lundi 19 mai 2008

180°

Je suis un garçon plein de contradiction, capable du blanc comme du noir. Encore la preuve avec mon week end. Vous vous souvenez sûrement du dernier week-end que j’ai passé, pour faire vite, j’ai claqué un smic en 4 jours, bourré pendant 5 jours, fini en bad trip en overdose, j’ai mis la semaine à m’en remettre, une descente en rappel mais sans corde !

Forcément, je comptais pas remettre ça de suite. Après un vendredi à mourir sous ma couette en overdose d’actifed, j’ai passé mon samedi à maroufler pour ma grenouille. Enfin, je comptais maroufler, mais c’était sans compter sur la capacité grenouillesque à mal évaluer l’étendue des dégâts.

En gros selon lui, il suffisait de tapisser une pièce rectangulaire d’une trentaine de mètres carré avec un papier sans raccord. Ça prend une grosse demi journée et on en parle plus. Mais, en fait, il fallait lessiver les murs, les plafonds, repeindre lesdits plafonds, décrasser le sol, les fenêtres, mettre de l’enduit dans les trous, bref un boulot de gueudin.

En gros à 17h quand j’ai dû m’enfuir pour cause d’agenda surchargé j’avais juste tapissé 80% d’un mur. Il doit emménager dans les 15 jours, va falloir trouver une solution miracle et vite ! On convient donc que comme je suis au chômage et que j’aime bien ça, je vais y aller quelques jours dans la semaine pour finir de peindre et tapisser ce que je peux, en attendant de poser le parquet en groupe (vous savez poser un parquet flottant vous ? oui ? votre aide nous serait précieuse !).

J’ai donc un agenda surchargé ce week-end, le samedi soir je suis attendu à la maroquinerie à 19h30 pour le concert des Puppetmastaz. Le dernier de mes cadeaux d’anniversaire. Suis super content ! Bon ok, le rap c’est pas censé être ma tasse de thé, mais fait comme ça, je suis complètement fan.

Une fois sur place après avoir fait en un temps record trois fois le tour de Paris (besoin de me doucher et de me changer), je retrouve mes potes et je demande « tu crois qu’il y aura des marionnettes ? ». Mon pote me répond d’un air surpris « ben oui ! ». Pour ceux qui suivent pas, le « puppet » de Puppetmastaz devrait vous mettre sur la voie. Sur la pochette du disque il ya des marionettes, et je les trouve rigolote.

En fait ce que je savais pas c’est que le concert c’est un spectacle de marionnettes qui racontent une histoire sous forme de comédie musicale rap. Ça peut faire peur dit comme ça, mais c’est tout simplement génial !!!!!! On est tous sorti de là avec un sourire qui fait trois fois le tour de la tête, genre j’ai 4 ans et j’ai vu Guignol !

Après ça, mes potes me demandent de les suivre en before avant l’anniversaire du Rex, je décline complètement mort. Ben oui, une descente aux enfers + un rhume + une journée à tapisser + 2 heures à sauter dans tous les sens = moi mort, moi dodo ! N’empêche que je suis fier de moi de pouvoir refuser aussi facilement…

Je rentre, je regarde On n’est pas couché, même pas j’ai honte, je me marre quand Lorie parle de sodomie, même pas j’ai honte bis, je suis d’accord avec Eric Zémour pour la première fois de ma vie, là par contre j’ai honte, mais vraiment, mais bon il avait raison, comme quoi tout arrive !

Dimanche, je suis réveillé par 7h48 qui m’informe qu’elle vient bien au pique-nique de la journée, tant mieux, moi je m’étais rendormi comme une masse ! On se retrouve donc chez elle, gajal nous emmène récupérer junior et on file dans la campagne profonde. Que dis-je campagne profonde ? La province ! Il y avait des vaches et des bigoudines !!!!!!! (non on est pas allé en Bretagne… juste dans le fin fond du 78). D’ailleurs autant les vaches je pouvais m’y attendre, autant les bigoudines je m’en suis pas encore remis !

Bref après midi super sympa dans un jardin ensoleillé (ou presque), à prendre une dose presque mortelle d’oxygène et à bouffer comme 12. Merci pour cette jolie après-midi ma puce et encore joyeux anniversaire !

Ce soir, je suis rentré passablement plein (de bouffe, pas une seule goutte d’alcool !), j’ai regardé Palais Royal, la honte, et les 15 ans de zone interdite, et je vais aller me coucher tôt pour être en forme demain quand je vais aller tapissé chez la Grenouille !

Ne suis-je pas un ami formidable ? Hein ? Je sais, vous voulez tous le même ! Promis, je reprends une vie pleine de vices bientôt !

Pour ceux qui connaissent pas les Puppetmastaz, une petite vidéo, je n’ai pas trouvé Puppetmad, mais je vous la conseille, c’est ma préférée !



vendredi 16 mai 2008

Poissard

Ma journée en vrac pour votre plus grand plaisir j’en suis sûr ! Donc cette nuit petite crisounette (cf l’article précédent), je décide d’aller me coucher tôt (4h du mat’ c’est tôt dans mon monde), pour me lever tôt aujourd’hui et faire des trucs.

Deux poussées de fièvre plus tard, je ne dors toujours pas, il est 8h du matin. Oui je vous ai peut-être pas dit, mais j’ai un gros rhume. Mais comme je suis un garçon, ben je suis à l’article de la mort. Bref je me shoote au fervex et transpire tant que peux dans mon lit. Un coup de clim, un coup de couette, un coup de clim… La fièvre c’est nul merde !

Je me réveille au son de mon téléphone fixe : numéro caché, personne n’a ce tel en plus, je décroche, sait-on jamais, après tout je cherche un job, ça peut-être important ! Forcément on me raccroche au nez, shit !

Message perso : surtout ne m’appelez pas en numéro caché, je décroche pas normalement, et ça me stresse grave, et j’ai toujours l’impression que c’est important. Alors si vous voulez pas vous faire engueuler, envoyez votre numéro ! Non mais…


Donc le réveil pas top. Je suis toujours malade. Je me colle au fond de mon lit devant Enchanted que je viens de télécharger (illégalement mais chut), et je pleure du début à la fin. Bon c’est définitif, j’ai un grain, même ce film me fait pleurer comme une vierge la veille de son mariage !

Comme je soigne toujours pas tout seul, je m’enfile un actifed, me disant que bon, faut que je sois en forme demain pour aller jouer ma Damidot chez Grenouille (je vous raconterai !). Là je me rends compte que mes boites de médicaments sont bizarrement humides.

En fait elles sont rangées dans un immense tiroir sous mon évier de salle de bain (je vous ai dit que j’étais hypochondriaque ? donc j’ai des tonnes de médocs !). Qua tout soit humide ce c’est pas normal, je les sors toutes et j’inspecte le meuble. Forcément le coude d’évacuation de la vasque fuit. Rah putain de couille à merde !

Moi pas peur, moi plombier dans l’âme, moi démonter le meuble (parce que je peux pas atteindre le coude sans ça) moi démonte le coude, et moi répare la fuite. Sur le coup suis super fier de moi quand même. Parce que bon c’était pas gagné d’avance. Je mets toutes mes boites à sécher, j’avale un actifed et commence à nettoyer ma salle de bain.

Là plus rien ne va, tête qui tourne, jambes qui se dérobent, merde j’avais oublié qu’un actifed me faisait l’effet d’une bouteille de vodka couplé à un joint titanesque. Bref il est 17h et suis défoncé comme rarement… Mais il faut quand même que j’aille faire mes courses.

Je prends le temps d’annuler mon dîné avec 7h48 (impossible de traverser Paris dans mon état). J’ai cru ne jamais revenir de ces courses. Je me suis vu mourir dans le rayon kleenex (pas glam’). Je me rattrape comme je peux, je file à la caisse pour m’enfuir avant le malaise, merde j’ai oublié le coca (je bois 1,5l de coca par jour, c’est ma drogue), je vais donc en chercher.

Horreur et damnation, il n’y a plus une seule bouteille de coca, même pas des canettes, rien du tout, à part du light ou du décaféiné (moi j’en bois pour le sucre et la caféine !). Je me résigne et me dis que c’est pas mon jour. Je m’enfourne dans une queue de caisse. Je tombe sur la cotorep de service. Elle avance pas, et attend 10 minutes qu’une collègue aille lui chercher le prix d’un paquet de pâte (la cliente excédée finira par aller chercher le prix toute seule, à ce jour on a toujours pas retrouvé la collègue partie 10 minutes plus tôt !).

Arrivé chez moi, je m’effondre et décide de passer la soirée devant la télé, en attendant de décuver de mon actifed, et surtout d’être en forme demain pour aller maroufler !

Courage Gauthier, un rhume n’a jamais tué personne (hein on pet pas mourir d’un rhume, hein ?). Bon week-end les gens.

Retour à la réalité

Je finis de redescendre de mon petit nuage toxique, doucement mais sûrement. Du coup je me rends compte de certaines choses. Outre le fait qu’on m’a raconté mon dimanche matin (oh god, pourquoi j’ai demandé des détails bordel !!!!! la honte de ma vie j’vous dis !!!!). Mais surtout je me rends compte que je suis officiellement dépressif !

Oui bon je sais, on est loin de l’effet de surprise, tout le monde le savait. Le problème c’est que moi je viens de m’en rendre compte. Les symptômes sont assez évidents : envie de rien, je dors un max, je traîne devant la tv, je bois plus que de raison, je me drogue, je baise du moche et exclusivement du moche ! (sauf toi qui me lis, toi je te trouve trop choupi !). Mais surtout je n’ai pas cherché un travail depuis trois semaines.

Je date donc le début officiel de ma dépression à mon départ pour Toulouse, vous vous souvenez, la semaine où j’ai disparu des écrans. Délaisser mon blog aurait dû me mettre la puce à l’oreille.

Bref, je sais donc que je déprime, ça c’est fait. Maintenant faut que je me sorte les doigts du cul. Il faut que je sorte de cette dépression, que je retrouve le goût de l’envie…

Pause musicale : Et comment retrouver le goût de la vie
Qui pourra remplacer le besoin par l'envie


Ah ce Daniel, toujours d’actualité plus de 20 ans après son crash ! Bref, revenons à nos moutons, c’est dire moi. Donc aller voir un psy ? Oui, j’y pense, en fait il faut que j’arrête de me comporter comme je le fais. Bon alors ça je le dis à chaque fois « j’arrête de boire, j’arrête de fumer, j’arrête de me droguer » et tout le toutim ! Mais franchement le souci n’est pas là (non non je vous assure, des gens très bien sont alcooliques, et regardez ce que Bush Jr est devenu une fois qu’il a arrêté le whisky).

Non le problème vient de l’estime que j’ai de moi. À travers mes articles vous vous faites une idée de ma personne, tour à tour mégalo, névrosée, lunatique, etc… Mais en fait ce qui va pas c’est que je me considère comme une merde, et je ne supporte absolument pas d’être cette merde.

Le décalage qu’il y a entre ce que je vois et ce que je pense. Le décalage entre ce que je suis et ce que je voudrais être. Le décalage entre ce que les gens voient et ce que je devrais être. Ça me fout en l’air complet.

Aller voir un psy… Putain j’ai pas envie… Il suffit juste que je trouve un taff… En même temps il va pas me trouver tout seul le taff… Trouver un mec me suffirait… Bof est-ce que je veux vraiment que quelqu’un me voit en ce moment ?

Non, parce que même si je trouve mon dérivatif, je ne suis pas à l’abri de trébucher dans quelques semaines, mois, années, et revenir là où je suis maintenant, là où j’étais en 2002-2003 en fin de compte.

Vous ne savez pas ce que c’est qu’un dérivatif ? C’est comme une grosse pilule, le moyen que je trouve pour me soigner. Ça peut être n’importe quoi. C’est selon le problème à résoudre : une contrariété avec un ami = une bonne cuite, un problème au travail = une semaine chez mes parents ou un week-end entre amis, un chagrin d’amour = deux mois de fête ininterrompue, un dégoût de la vie et de ma personne = une descente aux enfers médicalement assistée.

Bref trouver un travail ou un mec ne serait qu’un dérivatif, à moins que j’épouse Brad Pitt et que je devienne Ministre, je ne vois pas comment soigner ce qui me ronge depuis tant d’années là…

Aller voir un psy… Rah putain j’ai pas envie de me foutre émotionnellement à poil devant un inconnu qui va me prendre pour un barge doublé d’un enfant gâté hystéro qui se créé ses propres problèmes.

J’ai des vrais problèmes ! Si j’en ai… Je suis malheureux !

Mais en dehors de ça, non, j’ai des amis super, une famille en or, j’ai la santé, la jeunesse, je n’ai pas trop de problème de fric, j’ai fait des études, j’ai tout pour réussir, pourtant je n’y arrive pas…

Le problème c’est moi, il faut que je me soigne…

jeudi 15 mai 2008

Fêlé ?

Lecteurs, trices, autres, j’ai besoin de vous. N’étant entouré que de mes amis et de ma famille, j’ai du mal à savoir ce qui est normal ! Oui soyons honnête, j’évolue dans un monde de psychopathes, d’alcooliques, de sexopathes, de névrosés, bref je les aime, je les chéris, mais ça altère quelque peu ma vision du monde.

Ce soir, je me pose des questions sur moi. Je devrais peut-être le faire plus souvent. Mais ça me coûte beaucoup, donc ça se doit de rester rare. Pour les plus fidèles d’entre vous, je n’ai presque plus de secret, vous êtes une espèce d’énorme meilleure amie en somme. Quand je dis énorme, je parle pas du poids, enfin si, parce que si je vous additionne tous… Bref…

Donc tous mes lecteurs mis bout à bout j’ai une énorme oreille compréhensive, mais surtout une énorme capacité à m’analyser et à me dire ce que je dois entendre ! Alors avant de vous poser la question qui me taraude ce soir, je vais vous planter le décor.

J’ai le temps de regarder la télé en ce moment, ça tombe bien, j’adore ça moi regarder la télé. En plus maintenant que la civilisation nous a rattrapé en France on a des centaines de chaînes, toutes plus inutiles les unes que les autres, mais au moins le temps de faire un tour de zapette, la soirée est finie.

Donc ce soir il n’y avait rien de passionnant, je me branche à mon portable et je tiens la jambe à Mister Big qui bosse la nuit (Go bless your job Mister Big). Au bout d’un moment il doit raccrocher, parce que bon des fois aussi il a des trucs à faire (pas souvent quand même). Je reprends donc mon tour de zapette, et je tombe sur un documentaire sur Arte.

Il s’agit en fait d’une suite de deux docus sur la fin de la dernière guerre « De Yalta à Postdam » et « De Berlin à Hiroshima ». Je ne sais pas si vous les avez déjà vu, mais si vous vous intéressez à l’histoire, je vous les conseille, même si le parti pris est un peu dérangeant sur le fond. Mais laissons ici mes envies irrépressibles de servir l’Histoire de façon objective.

Me voilà donc devant des images d’archives de l’année 1945. L’avancée des alliés en Allemagne, Churchill à son bureau, Staline discutant avec ses Maréchaux, les colonnes de chars, les bombardements, le débarquement d’Okinawa, la bataille de Berlin, les colonnes de réfugiés, la destruction de la Pologne, les procès, les essais nucléaires, le bombardement d’Hiroshima, la liesse populaire en Europe, aux Etats-Unis, en URSS, et j’en passe…

Des images qu’on a tous vues mille fois !

Alors je vous pose la question : pourquoi je ne peux pas m’empêcher de pleurer des litres, d’avoir des spasmes, de ressentir une immense tristesse, de m’en faire une congestion tant je pleure, je renifle, et je tremble ? Pourquoi je suis incapable de regarder dans les yeux cette Histoire que je connais pourtant si bien ?

Pourquoi la vue d’une vieille dame fouillant dans une ruelle en ruine de Varsovie me fait pleurer ? Pourquoi la simple image de l’Enola Gay me fait trembler ? Pourquoi le sourire de Truman, de Staline et de Churchill me glace autant ?

Pourquoi je n’arrive pas à prendre de distance avec tout ça ?

La fois où j’ai le plus pleurer de toute ma vie (et dieu sait que je pleure souvent et abondamment !), c’est devant le documentaire « Ils ont filmé la guerre en couleur ». Parce qu’en couleur c’est encore pire que tout, tout me paraît tellement proche de moi…

Et ce n’est pas qu’avec la seconde guerre mondiale, non ça me fait pareil avec tous les documentaires du genre. Par exemple il ne faut pas mon montrer des images du 9/11, je m’effondre encore plus vite que les tours… Ça marche aussi avec les livres ou les articles, mais moins souvent, il faut que ça se soit passé au siècle dernier, quand c’est plus vieux, ça m’émeut beaucoup moins.

Je me souviens quand j’ai fait un exposé sur les événements du printemps 89 en Chine, j’ai tellement chialé que j’ai bouzillé un livre de la bibliothèque (d’ailleurs ça a sonné la fin de ma vie sociale à la fac, je vous déconseille de pleurer au milieu d’une bibliothèque universitaire sans raison apparente !).

Alors si vous avez la réponse à cette question, je suis preneur ! Si vous aussi vous pouvez pas vous empêcher de chialer comme une madeleine à la simple évocation d’un petit génocide de rien du tout, please faites-vous connaître !

Et une fois ce mystère de ma personne élucidé, on s’attaquera à la suite, toujours dans la même veine, à savoir pourquoi je pleure devant les Walt Disney (pareil, avec les spasmes et tout et tout…)



En fait, je crois que je suis juste fêlé !

mercredi 14 mai 2008

Without love ?

En ce moment donc je vis un peu à l’envers. Je me couche pas avant 5h, voire 9h des fois, et je me lève donc vers 15/16h. Pas génial pour avoir une vie sociale, je le concède. Du coup je passe mes nuits à mater des conneries à la tv ou sur mon ordi.

Cette nuit, je me suis fait Hairspray. Parce qu’aussi improbable que cela puisse paraître, je ne l’avais jamais vu ! Ce film est excellent, je suis sur un petit nuage depuis que je l’ai vu ! Ça m’a foutu la pêche, mais grave.

Bon en même temps on est loin du film d’auteur, normal que je sois fan ! Deux choses me rendent dingue dans ce film, deux acteurs (forcément), à savoir James Marsden (je suis amoureux de lui depuis la dernière saison d’Ally McBeal, son sourire, rah son sourire) et Zac Efron (oui bon je sais la pédophilie ça se soigne).

Non mais franchement, venez me dire qu’ils sont pas complètement chouchou-de-la-mort-qui-tue-grave ! Le petit Zac je l’ai découvert dans Highscool musical (quand je vous dis que j’ai vu toutes les débilités possibles et inimaginables), et déjà je l’avais trouvé magnifique !

Outre le fait que donc il y a de quoi se rincer l’œil, ce que j’ai aimé c’est le message positif : de l’amour en veux-tu en voilà. Et ça me rappelle que sous mes couverts de vieil ours mal léché, ben ça me manque de plus avoir de doudou à la maison (enfin non pas à ma maison, dans la sienne, mais pas loin de la mienne quoi).

Alors comme le dit une chanson de cette comédie musicale, sans amour la vie est-elle une succession de lundi ? Ou encore (ma préférée), la vie sans amour c’est comme ma mère au régime ? (pardon maman, je t’aime).

En tout cas, plus qu’un travail en ce moment, ce qui me ferait vraiment arrêter mes conneries, c’est un doudou. Mais un doudou un peu méchant, un doudou qui me visse, un doudou qui me dise « stop » et « non » ! Et croyez-moi ça ne se trouve pas facilement (j’ai quand même un putain de caractère !).

Alors ok, la vie, surtout la mienne, est loin d’être une comédie musicale, mais pour encore 24h, je vais danser et chanter en permanence, tant pis pour les voisins et les gens qui me croisent dans la rue. De toute façon j’ai réglé mon problème avec la honte, il y a bien longtemps !

Et vous vous gérez comment vos descentes ?


James Marsden:



Zac Efron:



Quand même...


Parce que j'ai rien de mieux à foutre au milieu de la nuit, je vous colle une capture de mon bureau tel qu'il est ce soir. Et franchement, vous trouvez pas qu'un fond d'écran comme ça, ça donne envie de passer la nuit à le regarder ? Non ?

Et vous, vous avez quoi sur votre bureau ?

Allez, je vais regarder l'épisode 14 de la saison 4 de Desperate Housewives et je vais dodoter. Bonne nuit les loulous (oui un jour je reprendrais un rythme diurne!)

mardi 13 mai 2008

En bouillie

Ce week end de double pont fut relativement fatigant. Je suis sorti mercredi, vendredi et samedi jusqu’à tard dans la journée de dimanche. Je ne vais pas rentrer dans les détails, c’est toujours pareil. J’ai fait n’importe quoi, j’ai dépensé en 3 jours l’équivalent d’un mois de salaire (que je ne touche plus), j’ai bu l’équivalent de la consommation mensuel de vodka d’un retraité russe, et j’ai ingéré une quantité mortelle de drogue.

L’avantage quand on a une bonne étoile (c’est à dire des amis en or), c’est qu’on est encore vivant la semaine suivante. L’inconvénient quand on est moi, c’est qu’on se tape une descente à vous demander si finalement sauter par la fenêtre ne serait pas la meilleure solution.

Je n’en dirais pas plus. J’ai tellement honte que je ne saurais pas par quoi commencer. Comma d’habitude je vais vous dire que c’est la dernière fois, qu’on ne m’y reprendra plus, que c’est fini que je vais me recentrer, trouver un taff et arrêter les conneries. Comme d’habitude dans 15 jours, à tout péter, j’écrirais le même article.

Voilà…

Suis tellement en bouillie que j’ai même pas envie de faire le ménage, c’est Beyrouth chez moi. Et là c’est un signe que ça va pas fort du tout. Moi, vivre dans la saleté et le bordel ! Je vais passer la semaine à mater des conneries à la tv, et à bouffer du coca et des cigarettes.

Je ne sais pas si je vais venir vous voir souvent. En tout cas pour une fois je vous préviens.

Merci 7h48.

Merci Gajal.

Merci la sale môme.

jeudi 8 mai 2008

Brétigny s/ Orge, c’est le mal !

Ce titre ne veut rien dire ? Mais si, je vais t’expliquer cher lecteur. Hier soir, veille de fête, 7h48 et moi-même nous sommes retrouvé dans mon appartement avec la ferme intention de mettre un coup un stock de vodka restante de mon anniversaire. Après avoir regarder la nouvelle star, et le concert de Kylie enregistré la veille. Nous étions fin saouls.

Note pour moi-même : tenter de faire de la vodka pomme avec des vraies pommes dans mon blender, ça ne marche pas, c’est même dégueulasse.


Oui lecteur, on a essayé de mixer tout plein de fruits pour essayer ce foutu blender, ben on le refera pas, on a obtenu que des cocktails infect, en fait c’est juste fait pour des milkshakes et pas des cocktails à la con !

Donc nous voilà fin saouls, quand je retrouve une bouteille de poppers (illégal mais tellement bon). 7h48 m’avait promis qu’elle rentrerait avec le dernier tram, donc forcément à 1h elle me dit « tu as gagné, je reste, mais uniquement si on va dans une boite à tarlouze ! ».

Et une discussion s’en suit sur les activités des gens en ce pont ensoleillé. La plupart de nos amis sont partis se dorer le cul dans le sud (ou dans des pays étrangers), pendant que nous sommes coincés à Paris. Les gens normaux font des barbecues chez la belle mère, du bricolage, ou des gros travaux, et nous on boit comme des trous et on sort en boite à tafiole.

7h48 fut donc pris d’une révélation, en effet elle est persuadée que nous serons mort avant d’avoir une vie aussi insignifiante et terne (rapport au barbecue chez la belle mère), et elle me sort, le plus naturellement du monde « on sera mort avant d’aller poser des parpaings à Brétigny s/ Orge ! ».

Forcément il faut le vivre pour comprendre l’intensité de cette révélation. Donc comme je suis gentil, je vous colle la vidéo d’une 7h48 complètement saoule, en train de tenter de dire cette phrase mémorable en pleine montée de poppers !

Enjoy




Promis, un jour on se calmera, je peux même vous dire quand ça arrivera : le lendemain de notre mort !

mercredi 7 mai 2008

Gauthier X


Non ce n’est pas un article cochon, c’est juste en rapport à Kylie X, bande de pervers. Donc, hier soir je suis allé au concert de Kylie Minogue à Bercy. Avant de vous dire quoique ce soit de plus, je vais juste hurler :

KYLIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIE, JE T’AIME !

Voilà… maintenant je vous raconte. Donc le concert commence à 20h, j’ai rendez-vous avec 7h48 à 19h45 devant Bercy (ben vi elle travaille la pauvre). C’est la première fois que je vais voir un concert dans la fosse de Bercy, d’habitude on fait nos riches (ou plutôt nos invités) et on est placé dans les gradins tout devant, bref on se moque du petit peuple dans la fosse.

On cherche l’entrée dédiée, pendant ce temps 7h48 me confie « tu peux ne pas rentrer seul ce soir, j’ai vu débarquer des cars entiers de tafiole, c’est hallucinant, on dirait la gay pride ! ». on trouve l’entrée et on s’avance pour aller faire la queue. Est ce que vous connaissez un peu Bercy et son parc ? Non ? Alors je vous explique, on a dû aller au fond, à savoir quasiment au niveau de la route qui coupe le parc en deux, donc ça doit faire quelque chose comme 800 mètres.

On n’en voyait pas la fin, j’étais persuadé qu’elle allait jusqu’au cours saint-émilion perso. Bref on se dit qu’on sera jamais dedans avant le début du concert. Dans la queue on sympathise avec des tafioles et des poufiasses. Bref le public de Kylie en somme. Le truc rassurant c’est que pour une fois la moyenne d’âge est correcte. Pas de teenagers en furie, Kylie ça plait aux presque trentenaires apparemment !

7h48 se jette sur une baraque à frite et engloutie un sandwich merguez-oignon ! Même moi qui me nourri que de quick, ça me filait la nausée son truc. Elle passera la soirée avec des relents d’oignon (punition divine). On est dans la fosse à 20h30, le concert démarre à 21h. pas de première partie, on est un peu déçu, mais en fait y a un DJ qui fout l’ambiance avec une programmation digne de mon iPod (Gloria Gaynor, Withney Houston, Princess Superstar, David Getta…). Encore une fois, la gay pride peut bien se tenir !

Enfin elle arrive. Alors la suite ça ne se raconte pas, ça se vit. Tout ce que je peux dire, c’est que si tu vas voir Kylie en concert lecteur, tu en as pour ton argent. 2h30 de show (avec une entracte de 20 minutes), elle s’est changée 8 ou 10 fois, elle a une quinzaine de danseurs sur scène, dont des gymnastes impressionnant (à se demander s’ils sont fait comme nous pour faire tout ce qu’ils font).

Bref un super show. Mais surtout elle discute, elle dit merci, qu’elle nous aime, parle un peu français, bref on est loin d’une Madonna qui ne dit même pas au revoir quand elle finie un concert. On a eu le droit à un rappel du tonnerre, après un tableau genre love boat où elle nous a interprété Copacabana, juste énorme.

Le moment le plus drôle reste quand au début du tableau Copacabana justement, l’écran géant derrière elle diffuse des photos de mecs en marinière, en slip de bain, et dans des poses plus que lascives, 7h48 me dira « elle connaît bien son public ». je retiendrais les danseurs qui pendant la diffusion des photos se faisait des câlins avec mains au cul !

D’ailleurs, pour mon prochain anniversaire, je demande un danseur de Kylie, je suis tombé amoureux du gros tatoué !!!!! Bref vous l’aurez compris, j’ai pris mon pied, je suis encore perché tellement c’était bon. Merci les amis pour ce cadeau énorme, vous êtes magnifique, je vous aime, merci merci merci merci merci !

L’année dernière ils m’ont offert Mika, cette année Kylie, il me tarde l’année prochaine ! Prochain concert : les Puppetmastaz le 17 mai, autre style, autre ambiance, mais je suis à fond aussi !

mardi 6 mai 2008

Vide

La vie c’est des hauts et des bas, surtout chez moi, je suis la personne la plus lunatique que je connaisse ! Après une semaine à Toulouse où j’ai franchement profité, et une semaine avec mes parents chez moi à faire des travaux, puis un week end à fêter mon anniversaire, il fallait bien que ça redescende !

Et ça redescend bien. Je me sens monstrueusement inutile, vide, insignifiant, et tout ce que vous pourrez rajouter en ce mardi de grand soleil… Le fait d’être toujours un joyeux chômeur ne doit pas aider à trouver un quelconque intérêt à ma vie.

Mais d’un autre côté, je n’ai pas de quoi me sentir si nul que ça. Après tout j’ai des amis géniaux, une famille en or. Tout le monde me soutient et m’aide sans détour dans cette période de trouble.

Alors quoi ? Que me manque t il en dehors d’un taff ? Un mec… Ouais, ça commence à peser ça. Hier soir, j’avais pas vraiment envie de sexe, mais un mec que j’avais contacté sur le net il y a quelque jours m’a appelé. Il voulait venir se faire sauter la rondelle.

J’étais pas super chaud, mais il est super mignon, et je me suis dit que ça me ferait du bien un peu de chaleur humaine. C’était désastreux. Il est effectivement très mignon, mais il bande pas vraiment et comme il était fatigué ben il a pas voulu se faire prendre. Pourtant il a insisté pour que je le saute, et après plus rien ?

Mais c’est quoi ces mecs, bordel à queue ! Moralité il s’est branlé, m’a ruiné mes draps et s’est barré. Youpi, ça c’est une partie de sexe mémorable !!!!!

Alors si même mes plans cul deviennent merdique, où va le monde quoi ! Merde il me reste que le sexe pour me sentir un peu indispensable !

Il faut que je me ressaisisse, voilà ce que je me suis dit en me réveillant ce matin, j’ai donc passé plus d’une heure à lire toutes les annonces d’emploi que je pouvais croiser, le constat est affligeant, il n’y a rien dans ma branche. Mais quand je dis rien, c’est que même quand je tape un métier qui approche dans les moteurs de recherche on me remonte une liste de 5 postes sur toute la France, et qui en plus n’ont rien à voir avec ce que je peux faire.

Connerie de truc à la con !

« La croissance, j’irais la chercher avec les dents ! » © Le Nain, 2 mai 2007.

On en est où un an après ton arrivée au pouvoir ducon ? Hein ? Triste jour au demeurant. Mais je dois reconnaitre qu’il y a pile un an j’étais persuadé que la France aller sombrer dans la guerre civile. Donc au vue de ce que j’attendais le bilan est plutôt positif.

J’ai une pensée émue pour tous ceux qui ont voté pour un président qu’ils pensaient compétent, le seul à même de redresser la France, le seul à pouvoir donner du travail, des salaires décents, et de la protection à tout le monde. Le candidat qui a appelé les gens qui avaient peur de l’avenir à voter pour lui.

Je ne sais pas si vous avez moins peur maintenant, mais je suis presque sûr que si c’était à refaire maintenant le résultat ne serait pas le même. Voilà ce que ça donne quand tout le monde s’improvise économiste et politologue, on élit des incompétents populistes.

Monsieur le Président, quand je vous entends parler depuis le mois de janvier, j’ai un peu l’impression de voir une pâle copie du Président Hoover. Peut-être l’ignorez vous, mais il était président des Etats-Unis au moment de la grande dépression, alors que son pays se remplissait de chômeur et de SDF, son discours restait le même : « la prospérité est au coin de la rue ». On est quand même très proche du « vous voulez que je vide des caisses déjà vide ? ».

Je vais pas m’énerver contre le Nain, ça n’apporte rien…

Joyeux anniversaire la France d’en bas, j’espère que tu la sens bien la rupture !

lundi 5 mai 2008

Bande de fous

Samedi soir j’ai fêté mon anniversaire avec la grande majorité de mes amis (oui certains n’ont pu venir). J’angoissais de me retrouver avec plus de 20 personnes dans mes 30m2. J’ai donc passé deux jours à tenter de mettre un mot pour prévenir les voisins, histoire qu’ils ne soient pas trop surpris, et surtout qu’ils n’aient pas peur de venir me voir si jamais on fait trop de bruit. Malheureusement mon voisin psychopathe avait encore frappé.

J’avais donc très peur d’avoir les flics chez moi. Je les ai prévenus samedi après midi, en espérant que ça m’évite une désagréable surprise ! Le soir venu on écoute un fond de musique en rigolant et en buvant une quantité d’alcool indécente. Bref tout se passe bien.

Je suis vraiment chanceux. Oui mes amis sont tous un peu fous, et ils m’ont encore trop gâté. Pour faire court, ils s’étaient tous habiller de façon particulière. Au bout d’un moment un ami me demande « mais tu as remarqué qu’il y avait un dress code ou pas ? », je répondrais que j’avais remarqué qu’ils portaient tous els couleurs du Stade Toulousain (rouge et noir) mais que je ne comprenais pas vraiment pourquoi. En fait ils étaient tous assortis à mon appart, à savoir rouge noir et blanc. C’est’y pas adorable ?

Vers 1h du matin ils m’enferment dans mes chiottes, et reviennent me chercher 5 minutes plus tard. Quand j’arrive dans le salon ils m’attendent avec un gâteau (qui est tellement recouvert de bougie qu’on le voit à peine, c’est là qu’on sait qu’on vieilli, quand il y a plus de bougie que de gâteau, bref), et je me retrouve devant un truc qui fait peur, mais vraiment.

En fait ils ont tous un masque avec mon visage sur la tête, même le chien d’un de mes amis, et se retrouver devant 25 visages de moi, ben ça fait super bizarre ! J’ai le droit d’ouvrir mes cadeaux. Le premier est un gros paquet, dedans il y a un blender, tout le monde se met à rire en voyant ma tête.

En fait je ne suis pas ce qu’on peut appeler un cordon-bleu, et un blender ça me fait plaisir, mais ce n’est pas ce que je me serais offert. Je me dis que je vais pouvoir faire des margaritas. Une fois ma tête rigolote passée ils me disent « tu connais le principe des poupées russes ? alors ouvre le blender ». Dedans il y a un tout petit appareil photo numérique. Le mien ayant 5 ans, je me rend compte que la technologie a vraiment évoluer. Il est tout petit petit petit, mais magnifique et surtout orange (assorti à l’un de mes sacs quoi).

J’aurais le droit à la remarque suivante « ton apn est en train de mourir, et si tu n’en as plus qui va faire les photos des prochaines soirées ! », c’est pas faux en même temps. J’ai aussi eux un coffret bien être pour aller me faire masser, une flasque avec une tête de mort en strass assortie à mes menottes strass offertes par Mister Big la semaine dernière.

Alors que je pense que c’est fini on me tend une dernière enveloppe, il s’agit de deux places pour Kylie Minogue à Bercy le 6 mai. Bon ça fait 6 mois que j’en parle, et je pensais vraiment qu’il n’avaient pas pu en avoir (en tout cas c’est ce qu’ils disaient).

Bref j’ai été gâté de façon complètement indécente, merci beaucoup bande de fous furieux !

À 1h30 la police débarque. Je fais donc mon sociable à la porte, on me dit « premier et dernier avertissement, si on revient c’est l’amende ». J’explique que je ne comprends pas pourquoi ils sont venus alors que j’avais laissé mon numéro de tel au commissariat exprès. La fliquette était désagréable au maximum alors que je suis loin d’être un criminel. Bref, je rentre et demande à tout le monde de partir. On commence à plier et 5 minutes après le téléphone sonne « c’est le commissariat, vous continuez à faire du bruit, vous venez de gagner une amande, on vous avait prévenus » et ils raccrochent.

Je pense que je vais la recevoir par la poste, je ne sais pas trop, mais celle-là je vais la contester, on ne laisse pas 5 minutes à quelqu’un pour vider un appart plein de gens ! Comme j’étais passablement énervé, je suis aller sonné chez le voisin du dessous (tout le monde s’accorde à dire dans l’immeuble que ça vient de lui), forcement il n’a pas ouvert la porte, et il a mieux fait, j’aurais pas été aimable.

Bref les warriors viendront en bote avec moi. On a encore fait la fermeture du Rex, c’était drôle. J’ai discuté une heure avec un mec trop mignon, trop gentil, dans la finance à Londres, bref tout pour plaire. Je commence à devenir entreprenant et il me dit « je suis extrêmement flatté, mais je suis hétéro ! ».

Fuck !

Ça tombe toujours sur moi ça !

Le lendemain sera difficile, mais je m’en suis remis, et maintenant il faut que je retourne à ma vraie vie, la recherche de job ! Arf, allez je suis un warrior, je vais y arriver ! J’écoute Kylie en bouycle, ça me motive !

Encore merci bande de fous, je vous aime, l’année prochaine on loue une salle promis !

samedi 3 mai 2008

Je vieillis

J’en ai marre, c’est tous les ans la même chose, au début du mois de mai, je prends un an de plus. Si ça continue comme ça, je vais vraiment finir par être vieux ! Mais c’est vrai quoi, pourquoi il faut impérativement vieillir comme ça ? Je peux pas avoir une dérogation non ? Après tout je suis beau et célèbre, je devrais avoir des passe-droits !

Donc me voilà à 27 ans. Putain 27 ans, ça sent le sapin ! Imaginez, dans 13 ans, j’en ai 40 !!!!!!!!!!! Je voudrais mourir… Quand je vois ma vie en ce moment, je me dis que ça ne va pas en s’arrangeant de toute façon. J’ai passé la semaine avec mes parents, on a fait des travaux chez moi, j’ai, entre autre, installé un plan de travail dans ma cuisine !

Et vous savez quoi ? Ben j’ai un orgasme à chaque fois que je regarde ce putain de plan de travail ! Je me dis « ouha je vais enfin pouvoir cuisiner, je vais pouvoir inviter des gens à manger, il faut que je m’achète un service de table correct ! blablabla ».

Moi, prendre un orgasme en pensant à ma cuisine ! Mais c’est la fin du monde ! Il y a pas si longtemps j’avais même pas remarqué qu’il y avait une cuisine dans mon appartement (enfin si, c’est là où je range le coca, mais c’est tout quoi !).

Je vieillis vraiment. Avec ma mère on a fait les boutiques hier, on a tourné dans le 1er et le 4ème arrondissement pour faire toutes les boutiques à la con pour elle et moi. Au bout de 3h j’étais exténué, mais complet. Tant et si bien que j’ai demandé à rentrer chez moi pour me poser 1h avant d’aller au resto !

Mais à quand le déambulateur bordel ?

N’empêche que j’ai vraiment une mère débile, je me dois de vous raconter l’anecdote qui illustre mon propos ! (oui cet article n’a ni queue ni tête et alors ?). Donc je suis dans le BHV Homme hier après midi, et ma maman est assise quelque part en attendant que je me décide entre un jean hors de prix et un autre jean hors de prix !

Mon téléphone sonne, c’est ma maman, je me dis qu’elle a dû descendre fumer une clope et qu’elle s’est perdue :

- Moi : ça coûte pas cher le téléphone !
- Maman : je suis en train de suivre Samantha ou Chantal, je sais pas lequel c’est, il a pas sa perruque, c’est pas facile de le reconnaître du coup !
- … (je sors du rayon et je vois ma mère en train de pister le comédien qui joue Samantha), mais pourquoi tu le suis ?
- Ben pour que tu le vois, tu le vois là ? Hein c’est drôle hein ? Ah j’adore Paris, t’as vu il a l’air comme tout le monde alors qu’il est connu, c’est bizarre hein ?
- Oui sauf que les gens pas connus ne sont pas poursuivis par une provinciale hystérique dans le BHV Homme !


Le moment de honte ultime passé, je me suis remis dans mes emplettes. Pour la petite histoire elle me dira après coup « ah ben je suis contente, ah, j’ai vue Samantha, ah je suis contente d’être venue ! ». Par pitié ne me dites pas que je partage 50% de mon patrimoine génétique avec elle !

Maman, je t’aime…

Bref, tout ça pour dire que je deviens vieux, ce soir, j’ai donc la bande à neuneu à l’appart pour festoyer comme il se doit. À ce propos, il risque d’y avoir quelques meurtres avec actes de barbarie dans mon immeuble ce soir.

Je vous explique, comme je suis gentil, j’ai décidé de prévenir les voisins de la soirée à venir. J’ai donc mis un mot des plus gentils, jugez par vous-même :

Chers voisins,

Ce samedi 3 mai, ça fera 27 ans que je suis sur cette terre. Étant de nature joviale, je profite de l’occasion pour passer un petit moment festif avec quelques-uns de mes amis dans mon appartement. Il se peut donc que vous entendiez de la musique, des voix, des gens qui dansent, qui rient, qui s’amusent en somme !

Si jamais vous étiez dérangé par cette nuisance sonore nocturne, je vous invite à vous faire connaître plutôt qu’à appeler directement les forces de l’ordre (qui doivent quand même avoir autre chose à foutre, les pauvres), ou qu’à tenter de repeindre ma porte et ma sonnette, de façon, certes, très post-moderne, mais complètement inappropriée selon le syndic !

Ainsi au pire je baisse le volume, au mieux je vous offre un cocktail de mon cru !

J’en profite par la même occasion pour vous souhaiter un excellent week-end.

Festivement votre,

Gauthier

Franchement c’était gentil non ? Comme réponse, j’ai vu mon mot arraché, et mon voisin psychopathe qui a posté un truc du style « ça fait 7 mois que vous fêtez votre anniversaire tous les soirs en vous promenant en talon chez vous et en déplaçant les meubles jusqu’à 2h du matin ! »

Je veux bien croire que j’ai pas une vie ordinaire, mais quand même pas au point de déplacer des armoires la nuit juché sur des talons aiguille ! Bref, j’ai collé mon mot 3 fois en 24h à des endroits différents, il l’a toujours arraché en moins d’une heure !

Le truc le plus drôle c’est que d’autres voisins sont venus me voir pour m’assurer de leur soutien dans la lutte contre, je cite, « le psychopathe ». Je dois dire que ça me rassure, parce qu’il me met pas très à l’aise le vengeur masqué (je ne sais toujours pas qui c’est !).

Moralité, aujourd’hui je vais prévenir le commissariat, ce soir, j’aurais sûrement les flics à la porte, peut-être que le psychopathe me repeindra encore la porte, peut-être qu’il déposera un poulet crevé dans un pentacle sur mon paillasson, je ne sais pas.

M’en fous, je ferai la fête quand même, dusse-je passer ma 27ème année en prison ! Non mais…

vendredi 2 mai 2008

Bienvenue en Transylvanie

Sous titre : un week end sous le signe de la travelo-mania (ben oui les pédés ça les amuse de se déguiser en fille !)

Vendredi 25 avril, 21h24, j’arrive à la Gare Toulouse-Matabiau pour récupérer une sensation venue du froid (autrement appelée Lefroid). Son train arrivant à 21h30, je suis très fier d’être là en avance ! Je l’appelle pour lui dire que je suis presque sur le quai, et là elle me dit « je ne sais pas quand j’arrive, on est encore à Montauban ! ».

Vive la seuneuceufeu !

Au moins quand tu es en retard à l’aéroport c’est toujours plus classe que dans une vieille gare au bord d’un vieux canal remplie de vieux travelos ! Bref, je vaque à mes occupations, et je reviens à 22h récupérer ma sensation. Après des retrouvailles émouvantes, nous filons au Quick puis chez Emma qui a été élue « place officielle pour la première soirée du week end » (oui quand on fait une soirée chez Emma on ne lui laisse pas le choix ! elle adore, nous aussi !)

Je retrouve un Mister Big plus obèse que jamais en bas de l’immeuble d’Emma, accompagnée de son sac à foutre du moment (proche du quintal lui aussi !). Puis nous montons gaiement dans l’ascenseur. Là un bruit retenti, un bruit énervant, un bruit strident, un bruit qui veut dire « oh la grosse, sors ton cul, ça pèse trop ! ».

Je sors de l’ascenseur, le bruit se tait, je repose un demi-orteil dans l’ascenseur, le bruit m’engueule ! C’est officiel, je pèse 135 kg. Petite addition du soir : 70 + 80 + 90 = 240, la limite affichée dans l’ascenseur est 375, donc on fait 375 – 240 = 135, voilà comment on pousse une tafiole au suicide ! (ou à prendre les escaliers).

Forcément je me jette sur la vodka en arrivant (il faut bien oublier). Ensuite ça commence à partir en couille. Plein de perruques + des tafioles avinées + des vagins accompagnateurs avinées = essayage de perruque. Moralité : je suis pas si moche en blonde ! J’ai les photos…

Mon téléphone retenti, des amis à moi sont dans un bar lounge prout-prout en ville, je décide de les rejoindre avec ma sensation. Les autres préfèrent continuer à boire chez Emma. Après le bar, on file en boite lounge prout-prout, on s’échouera dans le carré vieille pute (carré VIP en somme), parce qu’une de mes copines se tape le mec qui tient le cordon !

Je me souviendrai de la conversation suivante :

- Lefroid : On est où exactement ? C’est joli !
- Moi : dans la boite la plus select et chère du coin ! Je sais ça paraît bien fade comparé à chez nous…
- Lefroid : Non, c’est joli, voyons voir le prix des consos !
- Moi : tu as une carte là !
- Lefroid : … (tête effarée)
- Moi : quoi ?
- Lefroid : non mais tu as vu ces prix, c’est le prix dans un PMU de banlieue nord !


En effet, 115€ la bouteille de vodka dans le carré vieille pute d’une boite lounge select, ça fait doucement rire quand on connaît les prix d’une bouteille dans un Cab ou dans un World Place pour ne citer qu’eux !

Une bouteille plus tard, on retrouve un Mister Big toujours flanqué de son sac à foutre, et une Emma travelotée (oui Emma habillée en femme, c’est un déguisement !). Je me fais insulter copieusement parce qu’ils m’attendent depuis 1h ! Mais que voulez-vous, je suis une star moi ! (ou comment se faire insulter par ses deux amis les plus proches en un paragraphe !)

Le reste de la nuit sera inintéressant, tout comme les endroits que nous avons bien voulu honorer de notre divine présence ! En gros, Toulouse c’est bien quand tu as des potes, sinon c’est vide ! (edit : Mister Big, pendu à mon téléphone à l’instant, se fera une joie de vous raconter cette fin de soirée comme il l’entend !)

Dodo, cheveux qui poussent en dedans, filleul qui demande beaucoup trop d’attention pour ma pauvre petite personne décalquée, ami de longue date qui me propose d’aller flâner en ville, préparation, décollage, soirée chez Mister Big !

Samedi 26 avril 2008, 22h quelque part dans le sud de Toulouse, une soirée « Le cœur à ses raisons » s’apprête à commencer ! Episode de Naël ! (Ben oui, nous sommes au mois d’avril voyons !). Là c’est le début officiel de la fin de toute vie sociale si les photos sortent du cercle familial !


On est tout simplement HORRIBLES ! Lefroid sera Becky, le sac à foutre sera Brett, Emma sera Ashley, Mister Big ne pouvait être que Criquette, et votre serviteur incarnera la magnifiqueuh Brrrrrrrrrrendaaaaaaaaaaaaaaah ! (plus une dizaine d’autres personnes)

Horribel !

Non mais vraiment on était tous trop moche, pour ma part j’étais la plus belle de toute (avec un diadème on est toujours la plus belle !). Par contre je profite de ma notoriété pour dénoncer un grave fait de société !

Mesdames, on vous ment, on vous spolie, on vous exploite ! Je chausse un 43/44 fillette, ce qui est tout à fait raisonnable pour un garçon flirtant avec le double mètre. J’avais besoin de chaussure de fille pour incarner mon personnage. Je me suis donc tapé toutes les boutiques low cost pour trouver quelque chose à moins de 200€ (pour les mettre qu’une fois ça me ferait mal au cul). Il se trouve que tout s’arrête au 42. Et à Kiabi (le pays où la vie est moins cher je crois), j’ai trouvé des chaussures à ma taille. Mais quand je dis à ma taille, elles sont parfaitement à ma taille. Et quand je retourne la chaussure pour voir si c’est du 43 ou du 44, que vois-je ? Il s’agit d’une paire de chaussure taille 41 ! Alors oui vous avez toutes des bateaux à la place des pieds, vous faites toutes du 45, mais pour ne pas vous faire pleurer, on vous fait croire que vous chaussez du 38 ! (Mister Big se lève et confirme !)


On se rentrera à 5h du mat’, j’aurai gardé les chaussures de fille jusqu’au bout, c’est officiel, pour porter des talons, il faut deux chromosomes X ! Mais ça reste une soirée mémorable quand même, merci aux participants, vous étiez magnifique !

Les répliques cultes :

- Madge, vous êtes laide !
- Becky quelque chose à rajouter ?
- Maigrissez !


Si vous ne connaissez pas la série, vous ne pouvez pas comprendre ! La fin du séjour sera surtout consacrée à jouer à la Wii avec Mister Big et Emma dimanche soir, à ce propos les lapins crétins, c’est divin. Grâce à eux je sais qu’il faut mettre du thym et du laurier pour réussir un bon bœuf bourguignon (pareil si vous connaissez pas, vous pouvez pas comprendre).

Le lundi, j’ai passé un entretien d’embauche (et oui même en vacances dans le sud je reste actif sur la recherche d’emploi). Et le mardi, je suis rentré à Paris avec mes parents en voiture. Ils sont venus passer quelques jours de vacances avec moi, et faire quelques travaux chez moi par la même occasion. Mais ça sera le sujet d’un autre article, je pense !

Bon week end à tous. Dans quelques minutes c’est mon anniversaire ! (au cas où vous l’auriez oublié !).

jeudi 1 mai 2008

Fuite

Le mardi donc, j’ai rendez-vous à 17h avec le collègue de la madame que j’ai rencontré la veille. Pour vous expliquer en deux mots, c’est un poste dans le privé, pour être cadre, c’est très convenablement payé et relativement enrichissant. Donc je suis motivé.

Malheureusement le monsieur que j’ai en face de moi n’est pas de cet avis. Selon lui j’aurais dû faire l’ENA plutôt que de venir le voir ! En gros, mais c’est ça. Donc il me sort les trucs habituels « vous avez une passion, et ce n’est pas de faire ce job, mais la politique, donc vous devriez vous recentrer là-dessus ! ».

Des fois je me foutrais des baffes ! Je peux pas faire comme tout le monde et savoir correctement mentir bordel ? Le pire c’est que j’étais vraiment motivé et pas que pour de mauvaises raisons !

Bref je sais que j’ai échoué. L’amie qui m’a pistonné essaie de me remonter le moral, mais c’est peine perdue. Je le prends avec philosophie, et je décide de réagir en adulte. Je fonce donc sur airfrance.fr et prends un billet pour aller à Toulouse le lendemain.

Ma copine me rappelle le lendemain, elle m’avait dit d’écrire aux DRH de la boite pour appuyer ma candidature. Entre-temps elle aura eu quelques échos de l’entretien et me dira « non mais laisse tomber, c’est des cons ! », voilà qui est fait ! (par contre je n’ai qu’une parole, tu as gagné un resto chérie !)

Dans l’avion, je me remets à vous écrire (cf article d’hier). Ces derniers jours ayant été particulièrement intenses, je n’avais pas trouvé de temps à vous consacrer. Arrivé à l’aéroport, je commence un marathon des plus intenses. Je sais que je n’ai qu’une semaine, et comme ça fait 4 mois que je ne suis pas rentré ça va en faire des gens à voir.

Ça ne faisait pas une heure que j’avais atterri que j’avais déjà foncé chez mon opticien préféré, 500€ plus tard, je me sens beau des yeux. Ya pas à dire, mais regarder le monde si moche et si affreux qu’il puisse être, à travers des Dior et des Gucci ça passe mieux ! Les gens sont plus beaux à travers mes lunettes !

Le soir, je passe une partie de la nuit chez mon frère, puis la fin de nuit chez MisterBig à jouer à la Wii ! Rentré et couché à 4h du mat’.

Le jeudi, je vais en ville faire les dernières courses pour préparer la soirée de samedi. J’en profite pour acheter des cadeaux pour ceux qui fêtent leurs anniversaires en ce moment (mon frère, Océane et MisterBig très en retard vu que lui c’est en janvier). Le soir, je récupère mon filleul, toujours aussi beau celui-là, normal c’est mon filleul à moi, il ne peut être que parfait.

Après un cinéma avec Océane je me couche tôt, parce que le vendredi je m’occupe de mini-monstre. Le monstre qui me réveille à 8h43 le matin en me disant « parrain, il fait zour, c’est l’heure de se lever, viens regarder la télé avec moi ! ». À la télé il y avait Blanche Neige, ça te démarre une journée ça, bref…

On passe la matinée entre mec, on regarde la télé, on traumatise les chats, on compte les minutes avant d’aller à la « pisquine ».

Note pour moi même : ne plus dire à mon filleul que je vais l’emmener à la piscine avant qu’on y soit. Et surtout pas la veille. Parce que sinon il me demande, toutes les 3 minutes « on va bientôt à la pisquine ? ». J’ai beau l’aimer, au bout d’un moment, j’avais des envies de meurtre !


Donc après midi à faire les poissons dans la piscine où mon frère est maître nageur. Le soir je suis nase, mais je ne peux pas me reposer, non, deux soirées de fête se profilent, et j’ai une Lefroid à récupérer à la gare en plus. Mais ça c’est une autre histoire que je vous conterai* demain !


*(Merci M. Urobore de m'avoir fait remarquer mon insulte au français du jour!)

mercredi 30 avril 2008

Preuves de vie

(article écrit mercredi dernier, 23 avril)

Et non, je ne suis pas mort. Il ne s’est rien passé de grave pour justifier ce silence radio de près de 4 jours. Juste que j’ai une vie parfois un peu trop remplie. Je vais donc vous raconter mon week end et mon début de semaine. Attachez vos ceintures, c’est parti !

Vendredi soir, j’étais invité à dîné chez un pédéblogueur. Une fois la peur primale passée (je ne connaissais personne), je me suis donc dirigé vers son domicile. Ce n’était pas vraiment loin de chez moi (j’aurais même pu le faire à pied si je n’étais pas aussi fainéant !). Forcément je me suis fait beau, et forcément je me suis pris l’averse de l’année sur la tronche. Un truc à vous faire ressembler à un chat sorti d’une machine à laver.

J’ai donc courageusement traversé le quartier armé de mon parapluie « Crédit Municipal ». Une fois sur place je me présente, on me présente les autres participants, on me sert une vodka pomme, je suis donc à l’aise.

Seul hic, je n’ai pas le droit de fumer dans le salon. Je passerai donc la soirée, avec les deux autres parias accro à la nicotine, à faire des allers-retours entre le canapé et la cuisine. Ce que je retiendrai de ce repas, outre le fait que le champagne transforme une vulgaire pizza surgelée en repas de fête, c’est que mes fans sont gentils et alcooliques ! Je n’en attendais pas moins !

Le lendemain, une fois remis de mes excès éthyliques de la veille, je me fais beau pour les 30 ans de 7h48 (il y a deux autres anniversaires la même soirée, deux autres amis alcooliques que j’aime beaucoup !).

On se retrouve à une petite vingtaine dans un joli trois pièces quelque part dans le sud de paris. Une fois tout le monde arrivé, on se jette sur la bouffe comme des biafrais qui n’ont pas vu un grain de riz depuis la dernière guerre civile. On boit, on danse, on parle, on s’amuse quoi ! Une fois les cadeaux déballés et les gâteaux engloutis, on s’achèvera sur de la tektonik (qu’est ce que ça peut nous faire rire en ce moment, c’est grave !)

Une fois tout le monde à 15g par bras, la soirée s’achève. Mention spéciale à ceux qui ont montré leurs fesses et/ou seins, les photos sont sublimes (je suis achetable pour ceux qui veulent des copies !). Il doit être quelque chose comme 4h du mat’ quand je décide d’aller en boite.

J’embarque mon ami venu tout spécialement de province pour l’occasion, et une 7h48 plus saoule que jamais. Taxi, direction le Cab. On se fait refouler. La honte de ma vie. Bon le mec a été gentil, il nous a juste dit que ça fermait (mon œil ouais), mais putain m’étais jamais fait refouler du Cab quoi merde !

On ne sait pas trop quoi faire, 7h48 commence à se liquéfier, il faut donc que je décide vite. On est pas loin d’une boite où j’avais mes habitudes au début où je vivais à Paris. Ça fait un an et demi que j’y ai pas foutu les pieds, je me dis que c’est l’occasion d’y refaire un tour.

On rentre là comme de rien n’était. Et une fois le vestiaire passé, sur qui tombe-je ? Un vieil ami toulousain monté à la capitale pour fêter son anniversaire avec d’autres vieux potes que j’ai pas vu depuis des lustres (genre des années). Et nous voilà toutes morte poule (enfin surtout moi) à nous remémorer le passé une coupe de champ à la main !

Ça m’a fait plaisir, de refaire ma dindasse avec mes vieilles copines dindasses, dans une boite de dindasse (oui c’était une boite à tafiole bien sûr). Je tombe également sur un de mes ex (ben voyons). Il est encore plus beau que quand je sortais avec lui. Forcément je finirai la soirée à lui faire des papouilles et des mamours.

Mais moi sage, moi savoir que moi trop bourré pour prendre une décision, moi refuse d’aller dormir chez lui (vous y croyez ? non mais c’est l’exacte vérité, je me suis impressionné moi même).

Il est 7h du mat’ quand j’attrape un Taxi sur rivoli, je lui indique la direction, et je papote avec mon pote provincial. Je regarde par la fenêtre, et je vois quelque chose de bizarre, je demande donc au chauffeur :

- Depuis quand pour faire Le Louvre – Porte d’Orléans, on passe devant l’Arc de Triomphe ?
- Ben on va porte Maillot, et on prend le périph’ !
- Mais bien sûr, et vous voulez pas passer porte de Saint-Ouen pendant qu’on y est ? C’est pas compliqué non, les quais, rue Saint Jacques, place Denfer, et hop on est arrivé ! Vous nous avez pris pour des touristes ou quoi ?
- Je peux faire demi-tour si vous voulez !
- Non ça va de toute façon me coûter un bras !


Ouais suis pas super aimable par moments ! Pour les non-parisiens, jetez un œil sur Mappy et vous verrez que le mec nous a bien baladé quand même ! J’étais vert de rage. 23€ plus tard, je suis dans mon lit. Le coma salvateur durera jusqu’à 14h.

Une fois mon ami dans son train, je me délecterai de Kyle XY enregistré la veille (Matt épouse-moi !). Le soir sera consacré à retrouver une fonction cérébrale supérieure à la paramécie unicellulaire.

Lundi matin, j’ai un entretien d’embauche à 11h. Je passe la nuit à flipper de pas me réveiller. Moralité je dors pas (je te raconte pas ma tronche le matin du coup cher lecteur). Ne postulant pas pour être croque mort, je passe 1h dans la salle de bain à m’injecter de la javel dans les pommettes et sous les yeux (mais si, ça donne bonne mine, c’est la dernière mode à New York).

L’entretien se passe très bien, je suis très content de moi. Je remercie ici publiquement mon piston d’ailleurs ! Je rentre chez moi, je trouve un MisterF sur mon paillasson avec le déjeuner dans son sac. Rah faut vraiment que le syndic fasse quelque chose pour les clodos ! C’est plus tenable. Bonne poire, je lui propose donc de venir se restaurer à l’intérieur ! (Moi aussi je t’aime chéri)

L’après-midi sera somnolent, jusqu’à faire une sieste de 3h. Je suis réveillé par un coup de fil « Bonjour, je suis M. Machin-chose, j’aimerais vous rencontrer rapidement suite à votre entretien avec ma collègue ce matin ». Quand je vous dis que ça s’était bien passé !

Le rendez-vous est pris pour le lendemain (donc mardi) à 17h.


(la suite demain)

mardi 29 avril 2008

Je ne suis pas mort, encore...

Un milliard de choses à vous raconter...

Le temps, oui peut-être, l'envie, non...

Peut-être que je ferai un résumé, peut-être pas, peut-être que je garderai ces quelques jours juste pour moi et ceux qui les ont vécus avec moi...

A bientôt!

samedi 19 avril 2008

Je tourne en rond

7h48 m'a donné une idée en publiant des articles d'il y a un an et deux an sur son blog cette semaine. Ça permet de voir où on en était à date fixe. Personnellement, j'aurais pas dû relire ça, parce que ça m'aide pas à me dire que je vais bien. Oh que non!

Voilà donc l'article du 19 avril 2007 suivit de l'article du 18 avril 2006. C'est indéniable, je n'ai toujours pas réussi à avancer!


jeudi 19 avril 2007

To-hu va bien

Je ne pouvais pas titrer mon article de retour autrement qu’avec une citation de Muriel Robin. En effet, je vais bien, médicalement bien même je dirais. Je dois avoir assez de drogues légales dans le sang pour calmer tous les terroristes de la Terre pendant 3 ou 4 générations. (Xanax 500, c'est nouveau, c'est les gros, ça passe directement dans les genoux (à prononcer "gueunouqse"), quand je serais détendu de la tête comme des genoux, là ça ira bien (c) Muriel Robin)

J’avais décidé de faire le mort le temps d’avoir les idées un peu plus claires. Apparemment ça prendra plus de temps que prévu, donc je me résigne à revenir avant. Ben vi, vous n’y êtes pour rien vous dans ce qui m’arrive, donc je ne vois pas l’intérêt de vous punir !

Alors quoi c’est-il passé dans ma vie depuis une semaine ? Rien… En gros j’ai envoyé des CV, joué sur l’ordi, pris des médocs, refusé de voir du monde, et cherché un exutoire (que je n’ai toujours pas trouvé, si tu as des idées, je suis ton homme !).

Ce week-end j’ai fait la fête, trop pour ne pas changer. J’en avais besoin d’aucun dirait, mais quand on monte très de haut de façon artificielle, on se casse vraiment la gueule les jours qui suivent. Les descentes j’ai jamais su géré, mais celle-là encore moins que les autres.

Pour vous donner une idée : samedi soir je suis arrivé en boite avec une barrette dans les cheveux. Et c’était même pas fait exprès ! Oui avant on avait joué à « mets-moi un post-it sur la tronche que je devine qui je suis », et avec mes cheveux on voyait pas, donc hop barrette. Puis je pars en boite avec Cham, je rentre, et une fois à la caisse elle se met à hurler de rire en enlevant ladite barrette ! Le videur m’en a reparlé en partant, apparemment ça lui a plu !

Une fois dans la place, je retrouve des amis (sans le faire exprès), et je me fous minable ! Ce qui m’a fait comprendre que j’étais vraiment cuit, c’est quand j’ai réalisé que je draguais un couple… No comment…

Au vu de la quantité d’alcool et de drogue ingérées ce soir-là, je pense avoir frôlé un record, d’où la mauvaise descente… Mais bon, on s’en fout, j’ai rien à foutre de mes semaines de toute façon !

Autre nouvelle intéressante : si je n’ai pas un contrat de travail le 29 avril de cette année (donc dans 10 jours !), mes parents me déménagent de force le week-end du 3 juin (toujours de cette année). Voilà… Pas de pression, tout est gérable !

Au niveau du job hunt j’en suis nulle part. J’attends la réponse pour être journaliste pour ado, mais j’ai des doutes. La boite de mon père doit me proposer un boulot de manutentionnaire (ben vi je vais m’ennuyer à être cadre chez eux, mais manut je vais m’épanouir ! FOUTAGE DE GUEULE !). Je tente désespérément de me trouver un taff à l’étranger, loin, j’ai envie de bouger, mais mon niveau d’anglais ne semble pas impressionner les recruteurs ! Pourtant j’ai baisé en anglais pendant près de 8 mois, ça devrait jouer non ?

En parlant de ça, mÔssieur ne veut plus me parler… Il a obtenu un visa de 6 mois pour le royaume de l’autre coté du channel, et il hésite à rester ou à prendre son avion pour Sao Paulo samedi. Moi j’aimerais bien avoir un océan qui nous sépare, je trouve ça plus facile, Londres c’est trop prés…

De toute façon il m’a dit qu’il me tiendrait au courant mais que c’est tout ce qu’il ferait, qu’il ne voulait plus avoir à faire à moi après ça ! Et moi qui pensais qu’on s’était séparés en bons termes… Encore une fois Gauthier tu t’es foutu le doigt dans l’œil jusqu’au cul !

Voilà, voilà, j’aurais pas dû écrire tout ça, suis pas encore prés à le lire… Allez vais prendre un lexo, il faut que je sois souriant pour aller trouver un cado pour notre 7h nationale (son anniversaire c’est demain ! Ooops fallait pas le dire ?)


Médicamenteusement votre,

Gauthier.


L'article qui suit est publié sur mon ancien blog, et des liens renvoient vers un autre blog auquel je participais à l'époque. Voilà pour la petite histoire.


Drame domestique

Par gauthier, mardi 18 avril 2006 à 21:53 :: Mon sitcom familial :: #101541 :: rss

Aujourd’hui, je reçois le coup de fil quotidien de ma chère et tendre génitrice ! Elle m’informe qu’un de mes chats a manqué à l’appel pendant 2 jours, elle a fini par revenir, mais elle ne voulait pas m’en parler de peur que je me mutile sous le poids de la contrariété (oui ma mère me préserve un peu trop !). Il se trouve que j’aime énormément mes chats et s’il devait leur arriver quelque chose, surtout en ce moment, ça me mettrait un bon coup au moral ! C’était donc une bonne idée de ne rien me dire.

On enchaîne sur le résumé du week-end pascal, mes parents étaient en famille (oncles tantes, grands parents, cousins, cousines…), et il s’en est passé de bonnes ! Je vais vous épargner ici le récit Sunset-Beachien de mes histoires de familles : en gros des larmes, des cris, des pleurs, des histoires de fric et d’amour… Ma vie est un sitcom de toute façon, mais ça on le savait déjà !

Nous voilà à parler du petit frère, en ce moment il vit une période difficile avec son ex-petite amie, il est malheureux et on ne peut rien y faire, sauf l’aimer… Mon frère a un certain penchant pour la drogue qui se fume, et en ce moment il n’en a pas assez. Ce qui crée des problèmes de « manque ». ma mère s’en inquiète. On reparle de mes errances passées, et je la rassure en lui rappelant que moi j’ai dit non de façon définitive à toutes substances illicites ! Bon ok je fume encore un peu, mais plus de cachets, plus de poudres, c’est déjà ça !

Et là, c’est le drame :

- Tien au fait, j’ai fait du tri dans les papiers que tu as laissés chez nous…
- Ah, ben je verrai ce que je veux garder quand je reviendrais !
- Oui, ce n’est pas le problème, il y a de la place ici, mais par contre je suis tombé sur quelque chose de très très intéressant, un texte que tu as écrit, ça raconte une semaine de ta vie à Paris.
- … de quoi ? …
- Oui, tu y parles d’alcool, de drogues, de mecs, de tout ça quoi !
- Mais pourquoi tu as lu ça ?
- Ben c’était pas caché, si je le trouve c’est que c’était pas caché, donc je l’ai lu, c’est tout, mais je suis contente tu dis bien que tu ne touche plus à la drogue, c’était intéressant, mais par contre tu te moques de moi quand tu dis que tu es sérieux, j’ai les preuves maintenant ! Et ça continue ? Tu me mens toujours ?
- Mais bien sûr que non…

Oh putain ! Ma mère a donc lu un article des vingtenaires, que j’avais imprimé pour Océane parce qu’elle était privée de net pendant quelques semaines. Qu’y a t il dans cet article ? Morceaux choisis : (les articles en entier et )

(…) Le dimanche donc Océane me propose une soirée « lâchage complet » dans une boite hétéro très fréquentée le dimanche soir, pleine de beaux gosses rugbypèdes et pétés de tunes ! Je suis nase, je me lève le lendemain pour filer à Paris, ma valise n’est pas prête, je n’ai plus d’argent. Donc je dis oui ! Et là c’est le drame : une bouteille de vodka à trois, je parle aux poteaux, je me fais draguer par la serveuse « parce que mon meilleur ami qui tient un resto est gay et tu es tout à fait son genre », moralité : couché 6h complètement saoul, levé 9h direction la capitale.
À 17h30 dans le RER j’étais encore saoule.
(…)
Donc je monte à Paris dans l’espoir de trouver une fac, une formation, un travail, un appart, bref une nouvelle vie. Donc je me fais un programme d’enfer : passer dans les facs et faire un premier repérage dans les administrations où je serais amené à bosser. Moralité j’arpente 4 arrondissements à pied et je meurs d’une crise d’ampoules aux pieds !!! Là je comprend que je ne peux pas en une semaine trouver des opportunités de travail, encore moins un appart, donc je prend une grave décision : je suis en vacances pour une semaine !!!!
(…)
Elle (Nina) part dîner avec ses parents, et je me retrouve seul devant mon iBook. J’avoue je cherche du cul, oui ça commence à gratter. J’ai passé la nuit avec un beau jeune homme, mais comme on était dans les rues de Paris, nous n’avons pas consommé. Bon ok j’ai un peu mis sa main dans son boxer, ok j’ai un peu mis ma bouche sur son sexe derrière un buisson, mais ça compte pas ! (oui les jardins du Louvres sont très réputés pour ça paraît-il…). Donc je suis en manque devant mon iBook. Et là un charmant motard de dix ans mon aîné m’informe qu’il habite à trois minutes à pied de là où je me trouve. Il est beau, il est motard, je fonce chez lui.

Il est encore plus beau en vrai, il est gentil, délire, presque autant que moi, et il m’excite grave. Forcement il est actif, donc il m’informe que ça restera soft, tant pis j’ai faim. On se dénude après une bonne heure de papotage. Je le chauffe, je le chauffe tellement qu’il se jette sur sa boîte de capote, m’équipe et se met à plat ventre. Pas besoin de répéter l’invitation, je vais pas me faire prier, miam ce cul d’enfer qu’il a !!!!!!! Ce mec est un dieu vivant du sexe. Sisisisi un dieu !!!!!! Normalement, je ne fais aucun bruit quand je baise, donc je dois me forcer. Je trouve ça plus excitant les petits bruits qui rythme l’acte. Ça me permet de gérer mon plaisir, le sien, bref c’est de la « simulation utile » ! Mais là, j’ai dû me contrôler pour ne pas crier, un dieu de la fellation, un dieu tout court. Après un orgasme cosmique, il m’annonce que je suis son meilleur coup depuis x années. Normal, on me le dit à chaque fois, mais pour une fois j’ai été obligé de retourner le compliment…
(…)
Donc nous voilà sérieusement attaqués à la vodka quand nous arrivons dans LA boite pd du coin. La soirée se déroule plutôt normalement, j’embrasse deux hétéros, je me fais offrir à boire par plein de gens (grand moment de solitude quand même quand je me retrouve avec un verre de champagne dans une main, et une Eristoff Ice dans l’autre : je fais comment pour fumer ????).
(…)
Comme il est 10h du mat’ je devrais éviter de rouler à 160, mais bon que voulez-vous, j’ai bu et je ne suis pas quelqu’un de très respectueux en général. Je passe donc à 160 devant la gendarmerie et je coupe la route à une fourgonnette de la gendarmerie nationale ! OOPSSSSSS !!!! J’ai donc droit à une queue-de-poisson de la part d’un gendarme relativement irritable en ce beau dimanche ensoleillé (ou alors c’est peut-être parce que je me suis pas arrêté quand il m’a fait des appels de phares ! Bref nous ne le saurons jamais !). Je baisse la vitre, je ne baisse pas mes lunettes de soleil, je fais mon plus beau sourire. Il m’informe que c’est limité à 50 en ville, je m’excuse, il me demande mon permis, je prie pour qu’il ne me demande pas la carte grise (recouverte de cocaïne), et pour qu’il oublie de me faire souffler. Il me rend mon permis et me dit « ça va pour cette fois, circulez, que je ne vous y reprenne pas ! ». là je n’ai qu’une chose à dire : DIEU EXISTE !!! Bon c’est pas une raison pour faire comme moi les enfants, y a des morts tous les jours sur les routes, mais quand même avouez, y a de la chance que pour les crapules loooooooool

Voilà donc ce que ma mère a lu (entre autres), soit deux articles où je raconte mes excès de la fin de l’été 2005. J’ai très, très honte, je ne sais plus où me mettre, c’est la fin de tout. Je vais m’ouvrir les veines avec ma lime à ongle !




vendredi 18 avril 2008

En vrac

J’abuse de pas trouver le temps de vous faire un vrai article alors que je suis un heureux chômeur ! Mais bon moins on en fait plus on est débordé !

Donc en vrac, ma vie. Je n’ai jamais dit que j’avais quelqu’un en ce moment, j’ai juste dit que j’étais en nage dans mes rêves à cause de quelqu’un, ça n’a rien à voir. Ce quelqu’un c’est Matt Dallas, mais si tu connais, l’ado dans Kyle XY ! Bon là je sais ce que vous vous dites « ‘tain il est vraiment pédophile ! » mais en vrai non (enfin si mais non quoi), parce que le monsieur qui joue le rôle de l’ado de 16 ans a en fait 25 ans !

Et putain qu’il est beau, rah, j’en peux plus, il me le faut ! Alors voilà, comme c’est bientôt mon anniversaire, je passe commande officiellement, je veux épouser Matt Dallas ! C’est bon ? Je vous laisse organiser tout ça !

Ensuite, en me levant aujourd’hui, aux aurores, à 14h quoi, j’ai été pris d’une folle envie de faire le ménage. 2h après, tout brillait et sentait bon chez moi ! Je me dis que j’ai quand même des névroses sympas, non ? Je m’excuse encore auprès de 7h qui voulait que je vienne continuer ma crise chez elle, mais la prochaine fois chérie faut me choper en début de crise, pas une fois que je suis mort !

Et pour finir je vais vous parler de ce soir. Je suis attendu quelque part pas loin de chez moi par des pédéblogueurs qui font un repas. Je vous raconte pas comme je stresse ! Ils m’ont jamais vu, je ne les ai jamais vus. Je ne sais pas du tout à quoi ils s’attendent, je ne sais pas du tout à quoi m’attendre (je n’ai pas eu la liste des invités, grrr).

J’ai le trac mais grave ! Et s’ils me trouvaient moche ? S’ils me trouvaient con ? Si c’était un dîné de con ? Bon alors dans cette dernière option, je préviens celui qui m’a invité, tu as gagné d’office, mais il faut me mettre au courant avant, sinon je ne serais pas complètement à fond !

Bref je sais même pas pourquoi je stresse. Si je sais, j’aime pas décevoir les gens. Et je ne suis malheureusement pas comme vous pouvez vous l’imaginer les enfants. Alors forcément ça déconcerte, ça enchante ou ça déçoit (des fois un peu de tout ça en même temps).

Et pour rajouter à tout ça, comme je suis amoureux d’un garçon de 16 ans à la télé, ben je retourne à l’adolescence. Oui, j’ai 4 furoncles infâmes sur la gueule ! un truc comme ça m’arrive une fois par an (même je crois qu’en avoir 4 en même temps ça ne m’est plus arrivé depuis mes 18 ans). Je vais être beau ce soir tient !

Tant pis, je boirai pour oublier ! Et avant de finir, je vous dis juste que dimanche 7h48 a 30 ans (bouh la vieille), et donc on fête ça samedi soir, donc je ne serai pas en vie avant lundi soir, voire mardi matin !

Bon week-end à toutes z’et tous !

Quelques photos de mon nouveau chéri!


Télé-sitting

Ma vie est passionnante en ce moment. Aujourd’hui j’ai eu un entretien d’embauche. Je n’ai rien à raconter pour le moment, si je vous en reparle pas c’est que j’ai échoué, comme d’hab quoi ! Voilà tout ce qu’il y a eu d’intéressant depuis... pfiou... tout ça !

Alors du coup je vais vous raconter ce qui fait de moi cet être exceptionnel que tous aspire à rencontrer/devenir/trucider (rayez la mention inutile). Je suis un ami comme on en fait plus. Un de ces amis qu’on aime et qu’on chérit, un de ces amis qui vous est cher.

Premier cas, Mister Big et moi-même passons beaucoup de temps au téléphone, sûrement parce qu’on vit à 800km l’un de l’autre. Mais aussi parce que je suis au chômage (non ça compte pas, même quand je travaille on passe des heures au tel), et surtout que lui il se fait un peu beaucoup chier à son boulot et que donc parler à quelqu’un ça lui a évité bon nombre de fois le suicide !

Ben vi, j’aime pas que mes amis se suicident, donc je fais ce que j’appelle du télé-sitting. Avec Mister Big ça sera du poilue-sitting (Mister Big est la version moderne et améliorée de l’homme de neanderthal !).

Dans les méandres de nos esprits débiles, des fois, il y a du vide, mais du vrai vide. Et comme la nature déteste le vide, elle comble. Et comme la nature est des fois très occupée, ben je ne sais pas qui comble, mais cette personne a beaucoup d’humour. Donc après une heure d’une conversation passionnante avec la poilue, nous en venons à manquer d’arguments (on parlait de la soirée à venir, celle du 26 avril, j’en reparlerai). Et là, je ne sais plus trop comment, on en vient à parler de « poutre ».

En fait il me disait qu’il faudrait louer une poutre pour cette fameuse soirée à thème si particulier (le thème n’est pas les poutres, mais le cœur a ses raisons, ceux qui connaissent comprendront). Et je lui propose de demander à Kiloutou s’ils ne louent pas aussi des poutres. Une faille spatio-temporelle plus tard, nous étions tous deux morts de rire, mais vraiment hein, à en pleurer quoi ! En fait nous mettions le mot « poutre » à toutes les sauces, ce qui a donné des choses comme : Kiloupoutre, Poutrorama, M. Bricopoutre, Interpoutre, Vestipoutre, etc…

Là ça ne vous fait pas rire, et sachez que j’en ai complètement conscience. Mister Big lui-même quand il a voulu expliquer à son chéri le pourquoi du comment du fou rire s’est retrouvé comme un con. Ça ne se raconte pas, ça se vit !

Message personnel : Messieurs de la CIA qui avaient les retranscriptions de nos conversations téléphoniques via Echelon, serait-il possible d’avoir une copie de celle-là ? D’avance, merci.


Oui en fait pour être sûr qu’Echelon enregistre bien tout ce que l’on dit, on répète les mots clé régulièrement. Ça nous fait rire… Mais moi au moins je pense à ces pauvres gens de la CIA qui doivent faire un boulot pas super sympa. Et avec nos conversations, au moins, ils ont un peu de joie dans leur morne quotidien !

Deuxième cas, Emma fait des services de nuit en ce moment. Elle est toute seule dans une clinique merdique quelque part dans le sud-ouest de la France pour s’occuper de vieux qui se chient dessus ! (j’admire le corps médical, vraiment, mais de loin). Donc comme elle aussi est au bord du suicide, je lui tiens compagnie. Il s’agit donc du tondue-sitting (ben vi, elle est pas poilue, quoique , enfin on s’en fout, en tout cas elle est tondue, donc voilà la raison de l’appellation !).

Ce soir je lui ai fait, dans l’ordre : comment je jouais au docteur avec mes amis en étant petit, comment je trouvais bizarre d’avoir le kiki tout dur quand je faisais ça, comment j’ai été écoeuré de la façon dont on faisait les enfants (quand on voit ce que je fais maintenant, bref), comment j’ai mal vécue la période dites des « érections spontanées », en pleine mode des jeans large et caleçons qui tombent tout seul, c’était pas joyasse à planquer, et j’en passe !

Bref j’occupe ma tondue (ex-frisée pour ceux qui suivent depuis longtemps ce blog), malgré toutes les conneries que je peux raconter elle fait quand même ses piluliers (il va y avoir des morts, je vous le dis !). On fini par raccrocher en général à 3h du matin passé parce que, des fois, un vieux tombe de son lit et il faut qu’elle aille ramasser les morceaux (oui les vieux sont fragiles, tout le monde ne le sais pas, donc je partage mon expérience !)

Bref je suis un ami super. Je suis un télé-ami en fin de compte, mais je fais l’animation. Et vous aussi pour une modique contribution (en vodka) vous pouvez devenir mon ami et vous offrir mes services pour vous tenir compagnie par téléphone la nuit.

J’assure aussi l’ambiance en soirée, mais ça vous le saviez, donc mariage, baptême, bar mitzvah, enterrement, et autre divorce !

Votre vie est terne et moche ? Adoptez un Gauthier !




Ps : j’arrête de vous promettre de vous parler un jour de celui qui m’a fait renouveler mon stock de culotte, en espérant que je le fasse un jour !

mercredi 16 avril 2008

Comme un con

Aujourd’hui je me suis levé aux aurores, oui mesdames et mesdames, à 11h10 j’étais debout (Merci Isia pour le réveil d’ailleurs). Bref j’avais des trucs à faire, parce que sinon j’aurais zoné au dodo jusqu’à 14h comme d’hab !

Quoi donc que je devais faire ? Du shoppiiiiiiiiiiiiiiing bien sûr !

Ben vi, je déprime parce que je n’ai pas de travail, je déprime parce que j’ai pas de sous, alors je vais dépenser des sous ! Logique non ? Non ? De toute façon vous ne me comprenez pas, c’est tout ! Ou alors vous êtes jaloux ! Ou alors je suis complètement débile (rayez la mention inutile !).

Donc après un appel de ma maman qui m’informe où en est l’activation des réseaux « je trouve un travail pour mon fils aîné préféré », il s’avère que oui tartanpion et bidule ont bien besoin de moi, et ils vont m’appeler ! Deux semaines que j’attends, s’ils me veulent, ils savent faire comme s’ils me voulaient pas !

Bref, on s’en fout, enfin non, mais ce n’est pas le propos en tout cas ! Non le propos c’est mon incommensurable connerie. Je pense que vous êtes déjà familiers de ma loose-attitude, mais là je trouve que je me surpasse vraiment ! Si, si, si, vraiment !

Donc je prends le métro en direction des Galeries Lafayettes (Galeries Farfouyettes © Mister Big et mon coiffeur !). Je m’assieds gentiment, je me visse l’iPouff sur les oreilles, et je jette mon regard dans le vide. Station suivante, quelqu’un me donne un coup dans le genou.

Pose scénaristique : pour bien comprendre le déroulement des événements, je vais te donner des détails importants cher lecteur. Déjà je suis assis dans un box de 4, contre la fenêtre. Mesurant plus d’1m20 (même plus d’1m90 à vrai dire), je ne suis pas à la bonne taille pour le métro parisien ! En fait c’est le métro parisien qui n’est pas adapté, mais bon là n’est pas le débat ! Tout ça pour dire que mes genoux touchent pratiquement le siège d’en face. Ce qui fait qu’une fois que je suis assis, soit il y a quelqu’un que je connais et que j’aime bien en face de moi pour que je lui laisse placer ses genoux entre mes cuisses (c’est sexy). Soit je me contorsionne pour éviter de toucher le clodo assis en face de moi (ça c’est souvent quand même, j’attire le clodo). Soit je grogne quand quelqu’un s’approche et la personne va s’asseoir plus loin !


Donc une personne mal avisée me donne un coup dans le genou (je pense que c’était involontaire), pour me signifier qu’elle veut s’asseoir en face de moi (alors qu’il y a de la place à peu prés partout hein). J’écarte donc les jambes (à la première remarque salace, je mords), pour laisser à cette personne la place de se glisser en face de moi. A ce moment-là je n’ai toujours pas daigner la regarder, ni même grogner, non rien, j’écoute Ida Corr et ça me rend heureux (non mais !)

La personne se glisse donc entre mes jambes écartées, je resserre les jambes une fois la position adéquate obtenue et je me replonge mentalement dans ma catatonie chérie. La station suivante quelqu’un s’assoit à coté de moi. Afin de sauver mon iPouff (situé dans ma poche gauche) d’un possible attentat au jeté d’hippopotame (oui j’ai beaucoup de chance, les éléphants c’est toujours pour moi aussi, histoire que je ressente ce que ressent une sardine en fin de vie, collé contre ma fenêtre de métro sale).

Ce mouvement faisant je détourne la tête de ma fenêtre et jette un regard à mon nouveau voisin qui n’a rien d’un éléphant. Rassuré je balaie la rame du regard dans le but de le replonger sur les rails de l’autre coté de la fenêtre (oui moi j’adore regarder les rails, chacun ses névroses !). Mais mon regard s’accroche avant d’atteindre ledit rail. Et je reste planté sur la fille assise en face de moi (je me rends compte donc que c’est une fille).

Ce visage blafard… Ces cheveux hirsutes… Je décroche du visage et de la coiffure et je regarde la tenue noire, mais ce blouson immonde, cette jupe qui semble sale tellement elle est vieille… Je passe sur les mains fatiguées… Elles fouillent un immonde sac à main et en sortent des lettres. Pas des factures, non des lettres écrites avec d’autres mains. Les yeux curieux de ma voisine passent rapidement les lettres en revue. Les mains en choisissent une, l’ouvrent, la lettre est dépliée, et les yeux s’en délectent…

Et moi je bois la scène, il n’y a aucune expression sur son visage. Ni blasée, ni étonnée, ni vexée, juste rien ne transpire. Je m’imagine qu’elle lit la lettre d’une fan. Pourtant rien ne se passe.

Elle range la lettre. Ses yeux n’expriment toujours rien. Je me dis que je suis en train de rêver complet, de me faire mon film. Je regarde autour de moi. Personne ne semble la regarder à part moi. Mon voisin de diagonale jette bien quelques regards vers elle de temps en temps. Mais rien de plus qu’un homme ne ferait à une fille !

Je suis stupéfait ! Je baisse les yeux, priant pour qu’elle n’ait pas senti mon trouble. Mes genoux touchent ses cuisses. Ses genoux sont tout contre mon entrejambe. Jamais star mondiale ne s’est autant retrouvée imbriquée en moi. Et devant tant de monde en plus !

Les stations défilent. Je ne sais même plus où je dois aller. Je consulte mon plan. Elle est toujours entre mes jambes, stoïque, aérienne, à peine concernée par le monde, le métro, et encore moi par ses cuisses qu’elle effleure ! Mes cuisses !!!!!

Je dois lui parler. Mais suis-je seulement sûr que c’est bien elle ? Je ne me sens pas d’assumer un fiasco. Que ce soit bien elle ou pas. Toutes les réponses pourraient me foudroyer sur place. En même temps mourir sous ses mots, ne serait-ce pas une mort magnifique ?

Elle finira par se lever avant que j’ai pu prononcer un seul mot. Les genoux se touchent, les cuisses se frôlent, je n’ai même pas le droit à un regard. Je me dis que je suis toujours dans mon rêve !

Deux stations plus loin je descends à mon tour et j’envoie le texto suivant à quelques amis « si je n’étais pas assis en face d’Amélie Nothomb dans le métro, je viens de trouver son sosie ! ».

Non j’ai dû rêver ! Pourtant j’avais tellement de choses à lui dire ! Tellement… Elle ne le saura jamais, mais je vais le dire ici quand même de façon condensée : Amélie, je t’aime, merci !


Ps : demain promis, je vous parle de mon tortionnaire, celui qui me fait transpirer encore et encore en ce moment…