sourit, cette femme qui rajuste le blouson de son bambin dans la rue, ce SDF qui parle tout seul avec sa bouteille de vin à la main, cet homme que j’invite chez moi à 2h du matin, ce reflet dans le miroir de ma salle de bain ? La saleté c’est les autres, oui, mais c’est moi aussi, elle m’empêche de m’ouvrir, mais j’en ai besoin pour me sentir vivant. Je dois devenir ces « autres » pour la supporter.

La vie n’est-elle qu’un cercle où je suis en train de me perdre ?



jeudi 3 avril 2008

Fièvre acheteuse

Je ne suis pas sérieux, mais ça vous vous en doutiez depuis un petit moment ! Après mon passage à l’ANPE il s’avère que je vais toucher des indemnités certes, mais pas de suite (on m’a dit deux mois). J’ai 15,72€ sur mon compte épargne, tout va bien !

La logique voudrait qu’à part me nourrir et payer mon loyer je cesse de dépenser de l’argent. Mais je ne suis pas raisonnable. Et puis j’ai le temps de penser à ce que je veux acheter, j’ai le temps de regarder sur Internet, j’ai le temps de passer dans les boutiques, bref j’ai le temps de dépenser des sous que je n’ai pas !

J’ai toujours été un panier percé de toute façon. Mais là depuis cet été, je suis fier de moi. Je n’ai pas acheté de vêtement à part des chemises de costume, je n’ai pas changé d’ordi, et plus que tout, je ne me suis pas offert l’iPhone dont je rêve depuis 2 ans que je sais qu’il va sortir !

Et puis voilà qu’en 15 jours, je me lâche comme je ne me suis pas lâché en 10 mois. Après le viewty donc la semaine dernière (il est beau mon viewtyyyyyyyyyyy), je replonge cette semaine.

Un ami est passé chez moi cette après-midi pour boire un thé et aller se promener dans le Marais. On s’échoue à une terrasse, on refait le monde, tout va bien. Il file prendre son train pour rentrer dans sa province, et me laisse tout seul en face de l’Hôtel de Ville. Je me dis que je vais rentrer tranquillement chez moi après avoir acheter des clopes.

Pour aller au bureau de tabac, je passe devant le BHV, j’entre dans le tabac, j’achète les clopes, je ressors du tabac, je grimace devant le BHV en me disant « non ça fait trois fois que tu passes devant en moins d’une heure (en comptant la fois avec mon pote) tu ne vas pas craquer maintenant ! ».

Je me dirige vers le métro, puis le téléphone sonne « salut je suis à Saint-Paul, on se voit ? », une ancienne collègue de boulot, je lui propose de se retrouve à mi-chemin, c’est à dire devant ce f***ing BHV (j’étais presque à Châtelet). 4 fois, 4 fois que je suis devant et que je n’entre pas…

Ma copine arrive, on se bise, et elle me dit « bon on fait quoi ? moi je viens de prendre un café, shopping ? ». RRRRHHHHHHHAAAAAAAA MAIS C’EST PAS CROYABLE ÇA !

Message personnel : petit jésus tout est ta faute, non mais avoue, tu l’as fait exprès hein ? ce n’est pas que mon subconscient, si ?


Je lui propose donc de faire un tour rapide au BHV… Oui je suis faible, mais n’importe qui aurait craqué à ma place, que celui qui ne l’aurait pas fait me jette la première vodka ! Non mais…

45 minutes plus tard je ressors avec un gros sac et 200€ de moins sur mon compte en banque… Oh non, ne pensez pas que j’en sois particulièrement fier, non, mais par contre ça déchire sa race de sa mère la pute ce que j’ai acheté, trop fier !

Je vous colle la photo du jean et de la chemise parce que je suis gentil !



Voilà, et sinon faut faire comment déjà pour aller chercher à bouffer au resto du cœur ? Ah la campagne est finie ? Tant pis, je mangerai pas, ça ne me fera pas de mal de toute façon !

Guichet unique

Ya des chômeurs dans la salle ? Non ? Alors il faut que je vous raconte ma journée en détail ! histoire que vous puissiez prendre la mesure de votre chance !

Donc mercredi dernier, je m’inscris sur Internet parce que j’ai perdu mon travail (pour les deux du fond qui suivent pas). Je m’inscris donc, et ayant déjà eu à faire à ces braves gens, je sais que je dois attendre qu’un gentil monsieur (ou une gentille madame) me rappelle pour me dire « vous êtes convoqué tel jour à tel heure ».

Lundi, je n’ai toujours eu personne au bout du fil, après avoir vérifié que mon téléphone recevait effectivement les coups de fils (allo Orange ? Oui vous pouvez m’appeler siouplé ? Non c’est pour vérifier si mon téléphone fonctionne ! Non je vous appelle bien avec, mais c’est pour voir si je reçois les appels ! Ben vi il sonne jamais c’est bizarre non ? © Je ne sais plus quel truc à la con, celui qui trouve gagne une fraise tagada). Reprenons, lundi, j’appelle donc le 3949 (le numéro de l’Assédic quoi).

- Bonjour, je me suis inscrit mercredi, et j’aimerais connaître la date de mon rendez vous.
- C’était vendredi votre rendez vous, vous n’êtes pas venu, faut tout recommencer, vos droits…
- (lui coupant la parole) non, mais je n’ai reçu ni mail, ni courrier, ni coup de fil, comment voulez vous que je me présente à un rendez-vous que j’ignore ?
- … très juste ! Je vous en prends un autre alors !
- (putain même pas besoin de batailler, trop fort) Merci.
- Euh… En fait non, je n’ai pas accès à l’agenda, rappelez demain ! Au revoir (raccroche)

Je me disais bien aussi, ça ne pouvait pas être simple encore c’t’affaire ! Je rappelle donc le lendemain et rendez-vous est pris pour aujourd’hui à 15h30. J’habite à peu prés à 25 cm d’une agence ANPE (oui oui 25 cm). Sachant que depuis peu il y a un « guichet unique » je suis tout jouasse en me disant que je vais aller pointer dans mon immeuble (c’est pas que j’aime pas le métro, mais en fait je n’aime pas le métro). La madame me donne mon rdv et me dit « au revoir », sachant qu’elle allait me raccrocher à la gueule comme l’autre je me mets à hurler « NON ON NE SE SAUVE PAS ! », classe non ? Bref donc je lui demande confirmation du lieu de rdv, parce que bon j’ai un doute, ça reste l’administration française !

Quelle bonne idée j’ai eue, j’ai une agence dans mon immeuble, mais je dépends de celle qui se trouve de l’autre côté du département ! 3 stations de RER !!!!!!!!! EST CE QU’ON PEUT M’EXPLIQUER LA LOGIQUE ? HEIN ??????

Moi digne, moi pleure pas, moi y vais !

Premier rdv avec la madame de l’Assedic, elle finira par m’annoncer, le plus naturellement du monde « vous ne recevrez rien de chez nous » et prendra tout son temps pour terminer sa phrase alors que mon cœur vient de s’arrêter « en fait c’est votre ancien employeur qui vous indemnise, c’est particulier, je sais, mais c’est comme ça ! ». À ma question « mais je vais toucher de l’argent » et voyant ma tête se décomposer elle répondra « oui mais je ne peux pas vous dire combien, faut voir ça avec eux ! ».

Elle m’envoie vers le rdv ANPE qui suit, je ne repartirai pas avec mon dossier parce que « l’informatique est trop lente, je vous le mets au courrier demain », en même temps il est 16h15 et je la soupçonne de finir sa journée. Madame ANPE est très gentille, elle a été parfaitement comme je l’imaginais :

- Vous avez fait quoi comme travail ?
- Collaborateur d’élu !
- Et… Enfin… Vous…
- Je travaillais pour un élu !
- Ah… Mais vous faisiez quoi en fait ?
- Lisez mon CV c’est tout bien expliqué !
- Ah oui…
(…)
- Et vous avez travaillé dans le privé aussi !
- Oui.
- Vous faisiez quoi ?
- Formation et management !
- Et ça consistait en quoi ?
- De la formation et du management…
- Ah oui !
(…)
- Vous voulez travailler dans quel domaine ?
- J’aimerais rester dans ce que j’ai déjà fait, mais avec plus de responsabilité et un salaire plus intéressant !
- Vous ne voulez plus être au SMIC quoi ! (grand sourire)
- Je n’étais pas au SMIC !
- Ah bon ?
- Oui mon ancien salaire est marqué là, en K€/an…
- Ah oui, ben dis donc vous étiez bien payé pour un employé !
- J’étais cadre, c’est marqué là aussi !
- Ah oui, mais en fait vous faisiez quoi alors ?
- (légère envie de pleurer) je vous ai expliqué il y a moins de 10 minutes !
(…)
- Vous pensez que l’ANPE peut quelque chose pour vous ?
- Comment ça ?
- Et bien, je vous donne un rdv avec un conseiller ou vous voulez vous débrouiller tout seul ?
- Je pense que je suis obligé de voir un conseiller non ?
- Oui, mais bon, je ne vois pas trop comment on va pouvoir vous aider ! Votre métier n’existe même pas dans mes listes !
- …

J’ai insisté pour avoir le rdv quand même, sentant que j’allais me faire radier sinon ! Mais voilà, elle a eu le cran de le reconnaître, l’ANPE ne sert à rein quand on a des diplômes ! C’est à peu prés ce que j’en ai retenu… J’ai également apprécié la remarque quand elle m’a demandé si j’avais des pistes « oui j’ai eu trois entretiens en 15 jours, mais je n’ai pas encore de réponses », « ah ben dit donc, on penserait pas qu’il y ait autant de travail ! ».

Est-ce que c’est méchant si je dis qu’ils sont inutiles ? On va encore me dire que je crache sur le petit peuple ? En même temps suis pas sûr qu’il soit si petit que ça le peuple des conseillers ANPE et Assedic !

La seule bonne nouvelle c’est que maintenant je peux aller pointer dans mon immeuble, la traversée de Paris c’est juste pour la première fois ! La suite de mes aventures bientôt, je sens que la CAF et la Sécu me réservent quelques surprises aussi ! Et vous savez le pire, c’est que je suis persuadé qu’une fois que j’aurais fini ce marathon administratif je retrouverais du travail dans les 24h !

Si, si, je vous assure, je suis maudit !

mercredi 2 avril 2008

On y croit!

Aujourd'hui, j'ai rendez-vous pour m'inscrire à l'ANPE. Youhou !!!!!!!!! Allez on y croit, je ne vais pas y passer la nuit, ça sera utile, et je ressortirais de là avec plein d'annonces pertinentes !!!!!

Eheheh, je sais, mon pouvoir comique est sans limite !

mardi 1 avril 2008

Shut up and drive

Ouais c’est le premier avril !, Ouais trop drôle, on va s faire des blagues toutes la journée, youhou !



Non mais je vais juste retourner me coucher, je ne supporte pas les gens heureux en ce moment, encore moins ceux qui se sentent obligé de te faire rire ! OUI JE SUIS AIGRI ET ALORS ? (Je pense que mon corps a toujours autant de mal à éliminer la drogue).

En fait je me suis pas levé trop tard pour un chômeur (enfin je trouve), en effet j’ai émergé à 11h30 ! Je suis fier de moi, surtout que cette nuit j’ai joué jusqu’à 2h du matin à Neverwinternights 2 (rah ce jeux me perdra). Ouais, je suis un geek, mais uniquement quand je ne bosse pas.

Au levé, je me jette sur mes blogs préférés, et je me délecte de la vie merdique de mes amis (si elle est merdique votre vie aujourd’hui les enfants, mais je vous aime). Et je tombe sur un lien chez 7h48, un lien intrigant, que je n’avais jamais remarqué pour dire vrai. Moi pas peur, moi grand garçon, moi clique, et là c’st le drame !

Ça fait donc un peu plus d’une heure que je suis sur un site IN-DIS-PEN-SA-BLE (bien qu’utile celui-là), à savoir le site du Professeur MEGABAMBOU. Si tu ne connais pas ce site lecteur, c’est quelqu’un qui s’ennuie dans sa vie et qui collectionne les flyers de marabout (mais si tu en as forcément déjà eu un dans ta boite aux lettres ! Sinon c’est que tu vis dans le Cantal).

Mais en fait c’est génial, parce que même si j’en ai déjà eu plusieurs fois en main, je n’ai jamais pris le temps de les décortiquer, de relever les fautes d’orthographe et les incohérences, bref c’est un vrai petit bonheur en fin de compte (pas autant que viedemerde.fr, mais pas loin).

Et en pensant à ma vie, à vos réactions à la lecture de mes articles, j’ai décidé d’ouvrir ma propre consultation maraboutique (on dit ça ? arf faut que je me renseigne pour faire sérieux). De toute façon j’ai déjà la même orthographe qu’eux !

En avant-première mon flyer :



Ps : le texte est d'origine, je n'ai rien modifié, j'ai juste rajouté mes coordonnées ! Flippant non? Mais je trouve que ça me défini très bien ! Et sinon tu peux toi aussi créer ton flyer sur le site, bien sûr, il suffit de cliquer !

Pps : vidéo du jour : Rihanna qui insulte son chauffeur ! Quand je serais grande moi aussi je serais une pute américaine ! (ben quoi, t’as pas envie que je vienne te tripoter le carbu ?)



lundi 31 mars 2008

Feedback

VIVANT, JE SUIS VIVANT !!!!!!

Je vous le dis, lecteurs, trices, autres : Dieu, petit jésus, le Saint Esprit et tout le reste ont été très occupé ce week end. J’assume donc toutes les catastrophes qui ont eut lieu dans la nuit de samedi à dimanche, ben vi les pauvres ils ne pouvaient pas être partout !

Ça a donc commencé par un constat affligeant, 7h48 et moi-même n’avons pas d’amis… Enfin quand je dis ça, c’est qu’ils avaient tous autre chose à foutre que de venir arroser mes nouvelles portes quoi. Ça fait un peu mal de se dire qu’avec tout le monde qu’on connaît on se retrouve comme deux cons avec une énorme envie de faire la fête et rien à faire.

On décide de s’amuser quand même. Je sors donc une bouteille de champagne et on picole gentiment jusqu’à 23h chez moi en regardant des clips et en dansant comme deux pauvres débiles, tous seuls, chez moi ! On se met ensuite en mouvement vers une boite à tafiole du centre de Paris (le Cud pour ceux qui connaissent). Une fois devant (20 minutes de métro, 15 minutes à pied), le videur me dit « non, pas de fille, ce soir ! ». Ben voyons…

Je suis un peu énervé, 7h me dit que c’est pas grave, et que c’est l’occasion de retourner au Banana. Tu ne connais pas le Banana lecteur ? Tu vis dans la jungle, je ne vois pas d’autre explication. Le Banana c’est une institution tafiole, c’est gavé de monde (mais genre tu peux pas bouger), et il y a plein de mecs (qui ne mesurent pas plus d’1m20) qui dansent sur le bar en mini short (le plafond est bas, d’où la limite de taille).

7h48 les adorent, parce qu’on peut les toucher et plus si aff (et ils sont quand même super buenasses). Mon souci, c’est que la dernière fois que j’y suis allé, j’ai insulté un videur à peu prés en ces termes « mais pour qui tu te prends, petit videur de merde, dans ta vie de merde avec ton salaire de merde, tu gagnes quoi ? 1000€ par mois ? mais tu sais qui je suis ? ». Bref j’ai été odieux, tout ça parce qu’il ne voulait pas que je sorte fumer (en même temps je chantais dans la rue), et le pire c’est que j’en ai aucun souvenir.

Donc une fois devant, je me dis qu’on va se faire refouler, mais pas du tout, nous voilà dedans ! 7h48 posera sa tête sur la cuisse d’un gogo en érection (et j’ai une photo). Je commence à saigner de l’œil droit. 30 minutes plus tard, elle donnera un coup de langue sur le sexe d’un autre gogo (plus flasque le sexe) et là j’ai mes deux yeux qui saignent !

Comme il faut 40 minutes pour avoir un verre, on décide rapidement de s’arracher, et on rejoint des potes homos à moi qui font une before dans un appart pas loin de chez moi. Donc taxi pour re-traverser Paris. Le chauffeur finira par arrêter le compteur pour nous amener à bon port sans que ça ne coûte trop cher parce qu’on est « super gentil et que ça fait plaisir ».

Une fois sur place, la soirée part un peu en live. Il y a de la vodka et de la drogue. J’ai arrêté de compté à 4 traces, mais vu qu’il faisait bien nuit à la 4ème et qu’on a vu le soleil se lever, je pense qu’il y en a eu d’autres… Je passe ma soirée à demander des câlins à tout le monde (ça me rend amoureux la drogue, que voulez vous, vaut mieux ça de toute façon, c’est moins dangereux que d’avoir des envies de meurtres !). Mais je vous rassure j’ai complètement conscience de ma lourdeur dans ces moments là ! A 7h du matin, on décide tout naturellement d’aller en boite (logique non).

Le mec chez qui on est nous amène donc d’un coup de twingo sur les champs. Je lui dis « si tu dépasse le 52 km/h je te dévisse la tête et on fini en taxi ! ». Je me souviens avoir vu 92km/h sur son compteur et lui dire « je devrais te tuer, mais je suis trop défoncé pour t’en vouloir ».

Donc on arrive en vie sur les champs (merci dieu et tout le tralala), et pour une fois que c’est pas moi qui conduit dans tous mes états, je ne peux rien dire ! On se pointe donc (avec lunettes de soleil), à l’entrée du Club 79 où l’Under fête ses 4 ans.

Tu connais pas l’under lecteur ? Roh mais faut sortir, l’Under c’est la soirée d’after de la capitale, pas mal d’homos, que des drogués (ils font semblant de te fouiller à l’entrée pour donner le change). Tu peux y passer ton dimanche en entier si tu veux, mais faut pas être sensible des narines (ça sent un peu beaucoup le fauve là dedans depuis qu’on ne fume plus).

Forcément c’est gavé de monde, on poireaute 30 minutes devant avec un videur qui dit « non c’est complet, non revenez dans 2h c’est complet », un de mes potes appelle la terre entière pour trouver quelqu’un susceptible de faire plier le videur, il réussi rapidement (30 minutes donc) et nous voilà dedans !

Là tout devient plus flou. Je perds rapidement mes potes, je finirais par retrouver 7h48 affalée sur un canapé. On cherche mes amis en vain, et on fini par s’arracher à 10h30 ! 7h48 ne m’a pas beaucoup aidé, elle voulait impérativement boire une autre vodka. Tu n’as jamais vu/entendu 7h48 défoncée lecteur ? ça donne quelque chose comme ça « Gauthier, je veux une vodka, de suite ! » (à prononcer avec la voix de la boulangère de brétigny sur orge et en dédoublant toutes les voyelles !). La première fois ça fait peur, mais on s’habitue !

Je dois confesser que si, je me souviens de deux trois trucs quand même. Je suis tombé deux fois. La première je me suis appuyé contre un mur qui n’existait pas. Je suis me suis donc ramassé la tronche devant plein de gens qui ont applaudit en disant « ah bravo, elle était belle celle là », je me suis renversé mon champagne sur la tronche. En me relevant j’ai dit « ça vous a plu ? je ne vis que pour vous divertir ! » j’ai ramassé ma dignité et je suis parti le plus droit et le plus rapidement possible ! La deuxième fois, je dis à un mec plein de muscles « mais c’est une soirée muscles ? merde j’ai l’air con, j’ai pas pris les miens », je lui traduis en anglais parce que forcément il parlait pas un mot de français, puis je lui sort un magnifique « you’re so gorgeous », je me retourne, et je me mange la poutre qui m’arrive en plein milieu du visage ! Je me retrouve sur le cul et je vois plein de petits mecs musclés danser autour de ma tête !

Bref la honte ne tue toujours pas !

Le retour en taxi sera long (ben vi, je suis grave déf déf quand même). Couché à 11h, j’ai dû dormir 45 minutes en cumulant les 2 minutes où j’ai perdu connaissance ! A 14h30 je sens que ça commence à venir (le sommeil), mon voisin décide donc de faire des trous dans le mur qui nous sépare à la perceuse à percussion ! Je me dis que je dormirais demain !

Après 5h de coma devant la télé, je reçois un texto de l’américain de la semaine dernière « et sinon je peux dormir chez toi ce soir ? », of courses darling ! Et je ne sais pas trop comment ni pourquoi, mais je me suis retrouvé à faire des bébés devant Ab Fab saison 1 (et tenter de ses concentrer quand Edina hurle qu’elle veut mourir parce qu’elle est grosse, ben c’est pas facile !).

Il est presque 15h, c’est lundi, je suis debout depuis moins d’une heure, il faut que je fasse des courses et que j’aille aux assédics. Le chômage, c’est chouette !




Et là les plus attentifs d’entre vous diront « mais pourquoi il appelle cet article Feedback ? », très juste, très juste ! Tout simplement parce que je suis faaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaan (version hystérique) du dernier Janet ! La vidéo pour égayer votre lundi !




samedi 29 mars 2008

Damidot 2.0

J’habite dans mon appartement depuis le 1er novembre 2007. Si vous me suivez depuis quelques mois, vous avez pu lire des articles enflammés vous contant la transformation de cet espace vide et blanc et quelque chose de plus… damidotesque !

D’après certains de mes amis, j’ai fait de cet appart un décor de porno chic : du rouge, du noir, du baroque, de la fourrure… En général les gens aiment bien. Et moi aussi, ça tombe bien, vu que j’y vis !

Mais voilà, il y avait une ombre au tableau : mes portes. De l’avis de tous c’est la faute de Flamèche, de mon avis c’est la mienne, en gros on a merdé, mais ça fait toujours plaisir de dire que c’est la faute de Flamèche (je t’aime chérie !), bref, mes portes étaient plus que ratées. Je suis au chômage, j’ai rien à foutre de mes journées, et donc c’est tout le plus naturellement du monde que j’ai pris le problème à bras le corps.

Donc hier je descends à la cave, et je remonte mes pots de peinture. C’est décidé ça sera blanc avec encadrement noir pour le salon, et blanc avec encadrement rouge pour l’entrée. Dit comme ça on se dit que c’est simple. Mais rien n’est simple chez moi ! ça sera long, très long, une demi journée pour trois portes, un record ! (bon si je m’étais souvenu plus tôt que j’avais un rouleau ça m’aurait éviter de repeindre deux portes au pinceau déjà)

7h48 est censé venir m’aider. Je commence sans elle, elle m’annonce qu’elle sera là dans moins d’une heure. Le temps qu’elle arrive (plus de 2h) j’ai le temps de passer la première couche de blanc sur toutes les portes et j’attaque la seconde couche sur celle de la cuisine. J’aime 7h48, mais là elle a merdé.

Et fait, je ne peux même pas lui en vouloir, puisque si elle est en retard, c’est parce qu’elle s’est trompée de bus. Mouais, en fait elle est surtout complètement amoureuse, et le piou-piou constant dans sa tête lui fait perdre toute notion de la réalité !

Elle décide de m’aider activement, elle s’assoit donc et se sert une vodka. C’est à peu prés tout ce qu’elle fera pendant les deux heures où elle sera là. 7h je t’aime, surtout quand tu es inutile ! (bon j’exagère, elle a posé les scotchs).

Et le résultat sera à la hauteur de mes espérances. Magnifique ! Malheureusement il manquera quelques centimètres de scotch, donc la deuxième porte de l’entrée n’est pas finie ! Mais j’ai bon espoir de la faire avant 2009 !

Quelques photos pour vous prouver qu’on a la damidot attitude !!!!




Par contre le soir, j’étais une épave. Je vous passe les deux heures de ménage après pour retrouver mon appart dans son état, je vous épargne aussi ma maladresse qui me fera bouziller mes rideaux blancs de la cuisine (oui la peinture rouge acrylique sur des rideaux en voile blanc, c’est pas bon !).

Du coup je me suis couché tout seul alors que toute la France s’était donné le mot pour faire la fête hier (et me le proposer), mais je suis bien décidé à me rattraper ce soir quoiqu’il en coûte ! Alors on fait quoi ce soir ? J’apporte la vodka, of course !

vendredi 28 mars 2008

Gauthier au pays de Candy

Je trouve que ce titre résume assez bien l’idée que je me fais de ma vie, et de la vie en général. Tout va bien, tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil. Mais non putain Gauthier redescend sur terre bordel !

L’avantage quand je suis dans cet état c’est que ça dure jamais bien longtemps, puisque je me prends rapidement un mur in the tronche. Pourtant j’aurais dû m’en douter. Le mur n’est jamais loin dans ma vie (je devrais dire nos vies, nécepas Mister Big et Océane ?). Donc hier à 16h30 j’avais le seul entretien de prévu pour l’instant, et je fondais tous mes espoirs dessus (normal quoi).

Je me voyais déjà reçu tel le messie, avec proposition d’embauche et salaire mirobolant à la clé. Bref je dream in blue quoi encore. À l’arrivée j’ai été reçu par le charmant monsieur que j’avais pris pour une blague la semaine dernière (mais si, lis ça). Et là d’emblée il me dit, dans un joli sourire, « on ne peut rêver mieux que vous, vous avez un profil des plus intéressants, votre place est définitivement ici, le souci, c’est que j’ai rien de libre avant septembre 2008, mais rassurez vous, vous serez le premier prévenu ! »

Merci monsieur, ça change ma vie de savoir que j’aurais le job de mes rêves en septembre 2008, et en attendant ? Je me prostitue ?

Devant ma mine légèrement déconfite, il m’a filé une liste de noms, des politiques, des gens dans le privé, des gens importants, des « amis » qu’il m’a dit. Il m’a fortement conseillé de leur écrire en précisant que je venais vers eux de sa part. c’est très gentil de sa part, il n’était pas obligé de le faire.

J’ai donc fait plein de lettres de motivation hier soir en rentrant. Puis une fois qu’elles furent toutes envoyées, je me suis rendu compte que je n’avais pas de travail. J’ai ENFIN compris que j’étais effectivement sans emploi. Que ça allait être long, et donc ça me ramenait un an en arrière, pile poil un an !

En mars 2007 j’étais complètement perdu, je n’avais rien du tout. Le dernier entretien remontait à janvier, et je n’avais plus de réponses à aucune de mes demandes. Et je me souviens comment je me sentais : une grosse merde insignifiante et puante. Et je ne suis pas prés à repasser par tout ça, non !

Déjà d’un point de vue financier ce n’est plus possible. J’ai déménagé et depuis je paye un VRAI loyer si vous voyez c que je veux dire, et de toute façon je ne supporte pas de rien faire. Cette semaine ça va, j’avais plein de trucs en retard, je me suis donc occupé, j’ai même prévu de m’attaquer à mes portes cette après midi, mais à partir de lundi, je fais quoi ? Hein ?

Bref, bref, il faut que je trouve vite !

jeudi 27 mars 2008

Bien profond

Je me la suis fait foutre bien profond. Non, bande de pervers, je ne parle pas de cul, mais du taff. En partant vendredi dernier tout le monde m’est tombé dessus pour me dire à quel point j’étais fantastique et que je pouvais compter sur eux pour retrouver du travail.

Le gaugau il st gentil, surtout quand il demande rien à personne, donc il y croit. Mardi j’appelle donc mon ancien dir cab, et je lui demande si je peux venir rencontrer son nouveau chef. Il me répond que ça ne sera pas possible aujourd’hui, mais demain oui. Mercredi je rappelle donc, tout guilleret, et la secrétaire (celle qui est gentille, pas l’homophobe), me dit qu’il est en rdv et qu’elle ne peut pas lui passer la conversation.

Tout semble normal jusque-là, et vous avez raison, mais quand on gratte on se rend vite compte qu’il y a hippo sous cailloux (j’adore cette expression, elle n’est pas de moi, mais j’aime). En effet la secrétaire commence à me raconter les derniers potins, et au milieu de rien elle me dit « ouh lala mais le chef il arrête pas avec els entretiens d’embauche, il y a tellement de gens à engager qu’il doit en voir 5 ou 6 aujourd’hui ! Mais pourquoi ça t’intéresse pas toi ? t’étais pas bien avec nous ? ».

Hum…

Mais si ma grande, enfin non, mais c’est pas le problème. Non le problème c’est que ce routugnugnu de dir cab de mes deux c…. reçoit des gens à tour de bras pour engager et qu’il me dit qu’il ne peut rien pour moi, qu’il ne répond même pas à mes mails ?

Moi j’avais rien demander, pourquoi ils sont tous venus me dire qu’ils allaient m’aider, penser à moi, parler de moi, passer des coups de fil pour moi, si c’est pour faire comme si je n’existais pas 3 jours après ?

Ils avaient peur que je pleure ? Que je parte avec les dossiers ? Que je passe à la concurrence ? De toute façon même trois jours après je peux toujours faire ça ! Alors ils voulaient juste que je parte le cœur léger en se disant « le temps qu’il se réveille on lui dira que c’est trop tard, et comme ça le tour est joué ».

Bref je comprends pas. Si c’est pour me faire du mal ça a marché en tout cas… Mais maintenant je suis fixé, je suis tout seul, et c’est pas plus mal, comme ça, quand j’aurais tellement réussi que ça en sera indécent, je ne le devrais qu’à moi, moi tout seul !

Mais je suis déçu, encore une fois !

Mais je vais m’en sortir, oui un gaugau ça ne se laisse pas faire comme ça !

Du coup hier j’ai fait mon compulsif de base, du genre « ma vie part en couille, il me faut un nouveau joujou ! », à 18h14 je n’y pensais pas encore, à 18h15 j’y ai pensé, à 18h17 j’étais en bas de chez moi, à 18h45 j’avais mon viewty !

Il est booooooooooooooooooooooooooooooooooooooo…

Forcément il n’est absolument pas compatible avec mac, et même après avoir écumé tous els forums du monde pendant 2h je n’ai rien trouvé pour faire synchroniser mes contacts. D’ailleurs si l’un ou l’une d’entre vous a la solution, j’offre la vodka (ou la pipe) !

Allez, je vous laisse, je dois préparer mon entretien de cette après midi, je vais tout déchirer, il va m’engager de suite, et tout ira bien dans le meilleurs des mondes !

*positive attitude*

Nouveau joujou

Ce soir j'ai craqué pour ça:

Je sais, je mérite des baffes! Mais franchement, il est pas subliiiiiiiiiiiiiiiime?

Bon allez faut que je dorme, demain grosse journée, bisous les enfants... Je vais dormir avec tellement je suis content...

Gauthier comme un gosse à Noël!

mercredi 26 mars 2008

Retour à la réalité

Vendredi j’ai donc quitté mon taff. Je n’ai ps réalisé tout de suite ce que a voulait dire. Vendredi soir je me suis fait une soirée cool à l’appart, télé et dodo. Samedi mes amis de province débarquent pour un week end de folie (prononcez fol’ail). Moralité j’ai passé 3 jours saoul !

Samedi soir ça commence par un match Stade Français – Stade Toulousain au Stade de France (ça en fait des « stades » dans cette phrase). Bon c’était sympa malgré le froid polaire, on a vu Toulouse se prendre une magistrale leçon de rugby (29 à 0 quand même), je pense qu’ils ont dû se faire caillasser en descendant de l’avion, les pauvres. Ça donnait presque envie d’aller leur faire un câlin dans les douches !!!!!

Le soir on est censé aller chouiller chez Grenouille, connaissant l’antre grenouillesque, les gesn décident que ça serait plus mieux si on faisait ça ailleurs. Le ailleurs devient rapidement chez moi, et me voilà avec 15 couillons pour boire de la vodka chez moi.

Big up à titounne qui a démontée ma pore de placard ! (mais c’est pas sa faute elle était déjà en phase terminale, elle lui a juste donné le coup de grâce). Mais surtout big up à Grenoulle qui fut… grenouillesque !

Je ne peux pas le raconter, non un grenouille cuit ça se raconte pas ça se vit ! Pour donner l’ambiance, il a tripoté toutes les filles (ses amis), toutes maquées (avec ses amis) et il en riait beaucoup, les amies moins, les amis encore moins. Il a ensuite expliqué à tout le monde comment sa pouffe du moment elle était trop bonne avec un cul d’enfer et une bouche à pipe qu’elle sait trop bien s’y prendre (je reprends ses mots).

Ladite pouffe était sur ses genoux. Bizarrement il paraît que le lendemain elle faisait la tronche. En plus elle est adorable c’te fille, pauvre chérie, t’as pas tiré le bon numéro toi !

Bef donc une grenouille cuite ça fait du bruit en plus, mais pour une fois les flics ne sont pas venus (ouf). On a fini à 4h par l’épisode musical pop rock de Xena (Xena ma passion), et tut le monde au dodo.

Le dimanche fut rude, vu que mes provinciaux m’ont traînés sur les Champs. Il faut savoir que je fuis les Champs comme la peste, c’est bon pour les touristes ce truc, en plus c noir de touristes, et je déteste les touristes, mais vraiment. Bref un dimanche en plus, et de Pâques le dimanche en plus, bref c’était pire que noir de monde, je pouvais pas faire un pas sans choir sur de l’italien, de l’allemand, de l’américain, du chinois, du japonais, bref la grosse crise d’angoisse (mes préférés ? les français, parce qu’ils sont persuadés d’être chez eux, alors qu non ils ne sont pas plus chez eux que les japonais, et les japonnais eux au moins ils sont polis !!!!). Plus que de fermer les frontières, je propose d’interdire paris aux provinciaux !

Non mais…

On s’achève dans un japonais justement, mais un qui se mange et qui est délicieux en plus ! J’en avais besoin après 1h à Virgin, 1 autre heure à Séphora et une encore à la Fnac (suicide).

Le soir on rentre chez moi, j’appelle les amis pour proposer le retour de la vengeance de l’apéro, personne ne peut, que des cadavres ! Alors on se torche quelques verres à trois, devant Amour Gloire et Gayté, certainement le plus beau navet qu’il m’ait été donné de voir, non mais vraiment ! Je vous le conseille, mis il faut beaucoup d’humour (et d’alcool).

On s’arrache tant bien que mal au Cud. Sachant qu’on avait toujours pas désaouler de la veille et vu ce qu’on venait de se mettre, j’estime qu’on était aux alentours de 4g dans chaque bras ! Le cud fut très drôle, très alcoolisé surtout. Je suis tombé sur une américaine, mariée depuis trois semaines à un allemand bi, elle ne parlait pas un mot de français. Mais qu’est ce qu’elle était drôle. On s’est offert à boire, on a papoté, à un moment elle cherche son mari, il réapparaît avec son plus beau sourire et lui dit « je suis allé me faire sucer par ce joli garçon dehors » et elle de répondre « mais tu n’avais pas dit qu’on ferait ça à trois ? tant pis… » et elle repart dans son verre !

Moi ça m’a scotché, et dire qu’on me traite de tordu, mais là j’ai trouvé mes maîtres, non ?

Moi je finirais avec un petit américain, blond, yeux bleus, étudiant en science politiques, bref tout comme j’aime… Affaire à suivre d’ailleurs…

Le lundi fut inutile, j’étais juste saoul comme pas permis toute la journée, ces abrutis m’ont forcé à cuisiner des trucs long et gras, et moi ça m’a achevé. Le mardi fut tout aussi inutile, je finirais la journée chez 7h48 par un apéro, et là je me rends compte avec effroi que j’ai encore du sang dans l’alcool, donc je peu encore boire comme un trou. Rentré minuit, je chante tout seul.

La connerie redescend vite, je fini par déprimer sévère, je dirais même à Mister Big que je vais pas bien (et pour le dire à Mister Big c’est que je vais vraiment pas bien). Je me couche donc avec assez de lexo dans mon sang pour dormir trois semaine.

8h42 le lendemain (donc ce matin, le marteau piqueur de ma rue me réveille, j’ai juste envie de tuer des gens. Oui je ne vous ai pas dit, c’est la première fois depuis que je vis ici que je dors le matin en semaine (ben vi jusque-là je bossais ou je partais en vacances) et c’est forcément cette semaine là qu’ils choisissent pour refaire les trottoirs !

RAAAAAAAAAAAHHHHHHHHHH BANDE DE CONS DE CUL DE MERDE ENCULÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉS !!!!

Moralité j’ai passé 3h à faire du ménage à fond, genre j’ai déplacé les meubles quoi, version grosse crise de maniaquerie de base ! De toute façon c’est toujours pareil, quand c’est le bordel dans ma vie faut que ça soit niquel chez moi, c’est inversement proportionnel !

Là je viens d’envoyer quelques CV et je vais sûrement aller me prendre un bain avant d’aller faire mes courses, et après une bonne journée de chômeur, je préparerais mon entretien de demain. En espérant que ça marche, parce que c’est le dernier, après je serais officiellement un chômeur sans but ni avenir…

Courage Gauthier !

Je ne suis pas mort...

... enfin presque !

Bientôt retrouvez la vie de Gauthier ici... Quand il aura désaouler...

Bisous.