mardi 27 mai 2008

Cool, calme, zen

Ma vie, ce roman. Comme vous le savez déjà, je me suis pris pour Valérie Damidot toute la semaine dernière. Du coup ma vie sociale en a pris un coup, pas d’alcool, pas de drogue, à peine un peu de sexe pour pas devenir fou.

C’est toujours quand on met sa vie entre parenthèse qu’elle vous rattrape. Genre vous payez pas vos impôts pendant 5 ans, et quand vous décidez de rentrer dans le rang vous vous prenez un redressement fiscale qui ferait passé Tapie pour un enfant de cœur !

Ben moi quand j’arrête de faire le con, je reçois ça : « Vous êtes convoqué au commissariat le 27 mai pour audition suite à verbalisation pour tapage nocturne »

AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAHHHHHHHHHHHHHHHHHHH

Je suis au courant depuis samedi, et depuis samedi je me retiens d’aller faire caca devant la porte de mon voisin. C’est fou ce que je peux être zen par moments ! (en même temps j’ai du mal à faire caca en public !).

Donc je vais aller joyeusement me prendre une prune parce que j’ai osé fêter mon anniversaire. Si vous saviez ce que c’était qu’une soirée chez moi il y a encore pas longtemps. Là je parle des soirées que je faisais quand j’habitais à Bastille, mais surtout quand je vivais à Toulouse.

Je vous raconte ? Allez, suis gentil, je vous raconte ! Entre 2002 et 2004 je vivais dans un appartement de 40m2 à peu près, situé dans un quartier résidentiel de la ville rose (vers le Fer à Cheval pour ceux qui connaissent). A raison de 3 fois par semaine en moyenne, j’avais du monde chez moi, en moyenne 5 à 6 personne à chaque fois, pour boire de la vodka, prendre du poppers et hurler du Marylin Manson sur le balcon (oui il fait toujours chaud à Toulouse, donc on est toujours sur le balcon).

Une à deux fois par mois, toujours en moyenne, j’avais 20 personnes chez moi pour Ze soirée. Un truc à vous défriser les poils de nez. Une bouteille de vodka par personne, de la zic à fond jusqu’à 6h du matin, et des gens qui sautent, qui hurlent, qui tapent, et qui insultent les passants par la fenêtre à grand coup de « pute, salope, connasse,ta sœur en string ! », et même des fois des « j’emmerde les voisins ».

Alors que vraiment, j’avais des voisins en or, un truc pas possible. Pour vous dire, j’ai fait vidé deux appartement de leurs occupants tant ils en pouvaient plus de pas dormir. Le dernier voisin que j’ai eu était très gentil, il venait nous voir à 4h du mat’ pour nous dire « non mais je comprends, vous êtes jeune, c’est génial, mais vraiment là je bosse dans 4h, j’aimerais bien dormir un peu, vous pensez que c’est possible ? »

La seule fois où j’ai eu les flics c’est parce qu’un invité avait balancé une coupe de champagne par la fenêtre, coupe qui tomba sur une voiture dont le proprio était à l’intérieur. Après avoir passé deux heures à l’insulter du haut de mon balcon, il a fini par appeler les flics. Flics qui une fois sur place ont voulu rentrer chez moi, je leur ai donc permis de jeter un œil sur une assemblée de teufeurs hyper sages (genre tout le monde est assis et discute du dernier Houelbecq en écoutant un fond de classique, véridiquement drôle).

Il y avait assez de choses illicites (balancées sous mes tapis au dernier moment, ou jetées dans ma salle de bain fermée à double tour), pour nous envoyer en taule, mais bon ils m’ont juste fait descendre pour remplir un constat. Et à la remarque du proprio de la voiture, passablement énervé au passage, « mais regardez-le il est complètement défoncé », le flic répondra « monsieur se défonce à ce qu’il veut, nous ne sommes absolument pas là pour ça ! ».

Non mais !

Autant dire que d’avoir les flics chez moi à 1h du matin alors que personne ne danse, hurle, ou insulte, ben ça me fait bizarre ! Et en plus me faire convoquer, moi, pour ça, ouh que ça m’énerve ! La dernière fois que j’ai été convoqué, c’était la gendarmerie. Ils m’avaient convoqué pendant que je rédigeais mon mémoire de maîtrise parce que ma voiture était garée, trois mois plus tôt, à coté de celle d’une fille qui avait remarqué des rayures sur sa portière.

J’explique, passablement énervé, que j’ai vraiment autre chose à foutre en ce moment, et que je passerais les voir une fois mon mémoire rendu, et surtout une fois mes examens terminés. Je me suis donc pointé un mois après pour régler tout ça, le gendarme m’a traité de tous les noms en me disant qu’il me louperait pas la prochaine fois que je ferai un pas de travers. Et qu’en gros si je traverse en dehors des clous, il sera derrière le lampadaire pour me verbaliser.

Ce à quoi j’avais répondu qu’une grosse dinde frustrée d’être sortie en boite homo avait noté la plaque de ma voiture AVANT d’avoir pu voir si j’avais rayé sa voiture, et que donc c’était juste une arnaque à l’assurance (je vous passe les détails, mais j’étais effectivement dans mon droit aux vues des dépositions). Bizarrement ça a encore plus énervé le gendarme, de même que le fait de partir en lui disant que j’avais une cuite à prendre pour fêter la fin de mes examens.

La morale de l’histoire c’est qu’effectivement, il a eu la chance de se venger, et correctement. Puisqu’il m’a arrêté 3 mois plus tard alors que je roulais à 160 km/h en ville, un dimanche matin, à 10h, que j’avais 4g dans chaque bras et de la cocaïne plein ma carte grise et mon tableau de bord. Comme il n’y a de la chance que pour les pourris, il m’a juste dit que c’était pas bien, et m’a demandé d’être prudent en rentrant chez moi. Je pense, à sa décharge, qu’il ne pouvait pas imaginer que j’étais dans un état pareil à 10h du matin !

Quand bien même, je n’aime pas les flics qui viennent me faire chier pour des conneries, alors qu’il y a des choses beaucoup plus importantes à faire. Comme par exemple arrêter le mec qui m’a laissé pour mort avec la moitié de mon visage sur mon tableau de bord un certain matin d’hiver 2003…

Mais il y a sûrement des dossiers plus drôles que d’autres à traiter… Vais peut-être me prendre une boite de lexo avant d’y aller histoire de pas me faire embarquer pour « meurtres avec actes de barbaries perpétrés sur des fonctionnaires de police »

6 commentaires:

matorif a dit…

flic ou pas flic, 160 en ville, je te croise, je t'arrache la tête !!

Unknown a dit…

Le fait est que je ne conduis plus... On m'a pas retiré le permis, j'ai juste plus de voiture depuis que je vis à Paris (inutile, les taxis suffisent amplement)

Et de toute façon j'ai (un peu) grandi donc je ne fais plus ce genre de choses ^^

Que celui qui n'a jamais enfreint le code de la route me jette la première pierre!

Anonyme a dit…

"Et de toute façon j'ai (un peu) grandi donc je ne fais plus ce genre de choses"

--> Ahem.... t'es sûr?

Aaaaaah, les fêtes chez toi, c'était le bon vieux temps... Je me souviens particulièrement de ta dépendaison de crémaillère, où nous étions à un moment tous les deux en train de taper contre le mur mitoyen en hurlant "Youhou!! Les voisins???!! Z'êtes là????!!"

anyia a dit…

oui enfin y'a une différence entre rouler à 120 au lieu de 110 sur l'autoroute et rouler à 160 au lieu de 50 en ville....
Bon sinon, je ne sais pas ce qui s'est passé lors de l'accident de 2003, ce ne sont pas mes affaires de toute façon, mais si tu veux mon avis, doit sûrement y avoir un lien avec ce qui te trotte dans la tête en ce moment... un truc comme ça ne laisse certainement pas indemne.
Et je peux comprendre maintenant la haine que tu peux avoir!!! Dingue comme les gens peuvent être cons.

Anonyme a dit…

Le mec qui t'a laissé pour mort avait sûrement 4g dans chaque bras et de la cocaïne plein sa carte grise...
C'est vrai que ce n'est pas cool cette convocation, mais tu as quand même tendance à juger et condamner trés facilement le reste du monde sans vraiment te remettre en question toi.

Anonyme a dit…

Tu sais que je t'adore mais je crois que je te haïrais si tu étais mon voisin!!! Bon courage.
Bisous