mardi 31 octobre 2006

Une décision

Je sais que vous n’aimez pas des masses quand je parle d’autre chose que de sexe, mais après tout je suis chez moi et je fais ce que je veux, non ?

Avant de continuer, si vous voulez un instantané de mon week-end, allez sur le site de 7h48, elle en parle très bien, je n’ai rien à redire.


Maintenant je vais vous parler de quelque chose qui me turlupine depuis quelques mois déjà : la présidentielle 2007. C’est une ambiance de fin de règne qui prend la France en ce moment, on vit le moment de façon euphorique, tout semble possible, le vieux lion est à terre et rien ne semble pouvoir le relever. Alors voilà, la course à la succession est ouverte, qui de la droite ou de la gauche ? Mais la vraie question en fait est qui de Sarko, du Brushing, de Ségo ou du Nazi va créer la surprise et l’emporter ? Qui va poser ces jolies fesses pour cinq années à l’Elysée ?

Ça ne vous tracasse pas un peu vous ? Moi je vote depuis maintenant sept ans. Sept années où j’ai toujours voté en mon âme et conscience, sept années où je savais que je faisais le bon choix, pour moi, mais aussi pour ma ville, ma région, mon département, l’Europe ou la France. Sept années où tout était clair : « de toute façon je ne vois pas pourquoi je me prends la tête, dans le fond ça ne va rien changer ! ». Excepté les deux dernières fois : les présidentielles de 2002 (j’ai voté Chirac, j’ai voté Chirac, j’ai voté Chirac, et pour ça je finirais en enfer, mais bon avais-je le choix ?), là il est évident que ça aurait pu tout changer si l’autre débile avait emporté la course ! Et puis pour la constitution européenne, que je pleure depuis son rejet par une populace gauchiste et manipulée… Mais bon je ne vais pas m’emporter en vous disant que tous ces cons ont fait les choux gras de l’extrême droite et ont participé à paralyser un peu plus les relations internationales, non je ne vous dirais pas ça, on s’en fout !

Alors nous voilà reparti pour un tour (ou plutôt deux), mais cette fois les choses peuvent changer. Les hommes (et femmes) politiques ont compris que la masse était vraiment malléable à corvée, et ils savent s’en servir (ils sortent tous de l’ENA et il y a des cours intitulés « comment manipuler les pauvres abrutis de français », j’exagère à peine… Vous avez déjà suivi des cours de marketing politique ? Moi oui, et sachez-le : vous êtes cons, c’est là-dessus que se base toute la réflexion !). Donc nous voilà en train d’assister à un combat des chefs avec en sous-titre « on fait ça pour vous ! ». Ouais, la belle jambe ! N’empêche moi je suis toujours au chômage avec un bac+5 connard !

Mais je ravale mes angoisses et surtout mes revendications, pour penser à l’avenir du pays, de l’Europe, et du monde en général, qu’est ce que je veux pour demain ? J’ai une idée assez précise de ce que devrait être la vie politique, de ce que devrait être les institutions, de ce que devrait être l’Europe, et de ce que devrait (ne pas) être les Etats-Unis. A partir de ce constat, j’ai feuilleté les programmes de chacun, et après avoir bien rit, bien vomi et surtout bien pleuré, je suis arrivé à un constat amère : putain personne me fait bander !

Alors quoi ? Je prends le « moins-pire » ? C’est ce que j’ai fait au début, oui je me suis assis et j’ai assisté au combat des chefs, en me disant « quand il n’en restera que deux je choisirais ». Et puis je me suis réveillé.

J’ai abandonné l’Histoire pour la Science Politique pour la raison suivante : je ne veux plus assister impuissant au déroulement passé du monde, je veux participer, à ma petite échelle, au devenir du monde ! Ambitieux isn’t it ? N’empêche c’est ce qui m’a fait faire ce que je fais en ce moment (non pas le chômage crétin, mes études !). Et alors que le monde (pardon, la France) se met en ébullition pour les élections je choisis de m’asseoir et de regarder ? Mais non ! Je me fous ma claque et je me lève !

Alors voilà la décision est prise (enfin dans un premier temps ma CB) et je fais en sorte que ma voix soit entendue : j’adhère au PS, et à l’assoc de Ségo !

Voilà à partir de maintenant, et à ma petite échelle, je vais œuvrer pour que Ségo soit assise derrière son bureau à l’Elysée. Elle comblera mes espérances peut-être, elle me décevra peut-être, mais dans tous les cas, quoi qu’elle fasse, j’aurais participé ! Et je serais en paix.

Toi qui me lis tu as le droit de faire comme moi (pas comme moi dans le sens toi aussi devient Ségo-addict, mais dans le sens tu as le droit de te faire entendre), tu es dans un pays libre, où il est possible et encore utile de voter, alors bouge-toi ! Ça vaut ce que ça vaut, mais moi je crois en la République, je crois en la démocratie, et je crois en ce pays et à son ramassis de bulbes atrophiés par la star’ac. Le Français n’est pas mauvais, il est juste (un peu) sous-développé.

jeudi 26 octobre 2006

Je ne suis pas fier

Article écrit il y a quelques mois, mais j’ai envie de vous le faire lire…

Je dis souvent que je suis une pute, souvent sur le ton de l’humour, en référence aux centaines d’hommes qui ont partagé ma couche. J’en suis à quelque chose comme 450 mètres de haut si je les mets les uns sur les autres, j’ai baisé 20 tonnes de chair (plus ou moins flasque), et j’ai sucé l’équivalent d’un immeuble de 15 étages (si on ne compte que ce que j’ai avalé, donc vous avez compris…). Bref, un constat digne d’une travailleuse sociale du bois !

Souvent j’y repense, en me disant que même si dans le lot yen a qui me donne envie de vomir quand j’y repense, il y avait bien quelque chose sur le moment qui ma donné envie. Une étincelle qui m’a permis d’avoir une érection et de prendre du plaisir. Bref je suis un homme, et malgré ce qu’en disent les filles, on n’est pas des machines à baiser, on a une sensibilité quand même.

Alors qu’est ce qui m’a permis de baiser tous ces thons, qu’est-ce qui m’a permis de ne pas vomir pendant que je le faisais, qu’est-ce qui m’a empêché de demander de payer avant de passer à l’acte ? Je dis souvent que si certains m’avaient laissé 50€ sur l’oreiller, ça n’aurait pas été plus glauque. Et pourtant je ne l’ai jamais fait (me faire payer). Pourquoi ? Je dois avoir une dernière once de dignité quelque part…

Non c’est surtout parce qu’il doit y avoir quelque chose qui m’a motivé sur le moment, mais pourquoi je n’arrive pas à me souvenir pourquoi j’ai couché avec ce thon si horrible et si nul au pieu ! Pourquoi ? Putain, mais il y a bien quelque chose, je sais pas moi, ne serait-ce qu’un état éthylique profond, ou sous prod’, ou une intense dépression… N’importe quoi, mais quelque chose !

Voilà ce à quoi je pensais lundi soir, et j’étais incapable de mettre le doigt dessus. Mais je n’étais pour autant pas prêt à me résigner, non ce n’est pas possible, il y a forcément quelque chose qui m’a poussé à coucher avec eux. Ce fut peut-être bref et insoupçonné, mais sur le moment il y a dû y avoir quelque chose !

Et à force de me poser cette question, j’ai décidé de tenter une expérience. Et je n’en suis pas fier de devoir arriver à de telles extrémités… Je prends un mec au hasard sur msn, un qui me veut depuis quelques semaines, un qui me fait comprendre que je peux faire tout ce que je veux avec lui parce que je suis trop beau, gentil, fantastique, blablablabla…

Je le choisis selon les critères suivants : il ne plait pas en photo, il est trop vieux, trop poilu, trop pédale, sans rien qui puisse me donner envie ne serait-ce que de lui faire un smack ! Bref tout en ce mec me répugne complètement. Et je lui dis « ok, ce soir on baise ».

J’ai déjà eu des pannes, une seule complète, et deux autres qui sont venues troubler mes ébats de façon intermittente. Il serait tout à fait logique que j’en ai une totale.

J’arrive chez lui, on papote, il m’offre un verre d’eau, on fume une clope, et il se colle à moi, beurkh il est vraiment pas beau… Je lui demande de changer la musique pour qu’il se décolle, je prends une respiration, et il se recolle à moi aussi tôt, me couvrant de compliments, mais rien n’y fais, j’ai toujours envie de vomir…

Il commence à m’embrasser, j’ai le cœur au bord des lèvres… Je lui demande de baisser la lumière, il s’exécute. Et là il commence à se déshabiller « Gauthier ferme les yeux et pense à autre chose » me dis-je ! Et il m’enlève mes vêtements, je lui précise que je suis fatigué, d’où l’absence d’érection, il me dit que c’est pas grave qu’il va s’occuper de moi !

Et il s’occupe de moi, et je ferme les yeux, tout le temps, je les ferme quand je l’embrasse, quand il me suce, quand je le suce, tout le temps, le plus possible, il ne faut surtout pas que je le vois, je m’imagine à des milliers de kilomètre, faisant tout autre chose, mais rien à faire je suis bien sur son canapé en train de le sucer…

Il est très câlin, très affectueux, me couvre de compliments, et me demande de le prendre. J’en suis incapable, mais merde, j’ai déjà fais tout le reste, il faut que je sache si je peux jouir… Je peux être un bon acteur, mais là je ne pourrais pas faire semblant !

Je l’ai pris, et j’ai joui, en fermant les yeux… Je me suis déjà senti une merde dans ma vie, mais vraiment une merde, mais jamais comme ça ! Je suis pire que tout, comment peut-on coucher avec quelqu’un qui vous répugne, qui vous dégoûte, et avoir quand même une érection et une éjaculation (je ne me ferais pas l’affront de parler d’orgasme, parce que là par contre j’en ai pas eu !).

Alors voilà, j’en fais le constat suivant : j’ai sûrement déjà dû faire ça dans ma vie, mais je ne m’en souvenais plus, je me raccrochais à la douce pensée que « non mais il y avait forcément quelque chose qui t’as donné envie sur le moment ». Maintenant je sais que non, ce n’est pas le cas !

J’ai honte, je me dégoûte, je salis tout ce que je touche, je mérite mon célibat et ma solitude.

mercredi 25 octobre 2006

Sainte drogue, priez pour nous !


Je vous fais juste un petit post pour vous dire une chose : la drogue c’est pas bien ! Et je sais de quoi je parle ! Alors petit plantage de décors : nous sommes un soir de semaine, Gauthier attend 7h48 qui doit lui amener son rapport de stage tout imprimé, il est 19h20. 7h48 arrive, ils s’embrassent, ils papotent, échangent les derniers potins, boivent une vodka, et 7h48 propose de fumer un joint pour fêter ça (fêter quoi, on sait pas, mais ça nous faisait plaisir !).

Gauthier d’humeur triviale accepte, bon il fume pas souvent le gaugau mais il aime bien ! Et 7h de rouler son truc en précisant qu’elle la tient de je-ne-sais-qui qui fait pousser ça dans son jardin, en général c’est meilleur !

Alors là pour être meilleur, je pourrais pas dire, parce que tout ce dont je me souviens, c’est qu’après avoir fumer la moitié de ce truc (qui a dû en fait pousser au cœur du réacteur explosé de Tchernobyl), on a complètement décédé !

À 20h j’étais mort, raide, détruit, ravagé, explosé, bref défoncé ! Mais merde j’ai pris des quantités pas croyable de coc, d’exta, de md, et je me retrouve minable à souhait après un DEMI-joint à deux !!!! Mais je vieillis, je vous le dis ! C’est plus possible…

Résultats des courses, on a passé 1h à comater sur mon canapé, à se dire « il faut aller au resto, il faut aller au resto, il faut aller au resto… » On a fini par bouger pour aller à notre cantine, mais on a eu du mal.

Là les serveurs on était grandiose, ils ont mis 3h à nous servir le repas, nous laissant bien le temps de décéder sans eau, sans cendrier, sans bouffe, sans vin, sans dessert… Bref comme d’hab quoi !

Alors moi je dis non à la drogue ! Et ne me dites pas qu’un joint c’est pas de la drogue, il m’en reste la moitié dans mon cendrier, je vais le faire analyser, parce que c’est pas normal…

Maintenant je dois relier mon rapport et aller le déposer à ma fac, je pense que je peux le faire, allez, courage Gaugau !!!!!


Gauthier peace.

lundi 23 octobre 2006

Humeur(s)

Bon, voilà, c’est fini. Je viens d’envoyer mon rapport de stage dans sa version finale à mon tuteur de stage, avec les annexes et tout et tout. Il va me corriger les fautes (oui je ne sais toujours pas écrire), et moi demain matin je vais courir dans un cyber pour l’imprimer. Oui merveilleuse nouvelle : mon imprimante m’a lâcher, la pute ! Et moi je dois faire deux exemplaires d’un truc de 60 pages, ça va me coûter combien encore la blague ?

Je rappelle que je suis fauché (oui je sais, j’ai une Amex, mais Mathilde je te rappelle que je suis FAUCHÉ !). J’en ai marre de bouffer des pâtes…

Donc voilà, l’humeur devrait être joyeuse, mais elle ne l’est pas du tout. Oui j’ai fini, donc ça me fait un poids de moins, c’est sûr. Mais c’était la dernière chose que me raccrochait à la vie étudiante. C’est la dernière fois que je j’écris quelque chose dans le cadre de mes études, et forcément c’est super nul et je n’ai qu’une seule envie c’est de le brûler et de m’enfuir dans une yourte en Mongolie. Surtout que je le sais, passer ma vie à faire du formage avec du lait de jument, c’est ma voie…

Donc maintenant je n’ai plus d’excuses. Oui c’est surtout ça qui m’affole. Oui parce que ça fait 15 jours, que quand on me demande « alors tu as du travail ? » je réponds « eh oh, j’ai pas que ça à faire, je fini mon rapport là ». Mais maintenant je vais leur dire quoi ? « Eh oh j’ai pas que ça à faire, je fini ma partie à Civ IV ». Je peux vous dire que si je fais ça je me prends toutes les foudres et flammes de l’enfer en même temps. J’aime mes amis et ma famille, mais ils sont pas du style à me laisser mariner dans ma fange. Non, ils vont plutôt m’en sortir à coup de crics !!!!

Et autant que je m’en souvienne, j’aime pas ça… Enfin bref, je n’ai plus d’excuses, je n’ai plus d’argent, et j’ai besoin de prendre une cuite bordel !!!! Oui ça fait trois semaines que j’ai aps fait n’importe quoi de ma vie. Trois semaines d’abstinence festive. Alors la première semaine ça allait, j’avait abusé à Toulouse, donc je n’étais pas en manque. Ensuite j’ai vu mon Baby Boy, j’ai remplacé une orgie de type alcoolique par une de type purement sexuel (et Dieu que c’était bon). Donc là pareil, pas de hargne… Et ce week end, j’ai refait mon rapport de stage parce que mon tuteur voulait que je change tout, pour m’apercevoir à al fin que non ce que j’avais fait était très bien, donc j’ai taffé pour rien… Et là, nous sommes lundi, et j’ai rien fait du week-end à part bosser, aller au ciné, et j’ai vu quasiment personne (Lefroid et une copine de fac, sur trois jours, quand on me connaît c’est quand même très peu !).

Voilà, alors j’aurais envie de vous dire le Gaugau est de retour, il va faire n’importe quoi de son corps, de son foie, de ses narines… Mais le Gaugau il est fauché (si je l’ai pas dis 18 fois dans l’article !!!!) et il est monogame (mais ça va plus décidément…) !!! Alors la débauche, si ça se résume à faire une indigestion de série TV avec mon pot de nutella, je dis non !

Quoique, pour le coup je serais vraiment subversif à donf, non ?

Bon si vous avez des idées pour me divertir, je suis preneur ! Comment ça il faut que je trouve du taff ? Mais vous allez pas vous y mettre vous aussi ????? OUIIIIIIIIIIIIIIN JE SUIS PERSÉCUTÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉ !!!!!

De toute façon, je vais aller acheter des clopes, voilà, ça sera ma seule occupation de la journée, mais je la revendique fièrement…


Gauthier part en live.


Ps : penser à ne pas répondre à l’invitation de l’acteur porno qui veut me voir ce soir. Je pense que ça va mal se terminer avec mon envie de faire des bêtises…

jeudi 19 octobre 2006

Ils sont fous ces Anglais !

Lecteur, à l’inverse de nos hommes politiques, quand je fais une promesse, je la tiens. Donc voilà le résumé de mon week-end londonien.

Dimanche matin, 8h07, l’Eurostar se met en branle pour Londres. Oui tu as bien lu, 8h07 !!!! Je suis fauché donc je prends les voyages pas chers, et manifestement à 8h du mat’ un dimanche c’est pas blindé donc ils cassent les prix.

Tout le monde pionce dans le train (tu m’étonnes), et le voyage se passe sans encombre.

*pause*

Word vient de planter, mais moi, j’avais fini mon article, 20 min de boulot disparu, envolé, bouffé par ce con de logiciel qui déconne autant qu’il peut ! AAAAAAAAAAAHHHHHHHH

Donc je dois recommencer, mais j’ai fichtrement aucune idée de ce que j’ai bien pu raconter pendant 20 min, mais alors pas du tout ! Parce que vous vous pensiez que je réfléchissais quand j’écrivais mes articles ? C’est mignon… Mais non !

Je vais donc écrire quelque chose d’autre, et toc ! Vous avez qu’à vous en prendre à Bill Gates !

*reprise de l’article*

Pour la peine je vais faire quelque chose de pas du tout chronologique, ça vous va ? Tant mieux…

Soho :

Soho est le quartier gay de Londres, ou le quartier gay fait partie de Soho, je sais plus, mais en gros sachez que c’est là quoi ! C’est autour d’une espèce de tour version mini-tour Montparnasse (Centre Point c’est son nom). Et c’est tout aussi moche que la nôtre au passage. Le coin gay est flanqué des quartiers chinois et indien, donc il ne faut pas se tromper ! Oui parce que même à Londres, demander où est la backroom dans un resto chinois, ça se fait pas…

On est allé dans un bar, le G.A.Y, un des plus connus et des plus courus de ce côté du Channel. En fait il y a trois G.A.Y dans le quartier, les gens y vont selon l’heure, un peu comme en Espagne. Nous on n’a vu que le premier. Il était 21h et des brouettes, on sortait du resto. À cette heure-là en France les gens mangent encore. À Londres, ils sont déjà complètement morte poule. Mais quand je dis morte poule, c’est que même moi à côté, je fais petite joueuse…

Et les tenues, c’est du grand n’importe quoi. Un espèce de mélange entre pute grunge et pute techno, mais toujours avec la pute touch’ ! Mais surtout ce que j’aime chez les tafioles anglaises, c’est leurs corps… À Paris, pour être gay, il faut trois choses : un abonnement dans un centre de bronzage, un abonnement chez une esthéticienne, et un abonnement dans une salle de gym. Ne disposant d’aucun des trois, je ne suis qu’une pauvre tafiole provinciale qui ramasse du thon (comme elle) ! Et j’exagère à peine… Là bas, ils sont tous obèse, moche, vulgaire, bref, au milieu de tout ça, je suis un Dieu ! J’adore Londres ;)

Je finirai par la musique. Que dire sur la musique ? Les bars anglais font à la musique ce que la reine d’Angleterre fait à la mode. Vous saisissez ??? (je sais, elle est pas de moi celle-là, mais je l’adore !). Le pire de tout, c’est que dans le G.A.Y où on était il n’y a pas de DJ, mais un juke-box pour choisir les clips qui passent dans le bar, et tout ce que je peux dire c’est qu’ils ont de goûts musicaux qui leurs sont propres…

Mais bon, j’y suis allé dimanche soir avec Baby Boy, et Lundi avec Mister Big, son doudou et le mien, et on a bien picolé, parce que les anglais souffre avec la musique, la mode, leurs corps, mais ils ont un moyen d’oublier : la dose d’alcool est à £1,60 !!!!! À ce tarif-là, si je deviens londoner, on me change le foie au bout de 3 semaines !

Les musées :

Oui je suis allé au British Museum, à Westminster, à Saint Paul, à la Tate modern Gallery, à Trafalgar, à Buckingham, au City Hall, au London Eye… Et si vous me croyez pas, j’ai les photos ! Bande de putes qui doutaient du but touristique de ma visite londonienne ! Sachez-le, je n’ai pas visité que mon homme ;)

Oui je sais, elle était facile, mais j’avais envie de la faire celle-la… Donc voilà, je ne vais pas m’étendre sur les fastes de la capitale britannique, parce que dans le fond on s’en fout !

Mon Baby Boy :

Il est génial. On a fait des bébés 5 à 8 fois par nuits… Je suis une épave, je ne vais plus pouvoir bander avant 2007 ! C’est que je me fais vieux moi, je n’ai plus l’habitude de faire ça tout le temps, dans toutes les positions, avec les coloc qui jouent de la guitare et chantent pour couvrir le bruit du lit qui rend l’âme…

Mais je dois faire un bilan de ces trois jours : du sexe, des balades, des conversations sur des sujets légers et d’autres moins, bref ça ressemble à quelque chose que je connais, mais je n’arrive pas à mettre le doigt dessus ! Vous savez quand deux personnes partagent des choses ensemble, et qu’elles sont heureuses de le faire… C’est quoi ? Un couple ? Non.

On en a parler, et on est arrivé à la même conclusion, si on vivait dans la même ville, si on parlait la même langue, si on avait pas autant de cadavres dans nos placards, on ne se supporterait pas. Et ça ne marcherait pas entre nous. Ça marche parce qu’on ne se voit pas, parce qu’on ne se comprend pas ? Oh que si on se comprend, mais on ne sait pas pourquoi…

Alors voilà, faut-il tout foutre en l’air parce qu’avec tous ces « si » on sait que ça va dans le mur ? Ou faut-il se la jouer subversif, nouveau genre, comme dirait Mister Big « tu fais du couple par intérim ! ». Oui et en fait ça nous va bien à tout le deux, on ne veut pas plus ! Du moins pas pour l’instant.

Alors voilà, je suis en couple, mais en fait non, j’ai quelqu’un, mais je suis seul, et je suis heureux et épanoui… Que demande le peuple ? Rien, il applaudit !

Bilan :

Je suis fauché, il me faut un job, je dois finaliser mon rapport, et je n’ai plus de quoi me prendre une cuite en boite… Mais surtout je n’ai plus envie de baiser, et ce soir j’ai annoncé à fuck-buddies que je ne voulais plus les voir, c’est un bon début non ? Pour moi ça l’est en tout cas…


New Gauthier, on sale now !


Ps : lecteur si tu passes à Londres, envoie-moi un vidéo-mail, c’est gratuit, il y a des bornes Internet partout, et moi ça me fait délirer… gauthier.absolut@gmail.com Et une fois que je pourrais mettre des vidéos perso ici, je les publierais ;) (enfin si tu le souhaites bien sûr)

vendredi 13 octobre 2006

La fin de la civilisation

J’aurais envie de vous parler d’un milliard de choses. Mais je n’ai pas le temps, et je m’en excuse… En ce moment je ne fais que mon rapport de stage, je mange plus, je baise plus, je vis plus, je ne bois même plus, c’est pour dire que je suis sérieux…

Mais ce soir je pète un plomb, alors je prends deux minutes pour vous parler de quelque chose qui va mettre fin à la civilisation telle que nous la connaissons. Oui, vous avez bien lu, la fin de toute forme de civilisation même je dirais.

Je m’explique, je suis un panier percé, ça tout le monde le sait. Je suis fauché en permanence, mon découvert correspond au PIB d’un pays d’Afrique (rapporté en valeur absolu). J’ai épuisé deux banques, j’en suis à 7 cartes bancaires depuis mes 18 ans (je ne parle pas des renouvellements, mais des changements de banque, de compte, de cartes…). Et tout ça pour échouer avec une carte Electron sur un compte, et une Visa normale sur un autre (parce que papa a tout ses sous dans le dite banque et qu’ils n’osent pas me brider dans mes dépenses).

Toute banque normalement constituée refuserait donc de m’ouvrir un compte, de me faire un crédit (ah oui les crédits, j’en ai pour 10 ans pour rembourser mes études aussi, et je ne parle pas de celui que j’ai fait pour m’offrir mon splendide iMac le mois dernier…), et de me donner une carte bleue, voir même une carte de retrait (j’ai été deux fois interdit bancaire pour resituer).

Le mois dernier, mon téléphone sonne, je réponds, normale, je suis poli. Avant de poursuivre je précise que je suis abonné Air France. Il s’agit donc d’Air France, qui me remercie de prendre aussi souvent l’avion, je leur précise que comme j’en ai marre de passer mes journées à Orly, j’ai récemment décidé de prendre le TGV, parce qu’en plus la seuneuceufeu me permet de voyager en première, ce qu’Air France ne fait pas sur ses vols intérieurs. Bref je suis désagréable au possible…

Et la nana me dit « mais monsieur, j’ai la solution, il vous faut la carte Air France American Express ! », ben voyons pintade… Et là elle commence à m’expliquer qu’elle est gratuite, merveilleuse, indispensable, fantastique… Alors je demande timidement si on parle bien d’une Amex, le truc qui permet de payer partout avec un plafond équivalent au PIB de toute l’Afrique, le truc de riche ? Elle confirme, et me propose de me l’envoyer.

Là dessus elle insiste sur le fait que c’est une Amex,certes, mais une Amex gold ! Bon ok, j’ai toujours rêver d’en avoir une, mais je pensais qu’il fallait justifier d’un certain revenu minimum, de pouvoir justifier qu’on est solvable, voire complètement riche en fait.

Mais pas du tout les enfants… Elle m’a demandé si je gagnais bien au minimum 20 000€ par an, j’ai dit « oui ». Ce qui, au passage, est totalement faux ! Et me voilà donc avec une Amex gold.

Moi le panier percé, moi l’inconstant, moi le seul client de la banque a avoir un avoir moyen négatif sur l’année, j’ai une Amex… Et le jour où je l’ai activée, la madame me dit que je recevrai les points de bienvenue après ma première utilisation, mais qu’il va falloir attendre 30 min. Alors je précise gentiment que je ne compte pas m’en servir de suite et là elle me dit « mais monsieur, vous avez une Amex, ça serait quand même dommage de pas vous en servir, montrez-la, elle est faite pour ça… »

Ben voyons… Ben du coup, je suis allé m’acheter un nouveau téléphone portable (oui sache lecteur que tout ce que tu achètes avec une Amex est assuré contre le vol, alors autant en profiter…).

Donc voilà notre Gaugau national avec une carte de crédit toute dorée et un logo Amex dessus… À vrai dire je me sens plus pissé, comme quoi il m’en faut peu pour être heureux ;)

Bon sur ce je retourne à mon rapport de stage.


Gauthier faux-riche.


Ps : si tu veux une Amex lecteur, je peux te parrainer, comme ça si tu es aussi fauché que moi on se tiendra compagnie en prison ;)

mardi 10 octobre 2006

Vous avez dit vacances ?

Une semaine, juste une, alors il faut en profiter !!!

C’est ce que je me suis dit mardi devant la masse de travail que j’avais à abattre dans la semaine. Alors c’est décidé, je suis en vacances, et tant pis pour tout ce que j’ai à faire. J’aurais bien le temps à Paris de me prendre la gueule sur tous ces soucis que je décide d’ignorer.

Oui le travail chez moi c’est un souci ! Un rapport de stage c’est un énorme souci, trouver du travail c’est un souci insurmontable !!!!! De toute façon j’ai besoin de vacances, non mais. Programme de la semaine : je dors, je bouffe, je vois mes amis, je vois mon filleul, je bois. Et un programme, en ces temps de campagne présidentielle, c’est sacré, il faut s’y tenir !

Vendredi soir :

Océane, son homme, et moi-même, décidons d’aller manger dans le resto-boite où Océane a travaillé pendant 10 mois. Le repas est plus proche du restoroute que du 4 étoiles, mais on s’en fout, on n’est pas là pour ça. On fini de manger, on boit du vin, de la sangria, on assiste à des scènes anthologiques (l’enterrement de vie de jeune fille d’un thon obèse avec la tête de shwarzie, comme quoi si elle peut se marier, moi aussi !). Et on fini par se prendre une (demi) bouteille de vodka, juste pour faire passer l’ambiance bodega au second plan, juste derrière la moyenne d’age (45 ans). Et au moment où je me demande ce que je fous là, Océane, dans sa grande mansuétude, décide de nous installer ailleurs.

C’est le début de la fin, la (demi) bouteille de vodka commence à faire son œuvre (elle s’ajoute à deux bouteilles de vins, une de sangria, et deux apéros, sachant qu’il est 1h30 à peine). Je suis morte poule, Océane aussi, son mec pas mieux. On comate, râlant d’avoir oublier le poppers, râlant de ne plus avoir de sous, râlant de ne pas pouvoir baiser, enfin surtout moi, parce que les autres ils vont baiser grrrrrr

Quand tout à coup, surgi de nulle part, mon envie de faire ami-ami avec les gens me retrouve. Je me dirige donc de groupe en groupe, papotant, complimentant des tatouages (la population s’est rajeunie passé 1h), taxant des clopes (alors que j’en avais, mais c’est juste pour communiquer), et puis une fois mon petit tour terminer je retourne dans mon coin, le sentiment du devoir accompli en plus.

Océane se penche vers moi, elle ouvre la bouche, elle commence à prononcer la phrase « Bon, on n’a plus rien à boire, on rentre ? ». Mais elle ne peut finir, car elle est arrêtée par une fille qui se met devant moi avec un immense sourire, et une bouteille de whisky à la main :

- Tu la veux ? On s’en va, je te l’offre !
- Ben non, fais-la marquer, tu la boiras la prochaine fois !
- Non, c’est bon, on n’est pas à ça prêt, je te l’offre, ça me fait plaisir.
- Ok c’est gentil, rentre bien…


J’attrape la bouteille, et je reste con. Le temps que je réalise ce qu’il se passait, la fille avait disparu. La bouteille était pleine ! Pas totalement, elle avait bu deux verres dessus. Et donc elle venait de me faire un cadeau d’une valeur de 100€ !!!!

Océane reste très con aussi devant la scène. On décide donc de ne pas partir de suite. Le seul souci dans l’histoire c’est que je ne bois absolument pas de whisky depuis mes 16 ans (une mauvaise gueule de bois due à cette boisson maudite). Donc me voilà à proposer des verres de whisky à tout le monde, en échange de vodka, rhum, bière, clope, n’importe quoi d’autre en fait…

Dans le quart d’heure qui suit, une fille (une autre), arrive devant moi avec le même sourire, et me tend une bouteille de whisky, une de rhum, une de sweppes lemon, une d’orange et une de pomme. Je commence à penser au complot… Elle me dit qu’elle s’en va et que c’est cadeau, parce que je suis gentil ;)

Océane en tombe du tabouret, son homme décide d’intervenir. Il prend la bouteille de rhum et la donne au premier mec qui passe. Là je dois avouer que j’ai pleuré, parce que le rhum j’en bois, alors que le whisky toujours pas hein ! Le con… Bref Océane planque les autres bouteilles pour qu’ils ne leur arrivent pas le même sort. Sachant que les deux dernières arrivées étaient à moitié pleines (je ne comprends pas les gens, offrir des bouteilles presque pleines, mais jamais j’ai fait ça moi !).

À partir de là, je suis parti un peu en couille, je me souviens avoir croiser un mec que je connaissais du primaire, on s’est raconté nos vies, on a échangé les tel, mais bon personne n’a rappelé… J’ai empêché une fille de se suicider, elle m’a fait pitié la pauvre. J’ai touché le cul de tous les rugbymen qui passaient à proximité. Grand moment de solitude quand j’y repense :

- Bonjour, je fais un sondage !
- Je t’en prie…
- Tu aimes les filles ?
- Oui.
- Tu aimes les garçons ?
- Non.
- Tant pis, je peux quand même te toucher les fesses ?
- …
- Merci, t’es choux toi !!!!!


Et personne ne m’a étranglé… Comme quoi, l’intervention divine ça a du bon ! En partant de la boite, j’avais décidé d’embarquer une des bouteilles, en souvenir… Je passe le bar, le vestiaire, l’entrée, et autant de gens qui travaillent là-bas, avec ma bouteille à la main. J’arrive sur le parking, je m’approche de la voiture, et là le mec du parking (connard !) m’arrête et m’informe que je ne peux pas partir avec la bouteille. Je me mets à l’insulter poliment, en lui précisant que je suis un ami personnel du patron (le patron m’a vu deux fois hein !). Et l’autre ne se démontant pas, m’amène voir le patron. Là grand moment dont j’ai le secret, je lui demande gentiment, il refuse, donc je passe en mode « j’ai deux ans » et je répète à l’infinie « je veux la bouteille, je veux la bouteille, je veux la bouteille, je veux la bouteille, je veux la bouteille… ». Au bout de quelques minutes, il craque. Et hop je pars avec ma bouteille !!!!!

Des fois j’ai honte…


Samedi soir :

Lefroid vient passer le week-end à Toulouse avec moi. Avec Emma le soir on décide d’aller à la crémaillère de mon petit frère. Grosse, très grosse erreur. Pour résumer la soirée, à la fin j’ai dit « bon les filles, on récupère nos déambulateurs garés en double fille, et on rentre ? ». Moyenne d’age de la soirée : 20 ans. Nous on a plus 20 ans… Et ça se sent, vraiment. Voilà je ne détaillerais pas plus, je suis déjà assez déprimé comme ça…


Dimanche soir :

Il faut se rattraper de la soirée de samedi. On va au resto avec Océane, Emma, Lefroid, et moi-même. Petit resto du centre de Toulouse, sympa, mais pas transcendant non plus. Avant et après on boit un verre dans le bar à goudous juste en face. Pendant on mange pas si mal, et on arrose à outrance de Chinon 2003. Après Océane décide de rentrer. Avant ça Lefroid trouve un saladier devant le resto (vous savez, ceux de votre grand-mère, ronds avec le fond plat, blancs avec des petites fleurs dessus), et elle le trouve trop joli ! Elle embarque donc le saladier, après nous avoir fait une scène de « je suis moldo-slave et je fais la manche avec un saladier » mémorable ! La soirée s’annonce mal…

Avec Emma et Lefroid, fort de cette crise de fou rire qui ne nous quitte plus (même quand mon Baby boy m’appelle pour me souhaiter bonne nuit) on file dans une boite à tafioles très connu dans notre Sud-Ouest. Je me gare devant (ou presque), et derrière nous une 206cc prend place. En sort deux mecs jeunes, pas si mal, et Lefroid ne peut s’empêcher de sortir une connerie (que j’ai oublié j’avoue). On engage la conversation avec les mecs, ils vont dans la même boite que nous, forcément…

À l’intérieur, on boit. On sniff du poppers. On rit. Bref c’est la fête ! Les mecs sont là, et ça drague à tous les étages (sauf moi, bien sûr, on est dans une boite gay, donc c’est normal que tous les mecs soient hétéros !!!!!). Lefroid se fait draguer par le conducteur de la 206cc, Emma par le pote du serveur du resto où l’on était le soir même, serveur qui tente de draguer aussi Lefroid. Vous suivez ? Moi pas trop.

Alors pour décoincer un peu cette situation complexe, je décide de lancer un « jeu-du-glaçon ». Tu connais pas le principe lecteur ? C’est simple, je prends un glaçon, je le mets dans ma bouche, et je le fais passer à ma victime (prétexte à faire des bisous en gros). Donc voilà que tout le monde se fait passer des glaçons, et ça roule des pelles à qui mieux-mieux. Au passage, je veux pas rapporter, mais Lefroid et Emma se sont roulé une pelle du coup ;)

Bref, à la sortie, il s’avère que le premier qui a dragué Lefroid était con, et très lourd, mais le second était moche, donc elle est partie avec les tel, mais rien de plus. Quant à Emma, son mec est mannequin (tatoué en plus, trop chouchou !!!!), mais il a 22 ans, et la Emma gérontophile que l’on connaît tous ne peut pas se faire claquer la galette par un mec qui faisait encore pipi au lit il y a à peine 15 ans… EMMA T’ES TROP CONNE !!!!!!!!

Bref, rien n’y a fait, elles sont rentrées sans kekettes (enfin si, la mienne, mais tout le monde sait que ça ne leur sert à rien…). Et moi je suis encore plus dégoûté par les boites homo de c’te ville de merde (pas un pédé baisable, PAS UN !!!! En même temps, une fois qu’on enlève le personnel, on devait être 5 pédés, ça aide pas…).

Après notre sortie de boite (et un petit « pipi dans la rue » made in Lefroid), nous retrouvâmes notre voiture. Et Lefroid (qui n’avait sans doute pas fait assez de conneries ce soir), décide de laisser un souvenir au propriétaire de la 206cc : un merveilleux « Bisous ☺ 06 74 .. .. .. » sur le pare-brise, écrit avec un rouge à lèvre bien sûr !

Là c’est définitif, on a encore fait n’importe quoi…

Voilà pour le résumé de ce week-end démoniaque. Je résume donc : je rentre à Paris avec :

- Une Lefroid morte de fatigue.
- Une bouteille de whisky.
- Des vêtements repassés (merci maman).
- Deux kg de graisse supplémentaire sur les hanches et le cul (encore merci maman).
- Trois bouteilles de poppers (merci Mister Big)

Mais sans :

- Rapport de stage.
- Travail.
- Vie sexuelle.

Mais bon, j’assume bordel !


Gauthier en vie par volonté divine…

mercredi 4 octobre 2006

Over the rainbow

Je suis en ce moment même en train de chatter avec mon baby boy. Bon je ne comprends pas trop ce qui m’arrive, mais il semble évident de dire que je suis complètement à fond ! Moi, à fond, mais où va le monde ??? Je vous le demande…

J’ai l’impression de planer complet, de flotter, bref d’être amoureux. Argh, non c’est pas possible, pas moi, et pas aussi vite. De toute façon c’est sa faute. Hier au tel il me dit qu’il a parlé de moi à une de ces collègues française et que celle-ci lui a dit quelque chose en français qu’il ne comprend pas, alors il me répète l’expression « coup de foudre ». Et il me demande ce que ça veut dire. Je lui explique et il me dit « oui c’est ce que j’ai ressenti la première fois que je t’ai vu ». On est pas dans la merde !

Donc pour faire un rapide tour d’horizon : on s’est rencontré, on s’est pas quitté de 4 jours, il est parti, je ne comptais pas le revoir, puis l’autre con m’a brisé le cœur, et du coup je me suis enfui de Paris, je l’ai donc revu, et depuis j’ai qu’une envie : le revoir encore. C’est grave docteur ?

Je pense que c’est la situation idéale, en fait, qui me rend aussi love de ce gars. Ben vi : il est beau, il parle pas la même langue que moi (donc pas de prise de tête, tout est réduit au minimum), il vit de l’autre côté de la manche (on ne se voit pas souvent et il a le temps de me manquer). C’est tout à fait ce qu’il me faut. Maintenant il viendrait vivre à Paris, je sais pas si ça se passerait aussi bien. Il me faut le temps de me réhabituer à l’idée que les hommes sont parfois des mecs bien !

Dans tous les cas, j’en suis à l’appeler tous les jours (sur un mobile anglais, Orange va éponger sa dette ce mois ci grâce à moi), je lui envoie des mails, et je vais le voir dans 1 semaine. Je vais encore passer trois jours dans la capitale anglaise, décompresser, voir mon baby boy, et peut-être que j’aurais envie de revenir encore plus, peut-être pas… Je ne sais pas…

Et ça me plait, ça me plait énormément de pas savoir où je vais, de pas savoir pourquoi j’y vais, et de pas savoir de quoi demain sera fait. Pas de murs à l’horizon, je ne le vois pas, et même s’il y est, il me fera moins mal, parce que je ne l’aurais pas vu venir, je n’aurais pas tout fait pour y foncer encore plus vite, je n’aurais rien calculé. Je me serais laisser porter par la vie. Des fois la vie est belle, des fois elle est moche. Mais à partir de maintenant, et pour être sûr d’en profiter à fond, je ne me pose plus de questions.

Baby boy, je ne sais pas ce que ça va donner avec toi, mais on pourra pas se reprocher de ne pas avoir essayer. Je t’adore.


mardi 3 octobre 2006

Point de sit

Bon, le gaugau il est à Toulouse, et le gaugau il lui arrive des choses… Alors c’est parti pour le point de sit à presque mi-sejour.

Samedi je sors du train à 13h30, mes parents sont là pour m’accueillir. Ils déménagent mon frère qui prend une coloc avec un pote que je boufferai bien, il a le don pour s’entouré de beaux hétéros mon petit frère. Bref, mes parents sont crevés, je suis crevé, donc on file bouffer.

Je raconte mon voyage à ma maman : le TGV c’est pas si mal, surtout en première, mais quand en face ya une grosse qui étale ses jambes ça fait chier… Mais bon le plus drôle c’est que je me suis fait draguer par un vieux (d’au moins 35 ans !!!!!) tout le trajet. Le mec, il passait à côté de moi, et il me dévisageait comme un malade. Je me suis dit « bon soit il te prend pour une star et il cherche qui tu es, soit il te veux… ». Il faut dire que je l’ai peut-être encouragé, puisque je lui ai parlé en montant dans le wagon (je ne savais pas où foutre ma valise-armoire !!!). Et voilà comment on passe 5h à avoir peur pour son cul. Il me suivait aux chiottes quand même… Dieu merci il n’était pas assis dans le même bloc de 4 que moi !!!

Ma mère se fend la poire, merci maman… On mange, Océane arrive avec son n’amoureux et mon filleul préféré (oui bon je sais, j’en ai qu’un, mais bon j’aime le dire quand même…). Et on passe l’après midi à jouer avec mini-boy qui est un peu complètement surexcité de passer la journée avec nous. Bref, on le couche, et direction Mister Big’s house pour une orgie décadente !

Bon vous avez eu un aperçu de notre état au vu de merveilleux article qu’on a pondu. Juste pour vous raconter un peu ce qu’il s’est passé. Quand on arrive avec Océane, un ami toulousain est déjà là avec deux de ces potes et Mister Big of course (ben vi c’est chez lui). L’ami toulousain est très beaucoup entamé, et il me précise qu’au vu de sa non-vie sexuelle (depuis avril je crois), il va me voiler ce soir. Je précise donc que ça ne sera pas un viol puisque j’en veux à son corps depuis quelques années… La soirée s’annonce donc très intéressante !

Les autres convives arrivent, on boit, on boit, on boit, on boit, et on fini par remarquer l’absence de l’ami toulousain. Le couillon a passé deux heures dans la rue à vomir, on le remonte, il se vomit dessus dans l’ascenseur, on le pose dans l’entrée de l’appart et il y reste. Bon apparemment c’est pas ce soir qu’on fera des folies de nos corps, sniff… Les autres gens sont très saouls aussi, et tout le monde s’amuse, cri, hurle, s’embrasse, bref c’est la fête.

Tout le monde part au lit, et avec Mister Big on décide de mener une opération punitive dans la boite à tafiole voisine. Emma nous dépose. On boit un verre, je suis trop cuit pour rester, on rentre. Je veux prendre un taxi, mais on n’est pas à Paris. Et devant l’insistance des taxis toulousains à éviter ma soule personne, je décide de ma la jouer Carrie Bradshaw. Je me mets au milieu de la rue, et je lève le bras, deux voiture manquent de m’écraser et de m’envoyer dans la Garonne. Une voiture s’arrête. Le chauffeur nous demande où on va. Je lui précise que c’est pas loin, mais que je suis physiquement incapable de marcher 15 min. Mister Big ne tente même pas de me raisonner, et on monte dans la voiture d’un inconnu à 7h du mat’, normal quoi !

Le monsieur me demande d’où on sort et ce qu’on a fait. Je lui raconte, et lui précisant que cette ville manque cruellement de taxi, si on était chez moi à Paris ça ne se passerait pas comme ça… Et là le monsieur me dit « oui je sais que tu es de Paris, on s’est vu dans le train ce matin, tu te souviens de moi ? ». Je le regarde donc comme je peux (en fermant un œil pour faire le point), et là horreur ! C’est le mec qui me draguait dans le train !!!!!!!!

Alors là je dis non ! ça suffit… J’en ai marre que Dieu passe son temps à se foutre de moi en faisant de ma vie une mauvaise sitcom… Non mais qu’est ce que je t’ai fait bordel ?????

Là le mec me raconte sa vie, et me demande si on se revoit, je remercie pour la balade, et refuse de le revoir poliment (enfin je crois…). À notre retour, l’ami toulousain était toujours dans l’entrée, on le couche, et je fais un coma jusqu’à 13h.

Le dimanche je m’occupe de mon filleul, je raconte mes déboires à ma mère hilare encore une fois (le soutien familial j’vous jure….). Le lundi, je passe voir mon dentiste, et mon filleul, le soir, on va au ciné avec Océane. En rentrant mon baby-boy m’appelle pour me demander si je peux toujours venir le voir en octobre. J’achète mes billets en rentrant. Il est adorable, je vais l’épouser je crois… Pourquoi faut-il qu’il soit à Londres bordel ??????? Bref…

Aujourd’hui je fais mon rapport de stage, j’ai du pain sur la planche. Alors je vous laisse.


Sue-Gauthier.

samedi 30 septembre 2006

Putain, 1 an

Voilà, cette semaine ça fait un an que je vis à Paris. Et pour fêter ça, je rentre une semaine à Toulouse. Alors quoi, la capitale n’est pas faite pour moi. Oh que si !!!! Je pense même que Paris a été créé pour moi…

Je m’y sens bien, pourtant je n’ai pas de travail, je vis dans un placard, mes amis ne sont pas tous avec moi, je suis loin de ma mère (non ça en fait c’est un point positif ;) ). Mais je sais pas, ça doit être l’ambiance (je ne parle pas du parfum d’ambiance dans le métro !). Je suis aller à Londres le week-end dernier, et je ne m’y suis pas senti bien. Londres pour le shopping, boire un verre, flâner le long de la Tamise, ok, et Paris pour y vivre. Oui je vis dans un musée à ciel ouvert, c’est sympa non ? Bon il faut impérativement faire quelque chose pour tous ces touristes… Mais à part ça, c’est plaisant…

Bon outre le fait que je me sente bien ici, il va falloir assurer côté tune si je veux rester. Parce que Paris oui, banlieue plutôt mourir. Je vais pas aller me prendre un HLM dans une tour à la Courneuve, non, je veux un T3 dans le 7e ! Et accessoirement, j’assume complètement mon côté bobo. Oué le 7e c’est quand même la classe intégrale… Ou l’île Saint Louis, ça ne me déplairait pas non plus, ou le 8e, et même, soyons fous, le 6e ! En tout cas ça sera rive gauche !

Bon outrepassons ces circonvolutions mentales, et mes plans sur la comète, pour parler de l’essentiel : les parisiens ! Tout un poème ça aussi. Un parisien, c’est pressé, même à minuit le samedi quand il est saoul, il est pressé, il faut le savoir. Ami provincial qui vient en visite dans la capitale sache ceci : si tu te trouve sur le chemin d’un parisien et que tu n’avances pas/lui barre le passage, et que ça lui fait donc perdre plus d’une milliseconde, tu finiras la gueule dans le mur/caniveau, mais le parisien passera sans ralentir… La première fois on se demande où on est tombé, et surtout comment font les grands-mères dans le métro, ben en fait elles font comme tout le monde : elles courent !

Un parisien, ça ne sourit pas, quelque soit la circonstance, quelque soit la personne ! Au début je pensais qu’ils avaient des amendes s’ils souriaient, mais non, alors me suis dit qu’on leur avait tous sectionné les zygomatiques, non plus, un parisien ça fait la gueule, point barre…

Mais bon, je peux me moquer d’eux, parce que je fais exactement pareil, et franchement, j’ai peut-être mis 15 jours à adopter ce genre de comportement, donc c’est que ça doit être contagieux ;) Mais je garde quelque chose du sud en moi, parce que vous ne le voyez pas, mais au fond de moi je souris !!!!! (Ok c’est nul, mais j’ai rien trouver d’autre…)

Par contre, il y a quelque chose que je n’ai pas remarqué de suite, que ne m’a pas choqué de prime abord. Non il a fallut attendre de revenir deux ou trois fois chez moi, à Toulouse, pour comparer, avant que ça ne me saute vraiment au yeux. A Paris, suivant le quartier où tu vis, le niveau de vie que tu as, ou que tu veux faire croire que tu as, et tes origines, tu suis un code vestimentaire très strict. Les gars des banlieues, les pouffes du 16e, les pédales du marais, les étudiants du 20e, etc… C’est vraiment frappant, et ce n’est pas autant marqué chez moi.

Et je ne parle pas des relations humaines, à Paris elles sont vraiment exagérées. Dans le sens où les gens sont plongés au milieu d’une agglomération de 10 millions d’âmes, si je me souviens bien, mais sont souvent seuls. Et ce à cause de ce comportement typique du parisien « ignore moi autant que je t’ignore et nous vivrons heureux ! ». Bref du coup, dans ces relations, le parisien se comporte comme s’il habitait un petit village du Gers. Tout se sait, tout le monde se connaît, et si on regarde le fonctionnement de ces petits groupes, on se retrouve face à quelque chose que l’on a voulu fuir en arrivant ici ! Je ne prendrais pas d’exemple, mais je vais juste citer des banalités : « un tel à couché avec bidule, c’était nul », « machine est grosse », « bidule en veut à mon cul, et ça me stress »… Et toutes ces infos circulent à une vitesse folle. Ah, les cancans et les ragots ne sont pas l’apanage des petits bleds, loin de là…

MAIS QU’ON NOUS FOUTE LA PAIX BORDEL !!!!!! Voilà, ça c’est fait…

Bon, je ne sais pas ce que vous en pensez, mais je trouve ce bilan plutôt positif moi ! Si on rajoute à ça la quantité de sexe, d’alcool et de produits illicites que je peux m’envoyer dans cette ville, ça en fait presque un paradis sur terre ;)


Gauthier in Hell-Paris.


Ps : pourquoi je me prends la tête là dessus ? J’ai encore 3h de train, voilà pourquoi, et je peux pas fumer, ni manger, ni boire, alors je vous emmerde, voilà ! Alors heureux ?

jeudi 28 septembre 2006

Bilan du stage = Je signe un contrat…

Voilà, demain c’est la fin de mon stage, un bilan s’impose ! (J’adore les bilans…) Donc que vais-je retenir de ces deux mois de stage ? Des tonnes et des tonnes de choses :

- Les militaires sont des gens consciencieux et compétents.
- Les militaires sont des gens bizarres qui s’appellent « Ma chérie » alors qu’ils sont même pas pédés !
- Je suis capable de travailler sous pression, et je dois avouer que je travaille beaucoup mieux comme ça.
- Je suis capable de me déclencher des réactions épidermiques inconnues jusqu’à présent sous le simple fait du stress.
- Malgré mes solides connaissances dans les domaines où j’ai été amené à travailler, je peux et je dois apprendre beaucoup de choses encore.
- Je suis beaucoup moins productif l’après midi, surtout si j’assiste à une réunion, surtout si j’ai bien mangé et surtout si j’ai baisé toute la nuit ! Mon chef a très vite compris que de 13h30 à 14h30 je dormais la tête dans un bouquin/dossier/pc…
- Les militaires sont des gens disponibles et bienveillants envers leurs stagiaires.
- Tout l’étage se demande pourquoi je suis enrhumé uniquement, et constamment, du lundi matin au mardi soir (temps nécessaire à la cicatrisation de mes croûtes nasales dues à un abus de poppers pendant le week-end).
- Je suis fait pour le secret défense.
- Je dois impérativement arrêter de boire ou d’avoir des amis qui aiment m’écouter raconter mes journées de travail, je perds très vite la notion de « je peux dire/je peux pas dire ».
- Ce stage a été très formateur, j’en retire un maximum de bonnes choses, j’ai eu droit à des cadeaux (dont un merveilleux bout de papier qui stipule, je cite, que « Monsieur Gauthier (…) a fait preuve d’une rare compétence dans son travail au sein de notre équipe (…) ses travaux sont d’une rare qualité (…) », je suis si « rare » que ça ?
- Ce qui est plus rare que moi ici, c’est les contrats de travail, je n’en ai toujours pas vu la couleur ! (euh ils savent que je pars demain ? Il faudrait peut-être me le faire signer mon contrat maintenant…).

Et donc ce fameux contrat je le signe où ? A l’ANPE bien sûr… Comme tous les bac+5 je commence ma vie active comme chômeur avec option RMIste… TU LA VOIS TA FRACTURE SOCIALE DUCON ? ? ? ? ? ? Putain, 11 ans, 11 ans qu’il est au pouvoir et j’ai pas vu beaucoup d’améliorations de ce côté moi… Pardon je m’emporte, je parle politique… Déformation professionnelle…

Bref, bref… Voilà donc une belle page de ma vie que je m’apprête à tourner demain soir. Pour ce faire, je rentre à Toulouse, Mister Big à prévu une orgie orgiaque à tendance dionysiaque… Je vais avoir mal à la tête pendant 15 jours minimum ;)

Je suis devenu une machine à candidature spontanée, et à inscription aux concours. Je crois que j’ai postulé partout où c’était possible de le faire. Et je me suis inscrit à tous les concours, y compris les catégories C (vous savez, pour les bac-12 ! ! !) Mais bon avec le pot que j’ai, je ne vais rien trouver, enfin disons pas assez rapidement, et je vais devoir rentrer vivre chez maman le temps de mettre tout ça en place… Légère envie de mourir…

Bon, comme je n’ai strictement rien à raconter, je vais arrêter le massacre ici. Ah si quand même, il faut que j’avoue quelque chose : je ne déprime toujours pas, et je ne comprends pas pourquoi… Bon ok j’ai décidé de ne pas déprimer, mais bon d’habitude ça ne se passe pas aussi bien. Regardez par exemple quand je décide d’arrêter de boire… j’arrête pas du tout ! Et là, pour la déprime, ça marche ? Ben merde alors, j’aurai du faire ça avant, j’aurai réduit de moitié le trou de la sécu (et fait fermé pas mal de distilleries)… Anyway…

Je vais donc faire mon petit tour de bocal, je vais finir de trier tous ces dossiers que j’ai foutus en bordel en deux mois dans ce bureau (j’ai une capacité à foutre le bordel moi, inimaginable !), mais avant ça je vais me faire une petite sieste, ou une petite clope, j’hésite…


Gauthier, militaire périssable.


Ps : je veux devenir fonctionnaire, finir à 17h, au pire à 17h30, et à 16h/16h15 le vendredi, et les RTT, et les congés, et la bouffe, et le salaire… Et je vais devoir faire du télémarketing si je veux bouffer en novembre ☹ Vie de merde…

lundi 25 septembre 2006

London-therapy

Bon ce n’est un secret pour personne, j’ai passé le week-end à Londres. Que je vous raconte un peu tout ça quand même… Donc mercredi, je me prends mon mur, le gaugau il a un peu beaucoup bobo à son petit cœur, c’est pas la forme, mais alors pas du tout.

Pour situer, j’ai avalé quatre lexo en 24h, là je peux vous dire que j’étais bien stone, on m’aurait craché dans la bouche que j’aurais dit « merci ». Bref, je ne vais pas travailler jeudi, forcément. J’invente une indigestion. Là il faut quand même que je tire mon chapeau à mes amis, je les ai tenu au tel la moitié de la nuit, à tour de rôle, et pour éviter que j’ai trop de problème ils se sont relayés à 7h30 du matin pour faire sonner mon tel, que je puisse appeler mon boss et lui dire que je ne viendrais pas… Même Océane qui a juste reçu un texto de Mister Big au milieu de la nuit « Harcèle Gauthier demain matin à partir de 7h30 jusqu’à ce qu’il réponde, c’est important », et elle m’a laissé un message du style « bon je te harcèle, mais je sais pas trop pourquoi, tu me raconteras ? » Arf… Sont gentils quand même… Vous aime…

Bref, le jeudi, je fais plein de trucs que j’avais pas eu le temps de faire depuis des mois : envoyer mes feuilles de sécu, résilier Noos, classer mes papiers… Bref c’est le bordel dans ma tête, ça ne le sera pas dans ma vie (ouép je suis un peu bizarre, le rangement de mon appartement est inversement proportionnel au rangement dans ma tête…). Le jeudi soir, je suis encore pas bien du tout, donc le vendredi je ne suis pas en mesure d’aller bosser, mon indigestion devient donc une gastro contagieuse…

Le vendredi soir, c’est pas la joie, mais je ressens un soulagement. Oui je suis libéré, je ne vais plus me prendre la tête pour ce mec, mais je vais me la prendre pour quoi alors ? Parce que 5 ans à penser qu’à ça, ça créé des habitudes difficilement résiliables… Ben non je vais profiter de la vie, des gens que je rencontre, et la prochaine fois que je rencontre un mec bien, je ne le fous pas aux chiottes au bout d’une semaine parce qu’ « on sait jamais conard d’ex pourrait m’appeler ! ».

Donc vendredi 23h48 : je me dis que je partirais bien de Paris, parce que si je reste là, je vais sortir, dépenser 100€ que je n’ai pas, avoir très mal à la tête, coucher avec un gueu, et avoir honte toute la semaine… Et ça, c’est pas bien ! Je suis donc sur mon site préféré www.barretoialaderniereminute.com (eheheh suis trop fort en non-publicité, je suis sûr que vous n’avez pas reconnu le site dont je parle…), et je ne trouve rien du tout à moins d’y mettre une fortune forcement. Je passe sur www.jeprefereletrain.fr et là que vois-je ? Un aller-retour Paris-Londres en Eurostar à 55€ !!!!! Donc ça existe vraiment !!!!

Non parce que j’ai vu les pubs partout dans Paris. Mais je n’ai jamais réussi à trouver un billet à ce prix, je pensais même que c’était de l’intox !!!! Ben en fait il faut aller sur le site à minuit pour partir 8h après, et c’est bon ;)

Bon me voilà à commander un billet, ne sachant pas trop ce que je vais foutre à Londres. J’en parle à un ex sur msn, il y vit, et il me propose de venir dormir chez lui, j’accepte, quand tout à coup, j’ai un flash ! Mon brazilian boy vit à Londres !!!!!

Je l’appelle de suite et je lui dis que je débarque le lendemain, il est tout content (moi si on me fait le coup je le prends moyen, sauf si c’est lui ou mon américain, mais bon je ne savais pas trop ce qu’il pensait de moi, maintenant je suis fixé !)

Me voilà donc dans l’Eurostar (je m’abstiendrais de vous raconter l’épisode où je loupe mon train, ça c’est normal, on va pas en faire un plat ! Juste une précision : c’est gratuit de prendre le prochain Eurostar, moi je vous dit Air France à du souci à se faire !!!!).

Je passe sur la journée, Londres c’est quand même une ville bizarre pour un Parisien, quand on voit le quartier où est construit le Parlement on se dit que c’est une blague qu’il soit à coté d’immeubles aussi moches, je vous parle même pas de Saint Paul… Nous n’avons pas la même conception de l’urbanisme, ni du ramassage des ordures (des montagnes de sac-poubelles partout, et il paraît que c’est normal !). Je comprends mieux pourquoi les Anglais prennent Paris pour un musée à ciel ouvert, ici au moins c’est beau ! Bref on en va pas à Londres pour voir des vieilles pierres (ni pour la cuisine d’ailleurs, je vous raconte pas l’horreur de resto dans lequel mon baby boy m’a emmené, à vomir ! Le tout pour 20£ le repas…)

Ah oui ça aussi, peuvent pas passer à l’euro comme tout le monde non ? Nous font chier ces roosbeefs… Et le métro londonien… Tout un poème, j’avais l’impression d’être dans un métro Disneyland (les couleurs, mais surtout la taille, si tu mesures plus d’1m50 tu te sens pas à ta place…). Bref j’arrête de critiquer…

Sinon il faisait super beau, donc je me suis promené avec mon baby boy jusqu’à ce qu’il bosse sous un magnifique soleil, au bord de la Tamise. C’était monstrueusement romantique… J’ai passé le reste de l’aprèm dans Soho avec mon ex, puis le petit ami de Mister Big nous à rejoint pour manger et boire un verre dans un bar gay.

Tout un poème ça aussi, les Anglais ils boivent, moi à côté je suis un petit joueur. À minuit ils sont détruits bourrés pétés éclatés ravagés… Pour exemple un groupe de jeunes (genre 18 ans et 15 min), avachis par terre devant le bar, à se rouler des pelles, à sniffer du poppers… Ben elle est belle la jeunesse ! Moi dans ce pays je serais déjà mort je pense, vu ce que je fais ici ;)

Bref soirée ethnologiquement intéressante… Je me suis amusé comme un fou malgré la fatigue de la journée (levé à 6h, marché toute la journée), Dans le bar où on était ils ont passé du Spice Girls sur l’écran géant !!!! Si, c’est Londres, donc tout est possible ;)

Ensuite mon baby boy nous rejoint, et on part se coucher chez lui. La suite est censurée (si j’ai vu des mineurs au fond, c’est leur faute si je raconte pas !). Mais c’était magique. Vraiment, et franchement j’avais besoin que de ça…

Voilà, le retour le lendemain, dans la froideur parisienne, Lefroid me chope à la sortie de la gare du nord, on va bouffer (de la viande YEEEEEEEEEEEEES). On se raconte nos week-end respectifs, on se promet de faire ça ensemble la prochaine fois. Du coup elle vient avec moi à Toulouse dans 15 jours, ça va dégoiser les enfants…

Donc voilà le week-end prochain, je suis à Toulouse pour 10 jours, je vais profiter de ma famille, de mon filleul, de mes amis, et tout et tout. Cette semaine je bosse pour la forme (je passe mes journée à taper mon rapport de stage). Et pis j’ai décidé de pas déprimer ! Vous en pensez quoi ? Moi j’aime bien l’idée…


Gauthier International (DIVA !)


Ps : Excusez-moi par avance si vous n’avez pas beaucoup de mes nouvelles d’ici fin octobre, mais ma vie sera (est) un peu à 3000 à l’heure depuis ce matin ! Vous aime…

mercredi 20 septembre 2006

Le soir où j’ai compris

Je viens de balancer mon téléphone à travers la pièce. J’ai avalé une barrette de lexo. J’ai allumé une clope. J’ai changé mon pseudo msn. J’ai raconté ma soirée à Nina. Et j’ouvre une page word (tout en allumant une deuxième cigarette) pour vous parler…

Ça fait trois mois que je me voile la face. J’attends que connard d’ex me donne de ses nouvelles, qu’il me dise qu’il m’aime, qu’il veut revenir pour de bon avec moi, qu’il a repéré un super petit T3 rive gauche et qu’il m’attend pour signer les papiers… Mais j’ai beau insulter mon téléphone dans toutes les langues pour qu’il affiche « Connard d’ex appelle », rien ne vient…

Alors ce soir je décide de prendre ce maudit moyen de communication entre mes frêles mains, et j’appelle. Répondeur ! Ben voyons… Il filtre forcément, je l’insulte 30 sec, et je raccroche. Il rappelle dans la minute. Là c’est clair ce bâtard filtre ! Merde j’ai promis de pas appeler pendant 2 mois, je tiens 3 mois, et encore il trouve le moyen de pas prendre mon coup de fil…

Je lui demande de me dire ce qu’il doit me dire parce que j’estime que je mérite de l’entendre, je mérite qu’il prenne 2 min de sa vie pour me dire qu’il ne m’aime pas et qu’il ne veut pas se remettre avec moi. Comme c’est un garçon poli il le fait, dans des termes d’une froideur et d’un détachement que je ne pensais pas possible chez l’homme que j’aime.

Tout s’effondre. Absolument tout. On parle une heure. Je pleure à moitié, je ris un peu, comme d’hab on parle de tout mais surtout pas de ce qui fâche. Je finis par lui demander de ne pas me rappeler avant le nouvel an. Que j’ai besoin de plus entendre parler de lui. Lui, le seul homme qui m’a brisé le cœur trois fois.

Je m’en veux pour ma naïveté, je lui en veux pour sa façon de me traiter, je nous en veux de n’être capable que de nous faire du mal, alors qu’on ne veut que le bonheur de l’autre.

Il ne changera jamais, je ne changerai plus, je l’ai suffisamment fait. Je vais pas me faire greffer un vagin pour qu’il puisse me présenter à sa mère. Il ne va pas devenir gentil pour me faire plaisir…

L’amour et la haine se mélange, et il en ressort un sentiment étrange, un sentiment que je n’avais pas éprouvé depuis très longtemps, un sentiment que je déteste par-dessus tout : l’envie d’en finir.

Je me suis juré de ne jamais mettre fin à mes jours, pourtant si je pouvais mourir ce soir j’en serais heureux. Dieu si tu m’entends, la rupture d’anévrysme c’est quand tu veux…

Alors voilà, c’est fini, 5 ans de ma vie qui prennent fin en un coup de fil de 52 min, sans larmes réelles, sans cris, sans joie, sans rien d’autre que d’avoir l’impression que le monde est trop difficile à supporter, que plus rien n’est beau ici bas, que la nuit est partout où je regarde, que mon regard n’accroche que du vide, que je ne suis que du vide, que je ne suis rien. Je ne suis rien à tes yeux, je ne suis rien aux yeux du monde, je dois faire correspondre cet état de fait avec la réalité.

Je vais plonger dans la nuit, me perdre en elle, et ne plus jamais accrocher la lumière qui m’est, dorénavant, insupportable.

La fin est là, je la touche, je la frôle, je la sens, elle m’appelle, je vais lui répondre. Les sentiments humains ne sont rien quand ils sont happés par un trou noir, tout est mâché, aspiré, détruit, et tout devient vide. Je suis vide. Sans mon amour pour toi je suis vide.

Sors de ma vie, sors de ma tête, sors de mon cœur, va-t-en et ne reviens jamais. Laisse-moi ici, vide, déjà mort, laisse-moi crever dans ton souvenir, me vautrer dedans jusqu’à ce que l’écoeurement de mon insignifiance me permette de me libérer.

Oh non bien sûr tu n’as rien à te reproché, je n’ai malheureusement rien à ne me reprocher non plus. Et le vide prend toute sa place.

Plus rien n’est beau, plus rien n’a de goût, plus rien ne me donne envie d’ouvrir les yeux, je vais donc les laisser fermer.

Je vais vider mon corps de tout ce qui l’attache sous la lumière pour laisser la nuit entrer dans mon vide.

C’est la fin.

mardi 19 septembre 2006

Si c’était le dernier jour

Voilà, nous sommes lundi soir, je tombe de sommeil, et au lieu de profiter d’un sommeil bien mérité, je cogite… On appelle ça la « descente » je crois (non en fait j’en suis sûr). Ce moment de spleen qui suit un moment d’euphorie intégrale. J’ai passé trois jours dans l’excès le plus total. L’alcool, la fatigue, le sexe, la drogue, tout ça m’a fait perdre pied. Et maintenant je récupère mes facultés petit à petit, et je réalise ce que j’ai fait.

Je n’ai aucune honte, ni par rapport à ceux que j’ai pu voir/rencontrer/baiser, ni par rapport à vous à qui je raconte tout, ni par rapport à moi. Non la honte n’a pas de prises sur moi. Enfin si, j’ai un rapport à la honte très bourgeois, j’ai honte de faire du bruit chez moi et que mes voisins se plaignent, je dois être une Bree en puissance ;)

Bref je viens de faire une longue introduction pour quelque chose que n’en mérite même pas.



Si c’était le dernier jour de ma vie, si je le savais, je ferais quoi ? Pour répondre à cette question, j’ai besoin de fouiller en moi. Je dois me disséquer, m’autopsier… Pourtant je ne suis pas encore mort, mais j’emploie machinalement, instinctivement des mots en rapport à la mort. Dès que je pense à ma fin tout est noir, si noir. Il n’y a pas de lumière, il n’y a pas de sentiments, il n’y a pas de vie. Juste un trou noir dans lequel mon corps et mon âme sombrent.

Une fin sans aucun sens, reflétant ma vie : noir, sans fin, sans buts, sans suite. Juste la nuit.

La vie sans but, quelle ironie pour quelqu’un qui vit autant que moi. Mes buts, je me les suis fixés, et je les atteins pour la plupart. Il m’est arrivé de me résigner, mais ces défaites sont immédiatement transformées en nouveau défis, et ça repart pour un tour. L’épicurisme dans toutes ces contradictions : se fixer des buts pour bâtir une vie sans savoir quoi faire de cette vie. J’ai l’impression d’être un amoncellement, une compilation, sans début, sans fin, et sans fil rouge. Un amas… vide.

Je suis vide de sens. Je suis vide. Et aujourd’hui il ne reste plus grand-chose, que des impressions de victoires, des goûts de défaites. Je n’ai que 25 ans, qu’est ce que je sais de la vie ? Trop pour en attendre que du bien, pas assez pour vouloir fermer mes yeux et sortir de la lumière.

La lumière m’aveugle, me trompe, m’empêche de discerner le vrai du faux. J’ai l’impression de devoir toujours avancer à tâtons. Ma vie n’a pas de sens, oui mais personne ne me guide. Alors quoi ? Je ne suis pas capable d’avancer tout seul ? Non, mais je ne veux pas que l’on me traîne par la main, la vie n’aurait plus de sens. Mais elle n’en a pas quand même…

Toutes ces contradictions s’entrechoquent. Et il n’en ressort qu’une seule chose : si je dois mourir ce soir, et si je sais que je meurs ce soir, je ne suis capable de faire qu’une seule chose.

Pourquoi, alors que je ne crois en rien, que je n’attends que du vide et du noir, je voudrais danser une dernière fois dans la lumière. Quel intérêt ? Qu’est ce qui me pousse à vouloir laisser quelque chose derrière moi ?

Oui il s’agit bien de ça, je laisserai quelque chose derrière moi, ça ne serait-ce pas plutôt quelqu’un ? Non… quelque chose.

La plus belle chose dont les hommes sont capables, c’est l’amour, et je veux laisser de l’amour derrière moi. Un sentiment auquel je crois, et dont je suis incapable de faire preuve de la façon qu’il conviendrait. Un amour pur et unique, voilà ce que je veux laisser.

Les ados sont capables de passer à l’acte en se disant « Il saura que quelqu’un l’aimait tellement qu’il a donné sa vie pour lui, c’est le plus beau cadeau qu’il puisse recevoir ». Je trouve ça pathétique. Mettre fin à ma vie par amour, c’est tellement contradictoire ! Mettre fin à mes jours parce que cette personne me refuse son amour ? Mais quelle abdication, je ne suis pas faible.

En revanche savoir que l’on doit partir, et faire preuve du plus éclatant des amours juste avant, oui, je peux faire ça, je veux faire ça.

Alors je te le dis, ce texte est pour toi, et je sais que tu l’as compris depuis le début, si ce soir je sais que je vais mourir, je viendrais sonner à ta porte et je te dirais juste ceci « Je t’aime, et je suis heureux de t’aimer toi, tu m’as permis de vivre et d’avancer, et si la nuit n’est pas aussi sombre que je le pense, tu seras ma lumière pour l’éternité ».

lundi 18 septembre 2006

Là je dis non !

Je hais le lundi, ça ne fait pas de moi quelqu’un de profondément original, mais le fait est que je déteste ce putain de jour de merde de mes fesses ! Ah oui au fait, je vais être vulgaire aujourd’hui…

Un fois un gentil garçon m’a dit cette magnifique phrase « mais pourquoi tu lui en veux autant au lundi, c’est pas sa faute s’il arrive juste après le dimanche ! ». Mouais, j’ai beau être à fond niveau théorie vaseuse, celle là mériterait un oscar…

Donc voilà aujourd’hui c’est humeur digne d’un grizzli qui se réveille une lune trop tôt parce qu’un groupe de putois a envahit sa grotte : PUTAIN DE BORDEL A QUEUE ! ! ! ! Mais pour bien prendre toute l’ampleur du désastre revenons un peu sur mon week end.

Samedi je vous ai pondu un résumé succinct de ma soirée de vendredi et de ma journée de samedi, je vais donc résumer le résumé : alcool, flic, fatigue, baise, fatigue. Samedi soir je suis convié à l’anniversaire d’un ami toulousain qui vit à Poitiers et qui fête ses 26 ans à Paris (vous suivez ?). Je me retrouve donc, avec une bonne heure de retard, à boire du champagne dans un bar du 19e arrondissement. Je m’arrête un peu ici pour vous faire ressentir ce grand moment de ma vie.

Mon ami n’a que peu d’amis sur la capitale, par contre son mec lui en a plein, donc nous voilà entouré de 25 personnes que nous ne connaissions pas, à boire et à danser. Ce sont des gens très gentils, très fêtards, mais très underground. Il y a de tout : la blonde à forte poitrine à qui on donnerait le bon dieu sans confession, mais qui dés qu’elle ouvre la bouche tient un langage qui ferait rougir un charretier ; le rmiste avec une moitié de tête rasée, qui ne tourne qu’au champagne et à la coc (faudra m’expliquer comment il paye), le producteur de court métrage prof de yoga, la styliste bijoux de renommée mondiale habillée par JPG, l’étudiante en psycho… et moi !

Et là, si je n’avais pas ingurgité des litres de champagne saupoudré avec des substances illicites, je me serais bien assis dans un coin pour prendre des notes. Mais non j’ai choisi l’observation participante, et quand je participe, je fais pas semblant… Bref je ne suis pas sociologue, donc on s’en fout ;)

Pour rentabiliser le déplacement, je prend le numéro de tel du barman, craquant, drogué mais craquant. Et je monte dans une voiture pour me rendre en boite. Enfin, je pourrais le résumer ainsi, mais je me dois de vous raconter la partie « voiture ». Je cherche désespérément un taxi, yen a pas, comme d’hab. donc je marche sur le boulevard de la Vilette, iPod au oreilles, déhanché sur les fesses, bref so glam, so tafiole, vive le 19e !

Quand, subitement, venue d’une Audi sport qui coûte au moins tous pleins d’euros, j’ouie un sifflement. Je m’approche, et j’adresse la parole à un gros monsieur tout noir :

- Excuse moi de te demander ça, ne te vexe pas surtout, mais pourquoi tu bouge ton cul comme ça ? On dirait une fille, tu veux exciter les mecs ?
- Je suis pédé, je suis bourré, et je cherche un taxi, donc oui je bouge mon cul, une autre question ?
- Oui, tu me montre ton cul ?
- Non ! Mais je veux bien le poser sur ton siège si tu me dépose dans le centre.
- Ok tu me file 10€ et je t’embarque…


Pour le prix j’ai eu un joint en plus… Je crois que j’ai fait mon quota de choses illégales pour la soirée, je décide donc de passer le reste de la nuit sagement en boite, puis de me faire un kebab, puis dodo. J’arrive en boite et là que vois-je ? Une erreur avec qui j’ai brouetté il y a de ça 5 ans maintenant… Apparemment la susdite erreur est très heureuse de me voir, et pour le signifier me propose de boire sur sa bouteille de champagne ! Ce que j’accepte volontiers, vous me connaissez, je suis très poli comme garçon. Bon après j’ai perdu le fil de la soirée. Ben vi, après 6 bouteilles offertes par la susdite erreur, je ne suis plus une source très fiable…

Là je sais que j’ai récupérer tout plein de numéros de téléphone. Je me suis fait draguer par trois mecs en même temps. Les trois étaient stratégiquement positionné dans la boite, et j’ai donc navigué entre eux… Et malgré une pause « je vomi mes tripes aux chiottes pendant 1h » pour faire un peu de place, je trouve que je suis resté très digne !

Au moment de partir mon ex (pas l’erreur, un autre ex, un bien, mais pas connard d’ex, c’est bon vous suivez ?), donc mon ex me fait comprendre qu’il passerait bien la nuit (enfin journée) avec moi. Je suis poli, donc j’accepte…

Et me voilà donc à 7h du matin, en train de finir une crêpe fromage chèvre, pendant que mon ex se déshabille et se jette sur mon lit.

Je vous passerais les détails, mais bon sachez juste que c’était très bien ! On fini par se lever, il rentre chez lui (oui il est débordé ce jeune homme , un dimanche à 15h il a plein de rdv !). ET je scotche toute l’aprèm sur les Sims 2. Oh joie de ne rien faire quand tu nous tiens.

21h12 je décide de me faire à manger (il commence à faire faim, depuis ma crêpe je n’ai mangé que du coca !). Le tel sonne :

- Salut c’est le barman de samedi soir, tu viens boire un verre ?
- Euh… Je suis en train de me faire à manger, je suis pas encore passé par la douche, et par dessus tout je suis explosé ! Donc oui avec plaisir ! ! ! !


Et me voilà hors de chez moi dimanche soir à 22h, alors que je ne méritais qu’une chose : dormir ! ! ! ! Je rejoins donc mon serveur, et on boit un verre (vodka, parce que le champagne je peux plus !). On papote, et il me fait comprendre qu’il aimerait bien brouetter. En fait non il ne me le fait pas comprendre, il me le dit carrément. Comme ça les choses sont claires…

J’insiste lourdement sur le fait que je suis crevé, nase, détruit, mort, out, désattribué, vidé et neurasthénique. Il semble parfaitement comprendre ce que je lui dis, et donc je le ramène chez moi, persuader de faire ça en 10 min et de pouvoir dormir. QUE NENNI ! ! !

On a baisé de minuit à 3h du mat’, ‘en pouvais plus, il avait décidé de me faire jouir, chose dont j’étais complètement incapable, et même après une grosse panne (c’est moi qui ait eu la panne) il s’est acharné pour que je termine… Mais moi je voulais pas terminé, j’étais bien, j’avais déjà eu deux mecs ce week end, je voulais juste dormiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiir !

Petit(s) fait(s) marquant(s) : je n’ai pas l’habitude de raconter mes cochonneries en détails, mais là il faut que je vous raconte. Il m’a fait mal, mais vraiment, je ne saurais pas expliquer, mais j’ai rarement fait ça de façon aussi bestiale, il m’a tellement traumatisé que j’en ai eu une panne… Ce monsieur a des tendances sexuelles borderline, à la question « veux-tu prendre une douche ? » il me répond « ouais, vite fait, c’est toujours un plaisir… » Au vu de ma tête il comprend que je ne comprend pas pourquoi il s’extasie comme ça devant l’idée de prendre une douche, et donc il rajoute « attend tu parles peut-être d’une douche d’eau toi, non ? » AAAAAAAAAAAHHHHHHHHH je suis tombé sur un uro… Damned !

Je passerais les autres détails à connotation scato (eurkh, j’aime pas quand ya des fuites !). Bref c’était le coup de trop, le coup qu’il ne fallait pas, et j’en prends toute la mesure. Au delà de ça ce garçon est adorable, c’est indéniable, mais nous ne sommes (dans l’état) pas du tout compatible niveau sexe.

Résultat des courses : j’ai mal partout, mon chef n’arrête pas de me demander ce que j’ai fait ce week end en rajoutant « non ne répondez pas, je ne veux pas de détails… ». Je suis amorphe, cuit, détruit, déconnecté, hors-service. Bref comme un lundi, amis avec en plus un mal de dos d’enfer (les reins en miettes), des semi-remorques sous chaque œil, un mal de ventre digne d’une tourista fulgurante, et un léger arrière goût indéfinissable au fond de la gorge…

Je me pointe à l’heure ce matin, je jette mon sac, je me dirige en mode radar jusqu’au distributeur de coca (il est 9h02 précisément), et il n’y a plus de coca AAAAAAAAAAAAHHHHHHHHHHHHHH je prends un thé glacé, je migre vers la zone fumeur, je m’installe de façon stratégique (devant l’écoutille qui sert de fenêtre), et j’allume ma cigarette. Là quelque chose dans mon champs visuel me dérange, que dis-je, m’agresse, et ce quelque chose c’est ça :


AAAAAAAAAAAAAAAAAHHHHHHHHHHHH
JE VAIS TOUT BRÛLER ! ! ! ! ! ! !
AAAAAAAAAAAAAAAAAHHHHHHHHHHHH

Lundi de merde !

mardi 12 septembre 2006

Gauthier, le mirand’esclave…

Je reprends ici une réplique culte du cultissime « Le diable s’habille en prada » (tu connais pas lecteur ? Change de blog, HONTE À TOI !). Bref je vais vous raconter pourquoi je me sens réellement une merde aujourd’hui.

Et pas une petite merde, non non, la vrai de vrai, ze big merde ! Je m’explique. Je passe mon mois d’août tout seul au bureau à gérer les dossiers de trois personnes qui se prélassent en vacances. Arf les joies du stagiaire ! Comme je suis bien formé (une journée en tout et pour tout), j’assure à donf !!!!! Moralité : j’ai pas dormi pendant 15 jours, sueurs froides à 2h du mat’, réveil en sursaut, angoisse permanente, bref je m’en suis même fait une éruption cutanée !!!! So glam’

Mais je gère. À l’heure actuelle, deux des trois permissionnaires sont revenus, donc je n’ai plus beaucoup de travail. Mon boss en chef (celui qui m’a officiellement comme stagiaire, que nous appellerons boss1) m’a félicité pour ma gestion de ces dossiers, mais il ne me délègue plus grand chose depuis qu’il est rentré. Bon je ne peux pas lui en vouloir, je serais lui, je ne laisserais pas un stagiaire gérer ce genre de chose, mais peut-être devrais-je faire du forcing pour participer !

Le second (qui sera donc logiquement boss2) m’a encouragé le temps de son absence par mail, et lors de ces coups de fils, bref il a fait un suivi de tous ces dossiers que je traitais pour lui. Mais depuis qu’il est rentré (lundi), il s’est enfermé dans son bureau, et ne me demande plus rien. Pour moi je ne suis donc pas « son » stagiaire, et je retourne à mes moutons (à savoir boss1, c’est bon vous suivez ?).

Aujourd’hui, j’ai rien à faire, enfin pas grand-chose. Je suis censé aller à une réunion d’information l’après midi, donc je me fais un peu violence le matin… en traînant dans les couloirs… No comment ! Et ma réunion tombe à l’eau (prévenu à 11h, pour un rendez-vous à 14h, sympa non ?). Donc je traîne les pieds l’après midi, parce que j’avais pas du tout prévu d’y être (ben vi je m’étais préparé psychologiquement au fait que mardi 12 septembre 2006 je partais du travail à midi !!!!).

Boss2 déboule dans mon bureau pour m’informer que le dossier sur lequel j’ai pris des sueurs pendant 15 jours est extrêmement mal ficelé. J’accepte la critique, que je sais constructive. On en discute, et là il me dit :

- Mais regarde là, tu as tout de préparer, dans ce dossier, tu n’avais pas besoin de tout faire toi-même, j’avais tout fait !
- Oui, merci, mais comme personne ne me l’a dit, je ne pouvais pas l’inventer…
- C’est exact, mais bon tu as travaillé pour rien, c’est dommage !
- J’ai appris, je suis là pour ça…


Bon à vrai dire je l’ai super amère, parce que je suis quelqu’un de très fier, et de me faire dire que j’avais mal fait, ça me mine rapidement le moral, ou ça me fout en boule, ça dépend de comment c’est dit aussi ! Bref, je prends sur moi en me disant que je n’ai pas complètement perdu mon temps, parce que j’ai « appris » !

Une heure après, coup de fil d’un service avec lequel j’ai monté le dossier inutile. On fait le point, et là j’apprends qu’au lieu d’accueillir 4 dignitaires d’un pays étranger, j’en accueille 14 ! MAIS ILS VONT PAS RENTRER DANS LA SALLE DE RÉUNION !!!!!!!!! Branle bas de combat ! Il me reste 2h pour trouver une salle suffisamment grande.

Sachant qu’au ministère, les salles de réunion sont réservées deux mois à l’avance et que ma réunion est… jeudi ----> Légère envie de mourir…

Après avoir couru dans tous les sens, j’ai fini par régler le problème en parti avant de quitter le taff ce soir, même si je vais passer ma journée de demain dessus ! Et pourquoi ça m’a foutu en colère ? Parce que le boss2 m’a interdit de gérer tout ça avec boss1, et de tout faire passer par lui. De façon assez sèche. Mais moi j’ai boss1 sous la main toute la journée, dans mon bureau, il est gentil et quand je lui pose des questions (voire même sans lui poser la question) il m’aide. Alors que boss2 est à l’autre bout du couloir, et qu’à chaque fois que je suis allé lui demander quelque chose il était absent !

Bref, boss1 m’a soutenu moralement, et je m’en suis sorti ! Je me pointe au bureau de boss2 pour lui rendre compte de mes prouesses (oui ce sont des prouesses), et là que vois-je ? Il est rentré chez lui…

Tout le monde s’en fout ? Ok ben moi aussi, alors je me casse !!!!!!


Gauthier, pyskologiquement tafigué…


Ps : chose pas du tout prévue, j’apprends aujourd’hui, au milieu de rien, que j’accompagne la délégation. Alors ok, c’est des gens importants, suis super content, mais je ne parle pas leur langue !!!!!! ----> Deuxième légère envie de mourir…

vendredi 8 septembre 2006

Et de deux !

Aujourd’hui c’est fête, je vous mets deux anecdotes en un seul article, alors, heureux ? Je le savais… Donc attachez vos ceintures, c’est parti pour un petit moment de légèreté, dont seul j’ai le secret ;)

Anecdote numéro 1 :

Je suis une pute, une vrai, et je ne peux même pas le nier ou le cacher, alors je l’assume. Ce constat amer je me le suis arraché lundi soir, vers minuit, tout seul chez moi, en boxer, devant mon cendrier plein (le cendrier n’a rien à voir dans l’histoire, mais bon, je fais ce que je veux de toute façon, alors si je veux vous parler de mon cendrier, je le fais, na !). Donc pourquoi en suis-je arriver là ? Et surtout comment ? Parce que le pourquoi j’ai pas trop envie de m’attarder sur la question, ça pourrait me faire déprimer !

Donc comment me suis-je enfin avouer que je n’étais qu’une pute ? * Flashback * Lundi soir, 19h21, quelque part sur le net :

- Salut, tu vas bien ? On baise ce soir ?
- J’en ai très envie, mais tu comprends je ne suis plus trop célibataire !
- Sucer n’est pas tromper, suis là dans 15 min !
- Ok !


Alors petite explication de texte, ce jeune homme me court après depuis près de deux mois. Je me suis refusé à lui je ne sais combien de fois, pour je ne sais quelles raisons. Mais voilà, au bout d’un moment mes envies primaires refont surface, et lundi soir j’avais envie de cul. Donc quand je l’ai vu dans ma liste de contact msn, je me suis souvenu qu’il y avait moyen d’introduire mon pénis dans son anus !

Et là, mÔssieur a un mec, mÔssieur est fidèle, mÔssieur me rappelle que j’avais qu’à me libérer plus tôt ! Non mais je suis tombé sur le seul pédé fidèle de toute la capitale en plus ? ? ? ? Ah ça non, je le veux (juste parce que je peux plus l’avoir, mais bon je le veux quand même), donc je l’aurais. Le Gauthier il a toujours ce qu’il veut, c’est mathématique, rien ne lui résiste ! ! ! !

Donc déclenchement du plan « Je te colle la trique, et tu me supplie de te baiser, sale chienne » (ouh lalala, je suis un poil vulgaire aujourd’hui ! Les enfants, sortez ! De toute façon vous n’avez rien à faire sur mon blog !). Je suis plutôt doué en plus à ce petit jeu là. Et voilà donc comment j’ai passé 30 min à expliquer à ce jeune homme pourquoi il vaut mieux qu’il s’abandonne dans mes bras ce soir, et pourquoi il ne va pas le regretter ;)

Tout y passe :

La fidélité est un concept dépassé.
Ton mec n’en saura rien.
Je suis un dieu du sexe, jamais tu prendras ton pied comme ça !
Sucer n’est pas tromper.
La vie est trop courte


Et ça c’est terminé par un « De toute façon tu bandes, j’arrive… ». Et le monsieur m’attendait en boxer. Voilà comment on revisite le concept de fidélité en 30 min. Bon après il m’a quand même fait des nouveautés : « Non on baise pas dans le lit, j’aurais vraiment l’impression de le tromper encore plus ». Ben voyons, c’est tellement pratique la brouette sur canapé non déplié, avec table basse dans les fesses… Puis j’ai aussi eu droit à : « je me sens coupable… hmmmm c’est bon … oh lalala que je me sens coupable … hmmm t’arrête pas ! ». A la réflexion je me demande comment j’ai réussi à garder mon sérieux…

Et là où je suis vraiment une pute ? Ben j’aurais pu le faire jouir en 3 minutes chrono, mais non, j’ai pris tout mon temps, histoire qu’il soit infidèle pendant 1h30 ! Et le pire dans l’histoire : JE SUIS TROP FIER DE MOI ! ! ! ! ! (Enfin ça ne démontre qu’une chose : Tous Des Connards !)


Anecdote numéro 2 :

Mardi matin, je sors de chez moi un poil en retard pour aller taffer. Et quand je dis un poil, j’exagère à peine, puisque je suis sorti à l’heure exacte où je suis censé arriver dans mon bureau (sachant que j’ai 20 min de bus dans le meilleur des cas !). Bref, en retard pour en retard, je me speede pas trop.

Et là, je me prends un vieux retour de bâton dans la face. La concierge était en train de faire les carreaux, elle me salue, je réponds et passe mon chemin. Puis voilà qu’elle me court après. Extrait de la conversation :

- Vous êtes parti en vacances cet été ?
- Oui.
- Vous avez prêté votre appartement à quelqu’un ?
- Non.
- Vous êtes sûr ?
- Oui.
- Non mais quelqu’un à vécu chez vous pendant que vous n’étiez pas là !
- Mais non, je n’ai prêté mon appartement à personne, il y a un problème ?


Et là elle m’explique pendant 10 min, que début août, sur les coups de 3h30 du matin, la femme du président du syndic est venue la réveiller, et l’a amené chez moi. Elles sont restées 10 min à sonner à ma porte, mais personne n’est venu ouvrir. Alors pourquoi ces braves dames ont-elles à se point manquer de respect à ma personne, et venant sonner à 3h30 du matin à ma porte ? Il semblerait que ce soir là, il y avait tellement de bruit qui s’échappé de mon appartement, que l’immeuble entier s’en est plain ! Ooooooppppsss…

Elles sont restées 10 à sonner, et nous, on n'a rien entendu ! Ce soir là il y avait Mister Big, un copain de Toulouse, Nina, 7h48, Larouquine, et moi-même dans mon petit placard, si vous ajoutez des litres de vodka, et de la musique à fond, fenêtre sur cours ouverte, ben ça fait du bruit paraît-il !

Je me suis donc retrouvé cramoisi de honte devant ma concierge. Je ne savais plus où me mettre. J’ai bredouillé un « je suis désolé, c’était exceptionnel, je ne me suis pas rendu compte, ça ne se reproduira plus ». Et je me suis éclipsé, juste après qu’elle m’ait dit « non mais moi je pensais pas que ça pouvait être vous, un petit jeune, gentil, bien élevé… enfin à ce que je pensais, mais bon je me suis trompé ! »

Cette histoire va me coûter cher en étrenne…

lundi 4 septembre 2006

Garde à vous !

Aujourd’hui, histoire de pas trop changer, on va rire un coup. Ouaip je sais, j’ai loupé ma carrière de comique pro à pas grand-chose moi…

Donc comme vous le savez sûrement déjà, je suis stagiaire au Ministère de la Défense en ce moment. Et qu’y t il au Ministère de la Défense en surnombre par rapport à la population française ? Des militaires… Oui si je croise deux civils dans la journée, c’est jour de fête. Donc me voilà plongé, moi pauvre petit pédé ignorant de la vie militaire, dans ce monde tout bizarre.

Je dis bizarre pour rester correct, parce que franchement, ça décoiffe ! Alors outre le fait que tout le monde se dit « Mon… » (ce que je trouve outrancièrement affectueux, mais bon il paraît que c’est comme ça qu’on fait !), et qu’en plus ils connaissent tous par cœur les grades de chaque arme (non mais en 1 mois, j’ai pas encore réussi à voir un exemple de chaque, alors de là à tout retenir, et puis quoi encore ?), ils ont une façon bien particulière de se comporter les uns envers les autres.

Je m’explique, la hiérarchie militaire c’est pas quelque chose avec quoi on rigole, quand un général entre dans une pièce tout le monde se lève et dit « Bonjour mon général… » ou « Mes respects mon général… », les filles ne disent pas le « Mon » en général (car ça fait un peu affectueux du coup… Voyez que je suis pas complètement débile, je l’avais dit… bref…), mais les civils doivent faire pareil (en l’occurrence moi). Jusque-là tout va bien, mais il y a une autre façon de s’apostropher dans l’armée.

Et les grades sont remplacés par des « ma poule », « ma chérie », « mon cœur », « mon poussin », « ma caille », etc… Et là la première fois qu’on entend son chef au téléphone dire (avec le haut-parleur) :

- Mes respects mon colonel, c’est le commandant X
- Mes respects mon commandant… Alors, comment ça va ma couille ?
- Bien mon lapin… Dis moi j’t’appelle parce que …


Ben ça fait un choc ! Au début je pensais que c’était genre son super méga giga pote (que c’était donc exceptionnel), mais en fait non c’est plus courant qu’on ne peut le penser, et la moitié de ses correspondants s’adresse à mon chef de cette façon…

Et avec le recul, je les trouve un peu gras, brutes, et pas du tout fins… J’en entends des vertes et des pas mûres, ça se gausse, ça se poile, et moi tout ce que je sais faire dans ces cas-là, c’est deux énormes yeux de merlan frit ! ! ! !

Je pense en fait qu’ils sont resté les mêmes depuis leurs classes, et leurs missions sur le front. Tous ces hommes sont issus des forces armées, et ont un jour été confrontés à la guerre, la vraie, pas celle que l’on voit à la télé… Et ils sont resté comme ça, sauf que maintenant ils décident à des postes très hauts placés. Moi j’attendais d’eux une certaine finesse, ET BEN NON ! ! !

Ces gens sont très intelligents, j’adore discuter de problématiques complexes avec mon chef, j’admire beaucoup sa rapidité d’analyse, et je me dis que j’ai encore du chemin à faire avant de travailler aussi bien que lui… Et ce qui me rassure, c’est qu’en dehors de tout ça, c’est un néandertalien, évoluant au milieu d’autres néandertaliens !

Comme quoi, je peux encore être surpris… Moi qui pensais avoir tout vu ;)

Gauthier, ethnologue.

dimanche 3 septembre 2006

La fin d’une époque

On parle souvent de ces paliers que vous devez franchir pour passer à la suite. Le plus affolant, et certainement le plus sournois de tous, est celui qui vous propulse dans l’âge adulte. Pendant longtemps je pensais que je le verrais, telle une porte, j’entrerai dans le monde des adultes : un boulot, un appart, un chéri, un rêve d’enfant, une feuille d’impôt, des projets pleins la tête, et des sous plein le portefeuille…

Mais ça ne se passe pas comme ça, loin de là. Pour ma part la transition fut (est) longue. Je me dois de parler au présent parce que je n’ai pas fini le voyage. À mon sens, j’ai accompli le plus gros, il me manque à m’en rendre compte, à l’accepter et à « transformer l’essai » comme dirait l’autre. La transition a commencé de façon brutale et relativement imprévisible. Elle a foncé droit sur moi dans une 306 sport sous un tunnel, et m’a laissé avec la moitié du visage sur le tableau de bord, inconscient, au seuil de ma mort.

Le travail a commencé de suite, sans que je ne m’en aperçoive, je me suis transformé, j’ai glissé petit à petit vers le monde adulte. J’ai décidé de ne pas mourir sans avoir accompli des choses, et quand je parle de choses, je parle de choses dont je serai fier au seuil de ma mort.

Plus que deux seuils donc : la vie adulte, puis la mort. Vu comme ça on comprend pourquoi je n’ai pas voulu en finir tout de suite avec l’adolescence… Pourtant aujourd’hui je me rends compte de toutes ces vies adultes qui m’attendent. Ça me donne envie d’y plonger…

Donc petit à petit je suis devenu plus grand dans ma tête. Mais bien des choses me retenaient (retiennent) dans la douce moiteur de l’adolescence, que dis-je, de l’enfance même quelque part… Et puis, de façon progressive mais irréversible, tous ces murs se sont fissurés, et j’ai pu passer outre, tous ces liens se sont cassés, et j’ai pu avancer.

Il en reste encore, et pas des moindres.

Depuis un an, j’ai quitté ma ville, pour me perdre dans la froideur parisienne. Des liens se sont défaits, d’autres se sont resserrés, mais une chose est sûre : je ne suis plus le même. Mes amis font leurs vies, je fais la mienne. Et aujourd’hui on ne peut plus revenir en arrière. Tout le monde quitte Toulouse, tout le monde trouve sa voie. De ce qui faisait notre amitié : proximité, alcoolisme, études, projets, problèmes, que reste-il aujourd’hui ? Rien ou presque… Pourtant l’amitié est encore là. Mais pour combien de temps ?

Tous ces films où l’on voit des amis de 20 ans rigoler comme au premier jour, serait-ce possible pour moi aussi ? Nina, Mister Big, Emma, Lucie, Océane, et tous les autres, serez-vous encore là quand j’aurais 40 ans ? Serais-je encore là pour vos 40 ans ? Je n’ai pas la réponse, et vous non plus…

J’ai dû me détacher de vous physiquement pour avancer vers la vie adulte, mais je vous garde toujours dans mon cœur comme si je vous avais quitté hier. Je sais que c’est pareil pour vous. Tout ce chemin accompli en une année, tout ce travail sur nous-même. Tout ça peut nous rendre fier et confiant en l’avenir. Mais que va-t-il advenir de notre petit groupe ?

Je ne pense pas qu’il soit nécessaire de perdre mes amis, mes chers amis, pour terminer ma transition vers l’âge adulte. Bien au contraire, ce chemin, on le fait ensemble, chacun à notre rythme, et c’est, j’espère, ce qui cimentera notre amitié pour la vie.

Je le dis souvent en rigolant : on finira dans la même maison de retraite ! Mais au fond, j’en rêve…

Alors oui c’est sûrement la fin de ma vie d’adolescent, et le début de quelque chose de bien, de nouveau, d’effrayant, mais c’est certainement pas la fin de notre amitié.

Qu’on se le dise, on ne se débarrasse pas de moi comme ça ! Alors allez-y, traversez des océans, enterrez-vous dans une province sans TGV, vivez sans le net, ne prenez pas l’avion pour venir me voir… Mais continuez à m’aimer à moitié de ce que je vous aime, et je serai heureux.


Gauthier qui ferait mieux de boire le samedi plutôt que de se mettre devant une page word vide ;)

jeudi 31 août 2006

Les gaytérosexuel(le)s

Oui j’invente des mots, et alors ?

Aujourd’hui lecteur, je vais te parler d’une nouvelle espèce, le gaytérosexuel. N’ai pas peur lecteur, il ne te veut aucun mal ;)

On parle depuis quelques années des « métro », ou métrosexuels, qui en fait est la contraction de « métropolitain » et « homosexuel ». Je ne vais pas vous expliquer exactement ce que c’est, puisque vous le savez probablement déjà. Personnellement je ne suis pas pour ce néologisme. Tout simplement parce que comme les homos ne se définissent que par leur sexualité (et ben voyons, allons-y gaYment dans les clichés !), on s’est senti obligé de mettre « sexuel » dans ce mot ! Alors moi je propose une autre contraction : « homopolitain » ! Ouaip c’est ridicule, mais ça a le mérite de montrer à quel point le mot précédent l’est aussi… Enfin bref, je ne suis toujours pas à l’académie française, donc on s’en fou.

Le métro est donc une nouvelle espèce d’homme (un mâle, un vrai, qui encule de la femelle libérée), qui adopte les habitudes des pédés. Il va chez le coiffeur, l’esthéticienne, la salle de gym, la salle d’UV, il fait de la thalasso, et file se faire injecter du botox le matin de ses trente ans. Mais il reste hétéro, profondément hétéro. Sauf que comme il accepte son côté féminin, il est devenu aussi chiant qu’une femme, il se pose toujours des questions, il ne veut plus coucher le premier soir « parce que je te respecte trop », il fantasme sur la sodomie « parce que les femmes libérées font ça, mais elles me font peur », il propose un pacs plutôt qu’un mariage, et offre une semaine de vacances sur l’île de la tentation à sa fiancée en guise de voyage pré-nuptial.

Bref, l’homme a changé, et tant mieux quelque part ! Surtout que maintenant quand on lui demande gentiment (et pour peu qu’il ait deux trois verres derrière la cravate D&G) il accepte avec plaisir de se faire sucer et/ou enculer par le pédé de service (c’est souvent moi d’ailleurs !).

Les pédés ont été à la mode à la fin des années 1990, il fallait obligatoirement en avoir un dans son groupe d’amis pour pouvoir sortir « Non mais moi le pacs je suis pour. Je connais un gay, il vient manger des fois à la maison, et c’est des gens comme nous… sauf qu’ils finissent par porter des couches à force de se faire enculer ! Mais bon on peut pas tout avoir (rires) ».

Le plus souvent ce sont les filles qui se sentent bien avec deux trois pédés dans leur entourage « Non mais avec toi je peux parler, c’est tous des connards, et tu es le seul homme à pénis que j’aime ». Oui parce que des hommes sans pénis, c’est sûr, ça cours les rues…

Alors voilà au début le pédé s’installe dans ce monde hétéro, il prend ces marques, il fait son trou, il se rend vite indispensable. Et même si les premières intentions ne sont pas pures, l’amitié finie par s’installer durablement et sainement. Alors que se passe t il pour ces hétéros qui fréquentent des tafioles depuis x années ? Virent-ils tous pédés/lesbos ? Non, ils deviennent des gaytérosexuels.

Néologisme de mon invention (enfin je crois, mais bon j’ai pas vérifié faut dire…), issue de la contraction de « gay » et de « hétérosexuel », sous la même forme donc que « métrosexuel » (c’est pas parce que je l’aime pas que je vais pas reprendre l’idée !)

Explication du comment du pourquoi de ma théorie toute vaseuse :

À force de fréquenter des gays, de sortir avec eux, de vivre comme eux « non mais vous c’est plus facile pour baiser, et puis en plus ils sont tous beaux, merde ! Regarde les thons que je me tape-moi ! ! ! ! », ça fini par laisser des traces. Au début le changement se fait en douceur, vous ne remarquez pas que le copain hétéro passe de plus en plus de temps dans la salle de bain avant de sortir, qu’il lit vos magazines de pédés, qu’il vous appelle pour vous proposer de voir un film complètement queer, qu’il pleure pour que vous lui prêtiez votre collection de AB FAB et de Samantha Oops, qu’il s’insurge à chaque passage de Bitch Christine Boutin à la télé, qu’il répond « homophobe » à chaque fois qu’une racaille lance un « pédé »… Et puis ça devient flagrant, votre ami(e) hétéro est plus au fait que vous de ce qu’est un gay aujourd’hui.

Nous parlons ici de culture gay, de way of life (fringues, films, tv, icônes…), les hétéros, sans pour autant renoncer à l’envie de fricoter avec l’autre sexe (beurkh), s’accaparent la culture gay.

Pour vous donner un exemple, je vous parlerai de Nina (ben ouais, on n’est pas cul et chemise pour rien nous deux !). quand elle vient chez moi elle lit Têtu (alors qu’il y a aussi Le Monde Diplo, Courrier International, le Nouvel Obs…), elle me menace de représailles si j’ose regarder le DVD 3 de Samantha Oops sans elle, elle m’informe sur les films qui parlent des pédés, ou les émissions TV en rapport. Bref par moments, je la sens plus connectée que moi au monde des pédés.

Ça ne me dérange pas, loin de là, ça nous fait encore plus de sujets de conversations. Mais c’est un fait moumour, si tu étais un mec, tu serais encore plus pédé que moi ;)

Alors je dis bienvenue à tous ces hétéros qui s’intéressent de plus en plus à nous les pédés, à notre façon de nous amuser et de vivre ! L’interculturel c’est l’avenir, comme dirait l’autre.


Pr Gauthier, conférencier à Paris LXIX.